Exultate jubilate : FOURIER est un flop !

 

Le weekend du 18 mars 2017 s’annonce chaud pour les amoureux du cholestérol…

Des visiteurs du blog pourraient être dans l’attente d’un commentaire approprié car…

… les médias ne vont probablement parler que du nouvel essai miraculeux testant un nouveau médicament anticholestérol injectable (un anti-PCSK9 pour les connaisseurs) ; et donc je donne quelques mots rapides maintenant ; en attendant une critique plus approfondie plus tard.

L’essai est appelé FOURIER et le nom du médicament est « Evolocumab » [c'est un anticorps monoclonal humanisé, comme ils disent].

Je ne rentre pas dans les détails mais il faut savoir que près de 28000 patients (un énorme essai) ont été recrutés et tirés au sort (pour recevoir l’Evolocumab ou un placebo) et qu’ils ont observé une réduction de 60% du vilain cholestérol LDL.

Après 2 ans de suivi, ils proclament que le médicament (et donc la diminution du cholestérol) a eu de formidables effets bénéfiques.

C’est juste pas vrai ; pour plusieurs raisons ; mais je ne suis pas sûr que les commentateurs habituels (et habituellement rémunérés) sauront discerner les quelques astuces qui…

1) ceux qui ont lu la saison 5 des essais cliniques sur ce blog savent qu’un essai ne doit jamais être interrompu prématurément ; il faut respecter les termes de l’hypothèse primaire ! Dans leur hypothèse primaire, les investigateurs de FOURIER avaient calculé qu’il leur faudrait 4 ans de suivi pour tester leur hypothèse. Pourquoi ont-ils arrêté après seulement  2 ans ?

Très vilain ! Impardonnable !

2) tout individu sain d’esprit et victime d’une maladie cardiovasculaire demande à un médicament (toujours toxique) de lui prolonger son espérance de vie. C’est le minimum exigible.

Dans FOURIER, il y a 444 décès dans le groupe Evolocumab contre 426 dans le groupe Placebo. De plus, on compte 251 décès de cause cardiovasculaire dans le groupe Evolocumab contre 240 dans le groupe Placebo.

Bref, aucun effet sur l’espérance de vie.

Quel intérêt peut-on avoir à se faire injecter ces trucs ?

Conclusions : n’écoutez pas toutes les idioties qu’une cohorte d’imbéciles va déverser dans les médias ; pas de jubilation ni d’exaltation !

Pour ceux qui savent encore « exulter », un petit coup de Kiri Te Kanawa dans Mozart :

https://www.youtube.com/watch?v=BV0opTtWS6g

 

 

 

 

110 réflexions au sujet de « Exultate jubilate : FOURIER est un flop ! »

  1. phil

    c’est passionnant, l’offensive est violente, les troupes d’assaut en marche, on ne rigole pas avec l’evolocu.. ecovolu….. Qu’on se le dise, c’est le remplaçant des statines, ça fait mieux avec des symptômes mois fort, c’est une révolution médicale en marche…

    si vous ne le croyez pas, voilà une traduction google presque compréhensible datée du 15 Mars, on comprend quand même énormément de choses…

    https://translate.googleusercontent.com/translate_c?depth=1&hl=fr&prev=search&rurl=translate.google.fr&sl=en&sp=nmt4&u=http://www.medpagetoday.com/MeetingCoverage /ACC/63848&usg=ALkJrhiisuQtFOD2REP1SBipqLklHoMSYQ

      1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
        En réponse à : phil

        C’est vrai qu’ils sont « lourdingues » ces crétins ; leur problème (je ne sais pas si tout le monde a compris) c’est que deux essais testant des anti-PCSK9 sont présentés lors du même meeting avec accès gratuit pour tous aux articles (car payés par l’industriel ; je voudrais bien savoir combien ça rapporte au Journal…) : l’un [FOURIER ; AMGEN] dit « c’est formidable, prescrivez ! » ; l’autre [SPIRE ; PFIZER] dit « j’ai stoppé le développement de mon produit ; trop de problèmes ! »
        Comment concilier ça ?
        En disant que les deux molécules sont efficaces ; ce qui ne fera pas « revenir » la 2ème…
        Question : combien AMGEN a payé PFIZER pour qu’il présente les essais SPIRE de façon aussi ridiculement positive ; et de façon à sauver le concept anti-PCSK9 ?

        Seuls des naïfs de 1er ordre ou des (supposés) experts rémunérés (y en aura pleins dans nos académies et universités ; faites-leur confiance…) peuvent adhérer à de telles conneries !
        C’est à peu près aussi intelligent (et révélateur !) qu de se faire payer des costards à 10000€… En fait, c’est exactement la même chose. Donnons le microphone à nos expêrts et admirons !

  2. Charles

    Hormis cas exceptionnel de mise en danger, la lecon la plus simple a retenir est :

    Essai interrompu = essai frelaté

    Y’en a marre!

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Charles

      Bravo, vous avez compris !
      Merci, c’est très satisfaisant pour moi !
      La question suivante est : pourquoi ont-ils arrêté prématurément ?
      Ils savent très bien que ça leur sera reproché ! Alors ? Pourquoi ?
      Parce que quelque chose de terrible les y pousse. Quoi ?
      Si on se réfère à l’essai JUPITER et aux chiffres qu’ils nous délivrent, c’est sans doute que la mortalité dans le groupe anti-PCSK9 était en train de prendre un air de « sale gueule »…
      Facile la recherche médicale !

      1. Charles
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Jupiter est un de vos coups magistraux.

        Dommage que ce soit maintenant enfoui qqpart dans le blog avec un powerpoint un peu defraichi

        A l’heure de youtube vous pourriez lui donner une nouvelle jeunesse

        Parce qu’elle le vaut bien !

      2. Barahj
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        La question suivante est : pourquoi ont-ils arrêté prématurément ?
        Ils savent très bien que ça leur sera reproché ! Alors ? Pourquoi ?

        Ben heu…. parce que ça passe à chaque fois dans ces journeaux de m….

        POur Johnny « why do they prematurely stop their study ? » Nobrainer! It just works , they get away with it in those crappy journals.

      3. Jean-Marc REHBY
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Docteur DE LORGERIL
        Vous êtes un emm.. un empêcheur de manipuler en rond quoi!
        A quoi ça sert que BIG PHARMA y se décarcasse si vous leur cassez la baraque à chaque fois.
        D’abord un essai arrêté prématurément c’est paske les résultats y sont tellement merveilleux que ça serait pas « ETHIQUE » de laisser des pôv’gens sous placebo. C’est fou comme les voyous font appel à l’éthique !!
        Et puis bon une bonne fois pour toutes quand admettrez vous que le cholestérol bouche les artères et que c’est un serial killer nananerre !!
        N’empêche que l’imagination de ces gens est formidable et serait même risible si il n’y avait pas de malheureux patients qui vont en prendre plein la tronche avec ces PCKKchose machin bidule.
        Et que les cardiologues vont se jeter la dessus comme la vérole sur le bas clergés.
        TRISTE EPOQUE

  3. Emilio

    Il pourrait être intéressant de leur demander pourquoi ils obtiennent des résultats « extraordinaires » avec cet essai Fourier alors que Pfizer a arrêté l’essai en cours concernant bococizumab au motif que « les données cliniques montrent qu’il est peu probable que ce nouveau médicament apporte une valeur ajoutée aux patients, aux médecins ou aux actionnaires ».

    http://francais.medscape.com/voirarticle/3602784

  4. Orbes

    Au dela de la mise en scéne mediatico industrielle , c’est une confirmation de l’inocuité du cholesterlol dans les MCV.
    Les costards en sapin c’est pour les statinomaniaques.

  5. Johnny

    You can actually see the official reason for the early interruption in the article. The number of participants in the study was declining rapidly and at the 36 months follow-up they were left with a few hundred out of the original 28000. However, you could also see from the graphs on the article that the outcomes were getting worse for the drug on the last follow-up, so they had no reason to keep the study. This reminds me of the JUPITER study on Rosuvastatin where they interrupted the study early with the excuse that the drug was too good, but if you look on the graphs you can see that there too the outcomes were getting worse in the last follow-up before they interrupted it.

    Well, at least JUPITER proved a mortality benefit statistically significant. FOURIER not only didn’t prove that for Repatha, it actually showed a trend (though not statistically significant) of 4% increased mortality after taking the drug!

    Still, if like me you believe in the concept of higher brain death then you could argue that a stroke is an outcome similar or even worse than death, and then according to the study Repatha reduces the commulative risk of death+stroke by about 7.5%. However, if you also add the cognitive impairment side effect then the benefit is reduced to about only 3%, thich is certainly doesn’t worth paying for it 15,000$ a month.

    BTW, I got to your blog through Google after searching for a negative review of the FOURIER study. It’s quite unbelievable you can’t even find such a review in english, currently.

    1. Barahj
      En réponse à : Johnny

      Johnny, you state « Well, at least JUPITER proved a mortality benefit statistically significant ».
      If I’m not mistaken this actually is not true if you count the deaths in the tables by yourself.
      But I’m not so sure about that , my memory may be failing me.
      Look up the De Lorgeril piece on Jupiter
      https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20585068

  6. Francoise

    @ Bon Dr MdL
    Merci pour ce nouvel article… qui suscite des questions,… évidemment…
    Quand un essai est arrêté, comme ça… est-ce qu’il n’y a pas obligation de justifier la décision d’arrêt? Et de publier le justificatif? Ca semble être un minimum minimorum, mais… ?
    D’ailleurs, même question pour les essais poursuivis à leur terme ou non : est-ce que les effets secondaires doivent être rapportés exhaustivement (je suppose?)?
    Et question corollaire, mais peut-être trop large pour être traitée ici : comment est-ce qu’on rapporte UN effet secondaire à UN médicament, surtout quand il est peu fréquemment observé?
    Je pose cette question là aussi, eu égard au fait que les effets secondaires des statines semblent encore un peu sujets à discussions (!!!)… depuis le temps qu’on empoisonne les muscles (incluant le coeur ?) des patients, avec , et autres nombreux effets secondaires qui me semblent encore discutés… alors que fréquents, pour certains…

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Francoise

      Vous dites : « est-ce que les effets secondaires doivent être rapportés exhaustivement ? »

      Réponse : deux chose à bien comprendre :1) il n’y a pas de « police scientifique ou médicale » pour vérifier ce qu’ils font ou ce qu’ils disent. Ils font ce qu’ils veulent ! C’est la loi du plus gros ! 2) La loi et la règlementation Européenne dit explicitement que les produits de santé doivent servir à protéger la santé (pas possible ?) mais à condition de ne pas perturber le commerce et l’industrie des produits de santé ; ce n’est p as dit exactement comme ça mais revient à ça…
      Je vous laisse réfléchir…

      1. Francoise
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Merci, Dr MdL pour ce rappel.
        Un jour, à propos de l’hypothèse primaire, vous aviez expliqué ici qu’on ne peut pas la définir trop PEU exigeante. Parce qu’ensuite, il faut encore obtenir l’AMM ET convaincre les médecins de prescrire votre produit… donc, il faut une hypothèse primaire assez convaincante.
        Quand un essai n’est pas arrivé à son terme…
        Je passerai ici sur l’AMM dont je peux soupçonner que beaucoup de conflits d’intérêts dictent le résultat…. Mais les médecins… eux, chacun, un par un, individu par individu… a priori, eux, ne sont pas tous « achetés », ils ne sont pas dans le conflit d’intérêt…?
        Et ils sont très nombreux!
        Et ils sont un maillon indispensable de la chaîne pour le succès d’une médicament!
        Comment chacun d’entre eux se laisse convaincre de prescrire un médicament dont on a changé la règle de l’hypothèse primaire (en raccourcissant sa durée… de moitié, carrément!) en cours d’essai clinique?
        Ils ne demandent jamais d’explications?
        Je comprends que la durée de l’expérience ne fait pas partie des paramètres de l’hypothèse primaire? Cela devrait être, évidemment!!!
        Dans la vraie vie, le consommateur a tous les pouvoirs (et il en use peu :-(à mon grand désarroi )…
        Le médecin, est-ce pareil? Il aurait tous les pouvoirs… s’il ne prescrit pas, la laboratoire peut remballer sa m… alors… qu’est-ce qui se passe dans la tête d’un médecin, pour qu’il se laisse convaincre d’un médicament avec un essai clinique pipé? Ne se rend-il pas compte de son pouvoir?…
        La patient aussi a du pouvoir, mais il peine à se faire une idée juste; je trouve quand même assez légitime que le patient s’en remette à l’opinion de son/ses médecins….
        ???? … ???????????????????… !!!!

        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : Francoise

          Vous dites : « Mais les médecins… eux, chacun, un par un, individu par individu… a priori, eux, ne sont pas tous « achetés », ils ne sont pas dans le conflit d’intérêt…? »
          Réponse : ils ne comprennent rien à tout ça ; puisque leurs enseignants eux-mêmes, les professeurs d’université, n’y comprennent pas plus…
          Hélas !
          Vous dites : « Je comprends que la durée de l’expérience ne fait pas partie des paramètres de l’hypothèse primaire? »
          Bien sûr que si ! Ne pas respecter l’hypothèse c’est ouvrir la porte au Dr Hasard ; faut pas !

        2. MT
          En réponse à : Francoise

          La majorité des médecins est formatée dès son plus jeûne âge pour prescrire des médicaments et pour respecter les conférences de consensus SANS REFLECHIR.
          C’est une attitude très confortable pour tout le monde. Pas de prise de choux! On mesure des paramètres, on prescrit le médoc pour remettre la valeur dans la « norme » (oups?) et tout le monde est content.
          On sous-estime dangereusement les effets toxiques des médicaments… De vrais petits bonbons je vous dis!
          En médecine, on aime prescrire des médicaments, il faut le dire…
          Et aussi, le monde médical déteste les dissidents… je peux vous dire que si vous commencez à remettre en question les sociétés savantes, vous êtes très mal vu! Et c’est dur d’être marginalisé… MDL en sait quelque chose, n’est-ce pas?
          Une amie, cardiologue, une fille bien, m’a dit une fois à propos des statines: « je ne me sens pas capable de faire la révolution dans mon service de cardio… et pis qu’est-ce qui me dit que c’est MDL qui a raison? » c’est une fille intelligente mais qui a du mal à remettre en question l’autorité. En respectant les recommandations des sociétés savantes, elle a l’impression de bien faire son travail et ça lui évite des problèmes métaphysiques; parce que la vie, pour certains n’est déjà pas facile tous les jours, alors on ne va pas se rajouter de tracas « inutiles ».
          Je pense que globalement, c’est une prise de conscience globale du monde dans lequel on vit. Une fois qu’on a compris où on est, on peut se lancer dans la voie de la remise en question. Admettre que notre formation médicale est en grande partie pourrie, ça fait mal!

          1. phil
            En réponse à : MT

            C’est 1 pb dont on a parfaitement conscience puisqu’on a repéré depuis lgtps ceux « qui savent mais qui ne diront rien »… Moi je ne leur jette pas la pierre, car qui a envie de se retrouver à la rue sans pouvoir nourrir femme et enfants et au ban de la société ? *

            Dans ce cas il y a une 2ème catégorie de médecins que je connais (la 1ère étant les « collaborationnistes »), ce sont ceux qui s’arrangent pour avoir une « position intermédiaire », ne les classant pas au rang de parias/traitres , mais les mettant quand même en accord avec leurs conscience : ceux-là ne poussent pas à la consommation (cardios ou généralistes) et « laissent faire »… C’est la cas de mon cardio ET de mon généraliste. A 1/2 mot j’ai compris : vous avez raison mais je ne peux pas prendre ostensiblement votre parti.

            Enfin il y a les « rebelles officiels » dont il faut remarquer qu’ils peuvent se le permettre, et voilà pourquoi :

            - Mon angiologue (fan de ce blog) : s’en fout des cardios et ne les aime pas (ben oui, bien sûr), lesquels le lui rendent bien. Aucun pb pour gagner sa vie
            - Les « retraités/repentis » (Even, Debré, Marcel Arrickx…), aucun pb d’argent ni d’insertion sociale, viennent sur le tard et sans risque dire tout ce qu’ils ont sur le coeur depuis 40 ans…
            - Les « sommités » (Ravnskov, Graveline & Cie) que personne n’osera attaquer eu égard à leur notoriété et états de service
            - Enfin les rares « Mdl » qu’on n’a pas encore mis à la porte du CNRS (mais avant cet épisode ça chauffait), mais ça ne doit pas être – quand même – facile tous les jours.

            A noter que dans aucune de ces catégories la survie « professionnelle et matérielle » n’est mise en cause, tout le monde n’est pas jean Moulin. Ayant peur du dentiste, je ne crois pas que j’aurais fait partie de ces héros…

            Facile de pousser à l’héroïsme lorsqu’on publie sur ce blog sous 1 pseudo, comme bibi

          2. MT
            En réponse à : MT

            @Phil
            Totalement d’accord avec vous.
            On sous-estime je pense, le courage qu’il faut à une personne pour se marginaliser en sortant de la pensée dominante.
            Mon amie cardio qui travaille au CHU de Grenoble m’a d’ailleurs dit: « MDL n’est pas bien vu dans mon service ». Je sentais que pour elle, l’idée de se couper des autres était inquiétante et je la comprends… Du coup, on n’en parle jamais et je trouve ça vraiment dommage.
            Cela est aussi valable pour les gens non médicaux. Je connais plusieurs personnes convaincues que l’hexavalent est une belle merde mais qui ont fait vacciner leurs enfants sans rechigner pour ne pas être exclus de la masse. C’est dingue quand on y pense: faire subir quelque chose à son enfant qu’on estime potentiellement délétère pour ne pas s’attirer d’ennuis et faire « comme tout le monde ». Mais je les comprend d’une certaine façon!
            Mon enfant n’est pas vacciné; il va rentrer à l’école maternelle en septembre et je me prend la tête pour savoir comment je vais mener la chose (en sachant qu’il ne sera pas vacciné, je suis prête à aller au peloton d’exécution pour ça!). Et pourtant, je suis médecin, j’ai les moyens de mener ma mission sans trop d’embûche. C’est l’idée de mentir et d’aller à l’encontre du système qui me met mal, même si je sais que je dois le faire.

            C’est pour ça que je suis d’accord à 100% avec les idées d’Emilio mais que sa façon de les exprimer par moment me chiffonne. Il y a nos idées d’un côté et la réalité du monde de l’autre. La psychologie, la philosophie, l’histoire doivent avoir une place importante pour aborder la problématique. Car si on regarde les choses de façon trop brut, pour aller dans le sens de nos idées, ces parents qui font vacciner leurs enfants en sachant que … ou ces médecins qui prescrivent des statines en se disant que… sont des meurtriers en puissance.
            Pourquoi Mr Joyeux a fait une pétition aussi tordue?
            Pourquoi personne ne se bouge le cul pour demander sérieusement la levée de l’obligation vaccinale (pour les statines on a MDL, ouf!).
            Parce que c’est risqué. Parce que se faire radier du conseil de l’Ordre, mine de rien, ça fait chier. Parce que devoir se justifier ou se voir exclu, ça fait mal…
            Je rajouterai que de penser « pas comme les autres » c’est fatiguant et parfois déprimant! Heureusement qu’on peut se retrouver sur ce site pour échanger…

          3. Francoise
            En réponse à : MT

            @Phil
            Je me suis mal fait comprendre sans doute… Je ne « jette la pierre » à personne évidemment ; d’ailleurs, concernant les médecins, je fais souvent plutôt montre d’une indulgence telle, que je me la reproche même parfois…
            Par contre, je m’étonne très souvent, et je plains la plupart de ces médecins qui restent dans le rang, quand ils/elles sont conscients-tes (et je crois que la pupart doivent bien l’être, quand même ?)!
            Il me plait de croire que pour les résistants, c’est difficile, mais qu’au moins, ils sont heureux de combattre (je vais adresser une pétition à votre Jésus… on ne sait jamais s’il est encore influent… pour qu’il en soit ainsi,… ce serait bien le «minimum syndical»!).

          4. Francoise
            En réponse à : MT

            @MT

            Merci MT pour cet éclairage…

            Vous décrivez, en fait, pour les médecins, ce qui se passe dans notre société, en général pour toute ‘anomalie’ dont chacun est spectateur, la consommation actuelle en particulier. Les gens réfléchissent peu ou pas ; ils ont déjà plein de problèmes et préfèrent éviter de s’en rajouter d’autres, considérés plus ou moins facultatifs…

            Alors que, si ça se trouve (très probablement, même! les médecins ne sont pas aveugles, si?!), ils sont majoritaires à douter et à être conscients… au minimum conscients que beaucoup de choses dysfonctionnent… et que leur prescriptions sont souvent inadéquates…
            Peut-être (sans doute, même !) qu’il en faudrait peu, pour la plupart d’entre eux, pour qu’ils basculent de l’autre coté, et viennent grossir un rang, qui deviendrait rapidement majoritaire si chacun (1+1+1+…) osait juste un peu, se prononcer ‘contre’, osait juste user, un minimum, de son pouvoir?!
            Je reste dubitative, quand vous dites que suivre les recommandations officielles évite les problèmes métaphysiques. J’aurais parié que suivre les recommandations officielles (on soupçonne ce qu’elles sont le plus souvent, non?) devait être très douloureux, aussi, pour les médecins….

            Tout seul, bien sûr, chacun-e est faible, vulnérable et exposé, mais si tout le monde se mettait à dire stop à l’exploitation des médecins par les labos, ça ferait du bruit…. C’est ça aussi finalement qu’on peut considérer : que les médecins sont pris en otage,… n’est-ce-pas?…

          5. MT
            En réponse à : MT

            @Françoise
            Non, je ne pense pas que la majorité des médecins suivent les recommandations contre leur gré. Ils aiment penser que ces recommandations sont ce qu’il faut faire. C’est pour eux satisfaisant.
            Le milieu médical est très conservateur, on n’a pas beaucoup de révolutionnaires…
            Certains doutent comme mon amie cardiologue mais pas suffisamment pour se révolter. Trop de mal avec l’autorité. Elle aurait probablement plus de problèmes métaphysiques si elle devait se mettre en porte-à-faux avec la pensée dominante. Et elle n’a pas le temps; débordée du matin et soir, travail, enfants… Pas le temps. Pas le courage.
            Si j’étais cardiologue en CHU, honnêtement, je ne sais pas ce que je ferais. Je serais malheureuse!
            Certes, si tout le monde s’y mettait… Mais on en est loin.
            Notre système nous abrutit et nous empêche de penser. Et je dirais que les gens ont perdu leur intuition. L’intuition est très importante quand on est médecin! (ou pas d’ailleurs!). Elle permet d’avoir une meilleure confiance en soi, d’être à l’écoute de cette petite voix intérieure qui nous dit quand on s’égare…
            Laisser les maladies d’enfance faire leur travail, allaiter les bébés, éviter les vaccinations, éviter les produits industriels, arrêter d’avoir peur de tout, vouloir tout aseptiser par peur des microbes, prendre des médicaments toxiques pour un oui ou pour un non…
            Quand on a un mode de vie protecteur, on a globalement un formidable système immunitaire. Le corps humain est une machine incroyable. Il faut le respecter et lui faire confiance au maximum, n’intervenir que quand c’est nécessaire.
            La médecine moderne aime intervenir à tout bout de champs, estime que notre organisme est inapte à s’autogérer.
            Je suis heureuse d’avoir compris tout cela avant de devenir maman. Mon enfant a une santé incroyable et je lui fais entièrement confiance.
            Quand l’intuition reprend sa place, on voit la vie autrement. C’est une libération.
            Le système de pensée unique tente de nous empêcher de retrouver cette liberté pour nous instrumentaliser par la peur, c’est ça que je pense! Il semblerait que peu de personnes soient capables de remettre les dogmes en question. C’est pour ça qu’il faut que le système change en profondeur. Je ne pense pas qu’on puisse compter sur une révolution partant du peuple.

          6. Francoise
            En réponse à : MT

            @MT
            Oui, c’est très beau ce que vous écrivez et si juste, merci !
            Je pense que la plupart des médecins doivent être malheureux, quand même, parce qu’un peu tant soit peu affectés d’un minimum de lucidité (?).
            J’espère quand même que si, que le peuple peut se réveiller, guidé par des Pierre Rabhi, des bons Dr Michel de Lorgeril, des J.Bové, E.Joly, M.Rivasi et autres C.Dion (????????)….

          7. Emilio
            En réponse à : MT

            @MT : Il paraît que ma manière d’exprimer mes opinions sur la vaccination vous « chiffonne ».

            J’ignore à quoi vous faîtes allusion exactement.

            Simplement, il paraît qu’une des règles de l’AIMSIB est d’être bienveillant. Pour moi la bienveillance exige une opposition totale à l’obligation vaccinale. Je ne trahirai JAMAIS cette conviction… parce que je tiens à tout prix à ce que vous soyez libre de ne pas vacciner votre bébé.

            Ça serait intéressant de discuter de cette notion de « bienveillance ». Pour moi « être bienveillant » n’est aucunement synonyme d’être modéré dans mes attaques vis-a-vis de ce que je considère comme inacceptable (l’obligation vaccinale).

            Je ne suis pas modéré. Je ne suis pas « borderline » sur la question de l’obligation vaccinale. En revanche, je refuse que l’on interdise la vaccination dans la mesure où ça ne serait pas cohérent avec l’idée de lever l’obligation vaccinale. On ne va pas remplacer un totalitarisme par un autre ! Le combat prioritaire concerne la levée de l’obligation vaccinale. Le combat secondaire est de combattre la propagande de ceux qui veulent vacciner la terre entière (et qui s’autorise à raconter un maximum de bobards pour atteindre leurs objectifs) parce que c’est leur intérêt.

            Je ne pense pas être ambiguë sur la question vaccinal.

          8. MT
            En réponse à : MT

            @Emilio
            Je suis entièrement d’accord avec vous Emilio même si je n’en ai pas l’air.
            Et d’ailleurs, je viens de lire un communiqué de l’IPSN qui ne parle que d’aluminium et ça me plombe, ils sont complètement à côté de la plaque.
            Le problème ne réside pas dans nos idées: on est très clairs tous les 2 il me semble.
            Mais pour avancer, on fait comment?
            Foncer dans le tas ne fonctionne pas. Le problème est plus subtil que ça. C’est là où on diverge. Vous voudriez que tout le monde soit à 100% mais le monde n’en va pas ainsi.
            Je crois malheureusement que pour avancer, il faut des fois faire des concessions.

            Pour donner une idée, j’aime beaucoup Marc Girard malgré son côté cassant et donneur de leçon. Il est essentiel pour moi qu’il continue de s’exprimer.
            Mais à force de s’isoler en rejetant tous les autres qui ne sont pas assez francs du collier ou qui font trop de concessions, on fait du sur place. C’est comme en politique. Et beaucoup de gens finissent par s’en désintéresser.
            Alors, il faut peut-être de tout pour faire avancer les choses.
            Pr Joyeux ne m’intéresse pas plus que ça, je ne suis pas une fan. Je trouve qu’effectivement, son discours est un peu ambigu et que sa pétition est à côté du sujet principal. Mais vouloir absolument le faire passer pour un pro de l’obligation vaccinale, même s’il commence son texte par cette phrase, ne me semble pas adapté. Je pense qu’il voulait dire qu’il n’était pas contre la vaccination. Il y a beaucoup de choses dans son texte qui peuvent toucher les gens, plus que nous et notre désire de liberté vaccinale.
            Je suis persuadée qu’il subit des pressions et qu’il essaie de se dépatouiller comme il peut en ménageant la chèvre et le choux.
            Je ne vous trouve pas extrêmiste ni parano sur la question puisque je pense comme vous.
            Si les gens commencent à se justifier quand ils parlent de la levée de l’obligation vaccinale c’est parce que c’est un sujet de société très sensible. Communiquer sur cette question, c’est la croix et la bannière. C’est une réalité, ça ne sert à rien de se battre contre les éléments.
            Vous dites qu’ils ne devraient pas se justifier mais quand vous êtes acculés par une majorité qui est contre vous, vous marchez sur des oeufs. Alors pour arriver à toucher les gens, d’une façon ou d’une autre, vous êtes obligé d’adapter votre discours.
            La réalité, c’est que les sites comme Initiative citoyenne sont vus comme radicaux et les gens n’aiment pas les radicaux. Pour faire évoluer les choses, peut-être qu’il faut aussi des Mr Joyeux. Si vous lisez son texte en entier, vous vous dites que les gens naifs qui n’ont jamais réfléchi à la question vaccinale vont se mettre à réfléchir. C’est un début pour une prise de conscience. Il ne faut pas tout jeter à la poubelle.
            Car certes, il y a la question de la liberté vaccinale.
            Mais si cette liberté est acquise, que feront les gens qui ne sont pas informés sur les vaccins? S’ils continuent de faire vacciner leurs enfants en pensant que c’est bien, est-ce qu’on sera contents?

            Je me fais un peu l’avocat du diable je vous l’avoue.
            La façon de communiquer est primordiale, c’est pas pour rien que les politiques se sont entourés de conseiller en communication. C’est une réalité malheureusement.
            Peut-être qu’il faut qu’on prenne des cours de COM????

        3. Ricomart
          En réponse à : Francoise

          Autre approche de la même question : Comment se laisser convaincre de prescrire, de consommer… sans révolte ?
          Malgré les réticences de mon ami Akirira, j’aurai pour cela recours au bon Idriss Aberkane qui, sous le sous-titre de « Ergonomie de l’arnaque » , traite du fonctionnement de notre épouvantable cervelle, que je pense applicable ici, en matière d’abandon réflexif s’agissant de notre soumission à quelques arnaques médica-menteuses ou connes-suméristes :
          «  Toute arnaque commence par donner à sa victime ce qu’elle veut. Mais comme le disent les soufis, « l’appât est apparent, c’est le piège qui est caché » … Toute arnaque fonctionnant sur l’ego, elle est une opportunité de se connaître soi-même, de découvrir nos frustrations, nos désirs puérils et nos mirages. Faux prophète, faux dieu, faux gourou, les vendeurs « d’ésotourisme » construisent pour vous un monde à la mesure de vos attentes, dont ils vous rendent dépendant. Et comme le bon arnaqueur sait mieux que personne ce que vous voulez, il vous donnera l’impression d’être le seul à vous comprendre, ce qui augmentera encore l’attention narcissique que vous lui porterez. Plus vous vous enfoncerez dans le piège, plus il sera difficile d’en sortir, parce que plus le coût de la vérité sera grand, plus son acceptation sera difficile et c’est là toute la dynamique de l’arnaque… votre inconscient préférera ne jamais vous faire affronter la réalité, si bien que vous deviendrez le garde-chiourme fidèle de votre propre incarcération mentale. »
          Et cet autre passage sur la consommation comme frustration, sous le sous-titre « L’art de frustrer » :
          « Le marketing contemporain repose sur la frustration permanente… Si notre économie tourne à la consommation et que la consommation tourne au marketing, alors notre économie tourne à la pulsion, à la frustration, à l’insatisfaction. Un client satisfait ne consomme plus. Un client insatisfait consomme. C’est aussi simple que ça. L’insatisfaction programmée est aussi essentielle à l’économie actuelle que l’obsolescence programmée… Peut-être que les générations futures, qui auront acquis de nos erreurs davantage de sagesse, verront la frustration comme une pollution mentale équivalente à la pollution atmosphérique ou environnementale. Elles diront : « Rendez-vous compte, ces rustres du néo-Moyen Age étaient tellement sales qu’ils trouvaient normal de polluer l’air qu’ils respirent, l’eau qu’ils boivent, le lait qu’ils donnent à leurs enfants, et jusqu’à leur sang, os et cheveux, dont les analyses ont montré qu’ils étaient souillés de plomb, de cadmium, de mercure, d’arsenic et de dioxine. Mais le pire, c’est qu’ils trouvaient tout à fait normal de polluer leur esprit de frustration et d’insécurité permanente à la seule fin de doper leur économie. »

          1. Francoise
            En réponse à : Ricomart

            @Ricomart

            Oui,… je fais preuve pour nous, consommateurs, du même étonnement, de la même impatience, de la même frustration ( ?!!! oh zut! « frustration »… ça ne m’arrange pas dans le contexte de ce que vous décrivez…) que pour les médecins.
            Bien juste, tout ce que vous nous partagez (comm’ d’hab’) et ce qu’écrit Idriss Aberkane (comm’ d’hab’ aussi).

            Nicole Ferroni et moi pensons à peu près pareil ; elle l’exprime très joliment…
            https://www.youtube.com/watch?v=o_7plA1b0Z8

            Nous laissons salir (paradoxalement en les laissant laver…) nos cerveaux… avec trop d’idées et d’agitation délétères…
            Nos arrières-petits-enfants s’étonneront que nous ne pratiquions pas tous-toutes la méditation au quotidien, et 3 fois par jour… comme on se brosse les dents. Ne parle-t-on pas d’hygiène mentale?

  7. papynou34

    A quand, une « 6eme république » dans la recherche, la médecine et l’industrie pharmaceutique!!!!!

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : papynou34

      Pourquoi une 7ème ?
      Désolé mais ce qu’il faudrait c’est une nouvelle moralité en santé publique ; et, comme à la messe, l’exemple doit venir de l’officiant ; c’est lui qui commence…
      Après, Dieu seul sait ce qui peut arriver ; mais si le curé officiant lui-même ne sait pas son « Ave Maria »… Vous pouvez toujours chanter…

    2. Minoque
      En réponse à : papynou34

      Réformer la constitution et anhiler la souveraineté implacable et inattaquable de nos gouvernants ! C’est une solution de notre tribun national …. « Une assemblée constituante » avec un article à proposer comme celui de ne jamais stopper un essai clinique avant l’heure…

      1. akira
        En réponse à : Minoque

        Attention !
        De mon point de vue, une constitution ne sert pas a y mettre tous les articles de loi. De la meme facon que l’imposition d un modele economique dans une constitution europeenne est un non sens (cela releve de la loi pas de la constitution), des details d essais cliniques ne sont pas a mettre dans une constitution.
        Ca n’est pas la fonction d une constitution. Celle ci etablit le fonctionnement des institutions politiques, les droits des citoyens, etc … Elle doit etre minimale pour permettre le jeu democratique dans les limites larges qu elle fixe. Si elle depasse ce cadre minimale, on se retrouve dans une democratie bridee.

        1. Minoque
          En réponse à : akira

          Bien sûr Akira ! Vous avez raison !

          C’était juste le moment d’une soupape nécessaire en ces temps difficiles… ou je ne sais plus quoi penser et encore moins quoi faire !

    3. Francoise
      En réponse à : papynou34

      @papynou34
      Il nous faudrait une République ‘bienveillante’… (est-ce qu’on est sûrs et certains que c’est vraiment si ridicule de formuler cela, et de réclamer cela comme possible?) … le reste suivrait comme une évidence.
      Il y a eu Alexandre Jardin et sa maison des citoyens déjà évoqués ici, … et l’idée de bienveillance fait son chemin un peu partout, dans des engagements divers et variés… associatifs, caritatifs, politiques.
      Normal! Nos sociétés meurent d’en manquer si cruellement, de cette simple bienveillance…
      Puissent ces idée et notion de bienveillance recouvrir partout les mêmes exigence et rectitude qu’à l’AIMSIB… et se centrer sur l’Humain et même le respect de la Vie, de façon générale…

  8. Inoxydable

    Et comme toujours la lutte épique contre le « méchant cholestérol » qui bouche les artères !
    Quand donc nos « experts » comprendront-ils que ce ne sont que des mensonges mortifères d’une INSDUSTRIE pharmaceutique dont le seul objectif est de vendre, même si c’est de la MRD !
    Pourvu qu’il y ait du profit.

  9. Reliquet

    Bonjour Maître,

    C’est amusant votre billet sur Fourier, comme il tombe pile.

    Figurez-vous que je suis en train de bien me gondoler avec une étude amerloque non parue, non publiée ni révisée mais qui pourtant tourne en boucle en France comme à l’étranger, là; (1)

    Globalement, ça raconte un sur-risque de 13% de diabète non insulino-dépendant (DT2) pour les consommateurs de sans gluten, merde, la tuile, pour moi et pour quelques autres, qu’allons-nous devenir? Quel choix nous reste-t-il, entre diarrhées et dialyses, charmantes perspectives…

    Pendant que je réfléchissais, un gars très bien a pris moins de temps que moi pour réagir, encore ce satané Jérémy Anso, et il a tout dit! (2)

    Entre autre, il a exhumé des archives de l’OMS des chiffres de risque absolu de mourir de DT2 en 2008, il annonce… 2,2%. Puis il augmente ce chiffre de 13% et on arrive à 2,5%, on se sent d’un coup plus à l’aise avec la farine de châtaigne, ouf, j’ai eu peur!

    Voilà, on nous a encore refait le coup statinien habituel du risque relatif effrayant (+13%) comparé au risque relatif (+0,3%) ridicule, mais qui et pourquoi? Lire Jérémy! L’étude si bien mise en valeurs a été présentée lors d’un congrès de l’American Heart Association dont l’un des sponsors désintéressés, tu parles Charles, n’est autre que… Monsanto. A qui profite le quoi déjà?

    Je précise que s’agissant de la promotion des anti-ostéoporotiques la technique reste absolument la même puisque la molécule phare mondiale, l’alendronate (Fosamax) était propriété de… Merck, toute la Rhumatologie mondiale s’est roulée de bonheur face à des risques relatifs abaissés fabuleux, mais grevé dans la vraie vie de risques absolus, comment dire, sans vulgarité intempestive…

    (1) http://professional.heart.org/idc/groups/ahamah-public/@wcm/@sop/@scon/documents/downloadable/ucm_492225.pdf (Contribution n°11)
    (2) http://www.dur-a-avaler.com/

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Reliquet

      Concernant la contribution 11, j’appelle à la prudence. Les travaux publiés sous forme abrégée sont rarement confirmés. On attendra donc…
      « Dur-à-avaler » est marrant certes et ses critiques sont acérées mais il devrait éviter des attaque personnelles (contre Lecerf, Legrand et autre Tounian…) c’est vrai qu’ils sont drôle ceux-là aussi ; comme celui qui vient de se farcir 1 an d’interdiction [http://www.lemonde.fr/sante/article/2017/03/17/le-conseil-d-etat-confirme-l-interdiction-d-exercice-prononcee-contre-le-nutritionniste-jean-michel-cohen_5096299_1651302.html] et qu’on entend et voit moins ces jours-ci pour vanter les régimes et médicaments anticholestérol…

  10. phil

    Voici la colère de notre très cher ami Uffe à propos de FOURIER (dsl si c’est long, c’est coupé, mais ça vaut le détour ! ) :

    [ L'industrie pharmaceutique est-elle honnête?
    Vous avez probablement entendu parler de l’essai récent nommé FOURIER où le laboratoire Amgen a testé un nouveau médicament hypolipémiant appelé Evolocumab (un prétendu inhibiteur de PCSK9) sur près de 30 000 patients… La moitié a reçu le médicament 2 fois par mois, l'autre moitié a reçu un placebo… Le «mauvais» cholestérol LDL a été abaissé de 59%; Très peu d’anti cholesterol ont réussi avec cela avant.
    …0
    Selon le rapport d'essai publié dans New England Journal de médecine Evolocumab a été en mesure de réduire le nombre de différents types de crise cardiaque.par 1,5%. Comme l’essai s'est poursuivi pendant 26 mois, cela signifie que pour prévenir une crise cardiaque par année, il est nécessaire de traiter 140 patients. Comme le coût d'un an de traitement est d'environ 14 500 $, cela signifie que les coûts pour prévenir une crise cardiaque par an est de plus de deux millions de dollars.

    L’esssai était initialement prévu pour 4 ans, mais comme le nombre d'événements cardiaques était significativement plus faible dans le groupe de traitement déjà après 26 mois, les auteurs ont décidé d'arrêter l’essai.

    Mais le nombre de décès, à la fois de maladies cardiaques et d'autres causes, avait augmenté !
    Pas statistiquement significatif, mais il aurait pu devenir significatif si l’essai avait continué. Une question pertinente est donc : ont-ils arrêté l’essai parce que le nombre total d'événements est devenu beaucoup plus faible dans le groupe de traitement, ou parce que le nombre de décès a augmenté?

    Comment expliquent-ils qu’il y ait 444 morts dans le groupe traité, mais seulement 426 parmi les non traités ? …

    La raison est bien sûr qu'un niveau élevé de cholestérol LDL n'est pas toxique; Il est bénéfique, comme nous l'avons documenté dans un récent article publié dans BMJ…

    Il ya aussi des raisons de remettre en question les résultats bénéfiques de l'essai FOURIER. Selon la fiche de divulgation du document, trois des principaux auteurs (Narimon Honarpour, Thomas Liu et Scott Wasserman) sont des employés d'Amgen, le producteur de la drogue. Tous les autres ont été payés par Amgen et par d'autres compagnies pharmaceutiques aussi; Cinq d'entre eux, y compris l'auteur principal, par plus de dix sociétés différentes. Et dans un article précédent, vous pouvez lire que Charles H. Hennekens, responsable du comité indépendant de suivi des données de l'essai, a servi dans les bureaux du conférencier d'AstraZeneca concernant les lipides et l'insuffisance cardiaque et Bristol-Myers Squibb, Reliant et Pfizer, Concernant les lipides…

    Notre BMJ Open-paper n'a pas fait d'impression sur d'autres «autorités». Voici ce que Rory Collins, directeur de la Collaboration des Cholestérolistes pour les Traitements Traitement (CTT) à Oxford, et l'auteur principal du document que nous avons critiqué, a déclaré au journaliste scientifique Michael Brooks dans le numéro du 11 février de New Scientist :

    «Ceux qui nient un lien (entre le cholestérol et les maladies cardiovasculaires) parlent de bêtises complètes. Les quelques personnes qui ont soulevé la question sont un peu comme ceux qui pensent que l'homéopathie fonctionne ou pensent que la Terre est plate.

    Et dans le même numéro, Liam Smeeth, de l'École d'Hygiène et de Médecine Tropicale de Londres, s'accorde à dire: «Je suis pour le bon débat, pourvu que les personnes avec lesquelles je discute ne nient pas la science.

    Mais jusqu'à présent, aucun d'entre eux n'a présenté d'étude montrant le contraire de nos découvertes. Qui nie la science?
    Uffe Ravnskov ]

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