Le « bon » cholestérol HDL : De profundis !

 

Il semblerait que les plus hautes Autorités commencent à se faire à l’idée que la notion de « bon » cholestérol doit être abandonnée.

Les visiteurs réguliers de ce Blog et mes fidèles lecteurs (articles scientifiques et livres) ne seront pas étonnés : je l’avais écrit dès mon premier livre en 2005 quand l’affaire du Vioxx m’avait enfin ouvert les yeux sur le cholestérol, le bon, le mauvais et le reste.

A l’époque, étant moi-même un très récent converti [quoique depuis les années 1980s j'ai fréquenté des milieux obscurs peuplés de personnes (à l'époque déjà assez âgées et très expérimentées par rapport à moi qui était encore selon eux un "jeune couillon"... à 55 ans...) que l'épopée du cholestérol faisait bien rire], je ne manifestais mon scepticisme qu’avec prudence.

Psychorigide j’étais déjà ; on ne se refait pas !

Tout ça pour dire que, ces jours-ci, a été publiée la confession du HDL. Évidemment, c’est discret et ce ne sont pas des prestigieux professeurs qui s’expriment, mais quelques porte-paroles auto-désignés qui traduisent les pensées profondes de nos éminences académiques. Celles-là se sont enterrées dans les funérariums les plus proches de leurs domiciles.

Ayons pitié, mes frères, de ces « autorités » car ceux qui ont beaucoup pêché seront beaucoup pardonnés.

Faut dire qu’ils ont, au cours de longues carrières, pêché du gros comme disait Hemingway juste avant de se suicider… BigPharma est généreux avec ses fidèles !

Dévoilons les grandes lignes de la « confession du HDL » mais sans entrer dans les détails puisque ça n’a plus aucun intérêt. C’est publié sur un des sites les plus fréquentés par la cardiologie internationale et très chouchouté (financé) par BigPharma.

C’est donc l’oraison funèbre de leur Dieu lui-même qui est prononcée là :

HDL 1

 

 

Le titre dit tout, inutile de traduire, je pense :

HDL 2

Prions pour eux, mes frères, en ce beau dimanche d’été…

« Ainsi meurent les vieux chevaux fourbus » disait un de mes ancêtres de retour de Croisade !

 

 

 

89 réflexions au sujet de « Le « bon » cholestérol HDL : De profundis ! »

  1. aubepine

    Bonjour docteur Rehby,
    Saviez-vous que la ciguë n’empoisonne pas les chèvres ? plus chanceuses que Socrate!
    C’est une chose que j’ai pu constater par moi-même.

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  2. Jeff (Gourdon)

    Hé! les « anti homéopathie » je vous invite à vous plonger dans la « découverte » de Samuel. C’est grâce au paludisme qu’il a pensé et vérifié de manière empirique l’effet des dilutions dynamisées. Relisez, relisez. Aujourd’hui, en agriculture on obtient des résultats positifs avec des dilutions de sucre pulvérisées sur les plantes. Ce ne sont pas des dilutions infinitésimales dynamisées, mais quand même. La vérité n’est probablement pas de ce monde, mais la réalité a parfois des allures de sorcellerie, jusqu’au moment ou on peut l’intégrer à notre vision du monde. Tout ce qui est soutenu sur l’homéopathie n’est peut être pas juste, mais les questions que pose cette pratique sont passionnantes. Je rajoute, du fait même de sa conception, l’étude scientifique « classique » ne peut donner des résultats valables. Il ne faut pas étudier l’effet d’un remède. Il vaudrait mieux sélectionner une population « semblable » (homéopathiquement). Autrement, le plus simple, serait de donner un poison dilué (china par exemple) à une partie et un placebo à une autre partie et rien à une troisième partie. Il est probable que le groupe sous china développe plus de symptômes paludéens et de diarrhées que les autres groupes. Ceci mettrait en évidence les effets des doses infinitésimales. Maisn je ne suis ni médecin, ni scientifique, ni statisticien. Je suis, c’est déjà pas mal…

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      1. Minoque
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Christian Friedrich Samuel Hahnemann né le 10 avril 1755 à Meissen, Saxe, Allemagne et mort le 2 juillet 1843 à Paris, est un médecin qui, sous l’inspiration de Paracelse, fonda et participa grandement à « l’avancée » de l’homéopathie, en 1796.

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  3. aubepine

    732 – LE NORMAL ET LE PARANORMAL
    Posted by Yves Ponroy
    Quelle différence y-a-t-il entre les collègues de Galilée qui refusaient de regarder à travers son télescope et les scientifiques qui, aujourd’hui, refusent d’étudier les phénomènes dits « paranormaux » ? Ils refusent de se pencher sur une réalité qui n’est pas conforme à leurs théories.

    Le « Normal » correspond à ce que l’on connait, à ce que l’on a l’habitude de voir et à ce qui obéit aux lois communes, acceptées par le plus grand nombre. Si je lance un caillou en l’air je ne suis pas étonné, qu’après une course proportionnelle à l’énergie que j’ai mise, il retombe au sol. Depuis Newton, et grâce à lui, j’en connais les raisons, les causes.

    Un phénomène paranormal est un évènement que l’on ne comprend pas et qui échappe aux lois physiques que nous connaissons. Pour Newton, et pour les physiciens jusqu’au 19èmesiècle les phénomènes observés en physique quantique sont paranormaux. Même encore aujourd’hui, bien des phénomènes observés au niveau de la physique de l’infiniment petit peuvent être considérés comme paranormaux, à commencer par l’imbrication quantique, car ils ne répondent pas aux lois communes de cause à effet. Le grand physicien Max Born eut cette formule qui résume bien la situation : « La physique d’une époque est la métaphysique de la suivante ».

    Les cinq modèles de la réalité

    Nous connaissons assez bien aujourd’hui le monde qui nous entoure, celui de la matière que l’on peut voir, toucher, ou ausculter avec des appareillages. C’est notre monde quotidien des corps et des objets dont nous pouvons apprécier les dimensions et les caractéristiques. C’est notre premier modèle du monde.

    Au 19èmesiècle, le physicien Anglais Lord Kelvin pouvait dire qu’il ne pouvait croire qu’une théorie puisse être valide si elle ne suivait pas les mêmes lois qu’une machine. Beaucoup de gens qui se disent modernes, et même certains scientifiques, croient encore aujourd’hui que toute réalité fonctionne comme une machine !

    Dès le début du 20èmesiècle, le physicien Max Plank fut l’un des premiers à développer l’idée que les lois physiques dont il disposait ne pouvaient rendre compte des observations faites de l’infiniment petit. Il démontra que le « système métaphysique » nécessaire pour comprendre et expliquer le microcosme était différent du système valide pour la réalité des choses accessibles à nos sens. Einstein ne croyait pas à l’intrication quantique, « cette action fantôme à distance », il aurait pu dire « paranormale» !

    Il montra qu’il avait besoin d’un troisième système, d’un troisième modèle, pour rendre compte des objets trop grands, trop loin, ou animés d’une trop grande vitesse, pour être accessibles à nos sens. Aucun de ces trois systèmes n’exclut les autres, ils sont seulement chacun nécessaire pour expliquer une partie de ce que nous expérimentons, ils sont complémentaires.

    Comme je l’ai esquissé dans ma précédente chronique, les scientifiques sont toujours à la recherche de « l’équation fondamentale » capable de rendre compte de toute la réalité, dans sa diversité et sa complexité. Ils admettent cependant aujourd’hui qu’il est nécessaire de faire appel à un autre modèle pour comprendre comment fonctionnent les comportements humains, la façon dont nous vivons, la genèse de nos décisions. Les lois de Newton ne suffisent pas pour comprendre l’humain !

    Puis, lorsque la compréhension du psychisme humain fut un peu décodée, il s’avéra que nous avions besoin d’un cinquième modèle pour appréhender la conscience. C’est une réalité sans chose, mais avec seulement des processus, une réalité observable par une seule personne et non quantifiable. On ne sait même pas mesurer le niveau de conscient d’un patient. Il s’agit donc d’une réalité privée, caché à l’expérimentateur extérieur et insaisissable, mais néanmoins « vécue » et dont chacun individuellement peut faire l’expérience.

    La conscience est une réalité fugace, mobile, multiforme, sans cesse changeante et échappant à la loi fondamentale de la physique, qui veut que chaque cause produise les mêmes effets. Rien n’est plus faux au niveau du psychisme humain ! Non seulement notre psychisme et notre conscience sont très individuels, mais ils n’obéissent à aucune loi commune et, même en chacun de nous, ces lois sont à géométrie variable !

    Où se situe la réalité ?

    La science est donc bien obligée d’admettre qu’il faut plus d’un système explicatif pour rendre compte de la réalité. Nous ne vivons pas dans un univers, mais dans un « plurivers ». De façon plus générale la science finit par se demander si elle saura un jour ce qu’est la réalité. « Le principe d’incertitude » qu’Heisenberg appliquait à la mécanique quantique, peut désormais s’appliquer à bien d’autres aspects de la réalité.

    Le psychisme humain est un monde à lui tout seul avec de multiples aspects. C’est un monde que l’on peut qualifier de paranormal, même si certains scientistes s’évertuent à vouloir faire la différence en la psychologie officielle qui a le droit de cité, est enseignée à l’université et reçoit des crédits de recherche et la parapsychologie que la science refoule dans son inconscient et affuble de ses brimades. D’un côté le droit aux palmes académiques, de l’autre le domaine du diable et de ses acolytes, dénommés charlatans.

    Et pourtant, nous avons en nous plusieurs réalités parallèles sur lesquelles nous savons bien peu de choses. Lorsque nous rêvons ou que nous jouons, notre réalité est bien différente de celle que nous expérimentons lorsque nous travaillons avec concentration sur la résolution d’un problème. Lorsque nous sommes en train de prier, nous expérimentons un autre modèle de réalité qui est encore différent de celui que nous vivons lorsque nous écoutons une sonate de Beethoven.

    Aucun de ces processus est supérieur ou inférieur aux autres, ils sont seulement différents et complémentaires. Cette complexité constitue la richesse de notre psychisme. D’autres manifestations psychiques sont aussi surprenantes que la mémoire, le rêve ou l’effet placebo.

    Ainsi, la transmission de pensée, la prémonition, la divination ou les expériences de mort imminente, ne sont pas plus paranormales que la suggestion hypnotique ou l’effet placebo. Elles sont pourtant rangées dans le fourre-tout dénommé « parapsychologie », domaine tabou pour tout scientifique qui se respecte.

    Tomber amoureux, est-ce du domaine de la psychologie officielle ou bien est-ce du ressort de la parapsychologie ? Il s’agit d’un phénomène tout à fait irrationnel qui échappe à l’analyse, impossible à prévoir et impossible à reproduire, les mêmes causes ne produisant jamais les mêmes effets.

    Selon le théorème de Bell, Einstein n’a plus besoin d’avoir peur : l’enchevêtrement n’est pas réservé au domaine quantique. Nous sommes tous connectés à une « Unité » qui s’écoule des parties les plus infimes de notre être, jusqu’aux confins du cosmos…

    Le monde objectif existe. Il n’est pas une illusion. Il est réel sans être l’ultime, tout en étant une forme et une expression de l’ultime. C’est une illusion de regarder le monde comme une ultime réalité. « Tout est dans tout et réciproquement ».

    Nous sommes bien loin d’avoir tout compris et ne comprendrons jamais tout !! y compris de ce qui est de l’homéopathie …
    Dans un autre domaine, pourquoi un magnétiseur, un vrai et non un charlatan, peut faire disparaître un psoriasis ? enlever totalement l’envie de fumer ? etc … sans toucher la personne venue se faire aider …
    Je donnerais plein d’exemples …
    Aubepine

    Répondre
    1. akira
      En réponse à : aubepine

      « Selon le théorème de Bell, Einstein n’a plus besoin d’avoir peur : l’enchevêtrement n’est pas réservé au domaine quantique. Nous sommes tous connectés à une « Unité » qui s’écoule des parties les plus infimes de notre être, jusqu’aux confins du cosmos… »

      C’est typiquement l absurdite d un raisonnement qui se sert de concept scientifique tres precis (et valide dans un domaine de validite tres precis et demontre comme faux en dehors) pour raconter absolument n importe quoi …
      Je suis pas sympa mais ca me herisse quand on part d une pensee a priori et qu on va piocher partout (et surtout dans la theorie quantique parce que pas grand monde ne comprend et n est capable de refuter) pour justifier ses idees a priori.
      C est tres precisement la facon de pensee qu il pretend critiquer : on a une pensee preconcue et on cherche a la justifier a tout prix meme au mepris du reel.

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      1. aubepine
        En réponse à : akira

        Toujours incrédule, Akira !
        Mais c’est votre droit, sans oublier que chacun de nous peut évoluer, quelque fois de façon inattendue …
        Avec tout mon respect.

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      2. Ricom'Art
        En réponse à : akira

        Et voilà mon KiKritiKeuRaRitou, tout est dit, tu manques de Foi !
        Ce que ne sait pas la tendre Aubépine, c’est à quel point tu es un sage, de ces sages qui mettent en doute les certitudes , interrogent les convictions, ébranlent les croyances, contestent les théories boiteuses… et restent plein de compassion pour leurs contemporains.
        Il y a un très beau festival de cinéma là où tu as jeté l’encre moussaillon… profite !

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  4. PACA_Mike

    un livre intéressant :

    https://www.actes-sud.fr/catalogue/agriculture/le-gout-des-pesticides-dans-le-vin
    Le Goût des pesticides dans le vin

    Le vin, en tant que produit fermenté, a des vertus dé­toxifiantes insoupçonnées quand il n’est pas traité. Mais la viticulture conventionnelle est parmi les plus gros consommateurs de pesticides au monde. Ces substances nous intoxiquent durablement et, par leur proximité chimique avec les arômes naturels, déforment le goût des vins. C’est ce que nous montrent les auteurs de ce livre, où l’on découvre aussi qu’il est possible d’ap­prendre à reconnaître le goût des pesticides, pour pou­voir ensuite éviter les produits qui en contiennent.
    En effet, ils ont proposé à des cuisiniers et à des vignerons une expérience inhabituelle : goûter des pesticides dilués dans de l’eau aux doses où ils ont été identifiés dans des vins. Une palette de nouveaux goûts et de sensations s’ébauche dans le cerveau, qui permet peu à peu de déceler la présence de pesticides. Un “Petit guide” détaille les caractéristiques, au nez et à la bouche, de onze pesticides parmi les plus répandus dans les vins.
    Ce livre n’est pas un guide œnologique. Il se conçoit plutôt comme un outil original, de science pour tous, plaidant pour une recherche du bien-vivre et du bien-manger qui passe par l’éradication des substances chimiques nocives.

    En résumé boire du vin bio ou mieux biodynamie , voir aussi du vin naturel ……

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Commentaires : page 2 sur 2«12

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