ESSAI CLINIQUE Saison 5 : l’hypothèse primaire

 

C’est le moment, j’ai quelques jours de liberté, de terminer mon subtile discours sur les essais cliniques avec la futile prétention d’être compris par les non-médecins non-scientifiques sans être moqués par les médecins et les scientifiques qui, comme chacun sait, connaissent par coeur leurs bibles respectives.

Je serais reconnaissant aux critiques potentiels de retourner lire les 4 saisons précédentes avant de m’assommer de leur impertinence.

Je rappelle deux points principaux énoncés auparavant :

1- le principe de base des précautions scientifiques qui doivent impérativement « encadrées » toute expérimentation humaine, c’est l’hypothèse primaire de l’essai clinique. Seul l’essai clinique permet de tester l’utilité (l’efficacité) d’un médicament ;

2- un essai clinique ne peut servir qu’à tester l’utilité d’un traitement. Un essai clinique ne peut pas être conçu pour vérifier la toxicité d’un médicament. Ce serait contraire à la Déclaration d’Helsinki. Mais cela explique les controverses sur la toxicité des médicaments (ou des vaccins) ; on ne peut jamais en être sûr à 100%.

Il me reste donc à expliquer l’hypothèse primaire. Je l’ai déjà fait dans plusieurs de mes livres ; mais l’expérience me montre tous les jours qu’il faut sans cesse remettre son ouvrage sur l’établi…

L’hypothèse primaire vise à empêcher l’intrusion du hasard dans mon expérience.

Le principe est assez simple : je vais quantifier a priori l’hypothèse testée de sorte que la réponse finale soit oui ou non.

Oui ou non, ai-je vérifié mon hypothèse ? Si la réponse est négative, je rejette l’hypothèse.

Si l’hypothèse était que le médicament x est utile, je conclue sans hésitation que ce médicament est inutile. Ça peut être injuste certes pour ce médicament (et le détenteur du brevet) car une expérience conduite différemment (autre dose, autre durée d’exposition, autre catégorie de patients) aurait pu être positive.

Dura Lex sed Lex !

Tant pis ! Je suis sûr au moins d’une chose : j’ai testé correctement l’hypothèse formulée a priori. Peu de possibilité que le hasard me trompe.

On comprend immédiatement que pour les industriels et leurs experts rémunérés, ce principe de l’hypothèse primaire est un cauchemar. C’est pourtant, à ce jour, la seule façon de faire de la bonne science médicale, éthiquement acceptable !

Prenons un exemple.

Je pose l’hypothèse que l’aspirine est utile dans les maladies cardiovasculaires. C’est trop générale comme hypothèse. Le principe de l’hypothèse primaire exige que je sois très précis car plus je suis précis (avant de démarrer l’expérience) et moins je laisse de place au hasard.

Précis ?

Je dois préciser :

1) quelle population de patients je vais tester ; et ce faisant je sais quelle est la fréquence des complications cardiovasculaires que je me propose d’empêcher dans cette population spécifique ;

2) quelle(s) complication(s) spécifique(s) je me propose d’empêcher ;

3) dans quelles proportions je me propose d’empêcher ces complications spécifiques.

Je prends un exemple : je  propose de tester si l’aspirine dosée à 100 mg par jour diminue de 50% le risque de récidive d’infarctus chez des patients masculins de 50 à 70 ans qui ont survécu à un infarctus survenu dans les deux semaines précédentes.

J’ai pris 50% mais libre à moi de tester une diminution de 40% ou 30%. C’est moi qui décide a priori ; c’est-à-dire avant de commencer l’expérience et je ne changerai pas une fois l’expérience commencée.

Connaissant la fréquence des récidives d’infarctus dans cette population spécifique, et ayant défini dans quelles proportions je prétends que l’aspirine est efficace, je peux calculer (avec un simple logiciel de statistiques) deux paramètres indissociables : 1) la taille de l’échantillon (le nombre de patients à recruter) ; 2) la durée d’exposition à l’aspirine.

Il va de soi que cette diminution de 50% du risque se définit par comparaison avec un placebo et que la constitution des deux groupes (aspirine et placebo) se fera par tirage au sort (randomisation) et que ni l’investigateur ni le patient ne sauront qui reçoit l’aspirine et qui reçoit le placebo (double aveugle).

Il va de soi encore que tous ces principes devront être scrupuleusement respectés. Par exemple, on ne désaveuglera pas l’essai tant que la base de données n’aura pas été gelée.

De même, on n’arrêtera jamais un essai clinique avant le terme calculé (car c’est un critère majeur de l’hypothèse primaire et une garantie primordiale contre l’effet du hasard) ; sauf si on observe une surmortalité ou un excès d’effets toxiques inattendus. Aucune autre circonstance n’est acceptable.

Un essai arrêté prématurément est un essai foutu ! Poubelle !

Bien. Je pourrais évidemment élucubrer sur toutes sortes d’aspects additionnels. Certains en font des livres. Mais je préfère arrêter ici et tirer la leçon suivante pour les visiteurs de ce blog : quand on vous annonce un miracle médicamenteux, vérifiez avant d’y croire que les investigateurs ont parfaitement respecté ces principes de base de l’hypothèse primaire.

Ça nécessite de lire très soigneusement les paragraphes méthodologiques des articles publiés ; ce que la majorité des commentateurs (y compris universitaires et académiciens) ne fait pas.

Si vous vous avisez, à titre d’exemple, de refaire l’histoire des statines, c’est-à-dire revisiter les articles décrivant les miracles de statines, vous observerez qu’aucun rapport « miraculeux » ne respecte scrupuleusement ces principes basiques. Merci de vérifier par vous-mêmes !

Mais comme nous vivons dans une Société Spectaculaire et Marchande, ils vont user de toutes sortes de ruses pour vous faire croire qu’ils ont respecté ces règles. Merci de vérifier par vous-mêmes !

Mais ce sont des malins et pour faire taire d’éventuelles critiques, ils vont désigner des experts (rémunérés) qui célèbrerons la qualité méthodologique des rapports miraculeux. L’expérience m’a montré que ces experts sont soit des niais soit des menteurs. Merci de vérifier par vous-mêmes !

Il y a aussi quelques feintes pour faire croire que… Ce serait trop long d’entrer dans les détails ici ; mais chacun, arcbouté sur les principes de base, peut désormais faire le travail de vérification concrète. Pas de pitié !

 

 

 

 

136 réflexions au sujet de « ESSAI CLINIQUE Saison 5 : l’hypothèse primaire »

  1. Francoise

    @Dr MdL
    Merci Dr Michel de Lorgeril, c’est si intéressant ce que vous nous donnez à lire !
    Question complémentaire : l’hypothèse primaire ne me permet donc de tester qu’un SEUL dosage ? Ou puis-je diviser mon groupe testé ‘non-placebo’ en X sous-groupes recevant des doses différentes? Je comprends que non, mais…
    Question corollaire : est-ce je peux tester plusieurs fois une nouvelle hypothèse primaire sur un médicament, une hypothèse primaire après l’autre?
    J’imagine qu’un essai pareil ne se fait pas aisément… mais je ne comprends pas alors comment on passe à la prescription (cellle des médecins) en cas d’essai concluant?

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Francoise

      Si un essai est concluant (selon l’industriel et les experts rémunérés ; mais en l’absence de revue des données par des experts indépendants), l’industriel dépose une demande de commercialisation auprès d’une Agence accréditée (nationale, européenne, américaine) ; autrement dit, il soumet un résumé des données qu’il a accumulées (mais qui ne sont jamais vérifiées par les employés des Agences) pour justifier.
      Les professionnels (employés de l’industriel) qui rédigent ces rapports sont souvent des ex-fonctionnaires des Agences et connaissent parfaitement les erreurs à ne pas commettre pour ne pas « froisser » leurs collègues des Agences qui, eux-mêmes, ne souhaitent pas « froisser » les employés de l’industrie car ils espèrent beaucoup (ils en rêvent la nuit) être recrutés par l’industrie et ainsi tripler leurs maigres salaires de bureaucrates.
      Aucune règle n’interdit à un bureaucrate d’une Agence de démissionner pour être prestement recruter par un industriel ; ça s’appelle des « portes tournantes » ou du pantouflage ; un grand classique de l’époque ; un peu comme le processus de blanchiment… Ça y est je m’énerve…

      1. Francoise
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        @Dr MdL
        Ah, surtout, ne vous énervez pas…; l’objet de nos questions n’est pas de vous mettre en colère… Chuut… ah oui, c’est bien ça : le bruit du printemps qui arrive déjà… Voilà, ça va mieux? … Sinon, après, j’oserai plus vous poser des questions, alors que c’est très intéressant et que vous nous informez si bien…
        Peut-être y a-t-il des épisodes à venir encore et que j’anticipe trop, mais… cela m’intéresserait bien de savoir quels sont les critères pour que l’essai soit déclaré « concluant »? Suffit-il de répondre OUI à l’hypothèse primaire (que je définis moi-même sur le médicament que je veux tester, donc… bizarre… je suis un peu juge et partie, là aussi…)? Ou bien : est-ce que l’autorisation de commercialisation s’appuie sur des critères qui lui sont propres? J’imagine que de toutes façons, c’est vicié à ce niveau là aussi, mais sur le mode théorique, quel est processus?
        Vous avez le droit de répondre que ça viendra dans un épisode à venir, hein…

        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : Francoise

          L’essai est déclaré « concluant » s’il vérifie l’hypothèse primaire ; la commercialisation est une autre chose qui vient en principe « après » que les données scientifiques aient été approuvées. En principe (encore), une Agence ou une Académie exige plusieurs essais convergents pour admettre qu’un médicament est utile et pourrait faire l’objet d’une commercialisation (mise sur le marché ou obtention d’une AMM).

          1. Francoise
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            @MdL
            Merci pour ces nouvelles explications… ! Mais… cela signifie que je peux mettre une hypothèse primaire très peu exigeante.. De sorte que la moindre efficacité du médicament la voit se vérifier.
            J’ai tout intérêt à mettre que le médicament améliore le cas des patients dans 15% des cas? Prendre des risques avec une hypothèse primaire exigeante est inutile?…. Quelque chose m’échappe dans le processus ou est-ce vraiment ainsi?

          2. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : Francoise

            Si vous démontrez que votre médicament diminue le risque (relatif) d’une maladie de 10 ou 15%, vous avez peu de chance d’obtenir un remboursement significatif de votre médicament (par l’état) ou de convaincre les médecins de prescrire ; surtout si quelques effets secondaires adverses sont rapportés…

          3. Francoise
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            @MdL

            Ah, merci. Voilà, bien sûr… des stades ultérieurs avec des critères propres (remboursement, intelligence-conviction des médecins)… Les médecins sont donc informés en détails des résultats de l’essai clinique pour tous médicaments?
            J’entends ici et là des médecins à l’hôpital qui évoquent des chimiothérapies (cancer) efficaces dans environ 15 ou 20% des cas… cela me semble si peu… mais pris en charge à 100%, bien sûr… Si les patients savaient…
            OK, je comprends que c’est au cas par cas… selon pathologies, selon arsenal disponible,… compliqué…

            Question (dernière, promis, mais c’est si intéressant de comprendre).
            Quand un médicament est déremboursé… est-ce que cela veut dire qu’il y a des étapes postérieures à l’essai clinique, pour tester l’efficacité dudit médicament (ou ses effets secondaires), qui viennent ré-ajuster les données initiales de l’essai clinique? Ou est-ce que cela veut juste dire qu’on a changé les critères et règles, pour autoriser le remboursement d’un médicament?

          4. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : Francoise

            Pendant des décennies on a commercialisé et remboursé des médicaments qui n’avaient pas été évalué par des essais cliniques…
            On fait le ménage de temps en temps ; on dérembourse qu’ils disent…
            Un exemple : le Médiator ! 35 ans sur le marché ! Aucun essai clinique justifiant sa présence et son remboursement !

      2. Francoise
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        En fait, tout est organisé pour que la mafia ne soit pas empêchée d’être à l’oeuvre, quoi…. Aucun garde-fou, rien, c’est ça que vous nous dites?…

          1. Jean-Marc REHBY
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            Et les essais de « non infériorité » pas mal non??
            Exemple EUCREAS un antidiabétique pas inférieur à un autre traitement et ASMR V soit amélioration du service médical rendu nulle mais remboursé et largement prescrit par les diabétôlôgues qui comme tous les spécialistes adoooorent les nouveaux médocs même sans intérêt allez comprendre !!

  2. yeam

    Dr de Lorgeril,
    Très éclairant tout ça!
    Très utile pour convaincre ceux et celles qui croient aux recommandations officielles
    concernant la prescription des statines et à leur efficacité.
    Merci de nous donner matière à réflexion et à action.

  3. yeam

    Rien à voir avec l’hypothèse primaire, il s’agit d’une question sur l’hypertension artérielle.

    Une amie de 65 ans est traitée pour HTA (Valsartan 80mg) avec des chiffres de 17-18 de maximum et 10-12 de minimum avant traitement.

    Dans votre livre « Prévenir l’infarctus »vous écrivez qu’il peut y avoir des stigmates d’HTA au niveau du muscle cardiaque.
    Mon amie n’a jamais eu de consultation en cardiologie, elle n’a fait qu’un bilan biologique lors de la découverte de son HTA.
    De quelle façon met -on en évidence les stigmates cardiaques?
    Merci .

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : yeam

      Hum ! Pas bon ça ! Faut pas lui répéter !
      On ne traite pas des chiffres ; on traite des symptômes chez des vraies personnes !
      Devant toute hypertension (prouvée), on cherche une cause certes [95% voire plus, y a pas, c'est que du "mode de vie"] mais aussi les conséquences : l’oeil, le rein et le coeur…
      Et je ne parle pas des coronaires.
      Pour savoir si le coeur (le myocarde) a souffert de cette hypertension, on doit mesurer l’épaisseur des parois du myocarde par échocardiographie.
      Valsartan ? Hum ! Moi pas aimer les sartans !

      Ce n’était pas une consultation !

      1. yeam
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Merci de votre aide.

        Concernant le Valsartan, il a été prescrit en remplacement du Périndopril du fait d’une toux sèche persistante qui a été explorée sans cause retrouvée mais qui a permis de découvrir un goître thyroïdien!

        Je crois avoir lu quelque part que vous préfériez, en première intention, un antihypertenseur de la classe des diurétiques thiazidiques.

        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : yeam

          Le Périndopril fait tousser ; c’est un grand classique des IEC et c’est très fréquent ; qu’on ait cherché une autre cause à cette toux donne une idée de…
          Par la même occasion on découvre un goitre qui ne demandait rien (je suppose) ; j’espère qu’on le laisse tranquille…

          Ceci n’est pas une consultation.

          1. yeam
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            Effectivement ce goître ne demandait rien et quelques examens plus tard (échographie, ponctions de 2 nodules , scintigraphie, on le laisse tranquille mais on le surveille.
            Je ne me suis pas posé la question (on a tellement pris l’habitude d’être sous surveillance ici et ailleurs?) du pourquoi de cette surveillance mais maintenant je me la pose!!!
            Pouvez-vous encore une fois m’aider?
            Merci

          2. Jean-Marc REHBY
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            Oui mais la toux ça peut être tellement de choses il faut s’acharner à trouver kokch’est comme on on dit en ch’ti !
            Ça me rappelle cette patiente sous CRESTOR qui se plaignait de douleurs des membres et qui a passé 10 jours en neurologie pour un bilan exhaustif de ses douleurs avec lettre de trois pages à la sortie pour dire que le bilan était négatif et pas un mot sur la possible responsabilité du CRESTOR.
            Amélioration spectaculaire moins de deux mois après l’arrêt!!

      2. chevalier
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Mais les cardiologues adorent ; que ce soit les IEC ou les sartans on note fréquemment comme effets secondaires non connus des prescripteurs : asthénie, douleurs articulaires ou musculaires et aggravation d’un asthme existant.
        J’ai le cas d’un patient asthmatique avec qui la pneumologue s’arrachait les cheveux et voulait faire une biopsie pulmonaire que le patient a refusé. L’arrêt du sartan a suffi pour que l’asthme devienne parfaitement contrôlable avec un traitement de fond standard.
        Un cardiologue à qui je demandais si on pouvait arrêter le sartan chez une patiente bronchitique chronique me répondit qu’il attendait « des recommandations officiels ». Dans un trentaine d’année donc…

        1. Jabeau
          En réponse à : chevalier

          C’est là qu’on peut agir : j’entends trop souvent ‘je ne peux pas déprescrire tel ou tel médicament car s’il arrivait quelque chose, on me le reprocherait’. A quand la liste officielle des médicaments supprimables de l’ordonnance sans mettre le déprescripteur au tribunal ? Qui écrit aux députés ?

  4. Charles

    La stratification ou la randomisation par bloc me semblait suffire a l’affaire…

    Je reprend mon exemple ou une intervention soigne X mais reveille la tuberculose.

    On aura A > B , en Belgique, mais l’inverse en Afrique du Sud… Mais A > B partout, si on fait un screening intelligent. Je m’inquiete de ces grands essais intercontinentaux (genre hope3) …

    Dans un essai un peu ancien, les auteurs avait fini par reconnaitre une influence geographique determinante (la vaste majorité des cas dans une seule region)… 5 ans après la premiere publication… correctif dans une sous note de derniere page que personne n’a lu…

    J’ai en tete un autre essai ou l’efficite de la molecule allait en se deteriorant, lentement mais surement, jusqu’a froler les conditions de rejet, mais, dans la toute derniere periode tout est rentre dans l’ordre, sans que cela ne choque qui que ce soit, puisque c’était du double aveugle ( mon oeil !)

      1. Jean-Marc REHBY
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Pour les statines ça sent de plus en plus le roussi!!
        Dans l’essai PARADIGME sur l’ENTRESTO géniââââl traitement de l’insuffisance cardiaque qui ne fait pas mieux que le traitement classique, à l’inclusion des plus de 7000 patients en insuffisance cardiaque seuls 57% des patients prenaient une statine tiens tiens !!

        1. Jean-Marc REHBY
          En réponse à : Jean-Marc REHBY

          Comment s’appelle déjà ce fameux essai qui montrait que les statines étaient super efficaces pour les insuffisants cardiaques??

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : raphel

      C’est idiot !
      Leur question est débile.
      La bonne question serait : le cholestérol peut-il être impliqué comme précurseur des hormones sexuelles qui sont elles-mêmes (personne ne peut le contester) impliquées dans les cancers hormone-dépendants ?
      Quelle est la réponse ?
      Quels sont les cancers hormone-dépendants ?
      Vous avez 3 heures. je ramasse les copies à 23:00 heures françaises…

      1. Orbes
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        1. Les hormones sexuelles d’origine gonadique sont des stéroïdes dérivant du cholestérol.
        2 . Les cancers du sein, de l’utérus, de la prostate, des ovaires.

        Je peux aller me coucher?

        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : Orbes

          Bravo !
          Devoir suivant : les traitements anticholestérol diminuant, en théorie [tout le monde n'est pas d'accord], le niveau des hormones sexuelles (production, taux sanguins), quels effets peut-on attendre des traitements anticholestérol sur le risque ou la sévérité des cancers hormone-dépendants ?

          1. Reliquet
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            Fastoche!

            Y a qu’à voir les surcroîts de cancer du sein chez la femme et de prostate chez les hommes statinés pour s’apercevoir d’emblée que la piste est mauvaise.

          2. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : Reliquet

            Tombé dans le piège !
            Ce qui n’est pas le cas de Orbes (cf. son petit billet envoyé le 23/02/2017 à 11:36).
            Mon point de vue ci-dessous, sous réserve que je me trompasse ; ce qui n’est pas impossible mais fort peu probable (p<0.05) vu que je vais rester réservé par prudence professionnelle...

            Si réellement les statines en abaissant le cholestérol diminuent le substrat de production des hormones sexuelles, nous devions avoir une accélération du vieillissement des individus par manque d'hormones sexuelles. C'est effectivement ce que nous voyons (vieillissement accéléré et diminution des taux d'hormones sous statine) sans pouvoir affirmer la causalité.
            Si il y a réellement une diminution de la production d’œstrogènes sous statine, nous devrions avoir des conséquences visibles sur l'incidence, la sévérité et les récidives des cancers du sein hormone-dépendants. Ce serait logique et conforme aux théories que personnellement je défends. Ce qui ne veut pas dire qu’il faille donner des statines pour diminuer les œstrogènes et le risque de cancer du sein hormone-dépendant, évidemment. Il y a d’autres médicaments beaucoup plus efficaces (les anti-œstrogènes) pour aider les patientes atteintes de cancer du sein. Certains auteurs (des épidémiologistes observateurs ; pas d’essai randomisé) défendent cette ligne de raisonnement. Par exemple, « Cholesterol, Cholesterol-Lowering Medication Use, and
            Breast Cancer Outcome in the BIG 1-98 Study »; Published at jco.org on February 13, 2017. Pour eux, donc, les statines pourraient avoir quelque bénéfice dans le cancer du sein hormone-dépendant. Ce serait conforme à la théorie que les statines accélèrent le vieillissement via une privation hormonale relative.
            Je ne suis pas contre a priori (je trouve cela plutôt satisfaisant sur le plan théorique). Mais en fait, les choses sont probablement plus compliquées car il ne suffit pas de compter les hormones, il faut aussi tenir compte des récepteurs sur les tissus, notamment sur les cellules tumorales… Ça devient compliqué !
            Pourquoi dis-je ça ?
            Parce que si le raisonnement sur le cancer du sein hormone-dépendant est acceptable, nous devrions avoir la même chose avec celui de la prostate (mais avec la testostérone) qui est lui-aussi hormone-dépendant que l’on traite aussi avec des anti-hormones et apparemment de façon satisfaisante. Et là ce serait plutôt le contraire : avoir un cholestérol bas semble aggraver le pronostic du cancer de la prostate [par exemple, en termes d'incidence : "Cholesterol and prostate cancer risk: a long-term prospective cohort study" in Heir et al. BMC Cancer (2016) 16:643]. Les donnée concernant les statines sont plus obscures (pas le temps de détailler).
            Peut-être l’explication (sans parler des récepteurs) se trouve dans le système enzymatique qui transforme la testostérone en œstrogènes, les fameuses aromatases qui sont inhibées par certains polyphénols, notamment ceux du vin et du thé…
            Bon, j’arrête là ; c’était juste pour montrer qu’il faut se garder de raisonnements trop rapides et rester ouverts à toutes les éventualités…

          3. Orbes
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            Je joue le jeu et faire le clown blanc, bien que me doutant qu’un piege subtil va se refermer

            Statines a hautes doses, donc moins de cholesterol, donc moins d’hormones sexuelles donc moins d’agressivite des cellules cancéreuses. Ouf!

            Hughhh!

          4. phil
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            Dans une maladie dénommée à tort prostatite ( le mot savant est CPPS, Chronic Pelvic Pain Syndrom car touche + les femmes que les hommes ! ), et dont j’ai eu l’horreur de me faire la spécialité, l’intensité des symptômes diminue avec l’âge, car avec la production d’hormones sexuelles…

          5. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : phil

            Est-ce que les symptômes ont diminué avec les statines ?

            Cela dit, je suis étonné qu’on vous ait laissé souffrir. Quoique n’étant pas un s’spécialiste de la prostate, je crois pouvoir penser qu’on peut traiter ce genre de trucs avec (au moins au début) des antibiotiques puis des positions yogistes…

          6. phil
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            Il s’agit de maladies « abactériennes » ce qui en fait leur charme et leur irrésolution, elles demeurent à ce jour de nature inconnue et l’urologie, en échec, refuse d’en entendre parler. Il faut aller aux USA (15 millions de patients, ça rentabilise) pour avoir un début d’approches, la relaxation du plancher pelvien, est, en effet, une méthode excellente, en France connait pas… Et elle se pratique en agissant sur la tension inconsciente du sphincter anal… Mais cela nous éloigne du sujet, à l’époque les statines ne faisaient pas parler d’elles…

  5. Reliquet

    Tombé dans rien!

    Vous supputez des choses avec votre aromatase parce que ça vous arrange, la voilà la vérité! Et qui nous dit que les statines n’interférerait pas directement dans sa synthèse ou un de ses co-facteurs, et pourquoi on parle jamais des squalènes dont la production baisse sous statines et dont l’action sur l’immunité est telle qu’on en ajoute dans les vaccins, mmmh? Et là, je tombe dans un autre piège ou c’est vous qui tombez sur un os??

  6. Reliquet

    Ben… squalenes et immunité, donc je me suis laisser aller à l’idée que peut être…

  7. Francoise

    @Dr_MicheldL @Dr_VincentR
    Merci! Trop bien, quand vous faites une battle ‘pour de rire’ et que nous (moi, plutôt, en tous cas), on apprend le sens de jolis mots, dont on ignorait jusqu’à l’existence. Squalène… wouah!!!
    @Phil
    Et vous Phil, qui nous apprenez que les prostatites touchent surtout les filles… Pourquoi pas vacciner les gars contre le HPV pour les protéger du cancer du col de l’utérus, tant que vous y êtes… non?

  8. Reliquet

    @ Phil

    … »en agissant sur la tension inconsciente du sphincter anal »..

    Euh! On a des images de ta méthode? Et puis dis, si tu obtiens l’extension consciente de ton sphincter anal, c’est pas un peu dangereux pour la moquette de ton salon à la longue?

    1. phil
      En réponse à : Reliquet

      j’étais sûr que ça te plairait

      la prochaine fois on parlera constipation

      @françoise : ne soyez pas chagrinée, c’est 1 excellent exemple de « changement de paradigme », survenu en l’occurrence après un congrès d’urologie il y a une quinzaine d’année. Le « Syndrome de douleur pelvien chronique » est + fréquent chez les femmes que les hommes, il a fallu des décennies pour en changer le nom. Cela fait partie aussi des « maladies honteuses » (car pipi-caca, Cf tjrs Freud) très répandues mais cachées, c’est pour ça que vous ne savez pas… Or le blog que j’inaugurai sur le sujet en 2005 a eu 500.000 visites individuelles et 2 millions de pages lues, ce qui pour une maladie « confidentielle » est assez étonnant. Et la désespérance du courrier des lecteurs – surtout lectrices – est poignante, car nul ne s’occupe d’eux. Personnellement je suis guéri à 95% grâce au Dr Wise et son livre (que j’ai traduit, puis qu’il a édité en Français : « A Headache in the Pelvis »). Si cela pique votre curiosité et soif de savoir forcément intacte, c’est ici : http://phil443.unblog.fr/

      1. Francoise
        En réponse à : phil

        @Phil

        Merci Phil! Pas chagrinée du tout de ce ‘changement de paradigme’, mieux vaut admettre une erreur et changer de perspective, plutôt que de persister dans l’erreur (les médecins devraient mieux cultiver cette humilité, d’ailleurs, pour beaucoup d’entre eux, me semble-t-il…n’est-ce-pas?); et puis, c’était aussi un peu pour vous plaisanter… à l’approche du week-end et du printemps et toussa.
        Merci pour l’adresse du blog (j’avoue : j’avais déjà parcouru en diagonale quelques articles, quand j’avais ‘trouvé’ votre blog… curieueueuse que je suis, va!…).
        Et j’adore quand les maladies se soignent à long terme ou en maintenance avec… du yoga ou des trucs du même genre!!! Ici, ça me fait penser à des techniques de sophrologie, chouette!
        Merci pour ces infos,… et pour ces relatives bonnes nouvelles en fait :-) … de maladies qui se soignent ‘naturellement’.. à condition, vous dites vrai, de trouver le médecin qui va bien (moins facile, peut-être, même aujourd’hui?).

    2. Akira
      En réponse à : Reliquet

      Ah, la methode reprimee par l’Eglise est reservee a la section du site pour les personnes majeures … et vaccinees :-)))

      1. Reliquet
        En réponse à : Akira

        C’est vrai ça Maître, vous êtes encore là?

        On vous a pas dit, mais avec Akira, on s’est causé.

        A la semi-ancienne certes, que par téléphone. Mais quand même!

        Vif plaisir commun.

        La voix d’ Akira s’entend franchement comme trentenaire et masculine, à moins d’une surprise à type de nodule de corde vocale grosse comme un oeuf de caille, je peux annoncer ce soir avec toute la responsabilité légale qui m’incombe qu’Akira est un vrai Matou, et à poil soyeux.

        Vous savez ce qu’il réalise avec sa vie professionnelle le mec, en plus? Il lance des satellites géostationnaires, le fumier! Il est Astrophysicien!

        Pendant ce temps-là moi je rédige des ordonnances de suppositoires, charmant équilibre que la vie distribue aveuglément aux uns et aux autres par-delà la Planète…

        Le plus cocasse, c’est que pendant qu’il me prépare mon avenir cybernétique de vieillissant il a encore besoin de mon avis, elle est pas merveilleuse celle-là…

        L’interpénétration de la vie vous croyez Maître? y’a des textes incompréhensibles écrits la dessus, sûrement?

        Il est vraiment sympa, Akira, il propose même gratuitement à Phil des p’tites techniques instrumentales réprouvées certes mais si elles sont efficace?

        Phil? On relève les copies Lundi matin, dis-nous ton soulagement, tu vois même si l’Astrophysique française s’intéresse à tes tensions inconscientes …

        Si Akira ne te suffit pas j’appellerai Poutine, attention, à ta place, je choisirais de guérir avant.

          1. phil
            En réponse à : phil

            et soigne ton spleen, espèce de maniaco-dépressif

            et prescris un suppositoire à Akira, il ne passe pas son temps dans les étoiles mais à rédiger des rapports pour son chef caractériel

          2. phil
            En réponse à : phil

            Pense aussi à mon plombier qui fait 60% de son chiffre en débouchant les sanitaires, et bénis le ciel de t’avoir donné un métier aussi beau

        1. Francoise
          En réponse à : Reliquet

          @Dr Vincent
          … mais quel plaisir vous nous faites à donner des nouvelles, Dr Reliquet! Que c’est émouvant!
          Akira, tout ortho-scientifique il y a à peine 3 mois… et qu’on a vu quasiment en direct basculer dans vos mains bienveillantes, Dr V.R., et du coup, du bon coté de la force.
          Merveilleuse évolution et chouette association synergétique …
          La puissance de la bienveillance aussi, si subtilement illustrée !!! …
          J’aime tant ce genre d’histoires….
          Qui dira encore que ce site n’est pas un site de rencontres?!! D’ailleurs, j’observe bon Dr Michel de L. que vous avez lâché prise, vous aussi (à force de vous lier à des instituts de yogathérapie et de vous compromettre dans pareils lieux de perdition, c’était prévisible…) et que vous ne sortez même plus votre pancarte d’avertissement ad hoc, si peu crédible :-)
          Belle journée à tous-toutes.

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