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Rendez-vous du mois de Janvier 2016 dans ma région

 

Si vous avez envie de bavarder ; et à condition que vous apportiez un bon vin récréatif, on peut se retrouver :

- le 26 Janvier à la Bibliothèque Grand Pré de Meylan (c’est en France, près de la Mairie et du Collège des Buclos) à 20:00.

Sujet : La nouvelle diète méditerranéenne pour protéger sa santé ET la planète.

- le 28 Janvier à Die (au Sud de Grenoble) au Salon de l’Écologie au Quotidien à 17:00. Pas de panique. Certes, c’est plein d’écologistes vêtus de fourrures de bisons ; mais il y a une buvette où on devrait servir quelques breuvages revigorants. Attention : ébriété interdite ! Chez ces gens-là disait le grand Jacques, on boit modérément.

Sujet : La nouvelle diète méditerranéenne pour protéger sa santé ET la planète.

- le 30 Janvier à Claix (Sud de Grenoble) à la Mairie (je crois) vers 10:00 (attention c’est bien le matin, donc on est à jeun !). Je serai accompagné de Claude Aubert (un expert en agroécologie, un vrai ; ça ne rigole pas à Claix…) et ensemble nous parlerons des légumineuses ; les aspects nutritionnels et agricoles ; et ça c’est rigolo …

A bientôt

 

 

 

 

Des rapports « négatifs » sur les statines seraient responsables d’une augmentation de la mortalité cardiovasculaire ?

Il n’est pas rare que les pires techniques de propagande soient mises à contribution dans les milieux socio-médicaux pour stimuler le marketing et le business d’une technique médicale ou d’un médicament particulier.

Il est toutefois de plus en plus rare, vu le scepticisme ambiant (en particulier chez les médecins américains) que l’on se permette de publier d’aussi belles pièces de corruption (au sens qu’on donne à des matières biologiques avariées) scientifique que l’article du European Heart Journal du 5 décembre 2015 intitulé « Negative statin-related new stories… ».

On peut trouver ci-dessous un lien vers un site anglophone (medscape) où on lira un commentaire et le pdf de l’article (tapez sur « references ») :

http://www.medscape.com/viewarticle/855657?nlid=93266_1985&src=wnl_edit_medp_card&uac=78143HG&spon=2&impID=918079&faf=1#vp_2

Si on n’est pas pressé d’aller visiter les égouts (comme l’écrit un commentateur américain probablement), on peut attendre une version française du commentaire via un site francophone entretenu par l’industrie pharmaceutique et peut-être un nouveau commentaire en français produit par une de nos sommités nationales dont on vérifiera d’abord les liens d’intérêt avec l’industrie du médicament ; je précise : avant d’entamer la lecture avec sérénité, vérifier les conflits d’intérêt. Il y a quelques fois des prêtes-noms, c’est-à-dire des pauvres bougres qui signent à la place du chef ; autrefois on disait « La voix de son maître »

Concernant l’influence des conflits d’intérêt sur diverses variables sanitaires, on conseillera la lecture d’un texte d’une sociologue du CNRS : Maxim, L. en 2012, « Comment les conflits d’intérêts peuvent influencer la recherche et l’expertise », Hermès, no 64, Paris, CNRS Éditions, p. 48-59, doi : 10.4267/2042/48381. Texte intégral

Un blog n’est pas le moyen de communication idéal pour analyser et critiquer des articles scientifiques. En principe, j’évite de le faire car il faut d’abord présenter l’article (ce qui prend de l’espace), et n’est pas forcément compréhensible pour mes charmants visiteurs…

Mais celui-ci mérite un peu mieux, avant d’être mis à la poubelle.

En deux mots, les auteurs prétendent que donner des nouvelles négatives sur l’utilité et la toxicité des statines [ils ne se posent pas la question de la véracité de ces informations], provoquent des arrêts de traitement (prématurés selon eux) qui eux-mêmes provoqueraient des infarctus et des décès cardiaques.

Cet argumentaire morbide est aujourd’hui la principale contre-attaque de l’industrie et de ses experts rémunérés pour « sauver les meubles » comme on dit chez les pompiers…

J’ai déjà répondu à ce type d’arguments frelatés et indignes de la médecine moderne dans mon dernier livre sur « L’Horrible vérité... ».

Je vais en remettre une petite couche ici en essayant de rester simple. J’ai dit « une petite couche » car je pourrais en mettre plusieurs et des grosses tellement la méthodologie utilisée par les investigateurs de cette étude danoise est naïve et, pour tout dire, irrecevable par des scientifiques moyennement compétents. Ne devrait même pas être publiée. Propagande donc !

Qu’il y ait une relation entre l’arrêt d’un traitement et la survenue d’une complication est une banalité en médecine et en épidémiologie. Que l’arrêt de ce traitement soit la cause, ou bien plutôt la conséquence, de cette complication (de celle-là ou d’une autre d’ailleurs) est le moment crucial de l’analyse.

Facile à comprendre ! Mais je vais donner un exemple.

Très difficile de répondre à cette question, en conséquence, sur la base de banques de données massives (Bigdata) comme dans l’étude danoise car l’information qui permet de réellement clarifier serait : quand et surtout pourquoi le traitement a été arrêté ? Tout est là !

Pour illustrer ce point, je vais rester dans mon domaine de prédilection, la cardiologie.

Et je vais donner un exemple très concret.

Soit Monsieur D qui a survécu à un infarctus. Il a bénéficié d’une désobstruction de son artère coronaire en urgence, avec mise en place d’un stent.  Il a fait heureusement un « petit » infarctus sans complication et il sort de l’hôpital 48 heures plus tard avec un traitement médicamenteux systématique : des antiplaquettaires pour empêcher que le stent se bouche (rien à dire) deux ou trois autres médicaments plus ou moins justifiés (je n’en discute pas ici) dont une statine évidemment ! Je ne discute pas d’autres aspects…

Tout va bien pendant quelques semaines et mois jusqu’au jour où le malheureux développe une pancréatite aigüe [un récent rapport finlandais nous dit que les statines augmentent de 30% le risque de pancréatite] ; que cette pancréatite soit due à la statine ou pas importe peu ici. C’est une maladie grave qui met souvent en jeu le pronostic vital…

Les urgentistes et les gastro-entérologues consultés vont en bonne logique stopper tous les traitements, y compris la statine et les antiplaquettaires ; de crainte (par exemple) que cette pancréatite ne deviennent hémorragique. Je ne discute pas ici s’ils ont raison ou pas ; en fonction du temps passé sous statine et de l’âge du stent et du patient. Toues les options sont discutables et défendables ; la médecine est un art…

Monsieur D survit à sa pancréatite ; mais quelques semaines plus tard il décède d’un infarctus massif dû à l’occlusion de son stent ; elle-même due selon toute probabilité à l’arrêt prématuré des antiplaquettaires.

Comme les cardiologues ne sont pas vraiment d’accord sur le moment idéal pour stopper (ou diminuer) les antiplaquettaires après la pose d’un stent, on ne peut rien reprocher aux gastro-entérologues…

C’est une triste histoire. Je ne donne pas d’autres détails ; évidemment j’ai simplifié. Je ne pense pas qu’on puisse reprocher quoique ce soit à qui que ce soit. Ce fut une mauvaise pioche pour Monsieur D. Fatalité !

Cela dit, sur leur banque de données cliniques quelques années plus tard, nos investigateurs danois vont retrouver [c'est un conditionnel car ce que je raconte ici ne s'est pas passé au Danemark] le décès et sa cause cardiaque et, en mettant en parallèle les prescriptions de statines (à partir d’une autre base de données), ils vont attribuer le décès à l’arrêt de la statine ; car ils n’ont pas identifier (ou essayer d’identifier) la raison de l’arrêt de la statine

Il est évidemment absurde d’attribuer cet infarctus et ce décès à l’arrêt de la statine.

Pas d’autres explications concernant la pitoyable médiocrité de l’étude danoise que certains  universitaires (également pitoyables) vont peut-être utiliser pour essayer d’empêcher la diffusion de « nouvelles négatives « sur les statines.

Et tout ça pour rappeler (une fois encore) qu’on peut faire dire n’importe quoi aux statistiques.

On peut aussi faire dire n’importe quoi à certains médias « rémunérés »… Pauvre de nous !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TOP SECRET – NAVY Message : l’huile d’olive en crise !

On ne le dit pas ; ou on ne l’entend pas, peu importe !

Ne pas répéter ! C’est un message secret réservé aux habitués de ce blog, urgent de s’approvisionner en huile d’olive avant que les prix n’explosent…

Les oliveraies méditerranéennes subissent une grave crise, notamment en Italie, en France et en Espagne : les arbres sont attaqués par une bactérie ici, par des champignons là ; et ailleurs encore les fruits succombent à cause de vilaines mouches qui pondent dans les fruits !

La Grèce et la Tunisie semblent épargnées pour le moment.

Ce n’est pas une plaisanterie ; c’est aisément vérifiable via Internet ; quoique personne n’en parle…

La question est la suivante : comment expliquer ce phénomène ? Cette concordance tragique dans 3 pays méditerranéens ?

L’huile d’olive française représente peu sur le marché, certes, par comparaison avec l’espagnole et l’italienne ; mais ce n’est pas ça qui importe.

Trois attaques, dans 3 pays différents, par 3 « parasites » apparemment différents !

Est-ce le hasard ?

On pourrait le croire tant que nous n’avons pas de mécanismes biologiques homogènes et cohérents pour expliquer le tout.

Un fait important : la production d’huile d’olive, du fait de la forte demande [mea culpa, nous n'y somme pas pour rien, tant nous avons vanté cette huile et le modèle nutritionnel qui va avec...] et le modèle agricole traditionnel a dû s’adapter.

Les mêmes oliveraies produisent plus qu’auparavant, et ce n’est pas du bio !

Inutile donc de se plaindre des écologistes qui auraient favorisé ces épidémies ou ces invasions. Au contraire, c’est probablement la surproduction (sur des terres peu adéquates) et donc l’abus d’intrants variés, y compris de pesticides, qui pourraient être en cause en sélectionnant des parasites dont l’arbre ne sait pas se défendre !

On peut aussi penser que le changement climatique joue un rôle, subrepticement mais sûrement !

Ainsi, comme nous l’expliquons dans notre livre, le mode de production de nos aliments et les questions environnementales sont étroitement liés.

Ici à propos de l’huile d’olive. Plus de 20 pages écrites serrées à propos des produits de la mer dans notre dernier livre récemment paru.

Il ne suffit pas de protéger notre santé, il faut aussi protéger notre environnement, les deux problématiques sont étroitement liées !

Faut-il l’envelopper ?

PREFEREZ LE SEIGLE, COMPLET ET BIO

Nous voici de retour avec des bonnes nouvelles … de nos recherches ! Pour l’actualité, on verra plus tard.

Nous travaillons depuis longtemps sur les effets biologiques des polyphénols de certaines céréales.

Les polyphénols du seigle [une céréale peu consommée en France mais beaucoup par les scandinaves] sont particulièrement intéressants et nous avons soupçonné qu’ils puissent avoir des effets sur la synthèse endogène des oméga-3, ce que nous avons appelé le fish-like effect à propos de anthocyanines (du raisin et du vin) dans des recherches précédentes. La théorie est importante, à l’heure où nous devons trouver des moyens de trouver (ou fabriquer) des oméga-3 sans manger du poisson. Qu’avons-nous trouver ?

Quand vous mangez (beaucoup) du seigle complet, vous absorbez des polyphénols qui sont connus pour protéger des maladies du cœur et des cancers, notamment le cancer du sein.

Vous modifiez votre flore intestinale (votre microbiote) dans un sens antidiabétique, ce qui pourrait contribuer aux effets sus-mentionnés à propos des cancers et des maladies cardiovasculaires, et vous induisez une flore qui « active » les polyphénols.

Et enfin, vous induisez des modifications particulièrement avantageuses du métabolisme des acides gras oméga-3 (qui sont augmentés) et des oméga-6 (diminués) dans le sang et le foie.

Et ces changements des acides gras [probablement dus aux polyphénols (du seigle) qui doivent être au préalable métabolisés par les bactéries intestinales (certaines)] sont aussi anti-cancéreux et protecteurs du coeur.

Bref, avec le seigle, c’est bingo !

La prochaine fois que vous allez chez votre boulanger, exigez du seigle ! Complet évidemment !

Et bio encore plus évidemment ! Sinon, changez de boulanger ! Faut ce qu’il faut !

Une seule limite : si vous êtes gluten-intolérant, désolé, faudra penser à autre chose, le seigle contient du gluten !

Si vous êtes seulement « sensible », vous pouvez essayer, peut-être que le gluten du seigle de votre boulanger est « supportable » pour votre système immunitaire …

Bon, trois tranches d’un bon pain de seigle, 20 grammes de beurre bien gouteux (et bio) avec 6 huitres et un verre (ou deux) de blanc, plutôt un Bourgogne aligoté (à mon goût) et bio, une salade (bio) avec ses noix bio et son huile d’olive, un fruit bio et vous avez un repas de roi (méditerranéen) ; vous pouvez remplacer le beurre par de l’huile d’olive que vous répandrez méticuleusement sur vos tartines après les avoir un peu aillées … le tour est joué.

Merci de donner votre opinion, et surtout vos expériences, afin que tout le monde en profite !

PS : ne cherchez pas ces données dans la littérature scientifique et médicale ; nous n’avons pas encore publié ; c’est notre petit cadeau de rentrée ! Surtout, attention, nos données concernent des expériences conduites sur des rats … Mais ne sommes-nous pas des vilains gros rats ?

DINARD le 17 mai : LE CONGRES du GRAIN. J’y serai !

Le Groupe de Recherche et d’Application en Immunologie et Nutrition (le GRAIN) organise sa réunion scientifique annuelle à Dinard les 17 et 19 Mai.

Ils m’ont invité à donner deux conférences le 17 Mai, l’une sur « cholestérol et les statines » et l’autre sur « Polyphénols et santé« .

J’ai accepté ! J’y serai !

On pourrait s’y voir et boire un verre ensemble !

OMEGA-3 SUMMIT 2012 : DEUX CONFERENCES

Pour ceux qui vivent dans le Nord de l’Europe et parlent anglais, je vous informe que j’ai été invité à donner deux conférences au Meeting scientifique indiqué dans le titre de ce billet : « Global Omega-3 Summit » et qui se tiendra le 23 Avril à Gand en Belgique.

C’est un meeting un peu commercial [promotion des produits de la mer et de la pêche, j'ai l'impression, mais ne suis pas sûr] aussi et (désolé) l’entrée n’est pas gratuite …

Ce sera pour moi l’occasion d’informer des scientifiques (ou du public de tous horizons, mais moi je resterai très scientifique) des récentes évolutions concernant l’ignoble marketing du cholestérol et, plus sérieux, des avancées de la biologie des polyphénols, notamment en relation avec les oméga-3.

Deux conférences donc ! Alors, si vous passez par là …

Quelques données supplémentaires sur les polyphénols

Nomenclature et sources des POLYPHENOLS
Les polyphénols constituent une classe de substances naturelles caractérisées par une grande diversité de structure, mais contenant toujours un ou plusieurs cycles phénoliques. Plusieurs milliers de polyphénols ont été identifiés dans les plantes et les aliments d’origine végétale. Nous devons faire un effort de classification (ci-dessous).

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Flavonoïdes et maladies cardiovasculaires

Les flavonoïdes sont des substances naturelles (il y en a des milliers de sortes dans la nature) caractérisées par la présence d’une structure phénolique (ce sont donc des poly-phénols) dans leur molécule, et même d’une structure flavone ce qui les distingue des autres polyphénols. Question : ont-ils des propriétés leur conférant des effets protecteurs du système cardiovasculaire ?
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