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Je serai à Aix-les-Bains le 10 mars 2017

Ce sera à 18:00, au Palais des Congrès.

C’est Aix en Savoie, tout le monde a compris !

Le titre de la conférence : « Le cholestérol : ami ou ennemi ? »

Rencontrons-nous et bavardons un peu, si c’est possible dans cette grande arène…

J’essaierai de me rendre disponible.

La conférence est suivie d’un grand spectacle sur…

Je vous laisse aller voir sur le Site Internet de la Riviera des Alpes !

 

 

 

 

 

ALERTE : confirmation de la neurotoxicité des médicaments anticholestérol !

 

Lentement mais sûrement, ils « lâchent le morceau » comme disent les policiers…

Bien sûr, ils « freinent des quatre pattes » ; mais finalement ça sort… Mais, soyons rassurés, il y aura d’autres épisodes !

Pour beaucoup de victimes, ça émerge trop tard ; le mal est fait, hélas ; mais les complices de cette malfaisance n’en ont cure, ils auront fait du business (du petit minable comme du gros) jusqu’au bout de la nuit !

Il faut dire que la stratégie des industriels et de leurs complices est formidablement bien organisée. Faut dire que pour certains (les vendeurs d’anti-PCSK9) c’est une question de vie ou de mort. Si nous devons sombrer, pensent-ils, autant avoir tout essayé, même le pire…

Ça passe ou ça casse, dit-on ; seulement voilà, même si ça passait, par ces temps, ça casserait… CQFD !

Ci-dessous le titre d’un article paru en 2016 dans le journal officiel du Collège Américain de Cardiologie (l’équivalent de notre Société Française de Cardiologie) où les auteurs présentent un « state-of-art » (l’état des connaissances) de la supposée toxicité des statines, incluant de façon anecdotique (selon eux) leur neurotoxicité.

Ils nous disent simplement que les données publiées suggérant une neurotoxicité des médicaments anticholestérol (seules les statines sont d’intérêt pour eux dans cet article) sont soit de faible valeur scientifique soit négatives ; et, d’un revers de main ample et capricieux, ils rejettent cette idée absurde (selon eux) que les statines soient toxiques de façon significative.

Cela dit, seuls les naïfs peuvent être trompés. Il suffit de lire la liste des liens d’intérêt de nos auteurs (ci-dessous). Cette sorte d’experts factices ne devraient pas pouvoir s’exprimer dans des revues supposées rapporter les avis et recommandations officielles de Sociétés Savantes nationales ou internationales, au-dessus de tout soupçon en principe. Ça nous donne une bonne idée de la valeur (éthique et scientifique) des discours émis par lesdites Sociétés Savantes et autres académies ; là-bas et ici ; complotisme inclus ou pas…

Reste que nous (experts indépendants) devons informer sans relâche ; et contre vents et marées, comme disent les navigateurs.

Il faut le répéter encore : ces médicaments sont très toxiques pour le système nerveux et ne servent à rien pour protéger le système cardiovasculaire !

Pourquoi j’insiste aujourd’hui ? Quelque chose de nouveau ?

Effectivement, il y a du nouveau. je résume !

Un article de Février 2017 (ci-dessous), publié par des scientifiques américains se prétendant libres de tout lien commercial, rapporte de très mauvaises nouvelles concernant la neurotoxicité de la nouvelle classe de médicament anticholestérol injectables, les anti-PCSK9.

Ils n’ont pas eu accès aux données brutes des essais cliniques qu’ils décrivent et qui sont généralement inaccessibles du fait de « secret industriel ». Autrement dit, ils analysent sagement des données que les industriels ont bien voulu libérer. A prendre avec prudence ; c’est probablement la pointe de l’iceberg.

Malgré ces restrictions, la neurotoxicité des ces nouveaux médicaments anticholestérol saute aux yeux.

Pourtant les 11 études analysées sont de brève durée (entre 6 mois et 2 ans) et le groupe témoin (9 fois sur 11) reçoit déjà un traitement anticholestérol. Les anti-PCSK9 ne sont pas comparés à un placebo ; leur neurotoxicité est comparée à d’autres traitements neurotoxiques ; ce qui affaiblit la signification statistique et clinique. Enfin, la plupart des études ont un faible recrutement puisqu’il s’agissait plutôt d’études pilotes visant justement à vérifier la toxicité des ces médicaments ; et donc recrutant soigneusement des sujets ou des patients qui n’étaient pas « à risque » d’effets adverses. Ce point est important car, une fois ces médicaments sur le marché, les prescripteurs ne prendront pas les mêmes précautions que les recruteurs des études pilotes de l’industriel.

Malgré ces limites, et sans entrer dans les détails, les auteurs nous disent que le risque de neurotoxicité est multiplié par 3 environ !

Ce qui est considérable et justifie effectivement le titre assez alarmiste de l’article. D’autant que la durée d’exposition a été brève, que les témoins étaient eux-mêmes exposés à des traitements neurotoxiques et surtout que seules des complications neurologiques sévères ont été enregistrées dans cette base de données « commerciales » ; laissant penser que d’autres évènements moins sévères n’ont probablement pas été rapportés ou pas analysés dans cette étude …

En l’occurrence, les sévères complications rapportées (quoique mal décrites dans l’article) sont des delirium, des états confusionnels, des désordres (je traduis de l’anglais) cognitifs, des états démentiels, des amnésies, des troubles de la pensée et de la perception, et autres troubles mentaux sans autres précisions ; on mesure la gravité potentielle de ce qui est rapporté ; laissant présumer qu’il y avait probablement d’autres manifestations moins graves de neurotoxicité… et qu’avec une durée d’exposition prolongée…

Conclusions provisoires :

1) baisser le cholestérol (quel que soit le moyen utilisé) est neurotoxique, à plus ou moins long terme ;

2) ce qui confirme totalement les données antérieures avec les statines ;

3) et démontre qu’il ne faut pas croire les experts rémunérés qui prétendent le contraire ;

4) et laisse penser que des patients non sélectionnés (une fois les anti-PCSK9 commercialisés et utilisables par tous les médecins) pourraient être beaucoup plus sensibles et donc beaucoup plus souvent victimes de ces médicaments anticholestérol ;

5) comme on le voit déjà avec les statines (voir le livre « L’horrible vérité sur…« ), malgré le déni des experts rémunérés ;

6) les anticorps anti-PCSK9 passent donc réellement dans le cerveau (franchissent la barrière hémato-méningée), c’est une confirmation, comme le font les statines ;

7) les anticorps anti-PCSK9 ne semblent pas (selon cette étude) amplifier les effets toxiques musculaires des statines ; ce qui suggère que les statines auraient un effet toxique spécifique (indépendant de la diminution du cholestérol) probablement dû à leurs effets sur les mitochondries.

Petite addition anecdotique, pour avoir une idée du degré de désinformation actuelle à propos des médicaments anticholestérol. En ce début d’année 2017, une autre équipe d’experts (mais rémunérés cette fois) publie l’exact contraire de l’article que je viens de commenter. Pour eux, il n’y a pas de neurotoxicité des anti-PCSK9 !

Je me contente de rajouter la conclusion de cet article (ci-dessous) et la liste des liens d’intérêt des auteurs, une brochette d’individus peu « recommandables » !

Comment faire la part des choses ? Qui croire ?

Ce n’est pas si difficile.

Avec plus de 40 années d’activité professionnelle dans ce milieu, je peux (en toute modestie et hors de tout complotisme paranoïde) donner la formule magique : en cas de discordance frontale dans des données scientifiques, plutôt que d’essayer une impossible synthèse, contentez vous de vérifier le degré de dépendance ou d’indépendance des investigateurs…

Ne pas croire les experts rémunérés ! C’est une précaution minimale.

L’absence de conflit d’intérêt ne garantit pas la qualité et la présence de conflit d’intérêts n’est pas automatiquement associée à de la corruption, certes, mais il s’agit souvent de « vie ou de mort » pour des équipes de recherche ou des petites sociétés commerciales. Ils sont prêts à tout et l’éthique médicale et scientifique est le dernier de leurs soucis.

De façon générale, il faut désormais exiger une totale indépendance des comités scientifiques en charge de faire des recommandations aux médecins.

Et évidemment, il faut exiger, quel que soit le médicament étudié, un accès libre aux données cliniques brutes de l’étude.

Pas de commercialisation sans une vérification des données brutes par de vrais experts vraiment indépendants !

C’est vrai pour les statines, et les anti-PCSK9 et même aussi pour les vaccins !

On ne devrait même pas avoir à le demander… Quelle époque !

Et pas un seul politicien pour le dire.

Des branquignoles, je vous dis !

Amen !

 

 

 

 

 

 

 

 

Les vaccins miraculeux du professeur Sansonetti

 

Dans toute contestation ou controverse scientifique, il y a (à mon avis) au moins trois prérequis que j’oserais qualifier de sacrés :

1- rester bienveillant avec ses opposants, car c’est peut-être eux qui ont raison,

2- écouter attentivement leurs arguments, car c’est peut-être eux qui ont raison,

3- et respecter religieusement les personnes elles-mêmes indépendamment de leurs supposées qualifications expertes et/ou professionnelles.

Ce n’est pas parce que j’ai été moi-même traîné dans la boue, jusqu’à être traité de criminel, que je vais adopter de telles attitudes contraires à l’éthique scientifique.

Ces jours-ci, un expert en microbiologie, le bon professeur Sansonetti fait campagne sur les écrans et les ondes avec comme message principal que « le vaccin reste le pilier de la santé publique ».

C’est un peu outrancier certes quand on examine vraiment et attentivement les causes de mortalité dans nos pays développés ; mais pourquoi pas ?

Je me suis évidemment abstenu d’enquêter sur les éventuels liens d’intérêt (en particulier avec l’industrie des vaccins) de notre expert ; partant du principe fondateur bienveillant que l’éloge enthousiaste de ce type de traitement était obligatoirement associé à une totale indépendance vis-à-vis du commerce des vaccins. Respect donc !

Maintenant que j’ai assumé (oups !) pour la bienveillance et le respect, je me dois d’être à l’écoute.

Et me voici lisant attentivement la belle prose du respectable professeur ; c’est-à-dire son livre « Vaccins » avec le sous-titre provocateur pour les quelques rares sceptiques dont je fais partie : « Pourquoi ils sont indispensables ».

Ce sont 12 chapitres intéressants que je ne peux pas résumer en quelques lignes ; ce serait offensant. Je vais donc procéder en plusieurs étapes, à moins que je ne sois assassiné avant d’avoir terminé.

Pour commencer, lisons attentivement les 5 premiers chapitres.

C’est une effroyable description des terribles maladies infectieuses du « monde d’hier » selon les termes du professeur. C’est bien écrit et émouvant ; c’est ponctué d’anecdotes historiques (Apollinaire, Mahler, etc…) avec des témoignages personnels qui démontrent la bonne foi de notre expert. Il croit à ce qu’il écrit !

Et il nous décrit en plus les non moins horribles maladies infectieuses du « monde d’aujourd’hui » : HIV, Ebola, etc… En nous rappelant qu’il y aura toujours des maladies infectieuses. Ah !

Et quand il écrit Arrêtons ces vaccins contre ces maladies infectieuses du monde d’hier et tout repartira, venant s’ajouter aux maladies du monde d’aujourd’hui, nous voilà terrorisés et coupables : comment peut-on oser mettre en jeu la vie et la santé de nos enfants et petits enfants en contestant les bienfaits de la vaccination ?

Toutefois si on examine attentivement les terribles maladies du monde d’hier décrites par le professeur et qui ont été en grande partie, sinon éradiquées, au moins neutralisées, qu’observe-t-on ?

En toute objectivité et bienveillance, bien sûr !

Certaines ont disparues (ou presque disparues) de nos régions.

Pour certaines de ces disparitions, on peut supposer (mais sans aucune donnée scientifique solide) que la vaccination a joué un rôle ; si on accepte évidemment que ces vaccins sont réellement efficaces cliniquement (et pas seulement sur la base de détection d’anticorps supposés protecteurs) et qu’avec beaucoup de bienveillance on s’abstient d’exiger des essais cliniques en double aveugle. Exemples ?

La variole, la diphtérie et la poliomyélite ! Peut-être ; pas sûr ! D’autres facteurs que la vaccination ont joué un rôle protecteur c’est certain. Que se serait-il passé en l’absence de vaccin ? Nul ne le sait ; faute de science !

Mais d’autres ont aussi disparues alors que nous ne disposons d’aucun vaccin. Exemples ?

La peste et le choléra !

D’autres sont endiguées (en le disant vite) également en l’absence de vaccin : syphilis, streptococcies malignes.

D’autres, certes, sont plus ou moins neutralisées (en le disant vite) et on pourrait accepter l’idée que les vaccins existants [quoique reconnus peu ou pas efficaces ; ça dépend des zones et des périodes...] puissent jouer un rôle : tuberculose, grippe maligne. Que se passerait-il en l’absence totale de vaccin ? Nul ne le sait ; faute de science !

Première conclusion évidente, émise sur la base des données et descriptions produites par notre aimable professeur, et sans entrer dans le détail des données biologiques : l’efficacité des vaccins pour lutter contre les maladies infectieuses est loin d’être évidente.

Surtout, à mon humble avis de médiocre scientifique de province peu expert en maladies infectieuses (mais bon connaisseur de l’épidémiologie), il n’est pas possible (au moins pour nos pays) de prédire quoique ce soit d’intelligent si la couverture vaccinale venait à diminuer comme conséquence de l’abolition de l’obligation vaccinale actuelle.

Écrire bravement que « Arrêtons ces vaccins contre ces maladies infectieuses du monde d’hier et tout repartira, venant s’ajouter aux maladies du monde d’aujourd’hui » est de l’ordre de la prophétie religieuse… et donc de peu d’intérêt scientifique. Désolé !

Les critiques et commentaires argumentés et bienveillants sont bienvenus !

 

 

 

 

 

Je serai à Narbonne le vendredi 27 janvier

Si vous avez envie de me rencontrer ou de bavarder un peu, je serai à l’Hôtel de Ville à partir de 14:00.

Certes le programme concerne la nutrition avant tout mais on pourra parler d’autre chose lors de la séance de questions ; et même après avec un verre à la main mais là il faudra faire attention à mes réponses…

Marins d’eau douce ou vrais marins d’eau salée, à  vendredi !

 

 

 

 

 

 

Influenza… « Lascia ch’io pianga… e che sospiri la libertà. »

 

Je traduis ce mélange d’anglais [influenza en anglais signifie grippe] et d’italien ["Lascia ch'io pianga... e che sospiri la libertà" signifie : Laisse-moi pleurer... et regretter la liberté.]

C’est du langage codé que même les hackers de la SNA (agence américaine de renseignements] ne comprendront pas… Ne déchiffrez pas à haute voix, Grand Méchant Loup vous écoute…

Pour les noyer un peu plus, je vous propose la « fausse piste » suivante :

https://www.youtube.com/watch?v=Z5WUO7hsgCA

Dès fois qu’il y en ait un dernier qui insiste, une autre fausse piste :

https://www.youtube.com/watch?v=_WN2A–Sr58

Si vous êtes encore là, c’est bon signe ; c’est que vous avez le sens de l’humour.

Bon, je résume l’idée générale. Nous assistons ces jours-ci à un forcing forcené de la part des Autorités sanitaires et gouvernementales pour nous pousser à nous (faire) vacciner contre la grippe.

Plus les données scientifiques (et objectives) sont faibles, plus l’hystérie médiatique et politique se déploie sans limite et sans nuance.

Soyons clairs : les données existantes et consultables par un ou une non-analphabète nous disent clairement deux choses :

1- jusqu’à preuve du contraire, les vaccins anti-grippe ne sont pas efficaces ;

2- pour justifier les campagnes promotionnelles de cette vaccination, il faudrait plus de données scientifiques.

C’est vrai pour les adultes sains, les plus de 65 ans, les enfants et même certains patients, par exemple ceux atteints de mucoviscidose. Je pourrais rallonger la liste ; mais surtout répéter : donnez-nous plus de science s’il-vous-plaît !

On pourrait certes dire que la vaccination serait une précaution et que si ça ne fait pas vraiment du bien, au moins ça ne fait pas de mal…

Erreur ! Vacciner n’est pas un geste anodin, pas du tout !

Même si tout est fait pour essayer de le faire croire. Ce billet n’ayant pas l’ambition de « couvrir » le sujet en une fois, je me contente ici de recopier un graphe simpliste publié en 2011 et dont les données n’ont jamais été démenties, malheureusement.

On trouve ça dans : Hum Exp Toxicol. 2011 Sep;30(9):1420-8.

Qu’est-ce que ça dit ?

La mortalité infantile par pays est directement corrélée aux nombres de doses vaccinales administrées. La corrélation est linéaire et très forte suggérant une relation de causalité !

D’autant que les facteurs de confusion possibles sont répartis aux deux extrêmes de la droite : en bas à gauche la Suède et en haut à droite les USA !

Ci-dessous deux extraits  des IMR (Infant Mortality Rate) en 2009 : d’abord les 5 meilleurs puis les 5 pires.

Et maintenant, les doses vaccinales, d’abord les plus basses puis les plus hautes.

Bon, je laisse chacun conclure, après avoir évidemment consulté l’article très simple et vérifié toutes les tables et raisonnements…

 

 

 

 

 

 

 

Aparté d’entre deux saisons

 

Je ne peux résister au moment des vœux et entre deux « saisons » sur les essais cliniques (ou les expérimentations humaines) à faire part du Score médical et scientifique de l’année 2016 selon quelques Autorités très « commerciales » et américaines.

Quelles sont, selon les médias professionnels et scientifiques versés dans la recherche médicale, les grandes avancées de l’année 2016 en cardiologie ?

Ils en ont trouvé 5 formidables ; peu importe l’ordre des 5, car ce qui est révélateur et tragique ce sont les « thèmes » qui ont enthousiasmé les scoristes :

1- l’étude HOPE-3 comparant la rosuvastatine à un placebo en prévention primaire ; j’en ai parlé ici et sur le site de l’AIMSIB (avec même une version anglaise) ; c’est très mauvais sur le plan méthodologique, pour ne pas dire plus… Encore une fois, comment peut-on publier dans des grandes revues médicales des essais aussi biaisés ? Le plus extraordinaire, c’est que tout le monde le sait puisque, malgré l’apparente originalité de l’essai (si on croit ces gens-là), aucune des agences sanitaires, même parmi les plus laxistes, n’a fait comme si cette étude existait et n’a modifié le classement de la rosuvastatine en termes de « Service Médical Rendu » au moins à ma connaissance. « Coup d’épée dans l’eau » dirait D’Artagnan… Ça n’a servi à rien sauf peut-être à entretenir l’idée qu’il faille avoir un cholestérol bas et ainsi préparer la suite prochaine avec les anti-PCSK9 (section suivante).

2- l’arrivée des Anti-PCSK9 sur le marché, ces nouveaux médicaments anticholestérol injectables dont on nous promet monts et merveilles, évidemment, malgré l’absence totale de résultats fiables à ce jour pour avoir une idée du « miracle à venir ». Il est probable qu’on nous prépare, dans la discrétion des cabinets [je ne parle pas des WC bien sûr, ni des ministères...] et avec la complicité des grands experts que tout le monde connait et que personne ne respecte plus (un proverbe Africain dit justement que « quand quelqu’un a de la merde sur soi, tout le monde renifle cette merde » ; c’est beau l’Afrique ; j’y suis né !) des essais cliniques miraculeux testant les anti-PCSK9 ; c’est pour 2017 ; il faut se saisir des « parts de marché » vite ! J’en ai assez parlé dans différents billets, je n’y reviens pas : ça m’étonnerait qu’il y ait là de quoi enrichir nos connaissances médicales sauf à propos de l’art de l’illusionnisme en recherche médicale.

3- les nouveaux médicaments antidiabétiques qui, parait-il, font des miracles de prévention cardiovasculaire. J’en ai aussi parlé dans des billets récents mais sans me prononcer car des experts « prestigieux » se disputent à leur propos ; pas besoin d’en rajouter ; la qualité des études dit tout et explique ces honteuses controverses entre les « pour » et les « contre »…

4- le nouveau médicament de l’insuffisance cardiaque dit Entresto* [une association de sacubitril et de valsartan, c'est-à-dire un inhibiteur de l’endopeptidase neutre plus un antagoniste de l’angiotensine II] ; autrement dit, un médicament de la classe des sartans pour lesquels j’ai les plus grandes réserves (une des molécules de cette classe n’est plus remboursée depuis Juillet 2016) comme je l’ai expliqué dans notre livre « Prévenir l’infarctus et l’AVC », et d’une molécule non encore commercialisée (faute de données solides le justifiant), le sacubitril. Il se trouve en effet que dans un unique essai clinique (l’étude PARADIGM-HF), les investigateurs (très liés au sponsor) rapportent des effets très bénéfiques. C’est étonnant, ça m’étonne mais ça « ne mord pas » (les médecins prescrivent peu) au grand dam de l’industriel (Novartis) qui n’a pas encore compris que plus personne ne croit plus personne… Quelle époque ! Un essai unique et commercial, pas de retour d’expérience des médecins praticiens pour le moment (ils ne sont pas pressés de prescrire et moi non plus) ; mieux vaut ne rien dire de plus que rien…

5- l’élargissement (ou la popularité croissante) des implantations de prothèse de valve aortique sans chirurgie thoracique. C’est la TAVR ou transcatheter aortic valve replacement… Petite industrie en développement ; pas de scandale manifeste pour le moment. N’étant pas un expert de cette procédure, je n’en dirais rien d’autre que si elle est utilisée de façon appropriée par des opérateurs habiles et expérimentés, ça ne peut que rendre service. Juteux business en perspective.

Quel est le message du jour ?

C’est tout vu à simplement regarder les 5 merveilles de l’année : que des nouveautés produites par l’industrie ; pas une seule découverte indépendante digne d’être citée. Les chercheurs libres ne travaillent-ils plus ? Y en a-t-il encore ? Végètent-ils au fond de quelques obscures bâtiments universitaires en attendant des jours meilleurs ?

De mon point de vue, l’époque a réussi ce tour de force de stériliser toute recherche libre et indépendante en cardiologie. Certes quelques uns travaillent, ou essaient, ou font semblant ; mais à ma connaissance, au moins en France, il n’y a plus rien ! Aucun espoir d’innovation ou de découverte médicale avec le « petit » personnel qui aujourd’hui règne sur ces ruines.

La situation est simple : la recherche médicale d’aujourd’hui est conduite presque exclusivement par des industriels ayant des moyens financiers importants et qui parient sur des retours d’investissement significatifs.

La recherche médicale indépendante et libre de toute ingérence commerciale n’existe plus aujourd’hui que sous forme de sinistres balbutiements dans des laboratoires désertés par nos meilleurs cerveaux.

Les états (y compris les USA et la Chine) n’ont pas les moyens d’entretenir et financer des labos de recherche libres et performants. Seul compte le business ! Le goût pour la connaissance et l’art de penser ont disparu de ces sombres territoires.

On forme pourtant des cohortes de techniciens et ingénieurs (pas des chercheurs hélas!) qui iront soit « se livrer » à l’esclavage industriel (souvent contre de bons salaires ; aussi longtemps qu’ils rendront le service attendu) soit s’inscrire à Pôle Emploi.

Désolé ! C’est l’époque de maintenant. Nous avons probablement ce que nous méritons ; mais on peut encore dire non et aider les nouvelles générations à inventer autre chose. Le nez sur leurs écrans, nous écoutent-ils ? Pas sûr !

Essayons encore !

 

ESSAI CLINIQUE Saison 4

Après les indispensables préparations des trois premières saisons sur les essais cliniques [pas inutile de les relire !], abordons maintenant le coeur du sujet, la fiabilité de l’investigation clinique.

C’est une question brulante ces jours-ci (et pas seulement à cause de la question des statines ou celle des vaccins ; et pas seulement chez nous en France) car le niveau général de conscience s’élevant, de plus en plus de médecins et de scientifiques vivent avec un scepticisme chronique et profond  tout ce qu’on leur raconte dans les médias professionnels, y compris les plus spécialisés, ceux qui en principe devraient être au-dessus de tout soupçon.

Quand aux médias non professionnels (journaux, magazines, radios, télés, site web), c’est calamiteux !

Pour le business et le monde de la marchandise, le manque de confiance est catastrophique.

En effet, quand le consommateur niaiseux (en hypothèse), qu’il soit médecin ou patient, n’a plus confiance, il stoppe de consommer, il est comme paralysé ; et aussi imperméable à de nouveaux mensonges ; et donc il est inutile de mentir à nouveau ; jusqu’au prochain épisode…

Car, comme dirait tonton Guy, la société spectaculaire et marchande triomphale ne sait pas fonctionner sans mentir ; au point de mentir même et surtout quand elle jure qu’elle ne ment pas !

J’exagère ? Voyez ci-dessous un célèbre éditorialiste américain (supposé très expert en statistiques médicales) expliquer avec beaucoup de délicatesse les mensonges qui pullulent  dans les études dites scientifiques que le site web commercial (MedPage Today) qui l’emploie diffuse à longueur d’années sans le moindre début d’esprit critique : « les statines protègent de l’Alzheimer » , « les statines diminuent le risque de complications chirurgicales » pour ne citer que deux exemples récent particulièrement stupides.

« Lies » en anglais (ci-dessous) veut dire « mensonges » et la notion de « P values » renvoie aux (pseudo) statistiques utilisées par les marchands (ceux de MedPage Today) pour faire « avaler » des idioties à des consommateurs de moins en moins naïfs.