L’espérance de vie de nos cousins américains diminue en 2016

 

Mauvaises nouvelles des USA. Ce que nous annoncions déjà il y a une année se confirme aujourd’hui : l’espérance de vie aux USA diminue !

C’est officiel et publié par le U.S. DEPARTMENT OF HEALTH AND HUMAN SERVICES.

Qu’est-ce que cela signifie ? Je recopie un fragment du rapport qui de façon désinvolte note une diminution de 0,1 année (les deux sexes confondus) et de 0,2 pour les hommes.

Que ces dames ne se réjouissent pas trop vite : le déclin est toujours précédé d’un plateau et nos chères compagnes des bons et mauvais jours ne vont pas tarder à décliner aussi.

Quelle interprétation ?

Alors que depuis des siècles, l’espérance de vie dans les populations occidentales augmentait régulièrement, depuis environ 15 ans nous avons vu d’abord une inflexion des courbes, puis l’atteinte d’un plateau et finalement un déclin.

Les mouvements sont lents dans ce type de statistiques humaines ; mais les tendances sont lourdes ; elles ne s’inversent pas du jour au lendemain. Dit autrement, ce que nous observons maintenant c’est probablement l’amorce d’un déclin qui va s’accélérer dans les années à venir.

Oserais-je dire qu’au vu des 15 dernières années, il est inéluctable que l’espérance de vie de américains diminuent pour de longues années. Les fonds de pension peuvent se réjouir mais pas  les gérants des assurances sur la vie.

Les calculs sur lesquels est basée l’évolution des cotisations de retraite peuvent être revus.

Tout cela est loin d’être drôle. D’abord parce que les statistiques françaises sont comparables avec un léger décalage. Nous avons eu l’inflexion et le plateau, il nous reste à constater le déclin. Inéluctable car les tendances sont lourdes.

Une autre mauvaise nouvelle, si je puis me permettre, c’est que la cause de ce déclin n’est pas clairement identifiée. Les décès de cause cardiovasculaire ou par cancers (qui représentent la grande partie des causes de décès dans nos pays) continuent de diminuer certes plus lentement mais quand même. Cela signifie que les nouvelles causes de décès sont d’origines multiples sans qu’une particulière soit identifiable, comme (par contraste) on l’avait vu avec l’épidémie de SIDA quoique sans impact majeur sur l’espérance de vie générale.

Cela signifie que c’est l’état de santé générale de la population qui est altérée. Je ne me permettrais pas d’autres hypothèses pour le moment.

Une évolution semblable est intervenue dans les années 70s du siècle passée en Union Soviétique. Quand l’inflexion des courbes a été confirmée, les autorités soviétiques ont cessé de publier leurs chiffres avant même que le plateau soit atteint. Les moins myopes des épidémiologistes de l’époque soupçonnaient que l’état de santé de la population soviétique était en voie de dégradation rapide ; mais nous n’avions pas prévu que les choses iraient aussi vite : moins de 20 ans plus tard l’Union Soviétique s’effondrait…

Il est probable que les choses iront de même dans les pays occidentaux (USA puis Europe) dans un proche future.

Nous pouvons nous attendre à des graves perturbations sociales dans la (ou les) décennie(s) qui viennent car l’espérance de vie est aussi un marqueur de satisfaction des populations. Quand plus rien ne va au point de voir décliner l’espérance de vie, la fin des réjouissances approche.

Je ne suis pas de ces « collapsologues » qui chaque année annoncent fin du monde ; mais certaines données doivent donner à réfléchir : à force de jouer avec le climat, la santé des mers et océans, la radioactivité, le cholestérol et la vaccinologie exubérante, nous allons en payer le prix !

Désolé de ces très mauvaises nouvelles !

 

 

 

 

 

 

109 réflexions au sujet de « L’espérance de vie de nos cousins américains diminue en 2016 »

  1. Stéphane

    Bonjour docteur, j’ai une question cornélienne à vous poser. Que faut-il préférer pour notre santé, des produits bio sans omega 3 ou des produits non-bio avec omega 3 ? Récemment, une grande chaîne de supermarchés où je me sers nous propose du beurre, du lait, du jambon, etc. bleu-blanc-coeur. Le problème est que ces produits ne sont pas bio. On trouve hélas encore très difficilement la même gamme bleu-blanc-coeur en bio, à part une marque d’oeufs française célèbre pour ses pâtes.
    Ces produits ne contiennent pas d’antibiotiques, mais pour le reste, les animaux sont nourris avec des aliments contenant des pesticides, herbicides (glyphosate) et autres « joyeusetés », comme vous dites. En revanche, ils ont un bien meilleur ratio omega 3 / omega 6 que les produits bio équivalents. Qu’est-ce qui est le mieux ? Eviter les omega 6 ou les pesticides ?

    Tant que j’y suis, j’ai une autre question. Il existe une huile de tournesol pour la friture « haut oléique », contenant de 75 % à 90 % d’omega 9, similaire donc à l’huile d’olive. L’huile de colza même raffinée dégage une odeur désagréable à la friture. Je me demandais si cette huile de tournesol ne pourrait pas convenir en remplacement pour la friture uniquement, même à la poêle ? Une marque d’huile célèbre vient par ailleurs de sortir une huile pour friture composée de 40 % de colza et 60 % de tournesol « haut oléique ». Elle contient donc des omega 3 et 9, et très peu d’omega 6. Cette huile n’aurait-elle pas un intérêt équivalent à la colza pure, l’odeur en moins, et éventuellement, la fragilité à la friture en moins aussi ?

    Merci.

    Répondre
    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Stéphane

      L’huile de tournesol pour la friture « haut oléique » : poubelle !
      Les autres aussi !
      Olive et colza bio c’est le mieux !
      Mais c’est dur pour le porte-monnaie ; et on peut aimer ni l’une ni l’autre : dans ce cas nous recommandons le colza raffiné !

      Pour la question des oméga-3, il faut préférer le bio ; mais ça peut être difficile et il faut faire des concessions.
      Tout cela est bien expliqué dans notre livre « Le nouveau régime méditerranéen » ; et bien d’autres choses encore !

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      1. Stéphane
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Merci pour vos réponses.

        J’opte donc pour le beurre bio, en attendant que la filière bleu-blanc-coeur se convertisse entièrement au bio.

        Au sujet de l’huile de tournesol, je posais la question surtout pour les « fritures profondes », que je sais vous déconseillez dans votre livre (mais j’aime bien en faire un peu de temps en temps, essentiellement pour des frites à la belge, en 2 bains à la friteuse). Pourrais-je savoir pourquoi cette huile de tournesol « haut oléique » est mauvaise ? Voici ce qui est dit à son sujet :

        Propriétés
        Du fait de sa haute teneur en Oméga 9 elle a des propriétés similaires à celles de l’huile d’olive, dont un rôle protecteur au niveau cardio-vasculaire.

        Utilisation
        L’huile de Tournesol oléique a une meilleure tenue aux températures élevées, type fritures, du fait que les Oméga 9 sont moins sensibles à l’oxydation que les Oméga 6. Elle peut donc être utilisée pour tous types
        de cuisson et est une bonne alternative à l’huile d’olive.

        Je pensais que le tournesol n’était pas mauvais, en dehors de sa teneur beaucoup trop élevée en Omega 6 (de même que les huiles de carthame, maïs, pépin de raisin…). Je passe sur son mode de production intensif, parce que c’est sensiblement le même que celui du colza. Sinon, j’opterais à 100% pour le colza raffiné. Mais résiste-t-il à plusieurs fritures, autrement dit, peut-on le réutiliser ? Il me semble que oui, sans en être sûr.

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        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : Stéphane

          ils disent : « haute teneur en Oméga 9 elle a des propriétés similaires à celles de l’huile d’olive, dont un rôle protecteur au niveau cardio-vasculaire »
          Zont rien compris ces zombies ; le gras de viande aussi est riche en oméga-9…
          Le secret de l’huile d’olive, ce sont ses polyphénols…

          Vous m’avez épuisé…

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      2. Stéphane
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        En complément à mon message précédent, voici une analyse d’une huile de tournesol « haut oléique » :

        Lipides 100 g
        Acides gras saturés 8 g
        Acides gras monoinsaturés 84 g
        Acides gras polyinsaturés 8 g
        – dont acide linoléique (oméga 6) 8 g
        – dont acide linolénique (oméga 3) 0,3 g

        Répondre
          1. Stéphane
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            La Fleur de colza d’une célèbre marque annonce aussi sur la bouteille que le colza utilisé a été sélectionné pour sa richesse en omega 3. Cependant, elle ne passe pas de 60% d’omega 3 à 8%, comme c’est le cas ici avec les omega 6.

            Je doute qu’on puisse éviter quelques manipulations génétiques avec ces marques-là, si on veut de l’huile raffinée.

            Je délaisse le tournesol « haut oléique », vous m’avez convaincu avec cet argument.

    2. Diététicienne
      En réponse à : Stéphane

      Récemment, une grande chaîne de supermarchés où je me sers nous propose du beurre, du lait, du jambon, etc. bleu-blanc-coeur. (…)
      En revanche, ils ont un bien meilleur ratio omega 3 / omega 6 que les produits bio équivalents.

      Les industriels adorent mettre en avant les « ratios » de leurs produits, mais concrètement l’apport en grammes d’oméga-3 de ces beurre, lait et jambon Bleu-Blanc-Coeur, ce n’est pas vraiment grand chose !
      A mes yeux, c’est vraiment plus un argument marketing qu’autre chose pour ces produits (pour les œufs, c’est différent).
      Le mieux c’est quand même d’aller chercher les oméga-3 dans les aliments où ils sont naturellement présents en quantités notables… mais je ne vais pas répéter le maître de céans !

      Bonne DM :-)

      Répondre
      1. Stéphane
        En réponse à : Diététicienne

        Ah d’accord, il y en a plus dans le jaune d’oeuf que dans le beurre ou la viande (grasse) ? Parce qu’il y a cette histoire des Crétois qui mangeaient des escargots riches en omega 3, mais peu de poissons.
        Bon, pour l’instant, à l’inverse des Crétois, je compte surtout sur les poissons bleus pour trouver mes omega 3 « animaux ». Mais je m’interrogeais sur l’opportunité de cette filière, en dehors des oeufs.

        Répondre
  2. Jean-Marc REHBY

    Exerçant la médecine générale depuis bientôt 45 ans (et oui je suis un vieux toubib !) j’ai eu l’occasion de voir l’évolution de la maladie d’Alzheimer.
    Pendant les 15 ou 20 premières années très peu d’A. des démences vasculaires, alcooliques, séniles oui mais pas d’A. L’aspect clinique et évolutif est radicalement différent.
    Depuis 20 ans environ des Alzheimer tout plein???
    Je suis convaincu que l’environnement est responsable de cela et que si on faisait des recherches sur les cerveaux des malades (morts bien sûr) on trouverait des tas de saloperies chimiques métaux lourds et autres joyeusetés.
    Mais trop risqué pour notre société et son fonctionnement non???

    Répondre
    1. souris7
      En réponse à : Jean-Marc REHBY

      Je suis agacée lorsque j’entends que c’est le vieillissement de la population qui est responsable de l’explosion des démences. Métaux lourds sans doute, mais aussi une augmentation conséquente des médicaments prescrits sans oublier bien sûr les statines. Les plus hydrophobes passent mieux la barrière hémato-encéphaliques, mais les hydrophiles doivent passer aussi, je le crains.
      Les personnes atteintes de démences sont exclues des études sur l’arrêt des statines pour les personnes âgées. On se demande bien pourquoi. Ont-ils peur de constater des améliorations?
      Les sources d’empoisonnement sont tellement multiples, même les amalgames dentaires. Au secours!

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