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03 fév. 2012

DEPENSES DE SANTE : EN FAISANT MIEUX, ON FERA MOINS !



Il va falloir trouver, ils le disent tous, des milliards d’Euros pour réduire les déficits.
Certains préconisent d’augmenter les recettes, d’autres de diminuer les coûts, notamment ceux d’un Etat Social trop généreux. Beaucoup d’experts recommandent de maîtriser les dépenses de santé [traduction : les diminuer] qui prennent un aspect exponentiel, tandis que d’autres se plaignent de la dégradation galopante de notre système de santé !

L'auteur de ces lignes pense qu’il faut d’abord mieux dépenser et ensuite de façon automatique dépenser moins ou alternativement dépenser différemment, c’est-à-dire affecter nos dépenses de santé de façon plus rationnelle, et surtout plus humanitaire !

Utopique ? Examinons une problématique simple à comprendre, celle des produits de santé, plus particulièrement les médicaments.

Nul ne saurait ignorer que les scandales dits sanitaires se multiplient : un jour des prothèses mammaires frelatées, la veille le scandale du Mediator*, hier encore les affaires de l’Accomplia* et de l’Avandia*, et avant-hier (et pire encore) celles du Vioxx* et autres coxibs, pour ne citer que les plus bruyants.
On ne peut pas ignorer non plus que la fréquence de ces scandales augmente et que, vu par l’œil d’un expert aux aguets, nous n’en sommes qu’au début …

Pourtant les procédures d’autorisation (de mise sur le marché), de remboursement et de fixation des prix des médicaments sont d’une étonnante complexité et les contrôles administratifs redondants. Pourquoi une telle répétition d’affaires ?

La consultation du document de la Cour des Comptes publié en Septembre 2011 (http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/RELF/Rapport_securite_sociale_2011_maitrise_depenses_medicaments_4.pdf), et notamment le graphique explicatif de la page 117, aide à comprendre.
En bref, qui est impliqué dans ces procédures ?

Outre l’AFSSAPS (ou l’Agence du Médicament, si on reste au niveau français), et l’HAS (Haute Autorité de Santé), le Ministre chargé de la Santé, le Directeur de l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (UNCAM) et finalement le Comité Economique des Produits de Santé (CEPS) interviennent à différents niveaux. Comme dirait n’importe quel contribuable, ça fait du monde, et même beaucoup d’employés, chefs et sous-chefs de bureau.

Alors, pourquoi ça ne marche pas ?
Et pourquoi la France se distingue tellement des autres pays Européens (voir le bilan de la Cour des Comptes sur le site indiqué ci-dessus) en matière de médicaments, à la fois dans leur usage (notamment par les médecins) et dans les coûts générés (et déficits, astronomiques en France en particulier par comparaison avec d'autres pays européens) pour les caisses d’Assurance-maladie ?

Une explication évidente : la faillite de l’expertise !
Car, à la racine de toutes ces procédures, il y a une évaluation (ou expertise) dite scientifique de la valeur médicale des médicaments. On parle de leur SMR, ou Service Médical Rendu. 
Prenons l’exemple très simple des médicaments parmi les plus vendus (et générateurs des profits les plus importants pour l’industrie) : les médicaments qui diminuent le cholestérol.
Pour la majorité de ces médicaments nous n’avons pas de données scientifiques solides justifiant leur mise sur le marché, contrairement aux dires des multiples experts subventionnés par l’industrie pour le faire croire.
Et quand nous avons des données scientifiques concernant certains médicaments, elles sont généralement falsifiées (dans le sens qu’elles ne respectent pas les règles de l’expertise), ce qui est aisément vérifiable (par exemple, en consultant mes articles scientifiques ou en lisant mes livres). En d’autres termes, toutes les études publiées à ce jour n’ont pas montré d’effet significatif et indiscutable des médicaments anti-cholestérol sur le risque de crise cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral.
Si le SMR de ces médicaments (et leur justification de mise sur le marché) est de diminuer le risque de crise cardiaque et d’accident vasculaire cérébral, la rosuvastatine (ou Crestor*, la très couteuse dernière-née des statines), les fibrates (par exemple, le Lipanthyl*), l’ézétimibe (Ezetrol*), l’acide nicotinique ou certaines dispendieuses associations (telle l’ézétimibe+statine appelée Inegy*) devraient être retirés du marché.
Si les plus efficaces des médicaments anti-cholestérol (en termes d'abaissement du cholestérol) n’ont aucune efficacité clinique, que valaient vraiment les anciens médicaments qui furent commercialisés à l’époque obscure (celle où le Vioxx était roi !) où nous ne nous posions pas de question sur la validité des études commerciales et la qualité des experts ?
Un examen attentif des anciennes études montre qu’effectivement les règles les plus basiques de la médecine scientifique et de l’expertise ne furent pas respectées.
Il sera cruel de revenir sur les rapports d’expertise rendus aux différentes époques et sur les conflits d’intérêt de leurs signataires. Bref, il est urgent de reconsidérer en urgence le SMR et l’existence sur le marché d’une multitude de médicaments (il ne faut pas s’arrêter aux médicaments anti-cholestérol évidemment) sources de déficits massifs pour l’Assurance-Maladie.

Une évaluation très générale de ces débordements permet de quantifier une économie possible de plusieurs milliards d’Euros ; un milliard d’Euros au minimum pour les seuls médicaments anti-cholestérol, consommés aujourd’hui par 6 à 7 millions de français ; et sans compter les économies générées par l’élimination des effets adverses multiples de ces médicaments toxiques (en plus d’être inutiles), eux-aussi générateurs de coûts ; et sans compter enfin sur l’adoption de mesures réellement préventives de la crise cardiaque et de l’accident vasculaire cérébral, plutôt que de s’abriter derrière l’illusion d’une protection résultant d’une diminution médicamenteuse du cholestérol.

Et on ne se laissera surtout pas entraîner dans la voie de contrôles supplémentaires comme les Agences officielles concernées (elles-mêmes financées grâce à une taxe sur les médicaments commercialisés, une autre sorte de conflit d’intérêt) pourraient le demander en prétextant qu’avec plus de fonctionnaires, on aurait de meilleurs contrôles.

On a seulement besoin de vrais experts, indépendants de l’industrie et libres de tout conflit d’intérêt.

On pourrait même libérer quelques centaines ou milliers de postes de fonctionnaires de ces Agences et les réattribuer aux Hôpitaux ou aux Universités où ils font défaut.
Comment utiliser les milliards d’Euros et les postes de fonctionnaires économisés ainsi (réduction du déficit ou redéploiement) est une décision politique.

Dépenser mieux pour dépenser moins c'est l'affaire de tous !

11 janv. 2012

VIDEO DE PRESENTATION DE MON DERNIER LIVRE


POUR CEUX QUI N'AIMENT PAS (TROP) LIRE, VOICI UNE PRESENTATION (en image) DE NOTRE TRAVAIL ! 

-> pour voir la vidéo : cliquer ICI !! pour aller sur DailyMotion

C'EST BREF, COMME TOUTES LES VIDEOS, MAIS NE PEUT REMPLACER UNE LECTURE ATTENTIVE DU LIVRE QUI ELLE PEUT VOUS SAUVER LA VIE !

06 janv. 2012

Bonne Année 2012 !

Avec tous nos voeux de BONNE SANTE !! voici les dernières vidéos (filmées fin Décembre) ; Cliquer sur une des vidéos, pour la visionner...


28 déc. 2011

STATINES ET MALADIES INFECTIEUSES



De façon régulière, et sans doute pour occuper le terrain et prolonger le plus longtemps possible la mirifique affaire que représentent les statines pour le business de la santé en général et l'industrie pharmaceutique en particulier, des experts viennent nous raconter des balivernes à propos des effets miraculeux des statines, effets 100 fois proclamés mais jamais démontrés, et pour cause ...

La dernière livraison concerne un effet protecteur contre les décès liés à une grippe sévère nécessitant une hospitalisation.

Les auteurs comparent des patients hospitalisés pour grippe saisonnière [et chez lesquels les choses se passent mal, d'où l'hospitalisation] recevant ou pas des statines. Selon les auteurs, les statines diminueraient la mortalité due à la grippe ...

Ils comparent "vaguement" [je veux dire que le dossier clinique de chaque patient est mal documenté] les deux groupes mais ne sont pas même pas capables de dire pourquoi les uns s'étaient vus prescrire une statine et les autres non.
C'est évidemment rédhibitoire dans une étude visant à évaluer les effets des statines. Si les deux groupes ne sont pas absolument identiques pour tous les facteurs pronostics autres que la statine, comment attribuer un effet à la statine ? Facile à comprendre !

Toute l'utilité des tirages au sort dans les essais cliniques trouve ici son explication !

Je reviens à l'étude elle-même, il faut toujours essayer de trouver une petite information ...

Quand on connait un peu les USA [c'est une étude conduite dans différents états des USA] et vu le système social américain actuel (et le prix des médicaments), il est clair que la principale différence que nos brillants investigateurs auraient identifiée parmi ceux recevant ou non une statine, c'est leur niveau social et éventuellement éducationnel ...
Car nous savons que face à une quelconque maladie, le niveau socio-éducatif est un facteur pronostic majeur, notamment aux USA. Les consommateurs de statine avaient donc probablement, du fait de leur niveau socio-éducatif, un meilleur pronostic que ceux qui n'en prenaient pas ! Ce ne sont pas les statines qui les ont protégés !

Pour ceux qui auraient des doutes, il suffit d'imaginer l'avenir d'un clochard (rien de péjoratif, c'est juste pour "caricaturer" un peu le raisonnement pour les visiteurs sceptiques) ou d'un professeur d'université (rien de péjoratif ...) après un accident de la circulation, de ski ou si on diagnostique une tumeur quelconque !
On peut être certain que le deuxième s'en sortira mieux que le premier, en moyenne évidemment et en termes de probabilité ...

Les auteurs de l'article [et aussi l'éditorialiste qui publie quelques mots en parallèle à l'article] ont conscience de la faiblesse de leur raisonnement, marmonnant qu'ils s'attendent à quelques critiques ... mais insistant lourdement quand même pour dire que la prescription de statines en même temps que le vaccin antigrippal serait une très bonne idée ...
Pathétique !

Personne ne s'étonnera de lire [écrit en tout petit, tout en bas de l'article ...] que les auteurs de l'article avouent des conflits d'intérêt multiples en relation avec des fabriquants de vaccins et des marchands de statines ...

Isse missa est
(La messe est dite) !

Pour les visiteurs sceptiques qui voudraient vérifier mes propos et analyses, voilà la référence de l'article : J Infectious Dis 2012;205:13-19.

29 nov. 2011

QUI CROIRE (SUITE ET FIN) ?

UN DES PLUS GRANDS EXPERTS DES STATINES BRUTALEMENT LICENCIE !

Le centre Médical Universitaire ERASMUS de Rotterdam, un des plus prestigieux hôpitaux universitaire du monde a annoncé le 18 Novembre 2011 qu’il avait licencié le Professeur Dan Poldermans, expert international des statines, pour faute scientifique grave et violations des règles académiques de l’intégrité médicale. ...

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25 nov. 2011

QUI CROIRE A PROPOS DES STATINES ET DU CHOLESTEROL ?

La question se pose à nouveau après la publication le 23 Novembre 2011 dans le Lancet d’une étude décrivant les effets d’une statine [efficacité préventive et effets adverses] sur une période de 11 années. L’article est repris dans un Editorial sous le titre [Pouvons-nous enfin être rassurés ?] avec une conclusion très positive : les statines protègent notre cœur et n’ont aucun effet délétère !

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11 nov. 2011

mon dernier livre "PREVENIR L'INFARCTUS ET L'ACCIDENT VASCULAIRE CEREBRAL"

Profitez tout de suite de la réduction en ligne (cliquez sur l'image)
prévenir l'infarctus et l'AVC
CE NOUVEAU LIVRE SERA DANS LES LIBRAIRIES EN DECEMBRE 2011.


Pour ceux, nombreux, qui nous ont demandé des informations sérieuses (c'est-à-dire scientifiquement fondées) et pratiques sur la meilleure stratégie pour se protéger des maladies cardiovasculaires sans pour autant s'empoisonner avec des médicaments inutiles et toxiques, nous avons travaillé 12 mois et produit le livre suivant :

"PREVENIR L'INFARCTUS ET L'ACCIDENT VASCULAIRE CEREBRAL" (aux Editions Thierry Souccar)

Plus de 400 pages de sueurs et souffrances [et des centaines de références, et des plus récentes, mais toujours soigneusement sélectionnées et donc crédibles] pour essayer de rendre simples et compréhensibles des maladies tragiques, et des façons "naturelles" de s'en protéger !

  • la nutrition et le mode de vie qui protégent votre coeur et vos artères
  • 30 ans de recherche traduits en recommandations pratiques
  • les médicaments utiles et ceux à éviter

Théories et pratiques main dans la main, comme je pense ne l'avoir jamais lu auparavant, y compris en anglais !

Faudra quand même faire des petits efforts, relire certains paragraphes ou même certains chapitres, bref passer un peu de temps, et pour les plus acharnés, aller consulter les références citées ...

Et comme le disait un certain cultivateur à ses enfants, "il y a un trésor au fond du champ ..."
Bonne lecture.

NDE : lire l'interview du 21 Nov.

21 oct. 2011

STATINES ET POLYARTHRITE RHUMATOIDE


Mauvaise, très mauvaise nouvelle, et j'en suis réellement désolé !

Une grande étude épidémiologique néerlandaise, conduites par des pharmacologues peu suspects d'être hostiles à l'industrie pharmaceutique sous une forme quelconque, décrivent une forte association statistique entre l'utilisation de statines et la fréquence de la polyarthrite rhumatoïde (PR), la plus fréquente des maladies dues à une réaction auto-immunitaire.

Le risque de voir se développer une PR quand vous prenez une statine est augmenté de 70%.

Beaucoup pour qu'il ne s'agisse que d'un effet du hasard ...

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14 sept. 2011

IMPUISSANCE SEXUELLE (MASCULINE) ET STATINES


Dans un article récent (le 13 septembre 2011) signé d'un certain John Gever (Senior Editor) dans Medpage Today, le site web médical américain le plus diffusé (tous les médecins américains, et moi aussi, ont les messages scientifiques des experts journalistes de ce site professionnel tous les jours dans leur boîte aux lettres électroniques), il est proclamé : "Statins aid male sexual function" ...
... qu'on peut traduire par : "les statines améliorent les fonctions sexuelles des hommes".

Cette affirmation allant totalement à l'encontre des données connues sur le cholestérol et l'activité sexuelle (masculine et féminine) que j'ai résumées dans mes récents livres électroniques [la version française est titrée : un crime sexuel presque parfait : statines contre cholestérol], j'ai pris la peine d'aller voir comment ce prodige avait pu arriver...

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01 sept. 2011

L'EXEMPLE D'OKINAWA



A la suite de notre mission à Okinawa l'année dernière, nous avions promis un billet explicatif, un rapport. Le voilà !

Mais, plutôt que de dire quelques mots trop brefs, ou d'écrire quelques phrases insatisfaisantes, je propose aux visiteurs intéressés un article complet (en anglais) que nous venons de faire paraître dans une grande revue internationale de nutrition.

Que ceux qui souhaitent le pdf de l'article me le demandent avec leur adresse e-mail.

THE OKINAWA LIFESTYLE AND LIFE EXPECTANCY


It is usually believed that the high numbers of centenarians in the Okinawa archipelago result form specific dietary habits.

It is partly true whereas the whole lifestyle may also play a role.

To investigate the issue, we have spent several weeks in Okinanawa.

We then tried to interpret the data at the light of the published scientific literature.

We have recently published in an International Review, the report of our mission in Okinawa.

[Salen P, de Lorgeril M.  The okinawan lifestyle: a modern view of an ancestral healthy lifestyle.World review of nutrition and dietetics. 2011;102:114-23].

I recommend to read that article to anyone interested in the role of lifestyle on our health.

09 août 2011

AU REVOIR, DAVID



Tu nous avais prévenu, mais on avait du mal à s'habituer à l'idée que tu puisses partir si vite.

Te voilà ailleurs, un peu en avance sur nous ...

Mais on te rejoindra, on ne sait pas vraiment quand et où, mais ça fait parti du voyage, l'impromptu ...

Merci, en tous cas, de nous avoir montré ce chemin, il semble bien éclairé ... pas un obscur calvaire.

On y voit la trace que tu as voulue nous laisser, ça fait du bien, on s'y sentira moins seul !

A plus !


David Servan-Schreiber est décédé le 24 juillet 2011. C'est notre ami, nous avons travaillé ensemble avec la même conviction que le mode de vie [la vie quotidienne au sens situationniste - Guy Debord - du terme] est l'aspect le plus crucial de la médecine moderne et future.
Nous continuerons ce travail  en pensant à lui tous les jours qui nous restent.



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