L’espérance de vie régresse dans toute l’Europe, comme aux USA

 

Ci-dessous les avant-dernières données statistiques pour toute l’Europe.

Pour la France et les USA, j’ai déjà expliqué que les derniers chiffres de 2016 ont confirmé la tendance que montre ce tableau pour 2015. Désolé c’est en petit…

Mais ces données catastrophiques méritent d’être examinées à la loupe. Quoiqu’on pense de la signification de chiffres eux-mêmes, les tendances traduisent l’état de santé des populations.

Une régression est un très mauvais signe !

Et de la régression, il y en a !

Les Caisses de retraite peuvent se réjouir. Avant que les populations comprennent, elles auront fait de confortables profits

20180317_A

Il est urgent de comprendre ce phénomène très inquiétant.

Aucune nation développée n’y échappe, sauf peut-être la Finlande.
Les autorités britanniques semblent vouloir réagir et scrutent désormais les données de mortalité semaine après semaine et constatent, sans un affolement hystérique, que le phénomène semble s’amplifier en 2018.

Ci-dessous un tableau montrant le nombre de décès surnuméraires dans les premières semaines de 2018 par rapport à 2017.

20180317_B

Tout le monde, je l’espère, a compris : ce sont les nombres de décès excédentaires par rapport à ceux qui étaient attendus et pas la totalité des décès pour chaque semaine.

2016 était déjà une très mauvaise année par rapport à 2015 : perte de presque une année d’espérance de vie selon les collègues britanniques… C’est considérable !

Si vous avez quelques économies, vous pouvez les investir dans les Pompes Funèbres ; vous ne risquez rien ; c’est un business fructueux et nos aventureux bureaucrates du Ministère de la santé pourraient trouver là un astucieux recyclage…

Trêve de plaisanterie ! On peut (doit) espérer que les choses se calment rapidement.

Il et probable que les mêmes causes donnent les mêmes effets dans d’autres pays comparables, par exemple en Allemagne, France, Italie…

J’espère que quelques idiots convenus ne vont pas venir nous dire que c’est la faute à l’épidémie de rougeole ! Pour les épidémiologistes britanniques, une chose est sûre pour le moment : ce n’est pas la faute de la grippe !

Si vous avez quelques relations dans un Ministère ou à la Présidence, il serait important de tirer la sonnette d’alarme !

Pour le bien de tous, merci de le faire ; n’attendez pas qu’un débile du Ministère de la santé…

 

 

 

78 réflexions au sujet de « L’espérance de vie régresse dans toute l’Europe, comme aux USA »

  1. Minoque

    De plus en plus noir c’est bien ce que disais… Pardonnez-moi cher Rico d’être obligée de lire que vous avez toujours raison ou… presque :-))

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    1. Ricomart
      En réponse à : Minoque

      De lire ou de dire ? OUUUUH !!!!! Cela va plaire à mon Filou préféré, à qui je me permets de faire remarquer que dans les conditions contemporaines de production et de diffusion l’on peut être pauvre et obèse.

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  2. david

    Certains vaccins pourraient accélérer la propagation des virus dont ils sont censés protéger

    Depuis que le gouvernement a décidé de mettre en place les 11 vaccins obligatoires, pas un jour ne se passe sans qu’une actualité publiée dans les grands médias ne nous alerte sur la recrudescence d’un virus ou d’une bactérie pour lequel un vaccin est disponible. Ces articles indiquent toujours une seule cause au problème : le manque de couverture vaccinale. Mais est-ce vrai ou s’agit-il d’une « fake news » ? Que dit la science sur le sujet ?

    Eh bien, justement, les données scientifiques sont loin d’être si claires. Pire, des travaux de plus en plus nombreux et sérieux remettent en question les méthodes de fabrication de certains vaccins : dans certains cas, ils protégeraient certes la personne vaccinée mais tout en accélérant la propagation du virus par rapport aux personnes non vaccinées.

    La dernière étude en date sur le sujet a été publiée début 2018 dans la revue scientifique internationale Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America et s’est intéressée au virus de la grippe saisonnière. Initialement, l’objectif de l’étude n’était que d’étudier plus en détail les méthodes de transmission du virus mais les chercheurs ont découvert fortuitement que les personnes vaccinées rejetaient nettement plus de particules virales dans l’air, ce qui les rendraient donc plus contagieuses que les personnes non vaccinées ! A ce stade, les chercheurs ne savent pas expliquer ces résultats mais plutôt que de balayer les résultats de ces travaux d’un revers de la main, il serait utile de se poser des questions… Et de mener d’autres études plus approfondies sur le sujet.

    Car cette anomalie ne semble pas être une exception : déjà en 2014 et 2015, des chercheurs s’étaient intéressés à la résurgence de la coqueluche qu’on observe dans de plusieurs pays. La coqueluche peut être fatale chez les nourrissons, c’est pourquoi la vaccination est fortement conseillée. Lorsque les parents sont réticents à vacciner leur nouveau-né, certains médecins appliquent la technique du cocooning : la bactérie Bordetella pertussis se transmettant par la salive, il s’agit de vacciner l’entourage proche du nourrisson (parents, frères et sœurs, nounou) pour qu’ils ne le contaminent pas. Mais malgré cette pratique, la coqueluche semble faire de la résistance.

    Pour les chercheurs, la cause serait la modification de la technique utilisée pour fabriquer les vaccins :
    alors qu’on utilisait initialement une bactérie fortement atténuée jusque dans les années 90, on utilise
    aujourd’hui quelques protéines de surface du virus. Cette modification a permis une baisse des effets
    secondaires mais aussi probablement une baisse d’efficacité : les études faites sur des modèles animaux montrent que ces nouveaux vaccins seraient efficaces pour neutraliser les symptômes de la rougeole mais pas pour empêcher la propagation de la bactérie ! Or, puisqu’elles n’ont aucun symptôme, les personnes vaccinées n’ont pas conscience qu’elles sont porteuses de la bactérie et… contaminent ainsi leur entourage.

    Avoir des doutes et poser des questions sur les vaccins semble donc plus que jamais légitime, en particulier quand on regarde la question sous l’aspect financier, avec les conflits d’intérêts qui vont avec.

    Références : Althouse BM, Scarpino SV. Asymptomatic transmission and the resurgence of Bordetella pertussis. BMC Med. 2015 Jun 24;13(1):146. Warfel JM, Zimmerman LI, Merkel TJ.

    Acellular pertussis vaccines protect against disease but fail to prevent infection and transmission in a nonhuman primate model. Proc Natl Acad Sci U S A. 2014 Jan 14;111(2):787-92.

    Yan J, Grantham M, Pantelic J, Bueno de Mesquita PJ, Albert B, Liu F, Ehrman S, Milton DK; EMIT Consortium. Infectious virus in exhaled breath of symptomatic seasonal influenza cases from a college community. Proc Natl Acad Sci U S A. 2018 Jan 30;115(5):1081-1086.

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    1. phil
      En réponse à : Inoxydable

      chaque nouvelle technologie doit passer l’épreuve du temps, dans ce domaine il y a tjrs eu 90 à 95% de déchets, il faut laisser faire la sélection naturelle. Mais il y a pire encore : la voiture qui roule toute seule. Bardée de capteurs et dépendante de tant de circuits à bord, sur terre et en l’air, les probabilités d’y laisser sa peau pour peu de bénéfice y sont considérables. Mais c’est comme la conquête de Mars, quand on mettra les cons en orbite…

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  3. phil

    Complètement HS mais tant pis, comment rester silencieux ? Accablé ce jour par la mort d’un homme d’élite assassiné par la pire des crapules que cette terre ait porté. Comme je ne suis titulaire (ni à la recherche) d’aucun mandat, je peux le dire : je n’ai aucune confiance en la justice de mon pays, qui emploie tte son énergie à poursuivre un ancien chef d’Etat mais n’en a aucune pour incarcérer les délinquants. Certains désastres sont inévitables, mais pour d’autres on en porte la lourde responsabilité.

    Répondre
    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : phil

      Dans l’une et l’autre affaire, ce n’est pas la justice qui (éventuellement) pourrait être en cause, c’est surtout la police !
      Durs métiers ! Bien content d’être médecin et chercheur !

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    2. akira
      En réponse à : phil

      Tu peux te rassurer tout de suite. Le parquet financier a des moyens derisoires au regard de l’entendue colossale des infractions commises. Un exemple : Mr PInault est soupsonne d’avoir fait evade 3 milliards d’euros d’impots. Tu imagines le nombre de policiers et de juges qu on pourrait payer avec 3 milliards ?

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    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Inoxydable

      C’est une explication possible pour les USA ; mais ça ne suffit pas ; d’autant que contrairement à ce que certains disent, l’espérance de vie en France diminue aussi ; sans « fièvre des opioïdes » comme ils disent là-bas…

      Répondre
  4. JFC

    Il semble surtout que cette donnée soit instrumentalisée dans des combats plus idéologiques et politiques que scientifiques. De toute évidence, cette donnée déplait fortement à tous ceux qui font une présentation alarmiste et anxiogène du monde actuel.

    Extrait : Libération désintox : http://www.liberation.fr/desintox/2016/01/21/baisse-de-l-esperance-de-vie-les-raccourcis-simplistes-de-la-droite-et-de-l-extreme-droite_1427780
    l’institut est très clair : en analysant cette baisse, il a constaté clairement qu’elle était uniquement conjoncturelle. Elle s’explique par une hausse de la mortalité des plus de 65 ans. Sur les 41 000 décès supplémentaires enregistrés en 2015 par rapport à 2014, les trois quarts d’entre eux s’expliquent par des phénomènes épidémiologiques et météo. D’abord, la grippe. Sur les trois premiers mois de l’année, 24 000 personnes supplémentaires sont décédées par rapport à 2014. Quelques mois plus tard, en juillet, c’est la canicule qui aurait provoqué 2 000 décès de plus. Et enfin, des vagues de froid mi-octobre ont engendré la mort de 4 000 personnes. Cette baisse ponctuelle due à la météo n’étant donc pas amenée à se poursuivre, l’allongement de la durée de vie constaté depuis 1969 devrait continuer à augmenter. «Cette tendance à la hausse de l’espérance de vie n’est pas du tout remise en cause par la baisse de 2015», confirme Marie Reynaud, qui insiste sur la portée «conjoncturelle» de ce phénomène ».

    Répondre
    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : JFC

      Cette choupinette Marie Reynaud ne comprend rien évidemment.
      Cette régression n’est en rien conjoncturelle puisqu’on la voit venir : inclinaison des courbes puis plateau et enfin régression.
      Le phénomène est générale, se prolonge en 2018 au RU (où c’est la panique ; à juste raison) et ne peut pas être expliqué par l’épidémie de grippe en 2018 au RU qui est arrivée après la bataille…

      Répondre
      1. phil
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        il se peut quand même que choupinette ait raison « par accident » (ou par instinct). Faut-il anticiper une baisse durable de l’espérance de vie ? L’INSEE ne semble pas y croire, il anticipe également des progrès tous azimuts dans nos modes de vie qui ont de bonnes chances de se produire.

        On peut faire confiance à l’humain, il a tellement envie de vivre ou peur de mourir (quelle différence ? ) qu’on peut se rassurer : il fera tout pour que la vie s’allonge…

        Répondre
      2. londoner
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Si c’est la panique au ru ca doit etre ds les coulisses car officiellement rien a voir!
        l’annee derniere l’ons a annonce la stagnation de l’esperance de vie et l’a imputee a la grippe,plus precisement au fait que les vieux ne se font pas assez vacciner!

        tout de meem ils ont glisse quelquepart qu’ils (ons) anticipaient une regression d’ici 4 ans,ds leurs calculs pour les retraites.Ils n’ont pas annonce en fanfare au public qu’elle etait deja la!

        au fait pensez vous que le Liverpool Care Path applique au « mourants » y soit pour quelque chose?Je croyais que c’etait fini cette histoire mais il parait qu’au contraire,cela s’est generalise, sauf que la remuneration financiere a ete supprimee.

        il y un nombre regulier de temoignages effarants sur le net.

        Les « mourants » de ts ages on dirait swervent de cobayes ade nouveaux produits autres que la morphine a commercialiser tels que la ketamine, avez vs des renseignements la dessus?

        Répondre
        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : londoner

          Nos amis et néanmoins confrères Délepine (et d’autres) écrivent sur ce sujet : on utilise des gens cancéreux « en fin de vie » pour tester de nouveaux médicaments anticancéreux ; et on annonce triomphalement des gains significatifs de survie de quelques jours ou semaines…
          Je suis très mal à l’aise avec ces questions car cela ressemble aux essais des premières chimiothérapies du siècle dernier (y compris chez des enfants) et cela a permis de faire des progrès… Il fallait bien commencer par quelque chose… Mais on a fait des horreurs notamment avec la chirurgie du cancer du sein… Ils étaient naïfs mais sincères, les cancérologues de l’époque. Aujourd’hui, c’est un autre monde !
          Aujourd’hui, on voit les startups pointer leur nez dès la 1ère injection ; j’arrête là !

          Répondre
          1. Inoxydable
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            Bonjour docteur. Pour ma part je note avec scepticisme et tristesse que les recherches sur les cancers sont toujours dans l’attente  » d’une molécule » miracle capable de le guérir, comme s’il n’y en avait pas déjà eu auparavant et rien ne fonctionne vraiment.
            Le pied serait qu’on trouve un vaccin contre le cancer…un vaccin ? Peut-être contre un virus qui le déclencherait mais dans tous les cas ce serait un immense « jackpot » pour l’industrie pharmaceutique qui finance d’ailleurs généreusement ce genre de recherche.
            Les autres études ou essais comme ceux du dr Laurent Schwartz n’ont droit à rien! Ah, bien sûr selon lui, le cancer est avant tous une maladie des mitochondries selon les travaux du prix Nobel de Médecine Otto Warburg il y a déjà très longtemps. Il n’est pas le seul à le dire et faire des traitements sur cette constatation, des équipe Allemandes , Américaine y travaillent également et ont des résultats extraordinaires sur des cas désespérés, de nombreux témoignages existent en ce sens. Bien sûr , il ne supprime pas la chimiothérapie qu’il réduit au minimum d’après ce que j’ai compris mais il utilise des médecines complémentaires simples comme l’aide par le régime cétogène, des compléments comme l’ALA et l’ Hydroxycitrate, certains des témoignages s’aident de molécules toutes simples comme des gouttes de dioxyde de chlore et cela avec succès … ce sont des façons de traiter les cancers qui ne rapportent que peu d’argent à Bigpharma pour ne pas dire rien du tout.
            Ce n’est pas la panacée universelle mais ça fonctionne bien et à peu de frais et c’est là aussi la médecine bienveillante.
            Alors bien sûr, on peut espérer sur l’immunothérapie ou une nouvelle molécule, mais en attendant, qu’est ce qu’on fait ?

          2. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : Inoxydable

            Je ne partage pas votre point de vue sur le traitement des cancers.
            Je suis plutôt sur la ligne « Délepine » bien que je ne sois pas cancérologue.
            Des progrès considérables ont été accomplis dans les traitements des cancers.
            On peut faire mieux, certes, mais certains cancers et certaines leucémies sont désormais guérissables…
            Ce sont des traitements généralement toxiques associant plusieurs techniques : chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie, …
            Le plus important sans doute est d’être bien accompagné lors du parcours : des médecins et des professionnels de santé pleins d’humanité c’est très important…
            Quant aux vaccins, il s’agit de prévention et pas de traitement ; c’est une autre histoire !

      3. JFC
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Permettez moi d’ajouter un extrait de la revue Science et pseudo-science, avril/juin 2018 qui consacre l’un de ses dossier à l’espérance de vie par Bertrand Jordan et Jean-Paul Krivine :

        « En France, pour l’année 2015, l’espérance de vie à la naissance a légèrement diminué (cela n’était pas arrivé depuis 1969 1). Pour les démographes, l’explication se ramène pour l’essentiel à « des conditions épidémiologiques et météorologiques peu favorables » (épisode caniculaire, grippe saisonnière virulente…) [4]. En 2016 et 2017, l’espérance de vie a de nouveau augmenté [5] 2. Mais ces chiffres, plutôt bons en France, font l’objet d’interprétations parfois négatives. Ainsi, l’inflexion observée en France en 2015 a été l’objet de diverses récupérations cherchant à la mettre au crédit d’explications politiques ou de visions alarmistes. Certains ont voulu y voir les conséquences des politiques économiques et sociales du quinquennat en cours ou du quinquennat précédent [6]. D’autres estiment que « cette situation inédite depuis 1969 doit interpeller les responsables politiques et amener notre société à s’interroger sur les effets au long cours des poisons du quotidien que dénoncent les écologistes : la pollution de l’air, le recours aux pesticides et autres perturbateurs endocriniens » [7]. »

        [4] Insee, « Bilan démographique 2017 », sur insee.fr
        [5] Insee, « Espérance de vie – Mortalité », 1er mars 2016, sur insee.fr
        [6] Moullot P, « Baisse de l’espérance de vie : les raccourcis simplistes de la droite et de l’extrême droite », Libération, 21 janvier 2016.
        [7] Europe-Écologie les Verts, communiqué du 19 janvier 2016.
        2 Chiffres non encore consolidés pour 2017.

        Répondre
        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : JFC

          Désolé de vous décevoir mais la revue « Science et pseudo-science » n’est pas ma tasse de thé, comme disent les british ; j’en fais même un nid de vipères prétentieuses et arrogantes, voire de fossiles empierrés…
          Désolé de vous annoncer que vous ne comprenez pas ce type de statistiques « générales » qu’il faut savoir interpréter sur le long terme…
          En deux mots, la tendance (inflexion, plateau puis déclin) annonce des lendemains peu enchanteurs pour nos populations. Ce n’est pas de la politique ni de l’écologie, c’est la simple observation des chiffres (encore plus évidents aux USA).
          On peut faire semblant de ne rien voir ou vraiment rien voir (comme vous faites) ou espérer (comme moi) que peut-être la tendance peut encore s’inverser, mais l’exemple de l’URSS doit faire réfléchir : ce n’est pas en quelques années qu’une tendance aussi lourde peut s’inverser…
          Fermez les yeux, c’est mieux comme ça !

          Répondre
          1. DavidT
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            Cher amiral,
            Vos mots malicieusement choisis (vous auriez pu faire de la politique!) révèlent cependant une incohérence, que vos mots ne supportent pas : oui, c’est bien la tendance qu’il faut regarder, et vos données de 2015, un point dans l’espace temporel, n’apporte aucune tendance. Ils ne valent rien pour ce faire. Bullshit. La re-progression en 2016 et 2017 montre bien que la tendance est à l’augmentation. Délectez vous des données de ourworldindata. Mais il faudra bien que l’accélération de l’augmentation l’espérance de vie (c’est à dire la pente fonction du terme quadratique du temps) se réduise un jour, voire qu’on arrive à un plateau puisqu’il est biologiquement peu probablement qu’on puisse vivre au delà de certains extrêmes (de 200 ou 100 ans pour vous?). Et d’autant que la diminution de la mortalité infantile représente la majeure partie de cette augmentation de l’espérance de vie depuis le XIXème et sur lequel on ne peut plus trop agir à notre époque.
            De toute façon, l’espérance de vie ne vaut pas grand chose pour mesurer l’état de santé d’une population. L’espérance de vie en bonne santé est déjà une avancée.
            Merci JFC pour votre réponse.

          2. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : DavidT

            Vous êtes probablement un fidèle lecteur de « Science et pseudo-science » mais vous devriez apprendre le métier avant de me comparer à un politicien, insulte suprême sans doute…
            J’ai été plusieurs fois insulté dans cette prétentieuse revue [ce que vous pouvez considérer comme justifié vu l'opinion que vous avez de mes travaux scientifiques] sans que droit de réponse me soit accordé ; ce qui dit tout !
            Ici, je vous donne la parole (même si elle est insultante) ; ce qui dit tout ! N’en abusez pas, ma patience et ma bienveillance ont des limites.

            Cela dit, votre réflexion est intéressante pour d’autres visiteurs tant elle témoigne du niveau de désinformation qui accable nos populations… Merci donc !

            Pour votre gouverne (si vous avez jamais tenu la barre d’un navire), ce que vous appelez la « re-progression » de 2017 (telle que mesurée en janvier 2018) n’a aucune valeur pour un professionnel, évidemment !
            Moins d’un mois en 2018 pour réunir des données d’une année ; bonjour l’artiste ! Il y faut en général beaucoup plus de 12 mois. On se rassure comme on peut !

            Que 2016 puisse être une petite pause dans le déclin est possible mais n’annule pas l’inflexion sur le long terme ni le plateau ni le début du déclin, tout cela ayant été déjà observé aux USA et esquissé dans d’autres pays européens.
            C’est triste et je partage votre tristesse…

            Votre petit « mot » sur la valeur de l’espérance de vie pour mesurer l’état de santé d’une population me fait penser à ces politiciens qui, en fonction de leur électorat, change de discours et d’objectifs.

        2. MT
          En réponse à : JFC

          « Science et pseudosciences » ou l’AFIS est un organe de propagande au service des industriels, ni plus ni moins.
          Renseignez-vous.

          Répondre
          1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
            En réponse à : MT

            Bien sûr ; et les principaux « écrivains » qui s’y exercent sont généralement de fidèles laquais de l’industrie…
            Les « mignons » qui m’apostrophent me donnent aussi l’occasion de leur répondre… Ils finiront dans une forteresse des Alpes comme ce pôvre Fouquet qui eût l’outrecuidance de se prendre pour un roi. Nous on reste prudemment dans la vallée face au Massif de Belledone, encore enneigée et magnifique à l’instant sous mes yeux ébahis…
            Ça nous détend un peu les manivelles…

          2. akira
            En réponse à : MT

            La saison du parapente a deja commencee ? Tu vois du monde au dessus du St Eynard ? Si je passe dans le coin pour venir voler, je viendrai dire bonjour.

          3. Ricomart
            En réponse à : MT

            Kiriraritou, mon ange, pas de saison pour le parapendio ; nous les anciens des années 80 ne détestions pas un petit 4000 avec descente par la voie des airs dans l’air glaciale sans coquille, sans secours, avec des finesses à faire frémir.
            Bon vol mon frère !

          4. akira
            En réponse à : MT

            @Rico
            Les ailes ont fait de tels progres que maintenant on peut egalement monter en vol !! En aout 2012, j’ai eu la chance de pouvoir decoller du Brevent et poser deux heures plus tard au sommet du Mt Blanc. Apres une courte pose pour boire un canon et admirer la vue, on est reparti par les airs pour poser a Plaine Joux une heure plus tard. Surement mon meilleur souvenir … surtout que c’est maintenant interdit …
            @Michel :
            Oui l accidentologie est malheureusement assez presente. Mais c’est un peu le lot de pas mal de sports de montagne … Il faut savoir etre humble dans ces activites.

          5. Ricomart
            En réponse à : MT

            Mais nous, les anges, aimons vivre tellement intensément et si librement que l’accident nous n’y pensons pas, sans quoi nous ne serions pas des anges seulement de tristes terriens. Que vous ayez contribué à réparer ceux d’entre nous, qui se sont brisés les ailes ou encore brûlés à trop fricoter avec les dieux, ne fait que grandir votre bienveillance à l’égard des messagers que nous sommes. Toujours il y aura des anges brisés et d’autres qui virevolteront au-dessus de nos têtes pour dire combien vivre nos rêves valent toutes les certitudes.

  5. Nature 57

    À Dr Michel.Delorgeri
    Bonjour Docteur, l’actualité me rapproche de vous……

    Lundi 19 Mars, j’ai démarré comme auditeur un cycle d’information « Les enjeux de la nutrition ». Lors de la première séance de présentation de la démarche, votre nom a été cité par notre animateur dans l’expression
    « phénotype vasculaire » pour lequel il a été précisé:
    « - très peu d’origine génétique
    – le stress en est la cause principale
    – 80% environnemental »

    Mon « sang » n’a fait qu’un tour….. pour vous contacter…… et venir prendre conseil auprès de vous pour une démarche personnelle:

    Père et Tuteur Légal d’une fille de 38 ans victime d’une rupture d’anévrisme cérébral le 25 Juillet 2015.
    Bilan:
    Etat pauci-relationnel. Zones cérébrales de la parole et de la mobilité détruites à tout jamais.
    Alimentation et Hydratation par sonde ventrale
    Etat de conscience « parfait » et communication par clignements des yeux.

    Les faits:
    1) Agression par un marginal sur le Parking de l’Hypermarché aux environs du 15 mars 2015 le soir en quittant son poste de travail
    2) Dans sa boutique et dans le périmètre proche de la scène d’une attaque à main armée dans la galerie marchande de l’hypermarché le 23 avril 2015 en fin d’après-midi
    3) Courant Juin 2015: pression professionnelle Ressources Humaines conflictuelle importante au sujet des congés payés

    Condamnée à vivre ainsi pour le restant de ses jours, je veux faire requalifier la maladie en Maladie Professionnelle. La démarche risque d’être longue et compliquée.

    Le diagnostic: le neurochirurgien, après l’intervention chirurgicale initiale, a déclaré:
    « Rupture artérielle sur anomalie d’origine génétique….. »

    Or, le propos cité ci-dessus, en votre référence, me laisse l’espoir de prouver, selon ma propre conviction, que le stress est à l’origine de cet accident cérébral.

    Pouvez vous m’aider en ce sens?

    Par avance merci. Cordialement.

    Répondre
    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Nature 57

      Je suis absolument désolé de ce que vous nous racontez à propos de votre fille.
      Je vous souhaite beaucoup de courage !
      Et surtout, n’oubliez pas qu’elle a besoin de vous ; et que vous devez vous protéger vous !

      Une rupture d’anévrysme d’artère cérébrale est très rare ; et ça n’est vraiment pas de chance que ça tombe sur elle ; et vous !
      C’est d’origine héréditaire car les « autres » anévrysmes surviennent beaucoup plus tard dans la vie et ils ont un aspect particulier. Le chirurgien n’a pas pu rater ça.

      Cela dit, le stress a pu jouer un rôle favorisant la rupture de cet anévrysme ; mais pas son existence anatomique.

      Les ruptures d’anévrysme s’expliquent par des brusques montées en pression que le stress aigu peut provoquer.

      Mais un stress chronique peut aussi favoriser une hypertension chronique (et abîmer la paroi de l’anévrysme) et les brusques montées en pression viennent s’ajouter pour provoquer la rupture.
      C’est ça que vous devez défendre !
      Bon courage !

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  6. Inoxydable

    On y arrive tout doucement en France : (France Info)
    Au terme d’une séance consacrée à la prise en charge médicale « des nouvelles substances psychoactives toxicomano-gènes », l’Académie de pharmacie a fait état ce 11 avril d’une situation préoccupante sur le territoire.
    Les nouvelles drogues en question sont des « cannabinoïdes de synthèse » (plus de 170 identifiés en Europe selon elle) et de « nouveaux opioïdes de synthèse » (25 identifiés en Europe entre 2009 et 2016, dont 18 fentanyls).
    L’Académie a estimé qu’ »environ 15% des consultations aux urgences » liées à la toxicomanie concernaient aujourd’hui un « nouveau produit de synthèse » (NPS). Or, face à l’inventivité des chimistes qui alimentent le marché sur internet ou ailleurs, les moyens employés pour identifier des drogues mieux connues (cannabis, cocaïne, héroïne, amphétamines…) sont parfois inefficaces.

    http://www.acadpharm.org/seances/page.php?rb1=30&id_doc=4478
    Et tous les jours on nous matraque à la radio les dangers de la conduite sous l’emprise du canabis alors que certain veulent libéraliser sa vente…

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