Flavonoïdes et maladies cardiovasculaires

Les flavonoïdes sont des substances naturelles (il y en a des milliers de sortes dans la nature) caractérisées par la présence d’une structure phénolique (ce sont donc des poly-phénols) dans leur molécule, et même d’une structure flavone ce qui les distingue des autres polyphénols. Question : ont-ils des propriétés leur conférant des effets protecteurs du système cardiovasculaire ?

Les polyphénols et les flavonoïdes sont, pour un chercheur en sciences de la nutrition, le sujet émergent aujourd’hui et pour les années à venir.
Comme cette catégorie de composants des aliments (sans valeur énergétique) comporte des milliers de molécules, ce n’est pas avec un billet dans un blog que nous pouvons faire le tour de la question.
Notre laboratoire à Grenoble travaille intensément sur cette question depuis 4 ans dans le cadre d’un contrat Européen appelé FLORA.
Cela signifie que nous sommes membres d’un consortium de laboratoires de recherche européens (anglais, allemand, italien, français, turc, …) financés par la Communauté Européenne, pour 4 ans et quelques mois.
L’objectif de l’Europe est de faire émerger de nouvelles connaissances sur les effets des polyphénols sur la santé. Notre consortium s’est concentré sur l’étude de certains flavonoïdes, ce qui explique le F dans l’appellation FLORA du consortium.
Plutôt que de faire une revue générale de mauvaise qualité, je vais raconter en quelques mots l’expérience acquise par notre laboratoire au cours des dernières années. A Grenoble, notre travail s’est axé sur les effets de certains anthocyanidines dont les noms sont compliqués mais que l’on retrouve (pour faire simple) dans certains aliments consommés de façon régulière par les européens, comme par exemple les oranges, le raisin, et bien entendu le vin.
Nous avons estimé (il y a 4 ans quand nous avons conçu notre projet) qu’il était prématuré de travailler sur des humains et qu’il fallait un peu débrouiller le terrain avant de faire une recherche clinique. C’est pourquoi nous avons surtout travaillé sur le rat. Il est aisé de comprendre que des expériences sur le rat sont beaucoup plus faciles à réaliser : le rat est dans une cage et mange ce qu’on lui donne à manger, et rien d’autres !
Cela facilite considérablement les expériences, mais le revers de la médaille c’est que rien de ce qui est trouvé chez le rat ne peut être extrapolé aux humains : nous ne sommes pas des “gros rats” !
C’est d’ailleurs une des grandes difficultés de la recherche en sciences de la vie aujourd’hui : trop de chercheurs “en sciences fondamentales” (pour faire court, ceux qui travaillent sur l’animal ou avec du matériel dans des tubes à essai) veulent faire dire à leurs observations plus qu’elles ne peuvent dire.
Le consortium FLORA a été constitué avec des chercheurs qui ont une parfaite conscience de cela, et nous espérons tous que dans une prochaine étape nous pourrons vérifier chez des humains ce que nous avons observé sur le rat.

QU’AVONS-NOUS TROUVE ?

Beaucoup plus que prévu.
Tout d’abord, nous avons exploré sur un modèle expérimental d’infarctus du myocarde si des rats consommant des anthocyanidines avaient un myocarde plus résistant au manque d’oxygène provoqué par l’occlusion d’une artère coronaire.
Les anthocyanidines étaient apportées dans la nourriture quotidienne des rats simplement en substituant au maïs jaune classique un maïs noir (on dit “aztèque” parfois) très riche en anthocyanidines. Ainsi, puisque les deux maïs avaient par ailleurs exactement la même composition génétique et chimique, la seule chose qui différait entre la nourriture des rats “maïs jaune” et des rats “maïs noir” c’était les anthocyanidines.
En conséquence si on observait une différence, biologique ou physiologique, entre les deux groupes de rats elle ne pouvait être attribuée qu’aux anthocyanidines.
Les deux types de maïs nous ont été fournis par un laboratoire de génétique des plantes italien membre du consortium FLORA.
Nous avons évidemment vérifié si les anthocyanidines du maïs noir se retrouvaient bien dans la nourriture des rats, puis qu’ils étaient bien absorbés par les rats et quantifiables dans le sang et les urines des rats.
Ce travail de biologie très complexe (très peu de laboratoire de biochimie sont capables de doser ces composés car cela nécessite une instrumentation complexe et couteuse) a été réalisé par un laboratoire allemand et un laboratoire italien. Cela illustre l’importance de la coopération internationale dans la recherche de haut niveau.
C’était en fait la première fois qu’une équipe de cardiologie expérimentale expérimentée pouvait tester notre hypothèse avec toutes les garanties de qualité technique !
Effectivement, la consommation d’anthocyanidines a modifié la biologie du myocarde de nos rats.
Quand nous avons provoqué l’infarctus (je ne rentre pas dans les détails techniques), le myocarde s’est montré plus résistant : ce qui signifie que la quantité de tissu cardiaque détruite par le manque d’oxygène était notablement réduite dans le groupe recevant les anthocyanidines.
Pourquoi est-ce un résultat important ?
Parce que le pronostic d’un infarctus est directement lié à cette capacité du myocarde à résister au manque d’oxygène. Depuis 40 ans, c’est une obsession de l’industrie pharmaceutique de découvrir la molécule miracle (donc le médicament) qui permettrait d’induire cette capacité de résistance au myocarde. Et il n’y eut que des échecs ! Ils n’ont jamais trouvé une molécule vraiment efficace !
Il y a eu qu’une seule exception à ces échecs, et notre équipe à Grenoble a joué un role majeur dans cette découverte, c’est la consommation modérée d’éthanol : consommer un peu d’alcool induit un état de résistance du myocarde au manque d’oxygène !
C’est probablement ce qui explique pourquoi la mortalité cardiovasculaire est diminuée chez les consommateurs modérés d’alcool !
Il y a peut-être d’autres explications, mais celle-ci semble solide.
Une autre explication pourrait venir des anthocyanidines puisque certaines boissons alcoolisées (le vin) contiennent des anthocyanidines ! Mais la consommation de tous les alcools, même ceux qui ne contiennent pas d’anthocyanidines (ou d’autres polypénols) modifient le myocarde de façon favorable.
Il y a toutefois une limitation à cette protection, au moins dans nos modèles expérimentaux : si il y a de l’éthanol en circulation dans le sang au moment du manque d’oxygène (au moment de l’infarctus), il n’y a pas protection ! la consommation d’alcool induit donc une sorte de “préconditionnement du myocarde“. C’est le mot barbare que l’on a inventé pour décrire ce phénomène.

Avec les anthocyanidines, nous avons donc découvert une deuxième classe de substances naturelles capables d’induire un “préconditionnement myocardique” !
Il y a de quoi énerver les industriels du médicament : tant d’efforts de recherche pour rien alors que le trésor se trouve dans le jardin !
C’est une découverte importante car les anthocyanidines sont des substances naturelles, présentes dans de nombreux fruits ou légumes et, jusqu’à preuve du contraire, et contrairement à l’éthanol, n’ont aucun effet nocif ou toxique.
Ce sont des constituants majeurs du vin (dont on connaît les bienfaits pour la santé) et aussi de la diète méditerranéenne en général, y compris en l’absence de vin !
Nous avons trouvé d’autres choses importantes au cours de ces 4 années à propos des flavonoïdes, mais je le raconterai dans un autre billet pour ne pas rendre celui-ci trop long et finalement imbuvable !

A BIENTÔT

31 Replies to “Flavonoïdes et maladies cardiovasculaires”

  1. Et on vous donne des fonds pour ca !
    J’ai presque 50 ans, quand j’etais mome le medecin de province qui visitait ma grand mere lui a dit en refermant sa sacoche avant de partir; "et n’oubliez pas de boire un verre de vin rouge a chaque repas"….ma grand mere a vecu tres longtemps.
    D’ailleurs tous ceux que je vois boire du vin rouge de facon abusee, mais avec un bon regime alimentaire et un peu d’exercice physique, sont rarement malades et vivent longtemps.

  2. @greg :

    Des flavonoïdes seuls peut-être, mais pas sûr ! Pas de données scientifiques solides pour le moment !

    Je vous vois dans l’anxiété, ce que je comprends, et j’en suis désolé !

    Ne vous découragez pas ! Il y a des solutions !

    Puis-je vous recommander la lecture URGENTE de mon dernier livre "Prévenir l’infarctus et l’AVC", vous en apprendrez tellement pour votre fille, et sans doute pour vous-même, que vous irez mettre un cierge à la Sainte-Vierge pour me remercier …

    Bon courage, Cher Grégoire, et sachez que si vous avez d’autres questions, vous savez où me trouver !

  3. Cher Docteur,
    ma fille de 30 ans a fait un AVC cérébral.
    Elle a subit 4 opérations avec la pose d’un stent.
    Il semblerait que cela fut déclenché à la suite d’une infection virale.
    Elle prendra donc des médicaments à vie.
    Pouvez-vous me dire si la consommation de bioflavinoides pourrait l’aider et surtout éviter une récidive ?
    Lesquelles en particulier?
    Je vous remercie d’avance.
    Salutations distinguées.
    Grégoire.

  4. Cher Michel de Lorgeril,
    merci pour votre réponse, et surtout pour votre disponibilité. j’écris cela aussi pour les internautes qui consultent ce forum, car la somme de travail que vous fournissez doit être considérable. Et que de s’opposer aux dogmes scientifico-financiers en plus de vos travaux de recherche n’est sans doute pas un long fleuve tranquille…

  5. Cher Victor,

    Les maladies cardiovasculaires, au sens large (c’est-à-dire d’un point de vue clinique et physiopathologique), sont complexes et multifactorielles. Absurde de vouloir tout expliquer par une théorie unique ou un facteur prépondérant, comme le cholestérol ! La théorie de la vitamine C peut probablement expliquer certains cas, certaines évolutions mais nous avons maintenant suffisamment de données pour pouvoir dire que ces cas et circonstances sont assez anecdotiques … C’est un facteur possible parmi une multitude d’autres ! A lui seul, il ne fait pas la maladie ! Amicalement

  6. Bonjour Mr de Lorgeril,
    certaines théories comme celle développée par Linus Pauling, qui incriminent un "manque ou une insuffisance chronique de vitamine C dans notre régime alimentaire. L’homme et (excepté quelques rares mammifères) est le seul à ne pas synthétiser la vitamine C. Elle doit être donc amenée par l’alimentation.
    Cette vitamine étant fondamentale pour la production de collagène dont nos artères sont majoritairement constituées, Linus Pauling et le Dr Rath son successeur parlent d’état pré-scorbutique permanent de l’appareil artériel. Ce qui entrainerait des lésions progressives au niveau de l’intima de l’artère soumise à des contraintes mécaniques importantes.
    Le dépôts athéromateux, seraient en réalité des réponses "réparatrices".
    Que dois je penser d’une telle théorie ?

    Merci d’avance pour votre réponse.
    ou pourrais je trouver un résumé vos travaux sur les polyphénols et anthocyanidines, que vous avez mis en sommeil apparemment ?

    recevez amicales salutations et je profite de ce message pour vous félicitez et remercier pour votre "courage".
    Victor

  7. cher paradis,

    Voilà une “petite” question qui mériterait une très longue réponse. Désolé, je n’ai pas le temps, mais cela ne doit pas vous empêcher de faire le travail vous-même après tout, vous me paraissez avoir un vocabulaire très riche pour un simple quidam. Au boulot, mon vieux !

  8. cher docteur j’ai une petite question concernant l’effet anti-inflammatoire des polyphénols je veux une explication de cet effet de point de vue immunologique!!quelle es la relation entre: radicaux libre-réaction inflammatoire et polyphénols?

    merci

  9. Cher David,

    Je ne pense pas qu’il y ait de bonnes études permettant de dire que le jus de grenade diminue l’athérosclérose chez les humains. Aucun modèle expérimental n’est satisfaisant pour “mimer” la formation des plaques humaines d’ailleurs. Laissons-ça donc ! Il y a quelques théories qui expliquent l’athérosclérose que vous n’avez pas trouvé dans PubMed parce qu’elles sont relativement anciennes, et que vous êtes probablement impatient, caractéristique majeure de l’époque comme vous savez “tout tout de suite” hélas ! Je vous donne un petit coup de pouce et vous continuerez avec patience, et sans moi : 1) avez-vous entendu parler de la théorie “incrustative” de Duguid ? 2) Et la théorie dite “monoclonale de Benditt” ? 3) Et la première version de la “Response to injury hypothesis” de Russel Ross (avant qu’il ne devienne fou) ? 4) Et l’athérosclérose accélérée du greffon cardiaque (sur laquelle nous avons beaucoup travaillé, cf. pubmed) ? 5) Et comment ça fait l’homocystinurie (théorie de lawrence Harker si je ne m’abuse (pas le temps de vérifier, sorry) ? 6) Et le monoxyde de carbone ? C’est vrai qu’on peut toujours dire qu’il y a de l’inflammation ! Aujourd’hui avec la CRP, on voit de l’inflammation partout ! Mais la pathologie endothéliale et l’hyper-réactivité plaquettaire ou les pathologies de la coagulation (hyperfibrinogénémie) c’est pas vraiment de l’inflammation à mon sens. Evidemment, c’est vieux tout ça, mais rien ne permet de dire que ces gens avaient tort ! la formation d’une plaque répond donc probablement à des mécanismes multiples et intriqués chez un même patient. Réduire des mécanismes si complexes au cholestérol, c’est ridicule, reconnaissez au moins ça, le reste vous le comprendrez en faisant de la recherche et si vous avez de la chance. Bon vent, matelot !

  10. Fort bien cher Docteur, je suis plutôt ouvert d’esprit, j’ai lu votre livre mais je n’ai point trouvé d’explication sur la pathogénèse de l’athérosclérose!
    Auriez-vous l’amabilité de m’expliquer succintement comment se forme alors l’athérosclérose, si ce n’est ni le cholestérol, ni l’oxydation, ni l’inflammation qui en sont les coupables !? je n’ai rien trouvé sur pubmed!

    Comment expliquer que le jus de grenade peut faire régresser l’athérosclérose si ce n’est par sont pouvoir antioxydant?
    http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubm...

  11. Cher David,

    Vous êtes sans doute jeune et vous croyez encore aux théories et dogmes que l’on vous assène et que l’on est incapable de “réviser” quand la réalité (c’est-à-dire les faits cliniques) contredisent ces belles théories. Les théories “oxydatives” et inflammatoires des pathologies artérielles résistent mal à la critique (selon le vocabulaire de Karl Popper) au moins sous la forme où elles ont été formulées au cours des deux dernières décades. Puis-je d’un coup de baguette magique redresser la barre et moi tout seul, sur mon beau destrier (mon vélo), faire entendre raison à tous ces malotrus ? Certes non ! Mais ce que je puis dire c’est que les polyphénols ont bien d’autres propriétés que d’être de simples antioxydants. Nous l’avons montré sur plusieurs publications du plus haut niveau scientifique (dans la hiérarchie “publicative” désuète qui sert de thermomètre à nos institutions “évaluatives” : 1) ils protègent le myocarde au cours de l’ischémie aigüe ; 2) ils augmentent et accélèrent la synthèse endogène des oméga-3 à très longue chaîne dits “marins”, ce que nous avons appelé un “fish-like effect”. Tout cela fait déjà beaucoup pour expliquer qu’ils sont bons pour la santé sans pour autant faire appel aux théories que vous citez. Allez sur Pubmed et faites l’effort de rechercher ces articles; amicalement

  12. Bonjour Monsieur Delorgeril,

    La plupart des phytonutriments contenus dans les fruits et les légumes sont antioxydants et anti-inflammatoires, ils ont la propriété d’éviter la formation de l’athérosclérose voir de la faire régresser.
    Ma question est la suivante: Selon vous l’oxydation et l’inflammation n’y sont pour rien dans la pathogénèse de l’athérosclérose.Quels sont alors les mécanismes biochimiques des phytonutriments qui protègent les artères?
    Ne pensez-vous pas que les radicaux libres dérivés de l’oxygène puissent provoquer une altération de l’endothélium vasculaire par la perte de production de l’oxyde nitrique? On sait qu’une altération de la SOD peut entrainer une surproduction de superoxyde qui transforme l’oxyde nitrique en peroxynitrite délétère pour l’endothélium vasculaire!
    Merci d’avance pour votre réponse.

  13. Mon cher raffael,

    Je vous remercie de votre confiance, mais vous comprendrez qu’un blog n’est pas fait pour donner un cours de biochimie. Surtout dans le domaine des flavonoïdes où nous restons globalement très naïfs, ce qui voudrait dire que je fasse de longues “apartés” pour expliquer mon point de vue. Je vous lasserez assez vite … Ceci dit, j’ai jeté un coup d’oeuil sur wikipedia (en anglais) et à moins que vous ne soyez un expert international, il me semble y avoir trouvé de quoi alimenter votre curiosité. Amicalement

  14. Bon jour docteur.
    J ai lu beaucoup d articles sur les flavonoides, la biosynthèse diffère d un articles à un autre .
    J’espère que vous pouvez m’éclairer en m indiquant le précurseur, les enzymes et les produits de cette biosynthèse.
    Merci d avance .

  15. Chère sara, Vous me demandez comment les flavonoïdes empêchent ou diminuent l’accumulation des LDL dans la paroi de l’artère. D’une part, je ne suis pas certain que certains flavonoïdes fassent ce genre de choses; d’autre part, je ne suis pas certain que la pénétration des LDL dans la paroi de l’artère soit un phénomène aussi important que l’industrie des statines veut le faire croire, au moins pour la survenue de maladies cardiovasculaires. La plaque d’athérosclérose est le résultat de phénomènes complexes et la “fable” des LDL a été considérablement exagérée. Pour pouvoir vendre des médicaments ! A titre d’exemple, la relation statistique entre LDL du sang et plaque d’athérosclérose dans les artères carotides est loin d’être évidente, et possiblement totalement inexistante ! Les essais cliniques avec une diminution des LDL (par les statines) sont peu convaincants (pas du tout selon moi mais enfin on peut discuter !). Et pourtant des plaques dans les carotides il y en a ! Et il arrive malheureusement que l’artère se bouche. Est-ce seulement la faute de la plaque ?

    Bon, là-dessus, je vous laisse à vos réflexions et vos lectures …. Urgent d’arrêter de répéter les bêtises des industriels ! Amicalement

  16. Bon soir docteur
    Comment les flavonoides diminuent l accumulation des LDL_cholesterole dans les parois des artères ?

  17. Chère Sara,

    Votre question concernant l’effet “moléculaire” des flavonoïdes sur les LDL demande à être précisée.

  18. Bon soir docteur
    Quelle est l action des flavonoides sur les LDL d un point de vue moléculaire ?

  19. Chère sara,

    Bonne question en vérité. La réponse est OUI. Plus vous cuisez, plus la température est élevé est plus vous perdez des flavonoïdes. l’acidité est aussi un facteur d’altération. Les méditerranéens (et les japonais) mangent le plus cru et frais possible. Bon réveillon !

  20. Bon soir, es ce que comme les vitamines les flavonoides sont dénaturés par la chaleur lors des cuisons des aliments ?

  21. Merci encore pour votre réponse honnête et sans détour. Bonne réussite dans vos travaux et recherches actuels.

    Sincèrement

    Alain

  22. Cher Alain,

    Merci de votre message et de votre confiance. Vos questions sont toutes judicieuses. Vos commentaires aussi. Fidèle à mon principe de base, c’est-à-dire m’abstenir de tout commentaire en l’absence de données scientifiques solides, je m’abstiens ! Evidemment, ça donnerait envie de tester tout ça dans des conditions expérimentales adéquates. Je n’ai pas le temps, ni les moyens, pour le moment. Amicalement

  23. Cher Docteur,

    Je m’intéresse de très près aux vertus antioxydantes et anti-inflammatoires supposées ou réelles des flavonoïdes et polyphénols en matière de prévention cardio-vasculaire. Il semblerait aussi que ces substances participent à l’inhibition de certaines cellules cancéreuses (mais ce dernier point n’est pas votre tasse de thé si j’ose dire !). De plus en plus d’études (mais je reste critique désormais suite à la lecture de vos ouvrages) mettent en avant le fruit du grenadier. Faut-il intégrer ce fruit dans une alimentation de type méditerranéenne ? Le problème est que ce fruit est commercialisé sous forme de jus dont les teneurs en polyphénols semblent très variables… Par ailleurs, le coût au litre du jus de grenade me parait prohibitif pour un usage au long cours. La teneur en sucre de ce type de produit me parait également élevé. Certaines sociétés commercialisent des extraits concentrés de grenade (incluant fruit, fleurs et feuilles) dont la teneur en polyphénols semble très supérieure à celle des jus couramment commercialisés. Ces extraits concentrés sont présentés sous forme de gélules ou d’elixir et le coût journalier est bien inférieur au prix d’un litre de jus de grenade.
    Mes questions : est-il intéressant d’intégrer ce type de produit dans le cadre d’une prévention cardio-vasculaire voire anti-cancéreuse dans la diète méditerranéenne que je pratique depuis 7 ans déjà ?
    Si oui, sous quelle forme ?
    N’hésitez pas à me dire si je suis à côté de la plaque !
    Merci pour tous vos travaux… et bon courage à vous !
    Alain

  24. Chère Logamour, Votre insuffisance mitrale ne me paraît pas très inquiétante et votre cholestérol non plus ! Quand à votre hypertension, je suis sûre que vous pouvez vous en débarrasser sans médicament ! Bref, je ne vous trouve pas très malade et j’espère que votre médecin pense comme moi et que vous n’êtes pas gavé(e) de médicaments. Courage !

  25. Chère Logamour, Pour l’huile d’olive, il faut aller dans la rubrique “diète méditerranéenne”. Pour la question des “polyphénols de l’huile d’olive”, vous avez raison, j’en parle peu. Mon excuse (si vous avez l’indulgence de m’en trouver une) est que je trouve que les données scientifiques les concernant sont un peu légères. Instinctivement, ça m’intéresse et je crois que c’est important. Nous avions d’ailleurs demandé des sous à la communauté européenne pour une recherche dans ce sens avec un groupe espagnol, des italiens et des anglais. On n’a pas eu ces sous-là. Je ne pleure pas car j’ai obtenu des sous (beaucoup) pour autre chose, mais il ne faut pas le dire, ça fait des jaloux alors je ne le dis qu’à vous ! Mais pour le moment, je dois mettre les polyphénols de l’huile d’olive entre parenthèses, mais pas pour longtemps, je vous le promets et dès que je vois des choses intéressantes, je le dis sur ce blog, promis. En attendant, on peut je crois se régaler d’huile d’olive !

  26. En lisant la suite de votre ouvrage,j’ai vu le passage de l’importance de l’huile d’olive,je vous remercie pour toutes ses connaissances que vous nous apportez et dans un langage que tous le monde peut comprendre ,une lectrice d’Algérie malade(insuffisance mitrale grade1,hypertendue et cholestérol au dessus de 2 gr).

  27. Bonsoir cher DOCTEUR.Ma question est,vous ne parlez pas de l’huile d’olives pourquoi? merci d’avance.

  28. Cher Docteur
    Oui là j’ai compris. Merci pour vos éclaircissements ET pour votre patience.

  29. Cher Gérard, Excellente question ! Qui témoigne que l’on peut faire tous les efforts que l’on peut pour “expliquer” la science et il manque toujours quelque chose pour plaire aux lecteurs ! Ils ne sont jamais contents ! Il n’y a d’ailleurs pas que les lecteurs “lambda” dans ce cas : il suffit de voir les balivernes que nos universitaires sont capables d’avaler et digérer, tout en se prenant pour des experts ! Quel spectacle ! Bref, votre question concerne le concept de “préconditionnement” myocardique : la substance agit, elle modifie quelque chose dans la biologie des cellules et ce quelque chose persiste même après que cette substance a disparu du corps (ou du sang) parce qu’elle a été (exemple de l’éthanol) métabolisée (détruite). il y a des “préconditionnements” possibles pour presque tous les organes. L’étirement du muscle (squelettique) avant la compétition répond au même mécanisme. Regardez faire les athlètes ! Pour être protégé par l’alcool, il faut boire peu et régulièrement de telle manière que les concentrations d’éthanol restent très basses avec des pics ponctuels qui “préconditionnent” les cellules. L’énorme avantage du vin c’est qu’il apporte à la fois l’éthanol et les polyphénols qui eux, contrairement à l’éthanol ne sont jamais toxiques, mais qui comme l’éthanol à faible dose sont extrêmement fugaces (des brefs pics) dans le sang. Il faut donc eux-aussi les consommer régulièrement ! C’est plus clair comme ça ? Amitiés et bon vent !

  30. Bonjour
    Ma question: n’y a-t-il pas contradiction entre conseiller la consommation modéré du vin donc de l’alcool et le fait que "si il y a de l’éthanol en circulation dans le sang au moment du manque d’oxygène (au moment de l’infarctus), il n’y a pas protection" ? j’avoue ne pas bien comprendre.

    Merci en tout cas pour votre travail.

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