Les grandes illusions de la vaccinologie (saison 2)

 

J’ai évoqué dans un précédent message l’illusion pasteurienne de la médecine et des maladies, et pas seulement les infectieuses.

Dans ce nouveau document, je vais essayer d’analyser une autre sympathique illusion des vaccinologues : c’est l’idée qu’on puisse éliminer ou « éradiquer » (c’est le vocabulaire en cours) les maladies infectieuses. Le sujet est compliqué ; je vais essayer d’être simple.

Certains « experts » ["experts" entre guillemets car l'expertise scientifique ici est très limitée : on a affaire à des ingénieurs ou des techniciens du vaccin plus qu'à des vrais scientifiques...] pensent en effet que des vaccinations de masse peuvent nous débarrasser de certains fléaux infectieux. J’ai pris l’exemple de la variole dans mon message précédent ; sans m’interdire de penser que la vaccination ne fut pas la principale cause de la disparition de la variole.

Ce fut aussi l’avis de l’OMS ; donc rien d’original de ma part. Peut-être, ou peut-être pas, ou peut-être un peu ! Pas la peine de se disputer : on ne peut pas le savoir avec nos moyens scientifiques et historiques actuels. Humilité, chers confrères !

En effet, d’autres maladies infectieuses ont disparu sans qu’un vaccin n’ait été utilisé pour les combattre ou les neutraliser. « Vie et mort des maladies infectieuses » ; ça pourrait faire le titre d’un roman anxiogène : je vais donner des exemples plus loin.

Comme je ne suis pas un cerveau ubiquitaire, je me garderais bien d’essayer de paraître exhaustif. Chaque médecin, du fait de son parcours professionnel, dispose d’une expérience clinique spécifique : le mien tourne autour des maladies cardiovasculaires depuis plus de 40 ans ; je me bornerais donc à discuter brièvement de maladies cardiovasculaires de causes infectieuses qui ont disparu (ou presque) et aussi de maladies cardiovasculaires (supposément) infectieuses qui sont apparues. Je ferai bref à nouveau.

Ici toutefois pointe une idée d’importance que nos experts vaccinologues n’ont pas encore apparemment (dans leur majorité) appréhendée : les maladies infectieuses disparaissent et apparaissent donc à un rythme soutenu dans nos sociétés.

Il est illusoire d’espérer un monde sans maladie infectieuse. Pourquoi ?

Parce que ces maladies sont le résultat d’une interaction conflictuelle entre notre environnement et notre système immunitaire.

Et comme notre environnement change sans cesse (en partie à cause des activités humaines, par exemple le changement climatique), ces interactions sont très variables ; d’autant plus que cet environnement est aussi une partie de nous-mêmes. Qu’est-ce que cela veut dire ?

Nous transportons avec nous [et pas seulement au niveau de notre tube digestif : un à 2 kilos de microbiote], dans nos yeux, nos oreilles et chaque pore de notre peau (je limite là ma description) une partie de notre environnement, c’est-à-dire le monde des micro-organismes dans lequel nous baignons.

C’est important à comprendre : nous sommes nous-mêmes une partie de notre propre environnement ! Ce qui signifie que quand je me fais vacciner, c’est aussi contre moi-même que je me vaccine !

Le facteur environnemental ici c’est le monde bactérien, viral et parasite dans lequel nous nageons. Quand nous disons que cet environnement change, nous ne parlons pas que du climat mais aussi de tous ces agents potentiellement pathogènes qui s’adaptent aux changements de leur propre environnement (qui est aussi le notre) beaucoup plus vite et beaucoup mieux que nous. Une espèce bactérienne en danger, quel que soit l’origine du péril, aura tôt fait d’inventer une nouvelle méthode de survie en milieu hostile. Ainsi de nouvelles espèces apparaissent sans cesse, ce qui est la principale explication des résurgences de maladies infectieuses qu’on croyait éteintes sous l’effet supposé (selon certains) des vaccinations de masse. Ça reste à documenter !

Évidemment, cet environnement interagit avec notre système immunitaire qui est, selon la théorie prévalente, le gardien de notre intégrité et donc de notre survie dans notre environnement.

Et notre système immunitaire [au-delà de ses spécificités génétiques] est lui-aussi constamment changeant : non seulement il s’adapte à notre environnement mais il se modifie en fonction de nos conditions existentielles : vieillissement, nutrition, activité physique, stress, pollution, médicaments, etc…

Tout le monde a compris la complexité  du sujet que je discute : une multitude de facteurs interagissent et ce sont ces interactions qui vont donner naissance soit à des maladies individuelles soit à des épidémies. Il y en a toujours eu et il y en aura toujours car l’irruption d’un déséquilibre dans cette complexité peut entraîner des perturbations sanitaires.

On peut appeler ces perturbations des maladies ou des épidémies ; ce qu’il faut comprendre c’est qu’il faut du temps pour un retour à un certain équilibre (équivalent de la fin de l’épidémie ou de la guérison du patient, ou de son décès ; ce qui est aussi la fin d’une maladie) avant la survenue inéluctable d’une nouvelle perturbation ; ou d’une nouvelle « catastrophe » selon le vocabulaire des disciples du mathématicien René Thom.

Telle est la condition humaine !

Comme pour toute autre question liée à notre condition humaine, plusieurs attitudes sont possibles. Fatalisme, réaction hyperactive, pro-activité anticipatrice… L’objet de ce message n’est pas de discuter ces attitudes ; ce sera pour une prochaine fois.

De ce qui précède, chacun peut comprendre que notre environnement (tout rempli qu’il soit d’agents pathogènes et d’agents protecteurs s’opposant aux précédents par un identique réflexe de survie) n’est pas notre ennemi. Il est ! Rien de plus.

Il est potentiellement notre allié pour préserver notre santé ; à condition de le respecter !

Cette idée rejoint une approche philosophique ancestrale ; et plus récemment Rousseauiste (dudit célèbre Jean-Jacques) qu’on peut résumer par la formule : la Nature ne nous est pas hostile !

Ce qui fait question dès lors, c’est la complexité de la Nature (c’est-à-dire, de notre environnement) et la façon dont nous insérons, comme des sioux (l’image n’est pas prise au hasard), dans cette complexité. Ce n’est pas affaire de « bons » et de « méchants » qui effectivement pullulent dans la Nature, c’est adaptation et respect des équilibres ! Car dans cet environnement, les agents (potentiellement) infectieux cohabitent eux-mêmes dans des équilibres instables : notre microbiote intestinal lui-même est un extraordinaire mélange de bactéries, virus, parasites en constante discussion entre eux et avec avec notre système immunitaire.

Il n’aura pas échappé aux lecteurs que j’essaie de délivrer ici une vision très écologique de la question vaccinale. A mon avis, c’est la seule possible. Ça risque d’avoir échappé à nos ingénieurs vaccinateurs…

Évidemment, j’appelle chacun de mes lecteurs à réagir à mes propos ; si possible avec courtoisie. Si c’est pour se moquer, je prends aussi tant j’ai envie de rire de tout ça ; le ça ici étant quelque chose comme notre destin !

J’entends déjà la critique : « il se prend pour Emmanuel… Kant ! »

Mais cette vision a une implication immédiate : il y aura toujours des maladies infectieuses et les vaccinations de masse ne sont rien de plus que des éléments potentiellement perturbateurs qui induisent (potentiellement encore) des déséquilibres. Sans discuter la possible efficacité protectrice de la vaccination, la vision des maladies infectieuses décrite ci-dessus implique que la disparition (apparente ou réelle) d’une maladie sera suivie inéluctablement de l’apparition d’une autre maladie ou de la résurgence d’une ancienne, en un peu différente ; de multiples exemples ont été décrits.

J’avais promis de donner quelques exemples et illustrations  de « disparitions » et « apparitions » récentes de maladies cardiovasculaires de causes infectieuses, indépendamment de toute vaccination. C’est maintenant.

Dans mes premières années de pratique médicale, une de nos obsessions était le diagnostic des pathologies valvulaires cardiaques dites rhumatismales : sténose mitrale, insuffisance aortique, etc… Elles étaient le résultat (secondaire ou retardé) d’infections streptococciques, le prototype étant l’angine à streptocoque. Selon la théorie prévalente, le conflit entre l’agent infectieux et le système immunitaire provoque des maladies rhumatismales, rénales (glomérulonéphrites) et cardiaques. Ces pathologies des valves cardiaques des sujets jeunes (incluant des enfants) étaient un des principaux chapitres de la cardiologie clinique. Elles ont pratiquement disparu aujourd’hui sous nos climats. Sans vaccin contre le streptocoque !

De même que la scarlatine [la fameuse "angine qui vomit"] : presque disparue, apparemment. Sans vaccin contre le streptocoque encore !

D’autres types d’angine ont aussi pratiquement disparu, alors qu’elles nous faisaient peur : par exemple, l’angine  « fuso-spirillaire », dite angine de Vincent, qui souvent nécessitait l’hospitalisation  ; c’est l’ancien temps, le temps où l’amygdalectomie et l’adénoïdectomie (ablation des végétations) se pratiquaient avec une promptitude inversement proportionnelle à toute rationalité médicale et scientifique supposée les justifier…  Le temps passe, la médecine change !

Une fois ces pathologies valvulaires cardiaques (minimes ou sévères) installées, les patients étaient menacés par d’autres infections beaucoup plus sournoises et non moins dangereuses : l’endocardite infectieuse, aussi appelée « endocardite bactérienne subaiguë » ou encore Maladie d’Osler. C’est encore souvent un streptocoque [un de ceux qui vivent dans notre bouche...] qui est responsable. Si la fréquence de la maladie n’a pas, selon les statistiques US récentes, réellement diminuée, elle se présente de façon très différente de nos jours ; comme si la forme classique avait disparu et qu’une nouvelle maladie était apparue. Comme les pathologies valvulaires « ordinaires » (post-rhumatismales) sont beaucoup plus rares, les streptocoques vont plutôt investir toutes les formes de prothèses installées dans le coeur et que notre système immunitaire a du mal à protéger.

De façon parallèle, nous avons vu apparaitre de vraies nouvelles maladies cardiovasculaires dont la cause infectieuse n’est pas formellement démontrée. Par exemple, la Maladie de Kawasaki qui est devenue la principale cause de maladie cardiaque acquise chez les enfants des pays développés.

Elle a été décrite pour la première fois au Japon seulement dans les années 1960s et a donné lieu récemment (Mars 2017) à une mise au point un peu « affolée » de l’American Heart Association. J’ignore les connaissances qu’en ont les médecins français actuellement.

Il va falloir s’y habituer : nous devons apprendre à diagnostiquer et traiter malgré l’absence d’identification de ce nouvel agent pathogène.

De même qu’il va falloir s’habituer aux manifestations cardiaques de cette nouvelle maladie infectieuse qu’est la Maladie de Lyme. Ici on connait l’agent infectieux causal, c’est la bactérie Borrelia burgdorferi qui nous est transmise par des tiques dont les principaux vecteurs seraient, apparemment, les cervidés de nos forêts. Au moins en Europe.

J’abrège : on n’a plus de rickettsioses (par exemple, le typhus) et ça n’est pas grâce à un vaccin ; mais on a des borrélioses !

Quand j’étais stagiaire à Toulouse dans le service des maladies infectieuses du Pr Armengaud, on nous parlait beaucoup de brucellose et de leptospirose. Je ne peux dire quelle était la fréquence réelle de ces maladies et quelle est la situation actuelle. Je doute que ces maladies représentent de graves problèmes sanitaires aujourd’hui mais je peux dire qu’on a un vrai problème de santé publique avec les borrélioses ; et c’est tellement nouveau qu’il y a encore aujourd’hui des disputes à propos de la validité des tests diagnostic…

Si j’ai fait quelques détours, et discuter les maladies cardiovasculaires d’origine infectieuse, c’est pour illustrer l’idée que nous aurons toujours des victimes des maladies infectieuses. Beaucoup moins qu’avant l’ère des antibiotiques mais le compteur ne sera jamais à zéro.

Les victimes des anciennes, des résurgentes ou des nouvelles maladies infectieuses sont et seront les plus fragiles d’entre nous : les plus jeunes, les plus âgés, les diabétiques et surtout ceux qui à la naissance ou plus tard de façon acquise souffrent de déficience de leur système immunitaire.

Pour ces derniers, même les maladies bénignes chez les autres peuvent constituer un danger. Est-ce que la vaccination de masse permet de protéger ces sujets fragiles ? Y aurait-il d’autres façons de procéder ? Plus efficaces ?

Ceux qui ont toujours réponse à tout répondent positivement. C’est pourtant loin d’être évident, c’est-à-dire scientifiquement démontré.

Face à ces questions sans réponse, la moindre des choses est de rester prudent. Faut-il interrompre l’actuelle politique de vaccination de masse ? Ce ne serait sans doute pas prudent pour des raisons que je discuterai dans un nouveau message.

Faut-il pour autant nous obliger tous à nous vacciner ?

Peut-on, face à ces questions, perpétuer les obligations vaccinales ? Sachant qu’il y a une sous-estimation tragique des effets adverses de la vaccination…

Peut-on prendre le risque de provoquer des tragédies vaccinales sous prétexte de protéger peut-être quelques sujets si fragiles qu’ils seront hélas victimes de leur fragilité d’une façon ou l’autre ?

Pas facile la médecine !

D’où le respect des grands principes, à commencer par celui maintes fois répété :

D’abord ne pas nuire !

Méditons…

 

 

 

 

155 réflexions au sujet de « Les grandes illusions de la vaccinologie (saison 2) »

  1. Olive verte

    ça fait un moment que je n’avais plus commenté. Je le fais avec quelques noms d’oiseaux.

    Ces histoires de maladies liées à l’environnement me rappellent un peu les histoires de Cormoran. Plusieurs veulent les flinguer car ils ont proliféré et mangent beaucoup de poisson. Dans la réalité, l’empoissonnement continu des rivières et lacs, et la création d’une multitude de barrage leur ont fourni le couvert et le gîte. Les kilos de plomb déversés n’auraient qu’un poids relatif par rapport à ces conditions très favorables à ce que cet animal et d’autres concurrencent l’activité pêche. Et une baisse nette du Cormoran favoriserait un autre prédateur, quel qu’il soit. C’est une des bases de l’écologie, j’espère que cette lecture « écologique » de l’évolution des pathologies prendra de l’ampleur, pour une meilleure compréhension.

    Je continue à lire avec intérêt ces échanges sur les vaccinations, d’autant qu’en ce moment il y a un rouleau compresseur terrible, en Europe, en Afrique du Nord, etc. au sujet de la rougeole. Mais j’avoue que je reste un peu plus prudent sur ce sujet que pour les anticholestérols, c’est plus difficile pour moi d’en englober toute la complexité.

    Je commente aussi brièvement pour dire mon accord sur l’analyse politique du Dr de Lorgeril, si tant est qu’on puisse être d’accord avec une autre personne en politique. D’autant que, malgré un débat foiré (juste quelques jours avant le résultat), les affaires, les déchirements internes, etc. les forces qui tendent le plus vers le brun ont fait une avancée incroyable.

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    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Olive verte

      Pour la question de la vaccination, je travaille dur et je promets quelques nouvelles saisons pour essayer d’éclairer.
      Mais les avis de tous sont importants car dans ce contexte il n’y a pas de (très) bonnes références pour le moment ; et pas de bons experts non plus, à part nos amis bien connus…

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    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : MT

      Merci beaucoup.
      C’est terrible…
      Même si l’étude a d’évidentes limites.
      Comme pour d’autres questions médicales, nous approchons du moment tragique !
      Je vais faire un bref article (dès que j’ai 5 minutes) sur cet article à destination de ceux qui ne parlent pas l’anglais.

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      1. MT
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Je vois qu’Initiative Citoyenne en a fait un article ici:
        http://initiativecitoyenne.be/2017/05/vaccines-vs-non-vaccines-quel-groupe-est-le-plus-malade.html

        Par contre, ils ont une position très anti-vaccinaliste donc à prendre peut-être avec des pincettes (ou pas, je vous laisse trancher)

        Je n’arrive jamais à savoir comment analyser toutes ces données avec les facteurs confondants. Les enfants non-vaccinés ne sont-ils pas mieux nourris que les vaccinés? Ou moins exposés aux perturbateurs endocriniens? Du fait de parents plus scrupuleux de leur santé car mieux informés que les autres?

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      2. Minoque
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Viens de relire cet article de 2015 qui circule à nouveau sur les réseaux sociaux !
        Comment retirer le meilleur du pire sur ces réseaux, les infos restent diluées pour le grand public !
        On a vraiment besoin d’un contre-pouvoir scientifique médiatisé avec pignon sur rue qui aurait l’autorisation d’intervenir en cas de désaccord sur ce que les lois de santé peuvent nous imposer. Un 49-3 citoyen s’imposerait alors comme le proposait Benoît !
        Ça m’étonnerait que Manu et Édouard s’y collent !
        Wait and see !

        https://freewiseman.com/2015/08/08/une-ancienne-employee-de-merck-lavoue-lobligation-
        vaccinale-cest-pour-le-profit-et-pas-pour-la-sante-publique/

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        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : Minoque

          Manolo & Ed ?
          Ça ressemble sacrément aux Daltons…
          On va voir !
          Ils feront ce que nous demanderons qu’ils fassent car avec ces deux-là, une nouvelle forme de démocratie semble vouloir éclore ; leurs potes politiciens n’en reviennent toujours pas… Trop drôle !

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        2. Emilio
          En réponse à : Minoque

          Selon cet article sourcé (enfin il faut lire le suédois pour vérifier la source …), il se passe également des présentations de lois visant à mettre en place des obligations vaccinales en Suède :

          http://www.breizh-info.com/2017/05/16/69531/suede-parlement-rejette-lobligation-vaccinale

          Article un peu ancien concernant l’état des obligations vaccinales en Europe :

          http://www.neosante.eu/la-liberte-des-vaccinations-en-europe/

          Nous allons bientôt voir de quelle manière Macron lutte contre la corruption de notre pays…

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          1. Emilio
            En réponse à : Emilio

            @MT : Oui, l’article est plus complet …

            Sinon, une loi votée en Nouvelle-Caledonie rend le Prevenar obligatoire, dans l’indifférence médiatique la plus totale. Jusqu’aux dernières nouvelles (et au moins jusqu’au référendum de 2018), la Nouvelle Calédonie est en France :

            http://la1ere.francetvinfo.fr/nouvellecaledonie/congres-ameliore-couverture-vaccinale-456457.html

            Projet de loi voté à l’unanimité … Quand je vous dis que la liberté vaccinale n’intéresse personne. Je viens encore d’en faire l’amer expérience il y a peu !

            Dur à avaler a rédigé un article sur le calendrier vaccinal calédonien : http://www.dur-a-avaler.com/injustifiable-calendrier-vaccinal-caledonien/

            Idem pour ce blogueur : http://4ng3.overblog.com/2015/05/majeure-et-trop-vaccinee-des-questions-piquantes-et-des-reponses-pour-vous-aiguiller.html

            Tout ça n’intéresse personne …

    1. Akira
      En réponse à : Akira

      « Il sera intéressant de voir la politique de la nouvelle ministre de la Santé en ce qui concerne la consommation d’alcool. Sur ce point, elle semble opposée à Emmanuel Macron, qui veut promouvoir l’industrie viticole. Le président avait expliqué vouloir « conserver et défendre l’équilibre de la loi Evin en l’état » après avoir obtenu l’assouplissement de celle-ci en 2015 en distinguant publicité et information pour favoriser l’oenotourisme. En colère, Agnès Buzyn avait dénoncé alors l’emprise des lobbies du vin et assuré que « l’alcool est la deuxième cause de mortalité par cancer en France ».

      Aie !!
      Comment peut elle etre contre les polyphenols si precieux de l’Amiral !!

      Bon, si d’autres ont des avis plus informes que moi sur cette personne, ca m interesserait bien.

      Répondre
      1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
        En réponse à : Akira

        Le problème est que les épidémiologistes en cancérologie en France sont (notamment à l’INCA) d’une épouvantable médiocrité…
        Mais pas tous les épidémiologistes ; et ceux du Consortium Européen EPIC sont d’un tout autre niveau…

        Répondre
      2. Emilio
        En réponse à : Akira

        Vous savez que dans le domaine de l’alcoologie aussi il y a un médicament à vendre ? Il s’appelle le Nalméfène et il ne sert objectivement à rien.

        Ce médicament est le premier que l’on prescrit aux gens qui ont une consommation d’alcool élevée sans que l’on considère que celle-ci soit problématique au point de demander l’abstinence complète.

        La commercialisation de ce médicament fut notamment le cheval de bataille des experts de l’alcoologie comme Michel Lejoyeux ou Philippe Batel qui luttent contre la prescription aux doses efficaces d’un autre médicament, générique et donc malheureusement non-rentable : le Baclofène.

        C’est ça la stratégie des laboratoires pour développer les ventes = traiter les gens en bonne santé, pour être sûr que la prescription du médicament dure longtemps (enfin le temps que le brevet expire … après, il sera toujours temps de trouver autre chose).

        Terminer de développer les ventes de médicaments traitant définitivement une maladie, il faut valoriser la PREVENTION, de préférence rémunératrice, et traiter les gens en bonne santé. Il faut commercialiser des traitements que l’on prescrirait à la population la plus large possible … avec le traitement le plus extrême, que l’on prescrit à TOUT LE MONDE : le vaccin, dont les ventes sont décorrélées de la fréquence des maladies à prévenir !

        La vaccination c’est solidaire … c’est sûr.

        Répondre
    2. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Akira

      A mon avis, elle va devoir changer d’avis si ça n’est déjà fait…
      Qu’elle ait déjà été « critiquée » sur ces questions (Formindep et Mediapart ; ça fait du monde) va l’inciter à être prudente… Sinon, elle « sautera » rapidement, à mon avis…

      Répondre
    3. Expert vaccinal
      En réponse à : Akira

      Rien n’est laissé au hazard
      Si elle a été choisie c’est pour favoriser
      -les conflits d’interets
      -le lobby vaccinal
      -bigpharma

      Répondre
      1. Francoise
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        @ Dr MdL
        Vous avez vraiment les yeux de la foi, Dr Michel, c’est beau, dites donc !?!!!
        Pourquoi ne resterait-elle pas, la madame Buzyn… dites-nous tout ??? Elle vient d’être choisie et ses positions étaient connues avant sa nomination, elle n’est pas candidate aux législatives, … quand à son goût pour les liens d’intérêt, c’est à peine plus explicité que d’autres de ses collègues ministres, dans leurs diverses domaines …
        J’admire assez et J’aimerais beaucoup partager votre optimisme inconditionnel…. mais…. ça reste un peu :-( voire :-((( pour moi…
        Puissiez-vous voir juste ?

        Répondre
      2. Emilio
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Pourtant, elle a l’air de correspondre au bon profil pour mener une « révolution de la prévention ».

        La dépistologue va nous mener surtout une « révolution minority report », urgent de revoir cet excellent film (au moins pour la question philosophique qu’il pose sur la définition de la liberté, et qui est basé sur un livre de Philip K Dick). Tant pis pour Tom Cruise !

        La dépistologie tout azimut a tendance à énerver du monde, notamment Marc Girard, Docteurdu16, et notamment pour les dépistages du cancer (du sein …).

        Agnès Buzyn, ministre de la sodomie des diptères ?

        Répondre
    1. Expert vaccinal
      En réponse à : Emilio

      Copie de l’artcile
      La nomination du professeur Agnès Buzyn à la tête de la HAS est sans doute ce qui pouvait arriver de pire pour la Santé publique française.

      « Quand il y a une connerie à faire, Hollande n’est jamais loin et Touraine est sur la photo. »

      Que la papesse en chef de l’Eglise de Dépistologie soit nommée à la tête de l’Agence la plus importante du système de santé français en dit long sur la volonté du lobby santéo-industriel à changer les choses…

      Issue de l’INCa, Institut National du cancer, agence gouvernementale défendant la dépistologie pure et dure, scientifique qui n’avait pratiquement jamais entendu parler du possible rôle néfaste des dépistages organisés, du problème aigu du sur diagnostic et du sur traitement, et qui, nous le rappelle Christian Lehmann (ICI) en citant le media d’investigation qatari, je veux dire Mediapart, déclare, en substance, que les seuls vrais experts, les experts compétents, sont ceux qui participent aux boards de l’industrie pharmaceutique et qui se déplacent dans les congrés tous frais payés par cette même industrie en se faisant rincer midi et soir par ces mêmes industriels.

      Elle est donc adepte de la théorie Bruno Lina qui, se vantant de manger à tous les rateliers, prétend que « Trop de corruption tue la corruption. » : quand on a le ventre plein on ne se rappelle pas qui l’a rempli.

      On nous avait promis « plus jamais ça » après le scandale du Mediator, on nous avait promis que la nomination de Dominique Maraninchi, issu du milieu de l’oncologie, à la tête de l’ANSM allait permettre de nettoyer les écuries d’Augias… Peine perdue.

      Mais cessons de plaisanter, l’heure est grave : nommer une hématologue, une onco-hématologue, à la tête d’une Agence gouvernementale c’est comme donner la Légion d’Honneur à un prince saoudien ou voir sièger un représentant de la Mauritanie à la Commission des droits de l’homme de l’ONU…

      Car l’oncologie est la quintessence de ce qu’on peut trouver de pire en médecine dans le domaine des essais cliniques comme dans celui de la protocolisation des traitements ou, tout aussi dramatiquement, sur l’entrée du privé dans le service public comme dans le cas de l’Institut Gustave Roussy.

      Nul doute que vous n’apprendrez pas de la bouche d’Agnès Buzyn que les 71 dernières molécules labellisées par la FDA dans le domaine de la cancérologie augmentaient en moyenne l’espérance de vie des patients de… 2,1 mois ! (Voir LA)

      Cette nomination est aussi l’aboutissement du modèle américain avec contrôle direct de la FDA par l’industrie pharmaceutique. Les US l’ont fait, nous suivons.

      La déclaration des effets secondaires en oncologie est également considérée comme peu pertinente.

      Les premières déclarations de Madame Agnès Buzyn sur les liens et conflits d’intérêt entre experts et industrie pharmaceutique n’annoncent rien de bon mais surtout démontrent la formidable impunité dont elle croit disposer en déclarant d’emblée que l’intelligence des experts est corrélée à leur degré de dépendance à l’égard des industriels.

      Nous nous préparons des jours difficiles.

      PS (du 14 mars 2016). Voici le lien avec les 126 publications d’Agnès Buzyn recensées dans PubMed. ICI.
      PS (du 14 mars 2016). Un article de Aurélie Haroche qui cite Christian Lehmann et moi-même. LA.

      Répondre
      1. Stéphane
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Je suis pessimiste, y compris sur les forces de résistance. Le pays est tellement fracturé et il y a tant de gens désaffiliés !

        43% seulement des inscrits ont voté Macron. Parmi eux, 43 % ont voté pour faire barrage à Marine Le Pen. Sans compter les non-inscrits. Là, les 43% tombent à 40% des majeurs ayant voté pour Macron (20 millions sur 51 millions de majeurs).

        https://www.publicsenat.fr/article/politique/sondage-43-des-electeurs-de-macron-ont-vote-en-opposition-a-le-pen-60193

        Répondre
        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : Stéphane

          Bien, je propose qu’à partir de maintenant, les dés ayant été lancés, il y a peu de chance que ceux qui n’ont pas compris ce qui s’était joué (dans un sens ou dans l’autre) le comprennent maintenant…
          Revenons aux statines et aux vaccins !
          Z’allons z’être très occupés, je le crains, juste pour faire entendre les voix de la raison et de l’éthique ; personne ne sera de trop !
          Notre outil principal sera l’AIMSIB : adhérez ou renouvelez votre adhésion !

          Assemblée Générale le 24 Juin à Paris !

          Répondre
  2. Emilio

    C’est marrant ce que dit Nau :

    « Que va faire la nouvelle ministre ? Quand ils daignent s’exprimer, les géants producteurs de vaccins (Sanofi-Pasteur au premier chef) expliquent qu’il leur est impossible de relancer une production de DTP. Pour répondre au Conseil d’Etat Agnès Buzyn pourrait prendre une décision politique (et quelque peu machiavélique). Lever dans un premier temps l’obligation vaccinale par décret. Puis reprendre le texte de Marisol Touraine et demander aux nouveaux députés d’étendre par voie législative les obligations vaccinales. Elle pourrait en cela s’appuyer sur les recommandations de la « consultation citoyenne » organisée en 2016″

    Il est important de lire les cons. Quelque-fois, ils donnent des informations importantes qui auraient pu échapper à ses ennemis s’ils n’avaient pas été aussi cons. Un peu comme Trump …

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  3. Emilio

    Ce que dit la propagande pour justifier l’extension de la vaccination HPV à tous les garçons. On est à 2 doigts de la recommandation d’une vaccination scolaire …

    Paris, le mardi 23 mai 2017 – Longtemps après l’Autriche, le Canada et l’Australie qui ont choisi une telle voie (depuis respectivement 2008, 2012 et 2013) et dans le sillage des Etats-Unis, la France a décidé d’introduire une certaine dose de parité dans ses recommandations concernant la vaccination contre le papillomavirus (HPV). Cependant, à la différence de ces quatre pays, son évolution n’a pas été totale : le Haut conseil de la santé publique (HCSP) s’est récemment prononcé en faveur de la protection des jeunes garçons ayant eu des relations sexuelles avec des hommes jusqu’à l’âge de 26 ans.

    Une confiance non entamée vis-à-vis de la vaccination contre le HPV

    Un tel choix, inédit, a pu surprendre. Les professionnels de santé lecteurs du JIM s’y révèlent totalement opposés : un sondage réalisé sur notre site du 3 au 22 mai révèle en effet qu’ils sont majoritairement favorables, à 70 %, à l’extension de la vaccination contre le HPV à tous les garçons.

    Sondage réalisé par le Journal international de médecine du 03 mai au 21 mai 2017
    Il y a six ans, une enquête également conduite sur le JIM révélait des résultats proches : 67 % des professionnels de santé se déclaraient pour une vaccination des jeunes hommes contre le HPV. On observera d’une part qu’en dépit des suspicions (majoritairement non étayées scientifiquement) dont ce vaccin a pu être l’objet, la confiance des praticiens reste importante et semble même avoir progressé. Par ailleurs, une très faible proportion seulement, 6 %, juge pertinente la position adoptée par le HCSP de restreindre l’extension aux seuls jeunes homosexuels. Il faut peut-être noter ici qu’ils sont cependant plus nombreux (19 %) à être hostiles à toute idée de vaccination des garçons.

    Risque de stigmatisation, protection universelle : des arguments forts en faveur d’un vaccin pour tous !

    La vaccination des garçons contre le HPV se justifierait d’une manière directe notamment par la progression des cancers anaux liés au papillomavirus chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH). Par ailleurs, l’immunisation de l’ensemble des garçons contre le HPV offrirait une protection aux femmes. De nombreux arguments plaidaient en faveur d’une extension à tous les garçons, qui avaient été d’ailleurs énumérés par le HCSP. Outre l’impact épidémiologique attendu sur les condylomes, les lésions précancéreuses et cancéreuses anales et la protection indirecte des filles non vaccinées, figurent une « meilleure protection des HSH qui seraient vaccinés avant l’infection » et « l’impact potentiel de la vaccination sur d’autres cancers, oropharyngés notamment ». Par ailleurs, la restriction aux seuls homosexuels entraînait un risque de stigmatisation en raison de la traçabilité de la vaccination. D’une manière générale, il semblait difficile d’imaginer que la vaccination puisse être réalisée avant le premier rapport homosexuel (lorsqu’elle est la plus efficace) en raison de la difficulté pour les adolescents d’évoquer cette dimension de leur intimité avec leur famille et leur médecin. Les données issues des études d’acceptabilité ne permettaient pas de conclusion définitive. Si certains travaux américains suggèrent que les populations directement concernées sont plus enclines à la vaccination, en France, « l’expérience de la vaccination contre l’hépatite B chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes montre que l’adhésion effective est relative ». De mêmes enseignements peuvent être tirés à partir de la couverture vaccinale contre la méningite C.

    Désillusion du HCSP

    En dépit de l’ensemble de ces arguments, qui semblent avoir majoritairement convaincus les professionnels de santé, le HCSP a fait le choix d’une recommandation ciblée. Il note en effet que « l’objectif principal de la vaccination est la prévention des cancers liés à HPV », objectif qui ne justifie pas la protection de tous les garçons. On observera encore que le HCSP n’a guère d’espoir d’assister à une couverture importante, puisqu’il remarquait : « L’impact de la vaccination anti-HPV des garçons serait probablement faible, compte tenu des couvertures vaccinales actuellement observées chez les filles ». Par ailleurs, bien que risquant de réactiver les polémiques concernant la dangerosité du vaccin, il soulignait que « l’équité s’apprécie à risque égal, ce qui n’est pas le cas pour les cancers liés à HPV ».

    On constatera que cette opinion ne semble avoir eu guère d’incidence sur la position des professionnels de santé. Les experts observaient encore que l’acceptabilité chez les garçons était encore plus faible que chez les filles. Majoritairement, les observations du HCSP en faveur d’une vaccination des seuls homosexuels dénotaient une désillusion quant à la possibilité d’obtenir une adhésion forte au vaccin. Il notait en tout état de cause que « Améliorer la couverture vaccinale chez les filles reste davantage coût-efficacité ». Il semble qu’une telle analyse n’est pas partagée par les professionnels de santé, dont la confiance et l’optimisme apparaissent plus marqués.

    Un enseignement, évocateur de la réalité du terrain, qu’il pourrait être intéressant de méditer à l’heure de la préparation d’autres recommandations.

    Source : http://www.jim.fr/medecin/actualites/pro_societe/e-docs/exclusif_les_professionnels_desavouent_les_recommandations_sur_la_vaccination_des_garcons_contre_le_hpv_165616/document_actu_pro.phtml

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