Archives pour la catégorie Obésité et amaigrissement

LA CHIRURGIE EST-ELLE UNE SOLUTION POUR MAIGRIR ?

Une solution ?

Une parmi d’autres peut-être, pour certains, très handicapés par leur surpoids, question de qualité de vie !

La solution ?

Ça n’a pas l’air si j’en crois une récente étude (Août 2014) faisant un résumé des connaissances acquises sur ce sujet.

C’est là : http://onlinelibrary.wiley.com.gate2.inist.fr/doi/10.1002/14651858.CD003641.pub4/pdf

Désolé, c’est en anglais ; c’est pourquoi je fais un « petit » résumé de l’étude ; petit donc ; et sachant que je sors de mon domaine d’expertise favori.

Mais parfois les experts « naïfs » sont meilleurs juges que les « vrais » experts très impliqués dans des approches très particulières qui ont fait leur « renommée »  et parfois leur fortune…

Que veut dire « Chirurgie de l’obésité » ?

Pour ceux qui voudraient aller plus loin, un terme désormais très utilisé est celui de chirurgie bariatrique. En simplifiant, ce sont des techniques qui par modification de l’anatomie digestive visent à restreindre les apports caloriques soit par l’induction d’une sensation de satiété accélérée [réduction de la taille de l'estomac, par exemple, le patient arrête de manger après seulement un "petit" repas] soit par diminution de l’absorption digestive des aliments caloriques en court-circuitant les zones d’absorption (une partie de l’estomac et de l’intestin). Évidemment ce n’est pas sans complications (elles ne sont pas rares, apparemment) car les anastomoses (les nouvelles relations estomac-intestin) n’étaient pas dans les plans du Créateur, autrement dit elles ne sont pas physiologiques ; mais les obésités extrêmes ne le sont pas non plus…

Nous ne saurions donner un quelconque « avis technique » sur les techniques chirurgicales mais nous constatons qu’aucune ne semble faire l’unanimité. Et les ré-opérations [pour corriger les effets adverses imprévus d'une première intervention] ne sont pas rares. Un aspect important semble être le suivi minutieux [nutritionnel et métabolique] de ces patients pour corriger toute déficience nutritionnelle ou autre « anomalie » métabolique… Pas facile tout ça !

A quoi compare t-on ces chirurgies ?

A cette deuxième question, il est facile de répondre : soit on compare (en termes de diminution de poids et de complications) une technique chirurgicale avec une méthode dite « conventionnelle » (c’est vaste et « vaseux »…, régime, médicaments, exercice physique, etc…) mais non chirurgicale ; soit on compare deux techniques chirurgicales différentes, plus ou moins agressives.

Les visiteurs astucieux ont déjà compris qu’il ne peut y avoir de bonne science clinique dans de telles conditions ; les bases « basiques » du métier de la recherche clinique ne sont pas applicables ici ; pour autant, faut-il renoncer à toute évaluation objective ?

Sachant enfin qu’un juteux business se développe à ce propos…

Restons dans la pensée positive et imaginons que des « bons chrétiens » [c'est une façon de parler classique ; ceux ayant une autre religion me le pardonneront...] donc au-dessus de tout soupçon sont impliqués et ne cherchent à vendre de la fumée à des personnes qui cherchent désespérément des solutions à leur problème de « gros » qui ne sont pas forcément des « gros » problèmes. C’est au moins ce qui ressort de l’examen des études publiées, si parfois le surpoids des opérés est réellement impressionnant, ce n’est pas toujours le cas, et certains (au vu de complications possibles de la chirurgie) auraient mieux fait de s’abstenir ; à condition que leur motivation soit seulement l’amélioration de leur santé et de leur pronostic.

Il y a en fait des conditions assez restrictives, au moins chez nous en France, pour être candidat à ce type de traitement que nous pouvons résumer de la façon suivante : la personne doit avoir un lourd handicap associé à son surpoids et/ou un risque élevé de pathologies vues comme des complications de ce surpoids ; et cette deuxième condition est déjà plus problématique (mais la discussion de cet aspect sort du cadre de cet article qui se veut simple). Il faut aussi en principe que les autres tentatives (conventionnelles) de perte de poids aient échoué et qu’il n’y ait pas de contre-indication évidente à la chirurgie et à l’anesthésie.

En termes de bénéfices potentiels de la chirurgie bariatrique, on me permettra d’évoquer une étude scandinave ayant montré une réduction significative de la mortalité et morbidité cardiovasculaire sur un suivi d’une quinzaine d’années. Ce n’est pas si mal ; sauf qu’il n’y a pas eu de tirage au sort, reflétant la faiblesse intrinsèque de l’étude. Mais, soyons optimistes [au royaume des aveugles, les borgnes sont les rois...], c’est au moins une information positive… à prendre avec beaucoup de prudence…

C’est là : http://jama.jamanetwork.com/article.aspx?articleid=1103994

Désolé, c’est en anglais, mais j’ai dit l’essentiel ; et d’autres études disent la même chose ; et doivent aussi être prises avec des pincettes… Étonnante la naïveté des commentateurs en général qui sont, certes, des chirurgiens bien souvent…

On ne peut avoir toutes le qualités à la fois !

Nous allons conclure : nous devons tout faire dès le plus jeune âge pour échapper à ces sortes de traitements quelque peu « barbares » ; et nous devons éduquer nos familles pour ça : échapper à la médecine moderne en adoptant un mode de vie protecteur !

Vous savez ce qu’il faut faire si vous êtes un habitué de ce blog !

 

 

 

 

DIABETE ET HEREDITE, DIABETE ET CONJOINTS

Certains sont résistants à l’idée que notre « mode de vie » soit (en termes de santé à long terme) un paramètre prépondérant.

Pour le diabète, par exemple [le dit Type 2, dit aussi de la maturité ; et qui est le plus fréquent], on tend à penser qu’il nous tombe dessus un peu (beaucoup) par hasard ou, alternativement, qu’il nous viendra inéluctablement du fait de sa fréquence dans notre lignée, comme si c’était « inscrit ».

J’ai beaucoup écrit qu’il n’y avait aucun argument scientifique solide (au moins jusqu’à maintenant) pour défendre ces deux thèses ; probabilité qu’elles soient erronées (indéfendables) très élevée mais l’antithèse est difficile à documenter, surtout à propos de l’hérédité puisqu’on a l’impression que des familles sont atteintes et donc « prédisposées ».

Concernant l’effet du hasard, laissons de côté, cela peut jouer certes (on ne peut exclure) mais l’ampleur de l’épidémie mondiale et l’importance des facteurs multiples et des interactions (en dehors du facteur héréditaire) est telle qu’on ne peut que conclure qu’il (le facteur hasard) ne peut qu’être négligeable.

Concernant le facteur génétique [ou facteur familial], outre l’absence de gène ou de trait génétique clairement identifié et l’importance bien démontrée des facteurs du mode de vie (nutrition et exercice physique, pour faire simple), une étude amusante vient d’apporter une information importante : les conjoints des diabétiques [dans nos sociétés, les conjoints sont rarement consanguins...] ont un risque significatif de devenir eux-mêmes diabétiques.

C’est là : http://www.biomedcentral.com/content/pdf/1741-7015-12-12.pdf

Désolé, c’est en anglais… Faut s’habituer ; ou pas, car dans 10 ans, ce sera en chinois ! Mieux vaut apprendre le chinois que de se mettre à l’anglais…

La méthodologie utilisée par nos collègues canadiens (+25% d’augmentation du risque chez les conjoints) sous-estime probablement l’ampleur de l’association et ne démontre pas de causalité, certes…

Mais ça nous indique que quand on veut adopter une stratégie préventive, ça doit se faire en couple (hétéro ou homo peu importe, les docteurs s’en foutent) si on a la chance (ou la malchance) de vivre en couple.

Le proverbe le disait : « qui s’assemble, se ressemble » !

C’est comme pour le tabac, si un des deux continue de fumer, celui qui s’abstient ne gagne pas grand chose…

Ça ne veut pas dire que la génétique ne joue aucun rôle, nous expliquons ces choses dans nos livres, mais c’est presque négligeable.

A propos du diabète, les généticiens eux-mêmes reconnaissent que l’hérédité explique moins de 10% du risque de devenir diabétique. C’est là pour les curieux et aussi pour les sceptiques : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3057517/pdf/nihms-248743.pdf

Bref, pour rester en santé, adoptez en urgence le mode de vie (et de se nourrir) du gentil Dr de Lorgeril ; ça pourrait vous sauver la vie !

Sur ce, nous vous disons « à bientôt » et il faudra avoir notre nouveau livre en main pour pouvoir alimenter la discussion à propos de la façon de se nourrir.

Prévention de la fibrillation auriculaire et de l’accident vasculaire cérébral (AVC) embolique

La fibrillation auriculaire (FA) est une arythmie cardiaque parfois très gênante ; mais surtout dangereuse car lorsque l’oreillette fibrille (et ne se contracte pas), des caillots peuvent se former sur ses parois et être ensuite expédiés dans la circulation [ça s’appelle une embolie] notamment lorsqu’elle se contracte à nouveau (cesse de fibriller) car la contraction décroche le caillot.

Cible de choix, le cerveau ; c’est un AVC ; et les dégâts sont proportionnels à la taille de l’artère bouchée, donc à la taille du caillot embolique.

Les sujets plus susceptibles de faire des caillots (de façon inappropriée) et/ou des troubles du rythme de l’oreillette sont les plus à risque, évidemment ; et dans nos sociétés prospères, la FA et l’AVC provoqué par la FA ont pris une allure épidémique.

A ce point du raisonnement, tous ceux qui nous lisent régulièrement ont compris qu’en adoptant un mode de vie protecteur, à la fois anti-arythmique (cardiaque) et anti-caillot, on diminue considérablement le risque de FA emboligène. Les données cliniques et épidémiologiques sont absolument claires !

Mais cette approche mode de vie préventive ne figure pas dans les logiciels de la médecine spécialisée, technologique, marchande et universitaire. Et cela pour une raison simple (qui ne disculpe personne, pas même les victimes), c’est que les médecins sont généralement appelés à la rescousse APRÈS la bataille, une fois que l’AVC a eu lieu ou une fois que la FA s’est manifestée.

Question : est-il trop tard à ce moment-là pour changer de mode de vie ?

La médecine moderne et technologique a donc développé toutes sortes de traitement visant à : 1) traiter la FA une fois qu’elle s’est manifestée [choc électrique (ou cardioversion), médicaments anti-FA et/ou traitements du site d’origine de l’arythmie (ablation dite endocavitaire)] ; 2) diminuer le risque de caillot emboligène avec des médicaments anticoagulants, les classiques (les antivitamines K) et les nouveaux qui prolifèrent, le marché est vaste (épidémique) et les profits potentiels considérables …

Ce type de médecine est évidemment indispensable et salvatrice, nous devons remercier les auteurs de ces progrès technologiques, sans réticence.

Mais, tous les visiteurs de ce site ont compris que la priorité des priorités est de tout faire pour ne jamais avoir à subir ce genre de traitements acrobatiques où le médecin et le patient jonglent [désolé, je décris la réalité des faits] entre des risques variés, notamment celui d’être trop anticoagulé (risque hémorragique) ou celui de ne l’être pas assez (risque persistant d’AVC).

Bon, restons optimistes !

En effet, des publications récentes et sérieuses nous amènent à penser que nous sommes à l’aube d’une nouvelle prise de conscience. Certains chercheurs viennent de découvrir que la FA [c’est quand même elle l’origine des ennuis] n’était pas une fatalité et qu’on pouvait s’en protéger et même en guérir. Il ne serait donc jamais trop tard !

Je parle ici des cas (la très grande majorité des patients qui présentent une FA) où on n’a pas identifié une cause évidente de FA, par exemple une pathologie des valves auriculo-ventriculaires, une pathologie de la glande thyroïde, et autres …

Il y a des causes moins évidentes. Nous avons déjà expliqué à maintes reprises que : 1) baisser son cholestérol avec une statine augmente le risque de FA, toutes choses étant égales par ailleurs ; 2) exposer son cœur à des efforts physiques trop intenses (fonction de l’âge) augmente le risque de FA ; 3) être déficitaire en oméga-3 augmente le risque de FA ; 4) boire trop d’alcool augmente le risque de FA ; 5) l’hypertension artérielle, l’obésité, le diabète augmentent le risque ; 6) diverses autres anomalies  (potassium, sodium, magnésium) peuvent augmenter le risque mais c’est moins bien documenté.

Mais une équipe australienne a récemment montré que chez des patients obèses ou en surpoids présentant une FA symptomatique (donc gênante), l’adoption d’un mode de vie protecteur visant à perdre du poids et à corriger des désordres métaboliques variés avait entrainé une importante amélioration des symptômes dus à la FA et des signes de déstructuration cardiaque possiblement à l’origine de la FA.

C’est dans le JAMA 2013;310:2050 par Abed HS et al.

 Ils ont aussi montré que chez des sujets obèses auxquels on avait déjà essayé une « ablation » de la FA par technique endocavitaire, l’adoption d’un mode de vie protecteur avait réduit de 5 fois le risque de récidive de FA.

Je ne vais pas rentrer dans les détails de ce qu’ils appellent eux un « mode de vie protecteur » ; ça se rapproche un peu de ce que nous proposons mais pas vraiment ; peu importe, ce que ces travaux montrent pour la première fois de façon scientifiquement acceptable c’est que la FA est grandement dépendante du mode de vie ; c’est une information cruciale !

URGENT donc de relire nos recommandations pour faire encore mieux que les australiens.

Il ne faut donc jamais renoncer, on peut toujours essayer de modifier le tissu cardiaque responsable de la FA et ainsi échapper à tous ces traitements dangereux qui empoisonnent la vie presque autant que la FA elle-même.

Les chercheurs australiens ont surtout insisté sur la perte de poids et la correction des syndromes métaboliques (insuline, glucose). Ils ont raison et ils ont obtenu des amaigrissements exceptionnels. Ils ont sélectionné des patients en surpoids important mais beaucoup de FA surviennent chez des sujets qui ne sont pas en surpoids. Ils ne répondent donc pas à toutes les questions, bien sûr.

J’insiste, ce qu’ils ont surtout montré c’est l’importance du mode de vie (pour la première fois) et la réversibilité de la FA, même quand elle a des apparences chroniques, sous l’effet de modifications du mode de vie.

Urgent d’entreprendre de nouvelles recherches non médicamenteuses chez les nombreux patients avec FA. Vite des sponsors !

LES STATINES FONT GROSSIR … BEAUCOUP ET VITE !

Nous savions que les statines augmentent le risque d’avoir un diabète, nous le disions dans notre 1er livre sur ce sujet en 2006.

Ce ne fut pourtant admis (après de lourdes hésitations) par les experts qu’en 2012 alors que ces médicaments sont commercialisés depuis les années 1990s.

Il aura fallu plus de 20 ans pour que l’évidence soit démasquée … presque par hasard.

Nous disons aussi depuis longtemps que les statines ne peuvent que faire grossir !

Pourquoi a-t-il été impossible de l’affirmer sans détour ou, inversement, le nier catégoriquement ?

Parce qu’aucun des essais (testant une statine) publiés à ce jour n’a rapporté les données concernant le poids des patients pendant et à la fin de l’essai.

Si vous détectez cette information quelque part, merci de me la communiquer.

Comment est-ce possible ?

Comment des éditeurs de journaux prestigieux et des experts (arbitres) relisant les rapports de ces essais ont-ils pu laisser passer un tel manque ?

Les investigateurs nous ont abreuvés de données inutiles mais n’ont rien dit sur l’évolution du poids !

S’ils n’ont rien dit, c’est qu’ils ne voulaient pas le dire, et s’ils ne voulaient pas, c’est que ça n’était pas bon pour le produit testé. Bien sûr, mon Cher Watson !

Et voilà qu’une grande étude américaine sur près de 28,000 adultes de plus de 20 ans d’âge suivis en moyenne sur 10 ans et comparant des personnes sous statines et d’autres sans statines nous annonce que les statines entrainent une prise de poids de 3 à 5 kilos en 5 ans environ. C’est dans JAMA Intern Med et publié le 24 Avril 2014 (online)

Ce sont des moyennes évidemment, ça ne dit rien sur le poids de départ, les doses de statine, la durée réelle du traitement ; bref, c’est à la fois fragile (quoique incontestable) mais peu précis ; laissant toutefois penser que chez certains (fortes doses, longue durée de traitement, prédisposition à l’embonpoint), l’effet des statines sur le poids peut être catastrophique.

Comme pour le diabète, tout avait été fait pour nous le cacher !

Et comme le diabète et le surpoids augmentent considérablement le risque de cancers, inéluctablement …

Et ils le cachent !

Mais les visiteurs de ce Blog le savent depuis longtemps !

Les investigateurs américains qui rapportent cet effet des statines sur le poids ont aussi analysé (grossièrement) les habitudes alimentaires de cette population (sous statine ou non) et constatent que lorsqu’un sujet américain se voit prescrire une statine, il mange plus et plus gras ; ils disent que les statines rendent “goinfres“ ou gloutons …

Peut-être !

Mais les statines sont toxiques pour les muscles, ce qui inéluctablement diminue l’activité physique des victimes, et rendent insulino-résistants ; et tout ça fait grossir !

Pour résumer, quel que soit le mécanisme toxique à l’œuvre, LES STATINES FONT GROSSIR … BEAUCOUP ET VITE !

Allons-nous enfin savoir ce qui s’est vraiment passé dans les 40 essais cliniques testant les effets des statines ?

S’il y avait autre chose que des complices dans les Institutions (ici et ailleurs) chargées de protéger les patients (et les médecins) des méfaits du marketing industriel et de leurs affidés rémunérés dans les plus prestigieux hôpitaux (ici et ailleurs), nous le saurions déjà !

Ça ne risque pas d’arriver !

Hélas !

Pourquoi tant d’enfants obèses ?

« Mira, o Norma, a’ tuoi ginocchi questi cari tuoi pargoletti … »

Traduction : « Vois, Norma, à tes genoux tes chers petits … »

Et pour la musique, c’est là [http://www.youtube.com/watch?v=jfCmjt5PkKw] un duo magique, pour ceux qui peuvent apprécier, avec Cécilia Bartoli et Sumi Jo ; c’est romantique à souhait, parfois (mais pas dans ce duo féminin) un peu pompier !

Bon, je laisse méditer sur ces paroles de l’opéra de Bellini. On trouve la traduction du livret sur Internet. Cornélien !

Message subliminal : comment des sociétés peuvent-elles aussi mal-traiter leurs petits enfants pour en faire des malades chroniques, avant même d’être adultes ?

En effet, contrairement au surpoids (et même certaines formes d’obésité) des adultes qui peuvent traduire un état de santé ou un « état physiologique » plutôt avantageux [certains plus éveillés que d'autres parlent d'un "paradoxe de l'obésité" ; ce qui n'inclut pas les obésités dites morbides qui sont rares], l’obésité infantile peut être un état pathologique voire un handicap.

Les Autorités, partout, s’en sont émues … On annonçait des catastrophes humanitaires pour les décennies à venir … Les braves gens, les parents, enseignants, éducateurs, et même les médias (utiles pour une fois) s’en sont mêlés.

Partout dans les pays développés, on s’est mis au boulot pour essayer de préserver notre avenir. Peu y croyait ; le catastrophisme régnait ; certains [les experts] cherchaient, bien vainement mais pas sans effets collatéraux [cf. le Médiator] les médicaments miracles qui … et surtout les régimes qui …

Mais rien se semblait pouvoir endiguer ce fléau épidémique !

Et puis, brusquement, on a cru voir que les choses cessaient de s’aggraver, des publications montraient des tassements des tendances, on n’osait pas y croire …

L’heure est maintenant venue d’un petit bilan.

Bonne nouvelle, pour une fois : effectivement les courbes semblent changer de pente, ce n’est pas encore un inversement des tendances mais nous voyons ce qu’on appelle en épidémiologie une « plateauisation » ; bref ça va mieux. Ci-dessous un rapport récent l’expliquant : http://www.biomedcentral.com/content/pdf/1741-7015-12-17.pdf

Pour les non-initiés, ne pas regarder les courbes reproduites, elles sont incompréhensibles, à mon avis !

Attention, ne crions pas victoire trop tôt !

Rien n’est définitif ; mais quand même, ceux qui font (par obligation parentale) la « sortie des écoles » l’avaient déjà vu chez nous depuis quelques temps ; ça allait nettement mieux !

Et ça va mieux aussi aux USA et chez les British, c’est donc que ça va vraiment mieux …

Bravo à tous, il ne faut donc pas désespérer de l’humanité, notons que l’épidémie avait commencé à la fin des années 1970s, ça fait donc plus de 40 ans ; mais qu’est-ce à l’échelle du paléo, néo et pétroléo-lithique ?

La recette ? Le mode de vie !

La guerre de l’obé$ité aura t-elle lieu ?

L’industrie du médicament traverse une crise gravi$$ime ; et licencie partout !

La perte des brevets, c’est-à-dire le passage des  « bijoux de famille » en génériques, et l’absence de nouveautés tangibles donnent à leurs bilans financiers (surtout à venir) une profitabilité accablée …

Mauvaise gestion ! Depuis longtemps ! Vision térébrante du futur ! Désastreux !

Ils ont ce qu’ils méritent ! Mais nous on a encore  besoin d’eux, hélas …

Il faut donc exploiter ce qui reste, notamment ce qui parle encore un peu aux consommateurs, patients et médecins ; les médicaments anti-cholestérol évidemment ; mais aussi – et là c’est plus curieux pour des français qui sont encore sous le coup du « Médiator » – les médicaments anti-obésité ou visant à faire maigrir.

On laisse de côté les $tatine$ pour le moment, la polémique suit son cours, on y reviendra …

Pourquoi une offensive brutale pour encourager la consommation des médicaments anti-obésité maintenant ; et comment font-ils ?

Maintenant parce que « faute de grive, on se contentera de merle » … En d’autres termes, le marché de l’obésité reste large et dynamique, notamment aux USA, leader en tout … et donc il y a encore du profit à faire de ce côté.

A condition, toutefois, d’avoir quelque chose à proposer, un minimum acceptable, et de faire taire toute critique susceptible de « ralentir » le marché … Ça c’est le « comment font-ils ? »

Ainsi nous assistons depuis quelques semaines à des offensives tout azimut qui, la semaine dernière, ont atteint un niveau de cynisme à rendre jaloux le plus dynamique propagandiste des $tatine$.

Deux titres récents :

1- « New obesity drugs do work » [traduction : Les nouveaux médicaments anti-obésité, ça marche !]

C’est un commentaire dans Medpage today (par Kristina Fiore)  à propos d’une méta-analyse publiée dans le JAMA 2013; DOI:10.1001/jama.2013.281361.

Pour documenter cette grande nouvelle, on nous annonce qu’on peut obtenir sur une année une diminution de 3 à 9% de son poids. Comptez entre les deux par prudence (et encore, on peut douter … population sélectionnée, etc …) ; bref si vous pesiez 100 kilos, vous pouvez espérer en peser 95, au risque d’effets secondaires importants (orlistat, lorcaserin, phentermine [ça ne vous rappelle rien, par hasard ?]) sinon encore mal connus.

Pas si mal diront certains, sauf si ça ne vaut pas la peine et c’est l’objet de la seconde offensive résumée ci-dessous :

2- « Fat but fit!  Is it just a myth? » [traduction : "gras mais en forme" n'est-ce qu'un mythe ?]

C’est un commentaire dans Medpage today (par Salynn Boyles) à propos d’un article dans Ann Intern Med 2013;159:758.

Ici on veut dénigrer toute une école de pensée très « made in America » consistant à dire qu’être en surpoids n’est pas un problème à condition d’être en forme. C’est le fameux slogan : « It is better to be fat and fit rather than unfat and unfit » [traduction : il est préférable d'être gros et en forme plutôt que maigre et pas en forme] ; le concept de « en forme » traduit ici qu’on n’est pas gros parce qu’on est sédentaire, fumeur et apathique sur son canapé et qu’on est capable d’une réelle activité physique; bref « en forme » !

Bon, nous allons suivre les péripéties mais nous donnons notre avis tout de suite ; nous l’avons déjà écrit et expliqué dans notre livre « Prévenir l’infarctus » : ça ne sert à rien de perdre du poids avec un médicament si on ne modifie pas son mode de vie ; et si on change son mode de vie vraiment et qu’on ne perd pas de poids [ça serait étonnant !], ce n’est pas grave car le problème c’est le mode de vie pas le poids ! Au moins pour une échelle de poids qui n’atteint pas les obésités dites « malignes ».

Et maintenant pour distraire ceux qui sont allés jusqu’au bout de cet article, un petit intermède musical avec Waltraud Meier :

Il faut aimer Tristan, certes, sinon …

PEUT-ON (FAUT-IL) CONSOMMER LES EDULCORANTS TYPE ASPARTAME ?

Les édulcorants sont des substances chimiques (ou parfois naturelles) utilisées pour remplacer ou diminuer le sucre dans certains produits de consommation courante, par exemple dans les boissons dites light, mais aussi des aliments, des chewing-gums ; et même les tristes sucrettes à dissoudre dans le café pour remplacer le morceau de sucre, et ainsi priver les enfants du fameux « canard » !

Le plus utilisé est l’aspartame (ou E 951). Il y a aussi la saccharine, la Stévia, et encore quelques autres, mais on va se concentrer sur l’aspartame, le raisonnement s’appliquera aux autres.

Ces substances remplacent le sucre car elles ont un pouvoir sucrant [elles donnent l'impression qu'on mange du sucre] mais n’apportent pas de calorie.

Dans un monde où l’on chasse la calorie, de peur de grossir (premier point), mais où on veut quand même satisfaire son goût pour le sucré (deuxième point) et ne pas se priver de café (troisième point), les édulcorants semblent avoir beaucoup d’avantages, ce qui ouvre un marché (des consommateurs potentiels) et donc un business très attractif …

Un autre avantage des édulcorants c’est qu’ils n’entraînent pas de hausse du sucre dans le sang (puisqu’ils n’apportent pas de vrai sucre) et pas de réaction insulinique ; et on sait combien les pics insuliniques inappropriés sont néfastes. Pour ceux qui ne le savent pas encore, nous l’expliquerons en détails dans notre prochain livre, un peu de patience …

Enfin, la plupart des édulcorants n’ont pas d’effet significatif sur les caries dentaires, ce qui n’est pas négligeable encore.

Que des avantages et pourtant des doutes persistants quand à l’innocuité des édulcorants, notamment de l’aspartame. Pourquoi ?

Parce que de multiples études ont décrit des effets secondaires néfastes.

Ce serait long à expliquer en détails car c’est une longue histoire de mauvaise pseudo-science contaminée de conflits d’intérêt répétés.

D’autres courageux l’ont fait (cet historique), par exemple le Dr E Pélissier dans son livre : La vérité sur les sucres et les édulcorants. Si, à mon avis, il est un peu court sur les sucres, son chapitre sur l’aspartame est excellent et m’épargne la lourde tâche de résumer cette question en quelques lignes.

Qu’on ait lu le Dr Pélissier ou pas, on conclura inéluctablement qu’il est judicieux d’avoir des doutes, d’autant que parmi les défenseurs, outre les industriels du secteur [peu enclins à se tirer une balle dans le pied, comme on dit à la télé], on a une Institution dont les relations avec l’industrie ont été maintes fois condamnées, y compris par les députés européens.

Il s’agit de l’Agence Européenne de Sécurité Alimentaire, la succulente EFSA, qui a récemment décrété que l’aspartame ne posait pas de problème de santé. Voir l’avis là : http://www.efsa.europa.eu/fr/faqs/faqaspartame.htm?wtrl=01gclid=CKr75u671boCFVMbtAodNVgAGw

La lecture de son récent communiqué-résumé est délicieuse ; doit-on se moquer de l’auteur ou du traducteur ? Par exemple, on lit ça : L’EFSA réalise actuellement une réévaluation complète de la sécurité de l’aspartame et a conclu, dans un projet d’avis scientifique … publié le 8 janvier 2013, que l’aspartame ne posait pas de problème de sécurité aux niveaux actuels d’exposition.

Je traduis : on réalise actuellement (au présent de l’indicatif) … mais on a déjà conclu que (au passé) … l’aspartame ne posait pas de problème … aux niveaux actuels d’exposition.

Ce qui signifie, en langage clair, qu’on a des doutes, et qu’à certaines doses, c’est toxique, mais que ces doses ne sont sans doute pas atteintes de façon générale, ce qui ne dit rien des cas particuliers, notamment en termes de sensibilité individuelle aux toxines, une évidence bien connue des docteurs : telle dose chez l’un ne fait rien mais est toxique chez l’autre …

Et cette personne qui me pose maintenant la question est-elle l’un ou l’autre ?

Par comparaison, le sucre n’est jamais toxique, dans le sens toxicologique du terme, celui utilisé par l’EFSA.

On peut lire plus loin : Jusqu’à présent, l’Autorité a toujours conclu que les nouvelles données scientifiques disponibles ne justifiaient pas une révision des évaluations précédentes de la sécurité de l’aspartame …  À l’heure actuelle, l’EFSA réalise la première réévaluation complète de la sécurité de l’aspartame menée à ce jour.

Pourquoi une réévaluation complète (à l’heure actuelle, disent-ils) si « jusqu’à présent … » ?

Bizarre !

Et encore ceci : Dans le cadre de cette réévaluation, l’EFSA avait en effet lancé un appel public destiné à recueillir des données scientifiques et elle a ensuite procédé à l’examen complet de la littérature scientifique disponible. À la suite de cet appel, l’EFSA a obtenu l’accès à plus de 600 études et données scientifiques, déjà publiées ou inédites.

Voilà donc ce que l’EFSA appelle une réévaluation : 1) recueillir des données scientifiques ; puis 2) procéder à l’examen complet de … par une commission « ad hoc » comme on dit dans les bureaux.

Fort de ces lumineuses informations, je m’en vais modestement donner mon avis : il est URGENT de ne pas utiliser ces substances de façon chronique !

Plus généralement, je recommande non seulement de ne pas boire de soda light mais pas de soda du tout, sauf à titre vraiment exceptionnel. Pas de sucrette ! Pas d’aliments lights !

Et si vous avez un problème avec le sucre, sachez que vous n’êtes pas le seul, et que la meilleure façon de s’en libérer, c’est de ne jamais rajouter de sucre, ni dans le yaourt ni dans le café ! On appréciera d’autant plus le goût de ces aliments qu’on les consommera pour eux-mêmes et pas pour le sucre ajouté.

Bref, aspartame et autres édulcorants ? Poubelle ! Par simple prudence, ou précaution !

ENCORE UNE PILLULE AMAIGRISSANTE DANGEREUSE POUR LE COEUR

L’Autorité de santé Américaine (la FDA pour les intimes et connaisseurs) vient de lancer une ALERTE en direction des médecins et patients utilisant un médicament amaigrissant appelé Sibutral* en France. Ce médicament (que chacun peut se procurer librement via des sites Internet) augmente de façon significative le risque d’avoir une crise cardiaque.
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