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Les grandes illusions de la vaccinologie (saison 5)

 

Comme déjà discuté dans les saisons précédentes, deux camps s’opposent dans nos sociétés occidentales (là où la parole est la plus libre en principe) à propos des vaccins ; et cette opposition semble irréductible sur de nombreux aspects de la vaccinologie. Je vais rapidement discuté un de ces aspects particulier : celui de la supposée « banalité immunologique » de la vaccination.

Cette idée (défendue mordicus par les vaccinalistes) de « banalité » repose sur l’affirmation que nous (y compris nos bébés et jeunes enfants) sommes dès notre naissance soumis à un intense bombardement antigénique ; dit autrement, nous subissons de façon quotidienne une intense exposition à toutes sortes de substances et objets de la Nature (et d’autres objets moins naturels) susceptibles de stimuler notre système immunitaire.

Dans ces conditions, selon les vaccinologues, redouter les effets d’une exposition supplémentaire à quelques antigènes vaccinaux [administrés selon un calendrier (vaccinal) pensé par des experts pour nous protéger de terribles maladies infectieuses] sous prétexte qu’il y en aurait plusieurs dans la même seringue est simplement absurde.

Sauf que…

Sauf que la façon dont nous sommes exposés aux antigènes infectieux naturels – virus et bactéries, pour faire simple – est très différente de celle induite par les vaccins.

Prenons un exemple simple : la triple vaccination contre la Rougeole, les Oreillons et la Rubéole, aussi appelée ROR, on comprend immédiatement pourquoi.

Il s’agit d’injecter deux fois (à quelques mois d’intervalle) simultanément trois virus pathogènes vivants (certes atténués) à des bébés de 9 à 15 mois.

Question : quelle est la probabilité naturelle qu’un bébé de quelques mois rencontrent simultanément et à dose massive trois virus pathogènes à la même minute ? Et deux fois à quelques semaines ou mois d’intervalle ?

Les vaccins ROR les plus utilisés en France ne contiennent pas d’aluminium, pas de mercure et pas de formaldéhyde (très toxique et parfois utilisée pour inactiver les agents pathogènes).

Sauf que…

Ils contiennent par contre un antibiotique [la néomycine, qui est en principe exclusivement utilisé par voie orale car non absorbable] et du sorbitol qui peut provoquer des réactions chez des personnes sensibilisées par exemple au fructose.

Question : quelle est la probabilité qu’un bébé de quelques mois se voit injecter (y compris à faible dose) un antibiotique hautement toxique (uniquement autorisé en forme injectable en médecine vétérinaire) et une sorte de sucre utilisé uniquement par voie orale pour traiter la constipation ?

Autre question. Sachant que la charge virale administrée avec un vaccin a été fabriquée avec des techniques spécifiques [multiplication virale sur des culture de cellules animales entretenues et nourries avec toutes sortes d'ingrédients, y compris du sérum de fœtus de veau (FBS ou fetal bovine serum)], et sachant que c’est avec grande surprise qu’un beau matin on découvrît (en prenant un exemple caricatural certes) la présence de prions dans des produits animaux couramment utilisés en nutrition humaine, quelle garantie avons-nous que nous n’injectons pas des ingrédients de cultures de cellules toxiques à plus ou moins long terme à nos bébés ?

Questions : pouvons-nous faire confiance aux fabricants pour immédiatement dénoncer toute information suspecte ? Pouvons-nous faire confiance aux Administrations ailleurs et ici pour assurer notre protection ? Les études de surveillance après mise sur le marché des vaccins sont-elles suffisamment pro-actives, suffisamment longues et les échantillons concernés sont-ils suffisants pour détecter des effets secondaires rares ?

Tout le monde sait répondre !

Autre question. Quelle est la façon naturelle de rencontrer ces trois virus pathogènes ? Est-ce différent de la rencontre par vaccination ?

Ces microbes sont autour de nous et nous y sommes exposés quand nous rencontrons des porteurs sains ou malades. Comme dit précédemment, il est quasi impossible que ces porteurs nous contaminent avec les trois virus en même temps. Il n’est pas impossible que la dose d’un virus soit forte, un gros tousseur pouvant effectivement émettre des doses massives d’aérosols contaminants dans une atmosphère contrainte (salle de classe, bureau, salle de spectacle…).

Ce qui est certain c’est que cette rencontre se  produira via des contacts aériens et/ou digestifs. Autrement dit, la pénétration dans notre organisme sera progressive ; et sera « filtrée » par nos systèmes immunitaires locaux et régionaux.

Je m’explique en prenant l’exemple d’une exposition digestive. On pourrait discuter aussi de l’immunité pulmonaire mais je fais simple.

Nous savons tous que notre intestin n’a pas qu’une fonction digestive. Il est aussi notre premier organe de défense anti-infectieux. Ce système immunitaire intestinal travaille de façon étroite avec notre microbiote intestinal (environ deux kilos de bactéries et autres pathogènes pour un individu de 70 kilos). Autrement dit, quand un agent pathogène arrive jusqu’à nos organes (y compris le cerveau) via la circulation sanguine, il a déjà subi des transformations et les organes cibles ont été « avertis ».

Sauf que…

La vaccination avec le ROR est une injection intramusculaire ou sous-cutanée d’agents pathogènes qui court-circuite tous nos système de défense loco-régionaux.

Faut-il mettre les points sur les i ?

La vaccination par injection répétée de doses massives d’agents pathogènes multiples n’a rien à voir avec une exposition naturelle aérienne ou digestive.

Elle s’accompagne de l’injection de produits toxiques (certains identifiés, d’autres non) qui même à faibles doses en théorie peuvent avoir des conséquences inattendues chez des bébés d’autant qu’il s’agit d’injections et qu’aucune étude de toxicité sérieuse n’a été conduite pour nous rassurer.

Contrairement aux idées farfelues ou naïves de quelques idéologues et académiciens, l’exposition à des agents pathogènes via la vaccination par injection est une agression majeure de nos bébés et petits enfants.

Que certains d’entre eux développent, à court ou moyen terme, des complications (notamment neurologiques, vu le tropisme cérébral de ces virus-là) n’a rien d’étonnant !

Que des médecins et des parents soient méfiants n’a rien d’étonnant ! Qu’on veuille les obliger à injecter quand même est très étonnant !

Ce qui est étonnant aussi c’est que des médecins et des parents ne soient pas méfiants.

Dernière question : qui donc a eu l’idée saugrenue de mettre dans la même seringue ces trois virus-là ? Scientifiquement et médicalement absurde !

Répondre à cette question nécessite une enquête indépendante et permettrait peut-être de dévoiler quelques aspects sombres de l’histoire de la vaccinologie.

 

 

 

Onze vaccins obligatoires plutôt que 3 ?

 

Madame la Ministre,

Avec tout le respect que nous devons à votre titre ministériel et à votre expérience professionnelle, je me permets par la présente de vous alerter sur la gravité de la décision que vous êtes susceptible de prendre à propos de l’obligation vaccinale : onze plutôt que trois !

Nous apprenons par les médias que  vous seriez personnellement favorable à ces nouvelles obligations.

Question évidente pour un médecin praticien : pourquoi onze ? Pourquoi pas 10 ou 9 ou 6 ?

Quelles sont les justifications médicales, acceptables pour un scientifique, de décider onze plutôt que 9 ou 6 ?

Nous savons que vous êtes sous la pression de la décision du Conseil d’État (Février 2017) qui enjoignait à votre Administration, dans un délai de six mois, [et sauf à ce que la législation évolue en élargissant le champ des vaccinations obligatoires] « de prendre des mesures ou de saisir les autorités compétentes pour permettre de rendre disponibles des vaccins correspondant aux seules obligations de vaccination prévues par le code de la santé publique » c’est-à-dire les 3 vaccins contenus dans le DTP.

Il semblerait que ce délai de 6 mois n’ait pas suffi pour résoudre ces questions très matérielles de production industrielle des vaccins et que, en conséquence, vous soyez contrainte de modifier la législation en faveur d’un élargissement (à onze ?) des obligations vaccinales.

Ce serait modifier la législation (avec des conséquences sanitaires majeures) sans autre raison que de se conformer à des impératifs juridiques et administratifs ?

Pensez-vous que les citoyens de notre beau pays soient prêts à laisser injecter à leurs proches (et à eux-mêmes) des substances douteuses sans autre justification qu’administrative ?

Madame la Ministre, nous savons (et si les citoyens français ne le savent pas encore, ils le sauront rapidement) qu’il n’y a pas de justifications médicales et scientifiques  à cet élargissement des obligations vaccinales.

Il existe une controverse médicale et scientifique de longue date [et qui s'exacerbe ces dernières années] sur les vaccins, sur le rapport bénéfice/risque pour dire les choses simplement.

Madame la Ministre, contrairement aux allégations de certains supposés experts (dont l’indépendance doit être vérifiée conformément à la nouvelle Loi de moralisation), la concertation citoyenne sur les vaccinations mise en place par la Ministre précédente n’a pas permis un examen objectif et approfondi de la question vaccinale, tel que l’exige la communauté scientifique indépendante ; et la question du rapport bénéfice/risque reste en suspens.

Dans ces conditions, il est humainement (et éthiquement) impossible de vouloir imposer à des familles l’obligation de laisser injecter à leurs bébés des substances qu’elles estiment suspectes ; impossible aussi de vouloir imposer à des médecins l’obligation d’injecter des substances supposées suspectes aux bébés de leur patientèle.

Que ces substances soient réellement suspectes (voire toxiques pour certains d’entre nous que nous ne savons pas identifier) n’est pas la question actuellement quoiqu’elle mérite d’être posée et discutée par de vrais experts vraiment indépendants ; en prenant le temps d’examiner l’ensemble du dossier y compris dans ses aspects historiques.

Que des scientifiques, des médecins et des familles les estiment « suspectes » devrait suffire à immédiatement suspendre tout élargissement de l’obligation vaccinale. D’abord ne pas nuire et donc prudence et attentisme.

Qu’il y ait eu en France au cours de la dernière décennie un décès par an environ supposément de rougeole ne peut servir de prétexte à rendre obligatoire la vaccination (entre autres) contre l’hépatite B (chez le nourrisson) dont la transmission est (presque) exclusivement liée à des rapports sexuels contagieux ou à des contacts périlleux avec des produits sanguins, par exemple chez les toxicomanes utilisant des aiguilles…

Un décès (supposé) dû à la rougeole par an (probablement dans un contexte d’immuno-supression) d’un côté et un peu moins d’un million de bébés vaccinés (avec 11 substances douteuses) chaque année de l’autre côté…

Que certains (médecins et familles) acceptent ces injections massives et répétées à des bébés les yeux fermés n’est pas non plus le meilleur argument en faveur de l’élargissement.

La seule et vraie question, Madame la Ministre, c’est l’acceptation par les citoyens de ces injections. Beaucoup d’entre eux n’en veulent pas et exigent que leurs enfants en soient protégés.

Vous ne pouvez le faire sous la contrainte, évidemment, et par conséquent les nouvelles obligations vont être à l’origine de graves troubles sociaux.

J’en appelle à votre intelligence et votre bienveillante humanité : si vous devez [c'est inéluctable] choisir entre « abolir les obligations existantes » ou « élargir les obligations à onze », vous devez choisir courageusement la première option !

Certes, vous allez ainsi vous attirer l’hostilité de quelques académiciens, des quelques énarques de votre Ministère (qui ont de façon calamiteuse géré la question des vaccins et depuis longtemps) et de l’industrie des vaccins. Il faudra résister, et nous vous soutiendrons, car le résultat final est déjà connu : l’élargissement vaccinal ne passera pas !

Car ceux qui n’en veulent pas n’en veulent vraiment pas ; et aucune police ni aucun chantage abject (en termes de scolarité et de socialisation de leurs progénitures) ne les fera plier !

Madame la Ministre, nous vous le demandons solennellement, renoncez à votre projet, préservez les Libertés !

 

 

 

 

 

Les grandes illusions de la vaccinologie (saison 4)

 

L’analyse attentive de la littérature supposée scientifique dans le domaine de la vaccinologie conduit inéluctablement à la conclusion que nous sommes en présence de données scientifiques faibles, pour le moins.

Dans ces conditions, toutes les formes de recommandations et autres « avis » officiels et académiques doivent trouver autre chose (que la robustesse scientifique) pour justifier de leur pertinence et faire autorité.

Un minimum serait que les auteurs des recommandations (et autres admonestations et obligations) et les Autorités qu’ils représentent soient au-dessus de tout soupçon, c’est-à-dire libres et indépendants.

S’agit-il d’une autre grande illusion de la vaccinologie ?

Il ne s’agit pas d’expertise proprement dite ici, on l’a compris. Mais d’indépendance vis-à-vis de toutes les formes d’influences notamment financières et commerciales (ça tombe sous le sens) mais aussi non financières : ego, réputation, autorité académique et/ou hospitalo-universitaire…

Parmi les influences possibles, les non-financières ne sont pas les moindres, je l’ai déjà dit et répété, car nous connaissons bien toutes ces influençables et sympathiques personnalités !

Est-il possible, en vaccinologie, d’être en même temps un expert audible et un indépendant ?

Tout dépend de ce qu’on entend évidemment par « expertise » et indépendance », j’en ai déjà discuté.

C’est une question difficile ; que l’on peut toutefois simplifier en la scindant en deux parties inégales :

1) les experts (ou supposés experts) favorables aux vaccins et défenseurs des obligations vaccinales (ici et ailleurs) sont-ils indépendants ?

2) les experts (ou supposés…) plus mesurés (moins favorables ou plutôt défavorables) et hostiles aux obligations vaccinales (quel qu’en soit la forme) sont-ils indépendants ?

Pour la 2ème question, la réponse est évidente : ces experts-là suscitent une forte animosité de la part de l’industrie (et des académiciens amis) des vaccins ; et en conséquence sont, de force, indépendants de ces industries. Concernant leurs éventuels liens d’intérêt non-financiers, et vu l’hostilité que provoque leur raisonnement, il est clair qu’ils n’ont rien à attendre de positif… Ils feraient mieux d’être discrets, à mon avis, à moins d’être de courageux combattants !

C’est donc bien la 1ère question qui doit être discutée de façon plus systématique.

Mais cela nous renvoie à une autre question, encore plus fondamentale : qu’est-ce que l’industrie des vaccins aujourd’hui ?

Un livre serait nécessaire pour expliquer son histoire et l’évolution récente de la vaccinologie. Ce n’est pas l’objet de ce document ; je vais faire court et évidemment schématique.

Le monde du vaccin – c’est-à-dire l’industrie des vaccins et les connaissances très techniques (et peu scientifiques) qui vont avec, en un mot la vaccinologie contemporaine – est en pleine Révolution.

Cette révolution du vaccin va de pair avec la crise de l’industrie pharmaceutique qui, faute d’investir dans une recherche patiente et prudente (et peu lucrative), est dans une phase de grande stérilité.

Pour palier à cette incapacité d’innovation, les financiers qui gèrent désormais l’industrie du médicament ont fait le pari de la médecine dite personnalisée. En bref, cela consiste à identifier des cibles thérapeutiques très spécifiques puis à créer des molécules (des anticorps monoclonaux) qui vont « neutraliser » ces cibles. Ces anticorps sont produits par le système immunitaire d’animaux d’expérience puis, en général, « humanisés » pour éviter des conflits immunitaires lors de l’injection de ces anticorps qui sont étrangers à notre propre système immunitaire.

C’est la forme moderne du célèbre « sérum antitétanique » ! C’était du sérum de cheval ! Il contenait des anticorps dirigés contre la toxine tétanique.

Après le succès (supposé) au début du 20ème siècle du sérum antitétanique, on a décidé de faire fabriquer ces anticorps antitétaniques par les humains eux-mêmes : c’est le principe de la vaccination antitétanique !

J’espère que tout le monde a compris : d’abord on injecte des anticorps exogènes ; la suite logique est de faire faire ces anticorps par le système immunitaire de la personne qu’on veut protéger ou traiter. Les deux approches sont complémentaires, autrement dit sont basées sur des visions communes de la médecine : d’abord les anticorps, puis les vaccins.

L’industrie du médicament parie donc sur la découverte de nouvelle cibles et la mise au point d’anticorps monoclonaux ; puis parfois de vaccins.

En conséquence et contrairement à ce qu’on pourrait croire, la vaccinologie de demain ne se limitera pas à la prévention des maladies infectieuses.

Les vaccinologues modernes s’intéressent à toutes les pathologies : les cancers, les maladies cardiovasculaires et même… (certains en parlent) un vaccin anti-gluten

Certains labos travaillent, je ne plaisante pas, sur un vaccin anticholestérol ; qui serait en fait « dirigé » contre des molécules participant au métabolisme du cholestérol, et pas contre le cholestérol lui-même ; avec l’idée  absurde de diminuer le cholestérol circulant aux plus bas niveaux possibles…

Des centaines de vaccins sont aujourd’hui en préparation ou en phase d’essai dans le monde !

Dans la vaccinologie moderne, le business est roi !

L’industrie du vaccin n’est donc qu’à ses balbutiements ; et les grands groupes sont prêts à investir dès qu’une cible attrayante est identifiée. On l’a vu de façon caricaturale avec le vaccin contre le cancer du col de l’utérus…

En parallèle, des experts et des sociétés savantes  en recherche de financement pour leurs célébrations saisonnières se précipitent pour participer et réclamer leurs récompenses anticipées pour les bons et loyaux services qu’ils sont prêts à rendre.

S’il est relativement aisé de fabriquer (bricoler) un anticorps monoclonal dans un labo de 3 pièces, la vaccinologie moderne ne peut rien faire sans un industriel de la technologie vaccinale et capable de développer un vaccin susceptible d’être testé sur des humains.

Pas d’industriel, pas de vaccin !

Dans ce contexte, chacun peut comprendre que les vaccins anti-polio ou anti-coqueluche (efficacité supposée et toxicité niée) sont une sorte de petit caillou dans la chaussure de l’investisseur… Il s’en fout l’investisseur de la polio et du tétanos.

Mais il ne se fout pas du tout du principe vaccinal ; ça il faut le défendre ; car en défendant le vaccin, on défend aussi les anticorps monoclonaux ; et aussi la vision moderne  de la médecine dite personnalisée.

Autrement dit, pendant que le petit peuple s’agite (les chiens aboient) autour de l’obligation du vaccin DTP, la caravane passe ! En silence !

Je résume : il ne peut pas y avoir de vaccinologues indépendants !

Tous vos commentaires sont bienvenus !

 

 

 

 

 

 

 

 

Assemblée générale de l’AIMSIB le 24 Juin 2017

 

Oyez, oyez, braves gens,

L’AIMSIB réunit son Assemblée Générale (AG) annuelle le 24 Juin 2017 à 13:45 à :

85 rue de Chézy, 92220 NEUILLY-sur-Seine

L’AG sera suivie d’une session scientifique et médicale où seront discutées les questions suivantes :

1- la catastrophe sanitaire de la Dépakine avec comme orateur principale le Pr Philippe Even

2- l’obligation vaccinale sous forme d’une Table Ronde

3- l’état de l’art concernant le cholestérol et les médicaments anticholestérol avec une présentation du Dr de Lorgeril.

Vous êtes tous invités et l’entrée sera gratuite pour tous les adhérents ayant acquitté leur cotisation annuelle…

On est prié d’apporter sa boisson préférée et invité à partager avec ses voisins.

Ne pas oublier les verres !

Oyez, oyez, braves gens, le 24 Juin à Neuilly…

 

 

 

 

La « nouvelle » prise en charge des dyslipidémies vue par les « Autorités »

 

La Haute Autorité de Santé (HAS) vient de publier une nouvelle analyse concernant la prise en charge des dyslipidémies.

C’est téléchargeable (comme disent les pirates des caraïbes) sur www.has-sante.fr

Cette analyse est assortie de recommandations – non comminatoires – dans le but d’aider les médecins à prendre des décisions thérapeutiques. Il est à craindre malheureusement que cette analyse soit source de confusion et non de clarification. L’expertise scientifique des rédacteurs de la HAS n’est pas avérée. En conséquence, cette analyse n’a pas de réelle validité scientifique.

L’analyse de la HAS fait 159 pages. Sachant que peu de médecins les liront, la HAS publie deux mémos didactiques.

Le 2ème mémo est particulièrement intéressant car il permettrait de calculer un score de risque qui, selon la HAS, ouvre un algorithme de prescription des médicaments anticholestérol. Ce score de risque repose sur des paramètres classiques comme l’âge, le genre, l’usage du tabac, la pression artérielle et le niveau du cholestérol. A l’exception du cholestérol, aucun de ces paramètres ne concerne les dyslipidémies alors que la question concerne bien, sauf erreur et selon le titre, les dyslipidémies.

Ce score de risque est éventuellement exprimé sous forme graphique (ci-dessous pour une version Européenne déjà ancienne) ce qui n’en améliore pas la valeur scientifique et médicale. On voit, par exemple, que l’évaluation du risque par cette méthode hautement suspecte (voir plus bas) s’arrête à l’âge de 65 ans ; alors que le risque maximal dans nos pays est au-delà de 75 ans.

On mesure, au simple examen de ces scores de risque, la grande confusion dans laquelle se débattent les rédacteurs de la HAS. On propose en effet à des médecins de prescrire des médicaments anticholestérol à partir de facteurs de risque qui ne concernent pas le cholestérol.

Dit autrement, un homme (1er risque supposé) de 70 ans (2ème risque supposé), et fumeur (3ème risque réel) peut se voir prescrire une forte dose de statine sous prétexte qu’il est à haut risque (selon le score de risque de la HAS)  alors que son cholestérol peut être normal, bas, ou très bas.

On pourrait donc, selon cet algorithme décisionnel absurde, prescrire de façon quasi automatique des médicaments anti-dyslipidémiques à des patients qui n’ont pas de dyslipidémies !

Il faut noter également que les paramètres (cités plus haut) utilisés pour calculer le score de risque de la HAS reposent principalement sur des études épidémiologiques anciennes conduites il y a plus de 50 ans dans des pays (notamment les USA) où le risque cardiovasculaire était considérablement plus élevé qu’en France. Il est par exemple contestable de continuer à attribuer un risque plus élevé aux hommes en France en 2017 alors que la mortalité cardiovasculaire est désormais plus élevée chez les femmes.

Surtout ce score de risque n’a jamais pu être validé scientifiquement. En effet, il ne tient pas compte des principales causes de mortalité précoce identifiées de nos jours. Selon la plus récente étude de l’OMS – publiée dans le journal du Collège Américain de Cardiologie (ci-dessous) – ces principales causes étaient : le tabac, le diabète, l’inactivité physique, et un faible statut socioéconomique. Seul le tabac est pris en compte dans le score de risque de la HAS. D’autres causes, notamment l’usage irrationnel de l’alcool et la consommation de sodium sont également oubliées.

Aucune mention des antécédents familiaux (notion pourtant fondamentale) ou encore de la pollution atmosphérique désormais considérée comme une cause majeure de pathologie cardiovasculaire.

De façon générale, le mode de vie, les conditions d’existence et les habitudes alimentaires des individus sont négligés (totalement absents alors qu’ils sont hautement coupables)  dans le score de risque archaïque justifiant la prescription de statines selon la HAS. Aucun scientifique sérieux, et aucun médecin responsable, ne peut adhérer à de telles recommandations qui reflètent surtout, semble-t-il, l’influence des experts rémunérés par l’industrie pharmaceutique afin de prédisposer les médecins à ces prescriptions abusives.

Cette question de l’intégrité et de la moralité des professions médicales et en particulier des leaders d’opinion fait actuellement l’objet de vives discussions. L’Association des Médecins Américains s’en est emparée depuis longtemps et de façon proactive comme l’indiquent les documents ci-dessous. On y parle de « responsabilité morale » et là-bas (si loin), ce n’est pas un « gros mot »…

Cette exigence d’expertise et d’indépendance doit s’étendre évidemment à tous les membres des sociétés savantes, académies et autres associations qui approuvent ou participent à l’élaboration des recommandations de la HAS, comme rappelé à nouveau aux USA par les Autorités Médicales Américaines (ci-dessous).

Ces exigences minimalistes tardent à être mises en pratique en France comme on peut le constater avec l’analyse (et les recommandations) de la HAS concernant la prise en charge des dyslipidémies.

Les recommandations de la HAS font l’admiration de beaucoup (dont le manque d’esprit critique est étonnant) alors qu’elles ne sont qu’un grossier copié-collé des recommandations (et autres guidelines) des sociétés savantes financées par l’industrie.

Espérons que la prochaine Loi de Moralisation de la vie publique prendra en compte et s’attachera à empêcher ces coupables pratiques.

Rêvons !

 

 

 

 

 

Les grandes illusions de la vaccinologie (saison 3)

 

Les vaccinologues, de façon générale, rejettent l’idée que des vaccins (certains) puissent avoir des effets délétères chez certaines personnes, notamment des enfants. Pour résumer, ce serait selon eux des questions négligeables par rapport aux miraculeux bienfaits individuels et sociétaux de la vaccination de masse !

Contrairement à ce que pensent ces simplifiologues assermentés, la question n’est pas si simple et doit être analysée avec beaucoup de sérieux ; et de façon scientifique si possible. Ça ne prend pas 10 lignes sur un blog et je vais donc m’y essayer en plusieurs étapes.

Je vais maintenant discuter un 1er aspect de la question des effets (plus ou moins) toxiques des vaccins, objet d’une cruelle controverse entre les victimes de la vaccination (et leurs défenseurs) et les technocrates pro-vaccinaux dont les points de vue sont trop souvent la simple négation injurieuse d’évidences qu’ils refusent d’admettre.

Dans mon précédent bulletin, j’ai expliqué le caractère inéluctable des maladies infectieuses et nos limites pour s’en protéger. Il y en aura toujours ! Et les victimes (c’était mon deuxième message) seront toujours les mêmes (les pauvres, les mal-nourris, les immunodéprimés, etc…). S’il est difficile (mais pas impossible) d’éradiquer la pauvreté, il est très réaliste d’essayer d’apprendre à vivre et se nourrir à nos contemporains de façon telle qu’ils acquièrent un système immunitaire qui les protègera ; sans pour autant compromettre leur santé.

Pourquoi je dis ça ?

Parce que si notre capacité immunitaire nous protège – ou, dit autrement, nous permet de nous adapter à notre environnement – il peut aussi nous rendre malade. Ce sont, par exemple, les maladies auto-immunes, des circonstances bizarres où notre immunité se retourne contre nous. Il se trouve que nous vivons une époque où les maladies auto-immunes sont devenues quasi épidémiques. Et ces maladies – qui attaquent nos organes de façon spécifique : la thyroïde, le pancréas, le système nerveux – peuvent être sévères. Pas vraiment amusant d’être diabétique insulino-dépendant (type 1) ou de devoir vivre avec une sclérose en plaque.

Certains scientifiques (des vrais, des sérieux, cette fois) ont avancé une théorie explicative de cette épidémie contemporaine de maladies auto-immunes. Leur fréquence ascendante serait, selon eux, inversement proportionnelle à la fréquence descendante des maladies infectieuses depuis environ 60 ans. Je laisse chacun apprécier les courbes ci-dessous extraites d’un article publié dans un journal de référence (le New England Journal of Medicine) en Septembre 2002.

Certes, concordance ne veut pas dire causalité. Juste le hasard ?

De plus, rien ne dit que les vaccins aient effectivement joué un rôle majeur dans cette régression des maladies infectieuses. Certains le disent ; mais les données scientifiques appellent à la plus grande réserve, comme je l’ai discuté dans mes bulletins précédents.

Il se trouve toutefois qu’au moment où la vaccination de masse se mettait en place dans nos pays on avait aussi les phénomènes décrits ci-dessus. Que la vaccination de masse ait vaincu (ou pas) certaines maladies infectieuses n’altère en rien l’intangible réalité qu’au même moment les maladies auto-immunes explosaient.

Cette théorie donne lieu à des discussions et controverses évidemment [ce qui est légitime...] mais rien ne peut nous empêcher de penser que les progrès accomplis dans la lutte contre les maladies infectieuses peuvent avoir un versant négatif. Dit autrement, il est préférable d’avoir à gérer 2 semaines d’oreillons ou de rubéole d’un enfant à la maison que toute une vie de diabète à l’insuline.

Se pose donc la terrible question de la responsabilité de la vaccination de masse  dans cette épidémie de maladies auto-immunes.

Ce qui clouerait définitivement le bec à ceux qui prétendent [Ah ! Les vandales !] que la vaccination n’est pas efficace…

Certes, d’autres facteurs ont joué des rôles cruciaux (outre la découverte et la large prescription des antibiotiques) dans la régression des maladies infectieuses, en particulier l’hygiène urbaine (la qualité des eaux dites potables, le tout-à-l’égout), l’éducation (nettoyage de plaies), l’asepsie, l’extraordinaire augmentation des niveaux de vie avec la régression de la sous-alimentation, etcétéra.

Ce qui caractérise toutefois la vaccination (contrairement par exemple aux antibiotiques et à l’eau potable), c’est que cette technique prétend stimuler le système immunitaire ; ce qui peut conduire chez certains (pas tous) vaccinés à des réactions aberrantes comme le développement inapproprié [les auto-anticorps] d’une attaque contre l’organisme que le système immunitaire est supposé protéger. Impossible de rejeter cette théorie !

Impossible aussi de la prouver définitivement. Tel est le sort des scientifiques sérieux : toujours dans le doute et le questionnement !

On peut toutefois avancer quelques arguments susceptibles de faire pencher la balance vers une théorie. Dans ce cas précis, on peut par exemple se demander si les vaccinés sont en meilleure santé que les non-vaccinés, ou l’inverse.

Difficile de répondre à cette question sans avoir accès aux données récoltées par les assurances-maladies. ll suffirait de vouloir savoir ; mais il n’est pas sûr qu’on le veuille…

Bravant tous les interdits et conformismes, des investigateurs américains ont essayé… Et malgré des obstacles multiples, ils ont réussi à publier quelques résultats. Ci-dessous :

Bien que cette étude ait quelques évidentes limites (ce n’est pas prospectif, pas de tirage au sort, etc…) mais aussi quelques forces (multiples ajustements pour des facteurs qui ont pu biaiser les données recueillies), les résultats sont impressionnants ; et très inquiétants pour les vaccinologues.

En effet, si (sans surprise) on observe moins d’antécédents de coqueluche et autre rubéole chez les vaccinés par rapport aux non-vaccinés (données qui crédibilisent les autres résultats de l’étude), il est assez évident que les non-vaccinés sont en meilleure santé.

Ils ont eu beaucoup moins d’allergies (rhinites et autres eczémas), moins d’otites et moins de pneumonies ; et évidemment, ils fréquentent moins les docteurs et les hôpitaux ; et ils consomment moins de médicaments, notamment moins d’antibiotiques ! Ce dernier point est crucial puisque les vaccinologues avancent souvent l’argument (apparemment fallacieux) que les vaccins  permettraient de moins prescrire les antibiotiques.

Ils utilisent aussi moins de médicaments contre la fièvre, et moins de traitements de l’allergie. Nous avons ainsi une indirecte confirmation que les vaccinations effectivement perturbent le système immunitaire ! Ce qui n’a rien d’étonnant…

Mais le plus inquiétant concerne la plus grande fréquence chez les vaccinés de pathologies dites du développement neurocognitif ; ce qui inclut, selon les termes des auteurs « learning disability, Attention Deficient Hyperactivity Disorder, and Autism Spectrum Disorder« , c’est-à-dire plus de troubles de l’apprentissage (intellectuel), plus de troubles de l’attention (avec la classique hyperactivité) et enfin plus d’autisme !

Oserais-je avouer que je suis effaré ?

N’est-il pas temps d’arrêter et réfléchir ?

Devant des données aussi inquiétantes, il est désormais impératif d’abolir toutes les formes d’obligation vaccinale ! Car rien ne peut obliger des parents à injecter des produits suspects à leurs enfants ; et rien ne doit obliger un médecin réfractaire à le faire !

Merci d’avance, Monsieur le Président, de penser à l’avenir de nos enfants et petits-enfants, puisque pour certains d’entre nous le mal est déjà fait !

 

 

 

 

 

Nous serons à Saumur le 31 mai 2017

A l’invitation de l’Association « Santé Liberté Entraide », je serai à Saint-Lambert des Levées (près de Saumur) le mercredi 31 Mai.

Ça se passera à 20:30 salle Martineau, rue de la Prévôté.

Le titre ?

« Cholestérol, ami ou ennemi ? »

Vu le délire actuel dans les milieux académiques et universitaires, il est urgent de revisiter un peu les basiques de la physiologie et de la médecine.

Invitez vos amis et vos médecins ; ça leur donnera l’occasion de s’exprimer…

Je serai à la disposition de chacun ; pourvu que le vin soit bon… et bio !

 

 

 

 

 

Les grandes illusions de la vaccinologie (saison 2)

 

J’ai évoqué dans un précédent message l’illusion pasteurienne de la médecine et des maladies, et pas seulement les infectieuses.

Dans ce nouveau document, je vais essayer d’analyser une autre sympathique illusion des vaccinologues : c’est l’idée qu’on puisse éliminer ou « éradiquer » (c’est le vocabulaire en cours) les maladies infectieuses. Le sujet est compliqué ; je vais essayer d’être simple.

Certains « experts » ["experts" entre guillemets car l'expertise scientifique ici est très limitée : on a affaire à des ingénieurs ou des techniciens du vaccin plus qu'à des vrais scientifiques...] pensent en effet que des vaccinations de masse peuvent nous débarrasser de certains fléaux infectieux. J’ai pris l’exemple de la variole dans mon message précédent ; sans m’interdire de penser que la vaccination ne fut pas la principale cause de la disparition de la variole.

Ce fut aussi l’avis de l’OMS ; donc rien d’original de ma part. Peut-être, ou peut-être pas, ou peut-être un peu ! Pas la peine de se disputer : on ne peut pas le savoir avec nos moyens scientifiques et historiques actuels. Humilité, chers confrères !

En effet, d’autres maladies infectieuses ont disparu sans qu’un vaccin n’ait été utilisé pour les combattre ou les neutraliser. « Vie et mort des maladies infectieuses » ; ça pourrait faire le titre d’un roman anxiogène : je vais donner des exemples plus loin.

Comme je ne suis pas un cerveau ubiquitaire, je me garderais bien d’essayer de paraître exhaustif. Chaque médecin, du fait de son parcours professionnel, dispose d’une expérience clinique spécifique : le mien tourne autour des maladies cardiovasculaires depuis plus de 40 ans ; je me bornerais donc à discuter brièvement de maladies cardiovasculaires de causes infectieuses qui ont disparu (ou presque) et aussi de maladies cardiovasculaires (supposément) infectieuses qui sont apparues. Je ferai bref à nouveau.

Ici toutefois pointe une idée d’importance que nos experts vaccinologues n’ont pas encore apparemment (dans leur majorité) appréhendée : les maladies infectieuses disparaissent et apparaissent donc à un rythme soutenu dans nos sociétés.

Il est illusoire d’espérer un monde sans maladie infectieuse. Pourquoi ?

Parce que ces maladies sont le résultat d’une interaction conflictuelle entre notre environnement et notre système immunitaire.

Et comme notre environnement change sans cesse (en partie à cause des activités humaines, par exemple le changement climatique), ces interactions sont très variables ; d’autant plus que cet environnement est aussi une partie de nous-mêmes. Qu’est-ce que cela veut dire ?

Nous transportons avec nous [et pas seulement au niveau de notre tube digestif : un à 2 kilos de microbiote], dans nos yeux, nos oreilles et chaque pore de notre peau (je limite là ma description) une partie de notre environnement, c’est-à-dire le monde des micro-organismes dans lequel nous baignons.

C’est important à comprendre : nous sommes nous-mêmes une partie de notre propre environnement ! Ce qui signifie que quand je me fais vacciner, c’est aussi contre moi-même que je me vaccine !

Le facteur environnemental ici c’est le monde bactérien, viral et parasite dans lequel nous nageons. Quand nous disons que cet environnement change, nous ne parlons pas que du climat mais aussi de tous ces agents potentiellement pathogènes qui s’adaptent aux changements de leur propre environnement (qui est aussi le notre) beaucoup plus vite et beaucoup mieux que nous. Une espèce bactérienne en danger, quel que soit l’origine du péril, aura tôt fait d’inventer une nouvelle méthode de survie en milieu hostile. Ainsi de nouvelles espèces apparaissent sans cesse, ce qui est la principale explication des résurgences de maladies infectieuses qu’on croyait éteintes sous l’effet supposé (selon certains) des vaccinations de masse. Ça reste à documenter !

Évidemment, cet environnement interagit avec notre système immunitaire qui est, selon la théorie prévalente, le gardien de notre intégrité et donc de notre survie dans notre environnement.

Et notre système immunitaire [au-delà de ses spécificités génétiques] est lui-aussi constamment changeant : non seulement il s’adapte à notre environnement mais il se modifie en fonction de nos conditions existentielles : vieillissement, nutrition, activité physique, stress, pollution, médicaments, etc…

Tout le monde a compris la complexité  du sujet que je discute : une multitude de facteurs interagissent et ce sont ces interactions qui vont donner naissance soit à des maladies individuelles soit à des épidémies. Il y en a toujours eu et il y en aura toujours car l’irruption d’un déséquilibre dans cette complexité peut entraîner des perturbations sanitaires.

On peut appeler ces perturbations des maladies ou des épidémies ; ce qu’il faut comprendre c’est qu’il faut du temps pour un retour à un certain équilibre (équivalent de la fin de l’épidémie ou de la guérison du patient, ou de son décès ; ce qui est aussi la fin d’une maladie) avant la survenue inéluctable d’une nouvelle perturbation ; ou d’une nouvelle « catastrophe » selon le vocabulaire des disciples du mathématicien René Thom.

Telle est la condition humaine !

Comme pour toute autre question liée à notre condition humaine, plusieurs attitudes sont possibles. Fatalisme, réaction hyperactive, pro-activité anticipatrice… L’objet de ce message n’est pas de discuter ces attitudes ; ce sera pour une prochaine fois.

De ce qui précède, chacun peut comprendre que notre environnement (tout rempli qu’il soit d’agents pathogènes et d’agents protecteurs s’opposant aux précédents par un identique réflexe de survie) n’est pas notre ennemi. Il est ! Rien de plus.

Il est potentiellement notre allié pour préserver notre santé ; à condition de le respecter !

Cette idée rejoint une approche philosophique ancestrale ; et plus récemment Rousseauiste (dudit célèbre Jean-Jacques) qu’on peut résumer par la formule : la Nature ne nous est pas hostile !

Ce qui fait question dès lors, c’est la complexité de la Nature (c’est-à-dire, de notre environnement) et la façon dont nous insérons, comme des sioux (l’image n’est pas prise au hasard), dans cette complexité. Ce n’est pas affaire de « bons » et de « méchants » qui effectivement pullulent dans la Nature, c’est adaptation et respect des équilibres ! Car dans cet environnement, les agents (potentiellement) infectieux cohabitent eux-mêmes dans des équilibres instables : notre microbiote intestinal lui-même est un extraordinaire mélange de bactéries, virus, parasites en constante discussion entre eux et avec avec notre système immunitaire.

Il n’aura pas échappé aux lecteurs que j’essaie de délivrer ici une vision très écologique de la question vaccinale. A mon avis, c’est la seule possible. Ça risque d’avoir échappé à nos ingénieurs vaccinateurs…

Évidemment, j’appelle chacun de mes lecteurs à réagir à mes propos ; si possible avec courtoisie. Si c’est pour se moquer, je prends aussi tant j’ai envie de rire de tout ça ; le ça ici étant quelque chose comme notre destin !

J’entends déjà la critique : « il se prend pour Emmanuel… Kant ! »

Mais cette vision a une implication immédiate : il y aura toujours des maladies infectieuses et les vaccinations de masse ne sont rien de plus que des éléments potentiellement perturbateurs qui induisent (potentiellement encore) des déséquilibres. Sans discuter la possible efficacité protectrice de la vaccination, la vision des maladies infectieuses décrite ci-dessus implique que la disparition (apparente ou réelle) d’une maladie sera suivie inéluctablement de l’apparition d’une autre maladie ou de la résurgence d’une ancienne, en un peu différente ; de multiples exemples ont été décrits.

J’avais promis de donner quelques exemples et illustrations  de « disparitions » et « apparitions » récentes de maladies cardiovasculaires de causes infectieuses, indépendamment de toute vaccination. C’est maintenant.

Dans mes premières années de pratique médicale, une de nos obsessions était le diagnostic des pathologies valvulaires cardiaques dites rhumatismales : sténose mitrale, insuffisance aortique, etc… Elles étaient le résultat (secondaire ou retardé) d’infections streptococciques, le prototype étant l’angine à streptocoque. Selon la théorie prévalente, le conflit entre l’agent infectieux et le système immunitaire provoque des maladies rhumatismales, rénales (glomérulonéphrites) et cardiaques. Ces pathologies des valves cardiaques des sujets jeunes (incluant des enfants) étaient un des principaux chapitres de la cardiologie clinique. Elles ont pratiquement disparu aujourd’hui sous nos climats. Sans vaccin contre le streptocoque !

De même que la scarlatine [la fameuse "angine qui vomit"] : presque disparue, apparemment. Sans vaccin contre le streptocoque encore !

D’autres types d’angine ont aussi pratiquement disparu, alors qu’elles nous faisaient peur : par exemple, l’angine  « fuso-spirillaire », dite angine de Vincent, qui souvent nécessitait l’hospitalisation  ; c’est l’ancien temps, le temps où l’amygdalectomie et l’adénoïdectomie (ablation des végétations) se pratiquaient avec une promptitude inversement proportionnelle à toute rationalité médicale et scientifique supposée les justifier…  Le temps passe, la médecine change !

Une fois ces pathologies valvulaires cardiaques (minimes ou sévères) installées, les patients étaient menacés par d’autres infections beaucoup plus sournoises et non moins dangereuses : l’endocardite infectieuse, aussi appelée « endocardite bactérienne subaiguë » ou encore Maladie d’Osler. C’est encore souvent un streptocoque [un de ceux qui vivent dans notre bouche...] qui est responsable. Si la fréquence de la maladie n’a pas, selon les statistiques US récentes, réellement diminuée, elle se présente de façon très différente de nos jours ; comme si la forme classique avait disparu et qu’une nouvelle maladie était apparue. Comme les pathologies valvulaires « ordinaires » (post-rhumatismales) sont beaucoup plus rares, les streptocoques vont plutôt investir toutes les formes de prothèses installées dans le coeur et que notre système immunitaire a du mal à protéger.

De façon parallèle, nous avons vu apparaitre de vraies nouvelles maladies cardiovasculaires dont la cause infectieuse n’est pas formellement démontrée. Par exemple, la Maladie de Kawasaki qui est devenue la principale cause de maladie cardiaque acquise chez les enfants des pays développés.

Elle a été décrite pour la première fois au Japon seulement dans les années 1960s et a donné lieu récemment (Mars 2017) à une mise au point un peu « affolée » de l’American Heart Association. J’ignore les connaissances qu’en ont les médecins français actuellement.