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Que savent les médecins en nutrition ? Rien ou presque rien !

 

Le titre de cet article dit le message d’un autre (ci-dessous) ; et sans exagération, hélas…

J’ai écrit « presque rien » par charité chrétienne car l’article américain qui décrit ce « flagrant délire universitaire » dit : zéro connaissance en nutrition chez les médecins !

Certes, c’est à propos des médecins américains : internistes, cardiologues, diabétologues et pédiatres, parmi d’autres !

L’article dont je parle est publié dans la plus grande revue de médecine américaine : le numéro du 11 Avril 2018 du Journal of the American Medical Association (JAMA). On est au stade de la prise de conscience ; mais ce n’est pas la première fois : peu de chance que ça change !

nutrition training 1

 

 

 

La journaliste (Jennifer) interroge un Dr Devries, un (assez) prestigieux cardiologue américain.

Les réponses aux questions de la journaliste sont éprouvantes à lire, de mon point de vue, tant sa confession est à la fois réaliste et terrible : on ne lui a rien appris pendant ses études de médecine et il a pratiqué pendant des années la cardiologie en ne sachant rien en nutrition !

nutrition training2

 

 

 

 

 

Il dit qu’il a reçu 7 ans de formation spécialisée en cardiologie et zéro éducation en nutrition.

Et il ajoute (ci-dessus) que la situation est restée la même aujourd’hui dans les facultés de médecine américaines.

Certes nous sommes aux USA, pays d’exception !

Seulement voilà, les médecins américains sont probablement les mieux formés au monde et servent d’exemple au monde médical partout : on vient du monde entier pour être formé dans les facultés de médecine américaine.

Il nous dit qu’il lui a fallu 7 ans de formation spécialisée en hôpital universitaire (après avoir eu son diplôme de médecine) pour être cardiologue.  En France, la majorité des cardiologues qui pratiquent aujourd’hui ont reçu moins de deux ans de formation spécialisée…

Pour ma part, c’est une confidence (ne pas répéter), j’ai reçu en Suisse et au Canada (dans des unités de cardiologie exceptionnelles à Genève et Montréal) près de 10 ans de formation spécialisée en cardiologie… sans un mot de nutrition. Je me suis ensuite formée en nutrition pendant 12 ans dans une unité de recherche de l’INSERM à Lyon.

Est-ce grave, docteur ?

Ce bilan général est évidemment catastrophique en termes de santé publique. Pourquoi ?

Le Dr Devries est un brave garçon, il donne la réponse (ci-dessous) :

nutrition 4

 

 

 

 

 

C’est un fait avéré que, selon lui, personne ne conteste : un mauvais régime alimentaire (a poor-quality diet) est la première cause de décès prématuré et de handicaps multiples dans nos sociétés développées.

Faut-il vous l’envelopper ? Papier cadeau ? Joli ruban ?

Vous avez aussi ici l’explication des prescriptions abusives de toutes sortes de médicaments inutiles et toxiques en prévention des maladies cardiovasculaires… On fait ce qu’on a appris et on ne fait pas ce qu’on ignore. Je connais de très nombreux professeurs de cardiologie, ici et ailleurs ; et je confirme le diagnostic ténébreux du bon Dr Devries. C’est peut-être encore pire car dans la majorité des cas, ils ne savent même pas qu’ils ne savent rien !

C’est aussi une flagrante explication de l’hostilité de ces prescripteurs abusifs vis-à-vis de ceux qui proposent « autre chose » ; ce que certains (dont le Dr Devries) appellent la médecine intégrative.

Étant  incapables de répondre aux questions de leurs patients, certains de ces médecins déficients se sentent (selon le Dr Devries) coupables ; et la culpabilité se traduit souvent par de l’agressivité. Je peux en témoigner à titre personnel ; certains coupables sont très méchants !

On pourrait penser que ces questions de profonde inculture médicale sont propres à certaines spécialités (comme la cardiologie) mais il semble que d’autres spécialités s’éveillent aussi à la problématique nutritionnelle, par exemple les médecines périnatales (avant et après la naissance) comme le montre un récent article, encore américain (Pediatrics 2018;141:e20173716) avec un titre évocateur (ci-dessous) :

pediatrcis nutriton 1

 

 

 

 

 

 

C’est court 1000 jours.

Urgent d’opérer une correction. Il faut s’y mettre ; il serait temps ! N’attendez rien des Ministères (Santé ou éducation) ; c’est le vide sidéral !

Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes…

 

 

Je serai à Lancrans (près de Genève et de Bellegarde sur Valserine dans l’Ain) le 18 Mai 2018

 

Ce sera à l’invitation de l’association Grain de Sel à 20:30 à Lancrans dans l’Ain.

Titre de la conférence : Cholestérol ami ou ennemi ?

Je commenterai notamment les dernières études sur les médicaments anticholestérol

On aura deux heures.

On pourra parler d’autres choses, de nutrition, de vaccins, etcétéra

N’hésitez pas à venir me dire ce que vous pensez de tout ça.

Ça m’intéresse !

 

 

 

 

 

Une prudente consommation d’alcool protègerait des maladies du foie ? Réponse : soyons méditerranéens !

Ne le répétez pas à vos amis buveurs, s’il vous plaît !

De mon côté, je me refuse en général à faire une quelconque forme de publicité en faveur de la consommation d’alcool. C’est un principe : nul dans notre beau pays ne doit être encouragé à boire un alcool.

Mais parfois la recherche médicale joue des tours inattendus aux experts académiques qui pérorent sans désemparer sur les tréteaux médiatiques.

L’ironie est si belle ici que, au moins pour détendre mes visiteurs à l’heure de l’apéro (que je conseille minimal, accompagné d’aliments solides et jamais suivi d’une prise de volant intempestive…) je vais conter cette poésie médicale et scientifique.

Nul n’en doute, l’alcool est toxique pour le foie ! Ça ne se discute pas, disent les ministres compétentes dans tous les azimuts. Les spécialistes vous diront pourtant qu’aujourd’hui la plus fréquente des maladies du foie porte le nom de non-alcoholic fatty liver disease, ou stéatose hépatique non alcoolique, ou encore NASH. C’est vrai aussi bien chez nous (et les autres pays occidentaux) qu’en Asie et dans les pays musulmans du Moyen-Orient (référence ci-dessous) où en principe on boit peu.

NASH in middle-east 2017

 

 

 

Selon certains (que j’ai un peu de mal à croire), cette pathologie du foie toucherait jusqu’à 25% de la population adulte américaine et de plus en plus d’enfants en seraient atteints. Malheureusement, les NASH peuvent parfois se compliquer de fibrose, de cirrhose et de cancer du foie. Vu l’énormité de la population à risque, les NASH sont désormais des problèmes majeurs de santé et il n’y a pas de traitement connu.

Je ne vais pas faire un cours de médecine : il suffit de savoir que le foie est en souffrance mais que cette maladie n’a pas d’étiologie virale, auto-immune, génétique ou toxique ; et surtout elle n’est pas une maladie alcoolique du foie, comme son nom l’indique.

C’est vrai aussi chez nous français qui fûmes longtemps les champions du monde des maladies du foie, en grande partie à cause d’une consommation d’alcool excessive.

Où est l’ironie ?

Qui l’eût cru, une consommation modérée d’alcool protègerait des NASH. Plusieurs études indépendantes le suggèrent ce qui donne un certain crédit à cette hypothèse de travail.

Ci-dessous deux références. Attention, la relation de causalité (entre consommation d’alcool et réduction du risque) n’est pas formellement démontrée ; c’est l’inéluctable faiblesse de l’épidémiologie d’observation. Une étude américaine : Journal of Hepatology 2012;57:384.

Nash Sandiego

 

 

 

 

 

On notera la « délicatesse » des auteurs dans leur conclusion (ci-dessous) : surtout ne vous mettez pas à boire dans l’espoir de vous protéger !

Nash sandiego 2

 

 

 

 

 

 

Et puis aussi une étude japonaise : Journal of Hepatology 2015;62:921. Nash Japan

 

 

Les conclusions des auteurs (ci-dessous) sont encore, et évidemment, très prudentes mais plus indicatives : ce n’est pas parce que vous êtes porteur de NASH que l’alcool vous est interdit.

Nash Japan conclusion

 

 

 

 

 

Ces considérations venant d’épidémiologistes et d’internistes plutôt experts en gastro-entérologie sont intéressantes mais trouvent vite leurs limites car l’alcool peut influencer la physiologie de presque tous nos organes, les protéger certes, mais aussi être toxique.

Comment faire ?

Il faut une vision très générale, même si on restreint le raisonnement au domaine médical. Toute apostrophe ou formulation dogmatique est inutile voire nuisible. Je n’étonnerai sans doute aucun de mes lecteurs en affirmant à nouveau, et au-delà de toute discussion « ébrieuse » que nous devons, hommes et femmes, boire en méditerranéens.

Si vous ne comprenez pas, je vous renvoie à nos publications et livres sur le sujet, notamment (par exemple) : Le nouveau régime méditerranéen. Vous y trouverez tout ce qu’il faut savoir sur cette question. Rien de plus !

En conclusion, il en est de la consommation d’alcool comme du mode de vie en général : plaisir de vivre et prudence en sont les deux « mamelles » si on veut donner à nos amis, et à nos meilleurs ennemis, le grand plaisir d’apprécier notre présence parmi eux.

Cette façon de voir l’existence, dont la finitude est inéluctable, rend bien désuet le questionnement de quelques médias désemparés, comme exemplifié ci-dessous :

Alcool & JIM 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

JIM est l’acronyme de Journal International de Médecine à propos de quoi je ne porterais aucun jugement, par bienveillance !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cholestérol, statines et l’inéluctable déchéance de la revue médicale « Prescrire »

 

La revue Prescrire fut utile dans les temps archéologiques où les médecins (masculin et féminin) étaient subjugués par les minijupes des visiteuses médicales et les cravates de leurs supérieurs, royaux distributeurs de chèques cadeaux en tout genre.

Prescrire était utile parce que ses rédacteurs prenaient le temps de lire « à la source » les informations médicales « délivrées » par les grandes revues anglo-saxonnes : le Lancet, le New England Journal of Medicine et d’autres. Bons élèves, ils recopiaient.

Les médecins ne lisaient pas ou parfois (les académiques) ne comprenaient pas le peu qu’ils lisaient ; Prescrire lisait pour eux, expliquait et souvent corrigeait la propagande que l’industrie diffusait. Il suffit d’évoquer le Médiator ou le Lipanthyl pour comprendre ce que je veux dire. Bref, les rédacteurs de Prescrire tiraient leur gloire (éphémère) de lire les rapports des études et de les transcrire en langage compréhensible pour un médecin généraliste de base, très occupé par ailleurs. Prescrire vivait de ses abonnés malgré leur faible nombre (médecins en général) relativement à la totalité des possibles bénéficiaires d’une information proclamée indépendante des industriels. Sauf que

Sauf que les prestigieuses revues ont fait faillite, elles sont sous perfusion du sérum pharmaco-industriel. BigPharma réalise là un coup (au sens d’une partie d’échec) magistral : il fait désormais passer son marketing promotionnel à peu de frais par les grandes revues anglo-saxonnes (supposées indépendantes). Ainsi il a pu licencier un fort pourcentage de son « petit » personnel en minijupe ou cravaté. Disons-le sans sourciller, les rapports d’études sur les produits de santé publiés dans les grandes revues anglo-saxonnes sont devenus aussi crédibles que l’information autrefois diffusée par les minijupes et les cravatés.

Sauf que la revue Prescrire n’a pas vu venir le coup et son utilité s’est réduite à néant puisque traduire et résumer les articles (sur les produits de santé, je précise) publiés dans les revues anglo-saxonnes ne fait plus rire personne sauf les pingouins sur la banquise, comme chantait Tino Rossi…

Voyons, par exemple, le dernier rapport de Prescrire sur les statines. Ce rapport explique que les bénéfices des statines en prévention primaire sont limités. Ils avaient aussi dit que les statines en prévention secondaire, ça ne se discute pas tellement c’est bien, comme disent les ministres.

Prescrire Avril 2018

 

 

 

 

 

 

 

Chacun peut admirer le « sans publicité, ni sponsor, ni actionnaire ». C’est sympa, on aime bien en principe.

Que veut dire prévention « primaire » par rapport à « secondaire » ?

On parle de la même maladie sauf que dans le « primaire », le patient risque son premier épisode tandis qu’en « secondaire », il risque un second voire un troisième.

Dit autrement, si un médicament peut empêcher (ou diminuer la probabilité de souffrir) d’un second, il est aussi capable d’empêcher un premier. Évidemment.

La distinction entre premier (ou primaire) et second (ou secondaire) n’est intéressante que pour l’investigateur (et l’industriel qui le rémunère) : pour démontrer l’efficacité d’un médicament vraiment utile pour empêcher un second, il lui faut recruter entre 500 et 1000 patients tandis que pour empêcher un premier (dans une population jusque là indemne), il lui faut recruter entre 5000 et 10,000 patients. On imagine le coût de la manœuvre…

Pour un médecin de terrain et ses patients « à risque », la différence entre le primaire et le secondaire est qu’il doit être beaucoup plus actif (et persuasif) avec ceux qui attendent leur second qu’avec ceux qui, toujours « innocents », n’ont pas encore expérimenté leur premier. Arrêter de fumer est efficace dans les deux cas mais il est encore plus essentiel d’aider à arrêter de fumer celui qui attend son second. Parce que son risque est plus élevé ! Il risque la même maladie mais la probabilité est plus forte s’il a déjà eu une alerte.

C’est facile à comprendre quand on a étudié comment le tabac provoque l’infarctus : il procède de la même manière pour un premier ou un second infarctus !

Je reviens aux statines : si elles sont efficaces en secondaire (comme l’arrêt du tabac), elles le sont aussi en primaire. Si elles ne sont pas efficaces en primaire, elles ne le sont pas non plus en secondaire.

C’est facile à comprendre quand on a étudié comment le cholestérol supposément provoque l’infarctus et comment les statines sont supposées en protéger : ça procède de la même physiopathologie éventuelle pour un premier ou un second infarctus ! Évidemment si le cholestérol est innocent, cette discussion est inutile et les articles de Prescrire aussi.

Ici survient inopinément la méthode scientifique chère à Karl Popper et à moi-même :

1) si des études bien conduites, indépendamment ou pas de l’industriel, n’ont pas pu montrer que diminuer le cholestérol avec une statine diminuait le risque de premier ou second infarctus, et si aucune explication technique ne permet de rejeter ces études, la théorie du cholestérol et les statines doivent être mises à la poubelle ;

2) si de études ont montré que les statines pouvaient diminuer le risque de premier ou second infarctus, mais que nous pouvons identifier des défauts majeurs dans la conduite de ces études (et qu’en plus sous prétexte de secret industriel, il nous est interdit de vérifier les incongruités qui crèvent les yeux dans ces études), nous devons sans état d’âme mettre ces études à la poubelle.

Je ne vais pas commenter les commentaires alambiqués des commentateurs de Prescrire. Pourquoi ? Pour deux raisons principales :

1) soit ils se réfèrent aux études et synthèses publiées dans les grande revues anglo-saxonnes (Lancet et autres), sans en faire la critique. Ils ne les critiquent pas parce qu’ils ne comprennent pas vraiment le processus de production mais surtout, ces études étant leur seule source d’information, ils scieraient la branche sur laquelle ils sont assis puisque c’est de leur lecture qu’ils tirent leur utilité de rédacteur, et leurs abonnés ;

2) soit ils ne se réfèrent pas aux études et dogmes officiels, mais n’étant pas eux-mêmes des investigateurs et des scientifiques (épidémiologistes, physiologistes, pharmacologistes…) compétents, leurs commentaires sont d’une exécrable naïveté. Le meilleur exemple de cette incapacité à dominer leur sujet (à propos des statines) est dans leur façon de rapporter les effets adverses des statines : on touche là au ridicule ! Ils auraient pu, au minimum, lire mon splendide ouvrage L’horrible vérité sur les médicaments anticholestérol. Ils auraient eu les explications et la bibliographie ; c’était trop demander…

Quel est l’avenir de Prescrire ?

Il ne reste plus à ses rédacteurs qu’à faire semblant de ne pas avoir compris que les articles qu’ils lisent dans les revues anglo-saxonnes sont de la vulgaire propagande quand il s’agit de produits de santé (80% au moins du contenu des revues). Mais peut-être n’ont-ils vraiment pas compris ?

Peu importe ! Faire semblant c’est faire du spectacle ! C’est très vilain !

Ils peuvent aussi faire les perroquets ! Mais un perroquet ne chantera jamais mieux qu’une cantatrice, qu’elle chante faux ou qu’elle soit chauve !

Dernière et terrible question : Prescrire est vraiment libre de tout lien d’intérêt ?

Quoique je n’ai pas une confiance totale dans le site ministériel de « transparence » [je crains plus les manques que les "abus"...], on m’a fait passer le document ci-dessous.

Ce serait bien que Prescrire s’explique ; ou au moins nous explique où est l’erreur. Faute de quoi, nous comprendrions pourquoi Prescrire est si indulgent avec les statines et autres médicaments anticholestérol. Il s’agit sans doute d’une erreur.

Si tel n’était pas le cas, Prescrire aurait bénéficié de subventions de Sanofi-Pasteur ; renvoyant toutes les futures analyses de Prescrire sur les vaccins au rang de « suspectes »…

Vaudrait mieux que Prescrire ne dise rien sur les vaccins !

Prescrire

 

 

 

 

 

Le naufrage de la médecine scientifique

 

Le Code de Santé Publique exige dans son article 32 [le médecin s'engage à assurer personnellement au patient des soins consciencieux, dévoués et fondés sur les données acquises de la science...] que nous pratiquions la médecine selon les meilleurs critères scientifiques.

Ce n’est pas seulement une nécessité médicale pour rendre le service attendu par les patients et les familles, ce n’est pas seulement une cruciale question éthique, c’est donc une exigence juridique.

De quoi s’agit-il ? Est-ce possible ?

Deux questions fondamentales pour nous tous qui sommes, sinon « des malades qui s’ignorent » selon un fameux aphorisme, au moins inéluctablement des futurs patients : avec l’âge, hélas, tout arrive…

Pratiquer une médecine « fondée sur les données acquises de la science » requiert au minimum de connaître les données acquises de la science. C’est une première réponse à la 1ère question.

Mais qu’est-ce que la science médicale ? La Médecine basée sur les preuves (EBM ou Evidence Based Medicine, en anglais) diront certains.

Par exemple, certains pétitionnaires récemment se gargarisaient d’EBM pour condamner les médecines et thérapies complémentaires. Savent-ils de quoi ils parlent ? Ils pensent savoir mais, s’ils savaient vraiment, ces « idiots du village EBM » n’auraient jamais signé cette pétition stupide.

Selon des informations confidentielles, l’AIMSIB consacrera une session spéciale aux définitions de la médecine scientifique lors de son meeting annuel à Toulouse en Octobre 2018.

Deuxième question : est-il possible de pratiquer cette médecine dite scientifique ? Comme l’indique la réponse à la 1ère question, il faut déjà en avoir une connaissance minimale, quelle que soit la définition qu’on lui donne.

Les praticiens modernes ont-ils cette connaissance minimale ?

La réponse (que je connaissais intuitivement à cause de mes rocambolesques démêlés avec quelques sommités académiques et très récemment en admirant le pitoyable spectacle donné par les experts vaccinalistes) m’est confirmée par un récent éditorial publié sur le site MEDPAGE Today le 28 Mars 2018 (ci-dessous).

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Que nous dit le confrère américain ?

Que les jeunes médecins américains ne lisent plus les articles scientifiques publiés dans les grandes revues médicales. Le confrère (une sommité cardiologique) se demande si publier des rapports d’études ou d’expériences ou des analyses complexes n’est pas pour lui du temps perdu ou gaspillé (wasting time). Effectivement, si seule une infime minorité le lit, à quoi ça sert ?

Question suivante : pourquoi ne lisent-ils plus ? Ni sur papier ni sur écran, ils ne lisent pas. Ni les titres, ni les résumés, ni les commentaires : rien !

Selon le confrère, je résume, les raisons sont diverses et… poignantes :

1- c’est difficile à comprendre et interpréter : donc trop long ; pas le temps ;

2- une fois un message compris et interprété, un message contradictoire paraît la semaine suivante : qui croire ? A quoi sert d’en lire un ou deux, sachant que d’autres experts diront le contraire ou autre chose.

3- mieux vaut suivre les « recommandations officielles » (ou guidelines) car, si on ne comprend pas vraiment, on pourra toujours dire qu’on a été discipliné et ainsi plaider non coupable en cas d’accident.

Totalement désillusionnés nos jeunes confrères… Non seulement ils admettent avoir été mal formés, mais ils n’ont pas le temps de s’améliorer.

Le collègue américain a d’abord pensé que c’était une question de générations et que les plus jeunes rejoindraient bien vite la cohorte des plus âgés et plus rigoureux. S’il m’avait demandé à propos des Européens, je lui aurais répondu que c’est presque pire avec les plus âgés car ceux-là ont l’illusion de comprendre et d’interpréter objectivement.

Il suffit de discuter la question des liens d’intérêt pour apercevoir que les plus âgés (>45 ans) sont de leur côté totalement illusionnés

Conclusion : le système est mort ; et les éditeurs des revues médicales le savent : plus personne ne s’abonne et ces revues survivent (mollement) des subsides versés par l’industrie ; de gré ou de force, elles en deviennent totalement dépendantes : mord-on la main qui nous nourrit ?

Ainsi tous les grands journaux médicaux et scientifiques se font les bons communicants de l’industrie des produits de santé tout en cherchant à donner l’apparence de l’indépendance : La Société du Spectacle dans toute sa flamboyance contemporaine ! Personne n’est dupe, mais on fait semblant, poliment.

Ce faisant, ils donnent raison à tous nos jeunes confrères : à quoi sert de lire de la vulgaire propagande publicitaire déguisée en science médicale ?

Une fois de plus, c’est donc la jeunesse qui a raison : négliger la médecine scientifique telle qu’elle est servie actuellement est simplement, et à leurs yeux, logique. Le temps est précieux, autant l’occuper à des choses utiles.

Qu’on me comprenne bien : ce n’est pas le principe et les règles basiques de l’EBM qui sont contestés, c’est leur détournement systématique à des fins commerciales ou politico-administratives  ; comme le montrent parfaitement les controverses à propos des statines et des vaccins. Mieux vaut être bête et discipliné que ferrailler contre des adversaires sans tête !

Ce qui pose trois problèmes :

1- dans cet océan de nullités et de banalités, il y a quand même les trésors de la médecine de demain (si on croit encore un peu à l’avenir de l’humanité et de la civilisation) : comment les identifier ?

2- comment allons-nous sortir de cette impasse ?

3- comment pratiquer une bonne médecine aujourd’hui si les recommandations (les fameuses guidelines) supposées scientifiques ne sont pas crédibles ?

Comment font-ils, ces jeunes médecins pour respecter l’article 32 ou son équivalent US ?

Demandez-leur !

Ci-gît en partie la crise des systèmes de santé dont la traduction est simple : on leur fait confiance, ici et ailleurs, que quand on ne peut pas faire autrement… Jusqu’à passer des nuits dans les brancards des Urgences, en attendant…

 

Je serai à Saint-Malo le 14 Avril

Ce sera à la Médiathèque « La grande Passerelle » (près de la Gare) de 14:30 à 16:30.

Titre de la conférence :

Une autre approche de la médecine pour préserver sa santé et protéger la Planète

Je commenterai notamment le contenu d’un de mes derniers livres (ci-dessous).

N’hésitez pas à venir me dire ce que vous pensez de tout ça.

Ça m’intéresse !

Le nouveau régime méditerranéen

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vaccins et autisme : les faits s’imposent…

 

Que certains vaccins favorisent l’autisme fait l’objet d’une controverse interminable et douloureuse.

L’épidémie d’autisme progresse partout, malgré les dénégations de certains, et de façon parallèle à l’inflation vaccinaliste.

Tout est fait pour masquer la réalité des faits ; ce serait une réalité tragique et presque impossible à accepter. Certes, c’est difficile à étudier et beaucoup se découragent, faute d’un accès libre aux données disponibles et aussi faute d’une réelle volonté d’éclaircir cette question cruciale en médecine.

Mais parfois le rideau se déchire et nous apercevons l’envers du décor : ce qui est caché et aussi ceux qui nous cachent les choses !

Une étude récente publiée dans un grand journal américain nous révèle des faits troublants mais très révélateurs. Avec les limites de la science moderne !

Le titre : « Association Between Influenza Infection and Vaccination During Pregnancy and Risk of Autism Spectrum Disorder » ; et c’est publié dans JAMA Pediatr 2017;171(1):e163609 pour ceux qui veulent aller vérifier.

Les auteurs : Ousseny Zerbo; Yinge Qian; Cathleen Yoshida; Bruce H. Fireman; Nicola P. Klein ; Lisa A. Croen.

Un seul est médecin diplômé (Klein) et universitaire ; c’est le boss ; ce sont ses conflits d’intérêt à lui qu’il faudra vérifier. Les autres sont des simples exécutants.

Pour les non anglophones, je traduis ce titre : Association pendant la grossesse entre survenue de grippe ou vaccination contre la grippe et le risque d’autisme.

Autism Spectrum Disorder (ou ASD) est un équivalent d’autisme en simplifiant.

C’est une étude cruciale pour deux raisons principales :

1- vaut-il mieux avoir la grippe (avec le vrai virus sauvage) ou est-il préférable de se vacciner contre  la grippe ? Certes, le contexte est particulier (la grossesse) et le résultat (un diagnostic d’autisme à 5 ou 10 ans) ne concerne pas la victime de la grippe mais son bébé.

Au-delà de la grippe, de la grossesse et de l’autisme, cette étude enveloppe une multitude de questions sans réponse à propos des causes de l’autisme,  des agents pathogènes et d’autres contextes cliniques.

2- vaccins et autisme est une question très difficile parce que presque tous les vaccins sont suspects.  Si on a beaucoup parlé du rôle possible des vaccins contre la rougeole (ROR), les vaccins contenant du mercure et ceux contenant de l’aluminium sont aussi suspects.

Ce qui veut simplement dire qu’il est presque impossible de trouver des enfants qui n’aient pas été vaccinés par un quelconque de ces vaccins suspects au cours des 40 dernières années. Cette situation est catastrophique pour un épidémiologiste car il n’a pas de groupe témoin (sans aucun des vaccins suspects) pour évaluer l’impact de ces mêmes vaccins sur le risque d’autisme.

Cette étude américaine sur vaccins, autisme et grossesse est donc très originale et très bienvenue pour nous éclairer puisque nous n’avons pas ou peu de facteurs de confusion : il y a celles qui ont la grippe, celles qu’on a vaccinées et celles qui n’ont eu aucun des deux pendant la grossesse, un vrai groupe témoin. J’espère être clair.

Je ne vais pas détailler l’étude, ce serait trop long, mais au moins signaler que ça concerne presque 200,000 enfants américains nés entre 2000 et 2010.

Les conclusions concernant le rôle de la grippe sauvage sur l’autisme sont limpides : pas de signal audible ou visible. Le virus de la grippe chez la maman n’augmente pas le risque d’autisme chez son bébé.

Par contre, les données sur les effets du vaccin contre la grippe pendant la grossesse sont catastrophiques ; mais les investigateurs ne veulent pas le voir : si la maman est vaccinée pendant le 1er trimestre, il y a une augmentation (autour de 25%) du risque d’autisme. Pendant les deux autres trimestres, les données sont moins claires mais vont dans le même sens.

Quand on met les trois trimestres ensemble, l’augmentation du risque persiste et quand on ajuste dans des modèles mathématiques pour tenir compte d’autres facteurs, le risque persiste.

Pour ceux qui aiment les graphiques, je reproduis ci-dessous les courbes montrant l’évolution des diagnostics d’autisme avec le temps. On voit nettement que 5 ans après l’accouchement, les courbes sont très proches, c’est après que ça se dégrade. Attention, ce qui est montré ce n’est pas la maladie réelle telle que vécue par les familles, c’est le diagnostic médical enregistré par l’Administration.

jama ped 4

 

Pour ceux qui préfèrent les chiffres, je reproduis la Table 3 de l’article qui résume assez bien les résultats des analyses (ci-dessous).

Ceux qui comprennent les statistiques médicales constatent que (c’est la dernière ligne du tableau) après des ajustements multiples (dont la légitimité peut être discutée), les intervalles de confiance restent supérieurs à l’unité : l’augmentation du risque d’autisme chez les enfants de mamans vaccinées au 1er trimestre atteint 20%.

jama ped 5

 

Je résume : il vaut mieux avoir la grippe que le vaccin.

Sur un échantillon aussi grand et aussi peu sélectionné, ces faits sont hautement significatifs sur le plan clinique et encore plus sur le plan sociétal.

Comment se fait-il que personne ne réagisse ?

Les experts vaccinalistes ne veulent pas voir. Explication alternative, ils ne comprennent rien à ces données et « achètent » naïvement les conclusions des auteurs et notamment celles du boss.

Que dit notre universitaire en chef (le Pr Klein) ?

Il conclue que ces données sont probablement dues au hasard et qu’il ne faut surtout rien changer au programme de vaccination actuel ; mais tout de même (pour ne pas trop se ridiculiser) que de nouvelles études semblent nécessaires (ci-dessous copie de la conclusion de l’article).

jama ped 3

 

Pourquoi le Pr Klein refuse d’entendre ce signal fort que le vaccin contre la grippe semble augmenter le risque d’autisme ?

Parce que ses liens d’intérêt le rendent sourd et aveugle ; ci-dessous ses liens d’intérêt.

jama ped 6

Le Pr Klein a donc de bonnes raisons d’essayer d’enterrer ses propres découvertes. Mais les autres ? Les experts vaccinalistes ? Les lanceurs d’alerte antivaccinalistes ?

Pourquoi ce silence tonitruant ?

Je conclus : nous avons ici évidence forte, mais non définitive (comme toujours dans les sciences de la vie), qu’un vaccin parait augmenter le risque d’autisme.

Ces données doivent être prises avec prudence, bien sûr, mais doivent alerter la communauté médicale.

Ce n’est pas une bonne idée – il est très imprudentde vacciner une femme enceinte sauf cas très particuliers que je ne vais pas discuter ici.

Plus personne ne pourra clamer l’innocuité des vaccins de façon générale ; plus personne ne pourra prétendre que les vaccins ne pourraient pas augmenter le risque d’autisme ; plus personne ne pourra clamer que le cerveau des bébés n’est pas fragile et ne doit pas être protégé ; plus personne ne pourra décréter que vacciner une femme enceinte est sans danger !

La parole est désormais aux Tribunaux : il faut écouter les familles qui s’estiment victimes !

 

 

 

 

 

L’espérance de vie régresse dans toute l’Europe, comme aux USA

 

Ci-dessous les avant-dernières données statistiques pour toute l’Europe.

Pour la France et les USA, j’ai déjà expliqué que les derniers chiffres de 2016 ont confirmé la tendance que montre ce tableau pour 2015. Désolé c’est en petit…

Mais ces données catastrophiques méritent d’être examinées à la loupe. Quoiqu’on pense de la signification de chiffres eux-mêmes, les tendances traduisent l’état de santé des populations.

Une régression est un très mauvais signe !

Et de la régression, il y en a !

Les Caisses de retraite peuvent se réjouir. Avant que les populations comprennent, elles auront fait de confortables profits

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Il est urgent de comprendre ce phénomène très inquiétant.

Aucune nation développée n’y échappe, sauf peut-être la Finlande.
Les autorités britanniques semblent vouloir réagir et scrutent désormais les données de mortalité semaine après semaine et constatent, sans un affolement hystérique, que le phénomène semble s’amplifier en 2018.

Ci-dessous un tableau montrant le nombre de décès surnuméraires dans les premières semaines de 2018 par rapport à 2017.

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Tout le monde, je l’espère, a compris : ce sont les nombres de décès excédentaires par rapport à ceux qui étaient attendus et pas la totalité des décès pour chaque semaine.

2016 était déjà une très mauvaise année par rapport à 2015 : perte de presque une année d’espérance de vie selon les collègues britanniques… C’est considérable !

Si vous avez quelques économies, vous pouvez les investir dans les Pompes Funèbres ; vous ne risquez rien ; c’est un business fructueux et nos aventureux bureaucrates du Ministère de la santé pourraient trouver là un astucieux recyclage…

Trêve de plaisanterie ! On peut (doit) espérer que les choses se calment rapidement.

Il et probable que les mêmes causes donnent les mêmes effets dans d’autres pays comparables, par exemple en Allemagne, France, Italie…

J’espère que quelques idiots convenus ne vont pas venir nous dire que c’est la faute à l’épidémie de rougeole ! Pour les épidémiologistes britanniques, une chose est sûre pour le moment : ce n’est pas la faute de la grippe !

Si vous avez quelques relations dans un Ministère ou à la Présidence, il serait important de tirer la sonnette d’alarme !

Pour le bien de tous, merci de le faire ; n’attendez pas qu’un débile du Ministère de la santé…