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Pourquoi ne peut-on parler des vaccins en toute sérénité ?

 

Ce billet sera court ; c’est un mouvement d’humeur !

J’ai malheureusement tourné le bouton du poste, ce jour autour de 14:30 et suis tombé (mal m’en pris) sur 3 hurluberlus (dont les docteurs simiesque et carrière-en-os affublés d’un académicien) en train de distiller pieusement des calomnies sur un certain professeur de Montpellier qui, grâce au Conseil D’État, humblement triomphe ces jours-ci.

Il avait globalement raison, notre courageux ami Henri Joyeux, que pourtant on a essayé de radier (ce n’est pas fait, contrairement à ce que disent ces menteurs, puisqu’il a fait appel) du tableau de l’Ordre des médecins.

Ils ne pouvaient pas « faire amende honorable » ?

Admettre que l’argumentaire cosigné par plus d’un million de personnes était intelligent ?

Certes, il eût fallu qu’ils admettent qu’ils n’avaient rien compris et que les informations qu’ils diffusaient à des millions de spectateurs ingénus étaient fausses.

Confirmation que leurs faux-pas répétés à propos de la prévention cardiovasculaire, du cholestérol et des statines n’étaient pas des exceptions…

L’heure d’appeler au boycott de cette émission et de ses animateurs semble être venue.

 

 

 

 

 

La question migratoire et la médecine moderne : vivre « portes et fenêtres fermées » améliore-t-il notre santé ?

 

Faire une mayonnaise avec deux questions (migration et médecine) apparemment disparates est-il judicieux ?

Surtout en période électorale alors que les sensibilités (diverses) sont à vif ?

L’expérience vécue (et à vivre) par nos amis et collègues anglo-saxons des deux côtés de l’océan donne à réfléchir… En urgence ! Je propose de réfléchir sereinement ! Ce n’est pas de la politique ici, c’est de la sociologie basique.

Et aussi notre santé ; et celle des générations à venir.

De quoi que je cause ?

De trois articles publiés presque le même jour (ce n’est pas un hasard) dans un grand journal médical américain (le New England Journal of Medicine) et le journal britannique de médecine le plus lu (le British Medical Journal).

Je ne partage pas toujours (et même plutôt rarement) les opinions diffusées par ces médias professionnels ; mais aujourd’hui il s’impose que j’informe les visiteurs de ce blog ; afin que, par eux-mêmes, ils se fassent leurs propres opinions… Oups !

Il n’a échappé à personne que ces deux grands peuples viennent de prendre démocratiquement des décisions importantes (sans rentrer dans les détails) en élisant des politiciens qui prônent la fermeture de leurs frontières selon des dispositifs que je n’ai pas à discuter ici.

Pourquoi pas ?

En termes de médecine, ou de santé des populations [et c'est la seule chose que nous avons à discuter ici ; ce qui n'est pas une mince affaire puisque le budget de la santé aux USA représente désormais 18% du PIB environ], est-il judicieux de vivre portes et fenêtres fermées ?

Plutôt que des bavardages filandreux et autres opinions subjectives, usons de la méthode anglo-saxonne et examinons des faits réels [les gens intelligents disent : restons factuels !] avec comme 1ère question : est-ce que les médecins formés hors des USA et pratiquant aux USA (donc des migrants typiques) rendent service aux patients américains ? Sont-ils moins performants que leurs collègues américains formés aux USA ?

Des investigateurs de Harvard (la plus prestigieuse faculté de médecine aux USA) répondent à cette question de façon très claire avec des données épidémiologiques qu’on peut qualifier de « robustes » puisqu’elles concernent plus d’un million deux cent mille (1 215 490) patients admis dans des hôpitaux US reçus par 44 227 médecins internistes (Bac + 12 au minimum).

C’est là : http://www.bmj.com/content/356/bmj.j273

Un seul message pour simplifier : le risque de décès à 30 jours est significativement plus bas chez les patients reçus par des médecins formés hors des USA ; bien qu’en moyenne (c’est bizarre mais c’est comme ça…) ces patients-là soient plus sévèrement malades que ceux reçus par des médecins formés aux USA.

On peut élaborer toutes sortes d’explications ; mais il suffit de visiter nos propres hôpitaux contemporains (en particulier aux Urgences et pendant les weekends) pour constater l’importance prise, chez nous, par des médecins formés hors de France… Mais je ne crois pas que nous ayons des statistiques comparables à celles de nos amis de Harvard ci-dessus. Pourtant la CNAM disposerait de ce type de données… Ce serait important de savoir. Pas politiquement correct ? Misère !

Deuxième question : est-ce que la fermeture des frontières [ce que je résume par la formule vivre portes et fenêtres fermées] est potentiellement préjudiciable ? Pour ceux qui s’enferment évidemment ; je laisse de côté les autres, ceux qui trouvent portes et fenêtres closes.

Deux articles « made in America » tentent de répondre à cette question:

1) http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMp1701251

2) http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMp1701339

Outre des raisonnements philosophiques de base qu’on peut certes taquiner avec plus ou moins bonne foi [les échanges d'idées et d'expérience pratique (de terrain) enrichissent tous les protagonistes de ces échanges ; c'est en mettant ensemble les meilleurs idées et talents qu'on résout le mieux les problèmes ; c'est vrai pour la recherche et l'innovation mais aussi pour les soins basiques prodigués aux souffrants], les auteurs donnent des chiffres concrets : 40% des nouveaux professeurs de médecine (3 dernières années) nommés à Harvard sont nés hors des USA [pour donner une idée du talent nécessaire, je n'ai même pas eu l'idée d'essayer...] ; 50% des 7054 résidents (grosso modo des équivalents de nos internes en France, des jeunes gens de 30 ans environ qui assurent des semaines de 70 heures (pure folie en termes de sécurité) en médecine interne dans les hôpitaux américains sont des diplômés étrangers ; en 2015, 24% des médecins pratiquant aux USA (toutes catégorie confondues) ont été diplômés hors des USA ;  etcétéra…

Les auteurs américains de ces articles insistent sur le fait que, vu l’extrême difficulté rencontrée en général par les migrants [c'est vrai pour les professions médicales comme pour beaucoup d'autres professions] et le courage intelligent que nécessitent le décollage du pays d’origine et l’atterrissage au pays d’arrivée, c’est littéralement la crème (ils l’écrivent comme ça) des candidats que l’on retrouve finalement à l’œuvre dans le pays d’accueil.

C’est un peu comme si on nous apportait de l’oxygène !

Tout cela explique que de façon générale les professionnels qui les accueillent sont plus que satisfaits et veulent les garder avec eux ; ils savent, eux qui travaillent chaque jour avec des migrants, mieux que les politiciens bornés et opportunistes (ou que les bureaucrates disciplinés) tous les avantages qu’il y a à vivre portes et fenêtres ouvertes !

Et il ne faudra pas longtemps, à mon avis, aux américains « trumpistes » et aux British « brexistes » pour comprendre qu’ils font fausse route.

Ayant moi-même été plusieurs fois un migrant, dès le plus jeune âge quand mes parents quittèrent l’Algérie, puis à l’âge d’exercer la profession de médecin (en Suisse d’abord puis au Canada), je confirme que ce fut un parcours laborieux…

Et je reste plein d’admiration pour ceux qui entreprennent ce genre de voyage de nos jours.

J’aurais pu rester dans ces pays d’accueil (avec des positions sociales plus qu’honorifiques) mais j’ai préféré rentrer au bercail et revenir dans mon petit jardin [comme le dirait Alphonse Voltaire ou Frédérique de Montaigne, je ne sais plus) au pied de mes montagnes préférées ; et je suis certain que la très grande majorité des migrants (je ne parle pas des réfugiés politiques) ne rêvent que de rentrer chez eux pour aller cultiver le potager familial.

Il est donc totalement absurde de créer des difficultés à (ou d’empêcher) ceux qui veulent (quel que soit la raison) migrer vers des contrées qu’ils pensent plus favorables à leurs destinées individuelles.

C’est tout à l’avantage des accueillants ! Ce n’est pas moi qui le dit ; ce sont les messages forts et documentés des trois articles que je soumets à votre lecture dans ce billet.

Bien lire et réfléchir avant de réagir « tête baissée ». Ce billet n’a pas de contenu politique, contrairement aux apparences, et je demande aux commentateurs éventuels de ne pas faire de politique. Sur ce sujet, les politiciens ne disent que des bêtises ou des mensonges.

Seuls ont droit à la parole les curés, les moines, les rabbins, les imams, les historiens (les vrais pas les crétins qu’on entend à la télé) et les sociologues ; plus les professionnels mais seulement les professionnels de santé puisqu’on ne parle ici que de santé ! Sexistes, racistes et ethnicistes s’abstenir ! Merci d’avance !

 

 

 

 

 

Soyons bienveillants avec les médecines complémentaires !

 

Les pathologies rhumatismales ne sont pas rares ; et sont souvent invalidantes.

Les traitements conventionnels anti-douleurs et anti-inflammatoires sont sources de complications cardiovasculaires, parfois sévères, comme la tragédie du Vioxx le démontra…

Chez certains, corticoïdes et anti-inflammatoires non stéroïdiens peuvent être catastrophiques.

Les traitements non conventionnels et anodins (quand administrés de façon adéquate) peuvent être utiles. Par exemple, le traitement de viscosupplémentation par l’injection intra-articulaire d’une solution d’acide hyaluronique a toutes les apparences d’une médecine complémentaire qui souvent (pas toujours) amuse les médecins très conventionnels qui ne croient qu’à la chimiothérapie anti-inflammatoire et ensuite à la chirurgie.

Ainsi depuis la fin 2016, les taux de remboursement en France des solutions injectables d’acide hyaluronique intra-articulaire sont de 15 % au lieu des 65 % précédemment. Sous prétexte de faible service médical rendu. Décision prématurée ?

Si j’écris deux mots sur ce sujet c’est pour les complications cardiovasculaires ; et pas pour « faire le beau » avec les pathologies rhumatismales ; à propos desquelles je suis globalement incompétent bien qu’ayant été joyeusement initié pendant une année à l’Hôpital Universitaire de Genève avant de rejoindre le Centre de Cardiologie du même hôpital.

Après des décennies de controverses et hésitations (y compris parmi les non conventionnels), il semble se dégager un puissant consensus pour admettre que les injections intra-articulaires d’acide hyaluronique soient efficaces pour calmer les douleurs du genou et favoriser les fonctions articulaires. Si ça peut diminuer les prescriptions de traitements conventionnels toxiques et retarder la chirurgie, c’est une bonne nouvelle. C’est là-dessous :

http://www.medpagetoday.com/Rheumatology/Arthritis/62916?xid=nl_mpt_DHE_2017-02-06&eun=g362928d0r&pos=3

Désolé c’est en British… Ce n’est donc pas un problème franco-français, on l’a compris.

Trois limites : 1) ça ne concerne que le genou ; 2) les auteurs ne sont pas libres de tout lien d’intérêt commercial ; et ils en ont tellement que j’ai renoncé à vérifier s’ils étaient liés à des marchands d’acide hyaluronique ; 3) étant moi-même imprégné de « bienveillance », je laisse à quelques visiteurs (moins naïfs que moi) le soin de vérifier cet aspect des choses, en faisant preuve de bienveillance à mon égard.

Leçon du jour : ne pas négliger les médecines complémentaires ! Avant de les dérembourser (ce qui provoquera inévitablement plus de complications des chimiothérapies et plus de chirurgie ; et ça c’est très dispendieux !), il faut y réfléchir et en toute bienveillance !

On notera enfin que d’autres auteurs, apparemment très sérieux, ont rapporté que l’injection d’eau salée (aussi simple que ça) avait aussi des effets bénéfiques sur les pathologies douloureuses chroniques du genou. Ils prétendent que c’est un effet placebo…

C’est là : http://www.semarthritisrheumatism.com/article/S0049-0172(16)30009-9/abstract

La totalité de l’article est accessible gratuitement en suivant le lien.

Placebo vraiment ? Pas sûr !

Sont-ils bienveillants ? Sont-ils cultivés ? Connaissent-ils les bienfaits du sérum de Quinton (une sorte d’eau salée d’origine marine) ?

Ici je m’arrête ; car d’autres connaissent ces questions mieux que moi… Humilité et bienveillance !

Je laisse le microphone à ceux qui savent…

 

 

 

 

 

 

 

Je serai à Aix-les-Bains le 10 mars 2017

Ce sera à 18:00, au Palais des Congrès.

C’est Aix en Savoie, tout le monde a compris !

Le titre de la conférence : « Le cholestérol : ami ou ennemi ? »

Rencontrons-nous et bavardons un peu, si c’est possible dans cette grande arène…

J’essaierai de me rendre disponible.

La conférence est suivie d’un grand spectacle sur…

Je vous laisse aller voir sur le Site Internet de la Riviera des Alpes !

 

 

 

 

 

ALERTE : confirmation de la neurotoxicité des médicaments anticholestérol !

 

Lentement mais sûrement, ils « lâchent le morceau » comme disent les policiers…

Bien sûr, ils « freinent des quatre pattes » ; mais finalement ça sort… Mais, soyons rassurés, il y aura d’autres épisodes !

Pour beaucoup de victimes, ça émerge trop tard ; le mal est fait, hélas ; mais les complices de cette malfaisance n’en ont cure, ils auront fait du business (du petit minable comme du gros) jusqu’au bout de la nuit !

Il faut dire que la stratégie des industriels et de leurs complices est formidablement bien organisée. Faut dire que pour certains (les vendeurs d’anti-PCSK9) c’est une question de vie ou de mort. Si nous devons sombrer, pensent-ils, autant avoir tout essayé, même le pire…

Ça passe ou ça casse, dit-on ; seulement voilà, même si ça passait, par ces temps, ça casserait… CQFD !

Ci-dessous le titre d’un article paru en 2016 dans le journal officiel du Collège Américain de Cardiologie (l’équivalent de notre Société Française de Cardiologie) où les auteurs présentent un « state-of-art » (l’état des connaissances) de la supposée toxicité des statines, incluant de façon anecdotique (selon eux) leur neurotoxicité.

Ils nous disent simplement que les données publiées suggérant une neurotoxicité des médicaments anticholestérol (seules les statines sont d’intérêt pour eux dans cet article) sont soit de faible valeur scientifique soit négatives ; et, d’un revers de main ample et capricieux, ils rejettent cette idée absurde (selon eux) que les statines soient toxiques de façon significative.

Cela dit, seuls les naïfs peuvent être trompés. Il suffit de lire la liste des liens d’intérêt de nos auteurs (ci-dessous). Cette sorte d’experts factices ne devraient pas pouvoir s’exprimer dans des revues supposées rapporter les avis et recommandations officielles de Sociétés Savantes nationales ou internationales, au-dessus de tout soupçon en principe. Ça nous donne une bonne idée de la valeur (éthique et scientifique) des discours émis par lesdites Sociétés Savantes et autres académies ; là-bas et ici ; complotisme inclus ou pas…

Reste que nous (experts indépendants) devons informer sans relâche ; et contre vents et marées, comme disent les navigateurs.

Il faut le répéter encore : ces médicaments sont très toxiques pour le système nerveux et ne servent à rien pour protéger le système cardiovasculaire !

Pourquoi j’insiste aujourd’hui ? Quelque chose de nouveau ?

Effectivement, il y a du nouveau. je résume !

Un article de Février 2017 (ci-dessous), publié par des scientifiques américains se prétendant libres de tout lien commercial, rapporte de très mauvaises nouvelles concernant la neurotoxicité de la nouvelle classe de médicament anticholestérol injectables, les anti-PCSK9.

Ils n’ont pas eu accès aux données brutes des essais cliniques qu’ils décrivent et qui sont généralement inaccessibles du fait de « secret industriel ». Autrement dit, ils analysent sagement des données que les industriels ont bien voulu libérer. A prendre avec prudence ; c’est probablement la pointe de l’iceberg.

Malgré ces restrictions, la neurotoxicité des ces nouveaux médicaments anticholestérol saute aux yeux.

Pourtant les 11 études analysées sont de brève durée (entre 6 mois et 2 ans) et le groupe témoin (9 fois sur 11) reçoit déjà un traitement anticholestérol. Les anti-PCSK9 ne sont pas comparés à un placebo ; leur neurotoxicité est comparée à d’autres traitements neurotoxiques ; ce qui affaiblit la signification statistique et clinique. Enfin, la plupart des études ont un faible recrutement puisqu’il s’agissait plutôt d’études pilotes visant justement à vérifier la toxicité des ces médicaments ; et donc recrutant soigneusement des sujets ou des patients qui n’étaient pas « à risque » d’effets adverses. Ce point est important car, une fois ces médicaments sur le marché, les prescripteurs ne prendront pas les mêmes précautions que les recruteurs des études pilotes de l’industriel.

Malgré ces limites, et sans entrer dans les détails, les auteurs nous disent que le risque de neurotoxicité est multiplié par 3 environ !

Ce qui est considérable et justifie effectivement le titre assez alarmiste de l’article. D’autant que la durée d’exposition a été brève, que les témoins étaient eux-mêmes exposés à des traitements neurotoxiques et surtout que seules des complications neurologiques sévères ont été enregistrées dans cette base de données « commerciales » ; laissant penser que d’autres évènements moins sévères n’ont probablement pas été rapportés ou pas analysés dans cette étude …

En l’occurrence, les sévères complications rapportées (quoique mal décrites dans l’article) sont des delirium, des états confusionnels, des désordres (je traduis de l’anglais) cognitifs, des états démentiels, des amnésies, des troubles de la pensée et de la perception, et autres troubles mentaux sans autres précisions ; on mesure la gravité potentielle de ce qui est rapporté ; laissant présumer qu’il y avait probablement d’autres manifestations moins graves de neurotoxicité… et qu’avec une durée d’exposition prolongée…

Conclusions provisoires :

1) baisser le cholestérol (quel que soit le moyen utilisé) est neurotoxique, à plus ou moins long terme ;

2) ce qui confirme totalement les données antérieures avec les statines ;

3) et démontre qu’il ne faut pas croire les experts rémunérés qui prétendent le contraire ;

4) et laisse penser que des patients non sélectionnés (une fois les anti-PCSK9 commercialisés et utilisables par tous les médecins) pourraient être beaucoup plus sensibles et donc beaucoup plus souvent victimes de ces médicaments anticholestérol ;

5) comme on le voit déjà avec les statines (voir le livre « L’horrible vérité sur…« ), malgré le déni des experts rémunérés ;

6) les anticorps anti-PCSK9 passent donc réellement dans le cerveau (franchissent la barrière hémato-méningée), c’est une confirmation, comme le font les statines ;

7) les anticorps anti-PCSK9 ne semblent pas (selon cette étude) amplifier les effets toxiques musculaires des statines ; ce qui suggère que les statines auraient un effet toxique spécifique (indépendant de la diminution du cholestérol) probablement dû à leurs effets sur les mitochondries.

Petite addition anecdotique, pour avoir une idée du degré de désinformation actuelle à propos des médicaments anticholestérol. En ce début d’année 2017, une autre équipe d’experts (mais rémunérés cette fois) publie l’exact contraire de l’article que je viens de commenter. Pour eux, il n’y a pas de neurotoxicité des anti-PCSK9 !

Je me contente de rajouter la conclusion de cet article (ci-dessous) et la liste des liens d’intérêt des auteurs, une brochette d’individus peu « recommandables » !

Comment faire la part des choses ? Qui croire ?

Ce n’est pas si difficile.

Avec plus de 40 années d’activité professionnelle dans ce milieu, je peux (en toute modestie et hors de tout complotisme paranoïde) donner la formule magique : en cas de discordance frontale dans des données scientifiques, plutôt que d’essayer une impossible synthèse, contentez vous de vérifier le degré de dépendance ou d’indépendance des investigateurs…

Ne pas croire les experts rémunérés ! C’est une précaution minimale.

L’absence de conflit d’intérêt ne garantit pas la qualité et la présence de conflit d’intérêts n’est pas automatiquement associée à de la corruption, certes, mais il s’agit souvent de « vie ou de mort » pour des équipes de recherche ou des petites sociétés commerciales. Ils sont prêts à tout et l’éthique médicale et scientifique est le dernier de leurs soucis.

De façon générale, il faut désormais exiger une totale indépendance des comités scientifiques en charge de faire des recommandations aux médecins.

Et évidemment, il faut exiger, quel que soit le médicament étudié, un accès libre aux données cliniques brutes de l’étude.

Pas de commercialisation sans une vérification des données brutes par de vrais experts vraiment indépendants !

C’est vrai pour les statines, et les anti-PCSK9 et même aussi pour les vaccins !

On ne devrait même pas avoir à le demander… Quelle époque !

Et pas un seul politicien pour le dire.

Des branquignoles, je vous dis !

Amen !

 

 

 

 

 

 

 

 

Les vaccins miraculeux du professeur Sansonetti

 

Dans toute contestation ou controverse scientifique, il y a (à mon avis) au moins trois prérequis que j’oserais qualifier de sacrés :

1- rester bienveillant avec ses opposants, car c’est peut-être eux qui ont raison,

2- écouter attentivement leurs arguments, car c’est peut-être eux qui ont raison,

3- et respecter religieusement les personnes elles-mêmes indépendamment de leurs supposées qualifications expertes et/ou professionnelles.

Ce n’est pas parce que j’ai été moi-même traîné dans la boue, jusqu’à être traité de criminel, que je vais adopter de telles attitudes contraires à l’éthique scientifique.

Ces jours-ci, un expert en microbiologie, le bon professeur Sansonetti fait campagne sur les écrans et les ondes avec comme message principal que « le vaccin reste le pilier de la santé publique ».

C’est un peu outrancier certes quand on examine vraiment et attentivement les causes de mortalité dans nos pays développés ; mais pourquoi pas ?

Je me suis évidemment abstenu d’enquêter sur les éventuels liens d’intérêt (en particulier avec l’industrie des vaccins) de notre expert ; partant du principe fondateur bienveillant que l’éloge enthousiaste de ce type de traitement était obligatoirement associé à une totale indépendance vis-à-vis du commerce des vaccins. Respect donc !

Maintenant que j’ai assumé (oups !) pour la bienveillance et le respect, je me dois d’être à l’écoute.

Et me voici lisant attentivement la belle prose du respectable professeur ; c’est-à-dire son livre « Vaccins » avec le sous-titre provocateur pour les quelques rares sceptiques dont je fais partie : « Pourquoi ils sont indispensables ».

Ce sont 12 chapitres intéressants que je ne peux pas résumer en quelques lignes ; ce serait offensant. Je vais donc procéder en plusieurs étapes, à moins que je ne sois assassiné avant d’avoir terminé.

Pour commencer, lisons attentivement les 5 premiers chapitres.

C’est une effroyable description des terribles maladies infectieuses du « monde d’hier » selon les termes du professeur. C’est bien écrit et émouvant ; c’est ponctué d’anecdotes historiques (Apollinaire, Mahler, etc…) avec des témoignages personnels qui démontrent la bonne foi de notre expert. Il croit à ce qu’il écrit !

Et il nous décrit en plus les non moins horribles maladies infectieuses du « monde d’aujourd’hui » : HIV, Ebola, etc… En nous rappelant qu’il y aura toujours des maladies infectieuses. Ah !

Et quand il écrit Arrêtons ces vaccins contre ces maladies infectieuses du monde d’hier et tout repartira, venant s’ajouter aux maladies du monde d’aujourd’hui, nous voilà terrorisés et coupables : comment peut-on oser mettre en jeu la vie et la santé de nos enfants et petits enfants en contestant les bienfaits de la vaccination ?

Toutefois si on examine attentivement les terribles maladies du monde d’hier décrites par le professeur et qui ont été en grande partie, sinon éradiquées, au moins neutralisées, qu’observe-t-on ?

En toute objectivité et bienveillance, bien sûr !

Certaines ont disparues (ou presque disparues) de nos régions.

Pour certaines de ces disparitions, on peut supposer (mais sans aucune donnée scientifique solide) que la vaccination a joué un rôle ; si on accepte évidemment que ces vaccins sont réellement efficaces cliniquement (et pas seulement sur la base de détection d’anticorps supposés protecteurs) et qu’avec beaucoup de bienveillance on s’abstient d’exiger des essais cliniques en double aveugle. Exemples ?

La variole, la diphtérie et la poliomyélite ! Peut-être ; pas sûr ! D’autres facteurs que la vaccination ont joué un rôle protecteur c’est certain. Que se serait-il passé en l’absence de vaccin ? Nul ne le sait ; faute de science !

Mais d’autres ont aussi disparues alors que nous ne disposons d’aucun vaccin. Exemples ?

La peste et le choléra !

D’autres sont endiguées (en le disant vite) également en l’absence de vaccin : syphilis, streptococcies malignes.

D’autres, certes, sont plus ou moins neutralisées (en le disant vite) et on pourrait accepter l’idée que les vaccins existants [quoique reconnus peu ou pas efficaces ; ça dépend des zones et des périodes...] puissent jouer un rôle : tuberculose, grippe maligne. Que se passerait-il en l’absence totale de vaccin ? Nul ne le sait ; faute de science !

Première conclusion évidente, émise sur la base des données et descriptions produites par notre aimable professeur, et sans entrer dans le détail des données biologiques : l’efficacité des vaccins pour lutter contre les maladies infectieuses est loin d’être évidente.

Surtout, à mon humble avis de médiocre scientifique de province peu expert en maladies infectieuses (mais bon connaisseur de l’épidémiologie), il n’est pas possible (au moins pour nos pays) de prédire quoique ce soit d’intelligent si la couverture vaccinale venait à diminuer comme conséquence de l’abolition de l’obligation vaccinale actuelle.

Écrire bravement que « Arrêtons ces vaccins contre ces maladies infectieuses du monde d’hier et tout repartira, venant s’ajouter aux maladies du monde d’aujourd’hui » est de l’ordre de la prophétie religieuse… et donc de peu d’intérêt scientifique. Désolé !

Les critiques et commentaires argumentés et bienveillants sont bienvenus !

 

 

 

 

 

Influenza… « Lascia ch’io pianga… e che sospiri la libertà. »

 

Je traduis ce mélange d’anglais [influenza en anglais signifie grippe] et d’italien ["Lascia ch'io pianga... e che sospiri la libertà" signifie : Laisse-moi pleurer... et regretter la liberté.]

C’est du langage codé que même les hackers de la SNA (agence américaine de renseignements] ne comprendront pas… Ne déchiffrez pas à haute voix, Grand Méchant Loup vous écoute…

Pour les noyer un peu plus, je vous propose la « fausse piste » suivante :

https://www.youtube.com/watch?v=Z5WUO7hsgCA

Dès fois qu’il y en ait un dernier qui insiste, une autre fausse piste :

https://www.youtube.com/watch?v=_WN2A–Sr58

Si vous êtes encore là, c’est bon signe ; c’est que vous avez le sens de l’humour.

Bon, je résume l’idée générale. Nous assistons ces jours-ci à un forcing forcené de la part des Autorités sanitaires et gouvernementales pour nous pousser à nous (faire) vacciner contre la grippe.

Plus les données scientifiques (et objectives) sont faibles, plus l’hystérie médiatique et politique se déploie sans limite et sans nuance.

Soyons clairs : les données existantes et consultables par un ou une non-analphabète nous disent clairement deux choses :

1- jusqu’à preuve du contraire, les vaccins anti-grippe ne sont pas efficaces ;

2- pour justifier les campagnes promotionnelles de cette vaccination, il faudrait plus de données scientifiques.

C’est vrai pour les adultes sains, les plus de 65 ans, les enfants et même certains patients, par exemple ceux atteints de mucoviscidose. Je pourrais rallonger la liste ; mais surtout répéter : donnez-nous plus de science s’il-vous-plaît !

On pourrait certes dire que la vaccination serait une précaution et que si ça ne fait pas vraiment du bien, au moins ça ne fait pas de mal…

Erreur ! Vacciner n’est pas un geste anodin, pas du tout !

Même si tout est fait pour essayer de le faire croire. Ce billet n’ayant pas l’ambition de « couvrir » le sujet en une fois, je me contente ici de recopier un graphe simpliste publié en 2011 et dont les données n’ont jamais été démenties, malheureusement.

On trouve ça dans : Hum Exp Toxicol. 2011 Sep;30(9):1420-8.

Qu’est-ce que ça dit ?

La mortalité infantile par pays est directement corrélée aux nombres de doses vaccinales administrées. La corrélation est linéaire et très forte suggérant une relation de causalité !

D’autant que les facteurs de confusion possibles sont répartis aux deux extrêmes de la droite : en bas à gauche la Suède et en haut à droite les USA !

Ci-dessous deux extraits  des IMR (Infant Mortality Rate) en 2009 : d’abord les 5 meilleurs puis les 5 pires.

Et maintenant, les doses vaccinales, d’abord les plus basses puis les plus hautes.

Bon, je laisse chacun conclure, après avoir évidemment consulté l’article très simple et vérifié toutes les tables et raisonnements…

 

 

 

 

 

 

 

Aparté d’entre deux saisons

 

Je ne peux résister au moment des vœux et entre deux « saisons » sur les essais cliniques (ou les expérimentations humaines) à faire part du Score médical et scientifique de l’année 2016 selon quelques Autorités très « commerciales » et américaines.

Quelles sont, selon les médias professionnels et scientifiques versés dans la recherche médicale, les grandes avancées de l’année 2016 en cardiologie ?

Ils en ont trouvé 5 formidables ; peu importe l’ordre des 5, car ce qui est révélateur et tragique ce sont les « thèmes » qui ont enthousiasmé les scoristes :

1- l’étude HOPE-3 comparant la rosuvastatine à un placebo en prévention primaire ; j’en ai parlé ici et sur le site de l’AIMSIB (avec même une version anglaise) ; c’est très mauvais sur le plan méthodologique, pour ne pas dire plus… Encore une fois, comment peut-on publier dans des grandes revues médicales des essais aussi biaisés ? Le plus extraordinaire, c’est que tout le monde le sait puisque, malgré l’apparente originalité de l’essai (si on croit ces gens-là), aucune des agences sanitaires, même parmi les plus laxistes, n’a fait comme si cette étude existait et n’a modifié le classement de la rosuvastatine en termes de « Service Médical Rendu » au moins à ma connaissance. « Coup d’épée dans l’eau » dirait D’Artagnan… Ça n’a servi à rien sauf peut-être à entretenir l’idée qu’il faille avoir un cholestérol bas et ainsi préparer la suite prochaine avec les anti-PCSK9 (section suivante).

2- l’arrivée des Anti-PCSK9 sur le marché, ces nouveaux médicaments anticholestérol injectables dont on nous promet monts et merveilles, évidemment, malgré l’absence totale de résultats fiables à ce jour pour avoir une idée du « miracle à venir ». Il est probable qu’on nous prépare, dans la discrétion des cabinets [je ne parle pas des WC bien sûr, ni des ministères...] et avec la complicité des grands experts que tout le monde connait et que personne ne respecte plus (un proverbe Africain dit justement que « quand quelqu’un a de la merde sur soi, tout le monde renifle cette merde » ; c’est beau l’Afrique ; j’y suis né !) des essais cliniques miraculeux testant les anti-PCSK9 ; c’est pour 2017 ; il faut se saisir des « parts de marché » vite ! J’en ai assez parlé dans différents billets, je n’y reviens pas : ça m’étonnerait qu’il y ait là de quoi enrichir nos connaissances médicales sauf à propos de l’art de l’illusionnisme en recherche médicale.

3- les nouveaux médicaments antidiabétiques qui, parait-il, font des miracles de prévention cardiovasculaire. J’en ai aussi parlé dans des billets récents mais sans me prononcer car des experts « prestigieux » se disputent à leur propos ; pas besoin d’en rajouter ; la qualité des études dit tout et explique ces honteuses controverses entre les « pour » et les « contre »…

4- le nouveau médicament de l’insuffisance cardiaque dit Entresto* [une association de sacubitril et de valsartan, c'est-à-dire un inhibiteur de l’endopeptidase neutre plus un antagoniste de l’angiotensine II] ; autrement dit, un médicament de la classe des sartans pour lesquels j’ai les plus grandes réserves (une des molécules de cette classe n’est plus remboursée depuis Juillet 2016) comme je l’ai expliqué dans notre livre « Prévenir l’infarctus et l’AVC », et d’une molécule non encore commercialisée (faute de données solides le justifiant), le sacubitril. Il se trouve en effet que dans un unique essai clinique (l’étude PARADIGM-HF), les investigateurs (très liés au sponsor) rapportent des effets très bénéfiques. C’est étonnant, ça m’étonne mais ça « ne mord pas » (les médecins prescrivent peu) au grand dam de l’industriel (Novartis) qui n’a pas encore compris que plus personne ne croit plus personne… Quelle époque ! Un essai unique et commercial, pas de retour d’expérience des médecins praticiens pour le moment (ils ne sont pas pressés de prescrire et moi non plus) ; mieux vaut ne rien dire de plus que rien…

5- l’élargissement (ou la popularité croissante) des implantations de prothèse de valve aortique sans chirurgie thoracique. C’est la TAVR ou transcatheter aortic valve replacement… Petite industrie en développement ; pas de scandale manifeste pour le moment. N’étant pas un expert de cette procédure, je n’en dirais rien d’autre que si elle est utilisée de façon appropriée par des opérateurs habiles et expérimentés, ça ne peut que rendre service. Juteux business en perspective.

Quel est le message du jour ?

C’est tout vu à simplement regarder les 5 merveilles de l’année : que des nouveautés produites par l’industrie ; pas une seule découverte indépendante digne d’être citée. Les chercheurs libres ne travaillent-ils plus ? Y en a-t-il encore ? Végètent-ils au fond de quelques obscures bâtiments universitaires en attendant des jours meilleurs ?

De mon point de vue, l’époque a réussi ce tour de force de stériliser toute recherche libre et indépendante en cardiologie. Certes quelques uns travaillent, ou essaient, ou font semblant ; mais à ma connaissance, au moins en France, il n’y a plus rien ! Aucun espoir d’innovation ou de découverte médicale avec le « petit » personnel qui aujourd’hui règne sur ces ruines.

La situation est simple : la recherche médicale d’aujourd’hui est conduite presque exclusivement par des industriels ayant des moyens financiers importants et qui parient sur des retours d’investissement significatifs.

La recherche médicale indépendante et libre de toute ingérence commerciale n’existe plus aujourd’hui que sous forme de sinistres balbutiements dans des laboratoires désertés par nos meilleurs cerveaux.

Les états (y compris les USA et la Chine) n’ont pas les moyens d’entretenir et financer des labos de recherche libres et performants. Seul compte le business ! Le goût pour la connaissance et l’art de penser ont disparu de ces sombres territoires.

On forme pourtant des cohortes de techniciens et ingénieurs (pas des chercheurs hélas!) qui iront soit « se livrer » à l’esclavage industriel (souvent contre de bons salaires ; aussi longtemps qu’ils rendront le service attendu) soit s’inscrire à Pôle Emploi.

Désolé ! C’est l’époque de maintenant. Nous avons probablement ce que nous méritons ; mais on peut encore dire non et aider les nouvelles générations à inventer autre chose. Le nez sur leurs écrans, nous écoutent-ils ? Pas sûr !

Essayons encore !