Santé, politique et élections

 
Sur l’Agora des grecs, on se rencontrait pour parler de tout, y compris de commerce.
La santé est désormais le plus gros commerce des sociétés capitalistes dites nanties : 18% du PIB des USA ; autour de 14% en France, un pourcentage parmi les plus importants d’Europe.
Les chiffres varient d’un article à l’autre (excusez la variabilité au % près) mais le fait est là : dans les deux pays cités, l’espérance de vie [un marqueur assez solide de l’état de santé de la population] régresse.
C’est le résultat d’un gaspillage astronomique des ressources et des moyens ; et ça n’est qu’un début…
C’est donc une question hautement politique !
Peut-elle être résolue grâce à des élections ?
Probablement pas ; mais les élections [parce que la population électoralement active est “sensibilisée”] sont une occasion d’en parler ; et donc tous les 5 ans il n’est pas absurde [même si on pense que dans le fond : élections = piège à cons]  de saisir cette opportunité pour “mettre la table” et tester les opinions des uns et des autres ; ça aide à préparer l’avenir !
C’est un jeu dangereux, certes, car en matière de politique, les gens les plus bienveillants peuvent devenir méchants et les plus intelligents, assez débiles…
C’est donc jouer avec le feu ; et en principe j’évite au maximum de mettre une question politique sur la table.
Je l’ai fait. Aurais-je dû ne point le faire ?
Je l’ai abordé sous un angle particulier [pour éviter les dérives régressives et sentimentales du genre “mon candidat est meilleur que le tien”], celui de la moralisation de la santé publique
Même comme ça, nous n’avons pas pu nous empêcher de défendre une option plutôt qu’un (ou une) autre… Je suis sûr d’être compris.
Les semaines et jours passant, il s’est avéré que le climat politique, juridique et médiatique s’est mis à puer : puer la corruption et la misère intellectuelle.
Et ça sera comme ça jusqu’au dernier jour parce que, les faits étant ce qu’ils sont, nous sommes au bord d’un précipice ; et peu de solutions [une seule en fait] se présentent pour y échapper…
J’aurais peut-être pas dû ; en fait je le regrette un peu… Car en croyant bien faire je me suis vu insulté de façon…
Mais aussitôt mon autre cerveau me dit qu’il n’était pas absurde de le faire ; que c’était sans doute un devoir à accomplir ! Et que peut-être quelques informations sont passées et seront utiles !
Chacun jugera ! En son temps et à son heure…
Mais au moment où j’écris ces lignes, j’annonce que je ferme les écoutilles et les hublots. Tant pis !
 
 
 
 
 

De la Santé Publique en Amérique

 
Dans la ligne d’un précédent message à propos de la moralisation de la santé publique, au même titre qu’il faille moraliser la vie publique (et donc politique), qu’elle soit de droite, de gauche ou d’extrême droite ou gauche, il n’est pas inutile de faire quelques commentaires sur les aventures de la démocratie en Amérique, comme dirait un autre aristocrate, le sémillant Comte de Tocqueville.
Le nouveau Président américain, élu par le peuple américain [qui a cru que ce “milliardaire” pouvait se préoccuper intelligemment des problèmes du peuple, des pauvres, des malades et de l’égalité des ethnies et des sexes en Amérique], est donc rattrapé par l’HISTOIRE…
Comme indiqué ci-dessous (tout le monde comprend même en anglais), il n’a pas réussi à abroger l’Obamacare [quelque chose qui approche une sorte de sécu pour les pôvres en Amérique] ; il n’a pas trouvé de majorité alors même que son camp Républicain est majoritaire partout !
Car, même cet avatar de sécu, il n’en voulait pas ce Président du peuple (comme il se disait lui-même), sous le prétexte qu’il fallait payer une taxe pour en couvrir les frais et que cette taxe il fallait la faire payer aussi aux riches, ces pôvres riches américains qui trouvent qu’ils paient trop de taxes…
Il y a d’autres raisons (du côté des professions de santé) pour honteusement haïr l’Obamacare mais je ne rentre pas dans les détails car la question est ailleurs.
20170325
C’était inéluctable, ce refus, car on peut être Républicain et intelligent [et on peut être Démocrate et stupide ; aucune référence ici aux stupides disputes droite-gauche qui ont trop longtemps caractérisé la vie politique Européenne] et les politiciens ont compris sur le terrain [comme les politiciens anglais à propos du Brexit] que le peuple a compris qu’il avait été trompé…
Ils savent aussi qu’il ne faut pas se moquer du peuple trop longtemps, surtout dans les phases d’appauvrissement des classes moyennes des deux côtés de l’Atlantique.
Ils savent aussi que l’Obamacare c’est le minimum minimorum et que le peuple américain s’y est déjà habitué ; et même que le peuple américain veut plus.
Car le peuple américain sait que son état de santé se dégrade ; l’espérance de vie aux USA diminue depuis quelques années [même chose en France ; même si les statistiques ont un retard attendu sur la réalité] ; alors même que le coût de la santé n’a jamais été aussi énorme : environ 18% du PIB aux USA ; autour de 15% en France !
Il est possible qu’une nouvelle tentative du Président américain pour abroger l’Obamacare réussisse mais ce ne serait qu’un succès “à la Pyrrhus” car le mal est fait : le peuple américain a compris qu’il avait été trompé !
Prenons leçon, nous en France, des mésaventures de la démocratie en Amérique.
Mais la vie démocratique américaine est plus solide que la nôtre, des corrections sont possible, et rapidement comme les subit l’actuel Président US [je ne mets pas d’autres qualificatifs que US pour signifier le fond de ma pensée…] ; ce ne serait pas forcément le cas dans les pays Européens (y compris en France avec la Constitution Monarchiste qui nous oblige) ; ne mettons pas notre sort, nous Européens, entre les mains de quelques écervelées qui essaient, malgré une origine suspecte, de se faire passer pour des amis du peuple, comme le Président US l’a remarquablement réussi…
 
 
 
 

Statines et toxicité musculaire

 
J’ai déjà beaucoup écrit sur les effets musculaires des statines, notamment dans mes livres, avec les conséquences catastrophiques que cela implique dans le processus d’adoption d’un mode de vie protecteur.
Je ne suis pas le seul à penser que c’est catastrophique ; mais beaucoup d’autres (liés à l’industrie) préfèrent nier les faits.
D’autres enfin, profitant de leur supposée autorité académique, prétendent que cette toxicité musculaire n’existe pas ou est négligeable ; et ils usent de la désinformation (articles et analyses supposés scientifiques) pour essayer de convaincre des professionnels de santé plongés dans la confusion : qui croire, pensent ces profesionnels ?
Les académiciens ou les scientifiques indépendants ?
Pour les aider, mes amis de l’AIMSIB m’ont aimablement demandé un article explicatif de cette question.
Explicatif de quoi ? De la façon dont on procède pour tromper !
L’AIMSIB vient de publier cet article sur son site ;
c’est là : https://aimsib.org/2017/03/22/statines-et-douleurs-musculaires-qui-desinforme-qui/#comments
Vos commentaires et questions seront les bienvenus !
 
 
 
 

Anti-PCSK9 : splendeurs et misères des courtisan(e)s

 
A ma grande surprise, nos experts nationaux rémunérés n’ont pas encore réagit aux lugubres festivités qui ont accompagné la publication des derniers essais clinique testant les anti-PCSK9, ces nouveaux médicaments anticholestérol qui annoncent le monde post-statine.
L’explication, hélas, est sans doute très simple. Je résume. Sans procès d’intention…
Mais j’applique une grille de lecture dont j’ai pu maintes fois vérifier l’efficacité.
Pour les anti-PCSK9, ces anticorps humanisés qui font baisser le cholestérol encore mieux que les statines (mais au prix d’injections sous-cutanées hebdomadaires ou bimensuelles), il n’y a pour le moment que deux concurrents en lice : un américain (AMGEN) qui vient de splendidement publié les résultats cliniques de son étude, dite FOURIER (voir billet précédent) et un français (SANOFI) qui est misérablement encalminé dans des essais qui tardent à manifester les effets miraculeux de son anti-PCSK9 maison et surtout ligoté dans un conflit juridique (avec AMGEN) qui en principe lui interdit le marché US.
AMGEN et SANOFI doivent se partager un marché qui s’annonce étroit, même aux USA, du fait du caractère très dispendieux de ces anticorps anti-PCSK9. Le conflit juridique qui les oppose (motus et bouche cousu de mon côté sur cet aspect…) est donc crucial pour les deux qui ne sont pas prêts d’aboutir à un accord amiable ; mais je peux me tromper ; tout dépend des concessions que SANOFI est prêt à “concéder” ; ça sent pas bon tout ça… Oups !
AMGEN et SANOFI ont recruté des cohortes d’experts prêts à descendre sur le champ de bataille pour défendre leurs héros respectifs…
Côté US et AMGEN, ces courtisans (essentiellement américains) font splendidement parade depuis vendredi pour fêter FOURIER. Côté SANOFI, on fait plutôt grise mise et les courtisans (souvent mais pas toujours francophones) longent misérablement les caniveaux en attendant des jours meilleurs.
Ils devraient pourtant (en bons docteurs bienfaiteurs de l’Humanité) se réjouir des bienfaits miraculeux des anti-PCSK9 américains… Ben non ! Pas l’esprit aux réjouissances… C’est curieux.
Boire le champagne pourrait déplaire à leur bienfaiteur qui patine dans la mouise ?
Peut-être au prochain épisode…
Je mettrais un bémol toutefois à la “splendeur des courtisans US” dont l’enthousiasme pourrait être de brève durée.
Un bref coup d’œil sur le cours d’AMGEN à Wallstreet indique que les marchés ne sont pas dupes ; ils font apparemment de FOURIER la même analyse que l’auteur de ces lignes : ça montait avant la publication et puis… flop ! Ça ne s’invente pas !
https://www.google.fr/search?q=amgen+bourse&ie=utf-8&oe=utf-8&client=firefox-b&gfe_rd=cr&ei=j-fPWOm_HIbBbq7Mo4AI
20170320
Ça n’est pas un effondrement du cours certes ; mais z’ont compris que…
C’est du Balzac tout ça : “splendeurs et misères des courtisan(e)s”
 
 
 
 

Exultate jubilate : FOURIER est un flop !

 
Le weekend du 18 mars 2017 s’annonce chaud pour les amoureux du cholestérol…
Des visiteurs du blog pourraient être dans l’attente d’un commentaire approprié car…
… les médias ne vont probablement parler que du nouvel essai miraculeux testant un nouveau médicament anticholestérol injectable (un anti-PCSK9 pour les connaisseurs) ; et donc je donne quelques mots rapides maintenant ; en attendant une critique plus approfondie plus tard.
L’essai est appelé FOURIER et le nom du médicament est “Evolocumab” [c’est un anticorps monoclonal humanisé, comme ils disent].
Je ne rentre pas dans les détails mais il faut savoir que près de 28000 patients (un énorme essai) ont été recrutés et tirés au sort (pour recevoir l’Evolocumab ou un placebo) et qu’ils ont observé une réduction de 60% du vilain cholestérol LDL.
Après 2 ans de suivi, ils proclament que le médicament (et donc la diminution du cholestérol) a eu de formidables effets bénéfiques.
C’est juste pas vrai ; pour plusieurs raisons ; mais je ne suis pas sûr que les commentateurs habituels (et habituellement rémunérés) sauront discerner les quelques astuces qui…
1) ceux qui ont lu la saison 5 des essais cliniques sur ce blog savent qu’un essai ne doit jamais être interrompu prématurément ; il faut respecter les termes de l’hypothèse primaire ! Dans leur hypothèse primaire, les investigateurs de FOURIER avaient calculé qu’il leur faudrait 4 ans de suivi pour tester leur hypothèse. Pourquoi ont-ils arrêté après seulement  2 ans ?
Très vilain ! Impardonnable !
2) tout individu sain d’esprit et victime d’une maladie cardiovasculaire demande à un médicament (toujours toxique) de lui prolonger son espérance de vie. C’est le minimum exigible.
Dans FOURIER, il y a 444 décès dans le groupe Evolocumab contre 426 dans le groupe Placebo. De plus, on compte 251 décès de cause cardiovasculaire dans le groupe Evolocumab contre 240 dans le groupe Placebo.
Bref, aucun effet sur l’espérance de vie.
Quel intérêt peut-on avoir à se faire injecter ces trucs ?
Conclusions : n’écoutez pas toutes les idioties qu’une cohorte d’imbéciles va déverser dans les médias ; pas de jubilation ni d’exaltation !
Pour ceux qui savent encore “exulter”, un petit coup de Kiri Te Kanawa dans Mozart :
https://www.youtube.com/watch?v=BV0opTtWS6g
 
 
 
 

Moralisation de la vie (et de la santé) publique : appel au peuple !

 
Il n’aura pas échappé à ceux qui ne vivent pas déconnectés ou “débranchés” (comme on dit dans le poste à propos de politiciens plus gênants qu’utiles) qu’on parle beaucoup ces jours de “moralisation” de la vie publique dans notre beau pays.
J’en suis très ému !
Ceux qui profèrent de tels gros mots (ou de telles inepties, Oups !) pensent, j’ai cru comprendre, à la moralité de la vie politique… et donc à la moralité de nos politiciens professionnels.
Le sous-entendu est assez évident [dites-moi si je m’abuse moi-même…] ; ces politiciens seraient un peu contaminés de quelques conflits d’intérêt inavouables ; et c’est très vilain ! Faudrait que ça cesse, non mais !
Il s’agit de conflits d’intérêt financiers ou, pire, non financiers ; dites-moi si vous souhaitez quelques éclaircissements concernant ces obscurs concepts sociologiques !
Bon, dans l’émotion qui m’étreint, je vais me lâcher et faire (comme Robespierre avant d’être raccourci) un véritable Appel au peuple : il ne faudrait pas que nos politiciens très moralisateurs oublient l’aspect qui, à mon avis, importe le plus aujourd’hui aux citoyens, c’est-à-dire la moralisation de la santé publique !
Je fais vite (et les visiteurs de ce blog complèteront avantageusement ces prémisses) : il y a des acteurs multiples et variés de la santé publique qui, pour le meilleur ou pour le pire, agissent dans ce secteur florissant et très profitable de l’économie marchande.
Les protagoniste de l’industrie des médicaments (et des vaccins) en font parti ; il nous en faut ; il faut respecter et même protéger ces acteurs indispensables.
Il n’est toutefois pas acceptable qu’ils soient devenus, tel qu’aujourd’hui, des cogestionnaires de la santé publique, juges et arbitres, décideurs et profiteurs !
Difficile de trouver plus caricatural dans la série des conflits d’intérêt qui accablent nos sociétés marchandes modernes. Qu’ils vivent (plutôt bien) grâce à la santé publique est une chose, qu’ils en profitent de façon outrageuse (aux dépends de TOUS les autres acteurs), l’influencent et se l’accaparent est évidemment du plus haut comique !
Seuls des politiciens eux-mêmes profiteurs ont pu laisser se développer de telles outrances.
STOP !
J’appelle solennellement tous et chacun à faire savoir partout, par tous les temps et en tout lieu, que nous ne pouvons plus accepter ça…
Amen !
 
 
 
 
 
 

Question vaccinale : dialogue impossible, absence d'arbitre, mais passagers clandestins…

 
Pourquoi les protagonistes de la question vaccinale n’arrivent pas à se parler avec sérénité ?
C’est quoi la question vaccinale à ce jour ?
En résumant de façon un peu grossière, on peut dire :
1) les vaccins sont-ils utiles (efficaces) ?
2) on peut décliner la question précédente en deux parties : utiles à l’échelon individuel ? Utiles à l’échelon sociétal ?
3) les vaccins sont-ils toxiques ? Un peu ou beaucoup ? Rarement ou fréquemment ?
4) quel est le vrai rapport bénéfice/risque à l’échelon individuel et à l’échelon sociétal ?
Pourquoi ces questions (apparemment) simples ne peuvent être discutées ?
Le blocage est en France mais aussi, selon des collègues américains et italiens récemment consultés, dans d’autres pays développés.
Le blocage s’explique, à mon avis, parce que deux camps irréductibles s’opposent : les pro et les anti !
Les deux camps ont parfaitement conscience de leurs faiblesses (médicales et scientifiques) respectives ; et en conséquence refusent de participer à une analyse froide et objective de ces questions.
Qui sont ces deux camps ?
A ma droite, le camp académique (médecins et experts en tout genre) et administratif (voire politique) pour lequel : la vaccination ne se discute pas… Ce qui n’est rien d’autre qu’un aveu de faiblesse. Pour un scientifique (surtout en médecine), rien ne doit échapper à l’analyse objectives des faits ; ce qui nécessite des discussions approfondies, qui ne sont pas souhaitées par les protagonistes d’une vaccination obligatoire et élargie !
A ma gauche, le camp des résistants issus de la société civile dans leur grande majorité. Ici on trouve beaucoup de victimes (supposées ou réelles) de la vaccination ; réunies de façon générale en association et qui luttent pour faire reconnaître les dommages qu’ils pensent avoir subis. Faire reconnaître pour eux signifie “faire la lumière” ; ce qui nécessite à nouveau des analyses et interprétation des faits ; et donc des discussions. Forts des témoignages multiples venant des victimes ou des familles des victimes, les résistants sont de façon générale contre la vaccination obligatoire de masse. On peut les comprendre ; on doit les écouter car, les médecins le savent, (c’est un exemple fréquent dans le milieu des résistants), quand une maman pense que la maladie de son bébé est survenue à la suite d’une vaccination, il est impossible de lui dire qu’elle a tort ; il n’y a pas de meilleur témoignage que celui des parents d’une victime !
Mais un témoignage n’est pas une donnée scientifique robuste ; selon la science médicale moderne.
Et ces familles se retrouvent généralement face à un déni académique et administratif ! Ce qui ajoute à leur douleur ; et peut engendrer de la colère, on les comprend.
A l’inverse, l’examen objectif des données épidémiologiques et biologiques présentées comme favorables à la vaccination sont généralement faibles ; selon la science médicale moderne.
Si on appliquait à la vaccination (efficacité et innocuité) les mêmes critères élaborés pour autoriser une autorisation de mise sur le marché (AMM) d’un médicament (essai randomisé en double aveugle avec une hypothèse primaire clairement énoncée), en général les vaccins n’obtiendraient pas d’AMM.
Et voilà pourquoi les deux camps, en opposition, ne se parlent pas. Ils connaissent leurs faiblesses respectives et savent que l’autre camp les connait aussi. Dialogue impossible !
Il faudrait, pour sortir de cette situation (potentiellement explosive), un arbitrage.
Cet arbitrage ne peut être que scientifique et totalement indépendant.
Il faut que les arbitres soient “titulaires” d’une véritable expertise (au moins partielle dans un domaine que la vaccination implique : épidémiologie d’intervention, statistiques, art de l’essai clinique, immunologie, infectiologie, bactériologie, virologie, vaccination, etc…)
Quand on dit “indépendance” de l’expertise, cela signifie qu’il est crucial de débarquer un passager clandestin de la problématique vaccinale : l’industrie du vaccin ; c’est-à-dire l’industrie des médicaments ; ce sont les mêmes et on les connait trop bien !
Certes, on ne peut disposer de vaccins que si des industriels fabriquent des vaccins !
Certes, ces industriels ne peuvent s’impliquer (vis-à-vis de leurs actionnaires) que si des profits substantiels peuvent être espérés de cette implication industrielle…
Tout le monde a compris que nous sommes face à des défis difficiles.
D’où l’importance d’un arbitrage scientifique et médicale totalement indépendants : priorité absolue à l’évaluation scientifique du rapport bénéfice/risque de chaque vaccin !
Sans cette évaluation, la confiance ne sera pas rétablie et la controverse perdurera ; et des comportements (supposés) illégaux se multiplieront du côté des candidats à la vaccination (ou de leurs parents) comme du côté des médecins vaccinants. Ce serait catastrophique.
Merci de remettre la lumière !
Je conclue : à mon avis, cette question vaccinale doit être discutée par les politiques (sur le plan du principe) à la veille des élections présidentielle et législative en France.
Vos opinions sont bienvenues.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Nous serons à Saint-Malo les 13 et 14 mai 2017

 
Beau programme. Bravo Augustin !
Deux belles journées (je ne parle pas du temps) pour s’instruire mutuellement et échanger sur les meilleurs moyens de protéger sa santé ; notamment la façon de se nourrir sans se préoccuper du cholestérol. Je donnerai deux conférences.
Liberté retrouvée ! Que du bonheur !
Et pour faire patienter les impatients : https://www.youtube.com/watch?v=vJL7r6Xa7Jk
Ceux qui n’aiment ni Saint-Malo ni Jonas Kaufmann n’ont plus qu’à aller prendre leur billet de bus pour le Goulag… C’est gratuit !
 
 
 
 
 

ESSAI CLINIQUE Saison 5 : l'hypothèse primaire

 
C’est le moment, j’ai quelques jours de liberté, de terminer mon subtile discours sur les essais cliniques avec la futile prétention d’être compris par les non-médecins non-scientifiques sans être moqués par les médecins et les scientifiques qui, comme chacun sait, connaissent par coeur leurs bibles respectives.
Je serais reconnaissant aux critiques potentiels de retourner lire les 4 saisons précédentes avant de m’assommer de leur impertinence.
Je rappelle deux points principaux énoncés auparavant :
1- le principe de base des précautions scientifiques qui doivent impérativement “encadrées” toute expérimentation humaine, c’est l’hypothèse primaire de l’essai clinique. Seul l’essai clinique permet de tester l’utilité (l’efficacité) d’un médicament ;
2- un essai clinique ne peut servir qu’à tester l’utilité d’un traitement. Un essai clinique ne peut pas être conçu pour vérifier la toxicité d’un médicament. Ce serait contraire à la Déclaration d’Helsinki. Mais cela explique les controverses sur la toxicité des médicaments (ou des vaccins) ; on ne peut jamais en être sûr à 100%.
Il me reste donc à expliquer l’hypothèse primaire. Je l’ai déjà fait dans plusieurs de mes livres ; mais l’expérience me montre tous les jours qu’il faut sans cesse remettre son ouvrage sur l’établi…
L’hypothèse primaire vise à empêcher l’intrusion du hasard dans mon expérience.
Le principe est assez simple : je vais quantifier a priori l’hypothèse testée de sorte que la réponse finale soit oui ou non.
Oui ou non, ai-je vérifié mon hypothèse ? Si la réponse est négative, je rejette l’hypothèse.
Si l’hypothèse était que le médicament x est utile, je conclue sans hésitation que ce médicament est inutile. Ça peut être injuste certes pour ce médicament (et le détenteur du brevet) car une expérience conduite différemment (autre dose, autre durée d’exposition, autre catégorie de patients) aurait pu être positive.
Dura Lex sed Lex !
Tant pis ! Je suis sûr au moins d’une chose : j’ai testé correctement l’hypothèse formulée a priori. Peu de possibilité que le hasard me trompe.
On comprend immédiatement que pour les industriels et leurs experts rémunérés, ce principe de l’hypothèse primaire est un cauchemar. C’est pourtant, à ce jour, la seule façon de faire de la bonne science médicale, éthiquement acceptable !
Prenons un exemple.
Je pose l’hypothèse que l’aspirine est utile dans les maladies cardiovasculaires. C’est trop générale comme hypothèse. Le principe de l’hypothèse primaire exige que je sois très précis car plus je suis précis (avant de démarrer l’expérience) et moins je laisse de place au hasard.
Précis ?
Je dois préciser :
1) quelle population de patients je vais tester ; et ce faisant je sais quelle est la fréquence des complications cardiovasculaires que je me propose d’empêcher dans cette population spécifique ;
2) quelle(s) complication(s) spécifique(s) je me propose d’empêcher ;
3) dans quelles proportions je me propose d’empêcher ces complications spécifiques.
Je prends un exemple : je  propose de tester si l’aspirine dosée à 100 mg par jour diminue de 50% le risque de récidive d’infarctus chez des patients masculins de 50 à 70 ans qui ont survécu à un infarctus survenu dans les deux semaines précédentes.
J’ai pris 50% mais libre à moi de tester une diminution de 40% ou 30%. C’est moi qui décide a priori ; c’est-à-dire avant de commencer l’expérience et je ne changerai pas une fois l’expérience commencée.
Connaissant la fréquence des récidives d’infarctus dans cette population spécifique, et ayant défini dans quelles proportions je prétends que l’aspirine est efficace, je peux calculer (avec un simple logiciel de statistiques) deux paramètres indissociables : 1) la taille de l’échantillon (le nombre de patients à recruter) ; 2) la durée d’exposition à l’aspirine.
Il va de soi que cette diminution de 50% du risque se définit par comparaison avec un placebo et que la constitution des deux groupes (aspirine et placebo) se fera par tirage au sort (randomisation) et que ni l’investigateur ni le patient ne sauront qui reçoit l’aspirine et qui reçoit le placebo (double aveugle).
Il va de soi encore que tous ces principes devront être scrupuleusement respectés. Par exemple, on ne désaveuglera pas l’essai tant que la base de données n’aura pas été gelée.
De même, on n’arrêtera jamais un essai clinique avant le terme calculé (car c’est un critère majeur de l’hypothèse primaire et une garantie primordiale contre l’effet du hasard) ; sauf si on observe une surmortalité ou un excès d’effets toxiques inattendus. Aucune autre circonstance n’est acceptable.
Un essai arrêté prématurément est un essai foutu ! Poubelle !
Bien. Je pourrais évidemment élucubrer sur toutes sortes d’aspects additionnels. Certains en font des livres. Mais je préfère arrêter ici et tirer la leçon suivante pour les visiteurs de ce blog : quand on vous annonce un miracle médicamenteux, vérifiez avant d’y croire que les investigateurs ont parfaitement respecté ces principes de base de l’hypothèse primaire.
Ça nécessite de lire très soigneusement les paragraphes méthodologiques des articles publiés ; ce que la majorité des commentateurs (y compris universitaires et académiciens) ne fait pas.
Si vous vous avisez, à titre d’exemple, de refaire l’histoire des statines, c’est-à-dire revisiter les articles décrivant les miracles de statines, vous observerez qu’aucun rapport “miraculeux” ne respecte scrupuleusement ces principes basiques. Merci de vérifier par vous-mêmes !
Mais comme nous vivons dans une Société Spectaculaire et Marchande, ils vont user de toutes sortes de ruses pour vous faire croire qu’ils ont respecté ces règles. Merci de vérifier par vous-mêmes !
Mais ce sont des malins et pour faire taire d’éventuelles critiques, ils vont désigner des experts (rémunérés) qui célèbrerons la qualité méthodologique des rapports miraculeux. L’expérience m’a montré que ces experts sont soit des niais soit des menteurs. Merci de vérifier par vous-mêmes !
Il y a aussi quelques feintes pour faire croire que… Ce serait trop long d’entrer dans les détails ici ; mais chacun, arcbouté sur les principes de base, peut désormais faire le travail de vérification concrète. Pas de pitié !
 
 
 
 

ALERTE : confirmation de la neurotoxicité des médicaments anticholestérol !

 
Lentement mais sûrement, ils “lâchent le morceau” comme disent les policiers…
Bien sûr, ils “freinent des quatre pattes” ; mais finalement ça sort… Mais, soyons rassurés, il y aura d’autres épisodes !
Pour beaucoup de victimes, ça émerge trop tard ; le mal est fait, hélas ; mais les complices de cette malfaisance n’en ont cure, ils auront fait du business (du petit minable comme du gros) jusqu’au bout de la nuit !
Il faut dire que la stratégie des industriels et de leurs complices est formidablement bien organisée. Faut dire que pour certains (les vendeurs d’anti-PCSK9) c’est une question de vie ou de mort. Si nous devons sombrer, pensent-ils, autant avoir tout essayé, même le pire…
Ça passe ou ça casse, dit-on ; seulement voilà, même si ça passait, par ces temps, ça casserait… CQFD !
Ci-dessous le titre d’un article paru en 2016 dans le journal officiel du Collège Américain de Cardiologie (l’équivalent de notre Société Française de Cardiologie) où les auteurs présentent un “state-of-art” (l’état des connaissances) de la supposée toxicité des statines, incluant de façon anecdotique (selon eux) leur neurotoxicité.
20170203_A
Ils nous disent simplement que les données publiées suggérant une neurotoxicité des médicaments anticholestérol (seules les statines sont d’intérêt pour eux dans cet article) sont soit de faible valeur scientifique soit négatives ; et, d’un revers de main ample et capricieux, ils rejettent cette idée absurde (selon eux) que les statines soient toxiques de façon significative.
Cela dit, seuls les naïfs peuvent être trompés. Il suffit de lire la liste des liens d’intérêt de nos auteurs (ci-dessous). Cette sorte d’experts factices ne devraient pas pouvoir s’exprimer dans des revues supposées rapporter les avis et recommandations officielles de Sociétés Savantes nationales ou internationales, au-dessus de tout soupçon en principe. Ça nous donne une bonne idée de la valeur (éthique et scientifique) des discours émis par lesdites Sociétés Savantes et autres académies ; là-bas et ici ; complotisme inclus ou pas…
20170203_B

Reste que nous (experts indépendants) devons informer sans relâche ; et contre vents et marées, comme disent les navigateurs.

Il faut le répéter encore : ces médicaments sont très toxiques pour le système nerveux et ne servent à rien pour protéger le système cardiovasculaire !

Pourquoi j’insiste aujourd’hui ? Quelque chose de nouveau ?
Effectivement, il y a du nouveau. je résume !
Un article de Février 2017 (ci-dessous), publié par des scientifiques américains se prétendant libres de tout lien commercial, rapporte de très mauvaises nouvelles concernant la neurotoxicité de la nouvelle classe de médicament anticholestérol injectables, les anti-PCSK9.
20170203_C
Ils n’ont pas eu accès aux données brutes des essais cliniques qu’ils décrivent et qui sont généralement inaccessibles du fait de “secret industriel”. Autrement dit, ils analysent sagement des données que les industriels ont bien voulu libérer. A prendre avec prudence ; c’est probablement la pointe de l’iceberg.
Malgré ces restrictions, la neurotoxicité des ces nouveaux médicaments anticholestérol saute aux yeux.
Pourtant les 11 études analysées sont de brève durée (entre 6 mois et 2 ans) et le groupe témoin (9 fois sur 11) reçoit déjà un traitement anticholestérol. Les anti-PCSK9 ne sont pas comparés à un placebo ; leur neurotoxicité est comparée à d’autres traitements neurotoxiques ; ce qui affaiblit la signification statistique et clinique. Enfin, la plupart des études ont un faible recrutement puisqu’il s’agissait plutôt d’études pilotes visant justement à vérifier la toxicité des ces médicaments ; et donc recrutant soigneusement des sujets ou des patients qui n’étaient pas “à risque” d’effets adverses. Ce point est important car, une fois ces médicaments sur le marché, les prescripteurs ne prendront pas les mêmes précautions que les recruteurs des études pilotes de l’industriel.
Malgré ces limites, et sans entrer dans les détails, les auteurs nous disent que le risque de neurotoxicité est multiplié par 3 environ !
Ce qui est considérable et justifie effectivement le titre assez alarmiste de l’article. D’autant que la durée d’exposition a été brève, que les témoins étaient eux-mêmes exposés à des traitements neurotoxiques et surtout que seules des complications neurologiques sévères ont été enregistrées dans cette base de données “commerciales” ; laissant penser que d’autres évènements moins sévères n’ont probablement pas été rapportés ou pas analysés dans cette étude …
En l’occurrence, les sévères complications rapportées (quoique mal décrites dans l’article) sont des delirium, des états confusionnels, des désordres (je traduis de l’anglais) cognitifs, des états démentiels, des amnésies, des troubles de la pensée et de la perception, et autres troubles mentaux sans autres précisions ; on mesure la gravité potentielle de ce qui est rapporté ; laissant présumer qu’il y avait probablement d’autres manifestations moins graves de neurotoxicité… et qu’avec une durée d’exposition prolongée…
Conclusions provisoires :
1) baisser le cholestérol (quel que soit le moyen utilisé) est neurotoxique, à plus ou moins long terme ;
2) ce qui confirme totalement les données antérieures avec les statines ;
3) et démontre qu’il ne faut pas croire les experts rémunérés qui prétendent le contraire ;
4) et laisse penser que des patients non sélectionnés (une fois les anti-PCSK9 commercialisés et utilisables par tous les médecins) pourraient être beaucoup plus sensibles et donc beaucoup plus souvent victimes de ces médicaments anticholestérol ;
5) comme on le voit déjà avec les statines (voir le livre “L’horrible vérité sur…“), malgré le déni des experts rémunérés ;
6) les anticorps anti-PCSK9 passent donc réellement dans le cerveau (franchissent la barrière hémato-méningée), c’est une confirmation, comme le font les statines ;
7) les anticorps anti-PCSK9 ne semblent pas (selon cette étude) amplifier les effets toxiques musculaires des statines ; ce qui suggère que les statines auraient un effet toxique spécifique (indépendant de la diminution du cholestérol) probablement dû à leurs effets sur les mitochondries.
Petite addition anecdotique, pour avoir une idée du degré de désinformation actuelle à propos des médicaments anticholestérol. En ce début d’année 2017, une autre équipe d’experts (mais rémunérés cette fois) publie l’exact contraire de l’article que je viens de commenter. Pour eux, il n’y a pas de neurotoxicité des anti-PCSK9 !
20170203_D
Je me contente de rajouter la conclusion de cet article (ci-dessous) et la liste des liens d’intérêt des auteurs, une brochette d’individus peu “recommandables” !
20170203_E
Comment faire la part des choses ? Qui croire ?
Ce n’est pas si difficile.
Avec plus de 40 années d’activité professionnelle dans ce milieu, je peux (en toute modestie et hors de tout complotisme paranoïde) donner la formule magique : en cas de discordance frontale dans des données scientifiques, plutôt que d’essayer une impossible synthèse, contentez vous de vérifier le degré de dépendance ou d’indépendance des investigateurs…
Ne pas croire les experts rémunérés ! C’est une précaution minimale.
L’absence de conflit d’intérêt ne garantit pas la qualité et la présence de conflit d’intérêts n’est pas automatiquement associée à de la corruption, certes, mais il s’agit souvent de “vie ou de mort” pour des équipes de recherche ou des petites sociétés commerciales. Ils sont prêts à tout et l’éthique médicale et scientifique est le dernier de leurs soucis.
De façon générale, il faut désormais exiger une totale indépendance des comités scientifiques en charge de faire des recommandations aux médecins.
Et évidemment, il faut exiger, quel que soit le médicament étudié, un accès libre aux données cliniques brutes de l’étude.
Pas de commercialisation sans une vérification des données brutes par de vrais experts vraiment indépendants !
C’est vrai pour les statines, et les anti-PCSK9 et même aussi pour les vaccins !
On ne devrait même pas avoir à le demander… Quelle époque !
Et pas un seul politicien pour le dire.
Des branquignoles, je vous dis !
Amen !