Une prudente consommation d’alcool protègerait des maladies du foie ? Réponse : soyons méditerranéens !

Ne le répétez pas à vos amis buveurs, s’il vous plaît !

De mon côté, je me refuse en général à faire une quelconque forme de publicité en faveur de la consommation d’alcool. C’est un principe : nul dans notre beau pays ne doit être encouragé à boire un alcool.

Mais parfois la recherche médicale joue des tours inattendus aux experts académiques qui pérorent sans désemparer sur les tréteaux médiatiques.

L’ironie est si belle ici que, au moins pour détendre mes visiteurs à l’heure de l’apéro (que je conseille minimal, accompagné d’aliments solides et jamais suivi d’une prise de volant intempestive…) je vais conter cette poésie médicale et scientifique.

Nul n’en doute, l’alcool est toxique pour le foie ! Ça ne se discute pas, disent les ministres compétentes dans tous les azimuts. Les spécialistes vous diront pourtant qu’aujourd’hui la plus fréquente des maladies du foie porte le nom de non-alcoholic fatty liver disease, ou stéatose hépatique non alcoolique, ou encore NASH. C’est vrai aussi bien chez nous (et les autres pays occidentaux) qu’en Asie et dans les pays musulmans du Moyen-Orient (référence ci-dessous) où en principe on boit peu.

NASH in middle-east 2017

 

 

 

Selon certains (que j’ai un peu de mal à croire), cette pathologie du foie toucherait jusqu’à 25% de la population adulte américaine et de plus en plus d’enfants en seraient atteints. Malheureusement, les NASH peuvent parfois se compliquer de fibrose, de cirrhose et de cancer du foie. Vu l’énormité de la population à risque, les NASH sont désormais des problèmes majeurs de santé et il n’y a pas de traitement connu.

Je ne vais pas faire un cours de médecine : il suffit de savoir que le foie est en souffrance mais que cette maladie n’a pas d’étiologie virale, auto-immune, génétique ou toxique ; et surtout elle n’est pas une maladie alcoolique du foie, comme son nom l’indique.

C’est vrai aussi chez nous français qui fûmes longtemps les champions du monde des maladies du foie, en grande partie à cause d’une consommation d’alcool excessive.

Où est l’ironie ?

Qui l’eût cru, une consommation modérée d’alcool protègerait des NASH. Plusieurs études indépendantes le suggèrent ce qui donne un certain crédit à cette hypothèse de travail.

Ci-dessous deux références. Attention, la relation de causalité (entre consommation d’alcool et réduction du risque) n’est pas formellement démontrée ; c’est l’inéluctable faiblesse de l’épidémiologie d’observation. Une étude américaine : Journal of Hepatology 2012;57:384.

Nash Sandiego

 

 

 

 

 

On notera la « délicatesse » des auteurs dans leur conclusion (ci-dessous) : surtout ne vous mettez pas à boire dans l’espoir de vous protéger !

Nash sandiego 2

 

 

 

 

 

 

Et puis aussi une étude japonaise : Journal of Hepatology 2015;62:921. Nash Japan

 

 

Les conclusions des auteurs (ci-dessous) sont encore, et évidemment, très prudentes mais plus indicatives : ce n’est pas parce que vous êtes porteur de NASH que l’alcool vous est interdit.

Nash Japan conclusion

 

 

 

 

 

Ces considérations venant d’épidémiologistes et d’internistes plutôt experts en gastro-entérologie sont intéressantes mais trouvent vite leurs limites car l’alcool peut influencer la physiologie de presque tous nos organes, les protéger certes, mais aussi être toxique.

Comment faire ?

Il faut une vision très générale, même si on restreint le raisonnement au domaine médical. Toute apostrophe ou formulation dogmatique est inutile voire nuisible. Je n’étonnerai sans doute aucun de mes lecteurs en affirmant à nouveau, et au-delà de toute discussion « ébrieuse » que nous devons, hommes et femmes, boire en méditerranéens.

Si vous ne comprenez pas, je vous renvoie à nos publications et livres sur le sujet, notamment (par exemple) : Le nouveau régime méditerranéen. Vous y trouverez tout ce qu’il faut savoir sur cette question. Rien de plus !

En conclusion, il en est de la consommation d’alcool comme du mode de vie en général : plaisir de vivre et prudence en sont les deux « mamelles » si on veut donner à nos amis, et à nos meilleurs ennemis, le grand plaisir d’apprécier notre présence parmi eux.

Cette façon de voir l’existence, dont la finitude est inéluctable, rend bien désuet le questionnement de quelques médias désemparés, comme exemplifié ci-dessous :

Alcool & JIM 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

JIM est l’acronyme de Journal International de Médecine à propos de quoi je ne porterais aucun jugement, par bienveillance !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

108 réflexions au sujet de « Une prudente consommation d’alcool protègerait des maladies du foie ? Réponse : soyons méditerranéens ! »

      1. Inoxydable
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Compte tenu que j’en consomme pratiquement une tablette par jour, je suis à la foi rassuré et conforté …quoi que je ne suis plus très jeune et les études concernent les jeunes. M’en consolerais si je n’y vois pas mieux.

        Répondre
        1. Inoxydable
          En réponse à : Inoxydable

          En complément de mon commentaire sur le trioxyde d’arsenic 4 Ch, je vous renvois sur le commentaire du dr Alain JOSEPH dans DUR à AVALER ( sur la critique de l’homéopathie de notre ami Jeremy Anso)du 13 avril 2018 at 20 h 22 min, c’est assez « questionnant » comme pourrait dire @ Akira.

          Répondre
          1. akira
            En réponse à : Inoxydable

            So what comme dirait l’autre …
            Savoir que des etudes medicales d’un journal sont de qualite mediocre devrait il justifier de considerer des etudes dont les conflits d’interet sont evidents ? Desole mais je ne vois pas le rapport.

  1. Olive verte

    Je reprends ce que dit Akira un peu plus haut « Les résultats individuels en science (et surtout en médecine scientifique puisque nous parlons bien du caractère scientifique de la médecine) tiennent plus souvent de l’ordre de l’anecdotique, c’est bien pour cela qu’on fonctionne avec des cohortes et des statistiques. En particulier, c’est une des techniques qui permet (si elle est appliquée correctement) d’éliminer les biais de confusion dont nous discutions il y a peu de temps avec l’Amiral ici même. »

    En fait j’ai dit, en beaucoup moins bien formulé, ça aussi un moment, mais au risque de beaucoup heurter ici, je suis dubitatif, et de plus en plus, au moins dans certains cas.

    Le fait scientifique, en médecine ou ailleurs, n’est ce pas la confirmation d’une théorie, censée expliquer un mécanisme, par une expérience reproductible? Si le résultat équivaut à la prédiction, en toute honnêteté bien sûr, c’est que la théorie est juste, jusqu’à ce qu’elle soit partiellement ou totalement réfutée.
    En médecine, il me semble que les statistiques ne devaient le plus souvent intervenir que dans un second temps. Akira tu sais bien que la découverte de l’insuline, suivie par démonstration par injection d’insuline pour les diabétiques de type 1, a concerné très très peu d’individus pour être démonstrative, et aller à contre courant des autres explications existantes à l’époque. On fonctionne encore sur cette base scientifique et expérimentale d’il y a un siècle. Par contre, plus tard, et encore aujourd’hui, pour comparer une insuline X à une insuline Y, ou le mérite d’une HbA1c à 6 ou à 7, il faut comparer entre beaucoup de personnes. Et donc des cohortes. Mais là on n’est plus dans la découverte. On est dans l’ajustement fin d’une théorie. Idem pour les antibiotiques. Ca devient plus complexe pour les liens alimentation et santé, donc il faut plus de monde, ou pour tout ce qui est largement multifactoriel ou pour repérer tous les effets secondaires possibles d’une molécule.

    Comme quand j’interviens je parle souvent d’alimentation, je vais changer pour interroger les illustres membres qui passent ici.
    En résumant beaucoup, j’ai croisé récemment une personne atteinte de Sarcoïdose, dans une forme qui avait nécessité une corticothérapie, avec effets secondaires probables. Dans sa vie ce Monsieur a été exposé à pas mal de poussières, notamment de Silice. Il y a des auteurs en France (Vincent, Lievre) qui défendent depuis longtemps l’idée, observations à l’appui (notamment analyse des granulomes), que la sarcoïdose est due à des expositions pulmonaires, avec les particules de Silice en première ligne. Leur travail figure, je crois, juste comme une théorie parmi d’autres. Mais dans ce cas précis, la personne correspond à cette théorie. La conséquence aurait dû être, d’après moi, dès le diagnostic, à défaut d’autre moyens d’action, de demander à la personne (je ne sais pas si les auteurs Vincent, Lievre, préconisent ça) de tenter des vacances dans les zones les moins polluées possibles, c’est à dire en montagne, et encore mieux, en zone calcaire, soit pour les péri alpins, par exemple le Vercors, ou pour les Pyrénéens, le secteur de la Pierre Saint Martin (hors sujet : que je conseille au passage aux randonneurs, mais pas les jours de brouillard, nombreux là bas, cet immense karst est vraiment très spécial, c’est à décrouvrir). Je n’ai pu suffisamment discuter, mais si j’ai bien compris, il n’a eu aucun conseil de ce genre. Je crois pourtant que sur une base d’observation directe, et d’une théorie qui à ce jour n’est pas considérée comme validée, ce type de conseil médical aurait pu lui permettre de limiter la casse. Sans aucune étude de cohorte préalable. C’est peut être une forme de pari, et je ne connais pas la marge de manœuvre d’un médecin par rapport à ça, mais un pari appuyé sur l’observation, et la déduction, puisque son mécanisme d’acquisition de la maladie correspond point par point à la théorie décrite. Je pense que pour ce genre de maladies et de théories là, l’observation directe est aussi très très puissante. Quitte à passer ensuite par des études de cohorte pour affiner les types et durées de séjour dans des zones non polluées, ou la suppression des autres sources de silice chez soi (talc, certains bois exotiques, etc) ou au travail (prothésistes dentaires, ouvriers du bâtiment, peut être certains agriculteurs). Le rapport à l’homéopathie ? Ici, aucun, c’est plus pour discuter de cette notion de nécessité de cohorte et de statistiques.
    Pour revenir à la sarcoïdose : le hasard a fait que je connaissais un médecin du service dans lequel ce patient était passé, mais dont la spécialité ne recouvrait pas du tout la sarcoïdose. Je lui ai passé les références sur les liens sarcoïdose / silice, pour voir s’il pouvait, ou alors des services de l’hôpital plus spécialisés, en faire un papier, car il me semble qu’à ce stade, ce qui primait c’était l’information (dans le genre, telle théorie existe, nous avons eu un patient qui y correspond, donc spécialistes, prenez attention à ce type de cause quand vous avez un patient atteint de Sarcoïdose) mais je ne suis pas sûr que quiconque du service, déjà bien bien occupé, ait eu le temps de donner suite. Le réflexe d’attente d’une cohorte suffisante annihile je crois le réflexe d’observation et de recherche.Mais du coup des facteurs de confirmation d’une théorie passent à la trappe. Qu’en pensent les médecins et chercheurs ici présents ?
    Pour être complet, un des deux auteurs cité incrimine aussi la Silice dans plusieurs pathologies inflammatoires chroniques, pourquoi pas, mais ça sonne beaucoup moins convaincant, du peu que j’en sais.

    Répondre
      1. Olive verte
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        La question n’était pas forcément pour vous, déjà bien pris entre le blog, l’AIMSIB, et cette fameuse clinique donc, mais aussi pour les brillants médecins et chercheurs qui passent par là, et pour Akira donc.
        Je m’interrogeais aussi bien sur cette maladie là, que sur les processus qui emmènent à prendre en compte des données, ou pas, pour l’exercice médical, ou à laisser se perdre des observations qui pourraient confirmer une théorie. Et sur comment distinguer les moments où une cohorte d’individus est nécessaire pour éviter les biais, et les moments où seule une poignée de personne suffit à démontrer une nouvelle théorie médicale.

        Répondre
        1. akira
          En réponse à : Olive verte

          Houla, je ne suis pas chercheur en medecine …
          Les statistiques sont un outils extremement puissant pour trouver du signal dans des environnements bruites. Et c’est effectivement le cas en medecine avec une reponse a un traitement qui varie enormement d’un individu a un autre.
          Mais le revers de la medaille c’est que c’est une science complexe et qu’il est assez facile de lui faire dire des choses contraires au donnees en bidouillant un peu. L’adage de faire dire n’importe quoi avec les stats est incomplet … dire n’importe quoi en bidouillant assez peu pour que ce soit pas facile a voir …

          Répondre
          1. akira
            En réponse à : akira

            Si peu, si peu …
            Mais on est bientot sauve, notre jupiterien president va legiferer sur les fake news.

            « La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force. »
            Un certain georges assez visionnaire.

  2. Inoxydable

    @ akira : Pourquoi, le TRISENOX est financé par Boiron ?
    C’est marrant comme certains ( suivez mon regard…) refusent de considérer toute étude sur l’homéopathie comme étant scientifique. La Cochrane data base a fait une étude :
    Homeopathic Oscillococcinum® for preventing …
    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25629583 dont la conclusion de des auteurs dit :

    « Les données probantes sont insuffisantes pour permettre d’aboutir à des conclusions solides sur Oscillococcinum® dans la prévention ou le traitement de la grippe et des syndromes grippaux. Nos résultats n’excluent pas la possibilité qu’Oscillococcinum® puisse avoir un effet thérapeutique cliniquement utile, mais étant donné la faible qualité des études admissibles, les preuves ne sont pas convaincantes. Il n’y avait aucune évidence de dommages cliniquement importants dus à Oscillococcinum®. »
    On aimerait bien que les études et conclusions soient aussi rigoureuses avec celles sur les cholestérol et les merveilleux médicaments qui le combattent.
    Pourtant certaines études démontrent les bienfaits de ce ces médicaments « fantaisistes » comme dans l’étude qui suit :
    Pilot study demonstrates effectiveness of homeopathy in …
    https://www.hri-research.org/wp-content/uploads/2014/09/HRI… · Fichier PDF
    et les auteurs ne peuvent pas être suspectés de travailler pour Boiron :
    Jörg Krebs | Dr. med. vet., PhD | Swiss Paraplegic …
    Traduire cette page
    https://www.researchgate.net/profile/Joerg_Krebs
    Je vous fait cadeau d’une autre études concernant les douleur de l’endométriose ( pathologie « médiatisée » actuellement) :
    Potentized estrogen in homeopathic treatment of endometriosis-associated pelvic pain: A 24-week, randomized, double-blind, placebo-controlled study
    Marcus Zulian Teixeira, Sérgio Podgaec, Edmund Chara Baracat
    Et il y a bien d’autres études positives quand on cherche bien et selon les mots du célèbre physiologiste français Claude Bernard, » c’est ce que nous pensons déjà savoir qui nous empêche souvent d’apprendre « .

    Répondre
      1. Inoxydable
        En réponse à : Inoxydable

        Tenez, je vais mettre de l’huile sur le feu mais en parlant d’une autre façon de faire de la médecine : L’odorat des chien. Connaissez vous le projet KDOG diligenté par l’ Institut Curie ( c’est bien scientifique ça…). Les chiens sélectionnés peuvent détecter grâce à leur odorat des cancers du sein, de la prostate, colo-rectal, pulmonaire, de la peau etc… Cela résultait de plusieurs études « d’observation » depuis de années, d’autres pays ont le même projet. Cancer du sein détecté à 99 % , et tout ça grâce à quoi ? Aux 200000000 de cellules olfactives tapissant le nez des chiens, ( Malinois, Saint Hubert et même bâtards de chiens bon renifleurs ). Le rapport avec l’homéopathie ? Ben, une seule cellule d’un composé volatile de l’odeur d’un cancer, qui se pose sur un cellule réceptive, permet de détecter la maladie d’après ce que j’ai compris, l’animal ( je n’ai pas dis la bête) arrive à faire la différence entre toutes les odeurs corporelles autres et différencier les cancers. Alors une fantomatique molécule d’un élément curatif homéopathique dans une dilution doit pouvoir toucher un cible adéquate chez un malade, pourquoi pas ? Ce c’est pas scientifique tout ça mais ça existe…
        Petite anecdote triste mais stupéfiante : Dans les année 80, en région Parisienne, dans une cité peuplée et sous un pluie battante, un enfant de 4 ans avait disparu et l’alerte n’a été donné par sa famille que plusieurs heures après. J’ai fait appel à un chien de la brigade cynophile des Gendarmes lequel a retrouvé très rapidement et directement la trace de l’enfant disparu en nous menant à un lac artificiel distant de quelques centaines de mètres. Son maître m’a certifié que son chien ne pouvait se tromper , que l’enfant était dans l’eau, et que si la trace au sol avait été lavée après la pluie, le chien repérait son passage dans les molécules d’odeurs contenues dans l’air ambiant ! L’appel au plongeurs durant de heures de recherches n’avait donné aucun résultat, les eaux étaient troubles et vaseuses. Comme il avait été supposé, le corps était remonté à la surface 48 heures environs après, le chien ne s’était pas trompé .
        Pourquoi je raconte ça ? Quelle probabilité y avait-il que quelques molécules d’odeur subsistent dans les centaines de milliers de m2 d’air délavé qui nous environnait ? Alors, l’homéopathie, je ne sais pas comment ça fonctionne , mais les probabilité et les statistiques, la nature à parfois bon dos.

        Répondre
        1. aubepine
          En réponse à : Inoxydable

          Comme c’est beau ce que vous nous livrez,Inoxidable!
          Nous, pauvres humains, sommes bien dépassés et sommes loin de tout avoir élucidé!
          toujours restera une part de mystère!
          Science et observation ne sont pas incompatibles ?…

          Répondre
        2. akira
          En réponse à : Inoxydable

          Justement … la difference est de taille.
          Il y a autant de difference entre l’exemple de l’odorat des chiens qu’il y a entre la distance a votre boulangerie et a la prochaine galaxie. Les ordres de grandeurs vous paraissent peut etre petits tous les deux mais ils n’ont strictement rien a voir … Ca sert aussi a ca les chiffres. A guider un sens commun qui a du mal a apprehender la realite des lors qu’elle s’eloigne de ce qu’on rencontre dans la vie courante.
          Un des exemples les plus frappants est la mecanique quantique. L’univers microscopique est regit pas des lois si differentes des notres (intrication quantique, non localite, etc …) que l’entendement peine a se retrouver. Grace aux outils mathematique, on a reussi a construire des theories qui expliquent, predisent et permettent meme d’utiliser ces proprietes si speciales. De l’avis commun, il est impossible de comprendre ce monde autrement que mathematiquement.

          Répondre
    1. Jengi
      En réponse à : Inoxydable

      Concernant les statistiques, aucune étude e passe actuellement si elle n’en contient pas un peu. Même quand c’est inutile.
      Un exemple : lorsque je corrigeais les résultats d’une synthèse organique, celui qui l’avait ratée avait une mauvaise note. Un point, c’est tout.
      Depuis une dizaine d’année (j’exerçai encore à ce moment_là), on nous a imposé aux examens post bac une étude statistique des résultats : ça faisait bien ! C’étit put-être pour nous faie comprendre la vanité de telles études, qui sont bien pauvres par rapport à l’analyse brute des faits !

      Répondre
    2. akira
      En réponse à : Inoxydable

      @Inox :
      Je pense qu’on s’est mal compris. Je ne dit pas du tout qu’on ne peut pas faire d’etude scientifique avec l’homepathie. Au contraire c’est la plupart du temps la reponse de pro-homeo qui justifient ainsi la faiblesse de la litterature scientifique a ce sujet.
      Il n’y a extrement peu d’etudes scientifiques qui montre un effet superieur au placebo … ce serait car il n’est pas possible de realiser une etude scientifique (evidence based, contre placebo et tous le tralala). C’est l’argument principal que j’ai entendu dans mes conversations sur le sujet.

      A l’inverse je crois tout a fait qu il est possible de tester l’homeo de maniere scientifique. D’ailleurs il y a pas mal d’etudes publiee mais la tres grande majorite concluent par la negative. Comme celle de l’oscillo un peu plus haut. Disons que ce produit est assez eloigne de la doxa homeo (Organon) et son historique est assez rocambolesque … ca vaut le coup de lire.

      Répondre
      1. Inoxydable
        En réponse à : akira

        @ akira ; c’est là que je ne suis pas d’accord avec vous : »Il n’y a extrement peu d’etudes scientifiques qui montre un effet superieur au placebo … ». J’ai le temps de fouiner et chercher les études pour et contre, comme pour d’autres sujets ( je ne suis pas chercheur mais fouineur…), j’en ai tout une liste, pas grande certes, mais elle a le mérite d’exister. Je ne vais pas coller ici tous les liens, ce serait superfétatoire dans le débat et finirait par lasser.
        Bon, je ne connais pas grand chose en mécanique quantique, en intrication sinon ce que j’en lis sur S&V, mais je sais que le monde est régit par les mathématiques. C’est d’ailleurs triste, ça manque de fantaisie… Je me contente, en attendant l’ordinateur quantique et ses applications, de me fier à ce que mes faibles connaissances dans ce domaine me permettent ( en encore…).
        J’ajoute qu’il est plus facile de tenter de démolir d’un trait de plume des dizaines d’études, voire des centaines ( encore que pour les statines …c’est pas facile) lorsqu’une seule ne donne pas les résultats qu’on attendait : Ex: Sur le régime cétogène dont des dizaines d’études montre les bénéfices dans le traitement de l’Alzheimer ( voir ce site par exemple :
        https://www.sciencedirect.com/science?_ob=ArticleListURL&_method=list&_ArticleListID=-1259944611&_sort=v&_st=17&view=c&_origin=related_art&panel=citeRelatedArt&_mlktType=Journal&md5=ee9f6b396a1bf8683d092511c740b6fd&searchtype=a
        dans lequel on relève l’ étude suivante qui remet donc en question de manière péremptoire le dogme qu’un régime cétogène est sans ambiguïté bénéfique dans les troubles mitochondriaux :
        A ketogenic diet accelerates neurodegeneration in …
        https://jhu.pure.elsevier.com/en/publications/a-ketogenic-diet
        Puisqu’ils le disent…
        Et c’est pareil pour l’homéopathie.
        .

        Répondre
        1. Inoxydable
          En réponse à : Inoxydable

          @ akira : je vous offre la possibilité d’aller vérifier les études les études faites sur l’homéopathie dans la base suivante :
          https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1475491614000770
          CORE-Hom: A powerful and exhaustive database of clinical trials in homeopathy
          Author links open overlay panel Jürgen Clausen 1, Sian Moss 2, Alexander Tournier 2, Rainer Lüdtke 3, Henning Albrecht 11Karl und Veronica Carstens-Stiftung, Am Deimelsberg 36, 45276 Essen, Germany2Homeopathy Research Institute, International House, 39 Great Windmill Street, Piccadilly, London, UK3DSZ – Deutsches Stiftungszentrum GmbH, im Stifterverband für die Deutsche Wissenschaft, Barkhovenallee 1, 45239 Essen, Germany
          Bien sûr, on pourrait dire comme Maurizio Pandolfi Homeopathy: Ex nihilo fit nihil
          Former Professor of Ophthalmology, University of Lund, Sweden
          lorsqu’on a courte vue , mais on peut aussi consulter cette base d’études :
          http://europepmc.org/search;jsessionid=97B9DF615D7965FEEE292A879B52842A?query=JOURNAL:%22Homeopathy%22&page=1
          Quand on cherche … on trouve.

          Répondre
          1. Inoxydable
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            C’est vrai, c’est sur des souris, mais la façon dont la conclusion l’affirme c’est sans ambiguïté, toutes les études précédentes même sur l’homme seraient alors remises en doute et cela sur une seule étude faite sur un modèle animal…
            Ce que je vouais dir c’est que quelqu’un qui voudrait consulter les études sur le régime cétonique et la maladie d ‘Alzheimer, il tombe sur cette étude et toute les reste passe à la trappe, remis en doute.
            C’est un peu comme ça pour l’homéopathie.

  3. Inoxydable

    Aie ! le 23 juin à Paris ? J’ai programmé en voyage campingcaresque à Rome à partir du 18 juin en compagnie d’un des mes fils et sa petite famille … D’ici là mon tendon d’Achille sera assez consolidé, par encore pour la grimpette mais pour aller voir le pape, ça suffira s’il est descendu de son piédestal.

    Répondre
      1. Inoxydable
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Ha ha ! oui mais j’ai fait un vœux, celui d’y aller si l’un de mes fils qui cherchait du boulot stable et même du boulot tout court depuis environ 10 ans, en trouvait un. C’est fait, et à Dieu plaise, j’honorerais mon vœux . C’est subjectif et un peu bête, mais quand je m’engage, vu mon caractère plutôt entêté, c’est pour de bon. La date choisie est en fonction de son congé et celui de sa compagne…

        Répondre
        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : Inoxydable

          Vous parlez du Vatican ?
          Il faut y aller ; c’est une belle promenade et si vous pouvez rentrer dans Saint-Pierre (je parle de la Basilique), c’est impressionnant !
          C’est aussi pleins de musées mais il y a souvent trop de monde…
          Bon vent, matelot !

          Répondre
  4. Emilio

    Il y a un article de Marc Girard qui m’a fortement marqué, qui pourra peut-être éclairer vos débat sur la thérapeutique…

    http://www.rolandsimion.org/spip.php?article304

    Concernant le developpement des médicaments, je trouve fascinant les éléments suivants :

    - L’industrie pharmaceutique fut NAGUÈRE prestigieuse, jusqu’au années 80 environ.

    - L’industrie pharmaceutique a inventé des médicaments utiles lorsque ceux qui travaillaient au développement des médicaments étaient des pharmaciens, des chimistes et des toxicologues.

    - Il existe des médicaments efficaces dont on ne connaît pas les mécanismes d’action.

    - Le changement qui a eu lieu dans les années 80 (qui a marqué la perte de professionnalisme de Big Pharma) a concerné la réorientation des politiques commerciales des laboratoires du marché des authentiques malades vers celui des biens-portants + une concentration du secteur pharmaceutique + un remplacement des chimistes et pharmaciens par des MÉDECINS (habitués au « colloque singulier »).

    - La réglementation pharmaceutique est extrêmement pointilleuse.

    Bref, tout ça pour dire que l’immense différence qu’il y a entre lui et Georget (pour en revenir à mon sujet de prédilection) est que l’efficacité de la thérapeutique semble être un débat infini dès lors qu’on l’aborde sous un angle de pharmacologue alors qu’en théorie, le rapport bénéfice/risque des médicaments est CLAIREMENT démontré si la réglementation pharmaceutique est respectée lorsque les médicaments sont développés, et si ces derniers concernent des VRAIES pathologies (c’est à dire s’ils ne concernent pas le marché des biens-portants).

    => 《Les choses ont regrettablement changé à partir du moment où les milieux du médicament, qu’ils soient industriels ou gouvernementaux, ont procédé à un recrutement massif de médecins – lesquels, de plus, et selon un processus historiquement récurrent quoique éminemment dommageable, n’ont pas tardé à se mettre en position de domination hiérarchique par rapport aux pharmaciens [18]. Je note à ce sujet comme significatif que malgré la remarquable démonstration d’incompétence pharmaceutique qu’ils auront faite à l’occasion de leur rapport, les professeurs Debré et Even n’aient eu aucun scrupule à y recommander une mainmise encore plus lourde de la profession médicale sur l’autorité de tutelle de l’industrie pharmaceutique. Outre que n’en déplaise à nos mandarins omnipotents, la mise au point des médicaments est, par définition, le job des pharmaciens et qu’on n’a pas la notion que les médecins aient reçu la moindre formation pour s’y substituer, il s’avère que l’éthique traditionnelle de ces deux professions n’ont rien à voir l’une avec l’autre : concernée par la fabrication et la commercialisation d’objets technologiques sophistiqués, la pharmacie est notamment contrainte par une forte exigence de contrôle de qualité, alors que les médecins – qui n’y connaissent strictement rien à cet égard – sont, eux, formés à l’éthique du « colloque singulier ».》

    Ensuite, c’est à chacun de voir où il doit positionner l’utilité des traitements qu’il reçoit dans cette réalité du monde médico-pharmaceutique décrite par un spécialiste du médicament.

    Répondre
  5. aubepine

    Le système de santé « à bout de souffle », selon le président de l’Ordre des médecins
    Patrick Bouet, président du conseil national de l’Ordre des médecins, demande au gouvernement « une réforme globale » du système de santé, selon lui « à bout de souffle », dans un entretien au Journal du Dimanche.

    Le système de santé « est à bout de souffle ! Nous sommes vraiment arrivés à la fin d’un cycle » et « il y a urgence à tout repenser de fond en comble », déclare au JDD Patrick Bouet, auteur d’un livre qui paraît mercredi (« Santé : Explosion programmée », éditions de l’Observatoire).

    « Si la machine continue de tourner, c’est grâce à l’engagement des aides-soignantes, des infirmiers, des kinés et des médecins, étudiants, libéraux ou salariés du public et du privé. C’est miraculeux qu’ils continuent de croire en leur mission ! », ajoute M. Bouet, généraliste en Seine-Saint-Denis.

    « Emmanuel Macron s’était engagé à réformer les retraites mais il n’avait pas prévu de s’attaquer au système de santé. Aussi nous craignons que le projet en préparation au ministère de la Santé soit plus un cataplasme que la réforme globale attendue par l’ensemble de la population », craint M. Bouet.

    Il estime que « toutes les réformes successives n’ont eu qu’un seul but : assurer l’équilibre budgétaire. Cela donne le tournis, un plan de retour à l’équilibre chaque année ! ».

    « L’économie de la santé et ses disciples ont imposé leur dictature dans les cabinets ministériels, la haute administration, au détriment de l’exigence de solidarité et d’innovation thérapeutique », ajoute-t-il.

    M. Bouet juge que « la réforme du système de santé ne peut pas se cantonner à un toilettage de la T2A », la tarification à l’activité des hôpitaux.

    « Un autre problème important est le regroupement des établissements en groupes hospitaliers de territoire qui s’achève », selon lui. « La fausse bonne idée était de mutualiser les ressources et d’assurer une meilleure rentabilité en supprimant des services, en organisant des achats groupés. Dans les faits, cela ne fonctionne pas ».

    Newsletter Notre temps.

    Répondre
    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : aubepine

      « Urgence à tout repenser de fond en comble » ?
      Comme c’est mignon !
      On ne va pas le contredire !

      Le Dr Patrick Bouet veut sans doute rejouer son « Mai 1968″ !

      Trop tard ; l’Histoire ne sert pas deux fois le même plat ; il fallait y penser (ou repenser avant) avant…
      Par exemple, quand on discutait une Loi d’obligation vaccinale ?

      C’était une bonne occasion de « repenser » ! Ce fut raté ! On n’a pas repensé…
      A-t-on jamais pensé ?

      Répondre
      1. Inoxydable
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Pour penser il faut un cerveau en bon état. Ont-ils un cerveau en bon état ? A force de se gaver de médicaments anti cholestérol ça m’étonnerait .

        Répondre
    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Jack

      C’est intéressant mais imprégné d’idéologie et d’analyses plus ou moins biaisées.
      Je prends un seul exemple extrait d’un des tableaux. Que veut dire : « per 100 g per week higher usual alcohol consumption » ?
      100 g/semaine, c’est déjà beaucoup puisque c’est plus d’un verre par jour…

      Globalement ça n’apporte rien par rapport aux connaissances actuelles. Chacun peut y trouver matière à le conforter dans ces vues « a priori

      Répondre
      1. Jack
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Merci pour votre réponse!
        Étant physicien de formation, les graphiques m’ont l’air plutôt bien fait, avec des barres d’erreur et tout et tout.
        Vous pourriez donner l’un ou l’autre exemple d’idéologie ou de biais dans cette étude?
        Cela permettrait aux lecteurs de ce genre de document, non-spécialistes, de repérer les points « suspects » et donc de ne pas avaler tout ce qui se dit sans garder un esprit critique…

        Répondre
        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : Jack

          Vous êtes physicien, bravo !
          Mais dans nos sociétés « spectaculaires et marchandes », ça fait belle lurette qu’on publie des beaux graphiques et des belles stats pour impressionner le commun, par exemple les ministres…
          Je n’ai pas le temps de publier ici une critique de cet article peu intéressant, désolé !

          Répondre
Commentaires : page 2 sur 2«12

Répondre à Emilio Annuler la réponse.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Vous pouvez également vous abonner sans commenter.