ESSAI CLINIQUE Saison 5 : l'hypothèse primaire

 
C’est le moment, j’ai quelques jours de liberté, de terminer mon subtile discours sur les essais cliniques avec la futile prétention d’être compris par les non-médecins non-scientifiques sans être moqués par les médecins et les scientifiques qui, comme chacun sait, connaissent par coeur leurs bibles respectives.
Je serais reconnaissant aux critiques potentiels de retourner lire les 4 saisons précédentes avant de m’assommer de leur impertinence.
Je rappelle deux points principaux énoncés auparavant :
1- le principe de base des précautions scientifiques qui doivent impérativement “encadrées” toute expérimentation humaine, c’est l’hypothèse primaire de l’essai clinique. Seul l’essai clinique permet de tester l’utilité (l’efficacité) d’un médicament ;
2- un essai clinique ne peut servir qu’à tester l’utilité d’un traitement. Un essai clinique ne peut pas être conçu pour vérifier la toxicité d’un médicament. Ce serait contraire à la Déclaration d’Helsinki. Mais cela explique les controverses sur la toxicité des médicaments (ou des vaccins) ; on ne peut jamais en être sûr à 100%.
Il me reste donc à expliquer l’hypothèse primaire. Je l’ai déjà fait dans plusieurs de mes livres ; mais l’expérience me montre tous les jours qu’il faut sans cesse remettre son ouvrage sur l’établi…
L’hypothèse primaire vise à empêcher l’intrusion du hasard dans mon expérience.
Le principe est assez simple : je vais quantifier a priori l’hypothèse testée de sorte que la réponse finale soit oui ou non.
Oui ou non, ai-je vérifié mon hypothèse ? Si la réponse est négative, je rejette l’hypothèse.
Si l’hypothèse était que le médicament x est utile, je conclue sans hésitation que ce médicament est inutile. Ça peut être injuste certes pour ce médicament (et le détenteur du brevet) car une expérience conduite différemment (autre dose, autre durée d’exposition, autre catégorie de patients) aurait pu être positive.
Dura Lex sed Lex !
Tant pis ! Je suis sûr au moins d’une chose : j’ai testé correctement l’hypothèse formulée a priori. Peu de possibilité que le hasard me trompe.
On comprend immédiatement que pour les industriels et leurs experts rémunérés, ce principe de l’hypothèse primaire est un cauchemar. C’est pourtant, à ce jour, la seule façon de faire de la bonne science médicale, éthiquement acceptable !
Prenons un exemple.
Je pose l’hypothèse que l’aspirine est utile dans les maladies cardiovasculaires. C’est trop générale comme hypothèse. Le principe de l’hypothèse primaire exige que je sois très précis car plus je suis précis (avant de démarrer l’expérience) et moins je laisse de place au hasard.
Précis ?
Je dois préciser :
1) quelle population de patients je vais tester ; et ce faisant je sais quelle est la fréquence des complications cardiovasculaires que je me propose d’empêcher dans cette population spécifique ;
2) quelle(s) complication(s) spécifique(s) je me propose d’empêcher ;
3) dans quelles proportions je me propose d’empêcher ces complications spécifiques.
Je prends un exemple : je  propose de tester si l’aspirine dosée à 100 mg par jour diminue de 50% le risque de récidive d’infarctus chez des patients masculins de 50 à 70 ans qui ont survécu à un infarctus survenu dans les deux semaines précédentes.
J’ai pris 50% mais libre à moi de tester une diminution de 40% ou 30%. C’est moi qui décide a priori ; c’est-à-dire avant de commencer l’expérience et je ne changerai pas une fois l’expérience commencée.
Connaissant la fréquence des récidives d’infarctus dans cette population spécifique, et ayant défini dans quelles proportions je prétends que l’aspirine est efficace, je peux calculer (avec un simple logiciel de statistiques) deux paramètres indissociables : 1) la taille de l’échantillon (le nombre de patients à recruter) ; 2) la durée d’exposition à l’aspirine.
Il va de soi que cette diminution de 50% du risque se définit par comparaison avec un placebo et que la constitution des deux groupes (aspirine et placebo) se fera par tirage au sort (randomisation) et que ni l’investigateur ni le patient ne sauront qui reçoit l’aspirine et qui reçoit le placebo (double aveugle).
Il va de soi encore que tous ces principes devront être scrupuleusement respectés. Par exemple, on ne désaveuglera pas l’essai tant que la base de données n’aura pas été gelée.
De même, on n’arrêtera jamais un essai clinique avant le terme calculé (car c’est un critère majeur de l’hypothèse primaire et une garantie primordiale contre l’effet du hasard) ; sauf si on observe une surmortalité ou un excès d’effets toxiques inattendus. Aucune autre circonstance n’est acceptable.
Un essai arrêté prématurément est un essai foutu ! Poubelle !
Bien. Je pourrais évidemment élucubrer sur toutes sortes d’aspects additionnels. Certains en font des livres. Mais je préfère arrêter ici et tirer la leçon suivante pour les visiteurs de ce blog : quand on vous annonce un miracle médicamenteux, vérifiez avant d’y croire que les investigateurs ont parfaitement respecté ces principes de base de l’hypothèse primaire.
Ça nécessite de lire très soigneusement les paragraphes méthodologiques des articles publiés ; ce que la majorité des commentateurs (y compris universitaires et académiciens) ne fait pas.
Si vous vous avisez, à titre d’exemple, de refaire l’histoire des statines, c’est-à-dire revisiter les articles décrivant les miracles de statines, vous observerez qu’aucun rapport “miraculeux” ne respecte scrupuleusement ces principes basiques. Merci de vérifier par vous-mêmes !
Mais comme nous vivons dans une Société Spectaculaire et Marchande, ils vont user de toutes sortes de ruses pour vous faire croire qu’ils ont respecté ces règles. Merci de vérifier par vous-mêmes !
Mais ce sont des malins et pour faire taire d’éventuelles critiques, ils vont désigner des experts (rémunérés) qui célèbrerons la qualité méthodologique des rapports miraculeux. L’expérience m’a montré que ces experts sont soit des niais soit des menteurs. Merci de vérifier par vous-mêmes !
Il y a aussi quelques feintes pour faire croire que… Ce serait trop long d’entrer dans les détails ici ; mais chacun, arcbouté sur les principes de base, peut désormais faire le travail de vérification concrète. Pas de pitié !
 
 
 
 

136 Replies to “ESSAI CLINIQUE Saison 5 : l'hypothèse primaire”

  1. @Phil
    Allez tant pis, je vous fait rire (à mes dépends)… Quand j’étais jeune… j’avais une foi immense dans les syndicalistes (non, c’était pas de famille, la mienne était plutôt “tranquille”). Je pensais que ces gens engagés étaient (évidemment…) merveilleux, qui croyaient en ce qu’ils faisaient, profondément, gratuitement, qu’ils donnaient temps et compétences, sincèrement… pour le bien des personnels, sans a priori ni parti pris, avec équité, avec intelligence. Evidemment, comme je ne suis pas aveugle et que je fais de mon mieux pour être aussi peu que possible dans le déni, j’essaie de “changer de certitudes” -ahah- aussi souvent que nécessaire… du coup, j’ai été très vite et très douloureusement déééééçuuuue, par beaucoup de ce que j’ai pu constater, qui ne collait pas du tout avec mon attente, c’est sûr…
    Tiens, ça m’a fait un peu comme pour les médecins! Affreux décalage entre l’attente et la théorie et la réalité sensiblement moins reluisante, voire profondément beurk dans bien des cas 🙁
    Des grands patrons de ‘grandes’ boites et d’un certain système en général pas mal ‘déshumanisé’, j’attendais peu. Et devinez quoi ? J’ai quand même été déçue aussi 🙂 !
    Non, allez, ne vous énervez pas : c’est justement écrit pour seulement vous faire sourire…
    Que ça ne nous empêche pas de garder bien en vue les deux choses les plus essentielles à l’instant ‘t’ : 1) le printemps arrive -ça devient évident, c’était attendu et la Nature, Elle, n’est jamais décevante-, et ce sera aussi bien pour les communistes (siii, il en reste), que les anti-coco (idem) primaires, secondaires et même tertiaires, pour les dentistes turcs et les cardios japonais, à ‘Piquepoul’ ou dans le XI° arrondissement de Paris, pour nous tous-toutes… on va bien en profiter! et 2) moi aussi, je vous aime, Phil !

    1. pas de bug ici, Il y a des patrons-salauds, l’abus de pouvoir est même bien + fréquent que le contraire (vous voyez que je suis objectif), mais je constate que sans eux… il n’y a pas d’emplois, aussi très pragmatiquement, le chômage étant la plaie N° de tout société, je veux qu’on enlève les entraves des pieds des patrons, et ceci dans l’intérêt GENERAL.
      Or dans notre société les patrons sont persécutés pas l’administration (2 à 3H. par jour pour remplir des paperasses), asphyxiés par les charges sociales (CHARGES et non contributions) et les impôts divers qui tombent comme à Gravelotte, à se demander comment il y a encore des patrons en France, faut-il pour ça que la France soit 1 pays de génies, avec des gens de très haute qualité et formation, pour arriver quand même à survivre malgré des politiques aussi incompétents et démagogies (droite et gauche confondues), incapables d’avoir le courage politique de faire la réforme libérale que TOUS nos concurrents européens de même niveau ont fait, nous taillant des croupières (nos cerveaux s’en vont comme la flotte dans le trou d’un lavabo.. )
      Cela étant dit je n’ai pas voulu charger la barque, mais en + de se foutre totalement des “travailleurs”, la CGT était corrompue. Je dis bien corrompue, tout comme les experts de big pharma
      rien de ce que je viens de dire ici est inexact, allez bises

      1. Vous dites : “les patrons sont persécutés pas l’administration (2 à 3H. par jour pour remplir des paperasses), asphyxiés par…
        Nous aussi [je prends un exemple que je connais mais chacun peut saisir un autre exemple], chercheurs et médecins (pas que les “patrons” comme vous dites…), nous sommes persécutés et asphyxiés par…
        Dans quelle société vous croyez-vous ?
        La bureaucratie est omniprésente ; et les patrons au moins savent qu’ils en tirent des bénéfices immédiats ; mais le chercheur, quoiqu’il fasse, touche le même salaire ; son seul ressort est sa passion pour son métier ; comme un artisan du passé…
        Avec des bénéfices potentiels (de son travail de chercheur) pour bien d’autres que lui-même (chercheur), y compris pour les patrons et leur “petite santé” que nous nous évertuons à protéger parfois contre les patrons de l’industrie eux-mêmes qui souvent nous haïssent, nous chercheurs, et je pèse mes mots…
        Et si il y a une bureaucratie obligatoire (selon certains), c’est parce qu’il faut surveiller et contrôler ; sans cesse de nouvelles règles et de nouvelles paperasses ; et vous savez pourquoi !
        Tout ça pour dire que la chansonnette sur les pauvres malheureux patrons persécutés et asphyxiés risque de faire rire beaucoup d’entre nous ; et chacun pour des raisons différentes et variées ; rassurez-vous : il y a plus malheureux que des patrons “persécutés et asphyxiés” !
        Demandez aux pauvres d’avoir pitié des riches, c’est exactement ça la Société du Spectacle, si vous n’aviez pas encore compris.
        Par pitié, épargnez-nous ce genre de refrain invertébré… ça y est je m’énerve…

        1. BONNE NOUVELLE !
          l’action CERENIS THERAPEUTICS chute de 80% ce jour !…SUITE à l’arrét d’une étude testant sa thérapie HDL qui est un…échec! Etonnant, non?
          “Après 48 heures de suspension de cotation, le communiqué de presse tant attendu a été publié hier soir : l’étude CARAT est un échec. Cerenis a encaissé, ce matin, un tsunami boursier inévitable. Le titre de la biotech toulousaine reculait de 82% à la mi-séance.
          Cet essai clinique de phase intermédiaire (IIb) évaluait la capacité de CER-001 – le candidat-médicament de Cerenis – à réduire le risque de récidive chez des patients ayant déjà subi un syndrome coronarien aigu (SCA), suite à un infarctus du myocarde ou une angine de poitrine. Son mécanisme d’action : réduire le volume de la plaque d’athérome (ou athérosclérose) dans les vaisseaux sanguins.
          Le communiqué est lapidaire : «Aucune différence statistique observée entre le traitement et le placebo» n’a été observée sur le critère principal, en l’occurrence le volume d’athérome, observée par échographie des artères coronaires. Le PDG Jean-Louis Dasseux, s’est dit «surpris et déçu».
          Des billes dans la Nash
          Ce programme n’est pas le plus avancé chez Cerenis. La société mène actuellement un essai clinique finale baptisé TANGO, avec la même molécule, dans une maladie rare, la hypoalphaliporotéinémie familiale (FPHA). Les résultats devraient être dévoilés au troisième trimestre. Cerenis a d’autres molécules notamment CER-009 qui pourrait faire l’objet d’une première étude …”

          1. Les statines et autres hypolipémiants sont à la médecine ce que le fond Madoff était à la finance… Une gigantesque escroquerie !

      2. Franchement, qu est ce que cette propagande libertarienne vient faire ici ?

        1. il faut apprendre le sens des mots, hélas on peut reprocher aux scientifiques, s’ils ont l’esprit de géométrie, de manquer d’esprit de finesse. La rigueur dans l’analyse scientifique l’est également dans le sens des mots ou concepts. La “propagande” consiste à harceler des gens afin de leur faire entrer dans la tête des idées – en général fausses. Il y a donc ici 2 paramètres, comme disent les scientifiques.
          Or 1) je ne harcèle personne, et 2) Rien ne dit que mes idées soient fausses (elles ont été appliquées avec succès dans la plupart des pays civilisés, dont nous ne faisons pas encore partie hélas.)
          Démontrez moi donc que ces 2 “paramètres” sont dans mon discours, et vous aurez raison

          1. Il me semble que MdL a rappele hier que les discussions politiques n’etaient pas les bienvenues ici. J’ai trop de respect pour lui pour repondre.
            En passant, merci pour la lecon (et les generalisations sur les scientifiques). Ca fait toujours bien plaisir.

          2. Chuuuut !
            Phil est un mauvais “coucheur” mais tellement sympa…
            Ce qui n’a rien à voir (“coucheur”) avec “accoucheur” quoiqu’on puisse accoucher de biens des choses…
            Bienveillance !

          3. c’est promis, j’accouche plus, juré craché
            De toute façon j’ai perdu, mon mentor s’est fait exterminer et son ombre pâle est tombée dans le tonneau des danaïdes (celui qui n’a pas de fond), laissant place à 1 farfadet et aux chemises noires, moi je jette l’éponge, je rends l’âme, l’arme, ma carte ou les 3….

          4. Non mais découragé (pas par le site, par la conjoncture)…
            Etonné même de voir une si faible levée de boucliers envers des propos iconoclastes, entre les furibards qui n’osent rien dire et les aquiesceurs encore + discrets… Merci encore de ce joyeux moment de détente, c’est promis on revient au “factuel”, juré, juré, juré… Réglementaire

          5. @Phil
            Que ton renoncement tienne à aussi peu de chose que ces tristes confrontations politiciennes me surprend. Je me souviens d’un Filou mordant et mordu qu’aucune tracasserie électoraliste n’aurait pu perturber. Une canaille qui aurait pu en découdre avec la planète entière et qui, face à l’imminente apocalypse, aurait juré que demain il transformerait le monde en havre de paix et de polémique, les deux choses étant évidemment synonymes en sa logique subversive. Dis-toi que le roi est mort, alors vive le roi !

          6. @ Rico : juste 1 coup de blues pour souffler, heureusement c’est bon, t’es là, sans excès et d’humeur égale, ni parano ni maniaco dépressif… Faut que je me fasse 1 petit JJ Cale.

  2. Bon, puisque le vin est tiré il faut le boire jusqu’hallali… Sans références culturelles (mais c’est mieux comma ça), il est des comportements sociaux-politiques “déconstructifs” ou non-constructifs si on préfère. Explication de texte et exemple :
    Dans les années 80 on a arrêté d’exploiter le France (le bateau), 50% de personnel en trop pr aux autres compagnies et la CGT toute puissante. Plan de restructuration refusé net. On dit au zig du syndicat : mais si vous refusez les licenciements, c’est TOUT LE MONDE qui sera viré…
    Réponse du syndicat (dont e JURE l’authenticité) : “On s’en fout, c’est une question de principe”.
    La suite est connue, boutique fermée, tout le monde dehors. Et les principes sont saufs.
    L’analyse est passionnante autant que traumatisante, car ceux qui pensaient que le syndicat était là pour défendre “les travailleurs” en ont été pour leurs frais.
    En fait il était là pour défendre “une idée” et non des hommes, laquelle idée était : patrons salauds, le peuple aura ta peau. Bien sûr les patrons s’en sont sortis mais la CGT a eu la peau du peuple.
    Le discours “haineux-déconstructif” perdure, on a encore ici une belle brochette de sans culottes dont l’objectif n’est pas le bonheur de la classe ouvrière mais de mettre au bout d’une pique les têtes des Arnault ou Bolloré, créateurs de centaines de milliers d’emplois (chiffres exacts) mais ordures parmi les ordures. Ainsi bavant de haine et sans jamais toucher terre, on a au moins 2 candidats à la présidence de la République (qui en + se vomissent) prêts à faire par haine – et sans l’ombre d’un remord – le même sort à la France qu’au France…
    Sympathique ?
    faut voir

    1. Cher Monsieur,
      vous devriez écrire dans le Figaro ou le nouvel observateur. vous dites : “Arnault ou Bolloré, créateurs de centaines de milliers d’emplois (chiffres exacts)”. C’est vrai (vous ne faites pas dans la “pseudo-science” ne l’oublions pas !) c’est à cause de la CGT que le chômage augmente et la paupérisation aussi. Salauds de CGTiste. On devrait refaire comme dans les années 30 et se débarrasser de ces syndicalistes souvent communistes en plus ! Ces même communistes (ils étaient majoritaires au CNR désolé) qui ont permis : les congés payés, la retraite par répartition, la sécurité sociale. L’inculture historique c’est cela le mal pas la “matriarcalisation” du bon Dr Girard.

      1. Bon, je m’excuse d’avoir allumé cette mèche [comme disent les artificiers] ; d’autant que le discussion est très intéressante avec comme sous-titre potentiel : “du matriarcat au CGTisme”…
        Le retour aux années 1930 (pourquoi pas en Allemagne pendant qu’on y est… quand les nazis faisaient même la chasse aux catholiques) ne me parait pas une bonne idée… Quoiqu’on puisse certainement trouver encore des gens qui haïssent les cathos…
        Je propose de revenir à un sujet plus consensuel : l’obligation vaccinale ou comment “forcer” les politiques à s’engager (Oups !) sur ce sujet !

        1. “Les nazis faisait la même chose aux catholiques” ? D’où cela sort ? Pie XII que l’on appelait le pape “Allemand” a soutenu Hitler à 100% y compris après la guerre dans le sauvetage et recyclage de nazi (The Real Odessa: Smuggling the Nazis to Perón’s Argentina (Granta Books, 2002). Lire aussi Le Vatican l’Europe et le Reich de A Lacroix Riz – A Colin.
          Pour répondre aussi à Phil il y a toujours eu et vraisemblablement encore de la corruption dans le syndicalisme c’est même pour cela que s’est créé la CGT-U déjà en 1921. Mais cette corruption permettait de faire avancer les intérêts du grand patronat ! Donc, cher monsieur, on en revient toujours à la responsabilité du capitaliste qui détourne toute l’activité économique à son profit. Qu’il y ait des gens lâches et égoïstes c’est une évidence et c’est même la condition du maintien de ce système capitaliste.
          C’est cette même corruption et/ou lâcheté pour revenir à un sujet qui occupe ce site qui impose depuis 30 ans une médecine aux ordres des actionnaires !
          Parlez de politique, d’économie et d’histoire (marxiste bien entendu : la lutte des classes, la propriété des moyens de production…etc) qui explique les deux champs de connaissances précédents cela permet de comprendre ce qui se passe avec la santé dans ce pays.
          Bon je crois que cela va être censuré….

          1. Bon je ne censure pas totalement mais j’enlève un bout trop “politisé”…
            Vous dites : “Les nazis faisait la même chose aux catholiques” ? D’où cela sort ?
            C’est un fait historique indubitable et vérifiable (merci de procéder) : les cathos ont été eux-aussi persécutés par les nazis ; et peut-être que (je ne suis pas sûr) si le Vicaire de Rome s’est “prosterné” devant la barbarie, ce fut pour protéger quelques des siens…
            Puis-je me permettre de suggérer la lecture de cet excellent livre “La trilogie berlinoise” (P Kerr) dont les données historiques sont vérifiables…
            Et si vous aimez le Berlin des années 1930 et avez peu de goût pour un voyage au Goulag, voilà de quoi aider :
            https://www.youtube.com/watch?v=qKX2SQJeEWs

          2. @Chevalier
            Dear Caballero,
            Ce que je préfère dans la chanson accompagnée au piano, c’est quand on entend pas les paroles tellement le piano est au premier plan sonore. Ceci, me direz-vous, n’est jamais qu’affaire de goût.

          3. @ Chevalier :« Les nazis faisait la même chose aux catholiques » ? D’où cela sort ? » J’ai aimé la réponse de MdL à ce propos, car si ce Pape « Allemand » comme vous dites, n’a pas été très héroïque à cette époque, rappelez vous de ce diction : « Il est plus facile d’être héroïque une fois que courageux tous les jours ». Et, malgré ses défauts, il lui fallu du courage avant, pendant et après pour sauver ce qui pouvait l’être. C’est l’opinion d’un « Catho » ( que certains prononcent comme « scato » avec mépris – jamais deux fois devant moi, étant plutôt d’un tempérament de « Chevalier du Temple ».. . J’ai du mal à tendre l’autre joue!)
            Par ailleurs, étant d’origine frontalière de la Lorraine et de la Sarre, une partie de ma famille résidait chez les Teutons dans un village non loin de la frontière et durant la guerre, bien que la maison familiale dans laquelle elle résidait se trouvait proche de l’église ( très belle) c’est dans la CAVE de cette maison que se déroulait la MESSE par peur de nazis !!! Cette maison existe toujours et je peux vous envoyer une photo sur laquelle elle figure en perspective de l’église pour vous faire comprendre. L’autre partie de ma famille résidant en Lorraine, a été évacuée dans le centre de la France et n’a pas eu à trembler pour aller prier.
            Pardon d’avoir été un peu personnel dans mon exemple mais ceux qui vivent dans les zones frontalières comprendront ce qui s’est passé;
            @ Phil : Pour avoir travaillé la première partie de ma vie comme ouvrier, j’ai connu la CGT et ses manoeuvres de démolitions. Vous avez en partie raison, en partie seulement, beaucoup de grosses entreprises ont fermé mais aujourd’hui c’est le seul syndicat qui défende encore un peu le salarié, maladroitement certes et je ne suis pas toujours d’accord avec leur façon de faire, mais il a le mérite d’exister et de résister ce que les autres ne font pas et signent hypocritement tous les accords bancals que le grand patronat leur propose en acceptant des délocalisations et du n’importe quoi.
            Bon j’arrête là, je respire. Santé à tous.

          4. Merci !
            Pragmatique et transparent.
            C’est ce qui manque ces jours de grandes fêtes politico-médiatiques ; qu’est-ce qu’on peut entendre comme conneries dans le poste !
            Et sur tout l’échiquier !
            D’un extrême à l’autre, Bon Dieu qu’ils sont cons ! Ça donne envie d’être “modéré”…

          5. Chère Inoxydable,
            concernant le pape il ne s’agit pas de “courage” mais d’un individu avec toute la hiérarchie de l’église régulière et séculière qui a collaboré et soutenu, y compris après guerre les nazis ; à lire : http://www.armand-colin.com/le-vatican-leurope-et-le-reich-2e-ed-de-la-premiere-guerre-mondiale-la-guerre-froide-9782200242923
            Concernant des catholiques qui ont pu s’opposer au nazisme il y a en surement eu. P Eluard : “celui qui croyait au ciel celui qui n’y croyait pas”. Que les allemands avaient peur pendant le règne nazi c’est une évidence car à cette époque il ne fallait surtout pas se faire remarquer. Mais dire que les catholiques ont été persécutés par les nazis par ce qu’ils étaient catholiques, désolé cela ne passe pas. Merci de me fournir des références autre que celles fournies par MDL qui sont littéraires pour l’heure.
            Enfin, étant issue moi même d’une famille catholique j’arrive à avoir des liens affectifs avec des catholiques malgré des opinions politiques très différentes : ce n’est pas toujours facile.

  3. Et hop! J’élève le débat!
    Sans tomber dans le piège de glorifier les anti-communistes primaires auxquels j’appartiens depuis toujours, parce que c’est interdit par le règlement (qui d’ailleurs a l’air de flotter un chouïa ces temps-ci).
    20 cm au dessus du plus haut suppositoire en orbite, ici;
    http://www.jim.fr/medecin/actualites/medicale/e-docs/lombalgies_presque_une_impasse_therapeutique_164032/document_actu_med.phtml
    Amusant, non? Aucun traitement de la lombalgie ne marche vraiment! Ont-ils testé l’hydrotomie à votre avis?
    C’est dur d’avoir raison tout le temps…

  4. @Phil
    Ah voilà Phil… vos commentaires m’obsèdent (oui, je sais bien que c’est certainement à l’insu de votre plein gré, mais quand même… le fait est…). Peux plus regarder tranquillement un discours “transgressif” sur les patrons, sans penser à vous… Impossible de profiter d’un truc qui a plus ou moins trait aux multinationales versus les ‘sans grade’ sans avoir direct envie de le partager avec vous (et après, ça fait encore des hors-sujets, comme si je n’en faisais pas déjà assez). Promis, c’est la der des der… parce qu’en plus, F.Ruffin n’est pas très consensuel…!
    Bon mais sinon… POUR (ou contre?) la délocalisation de l’hémicycle en Pologne 🙂 parce qu’ils nous coûtent bien chers, nos élus-ues (non?) et souvent leur travail est plus que discutable (n’est-ce-pas)… ou absents sans raison (on le sait bien, ça)… et toussa (noterez, j’espère, l’effort pour trouver de réels motifs de consensus avec vous 😉 ) ?
    http://www.telerama.fr/cinema/regardez-le-discours-engage-de-francois-ruffin-cesar-du-meilleur-documentaire-pour-merci-patron,154580.php#1GyMpPVqTKlePVXE.01
    Belle journée à vous, Phil… pfff et à Snoopy !

    1. C’est ce qu’on appelle une “connexion”
      Rien que du bon à faire avec ça
      Mais vous avez tout percuté, rassurez-vous j’ai souvent tort, mais please ne traitez pas “d’à priori” une simple opinion contraire. Jeune déjà j’étais anti-communiste viscéral, à quoi leur réponse était : “Anti-communistes primaires”, à quoi notre réponse était : primaire ET secondaires
      Vous n’avez pas connu ces années-là, c’était dur d’être 1 salaud ( Sartre : “on ne peut pas être communiste sans être un salaud”, c’est qu’on a de super prophètes chez nous, la patrie des droits de mon oeil.)
      Ben on a tenu le coup. On a eu raison…
      pardon pour ceux qui s’en foutent, mais Françoise valait bien ça

      1. Sans vouloir être l’historien “de service”, je voudrais simplement rappeler que Jean-Sol Partre n’est pas forcément une référence… Il a même été maoïste…
        Mais sans jeter des pierres à quiconque, il ne faudrait pas confondre nos sympathiques militants d’aujourd’hui avec les horribles staliniens d’hier qui, pourtant, eurent la sympathie de gens sympas, Montand (Yves) et quelques autres qui n’avaient pas eu la chance de croiser quelques situationnistes ou pré-situationnistes égarés de l’époque qui déjà dénonçaient la Société spectaculaire marchande…
        Là, je tends la perche à quelques autres égarés très contemporains…

        1. Chez moi les égarés on les appelle plutôt des fadas…
          Sartre et pourquoi pas Maurras pendant que l’on y est ? Des gens qui étaient déjà vieux en leur jeunesse ! C’est vrai que l’époque a un faible pour un violent retour en arrière, comme si les révolutions des 18, 19 et 20ème siècles l’avaient affreusement contrariée. Cela me rappelle un de nos contemporains qui aimait voir l’Histoire comme un mouvement de ressac, avec flux et reflux, et notre reflux présent comme une incroyable traversée du désert. Il est certain que notre temps peine à engendrer des révolutionnaires dignes de ce que le passé nous a laisser en héritage. Il est assuré que la prochaine vague sera un mémorable bouleversement qui laissera ses contemporains médusés. Et à ceux, tentés par le retour des vieilles idées réchauffées comme illusion de modernité, je conseille la lecture d’une Chahdorttt Djavann qui dans sa “La muette” nous dresse le tableau du retour de la bête immonde.
          Santé et lumière méditerranéennes

          1. @Ricomart
            … sacrée “lumière” 🙂 , que vous nous proposez là … Chahdort Djavann (et hop, un t de moins pour équilibrer le votre en trop – nous avons une “connexion” très spéciale tous deux, non, avec les “t” ? et malgré que ce soit le printemps qui arrive…).
            Et encore une belle lecture qui va passer direct prioritaire, évidemment…. devant tant d’autres déjà en file d’attente, tant pis….
            Merci infiniment, Rico, et très belle journée.

        2. Yves Montand “sympa” ? De quel époque ? celui du début des années 80 qui nous faisait des émissions (“Vive la Crise”) sur le capitalisme triomphant ? Quant aux “horribles staliniens” il faut voir l’histoire réécrite par les historiens “révisionniste” ( On les appelle comme cela car ils travaillent sur archives comme de vrais historiens et non pas comme des leaders de la propagande du grand Capital) : il voient l’histoire de l’union soviétique et des “staliniens” qui l’ont soutenu bien autrement. Voir par exemple : Grover Furr, Roger Keenan.
          A lire aussi de l’historienne (communiste, eh alors !) A Lacroix Riz : Le Choix de la Défaite, Aux origines du Carcan européens
          Lire aussi de Henri Alleg : Le Grand bon en arrière.
          Enfin, à l’attention de ceux qui sont des “anticommunistes primaires et secondaires” il faudrait éviter de cracher dans la soupe notamment celle mitonnée par le Conseil National de la Résistance et des ministres communiste de 45 à 48… Beaucoup de communistes ou syndicalistes ont été assassinée par les ligues fascistes (cf. La cagoule du colonel de La Rocque) dans les années 30 puis mis en prison ou fusillés dès 39 ou à la suite du Pacte de non Agression germano-soviétique).
          Enfin pour répéter un propos de A Lacroix Riz : l’extreme droite est une solution de rechange dans les grandes crise du capitalisme qui la finance !

          1. Oups !
            Bon, on s’arrête là ; sinon…
            Cela dit, c’est vrai que le Conseil National de la Résistance (qui se réunissait entre autre au Château d’Uriage à moins de 20 kilomètres de chez nous) c’était beau !
            Z’avaient du coffre, communiste ou pas…
            Aujourd’hui, on a quoi ?

      2. @Phil
        Merci Phil. ‘Connexion’ … voyons, voyons… … quelque chose à voir avec ‘attachiant’ de Minoque ??? (non, non, ne vous fâchez pas, ne dites rieeeen: je plaisante juste 😉 ).
        Bien sûr, je n’ai pas vraiment vécu en direct les années dont vous parlez… mais j’ai été très souvent fascinée par les communistes convaincus en France. Si je comprenais -très bien même- qu’on puisse croire en la “doctrine” et en l’idéal d’une certaine société… hors contexte, pourtant, je ne comprenais pas qu’on puisse défende ce qu’on soupçonnait bien qui se passait ‘en réalité’ à l’Est… Ce déni si grossier -que j’ai souvent interrogé (et les interlocuteurs étaient totalement sincères, ils ne feignaient pas, sûr, et n’avaient aucun intérêt perso non plus)-…. me fascinait, oui, c’était le mot…
        On retrouve cependant ‘dénis’ comparables de façon très courante… aujourd’hui et pour bien d’autres choses.
        C’est difficile de se remettre dans le contexte d’une autre époque donnée. Même à court terme. Quand je vois dans mon entourage professionnel, l’évolution, le déni (oui, aussi) ou les grand-écarts 2007 versus 2017 de la part de gens dont certains semblent sincères (dix ans, c’est peu… et pas seulement à l’échelle des temps géologiques!), je suis effarée et j’ai un peu peur aussi… la mémoire est si courte…
        Bref… 10 minutes de méditation (oui, voilà, du yoga, si vous préférez…) et on va bien trouver quelque bonheur à la belle journée qui arrive, quand même (mais siiiii, vous aussi et même Snoopy aussi 🙂 ). Le printemps arrive Phil ! le printeeeeemps….
        Pardon pour ce nouveau hors-sujet, rhoooo, j’arrête… promis!!!

  5. @Phil
    Maniaco-dépressif, comme tu y vas,
    Je veux bien faire un effort de maniaquerie mais pour la polarité suivante tu repasseras. Bon, on a bien compris que tu repousses la main secourable d’Akira, libre et désintéressée, ainsi que mes précieuses préconisations.
    Ton plombier? Tu connais la dernière vanne en cours à Lille 2?
    C’est l’histoire d’un neurochirurgien qui rentre chez lui après avoir opéré toute la journée et manque de chance, ses toilettes sont bouchés. Il appelle un plombier qui répare en dix minutes et qui lui tend une facture, 500 euro; Le Confrère se cabre et proteste, comment? 500 euro pour dix minutes, c’est ce que je gagne en une semaine? Je sais lui répond le plombier, ça m’énervait aussi à l’époque, quand j’étais neurochirurgien…
    Bonne semaine avec ou sans technique instrumentale!

    1. Je suis inquiet, sphincter anal, suppositoires, vécés bouchés… serait-ce une névrose obsessionnelle ?
      Maniaco-dépressif ? provocation policière…

  6. en l’occurrence, c’est la patiente qui choisit:
    – la science based medecine ( et pontes subventionnés) disent non: on met la sauce, à fond
    – des équipes hospitalières (chiffres à l’appui) disent : nous on sait choisir/trier et on a un taux de succès raisonnable.( en baissant la posologie…)
    (c’est un peu comme chez Delepine…)
    La patiente (si elle est au courant…) peut choisir entre l’un ou l’autre; le choix du praticien impliquant alors quasi-nécessairement le choix de la posologie

  7. Essais vs compilation
    Dans un essai de phase 4, open label, avec tirage au sort, d’optimisation de posologie (molecule ayant son AMM), teste la non infériorité avec un ecart admissible de 12%. L’hypothese n’est pas invalidée mais de justesse: big pharma crie haro sur le baudet.
    Les pontes enterrent le truc
    Les medecins (hospitaliers, donc, ne pouvant falsifier) qui, hors essai, sur des patients choisis ont expérimenté et compilé leur resultats, obtiennent des resultats tres satisfaisants.
    Nombre de patients similaires
    Faut il rejetter une pratique, guidée par des incides et sur flair clinique, au titre de ce que l’essai formel aura ete alarmant ? ( je crois me souvenir qu’il a ete interrompu ou du moins pas de follow up et abandon par les expetimentateurs)
    A qui donner raison? Le patient doit il se detourner des praticiens qui disent savoir s’y prendre?

    1. La médecine est un art ; et un métier « à risque » !
      Comme disait quelqu’un récemment (peut-être est-ce moi ?), quand on est dans le doute, on vérifie le niveau d’expertise puis le degré d’indépendance ; et si ça ne suffit pas, “dans le doute on s’abstient” car “primum non nocere” …
      Un art vous dis-je !

  8. @ Phil
    …”en agissant sur la tension inconsciente du sphincter anal”..
    Euh! On a des images de ta méthode? Et puis dis, si tu obtiens l’extension consciente de ton sphincter anal, c’est pas un peu dangereux pour la moquette de ton salon à la longue?

    1. j’étais sûr que ça te plairait
      la prochaine fois on parlera constipation
      @françoise : ne soyez pas chagrinée, c’est 1 excellent exemple de “changement de paradigme”, survenu en l’occurrence après un congrès d’urologie il y a une quinzaine d’année. Le “Syndrome de douleur pelvien chronique” est + fréquent chez les femmes que les hommes, il a fallu des décennies pour en changer le nom. Cela fait partie aussi des “maladies honteuses” (car pipi-caca, Cf tjrs Freud) très répandues mais cachées, c’est pour ça que vous ne savez pas… Or le blog que j’inaugurai sur le sujet en 2005 a eu 500.000 visites individuelles et 2 millions de pages lues, ce qui pour une maladie “confidentielle” est assez étonnant. Et la désespérance du courrier des lecteurs – surtout lectrices – est poignante, car nul ne s’occupe d’eux. Personnellement je suis guéri à 95% grâce au Dr Wise et son livre (que j’ai traduit, puis qu’il a édité en Français : “A Headache in the Pelvis”). Si cela pique votre curiosité et soif de savoir forcément intacte, c’est ici : http://phil443.unblog.fr/

        1. Tout juste !
          Au départ Wise est psy, il connait toutes les méthodes dîtes “alternatives” et les ravages du stress…

      1. @Phil
        Merci Phil! Pas chagrinée du tout de ce ‘changement de paradigme’, mieux vaut admettre une erreur et changer de perspective, plutôt que de persister dans l’erreur (les médecins devraient mieux cultiver cette humilité, d’ailleurs, pour beaucoup d’entre eux, me semble-t-il…n’est-ce-pas?); et puis, c’était aussi un peu pour vous plaisanter… à l’approche du week-end et du printemps et toussa.
        Merci pour l’adresse du blog (j’avoue : j’avais déjà parcouru en diagonale quelques articles, quand j’avais ‘trouvé’ votre blog… curieueueuse que je suis, va!…).
        Et j’adore quand les maladies se soignent à long terme ou en maintenance avec… du yoga ou des trucs du même genre!!! Ici, ça me fait penser à des techniques de sophrologie, chouette!
        Merci pour ces infos,… et pour ces relatives bonnes nouvelles en fait 🙂 … de maladies qui se soignent ‘naturellement’.. à condition, vous dites vrai, de trouver le médecin qui va bien (moins facile, peut-être, même aujourd’hui?).

    2. Ah, la methode reprimee par l’Eglise est reservee a la section du site pour les personnes majeures … et vaccinees :-)))

      1. C’est vrai ça Maître, vous êtes encore là?
        On vous a pas dit, mais avec Akira, on s’est causé.
        A la semi-ancienne certes, que par téléphone. Mais quand même!
        Vif plaisir commun.
        La voix d’ Akira s’entend franchement comme trentenaire et masculine, à moins d’une surprise à type de nodule de corde vocale grosse comme un oeuf de caille, je peux annoncer ce soir avec toute la responsabilité légale qui m’incombe qu’Akira est un vrai Matou, et à poil soyeux.
        Vous savez ce qu’il réalise avec sa vie professionnelle le mec, en plus? Il lance des satellites géostationnaires, le fumier! Il est Astrophysicien!
        Pendant ce temps-là moi je rédige des ordonnances de suppositoires, charmant équilibre que la vie distribue aveuglément aux uns et aux autres par-delà la Planète…
        Le plus cocasse, c’est que pendant qu’il me prépare mon avenir cybernétique de vieillissant il a encore besoin de mon avis, elle est pas merveilleuse celle-là…
        L’interpénétration de la vie vous croyez Maître? y’a des textes incompréhensibles écrits la dessus, sûrement?
        Il est vraiment sympa, Akira, il propose même gratuitement à Phil des p’tites techniques instrumentales réprouvées certes mais si elles sont efficace?
        Phil? On relève les copies Lundi matin, dis-nous ton soulagement, tu vois même si l’Astrophysique française s’intéresse à tes tensions inconscientes …
        Si Akira ne te suffit pas j’appellerai Poutine, attention, à ta place, je choisirais de guérir avant.

        1. tu parles de l’usage de matraques télescopiques ?
          Manipulée par Poutine ?
          pas bon, c’est contondant

          1. et soigne ton spleen, espèce de maniaco-dépressif
            et prescris un suppositoire à Akira, il ne passe pas son temps dans les étoiles mais à rédiger des rapports pour son chef caractériel

          2. Pense aussi à mon plombier qui fait 60% de son chiffre en débouchant les sanitaires, et bénis le ciel de t’avoir donné un métier aussi beau

        2. @Dr Vincent
          … mais quel plaisir vous nous faites à donner des nouvelles, Dr Reliquet! Que c’est émouvant!
          Akira, tout ortho-scientifique il y a à peine 3 mois… et qu’on a vu quasiment en direct basculer dans vos mains bienveillantes, Dr V.R., et du coup, du bon coté de la force.
          Merveilleuse évolution et chouette association synergétique …
          La puissance de la bienveillance aussi, si subtilement illustrée !!! …
          J’aime tant ce genre d’histoires….
          Qui dira encore que ce site n’est pas un site de rencontres?!! D’ailleurs, j’observe bon Dr Michel de L. que vous avez lâché prise, vous aussi (à force de vous lier à des instituts de yogathérapie et de vous compromettre dans pareils lieux de perdition, c’était prévisible…) et que vous ne sortez même plus votre pancarte d’avertissement ad hoc, si peu crédible 🙂
          Belle journée à tous-toutes.

  9. @Dr_MicheldL @Dr_VincentR
    Merci! Trop bien, quand vous faites une battle ‘pour de rire’ et que nous (moi, plutôt, en tous cas), on apprend le sens de jolis mots, dont on ignorait jusqu’à l’existence. Squalène… wouah!!!
    @Phil
    Et vous Phil, qui nous apprenez que les prostatites touchent surtout les filles… Pourquoi pas vacciner les gars contre le HPV pour les protéger du cancer du col de l’utérus, tant que vous y êtes… non?

  10. Prostatite…
    Question d’actualité… Sujet brulant, oserai-je dire…

  11. Ben… squalenes et immunité, donc je me suis laisser aller à l’idée que peut être…

  12. Tombé dans rien!
    Vous supputez des choses avec votre aromatase parce que ça vous arrange, la voilà la vérité! Et qui nous dit que les statines n’interférerait pas directement dans sa synthèse ou un de ses co-facteurs, et pourquoi on parle jamais des squalènes dont la production baisse sous statines et dont l’action sur l’immunité est telle qu’on en ajoute dans les vaccins, mmmh? Et là, je tombe dans un autre piège ou c’est vous qui tombez sur un os??

    1. C’est idiot !
      Leur question est débile.
      La bonne question serait : le cholestérol peut-il être impliqué comme précurseur des hormones sexuelles qui sont elles-mêmes (personne ne peut le contester) impliquées dans les cancers hormone-dépendants ?
      Quelle est la réponse ?
      Quels sont les cancers hormone-dépendants ?
      Vous avez 3 heures. je ramasse les copies à 23:00 heures françaises…

      1. 1. Les hormones sexuelles d’origine gonadique sont des stéroïdes dérivant du cholestérol.
        2 . Les cancers du sein, de l’utérus, de la prostate, des ovaires.
        Je peux aller me coucher?

        1. Bravo !
          Devoir suivant : les traitements anticholestérol diminuant, en théorie [tout le monde n’est pas d’accord], le niveau des hormones sexuelles (production, taux sanguins), quels effets peut-on attendre des traitements anticholestérol sur le risque ou la sévérité des cancers hormone-dépendants ?

          1. Fastoche!
            Y a qu’à voir les surcroîts de cancer du sein chez la femme et de prostate chez les hommes statinés pour s’apercevoir d’emblée que la piste est mauvaise.

          2. Tombé dans le piège !
            Ce qui n’est pas le cas de Orbes (cf. son petit billet envoyé le 23/02/2017 à 11:36).
            Mon point de vue ci-dessous, sous réserve que je me trompasse ; ce qui n’est pas impossible mais fort peu probable (p<0.05) vu que je vais rester réservé par prudence professionnelle...
            Si réellement les statines en abaissant le cholestérol diminuent le substrat de production des hormones sexuelles, nous devions avoir une accélération du vieillissement des individus par manque d'hormones sexuelles. C'est effectivement ce que nous voyons (vieillissement accéléré et diminution des taux d'hormones sous statine) sans pouvoir affirmer la causalité.
            Si il y a réellement une diminution de la production d’œstrogènes sous statine, nous devrions avoir des conséquences visibles sur l'incidence, la sévérité et les récidives des cancers du sein hormone-dépendants. Ce serait logique et conforme aux théories que personnellement je défends. Ce qui ne veut pas dire qu’il faille donner des statines pour diminuer les œstrogènes et le risque de cancer du sein hormone-dépendant, évidemment. Il y a d’autres médicaments beaucoup plus efficaces (les anti-œstrogènes) pour aider les patientes atteintes de cancer du sein. Certains auteurs (des épidémiologistes observateurs ; pas d’essai randomisé) défendent cette ligne de raisonnement. Par exemple, “Cholesterol, Cholesterol-Lowering Medication Use, and
            Breast Cancer Outcome in the BIG 1-98 Study”; Published at jco.org on February 13, 2017. Pour eux, donc, les statines pourraient avoir quelque bénéfice dans le cancer du sein hormone-dépendant. Ce serait conforme à la théorie que les statines accélèrent le vieillissement via une privation hormonale relative.
            Je ne suis pas contre a priori (je trouve cela plutôt satisfaisant sur le plan théorique). Mais en fait, les choses sont probablement plus compliquées car il ne suffit pas de compter les hormones, il faut aussi tenir compte des récepteurs sur les tissus, notamment sur les cellules tumorales… Ça devient compliqué !
            Pourquoi dis-je ça ?
            Parce que si le raisonnement sur le cancer du sein hormone-dépendant est acceptable, nous devrions avoir la même chose avec celui de la prostate (mais avec la testostérone) qui est lui-aussi hormone-dépendant que l’on traite aussi avec des anti-hormones et apparemment de façon satisfaisante. Et là ce serait plutôt le contraire : avoir un cholestérol bas semble aggraver le pronostic du cancer de la prostate [par exemple, en termes d’incidence : “Cholesterol and prostate cancer risk: a long-term prospective cohort study” in Heir et al. BMC Cancer (2016) 16:643]. Les donnée concernant les statines sont plus obscures (pas le temps de détailler).
            Peut-être l’explication (sans parler des récepteurs) se trouve dans le système enzymatique qui transforme la testostérone en œstrogènes, les fameuses aromatases qui sont inhibées par certains polyphénols, notamment ceux du vin et du thé…
            Bon, j’arrête là ; c’était juste pour montrer qu’il faut se garder de raisonnements trop rapides et rester ouverts à toutes les éventualités…

          3. Je joue le jeu et faire le clown blanc, bien que me doutant qu’un piege subtil va se refermer
            Statines a hautes doses, donc moins de cholesterol, donc moins d’hormones sexuelles donc moins d’agressivite des cellules cancéreuses. Ouf!
            Hughhh!

          4. Dans une maladie dénommée à tort prostatite ( le mot savant est CPPS, Chronic Pelvic Pain Syndrom car touche + les femmes que les hommes ! ), et dont j’ai eu l’horreur de me faire la spécialité, l’intensité des symptômes diminue avec l’âge, car avec la production d’hormones sexuelles…

          5. Est-ce que les symptômes ont diminué avec les statines ?
            Cela dit, je suis étonné qu’on vous ait laissé souffrir. Quoique n’étant pas un s’spécialiste de la prostate, je crois pouvoir penser qu’on peut traiter ce genre de trucs avec (au moins au début) des antibiotiques puis des positions yogistes…

          6. Il s’agit de maladies “abactériennes” ce qui en fait leur charme et leur irrésolution, elles demeurent à ce jour de nature inconnue et l’urologie, en échec, refuse d’en entendre parler. Il faut aller aux USA (15 millions de patients, ça rentabilise) pour avoir un début d’approches, la relaxation du plancher pelvien, est, en effet, une méthode excellente, en France connait pas… Et elle se pratique en agissant sur la tension inconsciente du sphincter anal… Mais cela nous éloigne du sujet, à l’époque les statines ne faisaient pas parler d’elles…

  13. La stratification ou la randomisation par bloc me semblait suffire a l’affaire…
    Je reprend mon exemple ou une intervention soigne X mais reveille la tuberculose.
    On aura A > B , en Belgique, mais l’inverse en Afrique du Sud… Mais A > B partout, si on fait un screening intelligent. Je m’inquiete de ces grands essais intercontinentaux (genre hope3) …
    Dans un essai un peu ancien, les auteurs avait fini par reconnaitre une influence geographique determinante (la vaste majorité des cas dans une seule region)… 5 ans après la premiere publication… correctif dans une sous note de derniere page que personne n’a lu…
    J’ai en tete un autre essai ou l’efficite de la molecule allait en se deteriorant, lentement mais surement, jusqu’a froler les conditions de rejet, mais, dans la toute derniere periode tout est rentre dans l’ordre, sans que cela ne choque qui que ce soit, puisque c’était du double aveugle ( mon oeil !)

    1. On est tout-à-fait d’accord.
      Vous travaillez pour BigPharma ?
      Si c’est non, vous devriez postuler…
      Ceci n’est pas une consultation chez un DRH.

      1. Pour les statines ça sent de plus en plus le roussi!!
        Dans l’essai PARADIGME sur l’ENTRESTO géniââââl traitement de l’insuffisance cardiaque qui ne fait pas mieux que le traitement classique, à l’inclusion des plus de 7000 patients en insuffisance cardiaque seuls 57% des patients prenaient une statine tiens tiens !!

        1. Comment s’appelle déjà ce fameux essai qui montrait que les statines étaient super efficaces pour les insuffisants cardiaques??

  14. Rien à voir avec l’hypothèse primaire, il s’agit d’une question sur l’hypertension artérielle.
    Une amie de 65 ans est traitée pour HTA (Valsartan 80mg) avec des chiffres de 17-18 de maximum et 10-12 de minimum avant traitement.
    Dans votre livre “Prévenir l’infarctus”vous écrivez qu’il peut y avoir des stigmates d’HTA au niveau du muscle cardiaque.
    Mon amie n’a jamais eu de consultation en cardiologie, elle n’a fait qu’un bilan biologique lors de la découverte de son HTA.
    De quelle façon met -on en évidence les stigmates cardiaques?
    Merci .

    1. Hum ! Pas bon ça ! Faut pas lui répéter !
      On ne traite pas des chiffres ; on traite des symptômes chez des vraies personnes !
      Devant toute hypertension (prouvée), on cherche une cause certes [95% voire plus, y a pas, c’est que du “mode de vie”] mais aussi les conséquences : l’oeil, le rein et le coeur…
      Et je ne parle pas des coronaires.
      Pour savoir si le coeur (le myocarde) a souffert de cette hypertension, on doit mesurer l’épaisseur des parois du myocarde par échocardiographie.
      Valsartan ? Hum ! Moi pas aimer les sartans !
      Ce n’était pas une consultation !

      1. Merci de votre aide.
        Concernant le Valsartan, il a été prescrit en remplacement du Périndopril du fait d’une toux sèche persistante qui a été explorée sans cause retrouvée mais qui a permis de découvrir un goître thyroïdien!
        Je crois avoir lu quelque part que vous préfériez, en première intention, un antihypertenseur de la classe des diurétiques thiazidiques.

        1. Le Périndopril fait tousser ; c’est un grand classique des IEC et c’est très fréquent ; qu’on ait cherché une autre cause à cette toux donne une idée de…
          Par la même occasion on découvre un goitre qui ne demandait rien (je suppose) ; j’espère qu’on le laisse tranquille…
          Ceci n’est pas une consultation.

          1. Effectivement ce goître ne demandait rien et quelques examens plus tard (échographie, ponctions de 2 nodules , scintigraphie, on le laisse tranquille mais on le surveille.
            Je ne me suis pas posé la question (on a tellement pris l’habitude d’être sous surveillance ici et ailleurs?) du pourquoi de cette surveillance mais maintenant je me la pose!!!
            Pouvez-vous encore une fois m’aider?
            Merci

          2. Oui mais la toux ça peut être tellement de choses il faut s’acharner à trouver kokch’est comme on on dit en ch’ti !
            Ça me rappelle cette patiente sous CRESTOR qui se plaignait de douleurs des membres et qui a passé 10 jours en neurologie pour un bilan exhaustif de ses douleurs avec lettre de trois pages à la sortie pour dire que le bilan était négatif et pas un mot sur la possible responsabilité du CRESTOR.
            Amélioration spectaculaire moins de deux mois après l’arrêt!!

      2. Mais les cardiologues adorent ; que ce soit les IEC ou les sartans on note fréquemment comme effets secondaires non connus des prescripteurs : asthénie, douleurs articulaires ou musculaires et aggravation d’un asthme existant.
        J’ai le cas d’un patient asthmatique avec qui la pneumologue s’arrachait les cheveux et voulait faire une biopsie pulmonaire que le patient a refusé. L’arrêt du sartan a suffi pour que l’asthme devienne parfaitement contrôlable avec un traitement de fond standard.
        Un cardiologue à qui je demandais si on pouvait arrêter le sartan chez une patiente bronchitique chronique me répondit qu’il attendait “des recommandations officiels”. Dans un trentaine d’année donc…

        1. C’est là qu’on peut agir : j’entends trop souvent ‘je ne peux pas déprescrire tel ou tel médicament car s’il arrivait quelque chose, on me le reprocherait’. A quand la liste officielle des médicaments supprimables de l’ordonnance sans mettre le déprescripteur au tribunal ? Qui écrit aux députés ?

          1. On va d’abord totalement “innocenter” le Dr deL ; puis on racontera l’affaire qui fera jurisprudence, bla bla ; juste un peu de patience !

  15. Dr de Lorgeril,
    Très éclairant tout ça!
    Très utile pour convaincre ceux et celles qui croient aux recommandations officielles
    concernant la prescription des statines et à leur efficacité.
    Merci de nous donner matière à réflexion et à action.

  16. @Dr MdL
    Merci Dr Michel de Lorgeril, c’est si intéressant ce que vous nous donnez à lire !
    Question complémentaire : l’hypothèse primaire ne me permet donc de tester qu’un SEUL dosage ? Ou puis-je diviser mon groupe testé ‘non-placebo’ en X sous-groupes recevant des doses différentes? Je comprends que non, mais…
    Question corollaire : est-ce je peux tester plusieurs fois une nouvelle hypothèse primaire sur un médicament, une hypothèse primaire après l’autre?
    J’imagine qu’un essai pareil ne se fait pas aisément… mais je ne comprends pas alors comment on passe à la prescription (cellle des médecins) en cas d’essai concluant?

    1. Si un essai est concluant (selon l’industriel et les experts rémunérés ; mais en l’absence de revue des données par des experts indépendants), l’industriel dépose une demande de commercialisation auprès d’une Agence accréditée (nationale, européenne, américaine) ; autrement dit, il soumet un résumé des données qu’il a accumulées (mais qui ne sont jamais vérifiées par les employés des Agences) pour justifier.
      Les professionnels (employés de l’industriel) qui rédigent ces rapports sont souvent des ex-fonctionnaires des Agences et connaissent parfaitement les erreurs à ne pas commettre pour ne pas “froisser” leurs collègues des Agences qui, eux-mêmes, ne souhaitent pas “froisser” les employés de l’industrie car ils espèrent beaucoup (ils en rêvent la nuit) être recrutés par l’industrie et ainsi tripler leurs maigres salaires de bureaucrates.
      Aucune règle n’interdit à un bureaucrate d’une Agence de démissionner pour être prestement recruter par un industriel ; ça s’appelle des “portes tournantes” ou du pantouflage ; un grand classique de l’époque ; un peu comme le processus de blanchiment… Ça y est je m’énerve…

      1. @Dr MdL
        Ah, surtout, ne vous énervez pas…; l’objet de nos questions n’est pas de vous mettre en colère… Chuut… ah oui, c’est bien ça : le bruit du printemps qui arrive déjà… Voilà, ça va mieux? … Sinon, après, j’oserai plus vous poser des questions, alors que c’est très intéressant et que vous nous informez si bien…
        Peut-être y a-t-il des épisodes à venir encore et que j’anticipe trop, mais… cela m’intéresserait bien de savoir quels sont les critères pour que l’essai soit déclaré “concluant”? Suffit-il de répondre OUI à l’hypothèse primaire (que je définis moi-même sur le médicament que je veux tester, donc… bizarre… je suis un peu juge et partie, là aussi…)? Ou bien : est-ce que l’autorisation de commercialisation s’appuie sur des critères qui lui sont propres? J’imagine que de toutes façons, c’est vicié à ce niveau là aussi, mais sur le mode théorique, quel est processus?
        Vous avez le droit de répondre que ça viendra dans un épisode à venir, hein…

        1. L’essai est déclaré « concluant » s’il vérifie l’hypothèse primaire ; la commercialisation est une autre chose qui vient en principe “après” que les données scientifiques aient été approuvées. En principe (encore), une Agence ou une Académie exige plusieurs essais convergents pour admettre qu’un médicament est utile et pourrait faire l’objet d’une commercialisation (mise sur le marché ou obtention d’une AMM).

          1. @MdL
            Merci pour ces nouvelles explications… ! Mais… cela signifie que je peux mettre une hypothèse primaire très peu exigeante.. De sorte que la moindre efficacité du médicament la voit se vérifier.
            J’ai tout intérêt à mettre que le médicament améliore le cas des patients dans 15% des cas? Prendre des risques avec une hypothèse primaire exigeante est inutile?…. Quelque chose m’échappe dans le processus ou est-ce vraiment ainsi?

          2. Si vous démontrez que votre médicament diminue le risque (relatif) d’une maladie de 10 ou 15%, vous avez peu de chance d’obtenir un remboursement significatif de votre médicament (par l’état) ou de convaincre les médecins de prescrire ; surtout si quelques effets secondaires adverses sont rapportés…

          3. @MdL
            Ah, merci. Voilà, bien sûr… des stades ultérieurs avec des critères propres (remboursement, intelligence-conviction des médecins)… Les médecins sont donc informés en détails des résultats de l’essai clinique pour tous médicaments?
            J’entends ici et là des médecins à l’hôpital qui évoquent des chimiothérapies (cancer) efficaces dans environ 15 ou 20% des cas… cela me semble si peu… mais pris en charge à 100%, bien sûr… Si les patients savaient…
            OK, je comprends que c’est au cas par cas… selon pathologies, selon arsenal disponible,… compliqué…
            Question (dernière, promis, mais c’est si intéressant de comprendre).
            Quand un médicament est déremboursé… est-ce que cela veut dire qu’il y a des étapes postérieures à l’essai clinique, pour tester l’efficacité dudit médicament (ou ses effets secondaires), qui viennent ré-ajuster les données initiales de l’essai clinique? Ou est-ce que cela veut juste dire qu’on a changé les critères et règles, pour autoriser le remboursement d’un médicament?

          4. Pendant des décennies on a commercialisé et remboursé des médicaments qui n’avaient pas été évalué par des essais cliniques…
            On fait le ménage de temps en temps ; on dérembourse qu’ils disent…
            Un exemple : le Médiator ! 35 ans sur le marché ! Aucun essai clinique justifiant sa présence et son remboursement !

      2. En fait, tout est organisé pour que la mafia ne soit pas empêchée d’être à l’oeuvre, quoi…. Aucun garde-fou, rien, c’est ça que vous nous dites?…

          1. Et les essais de “non infériorité” pas mal non??
            Exemple EUCREAS un antidiabétique pas inférieur à un autre traitement et ASMR V soit amélioration du service médical rendu nulle mais remboursé et largement prescrit par les diabétôlôgues qui comme tous les spécialistes adoooorent les nouveaux médocs même sans intérêt allez comprendre !!

  17. Il y a des limites pratiques au double aveugle…
    Exemple un essai (imaginaire) : 1 mois de chimio vs 3 mois de chimio…
    Role de la geographie dans les essais : exemple hypothetique : une molecule est efficace contre je ne sais quoi, mais elle reveille les tuberculoses cachees. Resultat , elle marche bien en belgique et foire en afrique du Sud, alors la composition geographique peut fausser l’essai (volontairement ou pas…)
    Transparence ou verrouillage (secret bien gardé): je penche pour la transparence la plus poussée, d’ailleurs le génération des millenium ne tolerera plus bien longtemps les cachotteries des vieux grigous

    1. Très bonnes remarques ; mais en fait on a des “trucs” honnêtes pour surmonter ces difficultés.
      Un exemple que vous prenez : le double aveugle.
      Impossible en essai nutritionnel évidemment. C’est ma spécialité !
      Comment a-t-on fait dans la Lyon Diet Heart Study dont j’étais le principal investigateur ?
      Je l’ai expliqué à de nombreux académiciens et universitaires, plus niais les uns que les autres, qui critiquaient cet essai pour cette (bonne) raison.
      Nous avons obtenu du Comité d’Éthique la permission exceptionnelle de ne pas totalement informer les patients sur l’essai auquel ils participaient.
      En bref, dans l’étude de Lyon, ils ne savaient pas vraiment qu’ils étaient dans un essai comparatif… Et Hop ! comme on dit chez Air France…
      Concernant la géographie, vous avez encore raison.?
      La solution c’est la stratification
      Si vous voulez une explication, dites-le moi…

  18. La saison 5, c’est vraiment ma préférée!
    Un vrai petit manuel de fraudologie à l’usage des statisticiens véreux de tous poils, prenez vos préconisations les unes après les autres et retournez-les, nous voyons apparaître en creux tout ce que la vilenie statistico-pseudo-médicale peut bien ourdir dans l’ombre pour qu’un essai clinique ne rate jamais.
    Le coup de l’hypothèse primaire qui taille un essai à la hache, fini, on le verra plus, vive la périphrase à cinq sens possibles pour pouvoir retomber sur ses pattes en cas de gros temps.
    Le tirage au sort ça s’aide…
    Le double aveugle, et votre soeur Maître, le danger que ça représente? pour les essais statines c’est vite vu, un LDL avant-après traitement et on sait qui est qui, par exemple en cas de décès qui sera déclaré mort (celui sans statine) et qui sera hélas perdu de vue (le statiné).
    L’arrêt prématuré de l’essai, et alors, si on a réuni un comité d’éthique constitué de salariés du sponsor pour crier victoire dès qu’on a envie et surtout si le gros temps s’annonce, qui a dit Jupiter? La défense y était merveilleuse, ce motif d’interruption prématuré était prévu dans la définition de l’essai, en clair, ne vous plaignez pas car on avait bien prévenu qu’on allait tricher…
    Bon, vivement la saison 6.
    Ca me rappelle que les auteurs du bouquin intitulé “Catalogue général des tricheries usuelles en Statistiques médicales” actuellement en cours de rédaction devraient furieusement se remuer le clavier, j’en prends bien conscience aujourd’hui…

  19. Peut on résumer en partie par : On dit ce que l’on va faire et on fait ce que l’on a dit ?

      1. Et le pire c’est que j’ai oublié la troisième partie qui est “prouvez le”.
        Je récapitule : “Dites ce que vous voulez faire, Faites ce que vous dites, et prouvez le”.
        Cela vient entre autres du secteur de l’assurance qualité en entreprise reconnu par la norme ISO9000. Norme qui a fait grandement avancer la qualité des différentes production. Je précise que les entreprises étaient auditées par des cabinets extérieurs professionnels et indépendants.
        Je pense que le domaine des essais cliniques a plus ou moins cette démarche sans malheureusement le point important : audit par professionnels exterieurs et indépendants. Il est aussi vrai que les enjeux financiers et humains ne sont pas les mêmes.

        1. “audit par professionnels extérieurs et indépendants” ?
          Vous plaisantez cher ami ; or avec la santé de nos concitoyens on ne doit pas plaisanter ; et même pas discuter disait quelqu’un récemment…

  20. A l’heure d’internet, les donnees devraient etre publiees en ligne, en temps reel… Un fichier excell dans les mains d’un methodologistr appointé (par le sponsor…), c’est trop risqué
    Comme demontré par MdL dans la biblique allegorie de la course hypique, il faut aller jusqu’au bout de l’essai
    Enfin, la composition/repartition geographique des patients et des ´incidents’ doit être publié dés les premiers compte rendu
    Une difficulté est de choisir des patients equivalents, c’est a dire, comme on dit a l’X, toutes choses egales par ailleurs…
    La science tient son prestige aussi de la critique par les pairs. Or, elle n’existe , en pratique pas. Il existe au demeurant un site recent ou l’on peut poster ses reserves ou questionnement, relativement a une publi
    J’ai oublié le nom du site…

    1. Bravo ; mais il y a quelques erreurs dans vos raisonnements :
      1- vous dites “les données devraient être publiées en ligne, en temps réel” ; certes, mais ça ne sert à rien tant quand est en double aveugle ; surtout, avant de désaveugler, il y a une phase de “nettoyage” de la base de données ; faut pas croire que les gens sur le terrain travaillent comme des bénédictins ; c’est d’ailleurs un moment opportun (la constitution-nettoyage de la base de données) pour corriger des données “inopportunes” pour le sponsor… D’où l’importance de désaveugler subrepticement en cours d’essai (et avant de geler la base de données et de désaveugler officiellement)… Comment faire ? Facile : suffit de connaitre les taux de cholestérol successifs de chaque patient : sous placebo ça bouge peu, sous statine ça tombe franchement ; vous avez compris ?
      Et si votre patient est hospitalisé, vous avez accès à ses données biologiques et vous “devinez” immédiatement s’il reçoit le placebo ou la statine ; vous imaginez les biais… En conséquence, seuls les évènements graves (décès et infarctus indiscutables) sont valides pour tester les statines.
      2- vous dites “Une difficulté est de choisir des patients équivalents” ; vous avez raison ; c’est le but du tirage au sort ! Après un certain nombre de tirages, les deux groupes sont très semblables ; ce qui ne veut pas dire qu’ils vont le rester longtemps ; d’où la nécessité de ne pas trop prolonger un essai ; ça doit être calculé dans l’hypothèse primaire : mieux vaut un plus gros échantillon et un suivi (moyen par patient) qui ne dépasse pas 4 ou 5 ans.
      3- méfiez-vous des sites jugeant les confrères et collègues ; celui de la “pseudo-science” (j’ai oublié son adresse) est, par exemple, détestable.

  21. Cher docteur. pour ma part, moi qui ne suis ni scientifique encore moins médecin, je vérifie toujours depuis que je vous ai lu, les allégations et la méthodologie employée. C’est aussi une déformation de mon ancien métier : ne jamais faire confiance aveuglément…et même comme ça on peut se faire avoir.

  22. A priori avec un tableur cela est simple…….
    Sous reserve de
    Definir une proçedure valdée ( oui ! Mais par qui ? Hehe!)
    Une fichier excel indeverrouillable et inattaquable (y a pas que les hackers russes)
    Dit comme ça c’est fastoche.
    Bof reflexe d’un qualiticien à la retraite

  23. Encore une question … ben oui ca m interesse.
    Est ce que l hypothese primaire doit specifier l amplitude des benefices attendus. Par exemple, est ce qu une hypothese primaire du type “le gloubiboulga a dose X va reduire les infactus” ou est ce qu il faut que ce soit “le gloubiboulga a dose X va reduire les infactus de 20%” ?
    Que se passe t il si ca reduit de 15% ? c est deja pas mal non ?

    1. Il faut formuler précisément : “le gloubiboulga à dose X va-t-il réduire les infarctus de 20% ?
      Si la réduction est de 15%, il y a deux possibilités : 1) soit ce 15% rentre dans des intervalles de confiance qui définissent le niveau de probabilité d’erreur que vous avez accepté a priori (de 15 à 20, tout dépend de votre laxisme) ; 2) soit vous rejetez l’hypothèse sans scrupule car le hasard peut vous jouer des tours absolument improbables comme vous le savez…

      1. Ah … OK. Je crois que j ai compris.
        Il faut calculer le resultat minimal qui soit significatif, c est ca ? Et celui la depend de la taille de l echantillon et de la duree de l etude.

        1. On calcule tous les paramètres associés à l’hypothèse primaire définie a priori.
          Pas de place au hasard !
          Ne le répétez pas aux professeurs et autres académiciens ; ils ne comprennent rien ; j’ai vérifié tant de fois… malheur de nous autres !

  24. Salut Amiral,
    Tout d abord, un merci pour les eclaircissement.
    Y a t il une exception dans l arret anticipe d une etude si elle montre une efficacite evidente (et des lors se poserait le probleme ethique de donner du placebo au groupe temoin) ?

    1. Il n’y a pas d’exception recevable car l’hypothèse primaire a été calculée pour une durée d’exposition déterminée qui elle-même détermine la taille de l’échantillon !
      Cela dit, en cherchant bien, on pourrait toujours trouver quelque chose qui… Faut de l’imagination ! Surtout pas de fantaisie “imaginatoire” une fois l’hypothèse primaire posée !
      Dura Lex sed Lex !

    2. L’efficacité évidente , dit comme ça ça parait logique , éthique.
      Mais c’est oublier que l’étude est calculée de telle manière que par définition toute différence “positive ” ne puisse être certaine qu’une fois une durée et un nombre de sujets “recrutés” sont atteints. Avant, la différence est une apparence. Arrêter l’étude n’est pas éthique car c’est prendre le risque d’appliquer à des malades des résultats qui sont faux.
      Ceci dit une question :
      Il doit y avoir , en cas de différence TRES importante, et qui s’acroit, une situation ou le placebo ou médicament/intervention comparateur ne pourra plus rattraper le retard . Non ?

        1. Mais les petits malins regardent sous les jupes de l’essai et donc lèvent l’aveugle “analyse intermédiaire ” qu’ils appellent et hop ni vu ni connu je t’embrouille et on arrête l’essai au milieu car trop fort le produit ce ne serait pas éthique de continuer à donner le placebo !!
          £Bizarre comme les voyous ont plein la bouche de ” L’ETHIQUE “

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