OMEGA-6 ET CANCERS DU SEIN

Les cancers du sein (une femme sur 7 environ en a souffert ou va en souffrir !) sont une tragédie humanitaire, sanitaire et médicale !

Plutôt rares autrefois, ces cancers ont pris une dimension épidémique depuis quelques décennies !

Certes, des profils génétiques “prédisposant” à ces cancers ont été identifiés (toutes les femmes ne sont pas à égalité face à ce risque) mais l’envolée épidémique à laquelle nous avons assisté (et qui a aussi concerné les cancers du sein de l’homme) a une origine principalement environnementale puisque nos gènes étaient les mêmes avant l’épidémie …

Le principal facteur “environnemental” identifié à ce jour est la durée et l’intensité de l’exposition des victimes aux hormones sexuelles féminines : en plus de celles que nous produisons nous-mêmes en fonction de nos besoins (de la puberté à la ménopause), nous consommons aussi des hormones pour la contraception, pour la conception (oui !) et au moment de la ménopause pour diminuer les symptômes de celle-ci … Ça fait beaucoup ! Et il faut aussi ajouter toutes celles que l’on absorbe sans le savoir via nos aliments (les animaux sont traités) et les eaux de boisson où l’on retrouve une partie de celles que nous avons consommées et rejetées …

Hélas, il n’y a pas que les hormones !

Certains insistent beaucoup sur la consommation d’alcool !
Si vous ne mangez pas méditerranéen et que votre source d’alcool n’est pas le vin (deux facteurs qui protègent des effets cancérigènes de l’alcool !), il faut savoir que le risque augmente de façon proportionnelle à la consommation d’alcool. Donc, il faut boire modérément, et méditerranéen (plutôt du vin ; et en mangeant) ; facile à comprendre !

Un autre facteur, longtemps soupçonné mais pour lequel nous manquions de données solides, est la consommation d’acides gras oméga-6.
Le doute n’est plus permis : le risque augmente de façon proportionnelle à la consommation d’oméga-6 !
Cette conviction repose sur des études récentes d’origine multiple qui garantissent l’intégrité des auteurs, notamment en Asie !

Pour ceux qui veulent des détails, nous les fournissons via une publication de synthèse accessible en ligne : cliquez pour lire l’abstract et télécharger le PDF gratuitement. Vous y trouverez beaucoup d’autres choses indispensables à qui veut protéger sa santé, mais c’est en anglais !
Bonne lecture !

Où se trouvent les oméga-6 ? Important de le savoir pour s’en protéger !

Hélas, partout !
Non seulement dans les graisses végétales des supermarchés : huiles (et margarines) de tournesol, de maïs, de soja, de pépins de raisin, et cetera !
Mais aussi dans les produits venant d’animaux qui ont été nourris avec du maïs, du tournesol, du soja …
Ça fait beaucoup !

A chacun de prendre les dispositions qui s’imposent, le plus vite possible, le plus jeune possible, protégeons les prochaines générations !
Pour vous aider, je recommande la lecture attentive des recommandations nutritionnelles formulées dans notre dernier livre “Prévenir l’infarctus et l’AVC” ; ça vous protègera aussi du cancer du sein et des autres cancers d’ailleurs.

Je conclue en restant optimiste …

Pas étonnant qu’on ait une épidémie de cancers du sein : l’invasion des oméga-6 avec l’agriculture et l’élevage industriels + exposition aux œstrogènes + l’alcool inconsidérément chez quelques unes …

Nota Bene : les statines augmentent les oméga-6 dans le sang et les cellules et, bien sûr, le risque de cancer du sein …

30 Replies to “OMEGA-6 ET CANCERS DU SEIN”

  1. IL y a aussi le régime alimentaire Hypotoxique du docteur Seignalet vulgarisé par Madame Jacqueline Lagacé au Québec.
    C’est quelque chose de très sérieux et de scientifique, et je trouve que cela complète et répond a un grand nombre de personnes qui souffre d’inflammation et qui ne peuvent se soulager qu’avec cette façon de se nourrir.

  2. @geny :

    Ceci n’est pas une consultation !

    Il faudrait savoir pourquoi ce bêta bloqueur a été prescrit ; si c’est pour diminuer la pression  artérielle, a t-on essayé autre chose ?

    Comme je l’explique dans mon livre "Prévenir l’infarctus", il y a d’autres moyens que les médicaments pour diminuer la tension ; et parmi les médicaments (si on a vraiment besoin, ce qui devrait être rare), ma préférence ne va pas à ce type de médicament toxique et peu efficace …

    … mais chez vous particulièrement, c’est peut-être le cas ; j’espère que le prescripteur y a bien réfléchi … c’est plutôt rare !

    Bon vent, matelot

  3. bonjour Docteur

    apres une coronarite aigue et un STENT en decembre 2011, pensez vous qu’il faille prendre un Betabloquant: témérit 5 +aprovel 150 +duoplavin 75, le problème est que j’ai toujours 14,9 de tension malgré tous ces traitements?
    MERCI

  4. @josephine :

    Quoique ce cardiologue vous ait dit, ou pas, [en toute bonne foi ou pas] pour justifier cette prescription de Tahor, ne l’écoutez pas !

    Pour votre "infiltration" de l’IVA, réagissez sereinement, lisez d’abord "Prévenir l’infarctus et l’AVC" et ensuite seulement prenez un médicament mais pas l’aspirine (kardegic) …

    Merci

  5. Bonjour Docteur,
    suite à une épreuve d’effort positive, on m’a fait passer un coroscanner qui montre une infiltrtion athéromateuse de l’IVA lère diagonale, la cardiologue m’a prescrit kardegic et tahor (que je ne suis pas prête de prendre), elle le conçoit mais dit que le Tahor a l’avantage de "coller" la plaque qui ainsi ne risquerait pas de se détacher, est-ce un argument recevable ? merci de votre réponse

  6. @boutte veronique :

    Il est rare que je propose d’aider une personne car cela n’est pas la meilleure démarche à mon sens.
    Je travaille bénévolement, avantage de l’âge (72 ans). Pour vous rassurer un peu, je suis conférencier au CERDEN à Bruxelles (voir Google).
    Le monde des Nutritionnistes est une vraie auberge espagnole, parfois l’Auberge rouge du film de Fernandel.
    A vous de voir.
    Cordialement.

  7. merci de votre réponse , je vais relire votre livre…

  8. @boutte veronique : 

    Il n’y a pas de "bon" ou de "mauvais" cholestérol, sauf chez Walt Dysney …

    N’importe quelle diététicien (ou diététicien) peut faire l’affaire si vous lui dites ce que vous voulez !

    Si le premier ne veut pas lire notre livre (que vous devriez relire !) pour vous guider, changez-en jusqu’à trouver le bon ou la bonne …

    Bonne chance !

  9. bonjour et merci pour vos livres!
    j’ai acheté prévenir Etc.. et je cherche dsespérement un nutritionniste pratiquant la diete que vous suggérez merci de m’aider !!!

    nb j’ai du mauvais cholestérol, peu de bon et des triglycérides.. surpoids :7kgsbien sur l’estomac

    j’ai 55ans d’ou la demande d’un bon spécialiste de l’alimentation…..

  10. Bonjour Docteur,

    Merci pour votre commentaire. Je me permets de vous relater une nouvelle surprise (mais en était-ce une après lecture de vos livres ?).
    J’ai participé à une petite réunion de famille ce week end.
    Nous étions 12 personnes (6 couples), à peu près du même âge (65-75 ans).
    Je n’ai pas pu m’empêcher de faire un petit sondage…
    Parmi les 12 personnes présentes, l’une d’elle est un survivant d’un AVC, plutôt sédentaire et un peu en surpoids, une autre (la plus sportive) s’est sortie d’un cancer du sein. Les autres sont toutes et tous assez sportifs, très sveltes et apparemment en bonne santé.
    Dramatique surprise : 11 d’entre elles ont ou ont eu des prescriptions de statines pour des taux de cholestérol légèrement au-delà des normes actuelles.
    Toutes ont éprouvé des douleurs musculaires, des baisses drastiques de libido, divers autres problèmes parmi ceux qu’on cite habituellement.
    Une seule a cessé d’en prendre. Pour faire court, je leur ai conseillé de consulter votre blog, leur ai montré vos deux derniers livres et j’ai résumé en leur prescrivant les médicaments appropriés : le mode de vie et une alimentation ad hoc en assurant un bon équilibre entre les divers types d’acides gras; c’est finalement simple à appliquer pour peu qu’on abandonne quelques mauvaises habitudes (par exemple trop de consommation directe ou indirecte de beurre et/ou d’acides gras saturés.

    On verra comment leurs médecins respectifs réagiront car ils sont tous prêts à parler de vous.

    Bonne semaine.

  11. @Pollux : 

    Très intéressant ! Merci beaucoup !
    La réaction de Coop n’est pas étonnante, l’industrie agro-alimentaire fait des efforts, c’est louable quoique très marketing et séducteur !

    Bon on protège les oran-outangs (?) c’est sympa, mais …

    Le tiers de saturés pour une ration en graisses représentant 30% du total énergétique, c’est correct !
    Mais ça ne veut rien dire car les calculs doivent se faire sur TOUT ce que l’on mange sur 24 heures !

    Bon vent, matelot !

  12. Bonjour Docteur,

    Depuis que je dispose d’un peu plus de temps (retraite), je me suis mis à lire systématiquement la liste des ingrédients contenus dans les produits de l’alimentation industrielle.
    Je suis effaré par la présence de plus en plus fréquente de l’huile de palme. Constatant que le groupe de distribution Coop (en Suisse) se targue de proposer une large ligne de produits bio, j’ai décidé d’envoyer un message à leur service des consommateurs. Vous le trouverez ci-dessous, précédé de la longue réponse que j’ai reçue.

    Il y a plusieurs aspects de cette réponse qui m’interpellent, mais en particulier la norme qui limite à 2% de graisses trans dans les produits, le fait que l’huile de palme ne génère pas d’acide gras trans et qu’une alimentation équilibrée peut comprendre un tiers d’apports en acide gras saturés. Je ne sais comment interpréter cette norme du législateur suisse et si elle est pertinente en regard des résultats de vos recherches.

    Avec mes meilleures salutations.
    S. Munari

    Echange de courriel avec la Coop:

    Monsieur,
    Nous vous remercions pour votre message du 7.8.2012.
    L’huile de palme, qui possède des propriétés technologiques remarquables et se prête à de multiples usages, est la préférée des industries agroalimentaire et cosmétique. Il est une raison supplémentaire pour laquelle Coop l’utilise dans certains de ses produits. Explication: Par mesure de précaution, le législateur suisse a limité à 2 % la teneur maximale en acides gras trans des denrées alimentaires. Coop a par conséquent décidé de supprimer totalement de ses produits de marque propre les matières grasses hydrogénées et semi-hydrogénées, car ce sont elles qui génèrent précisément ces acides gras trans. Or, les chercheurs ont découvert que l’huile et la graisse de palme ont des propriétés analogues à celles des matières grasses végétales hydrogénées, sans pour autant générer d’acides gras trans, ce qui a fait exploser la demande.

    Par rapport à d’autres huiles et graisses végétales, l’huile de palme contient beaucoup d’acides gras saturés et relativement peu d’acides gras insaturés. L’huile et la graisse de palme et les acides gras saturés ont leur place dans une alimentation équilibrée, à condition de ne pas excéder un tiers des apports en matière grasse. L’huile de palme, riche en acides gras saturés (moins sensibles aux températures élevées et s’oxydant moins vite que les acides gras insaturés) est particulièrement adaptée aux produits de boulangerie de longue conservation.

    Il n’existe à l’heure actuelle aucune alternative satisfaisante à l’huile de palme (matière grasse non animale très résistante à la chaleur et à l’oxydation, solide à température ambiante, présentant de bonnes propriétés de fonte). Il en résulte un conflit d’objectifs.

    Cela fait des années que Coop se préoccupe de la destruction des forêts tropicales, lieu de vie naturel de nombreuses espèces végétales et animales. C’est ce qui a poussé sa direction Retail à adopter une directive pour un approvisionnement respectueux de critères écologiques et sociaux. Ainsi, les matières premières végétales doivent, dans la mesure du possible, être issues d?une production respectueuse de l’environnement. Celles qui proviennent du pillage des forêts tropicales ou de cultures nuisant à la biodiversité sont proscrites.

    Depuis quelque temps, Coop n’emploie plus, pour les pâtes ménagères Betty Bossi, qu’une huile de palme durable, dont elle connaît exactement la provenance: une plantation vieille de plusieurs dizaines d’années. Car il ne faut pas penser que tous les palmiers à huile ont été plantés hier sur un morceau de forêt vierge tout juste défriché. Nous pouvons par ailleurs certifier que l’huile de palme contenue dans les produits bio est elle aussi conforme aux directives de Bio Suisse, et issue d’une production durable. La provenance des matières premières est d’ailleurs indiquée sur les emballages.

    Pour ce qui est des produits conventionnels de marque propre Coop, tous les fournisseurs se sont engagés, en ce qui concerne l’huile de palme, à respecter l’une des options d’approvisionnement agréées par la RSPO (www.rspo.org). Le négoce de certificats d’huile de palme (www.greenpalm.org) en fait partie. Il consiste à acheter non pas de l’huile de palme durable, dont les quantités disponibles sont insuffisantes, mais des certificats dont le prix est directement reversé aux plantations durables de palmiers à huile, encourageant ainsi ce mode de culture.

    La RSPO peut mieux faire, sans doute, mais elle a le mérite de réunir sur une même plate-forme toutes les entreprises importantes concernées par le problème. Elle a donc un effet de levier considérable.

    Mieux vaudrait bien entendu acheter effectivement une huile de palme issue de palmeraies durables, c’est d’ailleurs ce que Coop a commencé à faire avec ses pâtes Betty Bossi. Pour cela, il faut avant tout que l’offre d’huile de palme durable augmente. Sur les produits Coop, la présence d’une telle huile est dûment signalée sur l’emballage.

    L’huile de palme entre dans la composition d’un bon millier de produits de marque propre Coop et est systématiquement indiquée dans la liste des ingrédients, ce qui n’est pas le cas pour tous les articles de marque. Ces derniers sont d’ailleurs en dehors du champ de responsabilités de Coop, même si elle en vend dans ses magasins. Coop invite donc régulièrement leurs fabricants ? des sociétés comme Nestlé, Mars ou Unilever ? à réagir à cette problématique.

    Coop s’est fixé pour objectif d’utiliser d’ici à 2013 80 % d’huile de palme durable dans ses produits alimentaires de marque propre. Cela signifie qu’à partir de 2013, les produits contiendront réellement de l’huile de palme durable. L’éventualité d’une collaboration directe avec les producteurs est en cours d’examen. Mais les consommateurs ont aussi leur rôle à jouer car il faudra compter avec un renchérissement des produits, le prix des matières premières durables étant plus élevé.

    90% de la production mondiale d’huile de palme sont destinés à l’industrie agro-alimentaire. Les 10% restants sont utilisés dans les détergents et les cosmétiques, dont les producteurs achètent rarement de l’huile de palme brute, mais plutôt des ingrédients transformés (dits produits oléochimiques intermédiaires) qui en contiennent. Vu les faibles quantités en jeu et le degré élevé de transformation, les fabricants de produits non alimentaires ont beaucoup plus de mal à exiger de leurs fournisseurs le respect de règles précises, y compris en matière de développement durable.

    Il n’existe d’ailleurs à l’heure actuelle aucun fournisseur d’ingrédients à base d’huile de palme durable pour l’industrie cosmétique. Compte tenu de ces éléments, Coop a d’abord concentré tous ses efforts en matière d’huile de palme durable sur son assortiment alimentaire. Elle ne néglige pas pour autant l’assortiment non alimentaire, mais dans ce domaine les choses vont nettement moins vite. Quoi qu’il en soit, nous pouvons vous assurer que nous irons jusqu’au bout.

    Depuis cette année, et jusqu’à nouvel ordre, Coop couvre l’huile de palme nécessaire à ses produits apparentés alimentaires (cosmétiques et produits d’entretien) par des certificats Greenpalm d’huile de palme durable. La conversion de ce secteur à une huile de palme certifiée durable se fera dans un deuxième temps. Les industries cosmétiques et des détergents travaillant surtout à partir de dérivés d’huile de palme, elle sera plus complexe à mettre en place. Elle suppose en effet que les fournisseurs de ces dérivés convertissent eux-mêmes leurs sources d’approvisionnement.
    Avec nos meilleures salutations
    Coop

    Melanie Marti
    Resp. adjointe du Service des consommateurs
    Membre du management spécialisé
    Siège
    Tel. 061 336 73 05
    Fax 061 336 73 15
    melanie.marti@coop.ch

    Votre courriel-
    De: supercard
    envoyé: 7.8.2012
    à: info@coop.ch
    objet: Service des consommateurs Supercard 807084
    Par: silvio.munari@urbanet.ch Envoyé: 6.8.2012 A: info@supercard.ch Objet: Internet Anliegen Supercard Nr: 2501 0028 6288 ; Name: Silvio Munari; Strasse: Croix-de-Rive 6; Ort: 1028 Préverenges; huile de palme

    Bonjour,

    L’huile de palme est tout à fait contre-indiquée pour la santé cardio-vasculaire. A ce propos, Coop se targue de proposer une gamme bio et des produits "Pro Montagna". Or, l’huile de palme est désormais aussi présente dans des pâtes à gâteau (p. ex. votre gamme Betty Bossi). C’est tout à fait contradictoire. Comment pouvez-vous justifier de commercialiser simultanément de plus en plus de produits qui contiennent une huile non recommandée pour la santé et qui induit aussi de graves problèmes dans les pays producteurs ? Sur votre site web vous écrivez même : "A l’heure actuelle, nous pouvons confirmer que tous les produits bio Naturaplan contiennent exclusivement de l’huile de palme bio" et un peu plus loin "Cependant, nous avons d’ores et déjà commencé les études et les travaux préparatoires pour utiliser dans les produits de boulangerie de l’huile de palme favorisant le développement durable". Je trouve ce message parfaitement hypocrite et de nature à inciter le client à consommer des produits qui en contiennent alors que l’huile de palme est dangereuse pour la santé cardio-vasculaire et qu’elle doit être évitée (graisse saturée). Pour une compréhension ad hoc des bienfaits/méfaits des acides gras, consulter le site web et les livres du cardiologue M. de Lorgeril https://michel.delorgeril.info/

    Avec mes meilleures salutations. S. Munari

    Copie : FRC (Fédération Romande des Consommateurs)

  13. @chevalier :

    Il faudrait voir l’aspect réel de cette tachycardie que vous dites "jonctionnelle" …
    Je ne vois pas trop comment le bloqueur calcique pourrait la provoquer, à moins de faire preuve d’imagination … mais, faute d’argument définitif, et surtout si l’indication de cette prescription est "discutable", la prudence est de le stopper !
    Et voir ensuite si vraiment ce médicament était indispensable !
    Trop de prescriptions inutiles et toxiques ! Faute de volonté de prendre "en mains" le mode de vie des patients …

    La question des bêtabloqueurs dans l’insuffisance cardiaque est compliquée et a fait l’objet de beaucoup de discussions il y a une dizaine d’années …

    La majorité des cardiologues, sous la pression d’un marketing "insensé" et sur la base d’essais cliniques très "commerciaux", ont finalement enregistré que les bêtabloqueurs (certains) n’étaient pas contre-indiqués dans l’insuffisance cardiaque et pouvaient être utiles … parfois !

    Que faire ?
    Si le cardiologue suit "minutieusement" le patient et décide que finalement il profite de son bêtabloqueur, il vous sera difficile de vous y opposer quelque soient vos observations cliniques.
    Si le cardiologue voit les choses de très loin (consultation annuelle par exemple), il est préférable sans doute que vous fassiez confiance à votre sens clinique et que, dans l’intérêt de votre patient, vous preniez des initiatives … Ce sont des conseils "lointains" évidemment, à vous de faire le point !

    Merci de votre confiance, comme on disait autrefois …

  14. Rien à voir avec les oméga 6.
    Dans le livre "prévenir l’infarctus" vous parlez entre autre des B-bloquants et inhibiteur calciques.
    Je constate dans ma pratique (depuis 3 ans), en effet, beaucoup d’effet II notamment avec les personnes âgés : aggravation de dyspnée d’effort, asthénie importante, céphalées intenses (Ica), troubles neuro-musculaires .
    Le cardiologue ne veut pas retirer le B-bloquant souvent même devant pourtant des signes évident cliniquement d’insuffisance cardiaque.
    La lecture de votre livre m’a rendu téméraire dans certaines situations sus décrites avec succès pour l’instant …
    Dans le temps les B-Bloquant étaient contre-indiqués dans l’insuffisance cardiaque.
    De plus, j’ai une patiente de 51 ans qui a fait une tachycardie jonctionnelle sous Amlor (reste du tt : Metformine et aldactone). Il est noté dans les RCP la possibilité d’arythmie mais j’ai du mal à avoir plus de précisions.
    Qu’en pensez vous ?

  15. @GP of Paris : 

    Bon Dieu, Amiral, que de belle science que voilà !

    Bravo (sans ironie) pour l’ensemble du raisonnement …
    Je n’ai pas de réponse, désolé !

  16. @Anne :

    Je suppose que HF pour vous veut dire "hypercholestérolémie familiale".
    Or un taux élevé de lp(a) ne relève pas de l’HF, donc pas besoin d’expert de HF dans votre cas ; d’autant plus que ce type d’expert ne connaît qu’une sorte de médicament, les statines, qui parfois tendent à augmenter la lp(a) … Vous voyez l’ambiance …

    Il n’y a pas de médicament efficace pour baisser la lp(a) qui est associé à un risque de thrombose (ou caillot) ; mais ça n’est pas très important finalement car le risque lié à la lp(a) élevée peut être neutralisé par l’adoption d’un mode de vie protecteur, tel que celui décrit dans mon dernier livre ["Prévenir l’infarctus"] que je ne vais pas vous recopier ici évidemment.

    URGENT de faire les bons choix !
    Ça pourrait vous sauver la vie ! Sans dramatisation aucune, mais si vous vous inquiétez, autant faire de l’utile plutôt que de se bercer d’illusions !

  17. @GP of Paris : 

    Bravo, confrère, que des bonnes questions ! Et  les poser c’est déjà les résoudre en partie … car il ne faut pas être obsessionnel, sinon on ne mange plus !

    A notre avis, être attentif, c’est déjà énorme, on choisira ces œufs non seulement "bio" mais aussi, si possible, sans maïs … faut convaincre la fermière "bio", pas facile, mais en faisant attention, on réduit le risque, etc …

    Vos patients ont de la chance de vous avoir …

    Larguons les ris, envoyez le génois, tout va bien, la mer est belle !

  18. @philefevre :

    Un bilan du stress oxydatif "utile" a fait l’objet de beaucoup de publications et controverses ; et confusion !
    Au total, et après avoir moi-même beaucoup "publié" sur ce thème au cours des 25 dernières années, mon impression est qu’il n’y a rien de valable, plutôt de multiples sources d’erreurs, et fausses pistes … Hélas !
    Ma recommandation en médecine générale, est d’évaluer sobrement les habitudes alimentaires de vos patients, de mesurer la distance par rapport à la diète méditerranéenne, et de corriger éventuellement selon ces critères-là et pas en fonction de "vagues" paramètres du stress oxydatif …

    Bon vent matelot, peut-être temps de prendre un ris dans la grande voile et d’envoyer la trinquette !

  19. Omega6 et statines?
    Concernant votre nota bene. Quelle est l’explication actuelle de l’augmentation des omega6 chez les statinisés?  
    Est-ce une cause ou une conséquence ou simplement l’autre face d’un syndrome métabolique relooké ? L’augmentation du diabète ( RR 1,5 !) n’est probablement que la partie émergée de l’iceberg. Les omega6 augmentent l’inflammation qui augmente l’insulinorésistance ? D’un autre côté, l’ hyperinsulinisme stimule les désaturases qui vont augmenter l’acide arachidonique. L’oeuf ou la poule?
    On inhibe artificiellement la voie du mevalonate alors que naturellement  elle est activée par l’insuline – probablement pour une bonne raison.
    L’insulinémie augmente-elle pour essayer de pallier à ce déficit relatif en cholestérol et dérivés stéroidiens ?
    Ou juste parce que le métabolisme cellulaire s’enfonce toujours plus inexorablement vers la glycolyse obligée?  ( Bonjour les crampes et les trous de mémoire… Et les cancers)
    J’aimerai bien comprendre. 

  20. Merci infiniment pour vos recherche et vos livres

    Mon frère et moi venont de nous découvrir un taux de lipoprotéine(a) extrêmement élevé, respectivement 1,09 g et 1,13 g
    Pouvez vous nous conseiller un bon expert en HF.

  21. Merci pour ce nouvel article. 
    Je partage les difficultés rencontrées par les patients.
    Depuis quelques années, je mets en garde  mes patients contre l’excès d’oméga6.
    Je leur conseille une diète plus méditerranéenne tendance ancestrale. Mais en pratique comment s’assurer du ratio Omega6/3 ?  
    Il y a bien le label bleu-blanc-cœur mais pas encore facile à trouver partout et pour tout.
    Connaissez vous un organisme qui teste ce ratio ? Par exemple quel est le ratio 6/3 d’un bœuf ou d’un œuf "bio" nourri au maïs "bio" comparé à un label rouge ou au standard industriel ? Comment obtenir ce type d’info ?
    Les qualités organoleptiques peuvent elles servir d’indice par défaut ?

  22. cher docteur,
    je suis un médecin convaincu.
    J’essaie de trouver une littérature m’indiquant un bilan biologique pas trop compliqué et remboursé pour les gens, lequel me donnerait une petite idée de leur état de stress oxydatif biologique.
    J’ai envie d’utiliser ces premières données pour appuyer et faire suivre les conseils alimentaires que je commence à intégrer grâce à vos lectures.
    Pouvez-vous m’aider ?
    Merci par ailleurs pour les informations données sur ce blog
    philefevre.

  23. Effectivement, ces chercheurs ne se sont pas livrés à l’épreuve des essais cliniques.
    Cependant, ces auteurs, au final, préconisent une alimentation TRES PROCHE (voir identique !) à la diète méditerrannéenne.
    Ce que j’ai retenu est que cette diète diminue les risques cardio-vasculaires (votre équipe l’a démontrée !) mais POURRAIT bien (je parle donc au conditionnel !) diminuer les risques de certains cancers…
    En tout cas, appliquer les actes de prévention préconisés par Béliveau et Gingras, ne peut pas être dangereux !!
    Je n’ai pas sous la main les ouvrages que je cite plus haut mais en m’appuyant sur un livre un peu plus ancien des mêmes auteurs (Les aliments contre le cancer), il y a un chapitre concernant les Omega 3 (et donc les Omega 6) et la conclusion est identique à la votre !
    Voilà pour plus de précisions qui vont, je pense, dans votre sens !

    Amicalement,

    Alain

  24. @superwebcrawler :

    Vous avez raison, ce sont de bons auteurs, mais attention [et cela est vrai pour toute la littérature "nutrition anti-cancer"], ça manque cruellement de sciences humaines, ça reste très théorique, je veux dire qu’il n’y a aucun essai clinique (avec randomisation et groupe témoin) avec un échantillon et un suivi significatifs pour "supporter" ces affirmations …
    Rien à voir avec, par exemple, la "diète méditerranéenne anti-infarctus" ; important de faire la différence ! 
    Je ne me souviens pas s’il est question d’oméga-6 dans les ouvrages que vous citez, et je n’ai pas le temps de vérifier.

    MERCI de nous dire !

  25. Bonjour Cher Docteur,

    La lecture de votre dernier livre "Prévenir l’infarctus et l’AVC" est incontournable.
    Mais votre ouvrage peut être utilement complété, me semble-t-il, par les ouvrages des Drs Richard Béliveau et Denis Gingras. Citons les plus récents, désormais en livres de poche :
    L’Alimentation anti-âge
    Cuisiner les aliments contre le cancer
    Collection : "le livre de poche"
    Ces ouvrages confirment et complètent votre ouvrage concernant le rôle de l’alimentation comme élément protecteur de la santé humaine.
    Un tout petit investissement financier pour vivre mieux et plus longtemps !

     Alain 
  26. A propos de la question des omégas 6 et omégas 3 , induits par les méthodes de productions agricole actuelles, je rappelle l’intêrêt de la lecture des livres de Pierre WEILL .
    Etant moi même ingénieur agronome, et pourtant fort documentée par rapport l’alimentation et militante bio de la première heure.Je n’ai découvert cette problématique que fort tard. Les monocultures de maïs et l’importation de soja se sont faites en toute ignorance, uniquement dans un but de simplification et de productivité. J’en sais hélas quelque chose puisque j’ai été complice ignorante de ce processus.
    J’ai assisté à l’abandon des cultures d’oléagineux et de protéagineux non rentables…
    Actuellement je me heurte à l’ignorance des équilibres oméga 6/oméga 3, y compris dans le milieu bio ou l’idée de l’alimentation saine ne prend pas en compte cet équilibre.
    On sent des frémissements dans un questionnement des producteurs ,mais on est loin du compte, et s’alimenter est un vrai casse tête, car, dans la composition de la majorité des produits animaux on n’arrive pas a connaitre les compositions en lipides et quand on pose des questions sur le rationnement des animaux l’accueil n’est pas toujours très sympathique.
    Merci de vos écrits , je suis une fidèle lectrice de votre blog et de vos livres.

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