Vaccins et autisme : les faits s’imposent…

 

Que certains vaccins favorisent l’autisme fait l’objet d’une controverse interminable et douloureuse.

L’épidémie d’autisme progresse partout, malgré les dénégations de certains, et de façon parallèle à l’inflation vaccinaliste.

Tout est fait pour masquer la réalité des faits ; ce serait une réalité tragique et presque impossible à accepter. Certes, c’est difficile à étudier et beaucoup se découragent, faute d’un accès libre aux données disponibles et aussi faute d’une réelle volonté d’éclaircir cette question cruciale en médecine.

Mais parfois le rideau se déchire et nous apercevons l’envers du décor : ce qui est caché et aussi ceux qui nous cachent les choses !

Une étude récente publiée dans un grand journal américain nous révèle des faits troublants mais très révélateurs. Avec les limites de la science moderne !

Le titre : « Association Between Influenza Infection and Vaccination During Pregnancy and Risk of Autism Spectrum Disorder » ; et c’est publié dans JAMA Pediatr 2017;171(1):e163609 pour ceux qui veulent aller vérifier.

Les auteurs : Ousseny Zerbo; Yinge Qian; Cathleen Yoshida; Bruce H. Fireman; Nicola P. Klein ; Lisa A. Croen.

Un seul est médecin diplômé (Klein) et universitaire ; c’est le boss ; ce sont ses conflits d’intérêt à lui qu’il faudra vérifier. Les autres sont des simples exécutants.

Pour les non anglophones, je traduis ce titre : Association pendant la grossesse entre survenue de grippe ou vaccination contre la grippe et le risque d’autisme.

Autism Spectrum Disorder (ou ASD) est un équivalent d’autisme en simplifiant.

C’est une étude cruciale pour deux raisons principales :

1- vaut-il mieux avoir la grippe (avec le vrai virus sauvage) ou est-il préférable de se vacciner contre  la grippe ? Certes, le contexte est particulier (la grossesse) et le résultat (un diagnostic d’autisme à 5 ou 10 ans) ne concerne pas la victime de la grippe mais son bébé.

Au-delà de la grippe, de la grossesse et de l’autisme, cette étude enveloppe une multitude de questions sans réponse à propos des causes de l’autisme,  des agents pathogènes et d’autres contextes cliniques.

2- vaccins et autisme est une question très difficile parce que presque tous les vaccins sont suspects.  Si on a beaucoup parlé du rôle possible des vaccins contre la rougeole (ROR), les vaccins contenant du mercure et ceux contenant de l’aluminium sont aussi suspects.

Ce qui veut simplement dire qu’il est presque impossible de trouver des enfants qui n’aient pas été vaccinés par un quelconque de ces vaccins suspects au cours des 40 dernières années. Cette situation est catastrophique pour un épidémiologiste car il n’a pas de groupe témoin (sans aucun des vaccins suspects) pour évaluer l’impact de ces mêmes vaccins sur le risque d’autisme.

Cette étude américaine sur vaccins, autisme et grossesse est donc très originale et très bienvenue pour nous éclairer puisque nous n’avons pas ou peu de facteurs de confusion : il y a celles qui ont la grippe, celles qu’on a vaccinées et celles qui n’ont eu aucun des deux pendant la grossesse, un vrai groupe témoin. J’espère être clair.

Je ne vais pas détailler l’étude, ce serait trop long, mais au moins signaler que ça concerne presque 200,000 enfants américains nés entre 2000 et 2010.

Les conclusions concernant le rôle de la grippe sauvage sur l’autisme sont limpides : pas de signal audible ou visible. Le virus de la grippe chez la maman n’augmente pas le risque d’autisme chez son bébé.

Par contre, les données sur les effets du vaccin contre la grippe pendant la grossesse sont catastrophiques ; mais les investigateurs ne veulent pas le voir : si la maman est vaccinée pendant le 1er trimestre, il y a une augmentation (autour de 25%) du risque d’autisme. Pendant les deux autres trimestres, les données sont moins claires mais vont dans le même sens.

Quand on met les trois trimestres ensemble, l’augmentation du risque persiste et quand on ajuste dans des modèles mathématiques pour tenir compte d’autres facteurs, le risque persiste.

Pour ceux qui aiment les graphiques, je reproduis ci-dessous les courbes montrant l’évolution des diagnostics d’autisme avec le temps. On voit nettement que 5 ans après l’accouchement, les courbes sont très proches, c’est après que ça se dégrade. Attention, ce qui est montré ce n’est pas la maladie réelle telle que vécue par les familles, c’est le diagnostic médical enregistré par l’Administration.

jama ped 4

 

Pour ceux qui préfèrent les chiffres, je reproduis la Table 3 de l’article qui résume assez bien les résultats des analyses (ci-dessous).

Ceux qui comprennent les statistiques médicales constatent que (c’est la dernière ligne du tableau) après des ajustements multiples (dont la légitimité peut être discutée), les intervalles de confiance restent supérieurs à l’unité : l’augmentation du risque d’autisme chez les enfants de mamans vaccinées au 1er trimestre atteint 20%.

jama ped 5

 

Je résume : il vaut mieux avoir la grippe que le vaccin.

Sur un échantillon aussi grand et aussi peu sélectionné, ces faits sont hautement significatifs sur le plan clinique et encore plus sur le plan sociétal.

Comment se fait-il que personne ne réagisse ?

Les experts vaccinalistes ne veulent pas voir. Explication alternative, ils ne comprennent rien à ces données et « achètent » naïvement les conclusions des auteurs et notamment celles du boss.

Que dit notre universitaire en chef (le Pr Klein) ?

Il conclue que ces données sont probablement dues au hasard et qu’il ne faut surtout rien changer au programme de vaccination actuel ; mais tout de même (pour ne pas trop se ridiculiser) que de nouvelles études semblent nécessaires (ci-dessous copie de la conclusion de l’article).

jama ped 3

 

Pourquoi le Pr Klein refuse d’entendre ce signal fort que le vaccin contre la grippe semble augmenter le risque d’autisme ?

Parce que ses liens d’intérêt le rendent sourd et aveugle ; ci-dessous ses liens d’intérêt.

jama ped 6

Le Pr Klein a donc de bonnes raisons d’essayer d’enterrer ses propres découvertes. Mais les autres ? Les experts vaccinalistes ? Les lanceurs d’alerte antivaccinalistes ?

Pourquoi ce silence tonitruant ?

Je conclus : nous avons ici évidence forte, mais non définitive (comme toujours dans les sciences de la vie), qu’un vaccin parait augmenter le risque d’autisme.

Ces données doivent être prises avec prudence, bien sûr, mais doivent alerter la communauté médicale.

Ce n’est pas une bonne idée – il est très imprudentde vacciner une femme enceinte sauf cas très particuliers que je ne vais pas discuter ici.

Plus personne ne pourra clamer l’innocuité des vaccins de façon générale ; plus personne ne pourra prétendre que les vaccins ne pourraient pas augmenter le risque d’autisme ; plus personne ne pourra clamer que le cerveau des bébés n’est pas fragile et ne doit pas être protégé ; plus personne ne pourra décréter que vacciner une femme enceinte est sans danger !

La parole est désormais aux Tribunaux : il faut écouter les familles qui s’estiment victimes !

 

 

 

 

 

279 réflexions au sujet de « Vaccins et autisme : les faits s’imposent… »

  1. Bourdin Vincent

    Bonjour à vous,

    un papier intéressant en effet. Je précise que je suis scientifique (physico-chimiste) et donc non compétent en matière biologique, physiologique et médicale, cependant je m’interroge (de façon neutre, je n’ai pas de réponse, ni d’arrière pensée) sur les biais possibles de cette étude. En effet j’ai eu connaissance récemment d’une étude qui attribuerait l’explosion de l’épidémie d’autisme à un fait social : l’usage massif des écrans par les enfants, écrans qui se substituent à l’interaction réelle avec d’autres humains. Ne peut-on pas imaginer un lien entre le fait de se faire docilement vacciner sans se poser de question et le fait de se laisser docilement intoxiquer par l’usage massif des écrans, l’absorption massive de message publicitaire, la participation tout aussi massive au système consumériste… sans se poser de questions sur le sens de la condition humaine et du développement humain. Pour dire les choses simplement les personnes qui se feraient le plus massivement vacciner contre des maladies normalement sans gravité seraient aussi celles qui s’inscrivent sans souci dans la trajectoire de l’homme « unidimensionnel » comme défini par H. Marcuse et dans la jouissance de la « société du spectacle » ainsi que la nommait G. Debord . Aujourd’hui ces Homos dont on peut douter du qualificatif Sapiens et surtout de son doublement sont aussi ceux qui abandonnent plusieurs heures par jour leur progéniture devant des écrans pour aller courir après de l’argent et des produits de consommation comme fin ultime à leur existence conforme.
    C’est un vrai questionnement, des avis sur la question m’intéressent.

    Bien cordialement,
    VB

    Répondre
    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Bourdin Vincent

      Merci de ne pas signer avec votre nom complet.
      Les premiers signes, selon les familles, apparaissent le plus souvent à un âge où les bébés ont peu de chances d’avoir été exposés à des écrans…
      Voyons les réactions des visiteurs. Nous avons des experts. Écoutons les humblement

      Répondre
    2. phil
      En réponse à : Bourdin Vincent

      Une remarque de simple bon sens. J’ignore si l’autisme est diagnostiqué chez les bébés (ici j’exprime clairement mon ignorance), mais il est grand temps de mettre l’accent sur l’appauvrissement du lien social provoqué par les « écrans », engins auxquels les petits sont accros dès le départ, puis les ados et adultes pas mieux…

      A ce sujet il n’est pas inutile de revenir sur l’étymologie du mot « aliéné ». Aliéné signifie privé de lien, les petits écrans fabriquent des enfants fous

      Répondre
    3. Diététicienne
      En réponse à : Bourdin Vincent

      Merci de votre message qui met en lumière le fait qu’on ne devrait certainement pas parler d’AUTISME au singulier…
      Les signes qualifiés d’autistiques en lien avec une surexposition aux écrans sont réversibles… ce qui n’est pas le cas de l’Autisme !

      Car même si cette médecin précise en effet que les troubles qu’elle décrit ressemblent à de l’autisme mais ne sont pas de l’autisme, il en faut assez à certains téléspectateurs pour faire l’amalgame « Ecran » = « Autisme » surtout en surfant sur le nouveau concept qu’elle a inventée « Autisme Virtuel »

      https://blog.francetvinfo.fr/lesbaobabs/2018/01/25/autisme-virtuel-et-idees-recus-et-si-on-se-posait-un-peu.html
      De même il serait bien utile de distinguer ce que l’on nomme « autisme régressif » (qui en réalité sera plutôt un problème d’encéphalopathie/b>) du développement autistique continu…

      Déjà le Pr Laurent Mottron distingue Autisme Prototypique et Autisme Syndromique (lié à une condition génétique particulière tel que le syndrome de l’X fragile )
      http://blogs.lexpress.fr/the-autist/2016/06/22/livre-sur-lautisme-par-l-mottron-un-autre-regard-sur-lintervention-precoce/
      http://www.colloque-tv.com/uploads/files/PPT%20EN%20LIGNE/Lille/Lille-1-forces-cognitives-au-long-de-la-vie-version-francaise.pdf
      http://www.colloque-tv.com/colloques/salon-aspie-days/conf%C3%A9rence-des-int%C3%A9r%C3%AAts-particuliers-%C3%A0-lexpertise-forces-cognitives-autistiques-de-lenfance-%C3%A0-l%C3%A2ge-adulte

      C’est un peu comme parler DU traitement des AVC sans distinguer cause ischémique et cause hémorragique… ou encore de LA prévention des calculs rénaux (là encore je me souviens avoir été frappée durant mes études de voir que selon la nature du calcul, les conseils alimentaires était plutôt radicalement opposés…).

      Et en ce 2 avril, journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, je rappellerai que l’autisme n’est pas une maladie (pas plus que d’être gaucher ou d’être homosexuel) :
      « L’autisme n’est pas un bug, c’est juste qu’ils sont sous mac et vous sous windows »
      https://www.huffingtonpost.fr/peter-patfawl/lautisme-nest-pas-un-bug-cest-juste-quils-sont-sous-mac-et-vous-sous-windows_a_23398294/

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      1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
        En réponse à : Diététicienne

        ERREUR ! Erreur dramatique qui vous disqualifie : ils sont sous Windows et vous sous mac !
        Non mais !
        En plus, le huffpost dont vous vous réclamez est de la m…

        Si vous réparez votre erreur, je vous donne ma bénédiction « urbi et orbe », comme dit l’autre pingouin (sympa aussi ; mais un peu « autistique » ; moins que moi mais un peu quand même…) et vous remercie de votre super-contribution.

        Pourquoi ne développez-vous pas ces messages aussi intelligents sur un site plus approprié, par exemple celui de l’AIMSIB ?

        Répondre
        1. Minoque
          En réponse à : Michel de Lorgeril

          Merci Sevdiet et aussi de tes excellents articles sur l’Aimsib :-))
          Notamment en février dernier et quand on fouille bien le site il y a plein de pépites à trouver sous Mac Windows ou Linus :-))

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    4. souris7
      En réponse à : Bourdin Vincent

      On a trop souvent affirmé des liens de causalité à tort. Je pense évidemment au cholestérol qui tend à augmenter lorsqu’on a une mauvaise hygiène de vie et que l’on a ciblé comme le principal responsable des maladies cardiovasculaires. J’ai lu également une hypothèse sur les plaques amyloïdes qui pourraient être une conséquence de la maladie d’Alzheimer et non une cause. Ce qui ne va pas empêcher de chercher des anti-corps pour aller détruire cette plaque sans connaitre les raisons de leur présence.
      Dans le cas de la vaccination des futures mamans, il y a une différence importante lorsque la vaccination a eu lieu au premier trimestre/ au second et troisième trimestre. A priori, elles sont aussi dociles , mais pas enceintes à la même période.Mais vous avez raison, il y a tellement de biais possibles.
      Sans certitudes, il vaut tout de même mieux s’abstenir.

      Répondre
  2. Bernard G

    étant mathématicien et n’ayant fort heureusement pas de cas dans ma famille, je ne suis pas vraiment spécialiste de l’autisme. J’ai cependant eu l’occasion d’en parler avec une médecin qui a écrit au moins un ouvrage sur la question. Pour elle il y a autisme et autisme. L’autisme avec maladie intestinale et celui sans cette maladie sont très différents.
    Pour elle ce ne sont pas les mêmes maladies. D’après les témoignages visionnés ou entendus, l’autisme avec maladie intestinale peut se manifester par des crises violentes qui pourraient être provoquées par l’arrivée dans le cerveau de toxines venues de l’intestin. C’est ce qu’on peut voir dans VAXXED mais j’ai eu aussi l’occasion d’en voir directement après la manif du 9 septembre à Paris et d’avoir des témoignages écrits de 2 mamans. On peut alors comprendre pourquoi, en soignant l’intestin, on améliore le comportement de l’enfant. Wakefield-le-banni était gastro-entérologue. Il avait découvert cela il y a 20 ans. La « science » ne s’y intéresse que depuis quelques années. La flambée de l’autisme y contraint.
    Il existe des autistes qui n’ont pas de maladies intestinales. La genèse de la maladie est sans doute tout autre. Si dans les études épidémiologiques on mélange ces 2 formes très différentes, on peut obtenir n’importe quoi.
    Tous les enfants vaccinés ROR tout particulièrement ne font pas de telles maladies intestinales. De plus ce phénomène touche 4 fois plus souvent les garçons que les filles. Il y a donc d’autres causes agissantes mais il y a celles qui seraient évitables (la vaccination combinée ROR ou autres) et celles qui ne le sont pas comme d’être un garçon. Sans doute faudrait-il aussi éviter de vacciner quand l’intestin est dérangé. Il faudrait aussi, comme le préconise Wakefield-le-banni, faire seulement des vaccins simples comme la rougeole seule. Mais les industriels ont imposé leur loi.
    Si je fais un parallèle avec vaccin hépatite B et sclérose en plaques, on constate que dans un cas comme dans l’autre ils ont nié le lien à un point tel que toute indemnité pouvait être refusée comme pour 2 cas en Cassation en novembre 2017 (définitif). Il y a peu, Le 12 janvier 2016 François Bourdillon directeur de Sannté Publique France soutenait que les études avaient démontré l’absence de lien. Roger Salamon affirmait sur une radio « il y a eu des cas, je suis sûr qu’il y en a eu ! » (youtube).
    Dans les années 70 il était affirmé que le vaccin antivariolique provoquait un cas grave pour 1 million de vaccinations. Alain Fisher reconnaitra une encéphalite pour 1000 !
    La règle est connue et appliquée depuis qu’il y a des vaccins : tant qu’on vaccine il faut nier les accidents graves pour ne pas dissuader les populations de s’en détourner.

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    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Bernard G

      Ce que « reconnait » Alain Fischer un jour (et un autre jour autre chose), au gré des vents dominants, est sans intérêt… Il ne comprend pas la démarche scientifique ; vous ne devriez pas le citer et encore moins le lire ; désolé de vous contrarier !

      Répondre
  3. vercoustre

    Toutefois, pardonnez-moi de vous titiller encore. Et loin de moi de penser que vous faites des vaccins la seule cause possible de l’autisme. On parle beaucoup aussi des causes génétique et de l’intrication des causes génétiques, ou épigénétiques et environnementales : Ainsi cet article :

    Elevated polygenic burden for autism is associated with differential DNA methylation at birth.
    Hannon E1, Schendel D2, Ladd-Acosta C3,4, ….

    RESULTS:
    We identified robust epigenetic signatures of gestational age and prenatal tobacco exposure, confirming the utility of DNA methylation data generated from neonatal blood spots. Although we did not identify specific loci showing robust differences in neonatal DNA methylation associated with later ASD, there was a significant association between increased polygenic burden for autism and methylomic variation at specific loci. Each unit of elevated ASD polygenic risk score was associated with a mean increase in DNA methylation of – 0.14% at two CpG sites located proximal to a robust GWAS signal for ASD on chromosome 8.

    CONCLUSIONS:
    This study is the largest analysis of DNA methylation in ASD undertaken and the first to integrate genetic and epigenetic variation at birth. We demonstrate the utility of using a polygenic risk score to identify molecular variation associated with disease, and of using mQTL to refine the functional and regulatory variation associated with ASD risk variants.

    Répondre
    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : vercoustre

      Merci de votre commentaire. C’est très intéressant.
      Mais c’est un peu comme « enfoncer des porte ouvertes » cet article.
      Sans donner l’impression de tordre le nez devant toute avancée biologique pour aider à comprendre des situations complexes, ce que nous propose ces investigateurs danois a peu d’intérêt pratique.
      Qu’il y ait des dysrégulations épigénétiques dans certaines formes d’autisme (comme dans d’autres pathologies neuropsychologiques) n’apporte rien sinon la vague impression qu’il y a quelque chose qui cloche chez ces enfants…

      Répondre
  4. Bourdin Vincent

    Bonsoir à toutes et tous,

    et merci pour vos éclairages sur la question.
    Je n’ai pas compris la remarque sur la signature, je n’ai pas l’habitude de me cacher derrière des pseudonymes! VB sont mes initiales et mon nom est en clair dans l’entête!
    Remarque pour Phil : Je crois qu’aliéné veut dire dépendant d’un autre « alienus » d’un « étranger » et pas sans lien.
    Je crois que le problème des biais statistiques doit être en général compliqué à régler pour les épidémiologistes, mais l’argument de la date du vaccin pendant la grossesse est effectivement fort.
    Bien cordialement
    VB
    Personnellement, je suis sous Linux :-)

    Répondre
    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Bourdin Vincent

      C’est un principe sur les blogs où on peut se « lâcher » un peu, on ne signe pas (sauf pour le modérateur et le webmaster) car il y a des mauvais plaisants qui pourraient se fâcher et chercher à vous nuire…

      Répondre
      1. Inoxydable
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Oh, je ne me fais pas trop d’illusions. mais je pensais qu’au moins sur ce plan là, la prise en charge scolaires des enfants autistes, ce gouvernement pouvait faire un effort . Mais c’est vrai que la population des parents de ces enfants ne représentent finalement que pu d’électeurs par rapport à l’ensemble de votants.

        Répondre
  5. vercoustre

    Désolé encore moi, je suis têtu, comme vous sans doute, j’aime aller au fond des choses. C’est donc ce passage de l’article ( que j’ai un peu épluché) que vous contestez :
    « After adjustment for covariates, first trimester influenza vaccination was associated with an increased risk of ASD (AHR, 1.20 [95% CI, 1.04-1.39], P = .01); however, adjusting for the multiplicity of hypotheses tested (n = 8) using the Bonferroni correction suggests that this association could be due to chance (P = .10). »
    Je ne suis pas expert en statistique, mais en cherchant sur internet un article à peu près compréhensible, je ne vois pas en effet pourquoi les auteurs ont fait ce test puisque il n’y a pas eu répétition de tests, au cours du suivi, mais une analyse globale à la fin de l’étude ( il me semble avoir compris que la méthode de Bonferroni se justifiait si l’on fait plusieurs tests, dans la mesure où plus on fait de tests plus on a de chance de trouver un résultat significatif …) . Vous pourrez certainement m’en dire beaucoup plus.

    Répondre
    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : vercoustre

      Vous avez tout dit.
      On peut utiliser un des test de Bonferroni à condition d’avoir de bonnes raisons de le faire, autres que de vouloir minimiser ses propres résultats…
      Nous faisons tous des tests multiples lors de nos expériences, évidemment.
      Mais, non moins évidemment, nous ne divisons pas systématiquement le p<0.05 par le nombre de tests réalisés.
      Imaginez une seconde que les investigateurs de l'essai ODISSEY divisent leur p par le nombre de tests statistiques...

      Cela dit, lors d'analyses exploratoires (on dit "aller à la pêche"), il est légitime de se dire que parmi tous les testes réalisés certains ont peut-être été significatifs par le simple effet du hasard... Dans ce cas, appliquer un ajustement type Bonferroni permet de justifier ou pas la mise ne place d'une nouvelle expérience.

      On fait dire ce que l’on veut à des tests statistiques, c’est bien connu.
      Impératif de bien poser son hypothèse primaire a priori et de confronter son hypothèse et ses résultats avec la plausibilité biologique et physiologique.

      J’ai simplifié car je n’ai pas le temps de développer. Il y faudrait un livre !

      Répondre
  6. Erin

    Bonjour Mr de Lorgeril,

    Je rebondis sur 2 de vos articles (1 Autisme et vaccination / 2 Baisse de la longévité).

    J’aimerais savoir s’il existe des études statistiques disponibles sur le potentiel lien entre:

    Les maladies auto-immunes TOUTES confondues (trouble de l’immunité désorienté vers les protéines du SOI) et les campagnes de vaccinations (sollicitation artificielle du système immunitaire).

    Après une « rapide » bibliographie, j’ai pris conscience que 8% de la population des pays développés était atteinte de maladies auto-immunes. Ces 8% sont à 78% des femmes, ce qui nous fait 6% des femmes atteintes de maladies auto-immunes !
    Je trouve ce chiffre effarant, non pas seulement par sa valeur numérique mais parce qu’il représente.

    Est-on à l’aube de définir les « Perturbateurs immunitaires »?

    D’ores et déjà on trouve dans la littérature scientifique des données sur les facteurs provoquant la précipitation des protéines et la non reconnaissance ultérieure par l’organisme de ces protéines dégradées.

    Je vous joins un lien parmi tant d’autres, l’intérêt de ce lien c’est qu’il est issu de l’industrie pharmaceutique.

    https://www.pharmaceuticalonline.com/doc/is-your-biologic-at-risk-for-protein-aggregation-part-0001?

    Merci par avance pour votre retour à ce sujet.

    Cordialement

    Répondre
    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Erin

      Merci de vos informations et commentaires.
      Vous avez certainement raison : nous avons depuis la 2ème moitié du 20ème siècle une explosion des maladies autoimmunes, déjà observée dans les années 1980s par un académicien français du nom de JF Bach [depuis le "pôvre" a mal vieilli et est devenu vaccinaliste effréné...] et qui a été sagement rangée dans l’armoire à linge avec torchons et serviettes sous le nom de théorie hygiéniste. J’ai mis un message sur ce blog à ce propos il y a environ une année.
      Il y a un parallélisme troublant entre la diminution des maladies infectieuses [bien avant la folie vaccinaliste et les antibiotiques] et cette explosion auto-immunitaire ; mais il semble que le processus se soit accéléré depuis qu’on vaccine à tort et à travers contre des maladies « éteintes » depuis des décennies et avant les vaccins…
      URGENT que des vrais experts [pas les imbéciles de l'OMS et autres perroquets des institutions nationales] se penchent sur ces questions…
      Pas pour demain, ne vous inquiétez pas : trop d’enjeux commerciaux et politiques !

      Ce qui n’oblige personne à faire l’autruche idiote plutôt que le perroquet savant ! Chacun son rôle !

      Répondre
      1. Erin
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Mr de Lorgeril rebonjour,
        Je n’ai pas compris votre conclusion: « Ce qui n’oblige personne à faire l’autruche idiote plutôt que le perroquet savant ! Chacun son rôle ! » .
        Dans quelle catégorie me rangez-vous ? Je travaille dans l’industrie de la seringue. Oui, je suis le petit technicien qui exécute. Non, je ne cautionne pas la stratégie de l’entreprise qui est de vendre aux grands de l’industrie de la vaccination ce qu’ils attendent : la seringue préremplie « bas de gamme », avec les interactions connues avec les protéines. Pour les clients « biotech », il a été développé des seringues « haut de gamme ». Il n’est pas question d’étendre ce type de seringues aux vaccins temps que les clients pharmaceutiques ne le demandent pas (trop cher de changer de conditionnement et de refaire des stabilités) ou temps que les autorités de santé ne légifèrent pas à ce sujet.
        Donc je dois trouver ça normal et laisser aux blouses blanches, aux experts la bataille des enjeux commerciaux ? Qui s’intéresse à l’aspect sanitaire ?
        La hauteur du débat pro et anti vaccination est révélatrice. Le schéma est beaucoup trop manichéen (les gentils qui savent et qui prônent la vaccination à tour de bras, les méchants qui recommandent la prudence qui sont traités d »inconscients), les médecins qui tremblent d’être rayés de l’ordre ou de se retrouver assigné devant les tribunaux pour un cas de rougeole.
        Aucune petite voix n’a le droit de s’exprimer, de réclamer l’application des « ICH Q3D Elemental Impurities » et la publication des résultats ? Quand va-t-on laisser aux citoyens le droit de choisir sa protection vaccinale ?
        Cordialement
        Erin

        Répondre
        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : Erin

          Vu la qualité de l’information que vous nous faites partager (au nom de tous, MERCI), vous n’êtes ni une autruche ni un canard boiteux…
          Adhérez à l’AIMSIB si vous ne voulez pas être seule !

          Répondre
          1. Erin
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            Je n’exclue pas d’adhèrer à l’association AIMSIB que je découvre.
            J’ai à coeur de « travailler » soit :
            - sur la prévalence des maladies autoimmunes ( groupées et non pas individuelles)
            - sur les limites des tests toxicologiques ISO 10993-20 (2006).
            - sur l’application des ICH Q3D (ma focale est, vous l’avez compris, les injectables) et ces premiers résultats, publiés ?
            Comment contribuer à rendre nos autorités de santé plus pertinentes ? Abandon des tests colorimétriques de paillasse (exemple métaux lourds longtemps cités dans nos pharmacopées pour des méthodes types ICPMS.)
            La liste est longue des tests inutiles que je pratique ou fait pratiquer tout les jours parce qu’il faut satisfaire « aux requis ».
            Ces sujets intéressent-ils d’autres membres ?

  7. Bernard G

    « dans la mesure où plus on fait de tests plus on a de chance de trouver un résultat significatif …) . »

    Oh là, faut pas me chatouiller comme ça ! C’est un des gros problèmes pas compris par l’expertise : il ne faut pas confondre « exploration des données  » avec « risque de première espèce ». Un exemple pour comprendre cette différence essentielle :
    je lance un dé 120 fois puis j’explore les données en testant si le dé est équilibré par rapport à l’as, le 2, le 3, le 2 ou le 3, les jets de rangs pairs, impairs, entre le jet 32 et le jet 103 etc … Je multiplie ainsi les tests.
    Le risque de première espèce apparaît dans une toute autre situation : on renouvelle les données. Je fais une seconde série de 120, une troisième … j’en fait 100 comme ça, soit 12000 jets si j’ai le temps ! Puis je teste à chaque fois la MÊME chose, le dé est-il équilibré par rapport à l’as, l’as, l’as …. Si c’est vrai et si je teste au seuil 5% j’obtiendrai en moyenne 5 expériences sur 100 donnant un résultat significatif d’un déséquilibre. Mais encore faut-il renouveler les données et suffisamment pour évoquer ce risque, c’est à dire avoir une bonne probabilité pour son apparition. Il faut 20 renouvellements pour avoir en moyenne une expérience significative quand le dé est équilibré.
    C’est réalisable avec un dé mais pratiquement impossible avec des données médicales humaines.
    J’avais exposé cela au congrès Adelf-Sfsp d’Amiens des 4-6 octobre 2017 avec résumé et diaporama en lignes sur le site http://www.adelf-sfsp.fr/?p=15493
    Cette confusion avait été utilisée pour neutraliser le résultat significatif obtenu par M Tardieu et ses équipiers sur les « observants au calendrier vaccinal ». Il fut affirmé dans les hautes sphères de la science dédiée à l’évaluation de campagnes de vaccination qu’ils ‘agissait d’un résultat aléatoire, donc risque de première espèce alors que les auteurs n’ont évidemment fait que de l’exploration de données sans renouveler celles-ci bien sûr ! Les experts présents dans la salle faisaient de drôles de têtes !

    Répondre
    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Bernard G

      Ben voilà !
      Même si on n’a pas compris, on a au moins compris qu’il fallait prendre des précautions avec les statistiques médicales…
      Précaution 1 : bien poser son hypothèse primaire a priori et ne jamais bricoler a posteriori ; sauf pour s’amuser…
      Précaution 2 : ne pas s’amuser avec les statistiques médicales ; sauf pour des raisons commerciales… Ce qui revient à « amuser » les académiciens et autres experts ministériels…

      Je vais bientôt passer la main pour la gestion de ce blog ; ça devient vraiment « académique » à faire rougir de honte un vrai académicien, comme Aristote mon cousin dégénéré…

      Répondre
      1. Bernard G
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Dans une étude épidémiologique par exemple il y a 2 grandes phases très distinctes, comme pour une élection.
        Phase 1 : on collecte les données ; c’est la phase du vote où les électeurs vont mettre leur bulletin dans l’urne.
        Phase 2 : c’est la phase du dépouillement ; on étudie l’échantillon obtenu pour savoir ce qu’il contient. Cela se fait indépendamment de la question : est-ce que ce qui se trouve dans l’échantillon sera applicable à toute la population d’où l’échantillon a été extrait ? Pour les élections cela signifie : est-ce que mon village a voté comme la France ? On parle alors de biais de sélection de l’échantillon.
        Cette question, importante certes, est totalement différente de l’étude de l’échantillon qui est limitée à ce dernier et est indépendante d’éventuels biais de sélection. On ne s’occupe pas de savoir si mon village vote ou non comme la France pour comparer les non et les oui dans l’urne. La différence avec une étude épidémiologique est qu’on ne se demande pas si l’écart entre les oui et les non est significatif. Pour ce faire on fait des tests statistiques qui supposent implicitement qu’on a modéliser par une loi de probabilités. C’est là où ça se complique car la modélisation n’est pas toujours très adéquate, c’est une première cause d’erreurs pas toujours facile à mettre en évidence.
        Mais il y en a une seconde qui est de faire carrément n’importe quoi comme de brandir le risque de première espèce alors qu’il s’agit d’une exploration de données.
        Il y en a une autre assez énorme qui correspond analogiquement à introduire dans les calculs des souris non fécondées pour étudier une durée de gestation !!!
        Oui, oui, c’est très courant ! Sous la forme garder dans les calculs des cas non vaccinés pour étudier l’existence et la durée d’incubation d’une maladie à partir de cette vaccination qui n’existe pas pour une partie des cas et témoins retenus dans l’échantillon !!!
        Aussi incroyable que cela puisse paraître, il en va ainsi dans l’étude américaine Langer Gould et aussi chez Tardieu. Ils travaillent avec un logiciel auquel on donne le facteur d’exposition. Pour les non exposés il prend le complémentaire des exposés. Mais ce complémentaire contient les non vaccinés. Pour cette seule raison, tous les tests sur des délais sont douteux et Langer Gould a fait ses 72 tests sur des délais …
        Le plus spectaculaire est celui des « observants au calendrier vaccinal » qui fit un bruit énorme en 2008 alors que le signal a été obtenu grâce aux non vaccinés pour lesquels le délai n’existe pas !!! Tous les détails sur
        questionvaccins.canalblog.com/archives/2018/02/07/36121962.html

        Répondre
        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : Bernard G

          Les études épidémiologiques sont scientifiquement faibles, je l’ai déjà écrit ! Jamais de causalité démontrée.
          Mais elles permettent d’identifier des signaux qu’il faut prendre très au sérieux.
          Pour les effets secondaires des médicaments (et des vaccins) ou la toxicité de l’amiante et du tabac on n’a pas mieux ; mais ça peut faire beaucoup… au bout de 40 ans de controverse !

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          1. Bernard G
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            Je ne critique pas le principe des études épidémiologiques. Malheureusement il y a une carence catastrophique au niveau du traitement de l’échantillon obtenu, indépendamment de sa représentativité et ce en raison de lacunes théoriques qu’il faudrait combler.
            Il faudrait aussi un simulateur épidémiologique, comme les simulateurs de vol pour les pilotes, afin que les épidémiologistes puissent analyser des données le cas échéant « fabriquées » et dont les vraies réponses seraientt connues du logiciel, afin que les épidémiologistes puissent comparer leurs propres analyses avec LA VERITE.
            C’est ce qui se passe pour les élections où les instituts de sondage testent leurs méthodes avec le VRAI résultat qui tombe à minuit. En épidémiologie on n’a jamais la vraie réponse, ce qui fait que la discipline ne peut progresser.

            De ce point de vue, les publications Tardieu et Langer Gould sont des trésors pour montrer ce qu’il ne faut pas faire. Il y en a sûrement beaucoup d’autres.
            Les enfants par exemple n’ont pas tous été vaccinés HB dans les mêmes proportions : chez les témoins, 27% pour les moins de 10 ans, 75-80% pour ceux vaccinés au collège en sixième et 45-50% pour ceux vaccinés adolescents. Les auteurs les ont traités ensemble, ce n’est pas valable.

            Tester sur des délais en cas-témoins est une aberration mathématique car les délais sont par eux-mêmes un système de référence : il faut 2 fois plus de cas sur 2 ans que sur un an pour la neutralité. Langer Gould en a 195 sur un an et 106 sur 2 ans cumulés pour conclure à l’absence de signal sur les cas !!!!! Faut le faire, ils l’ont fait !!! En cas-témoins il n’y a pas de signal car les témoins et les cas se comportent de la même façon par rapport aux délais et ce en raison même de leur construction. La conclusion universellement déduite est que les vaccins utilisés sont inoffensifs sur ces délais ….

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