UN INSTANT DE "DISTRACTION" GRACE AU Dr WINCKLER

Pour ceux qui ont des doutes quand à la liberté d’expression dans notre beau pays, un petit tour sur le site de Martin Winckler qui a, semble t-il, eu quelques démêlés avec les brillantissimes journalistes de “Allo Docteurs” sur la 5 en cliquant :
http://martinwinckler.com/spip.php?article176
C’est une “actualisation” d’une histoire un peu ancienne, mais qui en raconte beaucoup !
Bonne lecture !

47 Replies to “UN INSTANT DE "DISTRACTION" GRACE AU Dr WINCKLER”

  1. Cher Docteur, ce que vous venez de me répondre confirme ce que je craignais de penser et confirme une autre chose : le pays de Voltaire, des lumières, de Robespierre et de tous autres révolutionnaires (à tortsou à raisons) qui avaient de “c..les” est devenu un pays d’eunuques ou les puissances d’argent et de l’hypocrisie sont devenus les représentants du despotisme!!! Je crois que je m’arrêter sur ce sujet et me recentrer sur ma petite santé. merci pour votre réponse.

    1. la “science” ne veut pas la vérité, la “science” ne veut pas soigner, la science veut du pognon…
      Oui je sais c’est trivial, mais la situation est triviale, c’est l’éternel histoire de Semmelweiss, connue ( mais oubliée bien entendu ) de tous les médecins : il y a environ un siècle la mortalité hospitalière était astronomique, elle avoisinait les 40 % et personne ne savait pourquoi ! Un médecin, Semmelweiss eu l’intuition de l’existence des microbes, alors espèce inconnue, et recommanda à ses confrères de se laver les mains régulièrement.
      Semmelweiss fut l’objet d’une cabale, on le mis à l’index et il finit ses jours dans la misère et rejeté de tous. Je crois que ce n’est qu’ensuite qu’est venu Pasteur et l’explication du phénomène, les médecins et le personnel ont commencé à se laver les mains, la mortalité hospitalière est tombée en chute libre…
      Que redoutait donc la puissante confrérie médicale ? Deux choses terribles:
      1) de nouvelles contraintes intolérables, mais surtout
      2) un procès en incompétence
      C’est exactement ce que redoute au sujet des statines toute notre classe médicale.

      1. Vous dites : “la « science » ne veut pas la vérité, la « science » ne veut pas soigner, la science veut du pognon…”
        Je ne sais pas ce qu’il y a derrière le mot “science” avec des guillemets mais méfions nous. Michel de Lorgeril est un scientifique. C’est justement cela qui différencie son blog de nombreux blogs où il y a beaucoup de dénonciations des statines mais sur des bases indigentes ou carrément fausses.
        1) “la science ne veut pas la vérité” : car la vérité n’appartient pas au monde scientifique, mais au monde journalistique ou politique, qui n’arrête pas d’annoncer “la Vérité”. La science se pose des questions et met au point des protocoles pour y répondre.
        2) “la science ne veut pas soigner” : bien sûr que non ! Ce n’est pas son boulot. C’est le boulot des soignants de soigner. La science elle, elle cherche des réponses.
        par exemple : est-ce que tel traitement bénéficie à telle population avec tel échantillon, tel protocole ?
        3) la science veut du pognon : l’argent est le nerf de la guerre malheureusement. Sans argent, pas de recherche scientifique. Même Michel de Lorgeril a besoin de manger.
        Mais peut-être qu’il faut voir qui paie ? Evaluer l’indépendance.
        Car quand c’est le labo qui paie pour une étude sur SA STATINE, avec son équipe de statisticiens qui récoltent les données (essai multicentrique), les investigateurs principaux sont en fait des pantins sans aucun pouvoir décisionnel.
        pendant qu’ils font leur campagne de marketing, c’est le labo Pharma qui arrête l’essai, sans même les avertir. Et les investigateurs n’ont même pas la propriété des données. Parfois ils n’y ont même pas un accès libre.
        Donc, ne nous trompons pas de cible.
        Le problème n’est pas la science, telle qu’elle est fantasmée, avec son chercheur impartial en blouse blanche et qui recherche bénévolement pour le bénéfice de l’humanité.
        Ne confondons pas la recherche fondamentale financée par le gouvernement, la recherche appliquée et la techno-science.
        C’est aussi pour cela que la crise Cahuzac doit nous permettre d’exiger de la transparence, l’évitement maximal des conflits d’intérêts et l’accès absolu aux données scientifiques.

        1. je pensais que les guillemets mis au mot science suffiraient à (vous) faite comprendre le 2ème degré…
          ceci était en réponse aux 2 messages un peu désespérés (et il y a de quoi) à la fois de MDL et d’inoxydable devant notre très probable impuissance à changer les choses

  2. Bonjour,
    Cet article de Martin Winckler [ au fait, pourquoi a-t-il procédé à une réactualisation de son article de 2004 ? ] vient en effet éclairer vos dernières péripéties dont on espère qu’elles ne connaîtront pas de développement judiciaires.
    Une phrase m’intrigue . Dans son billet Winckler écrit :”Il n’est jamais possible d’obtenir un droit de réponse à une émission de télévision. ” Cette impossibilité doit-elle se comprendre comme fondée en droit ( la loi ne prévoyant rien en ce domaine contrairement à ce qu’elle prescrit pour la presse ? ) ou bien juste en fait ( impossibilité pratique – dont les raisons m’échappent ) ?
    Le distinction entre la diffamation et l’injure me semble être un enjeu qui va bien au delà de cet exemple précis.
    Respectueusement

      1. Merci de votre réponse.
        Wikipédia (?) propose : “Dans l’audiovisuel français, il [le droit de réponse] ne peut être exercé que s’il y a eu atteinte à l’honneur ou à la réputation,” et plus loin “Aux États-Unis, le droit de réponse n’existe pas [en droit]”

        1. J’ai déjà eu (obtenu en fait car il est rare qu’un médias lâche quelques lignes sans la menace d’un juriste exercé) un droit de répondre dans un journal ou sur un site Internet.
          Dans les TV ou les radios, ils sont plus prudents d’une part, et au prix de la minute d’autre part et même avec un bon juriste, il faut être “costaud” pour oser se lancer !
          Car si vous perdez, vous devez payer les “dépends” comme expliqué par Winckler ; et ça donne à réfléchir …
          Pour laver son honneur, c’était plus simple autrefois, on jetait son gant et on se retrouvait au petit matin avec ses témoins pour affronter l’audacieux qui, hélas, risquait quand même de vous envoyer rejoindre vos ancêtres avant le lever du jour …
          Ça donne à réfléchir !

          1. Bonsoir Docteur. Puisqu’il semble très difficile d’avoir un droit de réponse à la télévision, ne serait-il pas possible de contacter les producteurs ou réalisateurs de ce documentaire très interssant que j’ai vu il y a quelques jours sur ARTE, concernant “les secrets de longévité” réalisé par Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade – (France, 2012, 56 minutes Diffusion le jeudi 4 avril à 22h50 sur Arte).
            dans lequel apparaissait le Pr Valter Longo et un autre chercheur Israélien, tous deux assez décriés durant un temps et ayant consacré leur recherches sur la longévité. Ce documentaire était très bien fait et touchait un large public comme beaucoup de documentaires sur cette chaine TV.
            Un documentaire de cette qualité exposant vos recherches et celles d’autres chercheurs ayant oeuvré dans le même sens et confrontant les affirmations de vos opposants ferait sans doute réagir plus clairement et plus vite les instances médicales traînant les pieds. Me ferai-je des illusions?

          2. Peut-être cela serait-il possible ! Peut-être pas !
            Si ça ne se fait pas, c’est qu’il y a de bonnes raisons à cela
            Il faut comprendre que l’affaire des statines et du cholestérol constitue la plus énorme “arnaque” médicale et scientifique de l’histoire contemporaine.
            Dans ces conditions, pour imposer un minimum de d’enquête ou de “discussion” sans ridicules vitupérations (comme nous venons de le voir après la sortie du livre de Even), il faudrait un rapport de force favorable à l’émergence de la vérité ou au moins d’une crédibilité minimale …
            C’est impossible actuellement ! Pourquoi ?
            Parce que la classe dominante (vous pouvez mettre la définition que vous voulez derrière ce concept) ne le souhaite pas !
            Ne le peut pas !
            Et les médias non plus !
            Admettre ce scandale absolu (qui pourtant crève les yeux), ce serait admettre une complicité totale (ou une imbécilité totale) de cette classe dominante (y compris des médias aux ordres) ; avec les conséquences que cela comporte : quand personne ne respecte les Lois de la science et de la médecine, ces Lois n’existent pas !

  3. donc le cholesterol, si j’ai bien compris, est indispensable à la vie des cellules, comme le sucre, l’oxygène,…., ; puisque la nature est bien faite, si on ne consomme pas assez gras, le foie prend le relais et il est donc anormal de vouloir, a priori, inhiber cette protection; les cellules se détruisent et se reconstituent à des rythmes variable selon les ages et les morphologies et les normes de quantité de cholesterol devraient être variable selon les besoins de l’organisme.
    Mais le corps est un vaste ensemble de cellules; donc toutes les souffrances de ce corps peuvent être dues à un manque de cholesterol, entre- autres. Le muscle (myoblastes) , c’est bien connu maintenant des lecteurs de ce blog et malheureusement expérimenté chez les personnes agées; le cerveau ajoute-t-on maintenant de plus en plus (et peut-^tre parallelement à Alzheimer; les cellules gliales : 90% du cerveau? ); le pancréas qui semble être déja apparu dans le blog; etc etc…
    Une question: le squelette, sous-jacent au muscle précédent, peut-il etre atteint (de plus en plus d’ostéoporose pour la grande joie des laboratoires, des radiologues, des marchands de lait ….)? Je ne me souviens pas avoir lu à ce sujet dans les livres ou le blog? Peut-on me préciser sur ce point?

    1. A ma connaissance, il n’y a pas de données solides (et homogènes) concernant le rôle du cholestérol dans l’ostéoporose ou le risque de fractures !
      Certains “rigolos” ont bien essayé de nous vendre de la statine contre l’ostéoporose, mais les arguments sont plus que médiocres à mon sens, et personne de sensé n’a encore repris ces argumentaires frelatés.
      Ceci dit, nous savons que les muscles jouent un rôle important dans la protection contre les fractures associées au vieillissement ; n’importe quel gérontologue sait que meilleurs sont les muscles et plus faible le risque de fracture ; de même, meilleure est l’activité musculaire et plus faible le risque de fractures.
      Or les statines affaiblissent les muscles, les “atrophient”, et les intoxiquent, même le plus niais des “statinomaniaques” l’admet.
      En conséquence, …
      Bon vent, matelot

      1. ” les statines affaiblissent les muscles, les « atrophient », et les intoxiquent, même le plus niais des « statinomaniaques » l’admet. ”
        Le professeur GRIMALDI ne réfute t-il pas les effets secondaires des statines ?
        Car à chaque fois que j’entends un leader d’opinion (comme monsieur STEG), il déclare qu’il faut “raison garder” (élément de langage commun aux leader d’opinion dans cette crise) et que “les statines sont des médicaments très bien tolérés”.

  4. merci à vous 3 ;
    pour “rafraichir” MDL, c’est à la page 212 de votre dernier livre, vous parlez de 2 essais en bas de page. peut on consulter l’original.

  5. @ ba : Je ne suis pas Médecin mais je crois que la réponse pourrait se trouver à droite de ce billet, dans la partie “THEMES” où figure celui de “CHOLESTEROL ET CERVEAU”, dans le premier billet de ce thème se trouve un lien avec un article “cholesterol-et-cerveau_AltSante386.pdf” au bas duquel figurent des références d’études en anglais que je ne comprends pas suffisament pour les détailler. Faut voir.

  6. Bjr ,
    je finis votre dernier livre; j’ai hâte de voir le dénouement de l’étude “Improve it” probable plaggia de Enhance; déjà un biais, l’allongement du temps d’étude et l’inclusion d’autres patients…suspect non ?
    sans avoir fait le CESAM, je commence à ouvrir les yeux grâce à vous et j’essaie d’être le plus critique possible face à ce que l’on nous amène dans les cabinets; tiens hier encore, une petite dernière, l’étude Rocket sur le Xarelto ! ..focus sur le nombre d’IDM , pas significatif par rapport au Pradaxa mais lui, majore ce nombre significativement alors…du pareil au même comme d’habitude.
    juste une petite demande: vous faites une allusion aux facteurs pouvant favoriser l’Alzheimer et cela m’intéresse, officiant dans des maisons de retraite: vous parlez de 2 études, pouvez vous me donner une référence à consulter.
    par avance et encore grand merci.
    un confrère , qui organise une lévée de fonds pour vous faire venir dans sa région sinistrée et qui vous contactera très bientôt par un autre BIAIS…

    1. Bravo pour votre perspicacité !
      Ce Blog sera bientôt inutile … puisque de plus en plus de médecins comprennent la “médecine spectaculaire et marchande”.
      Comme Debord en son temps, je dois songer à me saborder, peut-être …
      A propos d’Alzheimer, vous me parlez d’études que je cite (sic) sans me remettre dans le contexte (où ? Quel livre ou quel billet ?)
      Il y a beaucoup de données récentes à cet égard, la principale étant la relation entre Alzheimer et insuline cérébrale [ce qui associé aux effets des statines sur l’insulino-résistance …] mais je ne me souviens pas d’en avoir parlé déjà. Merci de me rafraîchir.

      1. Inutile? Je ne crois pas.
        Ce n’est pas du jour au lendemain qu’on peut stopper les effets du marketing qui se poursuit….
        Le classement en SMR insuffisant par la HAS serait une solution possible pour la ROSUVASTATINE (Crestor) ou l’EZETIMIBE (Ezetrol) en prenant en compte que ces deux traitements n’ont aucun essai qui documente un effet cliniquement pertinent.
        C’est ce qui s’est produit pour la DRONEDARONE (Multaq) du fait d’une balance B/R mauvaise, ce n’est donc pas impossible:
        http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2011-09/synthese_davis_multaq_ct-10281.pdf
        L’AMM et la commercialisation ne sont pas supprimées mais le produit probablement peu utilisé puisque sa seule indication n’est pas remboursable.
        Pour le RIVAROXABAN (Xarelto) je suis particulièrement inquiet avec l’extension d’indication européenne pour le SCA:
        http://www.ema.europa.eu/docs/en_GB/document_library/Summary_of_opinion/human/000944/WC500140679.pdf
        La FDA ne lui a pas accordé l’extension d’AMM. Il y a des incohérences dans l’essai clinique et trop de perdus de vue que la firme retrouve et sort du chapeau au fur et à mesure… des demandes de la FDA qui continue à dire “NON”.
        Je pense qu’en France la HAS n’accordera pas de remboursement dans cette indication en estimant que la balance B/R n’est pas bonne (hémorragies +++). Le dosage 2.5 mg (validé dans cette indication en Europe) n’étant pas commercialisé en France, le risque de le prescrire hors indication remboursable est donc peu probable.

    2. inutile d’aller si loin pour comprendre les dommages causées au cerveau par les statines, il suffit ( pour un profane pas futé comme moi ) de savoir qu’elles accélèrent le déclin cognitif et que les plaintes des patients dans ce domaines sont innombrables. il suffit aussi de savoir ( ce que sait tout médecin ) que les neurones sont très gourmandes en lipides, donc très certainement en cholestérol…

      1. Analyse un peu trop simple…
        Prouver le déclin cognitif n’est pas si aisé : on ne trouve que ce qu’on cherche (et il faut BIEN le chercher, sinon on ne trouve rien et ça jette des doutes ou ça rassure à tort).
        Les plaintes des patients ne sont pas faciles à prendre en compte.
        Encore faut-il les estimer, les chiffrer, les évaluer.
        Enfin, le cholestérol n’est pas une graisse. C’est un stérol.
        Ce n’est pas un carburant. Il n’est pas métabolisable.

        1. on a pas mal discuté pour savoir si le cholestérol nourrissait ou non les neurones, certains disent que non, peut-être est-ce exact, mais ce qui est exact aussi ce sont les répercussions des statines sur le fonctionnement cérébral ( étant particulièrement sources de dépression / état suicidaires ), quant au aux effets négatifs sur la mémoire, ils semblent quasiment établis, stérols ou pas, peu importe !

          1. Trouvez moi un article (sérieux) qui dirait que le cholestérol “nourrit” les neurones.
            Que les neurones aient besoin de cholestérol, cela ne fait pas de doute. Toutes les cellules en ont besoin.
            Mais le cholestérol ne peut pas “nourrir”, puisque aucune cellule ne sait le “manger” (métaboliser). b>le cholestérol n’est pas un carburant. C’est un élément structurel précieux.

          2. Un élément “structurel” précieux et bien d’autres choses !
            Il est indispensable, par exemple, pour faire la myéline qui “enrobe” les axones des neurones qui, sans myéline, ne fonctionnent pas.
            Bon vents, matelots !

    1. Bonjour Docteur,
      Un bon moyen de clore cette polémique sur le cholestérol et les médicaments anti cholestérol serait de faire une étude indépendante pilotée par des pro et anti statines.
      J’ignore si on y arrivera ? Mais pour ma gouverne pouvez vous m’indiquer une estimation du coût d’une telle étude ? J’ai comme l’impression que ce serait peu par rapport aux enjeux santé et financiers ( nombres de personnes prenant des statines) ?
      Bien cordialement.

      1. Contrairement à votre proposition, je ne pense pas qu’on ait besoin de nouveaux essais cliniques, indépendants ou pas de l’industrie et de ses représentants de commerce; vous comprenez de qui je parle.
        Nous avons tout ce qui est nécessaire pour conclure sans aucune ambiguïté.
        La seule difficulté serait d’obliger les responsables scientifiques (à quelque niveau que ce soit) et les Autorités Sanitaires (les Hautes et les basses) à lire, simplement LIRE, ce qui est écrit, bref voir les faits !
        Mais ce serait pour eux pire que le Supplice de l’eau, bien connu au Moyen-Âge en Chine …
        Il y faudrait aussi [mais ça pourrait se faire en marchant comme on dit] un petit recyclage scientifique pour expliquer les bases du raisonnement scientifique à nos universitaires et médecins en charge de ces dossiers.
        Ce que nous entendons depuis deux mois de la part des sommités diabétologues et cardiologues [c’est indiscutablement un grand acquis de cette dernière crise, tout est enregistré !] laisse voir clairement qu’ils sont totalement incultes en matière scientifique (Médaille d’or décernée gracieusement aux délicieux Grimaldi et Steg !)
        Question : cette confrontation aura t-elle lieu ?
        Réponse : j’en doute ! Y a à peu près que moi qui veux …
        On ne peut pas les forcer !
        Supplice de l’Eau, disais-je …

      2. ça n’a pas de sens cette idée : par définition des scientifiques ne sont pas pour ou contre une théorie qu’ils expérimentent, ils sont a priori “sans opinion”…
        sauf s’ils sont corrompus bien sûr, ce qui ne saurait se concevoir.
        quoi que, au vu des derniers évènements politiques, il paraitrait que dans les cabinets ministériels, on ferait du lobbying et que ça rapporterait bonbon. Et quand je pense qu’il y a des cœurs purs ( j’en ai fait partie ) qui envoient des pétitions à ces gens-là…

        1. Vous dites : “par définition des scientifiques ne sont pas pour ou contre une théorie qu’ils expérimentent, ils sont a priori « sans opinion »… sauf s’ils sont corrompus bien sûr, ce qui ne saurait se concevoir.”
          Au cours de mes lectures dans les méandres de l’épistémologie et de la sociologie, j’ai souvent vu des analyses qui montrent que les scientifiques ont de nombreuses autres sources de “biais personnel”, et qui n’ont rien à voir avec la corruption.
          Mettre la corruption à toutes les sauces est insuffisant.
          Il y a aussi la carrière, la renommée, l’envie d’avoir raison, les années à passer sur un sujet, la honte immense de dire “j’ai eu tort”, etc.
          De nombreux grands scientifique sont prêts à toutes les bassesses juste pour ne pas avouer qu’ils auraient pu se “tromper”, une fois. Ce qui est pourtant bien humain, et même salutaire.
          La corruption est la “cerise” sur un gâteau déjà bien pourri.

          1. vous avez raison sylvain mais j’utilise ici un raccourci pratique, il y a la malhonnêteté “foncière” mais il y a aussi la malhonnêteté envers soi-même, entendez le mot corruption au sens sémantique : est corrompu ce qui est faux, mauvais, détraqué… en informatique un logiciel est corrompu lorsqu’il ne fonctionne plus, c’est dans ce sens qu’il faut l’admettre.

  7. Bonjour Docteur,
    je viens de commander aujourd’hui votre dernier livre “prevenir l’infarctus” car je suis a la croisee des chemins. J’ai depuis une vingtaine d’annee un taux de CHO total de 2.7 g/l avec HDL autour de 0.30g/l et LDL de 1.8g/l. Je fais du sport, IMC autour de 22 et je fais attention a mon alimentation. Mon medecin me dit qu’il est urgent que je prenne un traitement pour le reduire le cholesterol, je suppose qu’il songe aux statines.
    Pensez vous que le fait d’avoir un mauvais ratio LDL/HDL soit un facteur de risque important ?
    merci

  8. Bonjour docteur,
    je ne conteste pas qu’il y ait une industrie du médicament “persuasive” que l’on pourrait apparenter à celle de l’agro-alimentaire.
    néanmoins, j’aimerais revenir sur la nécessité de l’utilisation quasi systématique des statines dans sa lutte acharnée contre l’hypercholestérolémie
    Finalement vous dites que cela se révélerait négatif voir dangereux pour le patient et j’aurais plutôt tendance à aller dans votre sens, aussi cher docteur voici ma question!
    j’ai été victime d’un infarctus aigu du myocarde avec une occlusion de la coronaire droite détectée après une coronarographie. Je suis sous traitement depuis 3 ans avec prescription de statine, d’abord Ezetrol puis Crestor. Bien que je ressente tous les jours de la fatigue, et un affaiblissement musculaire
    dois-je arrêter de prendre ce médicament et le remplacer par un régime méditerranéen et du sport notamment de la marche rapide.
    Je signale cependant que les efforts provoquent des douleurs dans la poitrine et que j’utilise le Natispray lorsque ça arrive d’ou un sport limité à de la marche “à mon rythme”
    Auriez-vous un conseil?
    Avec mes remerciements anticipés
    cordialement

    1. Ceci n’est pas une consultation.
      A la rigueur, un conseil d’ami !
      Il est urgent que vous lisiez notre livre “Prévenir l’infarctus et l’AVC“, ça pourrait vous sauver la vie !
      Vous vous posez des questions légitimes, mais il est navrant que vous deviez “passer” par un Blog, aussi superlatif soit-il, pour trouver réponses.
      La seule chose tangible que je puisse vous dire de façon générale, c’est que les statines ne servent à rien, sinon à vous empoisonner et que le seul “régime” qui ait fait ses preuves de protection c’est la diète méditerranéenne …
      Bon vent, matelot !

    2. Ezétrol, puis Crestor !?!
      On ne pouvait pas plus mal vous conseiller.
      Ezetrol = médicament qui n’a aucune preuve de son efficacité
      Crestor : la seule statine qui a 100% d’études négatives (4 sur 4) à son actif.
      Ecrivez vite une lettre “d’insultes polies” à la personne qui vous a conseillé Ezetrol + Crestor.
      Crestor n’a même pas d’AMM en prévention secondaire.
      C’est honteux…
      http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2012-02/statine_-_fiche_bum.pdf

  9. merci d’avoir rendu le lien cliquable, je n’arrivais pas à suivre mon feuilleton quotidien et ça ma manquait. Content d’avoir découvert Martin Winckler et je lui ai écrit, c’est tjrs réconfortant de rencontrer des honnêtes gens au milieu de cet océan de banalités bien-pensantes.
    ( définition de bien-pensant: “Le terme bien-pensance, dérivé de l’expression bien-pensants dont il désigne l’attitude intellectuelle, est utilisé pour qualifier une forme de pensée jugée conformiste, moraliste, en ce qu’elle adopte un point de vue, qui répète les valeurs présumées de l’ordre établi ou les idées du milieu d’appartenance” ) Wiki

  10. Ca procède du même diktat audiovisuelqu’avec vous Docteur : L’arrogance de Cymes n’a d’égale que son incompétence et face à ses prétentions et mensonges à laTélé ON N’A PAS DE DROIT DE REPONSE! Ca profite à tous ces manipulateurs d’opinion.!!!

  11. Bonjour Docteur,
    Pour votre information, ci-joint, un article du journal suisse “Le Temps” qui vous cite. Bon signe.
    Bien cordialement.
    Diététique jeudi4 avril 2013
    Les oméga-6, pas si bons pour le cœur
    Par Francesca Sacco
    Bannir les «mauvaises graisses» au profit des oméga-6 nuirait à la santé. Les diététiciens revoient leurs recommandations. Les oméga-3 pourraient en profiter
    Remboursez! C’est ce que pourraient avoir envie de dire les personnes qui ont suivi la consigne diététique de substituer aux «mauvaises graisses», par exemple le lard et le beurre, une saine huile de tournesol. Une étude publiée le 5 février dans le British Medical Journal (BMJ) montre en effet que le remplacement de ces graisses saturées par des acides gras oméga-6, dits polyinsaturés, augmente le risque de mortalité par accident cardiaque, au lieu de le diminuer comme on l’espérait. «J’ai trouvé les résultats de cette étude hallucinants, tant ils vont à rebours des croyances dominantes», déclare Mikael Rabaeus, cardiologue à la clinique La Prairie à Clarens/Montreux.
    Présent en grande quantité dans les huiles de tournesol, de germe de blé et de pépins de raisin, l’acide gras oméga-6 est réputé exercer une action bénéfique sur le taux de cholestérol ainsi que sur la santé de la peau, des cheveux et des yeux. Il est dit polyinsaturé en raison de sa structure chimique, différente de celle des graisses saturées contenues dans les produits laitiers, les viandes transformées (comme le lard et les saucisses) et les pâtisseries. A partir des années 70, un lien ayant été démontré entre ces «mauvaises graisses» et l’apparition de maladies cardiaques, les professionnels de la santé ont recommandé de réduire leur consommation au profit des oméga-6. «Mais à la lumière des études récentes, il est plutôt conseillé de réduire l’apport en oméga-6 dans l’alimentation quotidienne», affirme Sophie Bucher Della Torre, adjointe scientifique dans la filière nutrition et diététique de la Haute école de santé (HES) de Genève. «A la base, on en consomme déjà bien assez du fait de leur abondance dans les produits transformés», explique François Mach, médecin-chef du service de cardiologie des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) et président de la Société suisse de cardiologie. Le maïs, grande source d’oméga-6, est en effet largement utilisé dans l’élevage des animaux dont l’homme se nourrit à son tour.
    L’étude publiée par le BMJ conforte les résultats d’analyses statistiques effectuées par Christopher Ramsden, chercheur aux National Institutes of Health à Bethesda, aux Etats-Unis. Ce dernier a réexaminé les données d’une étude effectuée entre 1966 et 1973 en Australie sur 458 hommes présentant un antécédent cardiaque. Les sujets ont été séparés en deux groupes. Le premier n’a été soumis à aucune consigne diététique, tandis que l’autre a augmenté sa consommation en oméga-6 jusqu’à représenter 15% de l’apport calorique total, au détriment des graisses saturées. On a observé dans ce second groupe une augmentation du risque de mortalité par accident cardiaque de quelque 6% sur une durée de sept ans. L’étude conclut que le conseil de supplanter les «mauvaises graisses» par des oméga-6 est «malavisé».
    En grande vogue depuis les années 80, les oméga-6 ne sont pas enterrés pour autant. La Commission fédérale pour l’alimentation (COFA), qui a revu ses recommandations pour 2013, estime qu’il est «trop tôt pour dire si l’augmentation de leur consommation observée en Suisse au cours des vingt dernières années doit être globalement jugée comme bénéfique pour la santé ou non». «En fait, le remplacement des acides gras saturés par des oméga-6 a essentiellement été préconisé parce qu’il permet d’abaisser le taux de cholestérol, mais le bénéfice en termes de prolongement de la vie n’a pas été démontré», précise François Mach. Ce qui apparaît comme nouveau dans l’étude du BMJ, ajoute-t-il, «c’est que l’effet de cette substitution serait délétère sur le plan cardiaque». «Certaines recommandations faites par le passé semblent aujourd’hui de toute évidence inadéquates mais, à l’époque, elles étaient cohérentes au vu des connaissances du moment», souligne Sophie Bucher Della Torre. «En fait, c’est un vrai casse-tête, poursuit-elle. Toutes les études sur la diététique souffrent de biais difficilement maîtrisables qui doivent nous inciter à en relativiser les résultats. Typiquement, il y a des sujets qui s’écartent du régime prescrit. Si l’on pouvait mettre des puces sur ce que les gens mangent, ce serait plus facile! Cela dit, il est vrai que certaines idées, par exemple concernant le rapport à respecter entre oméga-6 et oméga-3 (évalué à 5:1), ne reposaient sur aucun argument scientifique. D’ailleurs, on ne chiffre plus ce rapport aujourd’hui.»
    Les oméga-3, justement, devraient profiter de la disgrâce des oméga-6. Leurs bienfaits ont été démontrés entre autres par une étude réalisée au milieu des années 90 par Michel de Lorgeril, chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et à la faculté de médecine de Grenoble. Portant sur quelque 600 patients cardiaques, elle révélait que l’huile de colza, consommée sous forme de margarine, permettait de réduire la mortalité de 70%. Le conseil de la Fondation suisse de cardiologie recommande depuis 2009 cet «or pur en bouteille» qui, avec son goût et son parfum prononcés, «donne la sensation de respirer un air de Méditerranée». En 2010, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments a révisé ses recommandations nutritionnelles pour lui donner davantage d’importance. Enfin, une recherche américaine publiée lundi dans la revue Annals of Internal Medicine conclut que la consommation de poissons riches en oméga-3 permet de réduire le risque de mortalité de 27% chez les personnes de 65 ans et plus, ce qui représente une prolongation de l’espérance de vie de 2,2 ans. Les oméga-3 sont surtout représentés par les poissons gras mais également par l’huile de colza, qui revient pourtant de loin: en effet, dans les années 60, son retrait du marché avait été réclamé suite à la publication d’une étude révélant l’apparition de lésions cardiaques chez des rats qui en avaient consommé.
    Aujourd’hui, 37% des Américains consomment des oméga-3 sous forme de comprimés. Les recherches faites pour évaluer l’efficacité de ces suppléments ont mis en évidence une action protectrice contre les maladies cardiovasculaires, l’athérosclérose (lésions artérielles internes) et les thromboses (formation d’un caillot sanguin). Mais ces résultats ont été mis en cause par deux méta-analyses, c’est-à-dire des analyses statistiques combinant les résultats d’une série d’études antérieures, publiées en 2012. Toutes deux concluaient à l’absence de réduction de la mortalité par accident cardiaque.
    Selon le National Center for Complementary and Alternative Medicine (NCCAM), l’un des instituts américains rattachés aux National Institutes of Health (NIH), l’influence de certains paramètres secondaires, comme le mode de vie, pourrait expliquer la raison pour laquelle les bénéfices des suppléments sont difficiles à cerner. «Manger des aliments riches en acides gras polyinsaturés et manger des comprimés, ce n’est visiblement pas du tout la même chose pour le corps, dit François Mach. En fin de compte, un apport sous forme de comprimés ne se révèle vraiment intéressant que pour les personnes carencées.»

    1. Il aura fallu bien longtemps à ces “brillants” genevois pour admettre l’évidence relevée (ou révélée) par nos soins depuis plus de 15 ans. Que disaient-ils pendant ces 15 ans ?
      Qu’ils n’avaient pas de compte en Suisse ?
      Crédibilité d’aujourd’hui = crédibilité d’hier ?

  12. Bonjour Doc
    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=-z1P8OTiX4I
    Désolé de repasser ce post encore mais Dr Winckler et vous avec des points de convergence sur les statines, sauf que lui partage l’avis du Dr Even quand il parle de la nécessité des statines en prévention secondaire, alors que vous nous avez bien expliqué qu’un médicament toxique, dangereux et inefficace en prévention primaire, l’était aussi en prévention secondaire.
    L’union faisant la force, ne serait il pas judicieux de vous mettre au diapason afin que ceux qui veulent comprendre ne s’égarent pas plus quand ils entendent ou voient l’un d’entre vous dans les médias?
    De plus, ce que Winckler dirait dans un média et que MDL validerait dans un autre, puis Even dans un autre (quoique lui avec les casseroles qu’il traine depuis ses guérisons du Sida pourrait nuire à la crédibilité pour celui qui l’écoute d’abord et se renseigne sur lui après). Mais je reste convaincu qu’un message soutenu par plusieurs fait plus de buzz et persuade celui qui l’entend qu’il y a manifestement un problème à étudier là dessus.
    Cette vidéo, je l’adore car elle est plus que convaincante. (3 personnes sous statines à qui j’ avais envoyé le lien de cette vidéo et à qui j’ai donné le lien vers votre blog ont commandé votre livre et m’ont déclaré avoir été époustouflées par ce reportage)
    Et l’info diffusée dans ce reportage de Planète, ça change vraiment du spectacle sans grande portée de la cinq…Au moins dans ce reportage on entend bien qui est Mr Winckler, Chapman, MDL, on cite vos professions, vos niveaux d’excellence, et on vous laisse parler sans essayer de diriger les réponses qui dérangent….on va au but! librement!
    Cordialement

    1. Pas vraiment d’accord avec les présentations des personnes dans ce reportage.
      Hommage à Martin Winckler !
      Très bien ! Mais pourquoi le faire passer pour un chercheur ? Quelle est sa compétence en cardiologie et cholestérol ?
      Scientifique ?
      En quoi ?

      1. Il est chercheur en éthique, autant pour moi.
        Effectivement il n’est pas cardiologue. Donc il puise ses sources de quelqu’un qui pense comme lui. Ce qui veut dire que ces théories de primaire et secondaire sont relayés par des gens qui n’ont pas encore compris. Ce serait bien qu’ils comprennent afin que si tout le monde ne parlera jamais d’une même voix, qu’il n’y ait au plus que deux versions en tout: les pro et les antistatines.
        Cordialement

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