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Les grandes illusions de la vaccinologie (saison 5)

 

Comme déjà discuté dans les saisons précédentes, deux camps s’opposent dans nos sociétés occidentales (là où la parole est la plus libre en principe) à propos des vaccins ; et cette opposition semble irréductible sur de nombreux aspects de la vaccinologie. Je vais rapidement discuté un de ces aspects particulier : celui de la supposée « banalité immunologique » de la vaccination.

Cette idée (défendue mordicus par les vaccinalistes) de « banalité » repose sur l’affirmation que nous (y compris nos bébés et jeunes enfants) sommes dès notre naissance soumis à un intense bombardement antigénique ; dit autrement, nous subissons de façon quotidienne une intense exposition à toutes sortes de substances et objets de la Nature (et d’autres objets moins naturels) susceptibles de stimuler notre système immunitaire.

Dans ces conditions, selon les vaccinologues, redouter les effets d’une exposition supplémentaire à quelques antigènes vaccinaux [administrés selon un calendrier (vaccinal) pensé par des experts pour nous protéger de terribles maladies infectieuses] sous prétexte qu’il y en aurait plusieurs dans la même seringue est simplement absurde.

Sauf que…

Sauf que la façon dont nous sommes exposés aux antigènes infectieux naturels – virus et bactéries, pour faire simple – est très différente de celle induite par les vaccins.

Prenons un exemple simple : la triple vaccination contre la Rougeole, les Oreillons et la Rubéole, aussi appelée ROR, on comprend immédiatement pourquoi.

Il s’agit d’injecter deux fois (à quelques mois d’intervalle) simultanément trois virus pathogènes vivants (certes atténués) à des bébés de 9 à 15 mois.

Question : quelle est la probabilité naturelle qu’un bébé de quelques mois rencontrent simultanément et à dose massive trois virus pathogènes à la même minute ? Et deux fois à quelques semaines ou mois d’intervalle ?

Les vaccins ROR les plus utilisés en France ne contiennent pas d’aluminium, pas de mercure et pas de formaldéhyde (très toxique et parfois utilisée pour inactiver les agents pathogènes).

Sauf que…

Ils contiennent par contre un antibiotique [la néomycine, qui est en principe exclusivement utilisé par voie orale car non absorbable] et du sorbitol qui peut provoquer des réactions chez des personnes sensibilisées par exemple au fructose.

Question : quelle est la probabilité qu’un bébé de quelques mois se voit injecter (y compris à faible dose) un antibiotique hautement toxique (uniquement autorisé en forme injectable en médecine vétérinaire) et une sorte de sucre utilisé uniquement par voie orale pour traiter la constipation ?

Autre question. Sachant que la charge virale administrée avec un vaccin a été fabriquée avec des techniques spécifiques [multiplication virale sur des culture de cellules animales entretenues et nourries avec toutes sortes d'ingrédients, y compris du sérum de fœtus de veau (FBS ou fetal bovine serum)], et sachant que c’est avec grande surprise qu’un beau matin on découvrît (en prenant un exemple caricatural certes) la présence de prions dans des produits animaux couramment utilisés en nutrition humaine, quelle garantie avons-nous que nous n’injectons pas des ingrédients de cultures de cellules toxiques à plus ou moins long terme à nos bébés ?

Questions : pouvons-nous faire confiance aux fabricants pour immédiatement dénoncer toute information suspecte ? Pouvons-nous faire confiance aux Administrations ailleurs et ici pour assurer notre protection ? Les études de surveillance après mise sur le marché des vaccins sont-elles suffisamment pro-actives, suffisamment longues et les échantillons concernés sont-ils suffisants pour détecter des effets secondaires rares ?

Tout le monde sait répondre !

Autre question. Quelle est la façon naturelle de rencontrer ces trois virus pathogènes ? Est-ce différent de la rencontre par vaccination ?

Ces microbes sont autour de nous et nous y sommes exposés quand nous rencontrons des porteurs sains ou malades. Comme dit précédemment, il est quasi impossible que ces porteurs nous contaminent avec les trois virus en même temps. Il n’est pas impossible que la dose d’un virus soit forte, un gros tousseur pouvant effectivement émettre des doses massives d’aérosols contaminants dans une atmosphère contrainte (salle de classe, bureau, salle de spectacle…).

Ce qui est certain c’est que cette rencontre se  produira via des contacts aériens et/ou digestifs. Autrement dit, la pénétration dans notre organisme sera progressive ; et sera « filtrée » par nos systèmes immunitaires locaux et régionaux.

Je m’explique en prenant l’exemple d’une exposition digestive. On pourrait discuter aussi de l’immunité pulmonaire mais je fais simple.

Nous savons tous que notre intestin n’a pas qu’une fonction digestive. Il est aussi notre premier organe de défense anti-infectieux. Ce système immunitaire intestinal travaille de façon étroite avec notre microbiote intestinal (environ deux kilos de bactéries et autres pathogènes pour un individu de 70 kilos). Autrement dit, quand un agent pathogène arrive jusqu’à nos organes (y compris le cerveau) via la circulation sanguine, il a déjà subi des transformations et les organes cibles ont été « avertis ».

Sauf que…

La vaccination avec le ROR est une injection intramusculaire ou sous-cutanée d’agents pathogènes qui court-circuite tous nos système de défense loco-régionaux.

Faut-il mettre les points sur les i ?

La vaccination par injection répétée de doses massives d’agents pathogènes multiples n’a rien à voir avec une exposition naturelle aérienne ou digestive.

Elle s’accompagne de l’injection de produits toxiques (certains identifiés, d’autres non) qui même à faibles doses en théorie peuvent avoir des conséquences inattendues chez des bébés d’autant qu’il s’agit d’injections et qu’aucune étude de toxicité sérieuse n’a été conduite pour nous rassurer.

Contrairement aux idées farfelues ou naïves de quelques idéologues et académiciens, l’exposition à des agents pathogènes via la vaccination par injection est une agression majeure de nos bébés et petits enfants.

Que certains d’entre eux développent, à court ou moyen terme, des complications (notamment neurologiques, vu le tropisme cérébral de ces virus-là) n’a rien d’étonnant !

Que des médecins et des parents soient méfiants n’a rien d’étonnant ! Qu’on veuille les obliger à injecter quand même est très étonnant !

Ce qui est étonnant aussi c’est que des médecins et des parents ne soient pas méfiants.

Dernière question : qui donc a eu l’idée saugrenue de mettre dans la même seringue ces trois virus-là ? Scientifiquement et médicalement absurde !

Répondre à cette question nécessite une enquête indépendante et permettrait peut-être de dévoiler quelques aspects sombres de l’histoire de la vaccinologie.

 

 

 

Les grandes illusions de la vaccinologie (saison 2)

 

J’ai évoqué dans un précédent message l’illusion pasteurienne de la médecine et des maladies, et pas seulement les infectieuses.

Dans ce nouveau document, je vais essayer d’analyser une autre sympathique illusion des vaccinologues : c’est l’idée qu’on puisse éliminer ou « éradiquer » (c’est le vocabulaire en cours) les maladies infectieuses. Le sujet est compliqué ; je vais essayer d’être simple.

Certains « experts » ["experts" entre guillemets car l'expertise scientifique ici est très limitée : on a affaire à des ingénieurs ou des techniciens du vaccin plus qu'à des vrais scientifiques...] pensent en effet que des vaccinations de masse peuvent nous débarrasser de certains fléaux infectieux. J’ai pris l’exemple de la variole dans mon message précédent ; sans m’interdire de penser que la vaccination ne fut pas la principale cause de la disparition de la variole.

Ce fut aussi l’avis de l’OMS ; donc rien d’original de ma part. Peut-être, ou peut-être pas, ou peut-être un peu ! Pas la peine de se disputer : on ne peut pas le savoir avec nos moyens scientifiques et historiques actuels. Humilité, chers confrères !

En effet, d’autres maladies infectieuses ont disparu sans qu’un vaccin n’ait été utilisé pour les combattre ou les neutraliser. « Vie et mort des maladies infectieuses » ; ça pourrait faire le titre d’un roman anxiogène : je vais donner des exemples plus loin.

Comme je ne suis pas un cerveau ubiquitaire, je me garderais bien d’essayer de paraître exhaustif. Chaque médecin, du fait de son parcours professionnel, dispose d’une expérience clinique spécifique : le mien tourne autour des maladies cardiovasculaires depuis plus de 40 ans ; je me bornerais donc à discuter brièvement de maladies cardiovasculaires de causes infectieuses qui ont disparu (ou presque) et aussi de maladies cardiovasculaires (supposément) infectieuses qui sont apparues. Je ferai bref à nouveau.

Ici toutefois pointe une idée d’importance que nos experts vaccinologues n’ont pas encore apparemment (dans leur majorité) appréhendée : les maladies infectieuses disparaissent et apparaissent donc à un rythme soutenu dans nos sociétés.

Il est illusoire d’espérer un monde sans maladie infectieuse. Pourquoi ?

Parce que ces maladies sont le résultat d’une interaction conflictuelle entre notre environnement et notre système immunitaire.

Et comme notre environnement change sans cesse (en partie à cause des activités humaines, par exemple le changement climatique), ces interactions sont très variables ; d’autant plus que cet environnement est aussi une partie de nous-mêmes. Qu’est-ce que cela veut dire ?

Nous transportons avec nous [et pas seulement au niveau de notre tube digestif : un à 2 kilos de microbiote], dans nos yeux, nos oreilles et chaque pore de notre peau (je limite là ma description) une partie de notre environnement, c’est-à-dire le monde des micro-organismes dans lequel nous baignons.

C’est important à comprendre : nous sommes nous-mêmes une partie de notre propre environnement ! Ce qui signifie que quand je me fais vacciner, c’est aussi contre moi-même que je me vaccine !

Le facteur environnemental ici c’est le monde bactérien, viral et parasite dans lequel nous nageons. Quand nous disons que cet environnement change, nous ne parlons pas que du climat mais aussi de tous ces agents potentiellement pathogènes qui s’adaptent aux changements de leur propre environnement (qui est aussi le notre) beaucoup plus vite et beaucoup mieux que nous. Une espèce bactérienne en danger, quel que soit l’origine du péril, aura tôt fait d’inventer une nouvelle méthode de survie en milieu hostile. Ainsi de nouvelles espèces apparaissent sans cesse, ce qui est la principale explication des résurgences de maladies infectieuses qu’on croyait éteintes sous l’effet supposé (selon certains) des vaccinations de masse. Ça reste à documenter !

Évidemment, cet environnement interagit avec notre système immunitaire qui est, selon la théorie prévalente, le gardien de notre intégrité et donc de notre survie dans notre environnement.

Et notre système immunitaire [au-delà de ses spécificités génétiques] est lui-aussi constamment changeant : non seulement il s’adapte à notre environnement mais il se modifie en fonction de nos conditions existentielles : vieillissement, nutrition, activité physique, stress, pollution, médicaments, etc…

Tout le monde a compris la complexité  du sujet que je discute : une multitude de facteurs interagissent et ce sont ces interactions qui vont donner naissance soit à des maladies individuelles soit à des épidémies. Il y en a toujours eu et il y en aura toujours car l’irruption d’un déséquilibre dans cette complexité peut entraîner des perturbations sanitaires.

On peut appeler ces perturbations des maladies ou des épidémies ; ce qu’il faut comprendre c’est qu’il faut du temps pour un retour à un certain équilibre (équivalent de la fin de l’épidémie ou de la guérison du patient, ou de son décès ; ce qui est aussi la fin d’une maladie) avant la survenue inéluctable d’une nouvelle perturbation ; ou d’une nouvelle « catastrophe » selon le vocabulaire des disciples du mathématicien René Thom.

Telle est la condition humaine !

Comme pour toute autre question liée à notre condition humaine, plusieurs attitudes sont possibles. Fatalisme, réaction hyperactive, pro-activité anticipatrice… L’objet de ce message n’est pas de discuter ces attitudes ; ce sera pour une prochaine fois.

De ce qui précède, chacun peut comprendre que notre environnement (tout rempli qu’il soit d’agents pathogènes et d’agents protecteurs s’opposant aux précédents par un identique réflexe de survie) n’est pas notre ennemi. Il est ! Rien de plus.

Il est potentiellement notre allié pour préserver notre santé ; à condition de le respecter !

Cette idée rejoint une approche philosophique ancestrale ; et plus récemment Rousseauiste (dudit célèbre Jean-Jacques) qu’on peut résumer par la formule : la Nature ne nous est pas hostile !

Ce qui fait question dès lors, c’est la complexité de la Nature (c’est-à-dire, de notre environnement) et la façon dont nous insérons, comme des sioux (l’image n’est pas prise au hasard), dans cette complexité. Ce n’est pas affaire de « bons » et de « méchants » qui effectivement pullulent dans la Nature, c’est adaptation et respect des équilibres ! Car dans cet environnement, les agents (potentiellement) infectieux cohabitent eux-mêmes dans des équilibres instables : notre microbiote intestinal lui-même est un extraordinaire mélange de bactéries, virus, parasites en constante discussion entre eux et avec avec notre système immunitaire.

Il n’aura pas échappé aux lecteurs que j’essaie de délivrer ici une vision très écologique de la question vaccinale. A mon avis, c’est la seule possible. Ça risque d’avoir échappé à nos ingénieurs vaccinateurs…

Évidemment, j’appelle chacun de mes lecteurs à réagir à mes propos ; si possible avec courtoisie. Si c’est pour se moquer, je prends aussi tant j’ai envie de rire de tout ça ; le ça ici étant quelque chose comme notre destin !

J’entends déjà la critique : « il se prend pour Emmanuel… Kant ! »

Mais cette vision a une implication immédiate : il y aura toujours des maladies infectieuses et les vaccinations de masse ne sont rien de plus que des éléments potentiellement perturbateurs qui induisent (potentiellement encore) des déséquilibres. Sans discuter la possible efficacité protectrice de la vaccination, la vision des maladies infectieuses décrite ci-dessus implique que la disparition (apparente ou réelle) d’une maladie sera suivie inéluctablement de l’apparition d’une autre maladie ou de la résurgence d’une ancienne, en un peu différente ; de multiples exemples ont été décrits.

J’avais promis de donner quelques exemples et illustrations  de « disparitions » et « apparitions » récentes de maladies cardiovasculaires de causes infectieuses, indépendamment de toute vaccination. C’est maintenant.

Dans mes premières années de pratique médicale, une de nos obsessions était le diagnostic des pathologies valvulaires cardiaques dites rhumatismales : sténose mitrale, insuffisance aortique, etc… Elles étaient le résultat (secondaire ou retardé) d’infections streptococciques, le prototype étant l’angine à streptocoque. Selon la théorie prévalente, le conflit entre l’agent infectieux et le système immunitaire provoque des maladies rhumatismales, rénales (glomérulonéphrites) et cardiaques. Ces pathologies des valves cardiaques des sujets jeunes (incluant des enfants) étaient un des principaux chapitres de la cardiologie clinique. Elles ont pratiquement disparu aujourd’hui sous nos climats. Sans vaccin contre le streptocoque !

De même que la scarlatine [la fameuse "angine qui vomit"] : presque disparue, apparemment. Sans vaccin contre le streptocoque encore !

D’autres types d’angine ont aussi pratiquement disparu, alors qu’elles nous faisaient peur : par exemple, l’angine  « fuso-spirillaire », dite angine de Vincent, qui souvent nécessitait l’hospitalisation  ; c’est l’ancien temps, le temps où l’amygdalectomie et l’adénoïdectomie (ablation des végétations) se pratiquaient avec une promptitude inversement proportionnelle à toute rationalité médicale et scientifique supposée les justifier…  Le temps passe, la médecine change !

Une fois ces pathologies valvulaires cardiaques (minimes ou sévères) installées, les patients étaient menacés par d’autres infections beaucoup plus sournoises et non moins dangereuses : l’endocardite infectieuse, aussi appelée « endocardite bactérienne subaiguë » ou encore Maladie d’Osler. C’est encore souvent un streptocoque [un de ceux qui vivent dans notre bouche...] qui est responsable. Si la fréquence de la maladie n’a pas, selon les statistiques US récentes, réellement diminuée, elle se présente de façon très différente de nos jours ; comme si la forme classique avait disparu et qu’une nouvelle maladie était apparue. Comme les pathologies valvulaires « ordinaires » (post-rhumatismales) sont beaucoup plus rares, les streptocoques vont plutôt investir toutes les formes de prothèses installées dans le coeur et que notre système immunitaire a du mal à protéger.

De façon parallèle, nous avons vu apparaitre de vraies nouvelles maladies cardiovasculaires dont la cause infectieuse n’est pas formellement démontrée. Par exemple, la Maladie de Kawasaki qui est devenue la principale cause de maladie cardiaque acquise chez les enfants des pays développés.

Elle a été décrite pour la première fois au Japon seulement dans les années 1960s et a donné lieu récemment (Mars 2017) à une mise au point un peu « affolée » de l’American Heart Association. J’ignore les connaissances qu’en ont les médecins français actuellement.

Il va falloir s’y habituer : nous devons apprendre à diagnostiquer et traiter malgré l’absence d’identification de ce nouvel agent pathogène.

De même qu’il va falloir s’habituer aux manifestations cardiaques de cette nouvelle maladie infectieuse qu’est la Maladie de Lyme. Ici on connait l’agent infectieux causal, c’est la bactérie Borrelia burgdorferi qui nous est transmise par des tiques dont les principaux vecteurs seraient, apparemment, les cervidés de nos forêts. Au moins en Europe.

J’abrège : on n’a plus de rickettsioses (par exemple, le typhus) et ça n’est pas grâce à un vaccin ; mais on a des borrélioses !

Quand j’étais stagiaire à Toulouse dans le service des maladies infectieuses du Pr Armengaud, on nous parlait beaucoup de brucellose et de leptospirose. Je ne peux dire quelle était la fréquence réelle de ces maladies et quelle est la situation actuelle. Je doute que ces maladies représentent de graves problèmes sanitaires aujourd’hui mais je peux dire qu’on a un vrai problème de santé publique avec les borrélioses ; et c’est tellement nouveau qu’il y a encore aujourd’hui des disputes à propos de la validité des tests diagnostic…

Si j’ai fait quelques détours, et discuter les maladies cardiovasculaires d’origine infectieuse, c’est pour illustrer l’idée que nous aurons toujours des victimes des maladies infectieuses. Beaucoup moins qu’avant l’ère des antibiotiques mais le compteur ne sera jamais à zéro.

Les victimes des anciennes, des résurgentes ou des nouvelles maladies infectieuses sont et seront les plus fragiles d’entre nous : les plus jeunes, les plus âgés, les diabétiques et surtout ceux qui à la naissance ou plus tard de façon acquise souffrent de déficience de leur système immunitaire.

Pour ces derniers, même les maladies bénignes chez les autres peuvent constituer un danger. Est-ce que la vaccination de masse permet de protéger ces sujets fragiles ? Y aurait-il d’autres façons de procéder ? Plus efficaces ?

Ceux qui ont toujours réponse à tout répondent positivement. C’est pourtant loin d’être évident, c’est-à-dire scientifiquement démontré.

Face à ces questions sans réponse, la moindre des choses est de rester prudent. Faut-il interrompre l’actuelle politique de vaccination de masse ? Ce ne serait sans doute pas prudent pour des raisons que je discuterai dans un nouveau message.

Faut-il pour autant nous obliger tous à nous vacciner ?

Peut-on, face à ces questions, perpétuer les obligations vaccinales ? Sachant qu’il y a une sous-estimation tragique des effets adverses de la vaccination…

Peut-on prendre le risque de provoquer des tragédies vaccinales sous prétexte de protéger peut-être quelques sujets si fragiles qu’ils seront hélas victimes de leur fragilité d’une façon ou l’autre ?

Pas facile la médecine !

D’où le respect des grands principes, à commencer par celui maintes fois répété :

D’abord ne pas nuire !

Méditons…

 

 

 

 

De la Santé Publique en Amérique

 

Dans la ligne d’un précédent message à propos de la moralisation de la santé publique, au même titre qu’il faille moraliser la vie publique (et donc politique), qu’elle soit de droite, de gauche ou d’extrême droite ou gauche, il n’est pas inutile de faire quelques commentaires sur les aventures de la démocratie en Amérique, comme dirait un autre aristocrate, le sémillant Comte de Tocqueville.

Le nouveau Président américain, élu par le peuple américain [qui a cru que ce "milliardaire" pouvait se préoccuper intelligemment des problèmes du peuple, des pauvres, des malades et de l'égalité des ethnies et des sexes en Amérique], est donc rattrapé par l’HISTOIRE…

Comme indiqué ci-dessous (tout le monde comprend même en anglais), il n’a pas réussi à abroger l’Obamacare [quelque chose qui approche une sorte de sécu pour les pôvres en Amérique] ; il n’a pas trouvé de majorité alors même que son camp Républicain est majoritaire partout !

Car, même cet avatar de sécu, il n’en voulait pas ce Président du peuple (comme il se disait lui-même), sous le prétexte qu’il fallait payer une taxe pour en couvrir les frais et que cette taxe il fallait la faire payer aussi aux riches, ces pôvres riches américains qui trouvent qu’ils paient trop de taxes…

Il y a d’autres raisons (du côté des professions de santé) pour honteusement haïr l’Obamacare mais je ne rentre pas dans les détails car la question est ailleurs.

C’était inéluctable, ce refus, car on peut être Républicain et intelligent [et on peut être Démocrate et stupide ; aucune référence ici aux stupides disputes droite-gauche qui ont trop longtemps caractérisé la vie politique Européenne] et les politiciens ont compris sur le terrain [comme les politiciens anglais à propos du Brexit] que le peuple a compris qu’il avait été trompé…

Ils savent aussi qu’il ne faut pas se moquer du peuple trop longtemps, surtout dans les phases d’appauvrissement des classes moyennes des deux côtés de l’Atlantique.

Ils savent aussi que l’Obamacare c’est le minimum minimorum et que le peuple américain s’y est déjà habitué ; et même que le peuple américain veut plus.

Car le peuple américain sait que son état de santé se dégrade ; l’espérance de vie aux USA diminue depuis quelques années [même chose en France ; même si les statistiques ont un retard attendu sur la réalité] ; alors même que le coût de la santé n’a jamais été aussi énorme : environ 18% du PIB aux USA ; autour de 15% en France !

Il est possible qu’une nouvelle tentative du Président américain pour abroger l’Obamacare réussisse mais ce ne serait qu’un succès « à la Pyrrhus » car le mal est fait : le peuple américain a compris qu’il avait été trompé !

Prenons leçon, nous en France, des mésaventures de la démocratie en Amérique.

Mais la vie démocratique américaine est plus solide que la nôtre, des corrections sont possible, et rapidement comme les subit l’actuel Président US [je ne mets pas d'autres qualificatifs que US pour signifier le fond de ma pensée...] ; ce ne serait pas forcément le cas dans les pays Européens (y compris en France avec la Constitution Monarchiste qui nous oblige) ; ne mettons pas notre sort, nous Européens, entre les mains de quelques écervelées qui essaient, malgré une origine suspecte, de se faire passer pour des amis du peuple, comme le Président US l’a remarquablement réussi…

 

 

 

 

Anti-PCSK9 : splendeurs et misères des courtisan(e)s

 

A ma grande surprise, nos experts nationaux rémunérés n’ont pas encore réagit aux lugubres festivités qui ont accompagné la publication des derniers essais clinique testant les anti-PCSK9, ces nouveaux médicaments anticholestérol qui annoncent le monde post-statine.

L’explication, hélas, est sans doute très simple. Je résume. Sans procès d’intention…

Mais j’applique une grille de lecture dont j’ai pu maintes fois vérifier l’efficacité.

Pour les anti-PCSK9, ces anticorps humanisés qui font baisser le cholestérol encore mieux que les statines (mais au prix d’injections sous-cutanées hebdomadaires ou bimensuelles), il n’y a pour le moment que deux concurrents en lice : un américain (AMGEN) qui vient de splendidement publié les résultats cliniques de son étude, dite FOURIER (voir billet précédent) et un français (SANOFI) qui est misérablement encalminé dans des essais qui tardent à manifester les effets miraculeux de son anti-PCSK9 maison et surtout ligoté dans un conflit juridique (avec AMGEN) qui en principe lui interdit le marché US.

AMGEN et SANOFI doivent se partager un marché qui s’annonce étroit, même aux USA, du fait du caractère très dispendieux de ces anticorps anti-PCSK9. Le conflit juridique qui les oppose (motus et bouche cousu de mon côté sur cet aspect…) est donc crucial pour les deux qui ne sont pas prêts d’aboutir à un accord amiable ; mais je peux me tromper ; tout dépend des concessions que SANOFI est prêt à « concéder » ; ça sent pas bon tout ça… Oups !

AMGEN et SANOFI ont recruté des cohortes d’experts prêts à descendre sur le champ de bataille pour défendre leurs héros respectifs…

Côté US et AMGEN, ces courtisans (essentiellement américains) font splendidement parade depuis vendredi pour fêter FOURIER. Côté SANOFI, on fait plutôt grise mise et les courtisans (souvent mais pas toujours francophones) longent misérablement les caniveaux en attendant des jours meilleurs.

Ils devraient pourtant (en bons docteurs bienfaiteurs de l’Humanité) se réjouir des bienfaits miraculeux des anti-PCSK9 américains… Ben non ! Pas l’esprit aux réjouissances… C’est curieux.

Boire le champagne pourrait déplaire à leur bienfaiteur qui patine dans la mouise ?

Peut-être au prochain épisode…

Je mettrais un bémol toutefois à la « splendeur des courtisans US » dont l’enthousiasme pourrait être de brève durée.

Un bref coup d’œil sur le cours d’AMGEN à Wallstreet indique que les marchés ne sont pas dupes ; ils font apparemment de FOURIER la même analyse que l’auteur de ces lignes : ça montait avant la publication et puis… flop ! Ça ne s’invente pas !

https://www.google.fr/search?q=amgen+bourse&ie=utf-8&oe=utf-8&client=firefox-b&gfe_rd=cr&ei=j-fPWOm_HIbBbq7Mo4AI

Ça n’est pas un effondrement du cours certes ; mais z’ont compris que…

C’est du Balzac tout ça : « splendeurs et misères des courtisan(e)s »

 

 

 

 

Moralisation de la vie (et de la santé) publique : appel au peuple !

 

Il n’aura pas échappé à ceux qui ne vivent pas déconnectés ou « débranchés » (comme on dit dans le poste à propos de politiciens plus gênants qu’utiles) qu’on parle beaucoup ces jours de « moralisation » de la vie publique dans notre beau pays.

J’en suis très ému !

Ceux qui profèrent de tels gros mots (ou de telles inepties, Oups !) pensent, j’ai cru comprendre, à la moralité de la vie politique… et donc à la moralité de nos politiciens professionnels.

Le sous-entendu est assez évident [dites-moi si je m'abuse moi-même...] ; ces politiciens seraient un peu contaminés de quelques conflits d’intérêt inavouables ; et c’est très vilain ! Faudrait que ça cesse, non mais !

Il s’agit de conflits d’intérêt financiers ou, pire, non financiers ; dites-moi si vous souhaitez quelques éclaircissements concernant ces obscurs concepts sociologiques !

Bon, dans l’émotion qui m’étreint, je vais me lâcher et faire (comme Robespierre avant d’être raccourci) un véritable Appel au peuple : il ne faudrait pas que nos politiciens très moralisateurs oublient l’aspect qui, à mon avis, importe le plus aujourd’hui aux citoyens, c’est-à-dire la moralisation de la santé publique !

Je fais vite (et les visiteurs de ce blog complèteront avantageusement ces prémisses) : il y a des acteurs multiples et variés de la santé publique qui, pour le meilleur ou pour le pire, agissent dans ce secteur florissant et très profitable de l’économie marchande.

Les protagoniste de l’industrie des médicaments (et des vaccins) en font parti ; il nous en faut ; il faut respecter et même protéger ces acteurs indispensables.

Il n’est toutefois pas acceptable qu’ils soient devenus, tel qu’aujourd’hui, des cogestionnaires de la santé publique, juges et arbitres, décideurs et profiteurs !

Difficile de trouver plus caricatural dans la série des conflits d’intérêt qui accablent nos sociétés marchandes modernes. Qu’ils vivent (plutôt bien) grâce à la santé publique est une chose, qu’ils en profitent de façon outrageuse (aux dépends de TOUS les autres acteurs), l’influencent et se l’accaparent est évidemment du plus haut comique !

Seuls des politiciens eux-mêmes profiteurs ont pu laisser se développer de telles outrances.

STOP !

J’appelle solennellement tous et chacun à faire savoir partout, par tous les temps et en tout lieu, que nous ne pouvons plus accepter ça…

Amen !

 

 

 

 

 

 

Question vaccinale : dialogue impossible, absence d’arbitre, mais passagers clandestins…

 

Pourquoi les protagonistes de la question vaccinale n’arrivent pas à se parler avec sérénité ?

C’est quoi la question vaccinale à ce jour ?

En résumant de façon un peu grossière, on peut dire :

1) les vaccins sont-ils utiles (efficaces) ?

2) on peut décliner la question précédente en deux parties : utiles à l’échelon individuel ? Utiles à l’échelon sociétal ?

3) les vaccins sont-ils toxiques ? Un peu ou beaucoup ? Rarement ou fréquemment ?

4) quel est le vrai rapport bénéfice/risque à l’échelon individuel et à l’échelon sociétal ?

Pourquoi ces questions (apparemment) simples ne peuvent être discutées ?

Le blocage est en France mais aussi, selon des collègues américains et italiens récemment consultés, dans d’autres pays développés.

Le blocage s’explique, à mon avis, parce que deux camps irréductibles s’opposent : les pro et les anti !

Les deux camps ont parfaitement conscience de leurs faiblesses (médicales et scientifiques) respectives ; et en conséquence refusent de participer à une analyse froide et objective de ces questions.

Qui sont ces deux camps ?

A ma droite, le camp académique (médecins et experts en tout genre) et administratif (voire politique) pour lequel : la vaccination ne se discute pas… Ce qui n’est rien d’autre qu’un aveu de faiblesse. Pour un scientifique (surtout en médecine), rien ne doit échapper à l’analyse objectives des faits ; ce qui nécessite des discussions approfondies, qui ne sont pas souhaitées par les protagonistes d’une vaccination obligatoire et élargie !

A ma gauche, le camp des résistants issus de la société civile dans leur grande majorité. Ici on trouve beaucoup de victimes (supposées ou réelles) de la vaccination ; réunies de façon générale en association et qui luttent pour faire reconnaître les dommages qu’ils pensent avoir subis. Faire reconnaître pour eux signifie « faire la lumière » ; ce qui nécessite à nouveau des analyses et interprétation des faits ; et donc des discussions. Forts des témoignages multiples venant des victimes ou des familles des victimes, les résistants sont de façon générale contre la vaccination obligatoire de masse. On peut les comprendre ; on doit les écouter car, les médecins le savent, (c’est un exemple fréquent dans le milieu des résistants), quand une maman pense que la maladie de son bébé est survenue à la suite d’une vaccination, il est impossible de lui dire qu’elle a tort ; il n’y a pas de meilleur témoignage que celui des parents d’une victime !

Mais un témoignage n’est pas une donnée scientifique robuste ; selon la science médicale moderne.

Et ces familles se retrouvent généralement face à un déni académique et administratif ! Ce qui ajoute à leur douleur ; et peut engendrer de la colère, on les comprend.

A l’inverse, l’examen objectif des données épidémiologiques et biologiques présentées comme favorables à la vaccination sont généralement faibles ; selon la science médicale moderne.

Si on appliquait à la vaccination (efficacité et innocuité) les mêmes critères élaborés pour autoriser une autorisation de mise sur le marché (AMM) d’un médicament (essai randomisé en double aveugle avec une hypothèse primaire clairement énoncée), en général les vaccins n’obtiendraient pas d’AMM.

Et voilà pourquoi les deux camps, en opposition, ne se parlent pas. Ils connaissent leurs faiblesses respectives et savent que l’autre camp les connait aussi. Dialogue impossible !

Il faudrait, pour sortir de cette situation (potentiellement explosive), un arbitrage.

Cet arbitrage ne peut être que scientifique et totalement indépendant.

Il faut que les arbitres soient « titulaires » d’une véritable expertise (au moins partielle dans un domaine que la vaccination implique : épidémiologie d’intervention, statistiques, art de l’essai clinique, immunologie, infectiologie, bactériologie, virologie, vaccination, etc…)

Quand on dit « indépendance » de l’expertise, cela signifie qu’il est crucial de débarquer un passager clandestin de la problématique vaccinale : l’industrie du vaccin ; c’est-à-dire l’industrie des médicaments ; ce sont les mêmes et on les connait trop bien !

Certes, on ne peut disposer de vaccins que si des industriels fabriquent des vaccins !

Certes, ces industriels ne peuvent s’impliquer (vis-à-vis de leurs actionnaires) que si des profits substantiels peuvent être espérés de cette implication industrielle…

Tout le monde a compris que nous sommes face à des défis difficiles.

D’où l’importance d’un arbitrage scientifique et médicale totalement indépendants : priorité absolue à l’évaluation scientifique du rapport bénéfice/risque de chaque vaccin !

Sans cette évaluation, la confiance ne sera pas rétablie et la controverse perdurera ; et des comportements (supposés) illégaux se multiplieront du côté des candidats à la vaccination (ou de leurs parents) comme du côté des médecins vaccinants. Ce serait catastrophique.

Merci de remettre la lumière !

Je conclue : à mon avis, cette question vaccinale doit être discutée par les politiques (sur le plan du principe) à la veille des élections présidentielle et législative en France.

Vos opinions sont bienvenues.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je serai à Aix-les-Bains le 10 mars 2017

Ce sera à 18:00, au Palais des Congrès.

C’est Aix en Savoie, tout le monde a compris !

Le titre de la conférence : « Le cholestérol : ami ou ennemi ? »

Rencontrons-nous et bavardons un peu, si c’est possible dans cette grande arène…

J’essaierai de me rendre disponible.

La conférence est suivie d’un grand spectacle sur…

Je vous laisse aller voir sur le Site Internet de la Riviera des Alpes !

 

 

 

 

 

ALERTE : confirmation de la neurotoxicité des médicaments anticholestérol !

 

Lentement mais sûrement, ils « lâchent le morceau » comme disent les policiers…

Bien sûr, ils « freinent des quatre pattes » ; mais finalement ça sort… Mais, soyons rassurés, il y aura d’autres épisodes !

Pour beaucoup de victimes, ça émerge trop tard ; le mal est fait, hélas ; mais les complices de cette malfaisance n’en ont cure, ils auront fait du business (du petit minable comme du gros) jusqu’au bout de la nuit !

Il faut dire que la stratégie des industriels et de leurs complices est formidablement bien organisée. Faut dire que pour certains (les vendeurs d’anti-PCSK9) c’est une question de vie ou de mort. Si nous devons sombrer, pensent-ils, autant avoir tout essayé, même le pire…

Ça passe ou ça casse, dit-on ; seulement voilà, même si ça passait, par ces temps, ça casserait… CQFD !

Ci-dessous le titre d’un article paru en 2016 dans le journal officiel du Collège Américain de Cardiologie (l’équivalent de notre Société Française de Cardiologie) où les auteurs présentent un « state-of-art » (l’état des connaissances) de la supposée toxicité des statines, incluant de façon anecdotique (selon eux) leur neurotoxicité.

Ils nous disent simplement que les données publiées suggérant une neurotoxicité des médicaments anticholestérol (seules les statines sont d’intérêt pour eux dans cet article) sont soit de faible valeur scientifique soit négatives ; et, d’un revers de main ample et capricieux, ils rejettent cette idée absurde (selon eux) que les statines soient toxiques de façon significative.

Cela dit, seuls les naïfs peuvent être trompés. Il suffit de lire la liste des liens d’intérêt de nos auteurs (ci-dessous). Cette sorte d’experts factices ne devraient pas pouvoir s’exprimer dans des revues supposées rapporter les avis et recommandations officielles de Sociétés Savantes nationales ou internationales, au-dessus de tout soupçon en principe. Ça nous donne une bonne idée de la valeur (éthique et scientifique) des discours émis par lesdites Sociétés Savantes et autres académies ; là-bas et ici ; complotisme inclus ou pas…

Reste que nous (experts indépendants) devons informer sans relâche ; et contre vents et marées, comme disent les navigateurs.

Il faut le répéter encore : ces médicaments sont très toxiques pour le système nerveux et ne servent à rien pour protéger le système cardiovasculaire !

Pourquoi j’insiste aujourd’hui ? Quelque chose de nouveau ?

Effectivement, il y a du nouveau. je résume !

Un article de Février 2017 (ci-dessous), publié par des scientifiques américains se prétendant libres de tout lien commercial, rapporte de très mauvaises nouvelles concernant la neurotoxicité de la nouvelle classe de médicament anticholestérol injectables, les anti-PCSK9.

Ils n’ont pas eu accès aux données brutes des essais cliniques qu’ils décrivent et qui sont généralement inaccessibles du fait de « secret industriel ». Autrement dit, ils analysent sagement des données que les industriels ont bien voulu libérer. A prendre avec prudence ; c’est probablement la pointe de l’iceberg.

Malgré ces restrictions, la neurotoxicité des ces nouveaux médicaments anticholestérol saute aux yeux.

Pourtant les 11 études analysées sont de brève durée (entre 6 mois et 2 ans) et le groupe témoin (9 fois sur 11) reçoit déjà un traitement anticholestérol. Les anti-PCSK9 ne sont pas comparés à un placebo ; leur neurotoxicité est comparée à d’autres traitements neurotoxiques ; ce qui affaiblit la signification statistique et clinique. Enfin, la plupart des études ont un faible recrutement puisqu’il s’agissait plutôt d’études pilotes visant justement à vérifier la toxicité des ces médicaments ; et donc recrutant soigneusement des sujets ou des patients qui n’étaient pas « à risque » d’effets adverses. Ce point est important car, une fois ces médicaments sur le marché, les prescripteurs ne prendront pas les mêmes précautions que les recruteurs des études pilotes de l’industriel.

Malgré ces limites, et sans entrer dans les détails, les auteurs nous disent que le risque de neurotoxicité est multiplié par 3 environ !

Ce qui est considérable et justifie effectivement le titre assez alarmiste de l’article. D’autant que la durée d’exposition a été brève, que les témoins étaient eux-mêmes exposés à des traitements neurotoxiques et surtout que seules des complications neurologiques sévères ont été enregistrées dans cette base de données « commerciales » ; laissant penser que d’autres évènements moins sévères n’ont probablement pas été rapportés ou pas analysés dans cette étude …

En l’occurrence, les sévères complications rapportées (quoique mal décrites dans l’article) sont des delirium, des états confusionnels, des désordres (je traduis de l’anglais) cognitifs, des états démentiels, des amnésies, des troubles de la pensée et de la perception, et autres troubles mentaux sans autres précisions ; on mesure la gravité potentielle de ce qui est rapporté ; laissant présumer qu’il y avait probablement d’autres manifestations moins graves de neurotoxicité… et qu’avec une durée d’exposition prolongée…

Conclusions provisoires :

1) baisser le cholestérol (quel que soit le moyen utilisé) est neurotoxique, à plus ou moins long terme ;

2) ce qui confirme totalement les données antérieures avec les statines ;

3) et démontre qu’il ne faut pas croire les experts rémunérés qui prétendent le contraire ;

4) et laisse penser que des patients non sélectionnés (une fois les anti-PCSK9 commercialisés et utilisables par tous les médecins) pourraient être beaucoup plus sensibles et donc beaucoup plus souvent victimes de ces médicaments anticholestérol ;

5) comme on le voit déjà avec les statines (voir le livre « L’horrible vérité sur…« ), malgré le déni des experts rémunérés ;

6) les anticorps anti-PCSK9 passent donc réellement dans le cerveau (franchissent la barrière hémato-méningée), c’est une confirmation, comme le font les statines ;

7) les anticorps anti-PCSK9 ne semblent pas (selon cette étude) amplifier les effets toxiques musculaires des statines ; ce qui suggère que les statines auraient un effet toxique spécifique (indépendant de la diminution du cholestérol) probablement dû à leurs effets sur les mitochondries.

Petite addition anecdotique, pour avoir une idée du degré de désinformation actuelle à propos des médicaments anticholestérol. En ce début d’année 2017, une autre équipe d’experts (mais rémunérés cette fois) publie l’exact contraire de l’article que je viens de commenter. Pour eux, il n’y a pas de neurotoxicité des anti-PCSK9 !

Je me contente de rajouter la conclusion de cet article (ci-dessous) et la liste des liens d’intérêt des auteurs, une brochette d’individus peu « recommandables » !

Comment faire la part des choses ? Qui croire ?

Ce n’est pas si difficile.

Avec plus de 40 années d’activité professionnelle dans ce milieu, je peux (en toute modestie et hors de tout complotisme paranoïde) donner la formule magique : en cas de discordance frontale dans des données scientifiques, plutôt que d’essayer une impossible synthèse, contentez vous de vérifier le degré de dépendance ou d’indépendance des investigateurs…

Ne pas croire les experts rémunérés ! C’est une précaution minimale.

L’absence de conflit d’intérêt ne garantit pas la qualité et la présence de conflit d’intérêts n’est pas automatiquement associée à de la corruption, certes, mais il s’agit souvent de « vie ou de mort » pour des équipes de recherche ou des petites sociétés commerciales. Ils sont prêts à tout et l’éthique médicale et scientifique est le dernier de leurs soucis.

De façon générale, il faut désormais exiger une totale indépendance des comités scientifiques en charge de faire des recommandations aux médecins.

Et évidemment, il faut exiger, quel que soit le médicament étudié, un accès libre aux données cliniques brutes de l’étude.

Pas de commercialisation sans une vérification des données brutes par de vrais experts vraiment indépendants !

C’est vrai pour les statines, et les anti-PCSK9 et même aussi pour les vaccins !

On ne devrait même pas avoir à le demander… Quelle époque !

Et pas un seul politicien pour le dire.

Des branquignoles, je vous dis !

Amen !