Archives pour la catégorie Diabète

JE M’EXCUSE TRES OFFICIELLEMENT

 

Mon épouse qui fait partie des « plus belles femmes du monde » (et que j’adore) ; et qui, comme telle, ne rate pas une occasion de rabaisser mon EGO me reproche de (sans cesse selon elle dans mes réponses aux visiteurs du Blog et ailleurs) renvoyer à mes livres ; à l’un ou un autre en fonction des questions.

Comme si je faisais du « merchandising » comme y disent dans les supermarchés…

Je m’en excuse !

Mais lire nos livres (ou nos articles scientifiques en anglais) est la meilleure façon d’obtenir l’information que l’on recherche. Car il est impossible de donner brièvement (sur un blog) une réponse intelligente à une question compliquée.

Et les questions qui me sont posées sont rarement simples, malgré leur apparence simple.

Pour des réponses simples ou niaiseuses, il faut plutôt s’adresser aux « experts » lipidologues et cardiologues dont nous avons eu des échantillons récemment à la télé (sur la 2 et aussi la 5) ; en provenance de la Pitié-Salpêtrière à Paris ou d’ailleurs [aux USA et au Québec aussi, il y en a quelques uns qu'il faudra enregistrer au Musée des Plus Grands Comiques, avec Coluche et les autres] ; alternativement il y a quelques perroquet savants au Zoo de Vincennes…

Donc, je m’excuse ; mais malgré cette contrition, je vais continuer à vous encourager à vous les procurer ces livres ; et si vous ne voulez pas les acheter, volez-les…

S’ils vous paraissent compliqués, acharnez-vous et concentrez-vous car ils ne le sont pas vraiment. Et puis, vous pouvez sauter des paragraphes ou des chapitres du moment que vous obtenez les informations que vous recherchez pour votre cas personnel à un moment précis ; vous y reviendrez plus tard pour comprendre encore mieux.

Sachez-le, si ce Blog existe c’est pour répondre aux questions que soulève la lecture des livres ! Les livres et le Blog sont inséparables.

Sachez-le aussi, aucune erreur importante (sur le fond) ne m’a jamais été indiquée !

Des imprécisions certes, des petites erreurs certes ; mais sur le fond je n’ai rien eu à changer au cours des 12 dernières années. Ce n’est pas de la vanité.

Si je dis cela c’est pour susciter votre confiance et vous inciter à insister dans votre lecture (même si vous n’êtes pas un grand liseur – ou liseuse) car ça pourrait vous sauver la vie.

Bref, je ne peux faire autrement que de vous encourager à consulter nos livres.

Je le répète, ils peuvent vous sauver la vie ; beaucoup plus que de consulter ce Blog ou d’échanger via Tweeter.

 

 

 

 

« L’horrible vérité sur les médicaments anticholestérol »

C’est le titre de mon prochain livre à paraître deuxième quinzaine de septembre. 2015 !

C’est un copain de raid en Ubaye qui a trouvé ce titre ! Merci Philippe !

Il y a un sous-titre : « Comment les statines empoisonnent en silence »

Écrit en moins de trois mois ; mais peut-être le meilleur et le plus accessible de mes livres.

Vous y trouverez l’essentiel des effets toxiques de ces médicaments ; selon les critères scientifiques les meilleurs… Bien sûr !

Finalement, il y a beaucoup de données ; beaucoup plus qu’on aurait pu le croire sur la base de ce qui est admis par les industriels, leurs complices rémunérés (avec ou sans blouse blanche) et les Agences Sanitaires !

Certains vont penser que ces titres sont des exagérations d’une réalité plus maussade ; hélas, non, nous sommes réellement dans l’horreur !

Plus que ce que je croyais !

Pour bien comprendre, il faut une grille de lecture ; dès qu’on l’a, chacun peut faire le travail soi-même et, sans doute, découvrir encore plus ; car je ne prétends pas avoir été exhaustif.

Je vous demande donc, à tous et à chacun, d’apporter votre pierre à l’édifice !

Une fois la démarche comprise, je vous demande d’apporter vos témoignages.

Vous œuvrez ainsi pour l’humanité car, malheureusement, je doute que les Autorités le fassent ne serait-ce qu’un peu ; et encore moins les industriels ; sans parler de leurs inénarrables complices rémunérés qui ne manqueront pas d’accuser ce livre d’être criminel sous prétexte que des patients pourraient décéder à la suite de l’arrêt de leur statine.

On a déjà entendu ça, mais les données scientifiques disent autre chose !

Je réponds donc à l’avance (et en scientifique) à ces « maîtres-chanteurs » de la peur ; chaque lecteur de mon livre pourra en faire autant ; et aussi aider son médecin à prendre les bonnes décisions.

Bon vent à tous les corsaires !

 

MERCI d’avance

10 minutes sur France Inter le mercredi 13 mai

Je n’ai pas pu prévenir car j’ai été contacté le matin même pour répondre à un interview à 14:00 sur une émission scientifique de France Inter .

Mais si on aime ma voix mélodieuse, on peut me retrouver via Internet car ces trucs sont enregistrés.

Tout ça pour parler – c’est le vrai sujet – d’un article très récent révélant que l’adoption de la diète méditerranéenne avait un effet significatif (diminution) sur le déclin cognitif lié à l’âge.

Ce déclin cognitif est, semble t-il,  inéluctable avec l’âge : on perd ses neurones (disent certains) et d’autres choses, un peu la mémoire, l’aisance verbale, la capacité au calcul mental, etcétéra.

Pas de quoi faire un drame. Tout commence et tout fini ; mieux vaut que ce soit progressif…

Pépé est gâteux, y passera pas l’hiver ; ça s’appelait un PPH dans le temps.

Le problème en devient un – et médical en plus – quand ce déclin est un peu trop rapide pour l’âge ; autrement dit « être gâteux » à 40 ans comme on ne devrait l’être qu’à 80 ans. Je caricature un peu, tous les cas de figure sont possibles ; je connais des vieillards très brillants et j’en connais même qui à 65 ans sont mieux qu’à 25 ans…

Plus grave, ce déclin accéléré est parfois annonciateur de démence type Alzheimer.

Donc à prendre au sérieux ; surtout si on peut faire quelque chose ; et on peut, mais faut faire vite ou très tôt dans la vie :

1- exercice physique

2- diète méditerranéenne

3- prévention du diabète et des syndromes métaboliques

4- surtout pas de statine ou autre médicament anti-cholestérol

J’ai eu 10 minutes pour en parler un peu, c’était sympa, ce sont de bons interviewers, je les remercie ; faites en autant merci ; les gens biens aiment qu’on le leur dise…

Bon vent, matelots

 

 

 

DIABETE ET HEREDITE, DIABETE ET CONJOINTS

Certains sont résistants à l’idée que notre « mode de vie » soit (en termes de santé à long terme) un paramètre prépondérant.

Pour le diabète, par exemple [le dit Type 2, dit aussi de la maturité ; et qui est le plus fréquent], on tend à penser qu’il nous tombe dessus un peu (beaucoup) par hasard ou, alternativement, qu’il nous viendra inéluctablement du fait de sa fréquence dans notre lignée, comme si c’était « inscrit ».

J’ai beaucoup écrit qu’il n’y avait aucun argument scientifique solide (au moins jusqu’à maintenant) pour défendre ces deux thèses ; probabilité qu’elles soient erronées (indéfendables) très élevée mais l’antithèse est difficile à documenter, surtout à propos de l’hérédité puisqu’on a l’impression que des familles sont atteintes et donc « prédisposées ».

Concernant l’effet du hasard, laissons de côté, cela peut jouer certes (on ne peut exclure) mais l’ampleur de l’épidémie mondiale et l’importance des facteurs multiples et des interactions (en dehors du facteur héréditaire) est telle qu’on ne peut que conclure qu’il (le facteur hasard) ne peut qu’être négligeable.

Concernant le facteur génétique [ou facteur familial], outre l’absence de gène ou de trait génétique clairement identifié et l’importance bien démontrée des facteurs du mode de vie (nutrition et exercice physique, pour faire simple), une étude amusante vient d’apporter une information importante : les conjoints des diabétiques [dans nos sociétés, les conjoints sont rarement consanguins...] ont un risque significatif de devenir eux-mêmes diabétiques.

C’est là : http://www.biomedcentral.com/content/pdf/1741-7015-12-12.pdf

Désolé, c’est en anglais… Faut s’habituer ; ou pas, car dans 10 ans, ce sera en chinois ! Mieux vaut apprendre le chinois que de se mettre à l’anglais…

La méthodologie utilisée par nos collègues canadiens (+25% d’augmentation du risque chez les conjoints) sous-estime probablement l’ampleur de l’association et ne démontre pas de causalité, certes…

Mais ça nous indique que quand on veut adopter une stratégie préventive, ça doit se faire en couple (hétéro ou homo peu importe, les docteurs s’en foutent) si on a la chance (ou la malchance) de vivre en couple.

Le proverbe le disait : « qui s’assemble, se ressemble » !

C’est comme pour le tabac, si un des deux continue de fumer, celui qui s’abstient ne gagne pas grand chose…

Ça ne veut pas dire que la génétique ne joue aucun rôle, nous expliquons ces choses dans nos livres, mais c’est presque négligeable.

A propos du diabète, les généticiens eux-mêmes reconnaissent que l’hérédité explique moins de 10% du risque de devenir diabétique. C’est là pour les curieux et aussi pour les sceptiques : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3057517/pdf/nihms-248743.pdf

Bref, pour rester en santé, adoptez en urgence le mode de vie (et de se nourrir) du gentil Dr de Lorgeril ; ça pourrait vous sauver la vie !

Sur ce, nous vous disons « à bientôt » et il faudra avoir notre nouveau livre en main pour pouvoir alimenter la discussion à propos de la façon de se nourrir.

Imagerie des carotides : utile ou néfaste ?

L’imagerie médicale est un business florissant ; pour ceux qui font les images (souvent radiologues mais aussi angiologues et cardiologues, par exemple) et pour ceux qui vendent les machines à faire des images.

On laisse de côté l’imagerie des fœtus dans le ventre de leur maman, c’est trop mignon et sans doute très utile, ce n’est pas le propos d’aujourd’hui.

Il y a bien sûr d’autres images qui peuvent être cliniquement formidables et même salvatrices ; mais on parle ici de faire des images systématiques des artères carotides à la recherche de sténoses qui pourraient s’avérer dangereuses pour le cerveau de celui ou celle chez qui on image une sténose.

Même un opérateur peu entrainé peut faire (vite) de belles images des carotides car elles sont facilement accessibles au niveau du cou ; et ces images sont bien payées par la sécu. Beaucoup d’avantages donc à faire ce genre d’images ! On ne parle donc pas des images obtenues par cathétérisme artérielle ; seulement des techniques non-invasives, les spécialistes me comprennent.

Il y a deux circonstances principales, en simplifiant, où des médecins font – devraient ou ne devraient pas faire – ce genre d’image :

-  soit le patient a (ou a eu) des symptômes neurologiques variés (de la syncope aux pertes de mémoire) et on cherche une explication du côté des artères qui irriguent le cerveau ;

-  soit il est totalement asymptomatique et on examine ses artères pour voir si … ; si dès fois que … ; on ne sait jamais …

Évidemment, la très grande majorité des imageries des carotides sont faites dans le deuxième contexte ; ce qui coûte cher ; à un moment où nous devons trouver des économies, comme on dit à la télé.

Laissons de côté le coût de ces examens [la santé n’a pas de prix !] et demandons-nous si c’est utile de faire ces images pour notre santé ! Je rappelle que nous excluons les cas où il y a eu de vrais symptômes neurologiques.

La réponse est répétitive de la part des Autorités de Santé aux USA et ailleurs, sur la base d’études à peu près sérieuses : il ne faut pas faire ce genre d’imagerie en l’absence de symptômes, ce n’est pas bon pour les patients. Pourquoi ?

Mettons-nous en situation. Mon patient a un cholestérol un peu élevé, ou il a un peu d’hypertension ou une glycémie un peu élevée [tout ça selon des critères fort litigieux …] ; il n’a aucun symptôme neurologique mais il s’inquiète de l’état de ses artères ; son généraliste aussi.

Pour les rassurer, on programme une imagerie des artères … et patatras, on trouve une sténose sur une carotide. Affolement général immédiat !

Continuons la mise en situation.

Soit cette sténose est peu sévère ; et on commence (dans la précipitation) des traitements médicamenteux : aspirine ou autre antiplaquettaire, statine, antihypertenseur si ça n’était pas encore le cas … Et voilà qu’un être bien portant jusque-là devient un malade … chez lequel pourtant on ne soigne qu’une image !

On refait des images tous les 6 mois (voire tous les 3 mois), on augmente les doses de médicaments, les effets secondaires ne tardent pas … qui nécessitent d’autres médicaments ; qui provoquent d’autres effets secondaires …

Bref, le cycle infernal dont on ose rarement sortir, hélas.

Soit la sténose est sévère (on dit « serrée » entre spécialistes) et on programme de la chirurgie [l’opération s’appelle une endartériectomie], ou bien la pose d’un stent pour déboucher l’artère fautive ; et après, on ajoute tous les médicaments suscités ; si on a survécu à la chirurgie et si on est sorti indemne du stenting.

A-t-on démontré que toute cette agitation pour soigner des images sans symptôme était utile au patient ?

Concernant la chirurgie et le stent, le consensus est qu’on ne rend pas service aux patients : plus de complications que de bénéfices !

Bien, si vous voulez vous débarrasser de votre belle-mère …

Avec le traitement médical, même chose, pas de bénéfice de traiter des images ; une fois qu’on a éliminé tous les rapports télécommandés par l’industrie …

Cette absence d’effet bénéfique du traitement des images rappelle l’absence d’effet du traitement des sons. En effet, du temps où l’imagerie ne se faisait pas, les médecins auscultaient encore les carotides de leurs patients et entendaient parfois des souffles qui témoignaient de la présence de sténose dans les carotides. Et déjà le consensus était que la présence d’un souffle ne suffisait pas à motiver des examens complémentaires, donc des images, et encore moins des traitements toxiques ou dangereux !

Leçon du jour : en l’absence de symptôme clinique, on ne doit pas faire des images des artères ; ça nous conduit dans des culs de sacs thérapeutiques ! Voilà où nous conduit la civilisation des images ; et des jeux (vidéos) qui souvent vont avec !

Deuxième leçon : dans tous les cas, il faut adopter un mode de vie protecteur ; mais ça, ce n’est pas du business ; donc on n’y pense même pas ; plus lucratif de faire de images !

PREFEREZ LE SEIGLE, COMPLET ET BIO

Nous voici de retour avec des bonnes nouvelles … de nos recherches ! Pour l’actualité, on verra plus tard.

Nous travaillons depuis longtemps sur les effets biologiques des polyphénols de certaines céréales.

Les polyphénols du seigle [une céréale peu consommée en France mais beaucoup par les scandinaves] sont particulièrement intéressants et nous avons soupçonné qu’ils puissent avoir des effets sur la synthèse endogène des oméga-3, ce que nous avons appelé le fish-like effect à propos de anthocyanines (du raisin et du vin) dans des recherches précédentes. La théorie est importante, à l’heure où nous devons trouver des moyens de trouver (ou fabriquer) des oméga-3 sans manger du poisson. Qu’avons-nous trouver ?

Quand vous mangez (beaucoup) du seigle complet, vous absorbez des polyphénols qui sont connus pour protéger des maladies du cœur et des cancers, notamment le cancer du sein.

Vous modifiez votre flore intestinale (votre microbiote) dans un sens antidiabétique, ce qui pourrait contribuer aux effets sus-mentionnés à propos des cancers et des maladies cardiovasculaires, et vous induisez une flore qui « active » les polyphénols.

Et enfin, vous induisez des modifications particulièrement avantageuses du métabolisme des acides gras oméga-3 (qui sont augmentés) et des oméga-6 (diminués) dans le sang et le foie.

Et ces changements des acides gras [probablement dus aux polyphénols (du seigle) qui doivent être au préalable métabolisés par les bactéries intestinales (certaines)] sont aussi anti-cancéreux et protecteurs du coeur.

Bref, avec le seigle, c’est bingo !

La prochaine fois que vous allez chez votre boulanger, exigez du seigle ! Complet évidemment !

Et bio encore plus évidemment ! Sinon, changez de boulanger ! Faut ce qu’il faut !

Une seule limite : si vous êtes gluten-intolérant, désolé, faudra penser à autre chose, le seigle contient du gluten !

Si vous êtes seulement « sensible », vous pouvez essayer, peut-être que le gluten du seigle de votre boulanger est « supportable » pour votre système immunitaire …

Bon, trois tranches d’un bon pain de seigle, 20 grammes de beurre bien gouteux (et bio) avec 6 huitres et un verre (ou deux) de blanc, plutôt un Bourgogne aligoté (à mon goût) et bio, une salade (bio) avec ses noix bio et son huile d’olive, un fruit bio et vous avez un repas de roi (méditerranéen) ; vous pouvez remplacer le beurre par de l’huile d’olive que vous répandrez méticuleusement sur vos tartines après les avoir un peu aillées … le tour est joué.

Merci de donner votre opinion, et surtout vos expériences, afin que tout le monde en profite !

PS : ne cherchez pas ces données dans la littérature scientifique et médicale ; nous n’avons pas encore publié ; c’est notre petit cadeau de rentrée ! Surtout, attention, nos données concernent des expériences conduites sur des rats … Mais ne sommes-nous pas des vilains gros rats ?

LES STATINES FONT GROSSIR … BEAUCOUP ET VITE !

Nous savions que les statines augmentent le risque d’avoir un diabète, nous le disions dans notre 1er livre sur ce sujet en 2006.

Ce ne fut pourtant admis (après de lourdes hésitations) par les experts qu’en 2012 alors que ces médicaments sont commercialisés depuis les années 1990s.

Il aura fallu plus de 20 ans pour que l’évidence soit démasquée … presque par hasard.

Nous disons aussi depuis longtemps que les statines ne peuvent que faire grossir !

Pourquoi a-t-il été impossible de l’affirmer sans détour ou, inversement, le nier catégoriquement ?

Parce qu’aucun des essais (testant une statine) publiés à ce jour n’a rapporté les données concernant le poids des patients pendant et à la fin de l’essai.

Si vous détectez cette information quelque part, merci de me la communiquer.

Comment est-ce possible ?

Comment des éditeurs de journaux prestigieux et des experts (arbitres) relisant les rapports de ces essais ont-ils pu laisser passer un tel manque ?

Les investigateurs nous ont abreuvés de données inutiles mais n’ont rien dit sur l’évolution du poids !

S’ils n’ont rien dit, c’est qu’ils ne voulaient pas le dire, et s’ils ne voulaient pas, c’est que ça n’était pas bon pour le produit testé. Bien sûr, mon Cher Watson !

Et voilà qu’une grande étude américaine sur près de 28,000 adultes de plus de 20 ans d’âge suivis en moyenne sur 10 ans et comparant des personnes sous statines et d’autres sans statines nous annonce que les statines entrainent une prise de poids de 3 à 5 kilos en 5 ans environ. C’est dans JAMA Intern Med et publié le 24 Avril 2014 (online)

Ce sont des moyennes évidemment, ça ne dit rien sur le poids de départ, les doses de statine, la durée réelle du traitement ; bref, c’est à la fois fragile (quoique incontestable) mais peu précis ; laissant toutefois penser que chez certains (fortes doses, longue durée de traitement, prédisposition à l’embonpoint), l’effet des statines sur le poids peut être catastrophique.

Comme pour le diabète, tout avait été fait pour nous le cacher !

Et comme le diabète et le surpoids augmentent considérablement le risque de cancers, inéluctablement …

Et ils le cachent !

Mais les visiteurs de ce Blog le savent depuis longtemps !

Les investigateurs américains qui rapportent cet effet des statines sur le poids ont aussi analysé (grossièrement) les habitudes alimentaires de cette population (sous statine ou non) et constatent que lorsqu’un sujet américain se voit prescrire une statine, il mange plus et plus gras ; ils disent que les statines rendent “goinfres“ ou gloutons …

Peut-être !

Mais les statines sont toxiques pour les muscles, ce qui inéluctablement diminue l’activité physique des victimes, et rendent insulino-résistants ; et tout ça fait grossir !

Pour résumer, quel que soit le mécanisme toxique à l’œuvre, LES STATINES FONT GROSSIR … BEAUCOUP ET VITE !

Allons-nous enfin savoir ce qui s’est vraiment passé dans les 40 essais cliniques testant les effets des statines ?

S’il y avait autre chose que des complices dans les Institutions (ici et ailleurs) chargées de protéger les patients (et les médecins) des méfaits du marketing industriel et de leurs affidés rémunérés dans les plus prestigieux hôpitaux (ici et ailleurs), nous le saurions déjà !

Ça ne risque pas d’arriver !

Hélas !

Les scorpions attaquent les vipères … brèves de statines …

Trop c’est trop !

Trop de critiques contre les statines [marketing préparatif des anticholestérol injectables, j'ai déjà expliqué] ne pouvaient laisser indifférents ceux [vipères ou scorpions venimeux] qui pendant des années les ont défendues [certains en ont vécu] et qui, en plus d’avoir un peu vieillis, n’ont rien à attendre de ces nouveaux médicaments injectables : nouveaux produits, nouveaux chefs de produit, nouveaux clients, nouveaux amis, place aux jeunes …

Ils réagissent donc, les défenseurs de statines, au moins pour donner l’impression à leurs descendants qu’ils n’avaient pas été totalement abjects !

Mais enfin, 7 millions d’anglais, et autant de français au dernier « recensement », se seraient vus prescrire ces médicaments par des médecins qui pendant près de 30 ans n’auraient rien vu de leurs effets toxiques ou les auraient niés ?

On ne peut négliger toutefois la possibilité que certains médecins aient prescrit a minima pour avoir « bonne conscience » [j'ai diminué les taux du cholestérol-tueur, j'ai fait mon boulot !] tout en évitant au maximum les effets les plus bruyants (les douleurs) sans savoir qu’ils provoquaient peut-être quand même (proportionnellement à la dose et à la durée du traitement) les effets délétères silencieux : diabète, cancers, pathologies oculaires, dépression, déclin cognitif accéléré …

Bref, après la récente confession du « patron » des médecins britanniques qui a déclaré avoir stoppé sa statine qui lui rendait la vie invivable et la dénonciation dans la grande presse britannique de 4 « experts » payés par l’industrie tout en étant membres du Comité (dit indépendant) en charge des nouvelles recommandations « officielles » concernant l’usage de statines, deux ou trois rigolos ont réitéré (parce que ce n’est pas le première fois) que les statines ne donnaient pas plus d’effets secondaires nocifs qu’un placebo, et même moins parfois …

C’est là (ci-dessous). Certes, ce n’est pas publié dans une revue importante, je ne la lis jamais, elle est probablement très dépendante de quelques généreux sponsors ; mais un des sites de cardiologie les plus visités en a fait un éditorial … mais on a l’habitude et on connait le rédacteur en chef …

http://www.medscape.com/viewarticle/821781?nlid=51384_1985&src=wnl_edit_medn_card&uac=78143HG&spon=2

Et une pléiade de médecins britanniques d’approuver bruyamment (voyez les commentaires si vous lisez l’anglais) !

Pour ceux-là, tout bouffis dans leur sadique auto-satisfaction, et devant le grand soulagement qu’ils expriment [ouf ! Je ne suis pas un docteur imbécile ...] aucune excuse ne peut être trouvé, pas plus qu’aux prescripteurs de Médiator*.

Tout ça nous rappelle un peu l’hécatombe annoncée (par de prestigieux universitaires parisiens) au cas où des patients cesseraient de consommer leur statine.

Chers amis médecins ou patients, ne vous faites aucune illusion, vous n’êtes pas concernés par cette guerre entre vipères et scorpions, ils s’en foutent de nous ; ce qui se joue sous nos yeux c’est l’avenir des nouveaux anticholestérol injectables …

Il nous reste donc, comme au cirque ou un autre spectacle, à attendre et admirer (ou pas) la réaction de l’autre camp.

Voilà la Société du Spectacle dans toute son ignominieuse beauté