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Je serai à Aix-les-Bains le 10 mars 2017

Ce sera à 18:00, au Palais des Congrès.

C’est Aix en Savoie, tout le monde a compris !

Le titre de la conférence : « Le cholestérol : ami ou ennemi ? »

Rencontrons-nous et bavardons un peu, si c’est possible dans cette grande arène…

J’essaierai de me rendre disponible.

La conférence est suivie d’un grand spectacle sur…

Je vous laisse aller voir sur le Site Internet de la Riviera des Alpes !

 

 

 

 

 

ALERTE : confirmation de la neurotoxicité des médicaments anticholestérol !

 

Lentement mais sûrement, ils « lâchent le morceau » comme disent les policiers…

Bien sûr, ils « freinent des quatre pattes » ; mais finalement ça sort… Mais, soyons rassurés, il y aura d’autres épisodes !

Pour beaucoup de victimes, ça émerge trop tard ; le mal est fait, hélas ; mais les complices de cette malfaisance n’en ont cure, ils auront fait du business (du petit minable comme du gros) jusqu’au bout de la nuit !

Il faut dire que la stratégie des industriels et de leurs complices est formidablement bien organisée. Faut dire que pour certains (les vendeurs d’anti-PCSK9) c’est une question de vie ou de mort. Si nous devons sombrer, pensent-ils, autant avoir tout essayé, même le pire…

Ça passe ou ça casse, dit-on ; seulement voilà, même si ça passait, par ces temps, ça casserait… CQFD !

Ci-dessous le titre d’un article paru en 2016 dans le journal officiel du Collège Américain de Cardiologie (l’équivalent de notre Société Française de Cardiologie) où les auteurs présentent un « state-of-art » (l’état des connaissances) de la supposée toxicité des statines, incluant de façon anecdotique (selon eux) leur neurotoxicité.

Ils nous disent simplement que les données publiées suggérant une neurotoxicité des médicaments anticholestérol (seules les statines sont d’intérêt pour eux dans cet article) sont soit de faible valeur scientifique soit négatives ; et, d’un revers de main ample et capricieux, ils rejettent cette idée absurde (selon eux) que les statines soient toxiques de façon significative.

Cela dit, seuls les naïfs peuvent être trompés. Il suffit de lire la liste des liens d’intérêt de nos auteurs (ci-dessous). Cette sorte d’experts factices ne devraient pas pouvoir s’exprimer dans des revues supposées rapporter les avis et recommandations officielles de Sociétés Savantes nationales ou internationales, au-dessus de tout soupçon en principe. Ça nous donne une bonne idée de la valeur (éthique et scientifique) des discours émis par lesdites Sociétés Savantes et autres académies ; là-bas et ici ; complotisme inclus ou pas…

Reste que nous (experts indépendants) devons informer sans relâche ; et contre vents et marées, comme disent les navigateurs.

Il faut le répéter encore : ces médicaments sont très toxiques pour le système nerveux et ne servent à rien pour protéger le système cardiovasculaire !

Pourquoi j’insiste aujourd’hui ? Quelque chose de nouveau ?

Effectivement, il y a du nouveau. je résume !

Un article de Février 2017 (ci-dessous), publié par des scientifiques américains se prétendant libres de tout lien commercial, rapporte de très mauvaises nouvelles concernant la neurotoxicité de la nouvelle classe de médicament anticholestérol injectables, les anti-PCSK9.

Ils n’ont pas eu accès aux données brutes des essais cliniques qu’ils décrivent et qui sont généralement inaccessibles du fait de « secret industriel ». Autrement dit, ils analysent sagement des données que les industriels ont bien voulu libérer. A prendre avec prudence ; c’est probablement la pointe de l’iceberg.

Malgré ces restrictions, la neurotoxicité des ces nouveaux médicaments anticholestérol saute aux yeux.

Pourtant les 11 études analysées sont de brève durée (entre 6 mois et 2 ans) et le groupe témoin (9 fois sur 11) reçoit déjà un traitement anticholestérol. Les anti-PCSK9 ne sont pas comparés à un placebo ; leur neurotoxicité est comparée à d’autres traitements neurotoxiques ; ce qui affaiblit la signification statistique et clinique. Enfin, la plupart des études ont un faible recrutement puisqu’il s’agissait plutôt d’études pilotes visant justement à vérifier la toxicité des ces médicaments ; et donc recrutant soigneusement des sujets ou des patients qui n’étaient pas « à risque » d’effets adverses. Ce point est important car, une fois ces médicaments sur le marché, les prescripteurs ne prendront pas les mêmes précautions que les recruteurs des études pilotes de l’industriel.

Malgré ces limites, et sans entrer dans les détails, les auteurs nous disent que le risque de neurotoxicité est multiplié par 3 environ !

Ce qui est considérable et justifie effectivement le titre assez alarmiste de l’article. D’autant que la durée d’exposition a été brève, que les témoins étaient eux-mêmes exposés à des traitements neurotoxiques et surtout que seules des complications neurologiques sévères ont été enregistrées dans cette base de données « commerciales » ; laissant penser que d’autres évènements moins sévères n’ont probablement pas été rapportés ou pas analysés dans cette étude …

En l’occurrence, les sévères complications rapportées (quoique mal décrites dans l’article) sont des delirium, des états confusionnels, des désordres (je traduis de l’anglais) cognitifs, des états démentiels, des amnésies, des troubles de la pensée et de la perception, et autres troubles mentaux sans autres précisions ; on mesure la gravité potentielle de ce qui est rapporté ; laissant présumer qu’il y avait probablement d’autres manifestations moins graves de neurotoxicité… et qu’avec une durée d’exposition prolongée…

Conclusions provisoires :

1) baisser le cholestérol (quel que soit le moyen utilisé) est neurotoxique, à plus ou moins long terme ;

2) ce qui confirme totalement les données antérieures avec les statines ;

3) et démontre qu’il ne faut pas croire les experts rémunérés qui prétendent le contraire ;

4) et laisse penser que des patients non sélectionnés (une fois les anti-PCSK9 commercialisés et utilisables par tous les médecins) pourraient être beaucoup plus sensibles et donc beaucoup plus souvent victimes de ces médicaments anticholestérol ;

5) comme on le voit déjà avec les statines (voir le livre « L’horrible vérité sur…« ), malgré le déni des experts rémunérés ;

6) les anticorps anti-PCSK9 passent donc réellement dans le cerveau (franchissent la barrière hémato-méningée), c’est une confirmation, comme le font les statines ;

7) les anticorps anti-PCSK9 ne semblent pas (selon cette étude) amplifier les effets toxiques musculaires des statines ; ce qui suggère que les statines auraient un effet toxique spécifique (indépendant de la diminution du cholestérol) probablement dû à leurs effets sur les mitochondries.

Petite addition anecdotique, pour avoir une idée du degré de désinformation actuelle à propos des médicaments anticholestérol. En ce début d’année 2017, une autre équipe d’experts (mais rémunérés cette fois) publie l’exact contraire de l’article que je viens de commenter. Pour eux, il n’y a pas de neurotoxicité des anti-PCSK9 !

Je me contente de rajouter la conclusion de cet article (ci-dessous) et la liste des liens d’intérêt des auteurs, une brochette d’individus peu « recommandables » !

Comment faire la part des choses ? Qui croire ?

Ce n’est pas si difficile.

Avec plus de 40 années d’activité professionnelle dans ce milieu, je peux (en toute modestie et hors de tout complotisme paranoïde) donner la formule magique : en cas de discordance frontale dans des données scientifiques, plutôt que d’essayer une impossible synthèse, contentez vous de vérifier le degré de dépendance ou d’indépendance des investigateurs…

Ne pas croire les experts rémunérés ! C’est une précaution minimale.

L’absence de conflit d’intérêt ne garantit pas la qualité et la présence de conflit d’intérêts n’est pas automatiquement associée à de la corruption, certes, mais il s’agit souvent de « vie ou de mort » pour des équipes de recherche ou des petites sociétés commerciales. Ils sont prêts à tout et l’éthique médicale et scientifique est le dernier de leurs soucis.

De façon générale, il faut désormais exiger une totale indépendance des comités scientifiques en charge de faire des recommandations aux médecins.

Et évidemment, il faut exiger, quel que soit le médicament étudié, un accès libre aux données cliniques brutes de l’étude.

Pas de commercialisation sans une vérification des données brutes par de vrais experts vraiment indépendants !

C’est vrai pour les statines, et les anti-PCSK9 et même aussi pour les vaccins !

On ne devrait même pas avoir à le demander… Quelle époque !

Et pas un seul politicien pour le dire.

Des branquignoles, je vous dis !

Amen !

 

 

 

 

 

 

 

 

Cholestérol, statines et économie politique

 

Une nouvelle génération arrive enfin qui semble vouloir développer un esprit critique plus acéré que celui de la précédente.

Nous l’avons vu à propos de la relecture-révision-correction des grandes études épidémiologiques célébrant la culpabilité du cholestérol, les effets miraculeux des statines ou l’intérêt des régimes alimentaires anticholestérol.

J’ai du boulot pour mon prochain livre, seulement en rapportant et expliquant cette masse de nouvelles informations dégagées du carcan du marketing industriel.

Les professeurs de cardiologie, d’ici et d’ailleurs (peuchère !), vont adorer !

Un autre aspect critique de cette façon de revisiter les affirmations péremptoires d’un passé récent concerne les relations entre le métabolisme du cholestérol, l’usage de médicaments qui l’altère (en particulier dans le cerveau),  nos activités cérébrales, nos propres comportements économiques et les répercussions possibles sur la sphère économique et financière générale.

Je vais prendre deux exemples simples pour cette petite enquête ; ce n’est pas de moi ; je ne fais que rapporter ; je sais le rapportage, c’est vilain ; mais ici c’est plutôt du reportage…

1er exemple : le cas Pfizer en Irlande

Vous pouvez vous informer directement si vous êtes anglophone ici :

http://www.rte.ie/news/2016/1126/834609-pfizer-cancels/

Si vous ne l’êtes, sachez que le verbe « cancel » veut dire « annuler » et que le mot anglais « plant » n’ a rien à voir ici avec les végétaux, c’est une usine.

Je résume : Pfizer, suite à l’échec de son nouveau médicament anticholestérol anti-PCSK9 – on ne sait pas de quel échec il s’agit exactement (secret industriel !) – renonce à son développement et à ses investissements (400 millions d’€) sur son site industriel Irlandais.

Ce n’est pas rien pour l’économie Irlandaise ; désolé ; mais c’est bien pour le cholestérol de tout un chacun… Sauf que, faute de Pfizer, y en aura d’autres…

Autre question : que fait cet américain mastodonte en Irlande ? Pas bien chez lui ?

Vous n’y êtes pas, Watson, il est là pour payer moins d’impôts qu’en Europe continentale ou aux USA. Complicité des gouvernements !

Pourquoi ? Comment ? Connivence des politiciens. Ce n’est pas de la politique de gauche ou de droite, c’est de l’économie politique. Dans d’autres branches professionnelles que le politique, ça s’appelle « faire des ménages ».

Pas propre tout ça !

2ème exemple : la crise (le krach, dit-on quand on est du système) financière de 2007-2008

On est dans l’hypothèse, certes, mais notre jeune psychologue américain (dont je vais parler) n’y va pas par 4 chemins.

C’est ça : The potential behavioral and economic impacts of widespread HMG-CoA reductase inhibitor (statin) use. Par Mathew Gendle, Department of Psychology, Elon University, NC, USA.

Je traduis en simplifiant : « L’impact potentiel de la prescription immodérée des statines sur le comportement (aberrant) des milieux financiers« .

Nous savions qu’avoir un cholestérol bas n’est pas l’idéal pour les neurones et que les statines entraînent des troubles cognitifs et comportementaux.

Certes, certains niais s’obstinent encore à espérer qu’en abaissant le cholestérol dans le sang avec des statines on pourrait retarder le déclin cognitif lié à l’âge [voir la récente Étude HOPE-3 : pas que l'aspect cognitif qui fasse honte ; même à tout scientifique bien disposé à l'égard de l'industrie...] ; mais c’est peut-être une manifestation de la dégradation accélérée des capacités cognitives de ceux qui sont rémunérés pour faire les perroquets savants ; va savoir…

L’observation des comportements fous des milieux financiers dans les années qui précédèrent la crise de 2007-2008 a conduit des gens sérieux à se demander si la prescription massive  de statines à cette époque dans les milieux « favorisés » travaillant en milieux financiers ne pouvait pas expliquer, au moins en partie, la crise financière de 2007-2008.

Parmi les dizaines de millions d’américains victimes des statines, il est en effet certain que beaucoup travaillaient dans ces sphères « privilégiées ».

Bon, je vous passe les détails de l’argumentaire ; le plus intéressant se trouve sans doute dans les tests psychométriques faits chez des jeunes américains (à l’université) en les séparant en deux groupes en fonction de leurs niveaux de cholestérol.

Le test s’appelle Iowa Gambling Task (ou IGT) et  mesure l’impulsivité et la capacité à prendre des décisions rapides (c’est du ressort du cortex préfrontal, disent les artistes en la matière ; dont je ne fais pas parti) ; ceux qui aiment vérifier trouveront sur Internet de quoi occuper leurs longues soirées d’hiver.

Le test est considéré comme une bonne façon d’évaluer les capacités de jugement des individus face à des défis financiers (gagner ou perdre beaucoup, en peu de temps, suite à des décisions individuelles).

Bon, ce n’est pas mon truc ; mais je relève que selon ces experts du truc (visiblement indépendants du business de BigPharma) : les jeunes gens qui avaient un cholestérol bas avaient plus de comportements aberrants que ceux qui avaient un cholestérol élevé.

Ah, Bon Dieu, voilà qui expliquerait beaucoup de choses : Madoff était-il sous statine ?

Pas sûr ! C’est un peu plus compliqué car Madoff est un « malin » ; et un grand escroc est souvent très « neuronal »… Donc, surtout pas de statine !

Cela dit, ces résultats ne sont pas étonnants : avoir un cholestérol bas est connu pour augmenter le risque de suicide et autres comportements associés à une impulsivité non maitrisée.

Ce qui est intéressant avec le Iowa Gambling Task dans l’étude de nos psychologues américains, c’est qu’il testait un comportement économique et financier ; et que c’est assez catastrophique. Certes, il faudrait confirmer, affiner, etc…

Mais en attendant (c’est le résumé de mon 2ème point), si j’étais DRH dans une banque, je ne recruterais plus aucun collaborateur sous statine et je privilégierais les candidats avec un cholestérol élevé. Plus de sang-froid ! Plus de jugeote !

Je me demande si l’état actuel de nos milieux intellectuels (il suffit d’ouvrir le poste pendant 5 minutes) ne pourrait pas aussi s’expliquer ainsi. Si je devais recruter un chroniqueur politique, économique ou sportif pour une télé ou une radio, je me (et lui) poserais des questions sur son cholestérol.

Idem dans les milieux universitaires !

Pour le monde de la recherche, pas besoin de se questionner, je sais !

Et voilà pourquoi, selon certains, les statines pourraient avoir contribué au krach de 2007-2008.

Au moment où, comme électeurs, nous allons devoir faire des choix décisifs, il n’est pas inutile à mon avis d’exiger de nos hommes et femmes politiques qu’ils nous disent :

1) leur niveau de cholestérol sanguin ;

2) s’ils sont sous statines ou autres médicaments anticholestérol.

Les premiers qui lancent la pétition en ce sens gagnent un sucre d’orge… bio !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prévention primaire et secondaire : késako ?

 

Suite au film sur le cholestérol et les statines diffusé sur ARTE, certains se posent la question de savoir si les statines peuvent être utiles quand même dans certaines circonstances.

Ceux qui ont lu attentivement nos livres savent que non ; mais ce blog sert aussi à préciser des points obscurs ; allons-y !

Certains, donc, persistent à dire (et écrire) que pour des raisons (qu’ils disent inconnues) les statines protègent un peu les patients qui ont déjà fait un premier infarctus ; contrairement à ceux qui n’en ont jamais fait.

C’est la distinction classique entre « prévention primaire » [empêcher un premier infarctus] et la « prévention secondaire » [empêcher un second ou troisième infarctus].

Cela a-t-il du sens ?

Cette distinction n’a aucun intérêt médical ou scientifique.

Un infarctus est un infarctus, c’est-à-dire une obstruction totale d’une artère coronaire par un caillot de sang qui s’est généralement formé sur le site d’une sténose (plaque d’athérosclérose) en cours de transformation ; pour diverses raisons, elle se transforme ; je ne rentre pas dans les détails maintenant.

Si un médicament est relativement actif pour empêcher un infarctus, par exemple l’aspirine en empêchant la formation du thrombus plaquettaire (phase initiale de formation du caillot qui va tout boucher), ce médicament est actif sur TOUS les infarctus : les premiers, les deuxièmes ou les troisièmes !

Le cholestérol ne joue aucun rôle dans ces processus pathologiques ; le faire baisser dans le sang avec une statine (par exemple) n’a aucune chance d’avoir un effet préventif.

D’où vient alors (et à quoi sert) cette notion qu’il y aurait une possible différence d’efficacité des statines en « prévention primaire » et en « prévention secondaire » ?

Ça n’a rien de physiopathologique. C’est un « truc » de la petite cuisine des essais cliniques. Pour comprendre ça, il faut avoir soi-même un peu cuisiné, de préférence avec des grands Chefs ; je vais essayer d’expliquer en deux mots et en simplifiant ; ce qui (la simplification) n’est pas ma spécialité ; mes enfants me le disent tous les jours : « papa, fais plus court… »

Les sales gosses ! Aucun respect !

Si vous voulez démontrer qu’un médicament est efficace (utile) dans une pathologie donnée, il faut tester ce médicament contre un placebo dans un essai clinique.

Vous devez poser une hypothèse dite primaire ; j’expliquerai un autre jour ce qu’est une « hypothèse primaire » ; c’est un point crucial !

Hypothèse : je teste si ce médicament diminue de 50% (par exemple) le risque d’infarctus.

Je recrute mes patients dans une population donnée bien caractérisée :

1) si je m’adresse à une population dans laquelle la fréquence de l’infarctus est faible, par exemple 1 pour 1000 patients par an, je vais devoir recruter beaucoup de patients que je vais devoir suivre longtemps pour démontrer une réduction du risque de 50% ;

2) si je m’adresse à une population avec une fréquence d’infarctus élevée, par exemple 1 pour 10 patients par an, il me faudra beaucoup moins de patients et la durée du suivi sera plus brève. Je fais exprès de caricaturer les chiffres pour expliquer.

Ce sont deux essais cliniques différents sur un plan très pratique, tout le monde a compris :

1) dans le 1er cas, je peux m’adresser à la population générale, en principe indemne d’infarctus au moment du recrutement ; recrutement aisé relativement mais le coût est important ; c’est le contexte de la « prévention primaire » ;

2) dans le 2ème cas, il s’agit généralement de patients qui ont déjà eu un infarctus [contexte de "prévention secondaire"] et ils sont recrutés via un service hospitalier ; il faut donc (pour le laboratoire pharmaceutique détenteur du brevet de la molécule à tester) avoir accès aux services hospitaliers ce qui génèrent des difficultés spécifiques.

Telles sont les différences entre « prévention primaire » et « prévention secondaire« . Rien de scientifique ou médical, juste de la cuisine épidémiologique…

Ça n’a donc rien à voir avec la physiopathologie (le mécanisme causal) de l’infarctus et les effets biologiques des médicaments testés.

Pourquoi certains s’obstinent-ils à croire qu’il y a une différence ?

Je pense que, outre le manque de culture scientifique et médicale, il y a surtout des supposés experts qui ne veulent pas admettre qu’ils ont été (ou qu’ils se sont) trompés. Le cas typique est celui de la Direction de la revue Prescrire.

Ils ne peuvent pas changer un jugement qu’ils ont émis dans les années 1990s au moment où les premiers essais sur les statines ont été publiés, dans le contexte de prévention secondaire essentiellement.

Ils ne comprennent pas que depuis cette époque les règlementations des essais cliniques ont changé et que tous les essais récent sont négatifs, y compris en prévention secondaire.

Il faut faire l’effort de revoir l’historique des essais cliniques testant les statines.

C’est comme une randonnée en montagne : on ne voit pas le même paysage à l’aller et en montant (l’effort physique n’étant pas le même, on n’a pas les mêmes yeux) et au retour en redescendant.

C’est au retour qu’on voit le mieux les paysages traversés, des crêtes sommitales au fond de la vallée en passant par les alpages et les refuges.

Dans le cas des statines, il faut d’urgence revoir le film ; mais en commençant par la fin ; c’est là qu’on comprend tout.

Nous l’avons raconté dans nos livres, notamment « Cholestérol, mensonge et propagande » mais les rédacteurs de Prescrire ne lisent pas les livres de vulgarisation ; ils laissent ça au « petit » peuple et, de fait, ce « petit » peuple peu ou prou méprisé (par rapport aux éminences doctorales)  en sait plus qu’eux !

Et c’est finalement, telle est l’Histoire (avec un grand H), le « petit » peuple qui renverse les dictatures, notamment celles de l’Esprit !

Amen !

 

 

 

 

 

Debriefing rapide après l’émission d’ARTE

Je ne parle maintenant que du débat.

Un des problèmes fut le non-respect par la chaîne de l’obligation de demander aux intervenants sur le plateau de déclarer leurs conflits d’intérêt.

C’est dommage car cela permet de relativiser les propos des uns et des autres.

Pour le digne et patient (oups !) Dr de Lorgeril (que je connais bien) : aucun lien avec l’industrie du médicament depuis au moins 15 ans.

Pour le subtile Pr Laufs, c’est ci-dessous et c’est sa confession dans un article récent :

Si vous savez compter, ça fait pas moins de 21 liens actifs ou récents (on ne sait pas…).

Ça fait beaucoup de travail tout ça car les « sponsors » et autres « donateurs » ne coiffent pas gratis en général ; il faut rendre service et le bon service.

Principe basique de la sociologie du don ; la réciprocité !

Il faut aussi que le professeur (qui est enseignant, chercheur et médecin) s’occupe de ses malades, de ses étudiants et de ses techniciens et chercheurs associés (sans parler des thésards)…

On peut donc lui concéder qu’il est un « as du volant » et que moi-même je ne suis qu’un grossier prolétaire tout juste bon à gratter…

Mais il ne faut s’étonner non plus que notre brillant conducteur ait quelques déficiences ponctuelles ; et certainement négligeables par rapport aux multiples services rendus à la Société ; et au delà desquels nous ne saurions voir que des détails malpropres… Beurk !

 

 

 

 

 

 

Cholestérol et statines: Ils pètent les plombs les Helvètes !

Au secours, Guillaume Tell, ils sont devenus fous !

Même nos cousins Helvètes ne savent plus où ils habitent !

Suite au passage du film d’Anne Georget ["Cholestérol, le grand bluff"] ce lundi 26 Septembre sur la radio télévision Suisse, on se questionne outre Jura…

On peut aller voir ça, c’est amusant : http://www.rts.ch/info/sciences-tech/8044639-cholesterol-la-controverse-ou-chacun-defend-son-bout-de-gras.html

Le film passera sur ARTE en Octobre, un peu de patience !

J’apparais sur le film plusieurs fois, et notamment pour expliquer de quoi est faite une plaque d’athérosclérose ; j’explique notamment que les quantités de cholestérol y sont infinitésimales ; par opposition aux dépôts de calcium qui peuvent être importants ; ces dépôts calciques dans les artères sont :

1- prédictifs du risque de complications cardiovasculaires ;

2- augmentés par la prise de statines. CQFD disaient les intellos, autrefois, quand cet espèce en voie de disparition  s’exprimait encore un peu, parfois…