ESSAI CLINIQUE Saison 5 : l’hypothèse primaire

 

C’est le moment, j’ai quelques jours de liberté, de terminer mon subtile discours sur les essais cliniques avec la futile prétention d’être compris par les non-médecins non-scientifiques sans être moqués par les médecins et les scientifiques qui, comme chacun sait, connaissent par coeur leurs bibles respectives.

Je serais reconnaissant aux critiques potentiels de retourner lire les 4 saisons précédentes avant de m’assommer de leur impertinence.

Je rappelle deux points principaux énoncés auparavant :

1- le principe de base des précautions scientifiques qui doivent impérativement « encadrées » toute expérimentation humaine, c’est l’hypothèse primaire de l’essai clinique. Seul l’essai clinique permet de tester l’utilité (l’efficacité) d’un médicament ;

2- un essai clinique ne peut servir qu’à tester l’utilité d’un traitement. Un essai clinique ne peut pas être conçu pour vérifier la toxicité d’un médicament. Ce serait contraire à la Déclaration d’Helsinki. Mais cela explique les controverses sur la toxicité des médicaments (ou des vaccins) ; on ne peut jamais en être sûr à 100%.

Il me reste donc à expliquer l’hypothèse primaire. Je l’ai déjà fait dans plusieurs de mes livres ; mais l’expérience me montre tous les jours qu’il faut sans cesse remettre son ouvrage sur l’établi…

L’hypothèse primaire vise à empêcher l’intrusion du hasard dans mon expérience.

Le principe est assez simple : je vais quantifier a priori l’hypothèse testée de sorte que la réponse finale soit oui ou non.

Oui ou non, ai-je vérifié mon hypothèse ? Si la réponse est négative, je rejette l’hypothèse.

Si l’hypothèse était que le médicament x est utile, je conclue sans hésitation que ce médicament est inutile. Ça peut être injuste certes pour ce médicament (et le détenteur du brevet) car une expérience conduite différemment (autre dose, autre durée d’exposition, autre catégorie de patients) aurait pu être positive.

Dura Lex sed Lex !

Tant pis ! Je suis sûr au moins d’une chose : j’ai testé correctement l’hypothèse formulée a priori. Peu de possibilité que le hasard me trompe.

On comprend immédiatement que pour les industriels et leurs experts rémunérés, ce principe de l’hypothèse primaire est un cauchemar. C’est pourtant, à ce jour, la seule façon de faire de la bonne science médicale, éthiquement acceptable !

Prenons un exemple.

Je pose l’hypothèse que l’aspirine est utile dans les maladies cardiovasculaires. C’est trop générale comme hypothèse. Le principe de l’hypothèse primaire exige que je sois très précis car plus je suis précis (avant de démarrer l’expérience) et moins je laisse de place au hasard.

Précis ?

Je dois préciser :

1) quelle population de patients je vais tester ; et ce faisant je sais quelle est la fréquence des complications cardiovasculaires que je me propose d’empêcher dans cette population spécifique ;

2) quelle(s) complication(s) spécifique(s) je me propose d’empêcher ;

3) dans quelles proportions je me propose d’empêcher ces complications spécifiques.

Je prends un exemple : je  propose de tester si l’aspirine dosée à 100 mg par jour diminue de 50% le risque de récidive d’infarctus chez des patients masculins de 50 à 70 ans qui ont survécu à un infarctus survenu dans les deux semaines précédentes.

J’ai pris 50% mais libre à moi de tester une diminution de 40% ou 30%. C’est moi qui décide a priori ; c’est-à-dire avant de commencer l’expérience et je ne changerai pas une fois l’expérience commencée.

Connaissant la fréquence des récidives d’infarctus dans cette population spécifique, et ayant défini dans quelles proportions je prétends que l’aspirine est efficace, je peux calculer (avec un simple logiciel de statistiques) deux paramètres indissociables : 1) la taille de l’échantillon (le nombre de patients à recruter) ; 2) la durée d’exposition à l’aspirine.

Il va de soi que cette diminution de 50% du risque se définit par comparaison avec un placebo et que la constitution des deux groupes (aspirine et placebo) se fera par tirage au sort (randomisation) et que ni l’investigateur ni le patient ne sauront qui reçoit l’aspirine et qui reçoit le placebo (double aveugle).

Il va de soi encore que tous ces principes devront être scrupuleusement respectés. Par exemple, on ne désaveuglera pas l’essai tant que la base de données n’aura pas été gelée.

De même, on n’arrêtera jamais un essai clinique avant le terme calculé (car c’est un critère majeur de l’hypothèse primaire et une garantie primordiale contre l’effet du hasard) ; sauf si on observe une surmortalité ou un excès d’effets toxiques inattendus. Aucune autre circonstance n’est acceptable.

Un essai arrêté prématurément est un essai foutu ! Poubelle !

Bien. Je pourrais évidemment élucubrer sur toutes sortes d’aspects additionnels. Certains en font des livres. Mais je préfère arrêter ici et tirer la leçon suivante pour les visiteurs de ce blog : quand on vous annonce un miracle médicamenteux, vérifiez avant d’y croire que les investigateurs ont parfaitement respecté ces principes de base de l’hypothèse primaire.

Ça nécessite de lire très soigneusement les paragraphes méthodologiques des articles publiés ; ce que la majorité des commentateurs (y compris universitaires et académiciens) ne fait pas.

Si vous vous avisez, à titre d’exemple, de refaire l’histoire des statines, c’est-à-dire revisiter les articles décrivant les miracles de statines, vous observerez qu’aucun rapport « miraculeux » ne respecte scrupuleusement ces principes basiques. Merci de vérifier par vous-mêmes !

Mais comme nous vivons dans une Société Spectaculaire et Marchande, ils vont user de toutes sortes de ruses pour vous faire croire qu’ils ont respecté ces règles. Merci de vérifier par vous-mêmes !

Mais ce sont des malins et pour faire taire d’éventuelles critiques, ils vont désigner des experts (rémunérés) qui célèbrerons la qualité méthodologique des rapports miraculeux. L’expérience m’a montré que ces experts sont soit des niais soit des menteurs. Merci de vérifier par vous-mêmes !

Il y a aussi quelques feintes pour faire croire que… Ce serait trop long d’entrer dans les détails ici ; mais chacun, arcbouté sur les principes de base, peut désormais faire le travail de vérification concrète. Pas de pitié !

 

 

 

 

136 réflexions au sujet de « ESSAI CLINIQUE Saison 5 : l’hypothèse primaire »

  1. Charles

    Essais vs compilation

    Dans un essai de phase 4, open label, avec tirage au sort, d’optimisation de posologie (molecule ayant son AMM), teste la non infériorité avec un ecart admissible de 12%. L’hypothese n’est pas invalidée mais de justesse: big pharma crie haro sur le baudet.

    Les pontes enterrent le truc

    Les medecins (hospitaliers, donc, ne pouvant falsifier) qui, hors essai, sur des patients choisis ont expérimenté et compilé leur resultats, obtiennent des resultats tres satisfaisants.

    Nombre de patients similaires

    Faut il rejetter une pratique, guidée par des incides et sur flair clinique, au titre de ce que l’essai formel aura ete alarmant ? ( je crois me souvenir qu’il a ete interrompu ou du moins pas de follow up et abandon par les expetimentateurs)

    A qui donner raison? Le patient doit il se detourner des praticiens qui disent savoir s’y prendre?

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    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Charles

      La médecine est un art ; et un métier « à risque » !

      Comme disait quelqu’un récemment (peut-être est-ce moi ?), quand on est dans le doute, on vérifie le niveau d’expertise puis le degré d’indépendance ; et si ça ne suffit pas, « dans le doute on s’abstient » car « primum non nocere » …

      Un art vous dis-je !

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  2. charles

    en l’occurrence, c’est la patiente qui choisit:
    - la science based medecine ( et pontes subventionnés) disent non: on met la sauce, à fond
    - des équipes hospitalières (chiffres à l’appui) disent : nous on sait choisir/trier et on a un taux de succès raisonnable.( en baissant la posologie…)

    (c’est un peu comme chez Delepine…)

    La patiente (si elle est au courant…) peut choisir entre l’un ou l’autre; le choix du praticien impliquant alors quasi-nécessairement le choix de la posologie

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  3. Reliquet

    @Phil

    Maniaco-dépressif, comme tu y vas,

    Je veux bien faire un effort de maniaquerie mais pour la polarité suivante tu repasseras. Bon, on a bien compris que tu repousses la main secourable d’Akira, libre et désintéressée, ainsi que mes précieuses préconisations.

    Ton plombier? Tu connais la dernière vanne en cours à Lille 2?

    C’est l’histoire d’un neurochirurgien qui rentre chez lui après avoir opéré toute la journée et manque de chance, ses toilettes sont bouchés. Il appelle un plombier qui répare en dix minutes et qui lui tend une facture, 500 euro; Le Confrère se cabre et proteste, comment? 500 euro pour dix minutes, c’est ce que je gagne en une semaine? Je sais lui répond le plombier, ça m’énervait aussi à l’époque, quand j’étais neurochirurgien…

    Bonne semaine avec ou sans technique instrumentale!

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  4. Francoise

    @Phil
    Ah voilà Phil… vos commentaires m’obsèdent (oui, je sais bien que c’est certainement à l’insu de votre plein gré, mais quand même… le fait est…). Peux plus regarder tranquillement un discours « transgressif » sur les patrons, sans penser à vous… Impossible de profiter d’un truc qui a plus ou moins trait aux multinationales versus les ‘sans grade’ sans avoir direct envie de le partager avec vous (et après, ça fait encore des hors-sujets, comme si je n’en faisais pas déjà assez). Promis, c’est la der des der… parce qu’en plus, F.Ruffin n’est pas très consensuel…!
    Bon mais sinon… POUR (ou contre?) la délocalisation de l’hémicycle en Pologne :-) parce qu’ils nous coûtent bien chers, nos élus-ues (non?) et souvent leur travail est plus que discutable (n’est-ce-pas)… ou absents sans raison (on le sait bien, ça)… et toussa (noterez, j’espère, l’effort pour trouver de réels motifs de consensus avec vous ;-) ) ?
    http://www.telerama.fr/cinema/regardez-le-discours-engage-de-francois-ruffin-cesar-du-meilleur-documentaire-pour-merci-patron,154580.php#1GyMpPVqTKlePVXE.01
    Belle journée à vous, Phil… pfff et à Snoopy !

    Répondre
    1. phil
      En réponse à : Francoise

      C’est ce qu’on appelle une « connexion »

      Rien que du bon à faire avec ça

      Mais vous avez tout percuté, rassurez-vous j’ai souvent tort, mais please ne traitez pas « d’à priori » une simple opinion contraire. Jeune déjà j’étais anti-communiste viscéral, à quoi leur réponse était : « Anti-communistes primaires », à quoi notre réponse était : primaire ET secondaires
      Vous n’avez pas connu ces années-là, c’était dur d’être 1 salaud ( Sartre : « on ne peut pas être communiste sans être un salaud », c’est qu’on a de super prophètes chez nous, la patrie des droits de mon oeil.)

      Ben on a tenu le coup. On a eu raison…

      pardon pour ceux qui s’en foutent, mais Françoise valait bien ça

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      1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
        En réponse à : phil

        Sans vouloir être l’historien « de service », je voudrais simplement rappeler que Jean-Sol Partre n’est pas forcément une référence… Il a même été maoïste…
        Mais sans jeter des pierres à quiconque, il ne faudrait pas confondre nos sympathiques militants d’aujourd’hui avec les horribles staliniens d’hier qui, pourtant, eurent la sympathie de gens sympas, Montand (Yves) et quelques autres qui n’avaient pas eu la chance de croiser quelques situationnistes ou pré-situationnistes égarés de l’époque qui déjà dénonçaient la Société spectaculaire marchande…

        Là, je tends la perche à quelques autres égarés très contemporains…

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        1. Ricomart
          En réponse à : Michel de Lorgeril

          Chez moi les égarés on les appelle plutôt des fadas…
          Sartre et pourquoi pas Maurras pendant que l’on y est ? Des gens qui étaient déjà vieux en leur jeunesse ! C’est vrai que l’époque a un faible pour un violent retour en arrière, comme si les révolutions des 18, 19 et 20ème siècles l’avaient affreusement contrariée. Cela me rappelle un de nos contemporains qui aimait voir l’Histoire comme un mouvement de ressac, avec flux et reflux, et notre reflux présent comme une incroyable traversée du désert. Il est certain que notre temps peine à engendrer des révolutionnaires dignes de ce que le passé nous a laisser en héritage. Il est assuré que la prochaine vague sera un mémorable bouleversement qui laissera ses contemporains médusés. Et à ceux, tentés par le retour des vieilles idées réchauffées comme illusion de modernité, je conseille la lecture d’une Chahdorttt Djavann qui dans sa « La muette » nous dresse le tableau du retour de la bête immonde.

          Santé et lumière méditerranéennes

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          1. Francoise
            En réponse à : Ricomart

            @Ricomart
            … sacrée « lumière » :-) , que vous nous proposez là … Chahdort Djavann (et hop, un t de moins pour équilibrer le votre en trop – nous avons une « connexion » très spéciale tous deux, non, avec les « t » ? et malgré que ce soit le printemps qui arrive…).
            Et encore une belle lecture qui va passer direct prioritaire, évidemment…. devant tant d’autres déjà en file d’attente, tant pis….
            Merci infiniment, Rico, et très belle journée.

        2. chevalier
          En réponse à : Michel de Lorgeril

          Yves Montand « sympa » ? De quel époque ? celui du début des années 80 qui nous faisait des émissions (« Vive la Crise ») sur le capitalisme triomphant ? Quant aux « horribles staliniens » il faut voir l’histoire réécrite par les historiens « révisionniste » ( On les appelle comme cela car ils travaillent sur archives comme de vrais historiens et non pas comme des leaders de la propagande du grand Capital) : il voient l’histoire de l’union soviétique et des « staliniens » qui l’ont soutenu bien autrement. Voir par exemple : Grover Furr, Roger Keenan.
          A lire aussi de l’historienne (communiste, eh alors !) A Lacroix Riz : Le Choix de la Défaite, Aux origines du Carcan européens
          Lire aussi de Henri Alleg : Le Grand bon en arrière.
          Enfin, à l’attention de ceux qui sont des « anticommunistes primaires et secondaires » il faudrait éviter de cracher dans la soupe notamment celle mitonnée par le Conseil National de la Résistance et des ministres communiste de 45 à 48… Beaucoup de communistes ou syndicalistes ont été assassinée par les ligues fascistes (cf. La cagoule du colonel de La Rocque) dans les années 30 puis mis en prison ou fusillés dès 39 ou à la suite du Pacte de non Agression germano-soviétique).
          Enfin pour répéter un propos de A Lacroix Riz : l’extreme droite est une solution de rechange dans les grandes crise du capitalisme qui la finance !

          Répondre
          1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : chevalier

            Oups !
            Bon, on s’arrête là ; sinon…
            Cela dit, c’est vrai que le Conseil National de la Résistance (qui se réunissait entre autre au Château d’Uriage à moins de 20 kilomètres de chez nous) c’était beau !
            Z’avaient du coffre, communiste ou pas…
            Aujourd’hui, on a quoi ?

      2. Francoise
        En réponse à : phil

        @Phil
        Merci Phil. ‘Connexion’ … voyons, voyons… … quelque chose à voir avec ‘attachiant’ de Minoque ??? (non, non, ne vous fâchez pas, ne dites rieeeen: je plaisante juste ;-) ).
        Bien sûr, je n’ai pas vraiment vécu en direct les années dont vous parlez… mais j’ai été très souvent fascinée par les communistes convaincus en France. Si je comprenais -très bien même- qu’on puisse croire en la « doctrine » et en l’idéal d’une certaine société… hors contexte, pourtant, je ne comprenais pas qu’on puisse défende ce qu’on soupçonnait bien qui se passait ‘en réalité’ à l’Est… Ce déni si grossier -que j’ai souvent interrogé (et les interlocuteurs étaient totalement sincères, ils ne feignaient pas, sûr, et n’avaient aucun intérêt perso non plus)-…. me fascinait, oui, c’était le mot…
        On retrouve cependant ‘dénis’ comparables de façon très courante… aujourd’hui et pour bien d’autres choses.
        C’est difficile de se remettre dans le contexte d’une autre époque donnée. Même à court terme. Quand je vois dans mon entourage professionnel, l’évolution, le déni (oui, aussi) ou les grand-écarts 2007 versus 2017 de la part de gens dont certains semblent sincères (dix ans, c’est peu… et pas seulement à l’échelle des temps géologiques!), je suis effarée et j’ai un peu peur aussi… la mémoire est si courte…
        Bref… 10 minutes de méditation (oui, voilà, du yoga, si vous préférez…) et on va bien trouver quelque bonheur à la belle journée qui arrive, quand même (mais siiiii, vous aussi et même Snoopy aussi :-) ). Le printemps arrive Phil ! le printeeeeemps….
        Pardon pour ce nouveau hors-sujet, rhoooo, j’arrête… promis!!!

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  5. Reliquet

    Et hop! J’élève le débat!

    Sans tomber dans le piège de glorifier les anti-communistes primaires auxquels j’appartiens depuis toujours, parce que c’est interdit par le règlement (qui d’ailleurs a l’air de flotter un chouïa ces temps-ci).

    20 cm au dessus du plus haut suppositoire en orbite, ici;

    http://www.jim.fr/medecin/actualites/medicale/e-docs/lombalgies_presque_une_impasse_therapeutique_164032/document_actu_med.phtml

    Amusant, non? Aucun traitement de la lombalgie ne marche vraiment! Ont-ils testé l’hydrotomie à votre avis?

    C’est dur d’avoir raison tout le temps…

    Répondre
  6. phil

    Bon, puisque le vin est tiré il faut le boire jusqu’hallali… Sans références culturelles (mais c’est mieux comma ça), il est des comportements sociaux-politiques « déconstructifs » ou non-constructifs si on préfère. Explication de texte et exemple :

    Dans les années 80 on a arrêté d’exploiter le France (le bateau), 50% de personnel en trop pr aux autres compagnies et la CGT toute puissante. Plan de restructuration refusé net. On dit au zig du syndicat : mais si vous refusez les licenciements, c’est TOUT LE MONDE qui sera viré…

    Réponse du syndicat (dont e JURE l’authenticité) : « On s’en fout, c’est une question de principe ».

    La suite est connue, boutique fermée, tout le monde dehors. Et les principes sont saufs.

    L’analyse est passionnante autant que traumatisante, car ceux qui pensaient que le syndicat était là pour défendre « les travailleurs » en ont été pour leurs frais.

    En fait il était là pour défendre « une idée » et non des hommes, laquelle idée était : patrons salauds, le peuple aura ta peau. Bien sûr les patrons s’en sont sortis mais la CGT a eu la peau du peuple.

    Le discours « haineux-déconstructif » perdure, on a encore ici une belle brochette de sans culottes dont l’objectif n’est pas le bonheur de la classe ouvrière mais de mettre au bout d’une pique les têtes des Arnault ou Bolloré, créateurs de centaines de milliers d’emplois (chiffres exacts) mais ordures parmi les ordures. Ainsi bavant de haine et sans jamais toucher terre, on a au moins 2 candidats à la présidence de la République (qui en + se vomissent) prêts à faire par haine – et sans l’ombre d’un remord – le même sort à la France qu’au France…

    Sympathique ?

    faut voir

    Répondre
    1. chevalier
      En réponse à : phil

      Cher Monsieur,

      vous devriez écrire dans le Figaro ou le nouvel observateur. vous dites : « Arnault ou Bolloré, créateurs de centaines de milliers d’emplois (chiffres exacts) ». C’est vrai (vous ne faites pas dans la « pseudo-science » ne l’oublions pas !) c’est à cause de la CGT que le chômage augmente et la paupérisation aussi. Salauds de CGTiste. On devrait refaire comme dans les années 30 et se débarrasser de ces syndicalistes souvent communistes en plus ! Ces même communistes (ils étaient majoritaires au CNR désolé) qui ont permis : les congés payés, la retraite par répartition, la sécurité sociale. L’inculture historique c’est cela le mal pas la « matriarcalisation » du bon Dr Girard.

      Répondre
      1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
        En réponse à : chevalier

        Bon, je m’excuse d’avoir allumé cette mèche [comme disent les artificiers] ; d’autant que le discussion est très intéressante avec comme sous-titre potentiel : « du matriarcat au CGTisme »…

        Le retour aux années 1930 (pourquoi pas en Allemagne pendant qu’on y est… quand les nazis faisaient même la chasse aux catholiques) ne me parait pas une bonne idée… Quoiqu’on puisse certainement trouver encore des gens qui haïssent les cathos…

        Je propose de revenir à un sujet plus consensuel : l’obligation vaccinale ou comment « forcer » les politiques à s’engager (Oups !) sur ce sujet !

        Répondre
        1. chevalier
          En réponse à : Michel de Lorgeril

          « Les nazis faisait la même chose aux catholiques » ? D’où cela sort ? Pie XII que l’on appelait le pape « Allemand » a soutenu Hitler à 100% y compris après la guerre dans le sauvetage et recyclage de nazi (The Real Odessa: Smuggling the Nazis to Perón’s Argentina (Granta Books, 2002). Lire aussi Le Vatican l’Europe et le Reich de A Lacroix Riz – A Colin.
          Pour répondre aussi à Phil il y a toujours eu et vraisemblablement encore de la corruption dans le syndicalisme c’est même pour cela que s’est créé la CGT-U déjà en 1921. Mais cette corruption permettait de faire avancer les intérêts du grand patronat ! Donc, cher monsieur, on en revient toujours à la responsabilité du capitaliste qui détourne toute l’activité économique à son profit. Qu’il y ait des gens lâches et égoïstes c’est une évidence et c’est même la condition du maintien de ce système capitaliste.
          C’est cette même corruption et/ou lâcheté pour revenir à un sujet qui occupe ce site qui impose depuis 30 ans une médecine aux ordres des actionnaires !
          Parlez de politique, d’économie et d’histoire (marxiste bien entendu : la lutte des classes, la propriété des moyens de production…etc) qui explique les deux champs de connaissances précédents cela permet de comprendre ce qui se passe avec la santé dans ce pays.

          Bon je crois que cela va être censuré….

          Répondre
          1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : chevalier

            Bon je ne censure pas totalement mais j’enlève un bout trop « politisé »…
            Vous dites : « Les nazis faisait la même chose aux catholiques » ? D’où cela sort ? »
            C’est un fait historique indubitable et vérifiable (merci de procéder) : les cathos ont été eux-aussi persécutés par les nazis ; et peut-être que (je ne suis pas sûr) si le Vicaire de Rome s’est « prosterné » devant la barbarie, ce fut pour protéger quelques des siens…
            Puis-je me permettre de suggérer la lecture de cet excellent livre « La trilogie berlinoise » (P Kerr) dont les données historiques sont vérifiables…
            Et si vous aimez le Berlin des années 1930 et avez peu de goût pour un voyage au Goulag, voilà de quoi aider :

          2. Ricomart
            En réponse à : chevalier

            @Chevalier

            Dear Caballero,
            Ce que je préfère dans la chanson accompagnée au piano, c’est quand on entend pas les paroles tellement le piano est au premier plan sonore. Ceci, me direz-vous, n’est jamais qu’affaire de goût.

          3. Inoxydable
            En réponse à : chevalier

            @ Chevalier :« Les nazis faisait la même chose aux catholiques » ? D’où cela sort ? » J’ai aimé la réponse de MdL à ce propos, car si ce Pape « Allemand » comme vous dites, n’a pas été très héroïque à cette époque, rappelez vous de ce diction : « Il est plus facile d’être héroïque une fois que courageux tous les jours ». Et, malgré ses défauts, il lui fallu du courage avant, pendant et après pour sauver ce qui pouvait l’être. C’est l’opinion d’un « Catho » ( que certains prononcent comme « scato » avec mépris – jamais deux fois devant moi, étant plutôt d’un tempérament de « Chevalier du Temple ».. . J’ai du mal à tendre l’autre joue!)
            Par ailleurs, étant d’origine frontalière de la Lorraine et de la Sarre, une partie de ma famille résidait chez les Teutons dans un village non loin de la frontière et durant la guerre, bien que la maison familiale dans laquelle elle résidait se trouvait proche de l’église ( très belle) c’est dans la CAVE de cette maison que se déroulait la MESSE par peur de nazis !!! Cette maison existe toujours et je peux vous envoyer une photo sur laquelle elle figure en perspective de l’église pour vous faire comprendre. L’autre partie de ma famille résidant en Lorraine, a été évacuée dans le centre de la France et n’a pas eu à trembler pour aller prier.
            Pardon d’avoir été un peu personnel dans mon exemple mais ceux qui vivent dans les zones frontalières comprendront ce qui s’est passé;

            @ Phil : Pour avoir travaillé la première partie de ma vie comme ouvrier, j’ai connu la CGT et ses manoeuvres de démolitions. Vous avez en partie raison, en partie seulement, beaucoup de grosses entreprises ont fermé mais aujourd’hui c’est le seul syndicat qui défende encore un peu le salarié, maladroitement certes et je ne suis pas toujours d’accord avec leur façon de faire, mais il a le mérite d’exister et de résister ce que les autres ne font pas et signent hypocritement tous les accords bancals que le grand patronat leur propose en acceptant des délocalisations et du n’importe quoi.
            Bon j’arrête là, je respire. Santé à tous.

          4. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : Inoxydable

            Merci !
            Pragmatique et transparent.
            C’est ce qui manque ces jours de grandes fêtes politico-médiatiques ; qu’est-ce qu’on peut entendre comme conneries dans le poste !
            Et sur tout l’échiquier !
            D’un extrême à l’autre, Bon Dieu qu’ils sont cons ! Ça donne envie d’être « modéré »…

          5. chevalier
            En réponse à : chevalier

            Chère Inoxydable,

            concernant le pape il ne s’agit pas de « courage » mais d’un individu avec toute la hiérarchie de l’église régulière et séculière qui a collaboré et soutenu, y compris après guerre les nazis ; à lire : http://www.armand-colin.com/le-vatican-leurope-et-le-reich-2e-ed-de-la-premiere-guerre-mondiale-la-guerre-froide-9782200242923
            Concernant des catholiques qui ont pu s’opposer au nazisme il y a en surement eu. P Eluard : « celui qui croyait au ciel celui qui n’y croyait pas ». Que les allemands avaient peur pendant le règne nazi c’est une évidence car à cette époque il ne fallait surtout pas se faire remarquer. Mais dire que les catholiques ont été persécutés par les nazis par ce qu’ils étaient catholiques, désolé cela ne passe pas. Merci de me fournir des références autre que celles fournies par MDL qui sont littéraires pour l’heure.
            Enfin, étant issue moi même d’une famille catholique j’arrive à avoir des liens affectifs avec des catholiques malgré des opinions politiques très différentes : ce n’est pas toujours facile.

  7. Francoise

    @Phil

    Allez tant pis, je vous fait rire (à mes dépends)… Quand j’étais jeune… j’avais une foi immense dans les syndicalistes (non, c’était pas de famille, la mienne était plutôt « tranquille »). Je pensais que ces gens engagés étaient (évidemment…) merveilleux, qui croyaient en ce qu’ils faisaient, profondément, gratuitement, qu’ils donnaient temps et compétences, sincèrement… pour le bien des personnels, sans a priori ni parti pris, avec équité, avec intelligence. Evidemment, comme je ne suis pas aveugle et que je fais de mon mieux pour être aussi peu que possible dans le déni, j’essaie de « changer de certitudes » -ahah- aussi souvent que nécessaire… du coup, j’ai été très vite et très douloureusement déééééçuuuue, par beaucoup de ce que j’ai pu constater, qui ne collait pas du tout avec mon attente, c’est sûr…

    Tiens, ça m’a fait un peu comme pour les médecins! Affreux décalage entre l’attente et la théorie et la réalité sensiblement moins reluisante, voire profondément beurk dans bien des cas :-(

    Des grands patrons de ‘grandes’ boites et d’un certain système en général pas mal ‘déshumanisé’, j’attendais peu. Et devinez quoi ? J’ai quand même été déçue aussi :-) !

    Non, allez, ne vous énervez pas : c’est justement écrit pour seulement vous faire sourire…
    Que ça ne nous empêche pas de garder bien en vue les deux choses les plus essentielles à l’instant ‘t’ : 1) le printemps arrive -ça devient évident, c’était attendu et la Nature, Elle, n’est jamais décevante-, et ce sera aussi bien pour les communistes (siii, il en reste), que les anti-coco (idem) primaires, secondaires et même tertiaires, pour les dentistes turcs et les cardios japonais, à ‘Piquepoul’ ou dans le XI° arrondissement de Paris, pour nous tous-toutes… on va bien en profiter! et 2) moi aussi, je vous aime, Phil !

    Répondre
    1. phil
      En réponse à : Francoise

      pas de bug ici, Il y a des patrons-salauds, l’abus de pouvoir est même bien + fréquent que le contraire (vous voyez que je suis objectif), mais je constate que sans eux… il n’y a pas d’emplois, aussi très pragmatiquement, le chômage étant la plaie N° de tout société, je veux qu’on enlève les entraves des pieds des patrons, et ceci dans l’intérêt GENERAL.
      Or dans notre société les patrons sont persécutés pas l’administration (2 à 3H. par jour pour remplir des paperasses), asphyxiés par les charges sociales (CHARGES et non contributions) et les impôts divers qui tombent comme à Gravelotte, à se demander comment il y a encore des patrons en France, faut-il pour ça que la France soit 1 pays de génies, avec des gens de très haute qualité et formation, pour arriver quand même à survivre malgré des politiques aussi incompétents et démagogies (droite et gauche confondues), incapables d’avoir le courage politique de faire la réforme libérale que TOUS nos concurrents européens de même niveau ont fait, nous taillant des croupières (nos cerveaux s’en vont comme la flotte dans le trou d’un lavabo.. )

      Cela étant dit je n’ai pas voulu charger la barque, mais en + de se foutre totalement des « travailleurs », la CGT était corrompue. Je dis bien corrompue, tout comme les experts de big pharma

      rien de ce que je viens de dire ici est inexact, allez bises

      Répondre
      1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
        En réponse à : phil

        Vous dites : « les patrons sont persécutés pas l’administration (2 à 3H. par jour pour remplir des paperasses), asphyxiés par… »

        Nous aussi [je prends un exemple que je connais mais chacun peut saisir un autre exemple], chercheurs et médecins (pas que les « patrons » comme vous dites…), nous sommes persécutés et asphyxiés par…

        Dans quelle société vous croyez-vous ?
        La bureaucratie est omniprésente ; et les patrons au moins savent qu’ils en tirent des bénéfices immédiats ; mais le chercheur, quoiqu’il fasse, touche le même salaire ; son seul ressort est sa passion pour son métier ; comme un artisan du passé…
        Avec des bénéfices potentiels (de son travail de chercheur) pour bien d’autres que lui-même (chercheur), y compris pour les patrons et leur « petite santé » que nous nous évertuons à protéger parfois contre les patrons de l’industrie eux-mêmes qui souvent nous haïssent, nous chercheurs, et je pèse mes mots…

        Et si il y a une bureaucratie obligatoire (selon certains), c’est parce qu’il faut surveiller et contrôler ; sans cesse de nouvelles règles et de nouvelles paperasses ; et vous savez pourquoi !

        Tout ça pour dire que la chansonnette sur les pauvres malheureux patrons persécutés et asphyxiés risque de faire rire beaucoup d’entre nous ; et chacun pour des raisons différentes et variées ; rassurez-vous : il y a plus malheureux que des patrons « persécutés et asphyxiés » !

        Demandez aux pauvres d’avoir pitié des riches, c’est exactement ça la Société du Spectacle, si vous n’aviez pas encore compris.

        Par pitié, épargnez-nous ce genre de refrain invertébré… ça y est je m’énerve…

        Répondre
          1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : phil

            La rancune (comme l’esprit de vengeance) est un sentiment que j’ignore… Oups !

            Perdre pas à attendre ces salopards, blubs…

        1. aminevite
          En réponse à : Michel de Lorgeril

          BONNE NOUVELLE !
          l’action CERENIS THERAPEUTICS chute de 80% ce jour !…SUITE à l’arrét d’une étude testant sa thérapie HDL qui est un…échec! Etonnant, non?
          « Après 48 heures de suspension de cotation, le communiqué de presse tant attendu a été publié hier soir : l’étude CARAT est un échec. Cerenis a encaissé, ce matin, un tsunami boursier inévitable. Le titre de la biotech toulousaine reculait de 82% à la mi-séance.
          Cet essai clinique de phase intermédiaire (IIb) évaluait la capacité de CER-001 – le candidat-médicament de Cerenis – à réduire le risque de récidive chez des patients ayant déjà subi un syndrome coronarien aigu (SCA), suite à un infarctus du myocarde ou une angine de poitrine. Son mécanisme d’action : réduire le volume de la plaque d’athérome (ou athérosclérose) dans les vaisseaux sanguins.

          Le communiqué est lapidaire : «Aucune différence statistique observée entre le traitement et le placebo» n’a été observée sur le critère principal, en l’occurrence le volume d’athérome, observée par échographie des artères coronaires. Le PDG Jean-Louis Dasseux, s’est dit «surpris et déçu».
          Des billes dans la Nash

          Ce programme n’est pas le plus avancé chez Cerenis. La société mène actuellement un essai clinique finale baptisé TANGO, avec la même molécule, dans une maladie rare, la hypoalphaliporotéinémie familiale (FPHA). Les résultats devraient être dévoilés au troisième trimestre. Cerenis a d’autres molécules notamment CER-009 qui pourrait faire l’objet d’une première étude … »

          Répondre
          1. aminevite
            En réponse à : aminevite

            Les statines et autres hypolipémiants sont à la médecine ce que le fond Madoff était à la finance… Une gigantesque escroquerie !

        1. phil
          En réponse à : akira

          il faut apprendre le sens des mots, hélas on peut reprocher aux scientifiques, s’ils ont l’esprit de géométrie, de manquer d’esprit de finesse. La rigueur dans l’analyse scientifique l’est également dans le sens des mots ou concepts. La « propagande » consiste à harceler des gens afin de leur faire entrer dans la tête des idées – en général fausses. Il y a donc ici 2 paramètres, comme disent les scientifiques.
          Or 1) je ne harcèle personne, et 2) Rien ne dit que mes idées soient fausses (elles ont été appliquées avec succès dans la plupart des pays civilisés, dont nous ne faisons pas encore partie hélas.)

          Démontrez moi donc que ces 2 « paramètres » sont dans mon discours, et vous aurez raison

          Répondre
          1. Akira
            En réponse à : phil

            Il me semble que MdL a rappele hier que les discussions politiques n’etaient pas les bienvenues ici. J’ai trop de respect pour lui pour repondre.
            En passant, merci pour la lecon (et les generalisations sur les scientifiques). Ca fait toujours bien plaisir.

          2. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : Akira

            Chuuuut !
            Phil est un mauvais « coucheur » mais tellement sympa…
            Ce qui n’a rien à voir (« coucheur ») avec « accoucheur » quoiqu’on puisse accoucher de biens des choses…
            Bienveillance !

          3. phil
            En réponse à : phil

            c’est promis, j’accouche plus, juré craché

            De toute façon j’ai perdu, mon mentor s’est fait exterminer et son ombre pâle est tombée dans le tonneau des danaïdes (celui qui n’a pas de fond), laissant place à 1 farfadet et aux chemises noires, moi je jette l’éponge, je rends l’âme, l’arme, ma carte ou les 3….

          4. phil
            En réponse à : phil

            Non mais découragé (pas par le site, par la conjoncture)…

            Etonné même de voir une si faible levée de boucliers envers des propos iconoclastes, entre les furibards qui n’osent rien dire et les aquiesceurs encore + discrets… Merci encore de ce joyeux moment de détente, c’est promis on revient au « factuel », juré, juré, juré… Réglementaire

          5. Ricomart
            En réponse à : phil

            @Phil

            Que ton renoncement tienne à aussi peu de chose que ces tristes confrontations politiciennes me surprend. Je me souviens d’un Filou mordant et mordu qu’aucune tracasserie électoraliste n’aurait pu perturber. Une canaille qui aurait pu en découdre avec la planète entière et qui, face à l’imminente apocalypse, aurait juré que demain il transformerait le monde en havre de paix et de polémique, les deux choses étant évidemment synonymes en sa logique subversive. Dis-toi que le roi est mort, alors vive le roi !

          6. phil
            En réponse à : phil

            @ Rico : juste 1 coup de blues pour souffler, heureusement c’est bon, t’es là, sans excès et d’humeur égale, ni parano ni maniaco dépressif… Faut que je me fasse 1 petit JJ Cale.

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