L’espérance de vie de nos cousins américains diminue en 2016

 

Mauvaises nouvelles des USA. Ce que nous annoncions déjà il y a une année se confirme aujourd’hui : l’espérance de vie aux USA diminue !

C’est officiel et publié par le U.S. DEPARTMENT OF HEALTH AND HUMAN SERVICES.

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Qu’est-ce que cela signifie ? Je recopie un fragment du rapport qui de façon désinvolte note une diminution de 0,1 année (les deux sexes confondus) et de 0,2 pour les hommes.

Que ces dames ne se réjouissent pas trop vite : le déclin est toujours précédé d’un plateau et nos chères compagnes des bons et mauvais jours ne vont pas tarder à décliner aussi.

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Quelle interprétation ?

Alors que depuis des siècles, l’espérance de vie dans les populations occidentales augmentait régulièrement, depuis environ 15 ans nous avons vu d’abord une inflexion des courbes, puis l’atteinte d’un plateau et finalement un déclin.

Les mouvements sont lents dans ce type de statistiques humaines ; mais les tendances sont lourdes ; elles ne s’inversent pas du jour au lendemain. Dit autrement, ce que nous observons maintenant c’est probablement l’amorce d’un déclin qui va s’accélérer dans les années à venir.

Oserais-je dire qu’au vu des 15 dernières années, il est inéluctable que l’espérance de vie de américains diminuent pour de longues années. Les fonds de pension peuvent se réjouir mais pas  les gérants des assurances sur la vie.

Les calculs sur lesquels est basée l’évolution des cotisations de retraite peuvent être revus.

Tout cela est loin d’être drôle. D’abord parce que les statistiques françaises sont comparables avec un léger décalage. Nous avons eu l’inflexion et le plateau, il nous reste à constater le déclin. Inéluctable car les tendances sont lourdes.

Une autre mauvaise nouvelle, si je puis me permettre, c’est que la cause de ce déclin n’est pas clairement identifiée. Les décès de cause cardiovasculaire ou par cancers (qui représentent la grande partie des causes de décès dans nos pays) continuent de diminuer certes plus lentement mais quand même. Cela signifie que les nouvelles causes de décès sont d’origines multiples sans qu’une particulière soit identifiable, comme (par contraste) on l’avait vu avec l’épidémie de SIDA quoique sans impact majeur sur l’espérance de vie générale.

Cela signifie que c’est l’état de santé générale de la population qui est altérée. Je ne me permettrais pas d’autres hypothèses pour le moment.

Une évolution semblable est intervenue dans les années 70s du siècle passée en Union Soviétique. Quand l’inflexion des courbes a été confirmée, les autorités soviétiques ont cessé de publier leurs chiffres avant même que le plateau soit atteint. Les moins myopes des épidémiologistes de l’époque soupçonnaient que l’état de santé de la population soviétique était en voie de dégradation rapide ; mais nous n’avions pas prévu que les choses iraient aussi vite : moins de 20 ans plus tard l’Union Soviétique s’effondrait…

Il est probable que les choses iront de même dans les pays occidentaux (USA puis Europe) dans un proche future.

Nous pouvons nous attendre à des graves perturbations sociales dans la (ou les) décennie(s) qui viennent car l’espérance de vie est aussi un marqueur de satisfaction des populations. Quand plus rien ne va au point de voir décliner l’espérance de vie, la fin des réjouissances approche.

Je ne suis pas de ces « collapsologues » qui chaque année annoncent fin du monde ; mais certaines données doivent donner à réfléchir : à force de jouer avec le climat, la santé des mers et océans, la radioactivité, le cholestérol et la vaccinologie exubérante, nous allons en payer le prix !

Désolé de ces très mauvaises nouvelles !

 

 

 

 

 

 

142 réflexions au sujet de « L’espérance de vie de nos cousins américains diminue en 2016 »

  1. sergeh38

    Bonjour Docteur et meilleurs vœux
    Je suis suivi pour une TA capricieuse qui se situe aux alentours de 140/90 avec des pics à160/10 de temps en temps ( au domicile)malgré la prise d’1/2 ISOBAR par jour et lors de ma dernière visite chez le cardio elle est montée à 210/105 et redescendue à 175/96 au bout d’une 1/2 heure.Je suis suivi également pour une dilatation de l’aorte thoracique ( ascendante), décelée en 2009 à 42 mm qui a légèrement augmenté à 48mm aujourd’hui.Tout ceci ne plait pas trop au cardio qui souhaite faire baisser ma TA à tout prix en ajoutant l’AMLODIPINE 5mg.
    Par ailleurs il y a quelques semaines j’ai fait une occlusion veineuse rétinienne qui s’est résorbée spontanément et qui n’a nécessité aucun traitement.J’ai 72 ans non fumeur ,pas de diabète,je ne suis pas en surcharge pondérale et je suis vos conseils pour le mode de vie mais avec une activité physique modérée ( 2 heures de marche par semaine ) à cause d’une spondylarthrite ankylosante qui est relativement stable avec la prise d’antalgique et d’AINS en cas de poussée inflammatoire.Rien à signaler non plus après une échographie Doppler des carotides,artères des membres inférieurs,aorte abdominale et artères iliaques.Je garde une bonne fonction rénale d’après le cardiologue.
    Mais j’aimerai avoir votre avis sur la pertinence de l’AMLODIPINE dans mon cas.
    En vous remerciant par avance.

    Répondre
    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : sergeh38

      Votre cas est compliqué.
      Je ne m’aviserais pas à donner une consultation, et même pas un avis sans vous avoir en face de moi, revu toute votre histoire et vérifié si vraiment votre mode de vie est adéquate.
      Désolé de ne pouvoir vous aider !

      Répondre
      1. sergeh38
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        En fait je voulais tout simplement avoir votre avis sur LAMLODIPIRINE, car j’ai cru comprendre en lisant votre livre  » prévenir l’infarctus » que vous n’étiez pas favorable aux bloqueurs calciques.

        Répondre
    2. FROSSARD Philippe
      En réponse à : sergeh38

      Bonjour Sergeh38,
      je ne suis pas médecin , je suis infirmier anesthésiste à la retraite , cela ne m’ a pas empêché d’ avoir beaucoup de misère de santé.
      Comme vous je suis porteur d’ une spondylarthrite ankylosante , et comme vous je l’ ai « soignée avec des AINS à forte doses, ce fut une catastrophe pour mon intestin et pour mon système vasculaire.
      Depuis 15 ans je contrôle avec succès cette maladie en suivant le régime du regrété Dr.Seignalet, adapté façon méditerranéenne, ça ne pose pas de problème.Je complète ce traitement par la sophrologie et l’auto hypnose Ericsonienne; je marche tous les jours 3 à 4 km en foret .
      Peut-être ai-je de la chance , mais pourquoi n’ essayeriez vous pas ce régime alimentaire ,s’ il n’ est pas évident c’est vrai ,il ne comporte aucun risque de carrence, nous sommes nombreux à en tirer un grand bénéfice ,tout est expliqué dans son livre : l’ alimentation ou la troisième médecine.
      Bon courage.

      Répondre
      1. sergeh38
        En réponse à : FROSSARD Philippe

        Bonjour FROSSARD Philippe.
        Merci pour vos bons conseils,je connais bien le Dr Seignalet au travers de son ouvrage que vous citez mais hélas je trouve son régime trop restrictif.sinon dans la même lignée on retrouve les livres de Jacqueline Lagacé,Pour l’instant je m’inspire des recommandations du Dr De Lorgeril.
        Encore merci.

        Répondre
        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : sergeh38

          Vous avez raison de faire confiance à ce bon Dr de Lorgeril…
          Mais face à une Spondylarthrite ankylosante (SpA), il faut aller un peu plus loin et faire évoluer la diète méditerranéenne conventionnelle.
          Un conseil, un seul pour aujourd’hui : éliminer le gluten. Éliminer-le vraiment, pas qu’à moitié, et pas qu’une semaine…
          J’ai vu des SpA guérir…

          Répondre
          1. aubepine
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            Bonjour Docteur,
            Mais, à propos, ayant une PR et de plus une sensibilité avérée au gluten, j’évite donc la farine de blé et tout ce qui s’en suit … avec succès d’ailleurs … puisque mon intestin n’est plus « imprévisible » … petit à petit j’ai réintroduit le petit épeautre et, ma foi, rien ne se passe …peut-être ai-je eu tort malgré les apparences ? J’aimerais avoir votre avis, ce dont je vous remercie.

          2. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : aubepine

            Face à ce genre de problème, seuls les patients avec patience et prudence peuvent trouver solution adaptée à chacun.
            Pour certains, le problème c’est le gluten, pour d’autres toutes les protéines de blé, d’autres certains sucres complexes (Fodmaps), d’autres toutes ces substances…
            Ce qui est sûr c’est qu’en supprimant ces agressions digestives, on calme l’inflammation chronique…

          3. MT
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            Exact!
            Je rajouterai sans aucun doute les produits laitiers.
            Plusieurs cas autour de moi.
            Une femme avec Polyarthrite Rhumatoide sévère mise au silence avec régime Seignalet (arrêt des immunosuppresseurs tout de même!) et crise intense à la moindre reprise de produits laitiers (plus que du gluten). « Un bout de fromage et c’est la crise assurée » me disait-elle.
            Une jeune collègue, après avoir subi tous les traitements possibles pour ses migraines (avec tous effets secondaires qui s’ensuivent!) en a trouvé la cause: les produits laitiers. A la moindre incartade: migraine, eczéma, fatigue.

        2. FROSSARD Philippe
          En réponse à : sergeh38

          Bonsoir Sergeh38,
          le Dr.De Lorgéril à raison essayez déja la suppression du gluten, on trouve maintenant des pains ,des nouilles ,des patisseries et bien d’ autres bonnes choses sans gluten, évitez les produits laitiers à base de lait de vache,(pour beaucoup d’ entre nous les protéines du lait de vache ne sont pas assimilables,je mange un peu de fromage de chèvre).Depuis que je suis le régime Seignalet -méditerranéen, je ne prends plus jamais d’AINS ni d’ antalgiques , la vie est belle sans ces saletés .

          Courage

          Répondre
          1. phil
            En réponse à : FROSSARD Philippe

            @Aubépine également
            Sujet à des pbs gastro intestinaux – comme presque tout le monde – et face à la difficulté d’être pris en charge (la médecine ne propose que fibroscopie et coloscopie, aïe aïe aïe et par ici la monnaie), j’ai RE découvert le jeûne.

            Par hasard je suis tombé sur une excellente émission d’ARTE nous expliquant les vertus du jeûne et le pourquoi des RÉSISTANCES à ce sujet.

            Vous avez la muqueuse gastrique et les intestins fatigués? : faîtes un jeûne !
            Explications des « résistances » au jeûne, elle sont doubles :
            1) On pourrait être en manque de protéines (des études, mises sous le boisseau, démontrent le contraire.)
            2) Moins glorieux : ça ne rapporte rien aux toubibs (ni aux pharmaciens)
            D’où une sorte de « consensus anti-jeûne ».

            OUI MAIS, voilà ce qu’on ignore :
            Depuis des millions d’années, notre organisme est organisé pour la disette et autres famines, pour la raison que ça se produit sans cesse, y compris de nos jours dans le règne animal.

            PAR CONTRE, NOUS N’AVONS JAMAIS ETE FORMÉS A L’ABONDANCE (situation nouvelle et actuelle), et notre organisme ne sait pas y faire face.
            Nous ne savons pas faire face à l’abondance de nourriture qui nous est offerte, notre corps ne sait pas se défendre !

            Par contre il se défend très bien contre le jeûne (sauf contre indications connues) et met alors en route des mécanismes de défense extraordinaires (p.ex. on fabrique des endorphines), mais surtout on REPOSE le système qui a besoin de vacances.

            Expérience vécue sur une seule personne mais certifiée : moi-même. Après seulement 48H. de jeûne, mes pbs gastro intestinaux ont disparu à 75%, mais l’effort est à poursuivre sur le long terme.

            Pas besoin de s’ennuyer avec les lactoses, gluten et autres à n’en plus finir, notre maladie était + dans la quantité que dans la qualité
            Cette émission d’ARTE était exceptionnelle, si je le retrouve je mets le lien

            http://playtv.fr/programme-tv/241258/le-jeune-une-nouvelle-therapie

          2. Francoise 2cb
            En réponse à : FROSSARD Philippe

            @ phil
            Vote commentaire est séduisant, c’est sûr, mais… les choses sont moins simples dans bien des cas… et les intolérances alimentaires que vous mentionnez ne se soignent pas toutes par le jeûne…. hélas… qui n’est pas recommandé pour tout le monde, d’ailleurs, … non plus…

          3. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : Francoise 2cb

            Le jeûne, sous une forme ou une autre, est un problème ancien et souvent religieux : ramadan, jeûne (relatif) du vendredi, jeûne des yogi…
            On jeûne souvent pour se repentir ou, version médicale du repentir, pour amender ses souffrances…

            Mais les religieux, notamment les moines, sont souvent de bons docteurs, au moins des âmes ; et ils ont généralement les « pieds sur terre » et le « nez dans le verre » si la tête est du côté du saint-Esprit…
            Tout ça pour dire que si on a beaucoup péché, il n’est peut-être pas absurde de jeûner un peu !

          4. dreamer
            En réponse à : FROSSARD Philippe

            comme on est dans le sujet des soucis intestinaux et autres problèmes d’intolérances alimentaires, la supplémentation en L glutamine est-elle le traitement standard des problèmes d’hyperméabilité intestinale ?

            Avez-vous une opinion sur les tests d’intolérances alimentaires (nommés ainsi à tord) sous forme de dosages d’IgG ? Chez moi ça a été très probant, je ne comprends pas pourquoi c’est autant décrié ?

            Merci

          5. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : dreamer

            Deux questions donc si je comprend bien :
            1) effet de la glutamine sur les troubles intestinaux provoqués par l’exercice physique ? Possible ; un peu de science ; pas terrible (petits échantillons) mais « un peu » est mieux que rien…
            L’augmentation de la perméabilité intestinale par l’exercice reste mal comprise, à mon avis. Mais ce n’est pas un domaine qui m’est familier !

            2) Le dosage des IgG pour diagnostiquer une intolérance alimentaire n’est pas spécifique, généralement mal réalisé par ces labos peu performants… Beaucoup d’incertitudes donc, surtout si on ne sait pas ce que l’on cherche…

          6. MichL
            En réponse à : FROSSARD Philippe

            Ma petite pierre à l’édifice à propos du jeûne et à propos des troubles gastro-oesophagiens?

            @ Phil :
            Thierry de Lestrade à fait un livre en complément de son documentaire :
            https://www.amazon.fr/je%C3%BBne-une-nouvelle-th%C3%A9rapie/dp/2707188174/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1516713295&sr=8-1&keywords=le+jeune+nouvelle+therapie
            Il a aussi fait une conférence de présentation de son livre et de ses recherches (playlist youtube) :
            https://www.youtube.com/playlist?list=PLZTmux4aiJX0NTYp5lIxO7kx1iGa4E0D2

            @Pil et MdL :
            Le jeûne prôné en religion et pourtant abandonné aujourd’hui … un livre intéressant sur la question : la règle de St Benoît … horaire des repas et jeûne(s) …
            http://www.aryanalibris.com/index.php?post/De-Vogue-Adalbert-Aimer-le-jeune

            En ce qui concerne les troubles gastro-œsophagiens, je me permets de mentionner le livre de Martine Cotinat qui fait un tour assez complet de la question (en tout cas qui m’a permis, en passant aussi par le jeûne et une remise en question de mon mode de vie et alimentaire (merci aussi MdL pour vos livres), d’arrêter les IPP ) :
            http://www.thierrysouccar.com/nutrition/livre/stop-aux-brulures-destomac-159
            Rééditions :
            http://www.thierrysouccar.com/sante/livre/soignez-le-reflux-naturellement-2346

            En espérant ne pas abuser ni « faire de pub ». Ce n’est pas mon but !

  2. Dupré Patrick

    En ce qui concerne la diminution de l’espérance de vie aux USA.
    Il y a bien 20 ans j’avais lu un article sur une expérience réalisée sur la reproduction des rats.
    Les rats étaient en cage et se reproduisaient au fil des années.
    Au bout d’un moment la cage était saturée.
    Plus de reproduction.
    Me souviens pas si il y avait une diminution des naissances.
    Me souviens pas non plus si la diminution des naissances venaient d’un manque de spermato comme il est possible d’observer dans le monde occidental, suite à diverses lectures sur le net ou d’un changement de la qualité de la nourriture donnée au rats.
    Nourriture trafiquée de type supers marché de la grande distribution donné au peuple.
    Avec l’expérience, je pense que ces  » mauvaises ou bonnes  » conclusions arriverons en France avec 15 ans de retard.
    A surveiller en Amérique latine ou Coca Cola à doublé la quantité de sucre dans ses bouteilles. Voir si dans quelques années la courbes de mortalité vas s’inverser aussi.
    Ou alors , refaire le coup de la panne d’électricité aux USA qui à donné le Bayby Boom;
    http://www.slate.fr/lien/68933/baby-boom-ouragan-sandy
    Le réchauffement climatique vas inverser la courbes des, non naissances, il me semble, pour compenser celle des mortalités.
    Dans tous les cas , l’homme est amené à disparaitre.
    Quand le cancer n’ a plus rien à bouffer, il disparait aussi.
    Bonne Année 2018 quand même.

    Répondre
  3. aubepine

    > > > > > > > > >>> Ah! les gamins !
    > > > > > > > > >>>
    > > > > > > > > >>> Un petit garçon est venu passer la journée chez son papy.
    > > > > > > > > >>> Après déjeuner, celui-ci s’installe dans son fauteuil et allume sa pipe.
    > > > > > > > > >>> Alors le gosse s’approche et lui demande :
    > > > > > > > > >>> – Papy ! Prête-moi ta pipe !
    > > > > > > > > >>> – Non, ce n’est pas pour les enfants !
    > > > > > > > > >>> – Papy, sil te plaît, prête moi ta pipe !
    > > > > > > > > >>> – Non, les enfants ne fument pas !
    > > > > > > > > >>> – Mais je ne fumerai pas, je te le jure. C’est juste pour la tenir !
    > > > > > > > > >>> – Tu me promets ? Bon, alors la voilà, fais-y attention !!!
    > > > > > > > > >>> Le petit garçon prend la pipe, la jette par terre, et l’écrase à coups de talon.
    > > > > > > > > >>>
    > > > > > > > > >>> Stupéfait le grand-père crie :
    > > > > > > > > >>> – Mais qu’est-ce qui te prend ? Pourquoi as-tu fait ça, petit galopin ???
    > > > > > > > > >>>
    > > > > > > > > >>> Et le gosse répond :
    > > > > > > > > >>> – C’est parce que papa dit toujours :
    > > > > > > > > >>>
    > > > > > > > > >>> – Quand papy cassera sa pipe,
    > > > > > > > > >>> je t’achèterai un ordinateur et on s’achètera une belle voiture !!!
    > > > > > > > > >>>
    > > > > > > > > >>> FAITES DES GOSSES !
    > > > > > > > > >>>
    > > > > > > > > >>>
    > > > > > > > > >>>

    Répondre
      1. Francoise 2cb
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Vous êtes une source constante de joyeux étonnement, bon Dr MdeL!!!
        Ainsi donc : vous avouez implicitement…! …. Et bien : apprendre que vous fumez la pipe (occasionnellement, quand même… j’imagine… car il y a pratique plus méditerranéenne, n’est-ce-pas), c’est… wouaaaah!!!!
        Gardez ladite pipe bien précieusement et, donc, très éloignée de vos enfants et petits-enfants… sait-on jamais… C’est que nous avons encore grand besoin de vous, nous autres :-)

        Répondre
  4. Reliquet

    @ Dreamer

    Je suis content que vous parliez des IgG anti-protéines ou anti-aliments (gluten, caséine, amande, blanc d’oeuf de poule….) parce que c’est le quotidien de mon exercice.

    Je me passionne pour la souffrance ostéo-articulaire depuis longtemps parce que je me la suis un petit peu trop longtemps infligée personnellement sans correctement réagir. Pourquoi certains squelettes de Quadras ressemblent déjà à ceux de certains Sexagénaires malchanceux ? Pourquoi en plus il existe de fréquents troubles digestifs et neuro-psychiques quasi-systématiquement associés? Je suis connu dans mon bled pour ça. J’aime bien fouiller et comme tout le monde j’adore trouver.

    Donc je cherche constamment des IgG anti-bouffe chez beaucoup de monde et régulièrement je tombe sur des pépites énormes, d’ailleurs en général plus les gens souffrent anormalement ( trop de douleurs, ou trop d’articulations touchées) et plus on fait bingo.

    Au hit parade des produits les plus dévastateurs de vies articulaires heureuses, les protéines du blé et le gluten à stricte égalité avec tout ce qui vit dans les produits laitiers mais sans oublier le blanc d’oeuf de poule, là, C’est dit ! Le problème c’est l’interprétation des données car il existe des faux négatifs (des gens qui se connaissent intolérants à certains produits mais qui ne « matchent » pas en IgG) des positifs légers voire moyens, on serait plus heureux sans consultant certains jours… Mais quand le résultat vous montre une débauche abominable d’Ig G c’est la liesse, la souffrance est déjà derrière le patient ! Jamais de faux « trop positifs », jamais!

    Mais mieux, mais pire. Je prétends que tous les patients atteints de maladies inflammatoires chroniques (polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante…), de maladies dysimmunitaires bizarres (Haschimoto, sclérodermies…), de néoplasiques coliques ou hématologiques ET LEURS DESCENDANCES DIRECTES devraient obligatoirement se soumettre à un dépistage de ce type, associé à une recherche d’Ac anti-candida albicans. On ne gagne pas à tous les coups certes mais je ne connais aucun jeu de hasard (?) qui récompense autant…

    Certaines douleurs chroniques pourraient se régler en quelques minutes alors? Comme des tétanos-maladies en deux jours? Eh ouais, bien possible…

    Répondre
      1. dreamer
        En réponse à : phil

        je ne suis pas professionnel de santé, mais très concerné par le sujet des intolérances alimentaires (je vomis pendant des heures quand j’ai avalé du lait de vache – et ce depuis ma naissance), souffrant de surcroît de psoriasis accompagné de rhumatisme psoriasique.

        Ce que j’en ai retenu (corrigez moi si je me trompe) :

        - une intolérance alimentaire est soit d’origine enzymatique, soit immunitaire
        - les « vraies » allergies ont des effets immédiats via des anti corps IgE
        - les intolérances à effet retard d’origine immunitaire mettent en jeu des IgG
        - il existe différentes classes d’IgG, de demie-vies comprises entre 8 et une vingtaine de jours, il n’est donc pas surprenant de voir ces anti corps passer sous la barre des 40UI/ml si l’aliment n’a pas été consommé récemment
        - à partir de 40UI/ml, il y a une montée de cytokine qui initie un début de réaction allergique
        - la fiabilité du test : rien ne dit que le réactif sur lequel on vient doser les IgG correspond exactement à la protéine qui fait réagir le malade, ce qui expliquerait des faux négatifs, au moins sur la recherche d’IgG.

        Je suis suivi par une toubib en micronutrition, je lui ai demandé ce qu’elle voyait passer le plus souvent (elle fait doser en routine le rapport cu/zn, histamine et kryptopyrolles). D’après elle le top des problèmes est :

        - IgG sur les produits laitiers, en particulier les caséines
        - IgG sur blanc d’oeuf (albumine ?)
        - IgG sur céréales diverses (blé / orge / seigle / maïs)
        - carences en zinc

        Répondre
      2. dreamer
        En réponse à : phil

        Je précise que je suis sous glutamine car il semble qu’il y ait consensus sur le fait que cet acide aminé soit le truc de base pour réparer la paroi intesinale

        Répondre
    1. Jean-Marc REHBY
      En réponse à : Reliquet

      Salut Vincent
      Ayant vu apparaître vers mes 30/35 ans une intolérance ai lait que je buvais jusque là avec délice je me suis bien sûr intéressé à la question.
      Mais je ne dose rien, ne fais pas faire de bilan compliqué avec tous les inconvénients possibles.
      Je suis pragmatique et clinique :
      1/ vous arrêter le lait, comme la muqueuse intestinale est renouvelée en 5 oui cinq jours les troubles ont disparus en 15 jours maxi. C’est le lactose qu’on ne sait plus digérer car plus de lactase chez environ 70/75% de la population de notre cher et vieux pays, contre moins de 25% en Scandinavie. Donc ils boivent beaucoup de lait et ont le taux le plus élevé d’ostéoporose et de fractures ( cherchez l’erreur !!!)
      2/ si ça suffit on en reste là sinon on supprime le gluten!
      Et je me fais copieusement engueuler parce que je n’ai pas proposé ça avant tant les gens sont améliorés.
      Et je confirme troubles intestinaux, inflammations diverses etc
      Ne pas oublier aussi les sucres FODMAPS.
      Bon vent matelots !!
      Et tous à l’AIMSIB on finira bien par les avoir !

      Répondre
      1. phil
        En réponse à : Jean-Marc REHBY

        pour reposer la muqueuse intestinale, rien de mieux que le jeûne, mais faut de la volonté et personne n’en a (surtout en France, pays où la bouffe est une religion, sans compter le pinard.)

        Pour le lactose faut pas en faire 1 fromage, c’est (là-aussi) « quantitatif »: il se digère bien à condition de baisser la dose : on « mouille » le lait, on rajoute 50% d’eau, on voit presque pas la différence ! Bon enfin je dis ça je dis rien, je sais bien que je prêche dans le désert…

        Répondre
        1. reliquet
          En réponse à : phil

          @Phil

          Tu dis ça ou tu dis rien et ben dis alors plutôt rien, c’est comme les patients qui m’expliquent qu’ils boivent trois litres de picrate par jour mais étendu d’eau, qu’est-ce que ça peut bien me f… qu’ils mettent de l’eau dans leurs pinards s’ils en boivent trois litres?

          Et puis le lactose et les sécrétions résiduelles, individuelles en lactase certes, mais quid de l’intolérance à la caséine et à la lactalbumine, mmh?

          Le gars qui sécrète un peu de lactase va digérer un fond de beurre dans un plat mais pas l’intolérant à la caséine qui lui va souffrir de sortes de tensions anales inconscientes très douloureuses, you see what I mean my Philou? :) :) :)

          Répondre
          1. MT
            En réponse à : reliquet

            Absolument Dr Reliquet!
            Lactose et caséine, that is not the same problem.
            Les vrais intolérants le savent, eux!

          2. phil
            En réponse à : reliquet

            privé de dessert, mais pas de désert

            Quand même : tu as tort de négliger le « quantitatif », et tu es de mauvaise foi avec ton picrate, en fait tu « résistes au jeûne », j’ai bien compris, mais qu’est-ce qu’on va faire avec tous ces gastronomes gloutons ?

  5. Jean-Marc REHBY

    Bonjour Inox
    Je lis aujourd’hui ( désolé) seulement vos messages bon courage parce que rupture du tendon c’est supergalère.
    Vous êtes sous statine??? ( ouaf ouaf???) ou auriez vous pris par lazard un antibio de la famille des quinolones genre TAVBANIC une tuerie ?
    Bonne année quand même et désolé de ne pas vous avoir rencontré à Lyon.

    Répondre
    1. Inoxydable
      En réponse à : Jean-Marc REHBY

      Bonjour Jean-Marc Rehby. merci pour vos encouragements. Pour répondre à votre question, je ne prends plus Statines depuis courant 2012, en tous cas depuis que je sévis sur ce blog, mais, malgré le fait que la tendinite des la coiffe des rotateurs qui m’a minée durant les dix ans de statines ait commencé à s’ atténuer fortement au bout de 2-3 semaines d’arrêt, elle a mis presque un an à disparaître ( je confesse que j’ai toujours continué mon entraînement musculaire des épaules mais en privilégiant les exercices qui ne me faisaient pas mal) j’ai toutefois conservé à ce niveau une sensibilité qui me faisaient me masser les épaules tous le jours avec soulagement. Mais je n’ai jamais eu de problème tendineux ailleurs, je n’ai jamais eu d’entorse ou de foulure au genoux ou aux pieds bien que comme tout le monde je suis tordu les chevilles quelque fois; je n’ai ni arthrose ni autre handicap à ce niveau.
      En ce qui concerne les antibiotiques, ayant eu la grippe, la vraie, celle qui vous met KO, vous empêche de vous lever et vous donne des douleurs articulaires de partout et un fièvre carabinée ( je précise que je n’ai pas eu de grippe depuis 40 ou 50 ans, m’en souviens même plus) j’ai eu le malheur de prendre un nuit du paracétamol pour arrêter le tocsin dans ma tête et faire baisser un peu la fièvre. Grave erreur , j’ai réussi à faire remonter ma glycémie et la nuit suivant, j’ai laissé aller la fièvre jusqu’au délire. Le matin, je me sentais beaucoup mieux, gros de la grippe était passé mais je commençais à tousser, les bronches encombrées etc…Voulant éviter une surinfection j’ai pris de mon chef de l’amoxocycline durant 4 js. Ca a stoppé la bronchite mais m’a fait tousser sec durant 3 semaines toux irritante jusqu’à Noël.
      Voilà mon expérience de grippe personnelle et j’ai même oublié les conseils qu’il m’arrive de donner aux autres ( tisane de feuille de Cassis). Enfin résultat des courses après mon opération, ma glycémie matinale a fortement augmentée sur tout durant les fêtes…chocolat et autres aidant) mais depuis deux jours, avec un régime draconien ça à l’air de se stabiliser entre 111 et 118. Pourvu que ça dure.
      Alors anti bio fautif ?

      Répondre
      1. Inoxydable
        En réponse à : Inoxydable

        Je me suis mal exprimé à la fin : Durant les Fêtes de Noël et je Jour de l’An, je me suis un peu laissé aller sur les bon repas et les douceurs . Glycémie augmentée mais pas énorme, un peu contrôlée ou un peu amoindrie en faisant gaffe ces derniers jours; Mais, suite à ma chute du 5 janvier et de l’opération du lundi 8 avec Anticoagulants et deux prises d’anti inflammatoires ( j’ai viré ceux-ci) ma glycémie matinale avait fortement augmenté, 148/158 et même un pic à 170. j’ai donc pris le taureau par les cornes depuis samedi avec un jeune partiel le soir, et ces deux derniers soupers, potages. Ca à Fonctionnée. Inutiles de dire que je contrôle ma « bouffe » par une D.M un peu plus stricte.
        Je n’ai qu’un regret, ne pas avoir pu venir au congrès et vous revoir tous. A une autre fois peut-être.
        Voilà, j

        Répondre
  6. bruno85

    J’écoutais récemment sur une radio une demande de Thierry Lhermitte pour faire des dons pour la FRM (Fondation Recherche Médicale) pour soutenir les recherches de Nathalie Cartier sur la maladie d’Alzheimer. En regardant sur le site de la FRM on voit que Nathalie Cartier est directrice de recherche INSERM au CEA SACLAY. Son hypothèse sur le déclenchement de l’Alzheimer est que le métabolisme du cholesterol est perturbé dans le cerveau (en excès dans les membranes des neurones ?) et, pour ce que j’ai compris, par déficit d’une enzyme cérébrale CYP46 A1 impliquée dans le métabolisme du cholestérol cérébral. Validée chez la souris la correction de ce déficit par thérapie génique (injection intra cérébrale d’un virus inactivé apportant le gène du CYP46 )corrigerait l’excès de cholestérol cérébral et l’évolution de la maladie d’Alzheimer. Une révolution et il reste à valider chez l’humain, d’où l »appel aux dons.
    Je me pose des questions sur cette nouvelle étiologie de l’Alzheimer, sa pathogénie induite par un trouble du métabolisme du cholestérol intra cérébral, son traitement. Le capitaine MDL peut il apporter des éclaircissements sur ce qui apparait contradictoire avec le rôle bénéfique du cholestérol cérébral décrit dans l’horrible vérité sur les médicaments anticholestérol.

    Répondre
    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : bruno85

      Effectivement et de longue date, certains biologistes pensent (espèrent) que dans la maladie d’Alzheimer il y a un excès de cholestérol cérébral…
      Ils ont donné des statines (évidemment) en espérant obtenir des bénéfices mais c’est le contraire qu’ils ont obtenu sans qu’ils osent encore le dire… l’avouer !
      Que le cholestérol soit « troublée » dans le cerveau des Alzheimer (rien de quantitatif dans ce cas) est une autre histoire. En effet, en perturbant le métabolisme du cholestérol dans le cerveau avec les statines, on observe effectivement des troubles (notamment de la mémoire) qui évoquent un début d’Alzheimer.
      On a aussi constaté que certains profils génétiques (isoforme epsilon 4 de l’apoprotéine E par exemple en faisant simple) étaient associés à des tendances à avoir un cholestérol circulant élevé et un risque plus élevé d’Alzheimer très précoce (à partir de la quarantaine).

      De là à bricoler des gènes chez des humains…

      Si vous ne savez pas quoi faire de votre argent, subventionnez l’AIMSIB. Merci d’avance ! Mais n’attendez aucun retour commercial c’est interdit par les statuts de l’association. Sont un peu cuculs les aimsibiens, ils pourraient faire du fric avec tout ce qu’ils savent faire …

      Répondre
    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Isa

      Merci.
      Je vous rejoins : Alzheimer ce n’est pas simple et c’est loin d’être compris.

      Mais nous avons déjà des « parades », au moins une : adopter une diète méditerranéenne « bio » le plus tôt possible dans l’existence.

      Si on n’est pas certain d’être totalement protégé, on sait qu’on retarde considérablement les ennuis !

      Répondre
      1. Benoit
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Bonjour/bonsoir,

        Que pensez vous de l’aspect neuroprotecteur de certains cannabinoïdes ?

        En traitement et pourquoi pas peut etre même en prévention de maladies neurodégénératives.

        Il y a quelques études sur le sujet mais je n’ai malheureusement pas le niveau pour les interpréter, par ex :

        https://www.nature.com/articles/npjamd201612

        https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28717968

        https://www.alchimiaweb.com/blogfr/wp-content/uploads/2014/03/Phytocannabinoides_non_psychoactifs-libre.pdf

        Répondre
        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : Benoit

          Tout est très intéressant. Merci beaucoup.

          Mais si vous donnez généreusement cette information, c’est pour, en retour, être encouragé à consommer ces substances (un peu) addictives, vous vous êtes trompé d’adresse : jamais, Jésus notre maitre à penser m’en est témoin, je n’encouragerai quiconque à cela… oops !

          Ce n’était pas une consultation.

          Répondre
          1. Benoit
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            Bonjour,

            Loin de moi d’inviter quiconque a consommer une drogue psychoactive.

            Mais si on peut parler des bienfaits d’une consommation raisonnée d’un neurotoxique plutôt addictif (l’alcool), on doit pouvoir parler des bienfaits du cannabis…

            d’autant qu’on peut consommer cette plante sans avoir forcement d’effets psychoactifs, en ayant par exemple des variétés a haut taux de CBD et peu de THC. (et bien sur sans la fumer ! en l’ingérant)

            Les bienfaits des cannabinoids sans effets indésirables (a ma connaissance)

            En tout cas pour le médical, j’aime la position de Sanjay Gupta (neurochirurgien, « specialiste » medical de CNN) qui a déclaré quelque chose comme

            « on a été terriblement et systématiquement induit en erreur pendant 70 ans aux USA, et je suis désolé pour le role que j’ai joué dans tout ca.

            je m’excuse car je n’avais pas regardé assez sérieusement, jusqu’a maintenant je n’avais pas regardé assez loin.

            jen ‘ai pas lu les études des petits laboratoires d’autres pays qui font de remarquables recherches, j’étais trop méprisant du chœur bruyant des patients légitimes dont les symptômes se sont améliorés sur le cannabis »

            un excellent docu sur le sujet : https://www.youtube.com/watch?v=_N4Vf5sJ5dM

    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : papynou34

      Hum !
      La diète cétogène en ce moment, on vous la sert à toutes les sauces ; ça devient lassant !
      Votre article date de 2006 et nous sommes en 2018 ! Toujours pas de confirmation. Comme quoi…

      Répondre
      1. papynou34
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        D’accord avec vous, on passe en phase exploitation commerciale. Il suffit de regarder les sites et coachs divers fleurir. Cela se sent aussi sur les produits et l’alimentaire commercialisés.
        Mais bon, vu que les labos pharmaceutiques n’ont pas pour vocation de vendre du « gras », la recherche aura du mal à trouver des subsides pour avancer. Je l’ai pratiqué pour perdre du poids, je dois avouer que c’est troublant au niveau amélioration des fonctions cognitives.
        Enfin, ce n’est que mon expérience propre et je ne généralise surtout pas.

        Répondre
        1. MT
          En réponse à : papynou34

          Concernant l’amélioration des fonctions cognitives, vous n’êtes pas le seul à le dire!
          Je n’ai personnellement aucune expérience ni aucun avis sur cette question fort intéressante mais j’écoute les témoignages…
          Après, il faut faire la part des choses car effet de mode il y a! C’est certain!

          Répondre
          1. papynou34
            En réponse à : MT

            J’ai essayé de quantifier, ce n’est pas tres evident et loin d’avoir une rigueur scientifique. Je suis joueur de petanque tres moyen mais assidu. Je me suis aperçu que mon jeu s’etait amelioré. J’ai donc essayé de mettre en place une sorte de test. En etant en cetose, pendant 5 jours, j’ai fait des sceances de 20 tirs par jour, resultat, 7,2 boules sur 10 touchées, puis je suis sorti de cetose et j’ai refait le meme test, resultat 4,7 touchés. Je suis aussi un fervent adepte du Sudoku, la aussi je me suis amelioré. Alors oui, il y a toutes les etudes scientifiques avec de joli P factor et j’en passe, et il y a la realité quotidienne. Les premieres vont chercher dans le detail, les secondes font juste des constats. Une question s’impose, la recherche ferait elle perdre la notion de globalité? Parce qu’apres tous ces resultats, il faut reconstituer le puzzle, et là, c’est une autre histoire. Cela me rappelle une citation, attribuée a Einstein : « La théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. Ici, nous avons réuni théorie et pratique : Rien ne fonctionne… et personne ne sait pourquoi !”

      2. Inoxydable
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Cher docteur; En fait, rien ne vaut la D.M en prévention et au long cours, et parfois en curatif, même souvent; Mais en ce qui concerne la diète cétogène, certains en font leur choux « gras » en le conseillant en régime constant. En fait, pour moi, il s’agit d’un régime curatif ou de soins notamment du cancer comme indiqué sur le site du Dr Laurent Schwartz  » Guérir du cancer » qui fait la partie majeure de son traitement métabolique. Nous l’avons vu et entendu au premier congrès de l’AIMSIB et, convaincu de la justesse de ses travaux, je suis abonné à sa lettre d’information et à l’association qu’il vient de créer car en effet, car l’avancée que représentent les recherches sur la relation entre le cancer, le métabolisme de la cellule, la mitochondrie, le sucre sous toutes ses formes lui a permis d’établir un traitement simple, bon marché et surtout efficace.
        Mais ces traitements, si de nombreux témoignages montrent l’espoir qu’ils représentent, les médecins ne peuvent les appliquer faute de reconnaissance officielle.
        Un premier succès a été obtenu : l’Institut du Cerveau et de la Moelle, dans le cadre de l’hôpital de la Salpêtrière accepte de faire des essais thérapeutiques sur un type de cancer : le cancer primaire du cerveau ou glioblastome pour lequel il n’existe pas de traitement.
        Pour cela il faut de l’argent : ces essais ne peuvent être financés par l’argent public.
        C’est pourquoi, ayant connu dans ma vie deux personnes atteintes et mortes de mal incurable jusqu’à présent, je le soutiens comme je soutiens l’AIMSIB par dons, dans la mesure de mes moyens.
        A noter que selon de nombreux témoignages, son traitement ainsi que celui d’autres médecins ayant la même approche, se trouve être efficace dans d’autres cancers.
        je précise que la diète cétogène mime le jeûne avec moins de contraintes.

        Répondre
      3. souris7
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Combien d’années entre l’étude de Lyon et les recommandations du régime méditerranéen?
        Il faut tout d’abord aller à l’encontre d’idées reçues et comment trouver des financements pour valider des études qui n’apporteront pas de bénéfices immédiats? Depuis peu, on admet que les neurones se renouvellent à tout âge, pourtant cette découverte daterait de 1970.
        Je viens de lire « Guérir d’Alzheimer comprendre et agir à temps »du Dr Michaël Nehls. Il propose une détoxication, une remédiation aux carences par un changement de mode de vie . Le régime alimentaire préconisé est très proche du régime méditerranéen mais il insiste sur la réduction drastique de glucides simples ou rapidement assimilables. Il parle d’une résistance neuronale à l’insuline. Vous aviez évoqué dans ce blog , un diabète de type 3. Quelle est aujourd’hui votre position?
        La phase intensive décrite sur 6 mois doit être encadrée par un médecin (risque de surdosage) et il vise une thérapie systémique avec le soutien donc de tous les proches.
        J’essaie d’appliquer ses conseils pour mon père, mais je me heurte à de nombreuses incompréhensions. Il faut que je le laisse tranquille, il a bien le droit de se faire plaisir, surtout à Noël. Nous l’avons trouvé prostré, sanglotant et incapable de se déplacer seul, alors que les jours précédents, nous avions fait de longues balades sans signe de fatigue, ni essoufflements.
        Je n’en tire évidemment aucune conclusion et comme j’ai envie d’avoir raison, je manque forcément d’objectivité. Il existe un autre carburant pour les neurones que le glucose, qui sont les corps cétoniques, pourquoi ne pas essayer? Comme mon père est à un stade avancé de la maladie, on n’attend pas de guérison, mais au moins rendre la vie plus agréable et repousser la mise en institution. J’ai déjà dû me battre pour qu’on ne lui donne pas de neuroleptiques qui X par 3 le risque d’AVC et par 2 le risque de crise cardiaque. Certains établissements proposent des séances de relaxation, ce qui fonctionne bien mieux qu’une chimie destinée aux malades psychiatriques. Merci pour votre réponse.

        Répondre
        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : souris7

          Je n’ai pas de position.
          Je ne travaille pas sur le diabète de type 3.
          Ce dont je suis sûr, c’est qu’il faut essayer d’évier toutes les formes de résistance à l’insuline.

          Répondre
      4. Jabeau
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Bonjour,
        La diète cétogène revient très (trop ?) souvent sur le devant de la scène, et il y a des raisons :
        1°) Quels étudiant(e)s se retrouvent parmi les premiers de la classe ou de l’amphi (y compris en fac de médecine) ? Ceux ou celles qui présentent une anorexie mentale. Avec leur haleine pomme de reinette et leur réussite scolaire, il est clair que le cerveau adore utiliser les corps cétoniques.
        2°) J’ai eu le témoignage de plusieurs diabétiques de type 1 qui constatent de meilleures performances cérébrales (le travail se fait plus vite) lorsqu’ils sont en légère hypo, corps cétoniques + .
        3°) L’émission d’Arte dont le replay vient d’être signalé sur ce blog parle d’expression de gènes différents en acido-cétose, et en fait un argument de thérapeutique anti-cancer. Les mangeuses de pain ont un cancer du sein plus souvent que les autres disent les études épidémiologiques.
        4°) L’exemple des animaux qui restent à jeun la majorité du temps dans leur vraie vie sauvage, leur performances diminue-t-elle ou augmente-t-elle en acido-cétose ? Les oiseaux migrateurs migrent en utilisant les triglycérides de leur foie gras, Les lionnes courent plus vite à jeun…
        5°) La lipolyse fourni en permanence des acides gras libres dans le flux sanguin, sauf en cas d’élévation de la glycémie, car la première action de l’insuline est d’inhiber notre lipolyse spontanée.
        Les exemples ne manquent pas qui valorisent l’énergie fournie par les corps gras. Vivons avec un taux d’insuline bas le plus souvent possible, et nous vivrons mieux (et vieux).

        Répondre
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