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Les grandes illusions de la vaccinologie (saison 5)

 

Comme déjà discuté dans les saisons précédentes, deux camps s’opposent dans nos sociétés occidentales (là où la parole est la plus libre en principe) à propos des vaccins ; et cette opposition semble irréductible sur de nombreux aspects de la vaccinologie. Je vais rapidement discuté un de ces aspects particulier : celui de la supposée « banalité immunologique » de la vaccination.

Cette idée (défendue mordicus par les vaccinalistes) de « banalité » repose sur l’affirmation que nous (y compris nos bébés et jeunes enfants) sommes dès notre naissance soumis à un intense bombardement antigénique ; dit autrement, nous subissons de façon quotidienne une intense exposition à toutes sortes de substances et objets de la Nature (et d’autres objets moins naturels) susceptibles de stimuler notre système immunitaire.

Dans ces conditions, selon les vaccinologues, redouter les effets d’une exposition supplémentaire à quelques antigènes vaccinaux [administrés selon un calendrier (vaccinal) pensé par des experts pour nous protéger de terribles maladies infectieuses] sous prétexte qu’il y en aurait plusieurs dans la même seringue est simplement absurde.

Sauf que…

Sauf que la façon dont nous sommes exposés aux antigènes infectieux naturels – virus et bactéries, pour faire simple – est très différente de celle induite par les vaccins.

Prenons un exemple simple : la triple vaccination contre la Rougeole, les Oreillons et la Rubéole, aussi appelée ROR, on comprend immédiatement pourquoi.

Il s’agit d’injecter deux fois (à quelques mois d’intervalle) simultanément trois virus pathogènes vivants (certes atténués) à des bébés de 9 à 15 mois.

Question : quelle est la probabilité naturelle qu’un bébé de quelques mois rencontrent simultanément et à dose massive trois virus pathogènes à la même minute ? Et deux fois à quelques semaines ou mois d’intervalle ?

Les vaccins ROR les plus utilisés en France ne contiennent pas d’aluminium, pas de mercure et pas de formaldéhyde (très toxique et parfois utilisée pour inactiver les agents pathogènes).

Sauf que…

Ils contiennent par contre un antibiotique [la néomycine, qui est en principe exclusivement utilisé par voie orale car non absorbable] et du sorbitol qui peut provoquer des réactions chez des personnes sensibilisées par exemple au fructose.

Question : quelle est la probabilité qu’un bébé de quelques mois se voit injecter (y compris à faible dose) un antibiotique hautement toxique (uniquement autorisé en forme injectable en médecine vétérinaire) et une sorte de sucre utilisé uniquement par voie orale pour traiter la constipation ?

Autre question. Sachant que la charge virale administrée avec un vaccin a été fabriquée avec des techniques spécifiques [multiplication virale sur des culture de cellules animales entretenues et nourries avec toutes sortes d'ingrédients, y compris du sérum de fœtus de veau (FBS ou fetal bovine serum)], et sachant que c’est avec grande surprise qu’un beau matin on découvrît (en prenant un exemple caricatural certes) la présence de prions dans des produits animaux couramment utilisés en nutrition humaine, quelle garantie avons-nous que nous n’injectons pas des ingrédients de cultures de cellules toxiques à plus ou moins long terme à nos bébés ?

Questions : pouvons-nous faire confiance aux fabricants pour immédiatement dénoncer toute information suspecte ? Pouvons-nous faire confiance aux Administrations ailleurs et ici pour assurer notre protection ? Les études de surveillance après mise sur le marché des vaccins sont-elles suffisamment pro-actives, suffisamment longues et les échantillons concernés sont-ils suffisants pour détecter des effets secondaires rares ?

Tout le monde sait répondre !

Autre question. Quelle est la façon naturelle de rencontrer ces trois virus pathogènes ? Est-ce différent de la rencontre par vaccination ?

Ces microbes sont autour de nous et nous y sommes exposés quand nous rencontrons des porteurs sains ou malades. Comme dit précédemment, il est quasi impossible que ces porteurs nous contaminent avec les trois virus en même temps. Il n’est pas impossible que la dose d’un virus soit forte, un gros tousseur pouvant effectivement émettre des doses massives d’aérosols contaminants dans une atmosphère contrainte (salle de classe, bureau, salle de spectacle…).

Ce qui est certain c’est que cette rencontre se  produira via des contacts aériens et/ou digestifs. Autrement dit, la pénétration dans notre organisme sera progressive ; et sera « filtrée » par nos systèmes immunitaires locaux et régionaux.

Je m’explique en prenant l’exemple d’une exposition digestive. On pourrait discuter aussi de l’immunité pulmonaire mais je fais simple.

Nous savons tous que notre intestin n’a pas qu’une fonction digestive. Il est aussi notre premier organe de défense anti-infectieux. Ce système immunitaire intestinal travaille de façon étroite avec notre microbiote intestinal (environ deux kilos de bactéries et autres pathogènes pour un individu de 70 kilos). Autrement dit, quand un agent pathogène arrive jusqu’à nos organes (y compris le cerveau) via la circulation sanguine, il a déjà subi des transformations et les organes cibles ont été « avertis ».

Sauf que…

La vaccination avec le ROR est une injection intramusculaire ou sous-cutanée d’agents pathogènes qui court-circuite tous nos système de défense loco-régionaux.

Faut-il mettre les points sur les i ?

La vaccination par injection répétée de doses massives d’agents pathogènes multiples n’a rien à voir avec une exposition naturelle aérienne ou digestive.

Elle s’accompagne de l’injection de produits toxiques (certains identifiés, d’autres non) qui même à faibles doses en théorie peuvent avoir des conséquences inattendues chez des bébés d’autant qu’il s’agit d’injections et qu’aucune étude de toxicité sérieuse n’a été conduite pour nous rassurer.

Contrairement aux idées farfelues ou naïves de quelques idéologues et académiciens, l’exposition à des agents pathogènes via la vaccination par injection est une agression majeure de nos bébés et petits enfants.

Que certains d’entre eux développent, à court ou moyen terme, des complications (notamment neurologiques, vu le tropisme cérébral de ces virus-là) n’a rien d’étonnant !

Que des médecins et des parents soient méfiants n’a rien d’étonnant ! Qu’on veuille les obliger à injecter quand même est très étonnant !

Ce qui est étonnant aussi c’est que des médecins et des parents ne soient pas méfiants.

Dernière question : qui donc a eu l’idée saugrenue de mettre dans la même seringue ces trois virus-là ? Scientifiquement et médicalement absurde !

Répondre à cette question nécessite une enquête indépendante et permettrait peut-être de dévoiler quelques aspects sombres de l’histoire de la vaccinologie.

 

 

 

Les grandes illusions de la vaccinologie (saison 3)

 

Les vaccinologues, de façon générale, rejettent l’idée que des vaccins (certains) puissent avoir des effets délétères chez certaines personnes, notamment des enfants. Pour résumer, ce serait selon eux des questions négligeables par rapport aux miraculeux bienfaits individuels et sociétaux de la vaccination de masse !

Contrairement à ce que pensent ces simplifiologues assermentés, la question n’est pas si simple et doit être analysée avec beaucoup de sérieux ; et de façon scientifique si possible. Ça ne prend pas 10 lignes sur un blog et je vais donc m’y essayer en plusieurs étapes.

Je vais maintenant discuter un 1er aspect de la question des effets (plus ou moins) toxiques des vaccins, objet d’une cruelle controverse entre les victimes de la vaccination (et leurs défenseurs) et les technocrates pro-vaccinaux dont les points de vue sont trop souvent la simple négation injurieuse d’évidences qu’ils refusent d’admettre.

Dans mon précédent bulletin, j’ai expliqué le caractère inéluctable des maladies infectieuses et nos limites pour s’en protéger. Il y en aura toujours ! Et les victimes (c’était mon deuxième message) seront toujours les mêmes (les pauvres, les mal-nourris, les immunodéprimés, etc…). S’il est difficile (mais pas impossible) d’éradiquer la pauvreté, il est très réaliste d’essayer d’apprendre à vivre et se nourrir à nos contemporains de façon telle qu’ils acquièrent un système immunitaire qui les protègera ; sans pour autant compromettre leur santé.

Pourquoi je dis ça ?

Parce que si notre capacité immunitaire nous protège – ou, dit autrement, nous permet de nous adapter à notre environnement – il peut aussi nous rendre malade. Ce sont, par exemple, les maladies auto-immunes, des circonstances bizarres où notre immunité se retourne contre nous. Il se trouve que nous vivons une époque où les maladies auto-immunes sont devenues quasi épidémiques. Et ces maladies – qui attaquent nos organes de façon spécifique : la thyroïde, le pancréas, le système nerveux – peuvent être sévères. Pas vraiment amusant d’être diabétique insulino-dépendant (type 1) ou de devoir vivre avec une sclérose en plaque.

Certains scientifiques (des vrais, des sérieux, cette fois) ont avancé une théorie explicative de cette épidémie contemporaine de maladies auto-immunes. Leur fréquence ascendante serait, selon eux, inversement proportionnelle à la fréquence descendante des maladies infectieuses depuis environ 60 ans. Je laisse chacun apprécier les courbes ci-dessous extraites d’un article publié dans un journal de référence (le New England Journal of Medicine) en Septembre 2002.

Certes, concordance ne veut pas dire causalité. Juste le hasard ?

De plus, rien ne dit que les vaccins aient effectivement joué un rôle majeur dans cette régression des maladies infectieuses. Certains le disent ; mais les données scientifiques appellent à la plus grande réserve, comme je l’ai discuté dans mes bulletins précédents.

Il se trouve toutefois qu’au moment où la vaccination de masse se mettait en place dans nos pays on avait aussi les phénomènes décrits ci-dessus. Que la vaccination de masse ait vaincu (ou pas) certaines maladies infectieuses n’altère en rien l’intangible réalité qu’au même moment les maladies auto-immunes explosaient.

Cette théorie donne lieu à des discussions et controverses évidemment [ce qui est légitime...] mais rien ne peut nous empêcher de penser que les progrès accomplis dans la lutte contre les maladies infectieuses peuvent avoir un versant négatif. Dit autrement, il est préférable d’avoir à gérer 2 semaines d’oreillons ou de rubéole d’un enfant à la maison que toute une vie de diabète à l’insuline.

Se pose donc la terrible question de la responsabilité de la vaccination de masse  dans cette épidémie de maladies auto-immunes.

Ce qui clouerait définitivement le bec à ceux qui prétendent [Ah ! Les vandales !] que la vaccination n’est pas efficace…

Certes, d’autres facteurs ont joué des rôles cruciaux (outre la découverte et la large prescription des antibiotiques) dans la régression des maladies infectieuses, en particulier l’hygiène urbaine (la qualité des eaux dites potables, le tout-à-l’égout), l’éducation (nettoyage de plaies), l’asepsie, l’extraordinaire augmentation des niveaux de vie avec la régression de la sous-alimentation, etcétéra.

Ce qui caractérise toutefois la vaccination (contrairement par exemple aux antibiotiques et à l’eau potable), c’est que cette technique prétend stimuler le système immunitaire ; ce qui peut conduire chez certains (pas tous) vaccinés à des réactions aberrantes comme le développement inapproprié [les auto-anticorps] d’une attaque contre l’organisme que le système immunitaire est supposé protéger. Impossible de rejeter cette théorie !

Impossible aussi de la prouver définitivement. Tel est le sort des scientifiques sérieux : toujours dans le doute et le questionnement !

On peut toutefois avancer quelques arguments susceptibles de faire pencher la balance vers une théorie. Dans ce cas précis, on peut par exemple se demander si les vaccinés sont en meilleure santé que les non-vaccinés, ou l’inverse.

Difficile de répondre à cette question sans avoir accès aux données récoltées par les assurances-maladies. ll suffirait de vouloir savoir ; mais il n’est pas sûr qu’on le veuille…

Bravant tous les interdits et conformismes, des investigateurs américains ont essayé… Et malgré des obstacles multiples, ils ont réussi à publier quelques résultats. Ci-dessous :

Bien que cette étude ait quelques évidentes limites (ce n’est pas prospectif, pas de tirage au sort, etc…) mais aussi quelques forces (multiples ajustements pour des facteurs qui ont pu biaiser les données recueillies), les résultats sont impressionnants ; et très inquiétants pour les vaccinologues.

En effet, si (sans surprise) on observe moins d’antécédents de coqueluche et autre rubéole chez les vaccinés par rapport aux non-vaccinés (données qui crédibilisent les autres résultats de l’étude), il est assez évident que les non-vaccinés sont en meilleure santé.

Ils ont eu beaucoup moins d’allergies (rhinites et autres eczémas), moins d’otites et moins de pneumonies ; et évidemment, ils fréquentent moins les docteurs et les hôpitaux ; et ils consomment moins de médicaments, notamment moins d’antibiotiques ! Ce dernier point est crucial puisque les vaccinologues avancent souvent l’argument (apparemment fallacieux) que les vaccins  permettraient de moins prescrire les antibiotiques.

Ils utilisent aussi moins de médicaments contre la fièvre, et moins de traitements de l’allergie. Nous avons ainsi une indirecte confirmation que les vaccinations effectivement perturbent le système immunitaire ! Ce qui n’a rien d’étonnant…

Mais le plus inquiétant concerne la plus grande fréquence chez les vaccinés de pathologies dites du développement neurocognitif ; ce qui inclut, selon les termes des auteurs « learning disability, Attention Deficient Hyperactivity Disorder, and Autism Spectrum Disorder« , c’est-à-dire plus de troubles de l’apprentissage (intellectuel), plus de troubles de l’attention (avec la classique hyperactivité) et enfin plus d’autisme !

Oserais-je avouer que je suis effaré ?

N’est-il pas temps d’arrêter et réfléchir ?

Devant des données aussi inquiétantes, il est désormais impératif d’abolir toutes les formes d’obligation vaccinale ! Car rien ne peut obliger des parents à injecter des produits suspects à leurs enfants ; et rien ne doit obliger un médecin réfractaire à le faire !

Merci d’avance, Monsieur le Président, de penser à l’avenir de nos enfants et petits-enfants, puisque pour certains d’entre nous le mal est déjà fait !

 

 

 

 

 

Nous serons à Saumur le 31 mai 2017

A l’invitation de l’Association « Santé Liberté Entraide », je serai à Saint-Lambert des Levées (près de Saumur) le mercredi 31 Mai.

Ça se passera à 20:30 salle Martineau, rue de la Prévôté.

Le titre ?

« Cholestérol, ami ou ennemi ? »

Vu le délire actuel dans les milieux académiques et universitaires, il est urgent de revisiter un peu les basiques de la physiologie et de la médecine.

Invitez vos amis et vos médecins ; ça leur donnera l’occasion de s’exprimer…

Je serai à la disposition de chacun ; pourvu que le vin soit bon… et bio !

 

 

 

 

 

Je serai à LA FRETTE (Isère) le 18 Avril 2017

Où c’est ça La Frette ?

30 kilomètres de Grenoble.

Ce sera à la Salle des Fête à 20:00

Titre de la conférence : « CHOLESTÉROL : AMI OU ENNEMI ? »

Venez nombreux, on échangera entre amis.

Et selon affinités, on peut parler d’autres choses…

Notre hôte est un courageux habitant de La Frette qui a tout compris !

 

 

 

 

 

 

Je serai à Aix-les-Bains le 10 mars 2017

Ce sera à 18:00, au Palais des Congrès.

C’est Aix en Savoie, tout le monde a compris !

Le titre de la conférence : « Le cholestérol : ami ou ennemi ? »

Rencontrons-nous et bavardons un peu, si c’est possible dans cette grande arène…

J’essaierai de me rendre disponible.

La conférence est suivie d’un grand spectacle sur…

Je vous laisse aller voir sur le Site Internet de la Riviera des Alpes !

 

 

 

 

 

ALERTE : confirmation de la neurotoxicité des médicaments anticholestérol !

 

Lentement mais sûrement, ils « lâchent le morceau » comme disent les policiers…

Bien sûr, ils « freinent des quatre pattes » ; mais finalement ça sort… Mais, soyons rassurés, il y aura d’autres épisodes !

Pour beaucoup de victimes, ça émerge trop tard ; le mal est fait, hélas ; mais les complices de cette malfaisance n’en ont cure, ils auront fait du business (du petit minable comme du gros) jusqu’au bout de la nuit !

Il faut dire que la stratégie des industriels et de leurs complices est formidablement bien organisée. Faut dire que pour certains (les vendeurs d’anti-PCSK9) c’est une question de vie ou de mort. Si nous devons sombrer, pensent-ils, autant avoir tout essayé, même le pire…

Ça passe ou ça casse, dit-on ; seulement voilà, même si ça passait, par ces temps, ça casserait… CQFD !

Ci-dessous le titre d’un article paru en 2016 dans le journal officiel du Collège Américain de Cardiologie (l’équivalent de notre Société Française de Cardiologie) où les auteurs présentent un « state-of-art » (l’état des connaissances) de la supposée toxicité des statines, incluant de façon anecdotique (selon eux) leur neurotoxicité.

Ils nous disent simplement que les données publiées suggérant une neurotoxicité des médicaments anticholestérol (seules les statines sont d’intérêt pour eux dans cet article) sont soit de faible valeur scientifique soit négatives ; et, d’un revers de main ample et capricieux, ils rejettent cette idée absurde (selon eux) que les statines soient toxiques de façon significative.

Cela dit, seuls les naïfs peuvent être trompés. Il suffit de lire la liste des liens d’intérêt de nos auteurs (ci-dessous). Cette sorte d’experts factices ne devraient pas pouvoir s’exprimer dans des revues supposées rapporter les avis et recommandations officielles de Sociétés Savantes nationales ou internationales, au-dessus de tout soupçon en principe. Ça nous donne une bonne idée de la valeur (éthique et scientifique) des discours émis par lesdites Sociétés Savantes et autres académies ; là-bas et ici ; complotisme inclus ou pas…

Reste que nous (experts indépendants) devons informer sans relâche ; et contre vents et marées, comme disent les navigateurs.

Il faut le répéter encore : ces médicaments sont très toxiques pour le système nerveux et ne servent à rien pour protéger le système cardiovasculaire !

Pourquoi j’insiste aujourd’hui ? Quelque chose de nouveau ?

Effectivement, il y a du nouveau. je résume !

Un article de Février 2017 (ci-dessous), publié par des scientifiques américains se prétendant libres de tout lien commercial, rapporte de très mauvaises nouvelles concernant la neurotoxicité de la nouvelle classe de médicament anticholestérol injectables, les anti-PCSK9.

Ils n’ont pas eu accès aux données brutes des essais cliniques qu’ils décrivent et qui sont généralement inaccessibles du fait de « secret industriel ». Autrement dit, ils analysent sagement des données que les industriels ont bien voulu libérer. A prendre avec prudence ; c’est probablement la pointe de l’iceberg.

Malgré ces restrictions, la neurotoxicité des ces nouveaux médicaments anticholestérol saute aux yeux.

Pourtant les 11 études analysées sont de brève durée (entre 6 mois et 2 ans) et le groupe témoin (9 fois sur 11) reçoit déjà un traitement anticholestérol. Les anti-PCSK9 ne sont pas comparés à un placebo ; leur neurotoxicité est comparée à d’autres traitements neurotoxiques ; ce qui affaiblit la signification statistique et clinique. Enfin, la plupart des études ont un faible recrutement puisqu’il s’agissait plutôt d’études pilotes visant justement à vérifier la toxicité des ces médicaments ; et donc recrutant soigneusement des sujets ou des patients qui n’étaient pas « à risque » d’effets adverses. Ce point est important car, une fois ces médicaments sur le marché, les prescripteurs ne prendront pas les mêmes précautions que les recruteurs des études pilotes de l’industriel.

Malgré ces limites, et sans entrer dans les détails, les auteurs nous disent que le risque de neurotoxicité est multiplié par 3 environ !

Ce qui est considérable et justifie effectivement le titre assez alarmiste de l’article. D’autant que la durée d’exposition a été brève, que les témoins étaient eux-mêmes exposés à des traitements neurotoxiques et surtout que seules des complications neurologiques sévères ont été enregistrées dans cette base de données « commerciales » ; laissant penser que d’autres évènements moins sévères n’ont probablement pas été rapportés ou pas analysés dans cette étude …

En l’occurrence, les sévères complications rapportées (quoique mal décrites dans l’article) sont des delirium, des états confusionnels, des désordres (je traduis de l’anglais) cognitifs, des états démentiels, des amnésies, des troubles de la pensée et de la perception, et autres troubles mentaux sans autres précisions ; on mesure la gravité potentielle de ce qui est rapporté ; laissant présumer qu’il y avait probablement d’autres manifestations moins graves de neurotoxicité… et qu’avec une durée d’exposition prolongée…

Conclusions provisoires :

1) baisser le cholestérol (quel que soit le moyen utilisé) est neurotoxique, à plus ou moins long terme ;

2) ce qui confirme totalement les données antérieures avec les statines ;

3) et démontre qu’il ne faut pas croire les experts rémunérés qui prétendent le contraire ;

4) et laisse penser que des patients non sélectionnés (une fois les anti-PCSK9 commercialisés et utilisables par tous les médecins) pourraient être beaucoup plus sensibles et donc beaucoup plus souvent victimes de ces médicaments anticholestérol ;

5) comme on le voit déjà avec les statines (voir le livre « L’horrible vérité sur…« ), malgré le déni des experts rémunérés ;

6) les anticorps anti-PCSK9 passent donc réellement dans le cerveau (franchissent la barrière hémato-méningée), c’est une confirmation, comme le font les statines ;

7) les anticorps anti-PCSK9 ne semblent pas (selon cette étude) amplifier les effets toxiques musculaires des statines ; ce qui suggère que les statines auraient un effet toxique spécifique (indépendant de la diminution du cholestérol) probablement dû à leurs effets sur les mitochondries.

Petite addition anecdotique, pour avoir une idée du degré de désinformation actuelle à propos des médicaments anticholestérol. En ce début d’année 2017, une autre équipe d’experts (mais rémunérés cette fois) publie l’exact contraire de l’article que je viens de commenter. Pour eux, il n’y a pas de neurotoxicité des anti-PCSK9 !

Je me contente de rajouter la conclusion de cet article (ci-dessous) et la liste des liens d’intérêt des auteurs, une brochette d’individus peu « recommandables » !

Comment faire la part des choses ? Qui croire ?

Ce n’est pas si difficile.

Avec plus de 40 années d’activité professionnelle dans ce milieu, je peux (en toute modestie et hors de tout complotisme paranoïde) donner la formule magique : en cas de discordance frontale dans des données scientifiques, plutôt que d’essayer une impossible synthèse, contentez vous de vérifier le degré de dépendance ou d’indépendance des investigateurs…

Ne pas croire les experts rémunérés ! C’est une précaution minimale.

L’absence de conflit d’intérêt ne garantit pas la qualité et la présence de conflit d’intérêts n’est pas automatiquement associée à de la corruption, certes, mais il s’agit souvent de « vie ou de mort » pour des équipes de recherche ou des petites sociétés commerciales. Ils sont prêts à tout et l’éthique médicale et scientifique est le dernier de leurs soucis.

De façon générale, il faut désormais exiger une totale indépendance des comités scientifiques en charge de faire des recommandations aux médecins.

Et évidemment, il faut exiger, quel que soit le médicament étudié, un accès libre aux données cliniques brutes de l’étude.

Pas de commercialisation sans une vérification des données brutes par de vrais experts vraiment indépendants !

C’est vrai pour les statines, et les anti-PCSK9 et même aussi pour les vaccins !

On ne devrait même pas avoir à le demander… Quelle époque !

Et pas un seul politicien pour le dire.

Des branquignoles, je vous dis !

Amen !

 

 

 

 

 

 

 

 

Cholestérol, statines et économie politique

 

Une nouvelle génération arrive enfin qui semble vouloir développer un esprit critique plus acéré que celui de la précédente.

Nous l’avons vu à propos de la relecture-révision-correction des grandes études épidémiologiques célébrant la culpabilité du cholestérol, les effets miraculeux des statines ou l’intérêt des régimes alimentaires anticholestérol.

J’ai du boulot pour mon prochain livre, seulement en rapportant et expliquant cette masse de nouvelles informations dégagées du carcan du marketing industriel.

Les professeurs de cardiologie, d’ici et d’ailleurs (peuchère !), vont adorer !

Un autre aspect critique de cette façon de revisiter les affirmations péremptoires d’un passé récent concerne les relations entre le métabolisme du cholestérol, l’usage de médicaments qui l’altère (en particulier dans le cerveau),  nos activités cérébrales, nos propres comportements économiques et les répercussions possibles sur la sphère économique et financière générale.

Je vais prendre deux exemples simples pour cette petite enquête ; ce n’est pas de moi ; je ne fais que rapporter ; je sais le rapportage, c’est vilain ; mais ici c’est plutôt du reportage…

1er exemple : le cas Pfizer en Irlande

Vous pouvez vous informer directement si vous êtes anglophone ici :

http://www.rte.ie/news/2016/1126/834609-pfizer-cancels/

Si vous ne l’êtes, sachez que le verbe « cancel » veut dire « annuler » et que le mot anglais « plant » n’ a rien à voir ici avec les végétaux, c’est une usine.

Je résume : Pfizer, suite à l’échec de son nouveau médicament anticholestérol anti-PCSK9 – on ne sait pas de quel échec il s’agit exactement (secret industriel !) – renonce à son développement et à ses investissements (400 millions d’€) sur son site industriel Irlandais.

Ce n’est pas rien pour l’économie Irlandaise ; désolé ; mais c’est bien pour le cholestérol de tout un chacun… Sauf que, faute de Pfizer, y en aura d’autres…

Autre question : que fait cet américain mastodonte en Irlande ? Pas bien chez lui ?

Vous n’y êtes pas, Watson, il est là pour payer moins d’impôts qu’en Europe continentale ou aux USA. Complicité des gouvernements !

Pourquoi ? Comment ? Connivence des politiciens. Ce n’est pas de la politique de gauche ou de droite, c’est de l’économie politique. Dans d’autres branches professionnelles que le politique, ça s’appelle « faire des ménages ».

Pas propre tout ça !

2ème exemple : la crise (le krach, dit-on quand on est du système) financière de 2007-2008

On est dans l’hypothèse, certes, mais notre jeune psychologue américain (dont je vais parler) n’y va pas par 4 chemins.

C’est ça : The potential behavioral and economic impacts of widespread HMG-CoA reductase inhibitor (statin) use. Par Mathew Gendle, Department of Psychology, Elon University, NC, USA.

Je traduis en simplifiant : « L’impact potentiel de la prescription immodérée des statines sur le comportement (aberrant) des milieux financiers« .

Nous savions qu’avoir un cholestérol bas n’est pas l’idéal pour les neurones et que les statines entraînent des troubles cognitifs et comportementaux.

Certes, certains niais s’obstinent encore à espérer qu’en abaissant le cholestérol dans le sang avec des statines on pourrait retarder le déclin cognitif lié à l’âge [voir la récente Étude HOPE-3 : pas que l'aspect cognitif qui fasse honte ; même à tout scientifique bien disposé à l'égard de l'industrie...] ; mais c’est peut-être une manifestation de la dégradation accélérée des capacités cognitives de ceux qui sont rémunérés pour faire les perroquets savants ; va savoir…

L’observation des comportements fous des milieux financiers dans les années qui précédèrent la crise de 2007-2008 a conduit des gens sérieux à se demander si la prescription massive  de statines à cette époque dans les milieux « favorisés » travaillant en milieux financiers ne pouvait pas expliquer, au moins en partie, la crise financière de 2007-2008.

Parmi les dizaines de millions d’américains victimes des statines, il est en effet certain que beaucoup travaillaient dans ces sphères « privilégiées ».

Bon, je vous passe les détails de l’argumentaire ; le plus intéressant se trouve sans doute dans les tests psychométriques faits chez des jeunes américains (à l’université) en les séparant en deux groupes en fonction de leurs niveaux de cholestérol.

Le test s’appelle Iowa Gambling Task (ou IGT) et  mesure l’impulsivité et la capacité à prendre des décisions rapides (c’est du ressort du cortex préfrontal, disent les artistes en la matière ; dont je ne fais pas parti) ; ceux qui aiment vérifier trouveront sur Internet de quoi occuper leurs longues soirées d’hiver.

Le test est considéré comme une bonne façon d’évaluer les capacités de jugement des individus face à des défis financiers (gagner ou perdre beaucoup, en peu de temps, suite à des décisions individuelles).

Bon, ce n’est pas mon truc ; mais je relève que selon ces experts du truc (visiblement indépendants du business de BigPharma) : les jeunes gens qui avaient un cholestérol bas avaient plus de comportements aberrants que ceux qui avaient un cholestérol élevé.

Ah, Bon Dieu, voilà qui expliquerait beaucoup de choses : Madoff était-il sous statine ?

Pas sûr ! C’est un peu plus compliqué car Madoff est un « malin » ; et un grand escroc est souvent très « neuronal »… Donc, surtout pas de statine !

Cela dit, ces résultats ne sont pas étonnants : avoir un cholestérol bas est connu pour augmenter le risque de suicide et autres comportements associés à une impulsivité non maitrisée.

Ce qui est intéressant avec le Iowa Gambling Task dans l’étude de nos psychologues américains, c’est qu’il testait un comportement économique et financier ; et que c’est assez catastrophique. Certes, il faudrait confirmer, affiner, etc…

Mais en attendant (c’est le résumé de mon 2ème point), si j’étais DRH dans une banque, je ne recruterais plus aucun collaborateur sous statine et je privilégierais les candidats avec un cholestérol élevé. Plus de sang-froid ! Plus de jugeote !

Je me demande si l’état actuel de nos milieux intellectuels (il suffit d’ouvrir le poste pendant 5 minutes) ne pourrait pas aussi s’expliquer ainsi. Si je devais recruter un chroniqueur politique, économique ou sportif pour une télé ou une radio, je me (et lui) poserais des questions sur son cholestérol.

Idem dans les milieux universitaires !

Pour le monde de la recherche, pas besoin de se questionner, je sais !

Et voilà pourquoi, selon certains, les statines pourraient avoir contribué au krach de 2007-2008.

Au moment où, comme électeurs, nous allons devoir faire des choix décisifs, il n’est pas inutile à mon avis d’exiger de nos hommes et femmes politiques qu’ils nous disent :

1) leur niveau de cholestérol sanguin ;

2) s’ils sont sous statines ou autres médicaments anticholestérol.

Les premiers qui lancent la pétition en ce sens gagnent un sucre d’orge… bio !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prévention primaire et secondaire : késako ?

 

Suite au film sur le cholestérol et les statines diffusé sur ARTE, certains se posent la question de savoir si les statines peuvent être utiles quand même dans certaines circonstances.

Ceux qui ont lu attentivement nos livres savent que non ; mais ce blog sert aussi à préciser des points obscurs ; allons-y !

Certains, donc, persistent à dire (et écrire) que pour des raisons (qu’ils disent inconnues) les statines protègent un peu les patients qui ont déjà fait un premier infarctus ; contrairement à ceux qui n’en ont jamais fait.

C’est la distinction classique entre « prévention primaire » [empêcher un premier infarctus] et la « prévention secondaire » [empêcher un second ou troisième infarctus].

Cela a-t-il du sens ?

Cette distinction n’a aucun intérêt médical ou scientifique.

Un infarctus est un infarctus, c’est-à-dire une obstruction totale d’une artère coronaire par un caillot de sang qui s’est généralement formé sur le site d’une sténose (plaque d’athérosclérose) en cours de transformation ; pour diverses raisons, elle se transforme ; je ne rentre pas dans les détails maintenant.

Si un médicament est relativement actif pour empêcher un infarctus, par exemple l’aspirine en empêchant la formation du thrombus plaquettaire (phase initiale de formation du caillot qui va tout boucher), ce médicament est actif sur TOUS les infarctus : les premiers, les deuxièmes ou les troisièmes !

Le cholestérol ne joue aucun rôle dans ces processus pathologiques ; le faire baisser dans le sang avec une statine (par exemple) n’a aucune chance d’avoir un effet préventif.

D’où vient alors (et à quoi sert) cette notion qu’il y aurait une possible différence d’efficacité des statines en « prévention primaire » et en « prévention secondaire » ?

Ça n’a rien de physiopathologique. C’est un « truc » de la petite cuisine des essais cliniques. Pour comprendre ça, il faut avoir soi-même un peu cuisiné, de préférence avec des grands Chefs ; je vais essayer d’expliquer en deux mots et en simplifiant ; ce qui (la simplification) n’est pas ma spécialité ; mes enfants me le disent tous les jours : « papa, fais plus court… »

Les sales gosses ! Aucun respect !

Si vous voulez démontrer qu’un médicament est efficace (utile) dans une pathologie donnée, il faut tester ce médicament contre un placebo dans un essai clinique.

Vous devez poser une hypothèse dite primaire ; j’expliquerai un autre jour ce qu’est une « hypothèse primaire » ; c’est un point crucial !

Hypothèse : je teste si ce médicament diminue de 50% (par exemple) le risque d’infarctus.

Je recrute mes patients dans une population donnée bien caractérisée :

1) si je m’adresse à une population dans laquelle la fréquence de l’infarctus est faible, par exemple 1 pour 1000 patients par an, je vais devoir recruter beaucoup de patients que je vais devoir suivre longtemps pour démontrer une réduction du risque de 50% ;

2) si je m’adresse à une population avec une fréquence d’infarctus élevée, par exemple 1 pour 10 patients par an, il me faudra beaucoup moins de patients et la durée du suivi sera plus brève. Je fais exprès de caricaturer les chiffres pour expliquer.

Ce sont deux essais cliniques différents sur un plan très pratique, tout le monde a compris :

1) dans le 1er cas, je peux m’adresser à la population générale, en principe indemne d’infarctus au moment du recrutement ; recrutement aisé relativement mais le coût est important ; c’est le contexte de la « prévention primaire » ;

2) dans le 2ème cas, il s’agit généralement de patients qui ont déjà eu un infarctus [contexte de "prévention secondaire"] et ils sont recrutés via un service hospitalier ; il faut donc (pour le laboratoire pharmaceutique détenteur du brevet de la molécule à tester) avoir accès aux services hospitaliers ce qui génèrent des difficultés spécifiques.

Telles sont les différences entre « prévention primaire » et « prévention secondaire« . Rien de scientifique ou médical, juste de la cuisine épidémiologique…

Ça n’a donc rien à voir avec la physiopathologie (le mécanisme causal) de l’infarctus et les effets biologiques des médicaments testés.

Pourquoi certains s’obstinent-ils à croire qu’il y a une différence ?

Je pense que, outre le manque de culture scientifique et médicale, il y a surtout des supposés experts qui ne veulent pas admettre qu’ils ont été (ou qu’ils se sont) trompés. Le cas typique est celui de la Direction de la revue Prescrire.

Ils ne peuvent pas changer un jugement qu’ils ont émis dans les années 1990s au moment où les premiers essais sur les statines ont été publiés, dans le contexte de prévention secondaire essentiellement.

Ils ne comprennent pas que depuis cette époque les règlementations des essais cliniques ont changé et que tous les essais récent sont négatifs, y compris en prévention secondaire.

Il faut faire l’effort de revoir l’historique des essais cliniques testant les statines.

C’est comme une randonnée en montagne : on ne voit pas le même paysage à l’aller et en montant (l’effort physique n’étant pas le même, on n’a pas les mêmes yeux) et au retour en redescendant.

C’est au retour qu’on voit le mieux les paysages traversés, des crêtes sommitales au fond de la vallée en passant par les alpages et les refuges.

Dans le cas des statines, il faut d’urgence revoir le film ; mais en commençant par la fin ; c’est là qu’on comprend tout.

Nous l’avons raconté dans nos livres, notamment « Cholestérol, mensonge et propagande » mais les rédacteurs de Prescrire ne lisent pas les livres de vulgarisation ; ils laissent ça au « petit » peuple et, de fait, ce « petit » peuple peu ou prou méprisé (par rapport aux éminences doctorales)  en sait plus qu’eux !

Et c’est finalement, telle est l’Histoire (avec un grand H), le « petit » peuple qui renverse les dictatures, notamment celles de l’Esprit !

Amen !