Archives pour la catégorie anticholestérol injectable

Dernières nouvelles (un peu tristes) avant de sauter dans l’année 2016 !

 

Au moment des vœux de fin d’année, on préfèrerait se congratuler autour du sapin…

Désolé, mais pour 2015-2016, ce ne sera pas le cas, et comme disent mes voisins savoyards, ça sent plutôt le sapin…

Trois mauvaises nouvelles, prenons-les du bon côté, un peu comme des confirmations de l’ampleur du désastre plutôt que comme des catastrophes inattendues.

1- des mauvais bruits courent sur le net (surtout US apparemment) concernant un effet adverse très malheureux chez des patients recevant un anti-PCSK9 [vous savez, les nouveaux anticholestérol injectables qui sont supposés faire la révolution contre les maladies cardiovasculaires...] : des anonymes font savoir que certains de ces patients-cobayes présenteraient ce qui ressemble à des abcès cérébraux ; maladies infectieuses rares et gravissimes… On ne sait pas combien de patients vraiment ; pas plus que nous n’avons une description réaliste des faits.

La rumeur est assez insistante toutefois (quoique non signée) pour que les industriels concernés, les Autorités sanitaires (US, la FDA), et des agences d’informations médicales prennent la peine de dire qu’ils ne sont pas « au courant » et que cette rumeur est donc infondée… Hum…

Cette sorte (très spécifique) de complication en réponse à ces médicaments (très spécifiques), ça ne s’invente pas… Désolé, c’est fort possible ; et que les bruits qui courent soient anonymes n’est pas étonnant car il pourrait s’agir d’une divulgation (interdite) d’un secret industriel… Ceux qui sont au courant veulent le faire savoir sans pour autant risquer trop gros. Compréhensible !

Connaissant (un peu) le mécanisme d’action de ces médicaments et le contenu infectieux des lipoprotéines, on peut effectivement s’attendre à ce type de complications.

Il est aussi « attendu » que les industriels temporisent [ peut-être ne serait-ce qu'un simple effet du hasard ? Effectivement !] et que la FDA fasse semblant de ne rien savoir car (effectivement) les industriels n’ont encore rien communiqué, temporisons… On peut toutefois espérer que la FDA ait entrepris une enquête de transparence et que ce soit ça que les acteurs anonymes de la rumeur espéraient. Pour éviter que cette complication ne soit « enterrée »…

On peut imaginer l’ambiance chez les industriels actuellement ; qui sont les traitres ? Comment empêcher les prochaines fuites ?

Leçon à retenir : encore aujourd’hui (en 2015-2016), le processus de recherche médicale reste secret ; et tant que le secret persistera, nous n’en croirons pas les résultats…

2- d’autres bruits, mais officielles cette fois-ci (mais pas si inattendus, vu la rumeur sus-décrite), annoncent que l’un des importants essais cliniques testant les anti-PCSK9 pourrait être arrêté prématurément ; et pas à cause de complications. Ah bon !

A cause de quoi alors ? L’explication donnée (soyons prudents, les agences de presse racontent souvent n’importe quoi, propagande !) est que le nombre total d’évènements cardiovasculaires indispensable pour tester l’hypothèse primaire [donc la somme des évènements survenus dans le groupe expérimental (recevant l'anti-PCSK9) et dans le groupe témoin] serait atteint beaucoup plus tôt (plusieurs années) avant la date calculée selon les meilleures prévisions des statisticiens qui ont élaboré l’hypothèse primaire.

Ah bon ! Plus d’évènements que prévu ? Bizarre ! En général, on en a moins (dans les deux groupes) surtout dans le groupe expérimental puisqu’il s’agit obligatoirement d’un médicament miraculeux…

Pas bon ça, en apparence.

Pourtant, les airs entonnés par les agences de presse sont déjà triomphalistes. Très suspect !

Leçon à retenir : encore aujourd’hui (en 2015-2016), le processus de recherche médicale reste secret ; et tant que le secret persistera, nous n’en croirons pas les résultats…

3- Une grande étude épidémiologique (la méthode de référence pour identifier les effets adverses d’un médicament) vient d’annoncer quelle est la survenue de l’insuffisance rénale [aiguë ou chronique, je simplifie] en réponse (supposée) aux statines après une durée d’exposition réaliste pour notre époque ; c’est-à-dire plus de 8 ans (le double de la durée d’un essai clinique).

Entre 30 et 50% d’augmentation du risque relatif. Je n’entre pas dans les détails mais comme je l’écris dans mon dernier livre sur « L’Horrible vérité », si vous prenez une statine depuis longtemps et que vous présentez une insuffisance rénale sans explication, maintenant vous saurez pourquoi…

Dernier point et non des moindres : l’insuffisance rénale est une maladie grave ; pourtant les experts (rémunérés) des statines ont répété (et certains perroquets savants répètent encore) que les statines n’entrainaient pas plus de complications qu’un placebo… Cherchez l’erreur !

Leçon à retenir : encore aujourd’hui (en 2015-2016), le processus de recherche médicale reste secret ; et tant que le secret persistera, nous n’en croirons pas les résultats…

 

 

 

 

 

 

Vendredi 13 à 17:30, nous avons 343,755 signatures

 

Est-ce trop ou est-ce pas assez pour qu’un quelconque média réagisse ?

Pour qu’un quelconque politicien, ou quelque « grande-gueule » à voix tonitruante, dise ou fasse quelque chose ?

Si on compte environ trois « rigolos-farceurs » par signature, c’est-à-dire par ordinateur, nous pouvons ce jour nous évaluer à environ un million d’adultes à attendre que quelque chose de plus (que nos signatures) se passe…

Le silence assourdissant qui nous entoure, chers frères et sœurs de mauvaise augure, témoigne d’un quelque chose d’étrange que je ne saurais d’ailleurs analyser avec trop de promptitude…

Nous ne devons pas nous décourager car ce quelque chose sent la fumée, un feu couve, des braises frissonnent qui, semble-t-il, n’ont aucune envie de s’éteindre.

Certains recommandent la patience plutôt que la rage ; et pourtant j’enrage…

Ils ont sans doute raison ; et pour nous occuper, il est probablement plus sage de profiter du weekend pour renforcer nos positions : essayons de trouver d’autres signatures ! Soyons un peu plus pressants auprès des familles, des jeunes, des voisins, tous ceux pour qui la question du cholestérol et des statines est un très lointain sujet d’inquiétude ; et ne sont pas pressés d’aller signer et encore moins faire signer leur entourage. Secouons-les un peu ; menaçons-les d’oublier leurs étrennes, ces insolents…

Si d’aventure, la semaine prochaine nous amenait à 400,000 ou plus, nous serions plus forts pour aller « sonner quelques mâtines »…

 

 

 

Le front (militaire) bouge… aux USA

 

Il n’est pas certain que la problématique soulevée par les nouveaux médicaments anticholestérol injectables (anti-PCSK9) suive le même parcours en France (ou en Europe) et aux USA.

Le futur immédiat va nous dire comment ça va se passer. Nous sommes tous des historiens ou des sociologues (de la médecine et de la science) et c’est donc en tant que tels que je propose à chacun d’observer ce qui va advenir.

Aux USA, la dernière tentative lamentable à laquelle nous avons assisté concerne les familles qui se sont vues diagnostiquées « Hypercholestérolémie Familiale » (ou HF).

J’en ai parlé déjà dans « L’Horrible vérité » car ces familles supposées HF sont une des cibles préférées de nos apprentis-sorciers et très mauvais médecins.

J’ai écrit « supposée HF » car en l’absence de tests génétiques, le diagnostic de HF est difficile. On a donc développé des algorithmes diagnostiques [ça fait sérieux de dire comme ça...] basés sur des mesures du cholestérol dans le sang et des histoires de famille : y a t-il d’autres membres de la famille  avec des taux « supposés »  élevés de cholestérol ? Accessoirement, mais là ils n’insistent pas trop, car ça devient très vaseux : y a t-il des antécédents de maladies cardiovasculaires dans la famille ?

J’ai écrit « supposés » élevés (pour le cholestérol mesuré dans le sang) car c’est sur ce paramètre qu’ils veulent jouer pour augmenter le nombre de patients qu’il faudra traiter avec les anti-PCSK9.

En modifiant les algorithmes, c’est-à-dire en abaissant le taux de cholestérol à partir duquel on sera décrété HF (en l’absence de test génétique), on peut considérablement augmenter le nombre de patients, voire de familles, qu’il faudra obligatoirement traiter avec des anti-PCSK9.

Je résume :

1) les HF sont la cible majeure des anti-PCSK9 car les HF sont supposées être à risque élevé de maladies cardiovasculaires ; ce qui est loin d’être évident comme je l’explique dans « L’Horrible vérité ».

2) on abaisse le niveau de cholestérol qui autorise le diagnostic d’HF

3) on rend « rentables » (ouf !) les anti-PCSK9 injectables ; ce qui est loin d’être évident aujourd’hui selon les analystes commerciaux et financiers du secteur qui, j’ai l’impression, craignent le bug du siècle (le 21ème) avec ces super médicaments-là ; et les bugs dans le business c’est pas bon !

Cela dit, on peut se demander comment nos « subtiles « Autorités sanitaires aux USA et en Europe vont réagir face à de telles manœuvres.

Côté experts rémunérés (et tout aussi « subtiles »), on connait déjà la réponse : 1) il faut « donner des statines à tout le monde » disent-ils ; ce qui n’est pas très clair mais laisse penser que le chien pourrait aussi en profiter, puisque c’est la sécu qui paie… 2) mais comme certains se plaignent que les statines les font souffrir, donnons-leur des anti-PCSK9 ; rappelant la fameuse exclamation de Marie-Antoinette à propos du pain (qui manquait) et des brioches…

 

 

 

 

 

 

 

 

16:45 le 4 Novembre : les 300,000 signatures sont dépassées ; cap sur les 500,000 !

 

En 3 semaines, nous avons donc atteints les 300,000 ! 100,000 par semaine !

Bravo à tous ; et merci au nom de tous ceux qui, peut-être, seront ainsi libérés !

Que des résistants libèrent des prisonniers, ce n’est pas nouveau, et c’est sans cesse une « ordonnance à renouveler » ; et pas de « substituable » s’il vous plait…

300,000 : est-ce bien, est-ce mal ?

Toujours pas l’ombre d’un mouvement sur le front ennemi ; donc c’est insuffisant.

Jamais content celui-là, diront certains. Effectivement ! On ne fait pas une pétition pour atteindre un nombre ; mais on a un objectif ; et tant que cet objectif n’est pas atteint, il faut insister.

Pour le moment, c’est un coup d’épée dans l’eau.

Si 500,000 ne font rien bouger, il faudra le million !

J’ai une autre raison d’être mécontent : beaucoup de visiteurs ou d’interlocuteurs me disent ne pas lire mon dernier livre prétextant en connaitre déjà le contenu.

Grave erreur : « L’Horrible vérité » actualise l’état des lieux ; il explique (au chapitre 1) la délirante confession du Pr Rory Collins (qui fut la référence scientifique de la Haute Autorité de Santé dans sa déclaration de 2010 sur les statines) rendant caduques toutes les recommandations officielles publiées à ce jour dans tous les pays.

C’est un argument majeur pour convaincre les Autorités Sanitaires de revoir leur dossier sur les statines car ça leur donne un magnifique prétexte : « ce n’est pas eux qui se sont trompés, c’est le vilain Collins qui les a trompés…« . Donc on revoit l’affaire sans se discréditer !

Le chapitre 2 explique la physiologie du cholestérol. C’est un point fondamental pour comprendre comment la problématique du cholestérol s’est développée. A ce jour, aucun ouvrage en français n’a décrit cette question de façon aussi simple, et compréhensible par tout un chacun, tout en étant à peu près complète. De nombreux médecins et amis m’ont avoué leur soudaine découverte d’un sujet qu’ils pensaient pourtant avoir assimilé. Ils ne doutent plus dès lors que « le cholestérol est vraiment innocent » comme un olibrius le prétendait il y a déjà 12 ans déclenchant un concert de protestations…

Le chapitre 3 est crucial car il explique la méthodologie. On n’évalue pas la toxicité d’un médicament comme on évalue son efficacité supposée ou réelle. Tant qu’on n’a pas compris ça, on ne peut pas prendre la mesure réelle de l’Horrible Vérité ! Et si on n’a pas mesuré l’ampleur de la tragédie, on est moins crédible et moins convainquant pour FAIRE SIGNER.

Du chapitre 4 au chapitre 14, je décris les principaux effets toxiques des statines : 11 chapitres, rien que ça ; et pour une seule classe de médicaments ; horrible, donc !

Devinez ce qui m’arrive ? Certains me reprochent d’en avoir oubliés, de ne pas avoir tout dit, d’être insuffisant ; et ils ont raison. Je me rattraperai dans la prochaine édition. Promis.

En plus, des publications récentes font état de formes de toxicité nouvelles et assez originales ; par exemple à propos d’une interaction coupable avec les vaccins anti-grippaux. J’y reviendrai dans un prochain message… Mais d’autres me disent que j’aurais dû anticiper ; ils ont raison eux-aussi ; on le savait un peu certes, mais on a craint de donner l’impression de « charger la barque »…

Bon, je laisse tous les lecteurs paresseux et « suffisants » la joie de découvrir le reste du bouquin ; ils ne seront pas déçus et sortiront de cette lecture la « rage au ventre » ; la situation idéale pour aller convaincre son voisin, son ami, son collègue de SIGNER cette pétition !

 

 

 

 

PETITION URGENT : SIGNER ET FAIRE SIGNER

 

Les médicaments anticholestérol sont inutiles et toxiques.

C’est clair sur le plan scientifique mais, pour toutes sortes de raisons (bonnes ou mauvaises), notre société et ses élites ont du mal à accepter cette évidence. Et résistent à admettre leurs erreurs !

Pendant ce temps (phase d’hésitation compréhensible, hélas), des millions de gens continuent de s’empoisonner inutilement.

Si une tactique quelconque, plaisante ou non, peut aider un seul patient ou une seule personne à se libérer d’une contrainte ou à échapper à un poison, je m’y soumettrai.

Un seul regard de remerciement me suffira.

Dans ce contexte, il semblerait que « pétitionner » [signer et faire signer une pétition alertant les autorités ; mais aussi les médecins et leurs patients] puisse être utile.

Alors, faisons-le ! SIGNONS !

http://petition.ipsn.eu/petition-danger-statines-cholesterol/message.php

Laissons de côté notre inaltérable envie de critiquer toutes les initiatives que nous ne saurions approuver à 100% et SIGNONS !

Pour faire bouger le choses, ouvrir quelques esprits, SIGNONS !

Bref, signez et faites signer ; ça pourrait sauver des vies !

Merci d’avance.

 

 

Les programmes télévisuels sont-ils utiles à l’émergence des évidences en médecine ?

 

C’est une question compliquée car la « télé » a des impératifs : l’audience, certes ; donc plaire au plus grand nombre ; mais aussi se faire comprendre du plus grand nombre ; le contraire de l’élitisme ; distraire et faire du spectacle pour des spectateurs passablement abrutis par des conditions d’existence [travail, famille, patrie, ...] qui ne contribuent pas à l’ouverture des esprits.

J’ai souvent été « aspiré » (depuis mes premiers exploits médico-scientifiques du milieu des années 1990s) par cette enivrante spirale spectaculaire. J’en ai toujours  (j’ai bien écrit « toujours » ; donc sans exception) gardé un goût amère en me disant à chaque fois qu’on ne m’y reprendrait pas…

Et pourtant, de façon répétitive, je suis retombé dans cette ornière désastreuse ; et à chaque fois pour toutes sortes de bonnes raisons.

Et aujourd’hui encore. Et donc encore une fois, je me dis que je n’aurais pas dû, que je ne devrais pas ; et je le fais pourtant !

Je demande pardon !

Question : pourquoi malgré cette frustration répétitive (et attendue), je recommence ?

Réponse : ce n’est pas une question d’égo, je sais que je serai toujours un peu ridiculisé, associé à d’autres déclarants dont je ne partage pas les idées ; et surtout que jamais mes idées seront correctement présentées. Alors pourquoi ?

Parce que j’ai toujours un peu l’espoir que ça pourrait rendre service à quelques uns, éveiller quelques consciences, provoquer quelques réactions favorables aux idées et théories que je défends et surtout éviter à quelques uns les malheurs que la médecine moderne leur réserve…

Bilan : concernant la seule question du cholestérol et des médicaments anticholestérol, la bagarre dure depuis 12 ans. Ai-je gagné quelque chose ? Ai-je fait avancer les choses grâce à des participations à des télés ou des radios ?

Pas sûr ! Peut-être serait-il préférable de « cultiver son jardin » comme disait Voltaire…

Avis des visiteurs souhaités ; avec comme question principale : avons-nous quelques bonnes raisons de « participer » à ces tristes spectacles ?

Exemple à prendre : la dernière émission « Cash investigation » de la 2 visible désormais sur le web.

 

 

 

 

 

« L’horrible vérité sur les médicaments anticholestérol »

C’est le titre de mon prochain livre à paraître deuxième quinzaine de septembre. 2015 !

C’est un copain de raid en Ubaye qui a trouvé ce titre ! Merci Philippe !

Il y a un sous-titre : « Comment les statines empoisonnent en silence »

Écrit en moins de trois mois ; mais peut-être le meilleur et le plus accessible de mes livres.

Vous y trouverez l’essentiel des effets toxiques de ces médicaments ; selon les critères scientifiques les meilleurs… Bien sûr !

Finalement, il y a beaucoup de données ; beaucoup plus qu’on aurait pu le croire sur la base de ce qui est admis par les industriels, leurs complices rémunérés (avec ou sans blouse blanche) et les Agences Sanitaires !

Certains vont penser que ces titres sont des exagérations d’une réalité plus maussade ; hélas, non, nous sommes réellement dans l’horreur !

Plus que ce que je croyais !

Pour bien comprendre, il faut une grille de lecture ; dès qu’on l’a, chacun peut faire le travail soi-même et, sans doute, découvrir encore plus ; car je ne prétends pas avoir été exhaustif.

Je vous demande donc, à tous et à chacun, d’apporter votre pierre à l’édifice !

Une fois la démarche comprise, je vous demande d’apporter vos témoignages.

Vous œuvrez ainsi pour l’humanité car, malheureusement, je doute que les Autorités le fassent ne serait-ce qu’un peu ; et encore moins les industriels ; sans parler de leurs inénarrables complices rémunérés qui ne manqueront pas d’accuser ce livre d’être criminel sous prétexte que des patients pourraient décéder à la suite de l’arrêt de leur statine.

On a déjà entendu ça, mais les données scientifiques disent autre chose !

Je réponds donc à l’avance (et en scientifique) à ces « maîtres-chanteurs » de la peur ; chaque lecteur de mon livre pourra en faire autant ; et aussi aider son médecin à prendre les bonnes décisions.

Bon vent à tous les corsaires !

 

MERCI d’avance

Comment échapper aux cancers, et aussi aux nouveaux traitements anticancer ?

 

Pour la première question (du titre), tous les visiteurs de ce blog connaissent la réponse : il faut adopter un mode de vie protecteur ; qui protège autant des maladies cardiovasculaires que des cancers ; et donc s’imprégner de nos conseils tels que présentés dans nos deux livres :

- Prévenir l’infarctus et l’AVC

- puis Le Nouveau régime Méditerranéen.

Le plus vite possible dans l’existence c’est le mieux ; mais plus tard, c’est bien aussi car il n’est jamais trop tard !

Pour la deuxième question,  la réponse est aussi évidente : si on échappe aux cancers, on peut ignorer les traitements anticancers.

Pas si simple, hélas, on pourrait peut-être en avoir besoin. Mais lesquels ? Les nouveaux ont-ils quelque avantage sur les anciens ?

Faisons un point rapide comme disent les navigateurs.

Les meilleurs experts – les indépendants évidemment ; pas les autres – du monde du médicament le disent sans aucune précaution : c’est un système  de “corruption presque totale et totalement hors contrôle”…

Ce qui  s’est passé avec les traitements anticholestérol en est un bon exemple, mais ce n’est pas le seul.

Ce qui se passe actuellement avec les traitements anticancers – notamment les nouvelles chimiothérapies – suscite partout une polémique grandissante qui, par la même occasion, mets à jour l’invraisemblable perversité d’un système qui est effectivement et totalement hors contrôle.

Mais ce qui provoque (le mot n’est pas anodin) la présente réaction, c’est que certains en veulent encore plus ; c’est-à-dire plus de laxisme ; moins de science clinique et d’éthique élémentaire ; plus de profits plus facilement acquis. Prétexte ? La révolution thérapeutique en cours selon eux, les dites nouvelles chimiothérapies.

Je n’oserais point dire – prudence et humilité scientifiques minimales – qu’il n’y a pas (potentiellement) quelques nouveautés quelque part, et peut-être un progrès.

J’ai bien écrit peut-être car c’est loin d’être évident pour deux raisons principales :

1- La base méthodologique pour concevoir ces nouvelles chimiothérapies est la même que celle qui a servi à fabriquer les nouveaux médicaments anticholestérol injectables (les anti-PCSK9) ; et donc fort discutable scientifiquement et médicalement ; et c’est dit courtoisement.

2- Les essais cliniques publiés à ce jour – nous ne savons évidemment rien de ce qui n’est pas publié ; secret industriel – et testant ces nouvelles chimiothérapies anticancéreuses souffrent d’évidentes lacunes méthodologiques ; sans parler d’éthique mais cet aspect semble être la dernière de leur préoccupation ; un patient cancéreux en fin de vie (et sans espoir) semble être un parfait sujet d’expérience. De quoi se plaindrait-il puisqu’il a déjà un pied dans la tombe ?

Qu’on me comprenne bien : je ne peux rien dire de définitif là-dessus car, pour pouvoir dire, il me faut des documents scientifiques de qualité. Je n’en ai pas ! Et, semble-t-il, ils ne souhaitent pas les produire, soit qu’ils ne savent pas les produire, soit qu’ils ne veuillent pas les produire ; temps perdu ; “time is money”…

Des bons documents scientifiques, permettant de reproduire les essais, c’est donc justement ce que nous n’arrivons pas à avoir actuellement ; et c’est exactement ce dont les industriels de la chimiothérapie anticancéreuse veulent se libérer : “laissez-nous faire, nous irons plus vite, ce sera formidable, la méthodologie scientifique et l’éthique sont des freins au progrès…”. Tiens donc !

Pour ceux qui connaissent aussi bien l’histoire de la médecine que celle des sciences, il est évident qu’il ne faut surtout pas tomber dans ce piège. Pas de progrès médical solide sans sérénité et donc lenteur. Et la lugubre histoire des statines et d’autres récents scandales sanitaires sont là pour enfoncer le clou, comme on dit dans les médias !

Mais la compétition industrielle est tyrannique : “si je ne vais pas plus vite que mon concurrent, il me doublera et je perdrais mes investissements…” ; tel est le chantage ; et chacun sait désormais qu’on ne recule devant rien pour faire croire qu’on détient une molécule miracle, science fondamentale bâclée – mais on s’en fout, ce qui compte, c’est la suite et le plus vite possible : brevet, start-up, et être racheté par un riche groupe industriel qui fera l’exploitation commerciale de ma molécule miracle – essais cliniques biaisés ou falsifiés, et marketing omniprésent…

Le résultat – et je l’ai écrit dans un article précédent – c’est une très faible reproductibilité des expériences concernant les nouvelles chimiothérapies ; autour de 90% de non-reproductibilité (90% vous avez bien lu !) rapportée dans des rapports récents commandités par… l’industrie pharmaceutique elle-même ; « ras le bol d’acheter des startups bidons… »

En d’autres termes, on essaie sur des patients parfois moribonds des médicaments nouveaux, tellement nouveaux qu’on ne sait pas grand-chose sur eux au moment où on les administre. Taux d’échec important ; totalement contraire à l’éthique de la recherche clinique. Il semblerait que ça ne soit pas un problème ; génuflexions face à ces progrès retentissants.

Et grand gaspillage car les factures administrées aux payeurs (l’Assurance-Maladie toujours aussi prodigue quand il faut participer au progrès médicaux…) sont souvent astronomiques et sans rapport avec le service rendu – comme on dit dans les bureaux ministériels – qui est lui-même fort imprécis (très faible en toute hypothèse) puisque nous sommes privés de bonne science pour l’évaluer.

Quant aux jérémiades de l’industrie, j’ai envie de dire qu’on a ce qu’on mérite ; et qu’il ne fallait pas donner l’exemple… Un exemple ? La façon dont sont évalués les nouveaux médicaments anticholestérol injectables.

De là à vouloir aller encore plus vite, toujours plus vite, et s’abstraire de toute contrainte scientifique et éthique, oups !

Cela dit, le système étant ce qu’il est, la première administration sanitaire en Europe ou aux USA qui imposera (rétablira plutôt) les règles scientifiques et éthiques de la recherche clinique – simplement les bases de la Convention d’Helsinki sur la recherche médicale – dans l’évaluation scientifique des nouvelles chimiothérapies aura la responsabilité d’avoir freiné la recherche scientifique de son camp ; dur de passer pour des saboteurs de son industrie nationale…

Cela dit, les visiteurs de ce blog – sceptiques ou curieux ; ou encore qui ne m’auraient pas bien compris ; ou enfin qui me prendraient pour un fada – et qui voudraient aller plus loin dans le raisonnement ou simplement vérifier la réalité de mes dires, peuvent se reporter dans un premier effort (surhumain en plein mois de Juillet) à un article récent du British Medical Journal [Why do cancer drugs get such an easy ride ? BMJ 2015;350:h2068] ou encore un article publié dans le journal français Le MONDE le 11 Juillet 2015 sous le titre évocateur : Innovation médicale : jusqu’où laisser aller les apprentis sorciers ? Ce n’est pas écrit par un des rédacteurs du journal, évidemment, mais c’est une sorte de Tribune.

Cela dit, les titres de ces articles en disent assez long sur le niveau de la controverse à propos des nouvelles chimiothérapies. Ce sont des alertes ; il n’est plus temps d’asphyxier la discussion ; nous rejoignons ainsi la controverse sans fin sur les statines et autres médicaments inutiles et toxiques ; grosse tempête devant nous, temps de prendre des ris, d’enfiler les harnais et de s’accrocher aux lignes de vie ; et de donner des fermes instructions au barreur.