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Je serai à Narbonne le vendredi 27 janvier

Si vous avez envie de me rencontrer ou de bavarder un peu, je serai à l’Hôtel de Ville à partir de 14:00.

Certes le programme concerne la nutrition avant tout mais on pourra parler d’autre chose lors de la séance de questions ; et même après avec un verre à la main mais là il faudra faire attention à mes réponses…

Marins d’eau douce ou vrais marins d’eau salée, à  vendredi !

 

 

 

 

 

 

Comment un risque familial (ou génétique) peut être neutralisé par un mode de vie protecteur

 

Nous savons depuis longtemps que le risque héréditaire de maladies cardiovasculaires [on dit aussi risque familial ou risque génétique] peut être, en partie ou totalement, neutralisé par l’adoption d’un mode de vie protecteur.

Nous le savons parce que, dans certains pays, les maladies cardiovasculaires sont (presque) soudainement apparues au décours de la seconde guerre mondiale, époque d’une extraordinaire modification des modes de vie, et notamment de s’alimenter, en parallèle à une évolution radicale des techniques de l’agriculture et de l’élevage (ladite révolution verte).

Avant, au Japon ou dans les pays méditerranéens, les médecins voyaient très peu ou pas du tout (ça dépend des endroits) d’infarctus du myocarde ; après, la courbe s’envole… pas très haut certes à côté des USA ; mais, partant de zéro, c’est impressionnant !

Facile de comprendre que la génétique des populations ne s’est pas modifiée entre 1940 et 1970 au Japon, en Italie ou en Grèce. Avant, y avait pas ; après, il y a de plus en plus avec les mêmes prédispositions (ou non-prédispositions) génétiques. Curieux !

Facile (à nouveau) de comprendre que ce qui est prépondérant ce n’est donc pas ladite prédisposition génétique puisqu’elle était presque totalement neutralisée avant 1940.

Bon ! On le savait mais on avait oublié !

Pas tous !

L’amnésie n’est pas non plus une fatalité ; merci de relire certains de mes ouvrages [par exemple, Prévenir l'infarctus et l'AVC] où le rôle éventuel de la génétique des maladies cardiovasculaires est très bien expliquée… En toute humilité… Bien sûr !

Pourquoi y revient-on aujourd’hui ?

Parce que des investigateurs américains reprennent cette question avec une approche nouvelle et amusante.

Ça ne nous apprend rien que nous ne sachions déjà mais c’est amusant ; d’un point de vue technique ; et puis il faut bien occuper toute cette jeunesse entre les repas…

L’époque le veut ainsi : on s’amuse d’un rien avec des objets technologiques ; ce qui permet d’évacuer les vrais problèmes qui ont l’inconvénient majeur de « couper l’appétit » ; ce qui est désobligeant pour les « chefs » qui veulent [qui doivent] occuper leurs ouailles avant de passer à table… en espérant qu’ils dégusteront avec enthousiasme les mets délicieux qu’ils leur ont préparés.

Et voilà comment, Madame la Duchesse, nous voilà tous, un beau matin, « trumpés » ou « brexités » sans avoir vu venir le missile… Telle est l’époque ! Faut s’y faire !

L’objet technologique du jour, c’est un score génétique supposé prédire le risque de complications cardiovasculaires à venir.

C’est là :   http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1605086

Nos collègues américains ont mis en parallèle ce score génétique [je fais comme si c'était de la très bonne science...] calculé chez des dizaines de milliers de patients américains et européens (des deux sexes et d’âge variable) avec un score de mode de vie.

Ils ont défini un (score de) mode de vie plus ou moins protecteur en fonction de 4 critères :

1) tabac ou pas ;

2) différents degrés de surpoids ;

3) différents degrés d’activité physique ;

4) différents degrés de nutrition protectrice.

C’est d’une incroyable naïveté mais d’une grande simplicité pour ensuite faire des calculs statistiques. C’est donc à prendre « avec des pincettes » et le nez bouché, comme tous les objets technologiques inutiles qui parasitent la vie quotidienne des braves gens : la nutrition protectrice dont ils parlent, par exemple, est très loin de la diète méditerranéenne. Pourrait mieux faire donc !

Ce qui étonnant c’est qu’avec des objets technologiques aussi frustres, nos amis parviennent quand même à « retrouver » (faire jaillir selon eux) des évidences connues de longue date. Et pas qu’un peu.

Je résume : si vous avez un mode de vie protecteur, vous annulez en partie les effets délétères liés à vos prédispositions génétiques.

D’environ 50%, selon nos athlètes, ce qui à mon avis est déjà considérable vu la grossièreté des méthodes utilisées.

Autrement dit, si vous avez un mode de vie protecteur, mais un vrai mode de vie protecteur tel que décrit dans notre livre Prévenir l’infarctus et l’AVC, pas un ersatz tel que celui décrit dans l’article suscité, vous pouvez réduire à presque rien le risque de maladies cardiovasculaires ; et cela quel que soit votre risque familial ou héréditaire ; et sans médicament !

Rapport bénéfice/risque de ce traitement imbattable !

Et cela concerne toutes les formes de prédisposition génétique, y compris celles liées aux anomalies génétiques du métabolisme des lipoprotéines [parfois appelées hypercholestérolémies familiales par ceux qui veulent vendre des médicaments anticholestérol] qui sont incluses dans le score génétique utilisé dans cette étude américaine…

Attention, j’ai écrit « presque rien » ; ce qui veut dire qu’il y a évidemment des exceptions [version soft des probabilités] ; dont j’ai parlé dans mon dernier livre « L’Horrible vérité sur…« .

Ces exceptions (par exemple les Hypercholestérolémies Familiales homozygotes) représentent peut-être un sujet pour un million ; et sont évidemment « noyées » dans les analyses rapportées par nos amis américains.

J’espère que tout le monde a compris !

Pas bon pour le business tout ça ! Ne pas répéter ! Ça peut fâcher !

 

 

 

 

 

Conférence (et plus si affinités…) à Grenoble le jeudi 1er décembre

 

Ce sera à 18:30 au Muséum d’Histoire Naturelle mais le seul fossile (ou squelette d’invertébré) qui sera sur la sellette pour la circonstance, ce sera moi !

J’espère que cet humour-là ne va pas déclencher des passions…

L’entrée du public vers l’Auditorium se fera rue des Dauphins (côté Rectorat).

Le sujet c’est la prévention des maladies chroniques ; je parlerai de « régime méditerranéen » et d’autres choses en fonction de la demande…

Si vous êtes dans le doute, professionnels de santé ou simple citoyen, c’est le moment de venir me jeter des œufs ou des tomates pourries [symboliquement, s'entend, car il faut nettoyer après...] ; à moins que n’ayez conservé quelque pudeur ou quelque aptitude au sens critique…

Moment de se défouler avant les fêtes !

A vous voir… pour échanger !

 

 

 

 

 

Conférence à Lyon le 3 Juin 2016

La Chambre Nationale des Professions de Santé Durable organise avec le Conseil Régional Auvergne Rhône-Alpes une demi-journée de conférences sur le thème de la santé durable.

J’y donnerai une conférence sur le la prévention des maladies cardiovasculaires.

Ça se passe entre 14:00 et 20:00 dans l’amphithéâtre du Conseil Régional à :

Confluence, Esplanade François Mitterrand dans le deuxième à Lyon

Venez nous rencontrer, au moins pour boire un verre, c’est gratuit !

Réunion de l’AIMSIB à Lyon le 30 mai : attention !

 

Attention, aujourd’hui dernier jour d’ouverture des inscriptions !

Nous sommes le 13 Mai et la salle est quasiment pleine !

Merci à tous les inscrits !

Pour les autres, pas de tentative de suicide, mais manifestez-vous !

Et nous organiserons un autre réunion inaugurale si il y a assez de candidats ; et si quelques grands témoins acceptaient de se déplacer bénévolement !

Une Association Internationale pour une Médecine Scientifique, indépendante et Bienveillante (AIMSIB)

L’AIMSIB existe !

Si vous en êtes, vous êtes un aimesibien ; pas beau ça ?

En allant sur le site Internet, vous trouverez tous les renseignements nécessaires, tout ce que vous vous vouliez savoir sur des gens (anonymes, professionnels de santé ou pas) motivés à changer les choses dans le domaine de la santé : comment la conserver et comment la retrouver ! Ce n’est donc pas seulement une question de médecine ; ça concerne la vie de tous les jours, l’air que l’on respire et les aliments que l’on consomme, pour faire simple.

C’est là : http://aimsib.org/wordpress/

De mon côté, sans être un des fondateurs, je ferai mon maximum pour soutenir toutes les actions (et pas seulement de l’information) qu’ils mettront en place pour rétablir (et retrouver confiance dans) un système de santé qui, selon le Conseil national de l’ordre des Médecins, vit aujourd’hui une crise gravissime.

L’infarctus du myocarde : toujours autant de victimes mais plus jeunes, plus de femmes, plus de surpoids…

 

Certains optimistes « impondérés » (et aussi subventionnés en général) proclament que depuis l’arrivée des statines et leur prescription pressante [presque rendues obligatoires dans certaines circonstances, et en dépit du moindre bon sens] et massive (une vingtaine d’années de recul environ), nous aurions vaincu les maladies cardiovasculaires ; ou du moins serions-nous sur le point de les vaincre…

Effectivement, avec environ 7 millions de français, 12 millions de britanniques, et  30 à 35 millions d’américains sous statine, on est en droit d’espérer des effets significatifs ; au coût que ça coûte…

Les statistiques officielles (en retard d’une décade environ par rapport à la réalité vraie) montrent que la mortalité cardiovasculaire diminue dans nos pays de façon régulière depuis les années 1960s (le siècle dernier). Autrement dit, la tendance était présente déjà près de 30 ans avant l’introduction massive des statines ; et un minimum d’honnêteté devrait conduire à émettre des doutes quant à l’effet réel de ces dernières par comparaison avec les fabuleux et véritables progrès réalisés dans le traitement de la phase aigüe de l’infarctus (SAMU, Unité coronarienne, défibrillateur, désobstruction coronaire en urgence, stentings multiples, réhabilitation post-infarctus, etcétéra…) et aussi dans la diminution drastique de certaines causes réelles dans certains groupes d’âge. Emblématique mais pas unique, citons la diminution du tabagisme même si on pourrait encore faire mieux… comme le montre la suite !

Un meilleur marqueur (par rapport à la mortalité) des éventuels progrès réalisés en prévention serait donc l’incidence de l’infarctus et des syndromes coronariens en général, et pas la mortalité qui « marque » autre chose que l’effet de la prévention de l’infarctus lui-même.

N’importe quel praticien qui vit les yeux ouverts a pu constater qu’avec les années, non seulement les unités de soins intensifs coronariens ne désemplissent pas ; mais encore que ces unités se sont multipliées sur le territoire français ; ce qui a certainement encore contribué à réduire la mortalité due à l’infarctus ; mais indique de façon claire (car l’offre répond à la demande) que l’incidence de l’infarctus et des syndromes apparentés est encore très élevée et n’a sans doute (soyons prudents, de nombreux facteurs peuvent obscurcir le paysage) pas diminué du tout.

Avouons-le : globalement, nous avons échoué à vaincre l’infarctus !

Même si nous avons moins de décès dus à l’infarctus ; et ce n’est pas un paradoxe comme expliqué plus haut.

Comme d’habitude, les autorités de notre beau pays vont mettre une décennie à comprendre et ceux qui avaient la charge de ce dur labeur encore plus de temps à reconnaître leur échec… Laissons ça et examinons ce qui nous vient d’ailleurs, les USA, avec toujours un peu d’avance et donc généralement annonciateurs de notre propre destinée.

Par exemple ici : http://www.eurekalert.org/pub_releases/2016-03/acoc-hap031816.php

Ce que les investigateurs de la Cleveland Clinic [un parmi les plus grands et fameux hôpitaux américains] ont observé, c’est que les facteurs associés à la survenue de l’infarctus ont changé de façon significative entre 1995 et 2015. Qu’ont-ils vu ?

Outre un rajeunissement et une féminisation des victimes – ce que l’on voit partout y compris en France – c’est plus de tabagisme, plus de surpoids, plus de diabète et plus d’hypertension artérielle.

Ils n’ont pas étudié d’autres véritables causes de l’infarctus, les habitudes alimentaires, le stress et le manque d’exercice physique ; mais c’est déjà un beau travail !

Tous les lecteurs de ce message ont remarqué, sans que j’ai besoin de le dire, qu’un facteur souvent présenté comme majeur manque à l’appel : c’est le cholestérol ou les dyslipidémies en général.

Cette absence peut s’interpréter de façon variable. Soit le cholestérol est tellement bas désormais aux USA qu’il ne constitue plus un danger ; cette hypothèse est peu probable si on écoute les experts « rémunérés » par l’industrie qui au contraire expliquent que le cholestérol est toujours trop haut… quel que soit son niveau…

Ou bien [et c'est l'hypothèse que tout individu ayant quelque expertise et beaucoup d'indépendance doit privilégier], le cholestérol ne joue aucun rôle dans l’infarctus ; il est innocent !

Bref, si on prend un peu de hauteur, il faut reconnaître que ce sont des mauvaises nouvelles : aux USA comme chez nous, les cardiologues et autres employés des Unités coronariennes sont très occupés et la tendance n’a pas l’air de s’inverser, contrairement aux clameurs des experts et académies « rémunérés » qui doivent bien dire quelque chose pour justifier leurs discours et leurs… rémunérations !

Si vous voulez vraiment vous protéger [ou protéger vos patients], il est urgent de lire « Prévenir l’infarctus et l’AVC »…

Ce n’est pas la première fois que je le dis ; et pas la dernière, hélas !

 

 

 

 

 

 

 

 

Conférence au Mans le 21 Mars

 

Je vous invite à me rejoindre à la Librairie THUARD, Le Mans Centre ville.

Lundi 21 Mars 2016 à 20:00.

Conférence sur « Le nouveau Régime Bio Méditerranéen ».

On pourra parler d’autres choses évidemment, une fois qu’on aura bu un verre…

Entrée gratuite pour les adhérents d’INFOVIE-BIO, 5€ pour les non-adhérents, tant pis pour eux, z’avez qu’à…

Pas beau ça ?