Statines, Zona et immunité

 

Plusieurs études, notamment en Asie (Corée) et Europe (Royaume-Uni)  rapportent une association positive et significative entre la prise de statines et la survenue de Zona (herpes zoster en anglais).

En voilà une publiée dans PlosOne en Juin 2018 :statins zona 1

 

Et une autre étude de 2015 concernant l’Asie :statins zona 2

 

Les curieux peuvent en trouver d’autres.

Bref, les statines augmentent le risque d’avoir le Zona et, vu le nombre de personnes qui consomment des statines, même une faible augmentation du risque peut avoir une influence sur la santé publique ; et enfin, vu l’inutilité des statines pour la prévention cardiovasculaire…

D’autant plus que les séniors sont la cible préférée des prescripteurs de statines et que ce sont aussi les séniors les principales victimes du Zona.

Le Zona est une maladie de la peau (avec une éruption) rarement sévère mais susceptible d’être douloureuse et surtout de laisser parfois persister des douleurs (type névritiques) chroniques invalidantes chez des personnes âgées notamment.

Le très rare Zona ophtalmique (ou herpes zoster ophthalmicus, en anglais médical) est une urgence médicale.

Je ne vais pas faire un cours de médecine mais mettre l’accent sur plusieurs choses qui peuvent intéresser (et faire réagir) les visiteurs de ce blog :

1) le Zona est dû à une réactivation du virus de la varicelle comme si, après avoir longtemps dormi, il se réveillait lorsque son hôte (chacun de nous, si on a été victime d’une varicelle sauvage dans l’enfance) voit ses défenses immunitaires décliner avec l’âge ;

2) les vaccinés dans l’enfance (très rares en France) peuvent avoir le Zona ;

3) ne pas confondre les herpès virus (une grande famille) et le virus varicello-zonateux qui est un herpès  parmi d’autres ;

4) plus longtemps on est sous statine et plus le risque de Zona augmente ;

5) quand on stoppe le traitement, le risque de Zona semble diminuer ;

6) les observations 4) et 5) suggèrent fortement une relation de causalité entre la prise de statines et la survenue d’un Zona ;

7) comme le Zona est une réactivation d’un virus dormant, ces données suggèrent que les statines peuvent être immunosuppressives ;

8) dans mon dernier livre sur les médicaments anticholestérol (quelle horreur !) j’avais déjà donné quelques exemples de maladies infectieuses favorisées par les statines, notamment l’hépatite virale C ;

9) une réaction logique face à ces observations assez solides (sur le Zona comme sur les statines) est qu’il serait urgent de reconsidérer les millions de prescriptions de statines ;

10) la réaction logique des experts du Zona liés à l’industrie ne doit étonner personne : dépêchez-vous de vacciner vos séniors sous statines contre le zona

11) … avec le tout nouveau vaccin recombinant de GSK qui est déjà commercialisé aux USA et au Canada ! Son nom ? Shingrix !

12) mais ne vous réjouissez pas trop vite, il ne sera disponible en France qu’en 2020 selon une source généralement bien informée, MesVaccins.net (ci-dessous) :

vaccins zona

 

13) ce retard à l’allumage est sans doute providentiel pour les citoyens français : les citoyens d’autres nationalités en font l’essai avant eux ; au cas où…

14) la composition de ce nouveau vaccin antiviral est intéressante : bien qu’il ne contienne pas de virus vivant (plus ou moins intact par rapport au sauvage), l’adjuvant n’est pas de l’aluminium ;

15) mais sa composition est suspecte à plusieurs points de vue ; outre des substances lipidiques étranges, ma principale préoccupation concerne la présence de Polysorbate 80 (en quantités inconnues)… dont j’analyse les effets dans un de mes prochains livres sur les vaccins (ci-dessous la composition officielle) :

vaccin zona2

15) restent quelques questiosn : avons-nous une évidence ferme (indépendante de l’industriel) que ce vaccin est efficace ? Quels sont les effets adverses ? Les immédiats ? Les retardés ?

16) vu la présence d’adjuvants, notamment du Polysorbate 80, les effets adverses sont-ils inéluctables ?

17) et si les essais cliniques ont été bien conduits (ce qu’il faut vérifier) et que ce vaccin est efficace cliniquement, combien de temps l’est-il ?

Conclusion : y a t-il des séniors volontaires pour essayer le Shingrix ?

 

 

 

 

 

185 réflexions au sujet de « Statines, Zona et immunité »

  1. reliquet

    En plein championnat d’Europe d’athlétisme je vous prédit une très belle médaille française, celle de Bernard Guennebaud dans la catégorie Joute Verbale, il est vrai qu’il est assisté par un Dreamer en grande forme.

    Bernard s’est pris l’envie d’expliquer au Conseil National de l’Ordre des Médecins que si on choisit de justifier une politique vaccinale à l’aide des résultats d’une étude, autant que celle-ci soit de qualité et que surtout elle… ne vienne pas contre-dire le propos final. Et l’épreuve commence, à mon avis on n’a pas fini d’assister à toute la science et la maestria de notre cador national. J’en vois qui s’essoufflent déjà.

    Vas-y Bernard, apprends-leurs bien les atterrissages sur le ventre en extérieur de ring à ces morveux! Et vise les zones en gravier, ils méritent!

    https://aimsib.org/2018/08/09/sep-et-vaccination-anti-hbv-bernard-guennebaud-repond-a-lordre-des-medecins-partie-1/

    Répondre
    1. Dreamer
      En réponse à : reliquet

      Faut croire que certains articles publiés – pourtant basés sur des données factuelles accessibles publiquement – posent problème à la propagande….

      Répondre
  2. Fred

    Bonjour,
    (ceci n’est pas une demande de consultation)

    Un cas personnel qui m’amène à vous poser directement cette question car depuis quelques temps je suis vos interventions. Vos propos étayés m’ont convaincu depuis (très) peu d’arrêter les statines.
    Pour faire court, pas de tabac, pas de HTA, pas de diabète, pas d’hypercholestérolémie, IMC normale, plutôt sportif dans ma « jeunesse » avec maintenant une activité physique par débordante mais régulière, alimentation « normale », pas d’antécédent familiaux.
    En 2011 à 40 ans, infarctus, observation de plaque diffusent dont la plus épaisse était entre 30 et 40%. Dilatation au ballonnet au niveau de la sténose sans pose de stent.
    Puis kardegic et Crestor 5mg pendant 6ans. Evidemment la je fais un peu plus attention à mon alimentation et à l’exercice que je fournis. J’ai même cessé de boire de l’alcool durant presque deux ans (je précise ici que je n’ai pas de problème avec si cela est nécessaire).
    Fin 2017, après un test à l’effort « non concluant », la coronarographie révèle une occultation tri-tronculaire à 90, 90, et 95%. Bref pose de stents actif et on commence à me parler d’augmentation significative de la dose de crestor à prendre…
    D’ou le questionnement qui en découle de ma part sur la pertinence de continuer une molécule qui n’a franchement pas l’air de m’avoir apporter quoique ce soit si ce n’est…. des calcifications supplémentaires…
    C’est ici que j’aimerai vous voir donc réagir. Vous affirmez que les statines favorisent donc ces calcifications. Comprenez que dans mon cas personnel cela raisonne grandement à mes oreilles mais qu’en est il donc la majorité des français (il est dit 6 à 7 millions sous traitement je crois). Si ce que vous avancez est vrai cela devrait se voir plus massivement? Y a t’il des chiffres qui étayent ce propos qui une fois de plus fait (grandement) écho chez moi.
    Merci
    PS: ceci n’est toujours pas une demande de consultation mais simplement une demande d’éclairage

    Répondre
    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Fred

      Votre témoignage est éclairant ; merci !
      Votre dites : « Vous affirmez que les statines favorisent donc ces calcifications. »

      Effectivement ; et ce n’est pas moi qui le dit : plusieurs études de bon niveau l’ont confirmé sans ambiguïté…

      Vous dites : « Si ce que vous avancez est vrai cela devrait se voir plus massivement? »

      Effectivement ça devrait se voir et si le Ministère voulait le voir, ça se verrait.
      Mais le Ministère ne veut rien voir qui puisse perturber le business de ses amis.
      Je vous étonne ? Trente cinq (35) ans de Médiator sans jamais rien voir. Pas un seul cardiologue universitaire pour donner l’alerte en 35 ans…

      Comme je l’ai écrit, « l’affaire du cholestérol et des statines est la plus énorme arnaque de l’histoire de la médecine ».

      Mais je regrette d’avoir écrit ça, je le confesse. Car, depuis, j’ai l’impression d’avoir trouvé encore pire avec la « médecine des vaccins »…

      Pour votre gouverne, et si vous souhaitez prolonger votre existence, je vous conseille humblement d’abandonner des idées telle que « alimentation normale » et des positions comme « j’ai même cessé de boire » !

      Vite, lisez notre livre « Prévenir l’infarctus et l’AVC » ; ça pourrait vous sauver la vie !

      Bon vent, matelot !

      Répondre
        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : Dreamer

          La recherche médicale est faite d’expériences et d’échecs ; je ne suis pas sûr en l’occurrence qu’il s’agisse d’une « arnaque »…
          Ils ont espéré, ils ont essayé et ils ont échoué…
          C’est plus une défaite qu’une arnaque.
          Avaient-ils de bonnes raisons d’espérer ?
          Les chercheurs ont aussi le droit de se tromper.

          Répondre
      1. Emilio
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        C’est vraiment étonnant que personne ne parvienne à comprendre le propos de Marc quand il dénonce l’affaire Mediator comme un micro-scandale qui a servi à détourner l’attention pour faire passer l’élargissement des obligations vaccinales.

        Même docteurdu16, je ne suis absolument pas convaincu qu’il ait compris les propos de Marc sur Mediator.

        Pareil pour sa dénonciation de l’aluminium vaccinal en tant que sujet complètement anodin pour détourner l’attention des conséquences du vaccin hépatite B ou pour les médicaments génériques dont Philippe Even fait la promotion pour sauver les finances de la sécu…

        http://www.rolandsimion.org/spip.php?article397

        http://www.rolandsimion.org/spip.php?article94

        Décidément, il y a un mystère avec Marc. Il explique pourtant les choses dans un français très propre… mais ça n’arrive pas à passer.

        Les propos de Frachon sur les vaccins me semblent hautement scandaleux…

        Répondre
        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : Emilio

          Je comprends très bien Tonton Marco et je souscris à ses thèses, avec quelques restrictions…
          Je ne comprends pas « Frachon et les vaccins » mais je m’en fous…
          Ce qui me plaît dans le Médiator (qui reste une affaire de cardiotoxicité avouée) c’est les 35 années de silence des académies et des universitaires si prompts à célébrer les statines et autres merdouilles…
          Revenir sur le Médiator, ce n’est pas ignorer la Loi vaccinaliste…

          Répondre
          1. Akira
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            Mais non, tu n as rien compris. Avec emilio, si on est pas d accord, c est qu’ on a pas compris. Ca devient vraiment pénible et limite méprisant.

      2. fred
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Je vais en effet lire vôtre livre.
        Vous dites: « ça pourrait vous sauver la vie ». C’est un vaste projet au conditionnel que celui ci… mais bon il n’existe pas de remède miracle à notre propre finalité alors autant être un défunt en bonne santé quand vient le moment.
        Merci encore pour vôtre réponse.

        PS: pour ma part je recommande la lecture (gratuite) de l’avis de la commission de la transparence de mars 2014 sur la Rosuvastatine (Crestor) publié sur le site de la HAS pour saisir qu’il y a un truc qui « cloche ».
        Le laboratoire qui fournit les études post inscription écrit (entre autre) cela vers la fin du document:
        « L’analyse a montré que plus le traitement par statine est long, plus il est efficace, cependant sans différence entre dose faible et dose élevée »……… Phrase qui laisse (très) songeur…

        Répondre
      3. Dreamer
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Ha l’arnaque de la ‘ médecine des vaccins’ genre ‘ bien qu’il n’y ait aucune donnée concernant l’efficacité protectrice de priorix’ ou ‘ aucun essai prospectif d’efficacité n’a été réalisé’ pour menjugate…

        Et évidemment ce truc incroyable dans la notice de l’infanrix Hexa http://ec.europa.eu/health/documents/community-register/html/h_direct_anx.htm#152_fr

        ‘ si votre enfant a une maladie du cerveau non diagnostiquée ‘

        Répondre
        1. joss
          En réponse à : Dreamer

          Et ceci aussi :
          - »Votre médecin peut vous demander de donner à votre enfant un médicament qui diminue la fièvre (comme du paracétamol) avant ou immédiatement après l’administration d’Infanrix hexa. »…afin de mieux traverser la barrière encéphalique ?
          - »L’Infanrix contient des antibiotiques » ???…c’est ce qui remplace le mercure pour désinfecter les tuyauteries ?

          Répondre
    2. Dupré Patrick
      En réponse à : Fred

      Salut, Fred. Il y a 12 ans, j’ avais des essouflements et grande fatigue en marchant. J’en parle à mon généraliste. Reponse, C’est normal à mon age. 6 mois apres je décide seul de faire des tests d’efforts. Détection d’anomalies. Coronarographie dans la semaine. Jamais eu les résultats. Un docteur qui passait dans le couloir à qui je posais la question de savoir comment j’allais, me répond que j’ai les artères de mon age ! ! . Me suis jamais inquiété plus. En décembre 2016 Encore plus fatigué en marchant. Re tests d’effort, et là , pose en urgence de 2 stents actifs sur 7 cm, sténose de 95/100. Février 2017, j’ai réussi à obtenir les résultats de ma coronano de 2006. j’avais une sténose de 30/100 . Mon cardio m’explique qu’il ne donne pas suite et ne donne pas de médoc pour 30/100. En 10 ans ; je suis passé de 30 à 95/100 de sténose. Les médecins ne savent pas que l’alimentation est capable de jouer positivement sur l’athérosclérose. Personnellement je rend responsable mon cardio de la dégradation de mon état de santé. En trois ans , j’ ai change 5 fois de cardio. Je suis noté en rouge, dans ma fiche de malade que je ne veux pas de statines , Hi Hi . J’ai foutu à la porte 6 de mes médecins. Tous incompétent. Ils me donnaient des médocs qui étaient en contre indication avec plusieurs de me maladies. Bonne chance pour vous, Bien à vous.

      Répondre
  3. Dupré Patrick

    Pour le capitaine; Voici un post que m’envoie une personne de mon groupe de Facebook . C’est une personne qui me casse les pieds très souvent; Pour lui, toutes les plantes pour soigner sont des poisons. Mème l’ail. Il est de Montréal, . Et en ce moment ilessaye de m’expliquer que l’huile d’olive est très mauvais pour l’es artères. Incroyable. J’ ai bien l’impression qu’il y a beaucoup de vidéos et des articles aux USA et Canada qui essayent de détruire certaines valeurs alimentaires. Que pensez vous de cette vidéo docteur ?
    Je voulais aussi vous avertir que je ne reçois jamais de réponses de mes posts par mail. Bien à vous. Patrick

    Répondre
    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Dupré Patrick

      La vidéo n’est pas dans votre message.
      Peu importe.
      Gardez-la pour vous ; je n’ai pas le temps de visualiser (encore moins d’analyser) des idioties…
      En toute bienveillance…
      Ce Blog commence à vieillir ; quelques dysfonctions ne sont pas impossibles…
      Déjà beau qu’on soit encore là !

      Répondre
  4. aubepine

    Alors qu’une épidémie d’Ebola sévit en République démocratique du Congo, les scientifiques de l’Inserm font le point sur la vaccination. Comment avance la recherche dans l’immunisation contre ce virus ?

    Le virus Ebola sévit en République démocratique du Congo. Déclarée au mois de juillet, l’épidémie a fait 39 victimes à ce jour. Une première épidémie avait déjà sévi dans ce pays au mois de mai. « Ces deux épisodes, qui s’ajoutent à celui de 2017 dans ce pays et à ceux de 2013-2016 en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone, montrent à quel point le risque de réémergence du virus Ebola est réel », notent des chercheurs de l’Inserm.

    Mais qu’en est-il de la mise au point des vaccins ? Aucune formule n’est à ce jour homologuée. Mais « certains vaccins ont atteint un stade avancé de développement ».

    Le fruit d’un travail collaboratif. En effet, « en 2015, l’Inserm, le National Institute of Allergy and Infectious Diseases et la London School of Hygiene & Tropical Medicine, en collaboration avec les autorités sanitaires et les scientifiques de 4 pays atteints par Ebola (Guinée, Libéria, Sierra Leone et Mali) ont constitué le consortium international PREVAC (PArtnership for Research on Ebola VACcination) ».

    « Deux vaccins prometteurs »

    Ces équipes ont lancé « un essai clinique à grand échelle portant sur trois stratégies de vaccination contre le virus Ebola (…) visant à identifier les stratégies de vaccination les plus prometteuses pour protéger les personnes d’Ebola ».

    Dans le cadre de PREVAC, « deux vaccins prometteurs sont à l’essai ». L’un « est utilisé depuis le 9 août 2018, en réponse à la nouvelle épidémie en République Démocratique du Congo ». Le second « (nécessitant un rappel 8 semaines plus tard avec le vaccin MVA-BN-Filo), est également en cours d’évaluation, notamment dans le cadre du projet EBOVAC dont l’Inserm est partenaire ».

    « La recherche vaccinale contre Ebola doit continuer car, associée à des mesures efficaces de santé publique, elle est un élément essentiel dans la prévention et la réponse à de prochaines épidémies. »

    A noter : à ce jour, il n’existe aucun traitement efficace contre Ebola.

    *Consortium PREVAC, Partnership for Research on Ebola VACcination

    Source : Inserm, le 14 août 2018

    Répondre
    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : aubepine

      C’est beau comme une baleine à bosse ivre échouée sur une plage déserte…

      Vous avez sans doute visité le site des investigateurs du Consortium PREVAC et du Projet EBOVAC « dont l’INSERM est partenaire » comme vous dites…

      Il faut aller à la fin du dernier paragraphe pour enfin comprendre : « The vaccines are supplied by… » ; je recopie ci-dessous :

      The PREVAC Consortium
      Launched in 2017, the PREVAC study (Partnership for Research on Ebola Vaccination) is being implemented by an international consortium including LSHTM, Inserm (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale/ French National Institute of Health and Medical Research) and the US National Institutes of Health (NIH) and partners and health authorities in the four participating countries; Guinea, Liberia, Mali and Sierra Leone.
      Inserm sponsors the study in Guinea; NIH sponsors the study in Liberia and Mali; and LSHTM sponsors the study in Sierra Leone. In Sierra Leone, the study is funded by the European Union’s Innovative Medicines Initiative as a deliverable of the EBOVAC1 consortium, and is supported by partners from the EBODAC consortium.
      The vaccines are supplied by the pharmaceutical companies Janssen Vaccines & Prevention BV, Bavarian Nordic, and Merck Sharp and Dohme Corp.

      Si vous aviez des doutes concernant la philanthropie, voire l’humanitarisme, de la démarche, vous êtes éclairée.

      Combien sont rémunérés les partenaires « institutionnels » pour servir les intérêts des 3 industriels ?
      Quelle est la qualité réelle des vaccins testés ?
      Les possibles futures victimes d’Ebola sont-elles des cobayes ?

      Peut-être que mes inquiétudes sont sans fondement ; mais ce serait bien que des « vrais » scientifiques « vraiment » indépendants vérifient…
      Je n’ai pas une confiance totale dans les Ministres africains impliqués et pas non plus dans ce que vous appelez les « scientifiques de l’INSERM »… Oups !

      Répondre
      1. akira
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Sans vouloir les defendre, on peut cependant preciser que le contexte epidemique d Ebola n’est pas tout a fait le meme que celui des maladies infectieuses en France. La balance benefice-risque prend un sacre upgrade sur le bras du risque dans les zons epidemiques.

        Répondre
        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : akira

          Il est temps de lire mon livre 1 sur les vaccins : les africains ne sont pas des cobayes !
          On est « autorisé » à faire de la recherche clinique sérieuse à condition d’avoir au préalable travaillé sérieusement ; il y a une curieuse tendance à considérer les africains comme une population idéale pour la recherche clinique [cf John Le Carré et son fameux roman sur un horticulteur expatrié...]…
          On pourrait croire que c’est du roman ; mais le récent scandale à propos d’un booster de BCG testé en Afrique…
          Certes, l’INSERM est une institution au-dessus de tout soupçon, tout comme son PDG…

          Répondre
          1. akira
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            C’est fatiguant d’essayer d’avoir des points de vue avec des nuances … et de se voir reprocher des choses qui n’ont absolument pas ete dites …

          2. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : akira

            Tu ne l’as pas dit ; mais je fais comme si tu l’avais dit de façon à dire ce que d’autres auraient pu dire mais n’ont pas dit…
            Il dort bébé ?

          3. Dreamer
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            Pas besoin d’aller en Afrique, il suffit de mentir aux candidats sur les risques…

            Suite à l’écoute d’une interview de Marc Girard en 2009 sur pandemrix, j’ai été lire le compte rendu des essais de ce vaccin (et celui du gardasil au passage).

            Dès qu’il y a le moindre problème, l’investigateur dit « c’est pas le vaccin » et puis voilà.

            Pas besoin d’aller aussi loin que l’Afrique pour se foutre de la gueule du monde, hélas…

          4. Akira
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            Mais ici le sujet c est Ebola.
            Si tu fais face a une maladie extremement contagieuse, mortelle a plus de 60% et sans traitement connu, il est assez logique que le rapport benefice risque d’un vaccin (meme seulement partiellement efficace) est a considerer de maniere differente de la problematique vaccinale francaise.
            De surcroit, d’apres ce que je lis, il n’est pas question de vaccination systematique mais plutot de vaccination ciblee autour des foyers de contagion qui sont isoles par des strategies de containement. Donc on cible les populations les plus a risque et on ne vaccine pas les autres. Sans faire d’hypotheses hasardeuses, ca parait une strategie plutot interessante, non ?

          5. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : Akira

            Ci-gît le Spectacle dans toute sa grandeur contemporaine !
            Tu as mille fois raisons, mais à une seule condition : que les études préliminaires soient favorables, avec une forte probabilité !
            Tout n’est pas permis sous prétexte que…
            Sinon les africains sont des cobayes et les investigateurs des sortes de Josef Mengele !
            Connaissant la difficulté (la possibilité même) de fabriquer un vaccin efficace et peu « toxique » [cf les échecs répétés contre le HIV ou le palu], et la perversité du monde commercial, il faudrait quelques garanties que les 3 merveilles en cours d’expérimentation aient été correctement testées avant d’être injectées…

      2. M. Barahj
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        MAis je ne vois pas comment faire autrement et mieux.

        Il faut des sous pour inventer les vaccins et les produire, les labos ne sont pas nationalisés et doivent vivre et dans notre monde faire du profit.

        Ebola sévit par là bas, les « volontaires « seront par là bas.

        A quel degré donnent-ils un « consentement éclairé » ? On ne sait.

        Comment proposez-vous de faire ?

        CE qui m’étonne c’est que les labos investissent dans un vaccin pour une maladie géographiquement circonscrite, naturellement et par les mesures des services sanitaires.

        Ma confiance dans les gouvernements Africains est aussi basse… beaucoup de corruption la vie des gens compétents et dévoués n’est pas facile là bas.

        Répondre
        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : M. Barahj

          Vos questions sont intelligentes et légitimes.
          C’est le problème général de la recherche médicale : pour qui, par qui, comment ?
          Nous avons la recherche médicale que nous méritons.
          Dans une société spectaculaire et marchande, nous avons une recherche spectaculaire et marchande !

          Vous connaissez la suite : seuls quelques tristes résistants, isolés sur des plateaux inhospitaliers, travaillent à un futur meilleur.
          Affamés et transis, mais sans peur ni reproche, ils travaillent inlassablement…
          Telle est la condition du chercheur libre et indépendant !

          Pour faire des dons, adressez-vous à la Direction Générale de l’INSERM, ils savent quoi en faire…

          Répondre
  5. Bj

    Je me permet de réagir à l’un des commentaires faisant suite à l’article cité ci dessus.
    Une personne declare je suis très surpris des réponses constructives, en parlant des cholestero-sceptiques et de la discrétion de l’autre camp. Cette remarque est frappée du bon sens, car pour ma part, c’est bien cette différence évidente de qualité des arguments, pour qui les écoute, qui m’a fait m’intéresser au sujet.
    Chemin faisant, là justification des statines m’est apparue très très légère pour ne pas dire nulle.

    Répondre
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