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La « nouvelle » prise en charge des dyslipidémies vue par les « Autorités »

 

La Haute Autorité de Santé (HAS) vient de publier une nouvelle analyse concernant la prise en charge des dyslipidémies.

C’est téléchargeable (comme disent les pirates des caraïbes) sur www.has-sante.fr

Cette analyse est assortie de recommandations – non comminatoires – dans le but d’aider les médecins à prendre des décisions thérapeutiques. Il est à craindre malheureusement que cette analyse soit source de confusion et non de clarification. L’expertise scientifique des rédacteurs de la HAS n’est pas avérée. En conséquence, cette analyse n’a pas de réelle validité scientifique.

L’analyse de la HAS fait 159 pages. Sachant que peu de médecins les liront, la HAS publie deux mémos didactiques.

Le 2ème mémo est particulièrement intéressant car il permettrait de calculer un score de risque qui, selon la HAS, ouvre un algorithme de prescription des médicaments anticholestérol. Ce score de risque repose sur des paramètres classiques comme l’âge, le genre, l’usage du tabac, la pression artérielle et le niveau du cholestérol. A l’exception du cholestérol, aucun de ces paramètres ne concerne les dyslipidémies alors que la question concerne bien, sauf erreur et selon le titre, les dyslipidémies.

Ce score de risque est éventuellement exprimé sous forme graphique (ci-dessous pour une version Européenne déjà ancienne) ce qui n’en améliore pas la valeur scientifique et médicale. On voit, par exemple, que l’évaluation du risque par cette méthode hautement suspecte (voir plus bas) s’arrête à l’âge de 65 ans ; alors que le risque maximal dans nos pays est au-delà de 75 ans.

On mesure, au simple examen de ces scores de risque, la grande confusion dans laquelle se débattent les rédacteurs de la HAS. On propose en effet à des médecins de prescrire des médicaments anticholestérol à partir de facteurs de risque qui ne concernent pas le cholestérol.

Dit autrement, un homme (1er risque supposé) de 70 ans (2ème risque supposé), et fumeur (3ème risque réel) peut se voir prescrire une forte dose de statine sous prétexte qu’il est à haut risque (selon le score de risque de la HAS)  alors que son cholestérol peut être normal, bas, ou très bas.

On pourrait donc, selon cet algorithme décisionnel absurde, prescrire de façon quasi automatique des médicaments anti-dyslipidémiques à des patients qui n’ont pas de dyslipidémies !

Il faut noter également que les paramètres (cités plus haut) utilisés pour calculer le score de risque de la HAS reposent principalement sur des études épidémiologiques anciennes conduites il y a plus de 50 ans dans des pays (notamment les USA) où le risque cardiovasculaire était considérablement plus élevé qu’en France. Il est par exemple contestable de continuer à attribuer un risque plus élevé aux hommes en France en 2017 alors que la mortalité cardiovasculaire est désormais plus élevée chez les femmes.

Surtout ce score de risque n’a jamais pu être validé scientifiquement. En effet, il ne tient pas compte des principales causes de mortalité précoce identifiées de nos jours. Selon la plus récente étude de l’OMS – publiée dans le journal du Collège Américain de Cardiologie (ci-dessous) – ces principales causes étaient : le tabac, le diabète, l’inactivité physique, et un faible statut socioéconomique. Seul le tabac est pris en compte dans le score de risque de la HAS. D’autres causes, notamment l’usage irrationnel de l’alcool et la consommation de sodium sont également oubliées.

Aucune mention des antécédents familiaux (notion pourtant fondamentale) ou encore de la pollution atmosphérique désormais considérée comme une cause majeure de pathologie cardiovasculaire.

De façon générale, le mode de vie, les conditions d’existence et les habitudes alimentaires des individus sont négligés (totalement absents alors qu’ils sont hautement coupables)  dans le score de risque archaïque justifiant la prescription de statines selon la HAS. Aucun scientifique sérieux, et aucun médecin responsable, ne peut adhérer à de telles recommandations qui reflètent surtout, semble-t-il, l’influence des experts rémunérés par l’industrie pharmaceutique afin de prédisposer les médecins à ces prescriptions abusives.

Cette question de l’intégrité et de la moralité des professions médicales et en particulier des leaders d’opinion fait actuellement l’objet de vives discussions. L’Association des Médecins Américains s’en est emparée depuis longtemps et de façon proactive comme l’indiquent les documents ci-dessous. On y parle de « responsabilité morale » et là-bas (si loin), ce n’est pas un « gros mot »…

Cette exigence d’expertise et d’indépendance doit s’étendre évidemment à tous les membres des sociétés savantes, académies et autres associations qui approuvent ou participent à l’élaboration des recommandations de la HAS, comme rappelé à nouveau aux USA par les Autorités Médicales Américaines (ci-dessous).

Ces exigences minimalistes tardent à être mises en pratique en France comme on peut le constater avec l’analyse (et les recommandations) de la HAS concernant la prise en charge des dyslipidémies.

Les recommandations de la HAS font l’admiration de beaucoup (dont le manque d’esprit critique est étonnant) alors qu’elles ne sont qu’un grossier copié-collé des recommandations (et autres guidelines) des sociétés savantes financées par l’industrie.

Espérons que la prochaine Loi de Moralisation de la vie publique prendra en compte et s’attachera à empêcher ces coupables pratiques.

Rêvons !

 

 

 

 

 

Les grandes illusions de la vaccinologie (saison 3)

 

Les vaccinologues, de façon générale, rejettent l’idée que des vaccins (certains) puissent avoir des effets délétères chez certaines personnes, notamment des enfants. Pour résumer, ce serait selon eux des questions négligeables par rapport aux miraculeux bienfaits individuels et sociétaux de la vaccination de masse !

Contrairement à ce que pensent ces simplifiologues assermentés, la question n’est pas si simple et doit être analysée avec beaucoup de sérieux ; et de façon scientifique si possible. Ça ne prend pas 10 lignes sur un blog et je vais donc m’y essayer en plusieurs étapes.

Je vais maintenant discuter un 1er aspect de la question des effets (plus ou moins) toxiques des vaccins, objet d’une cruelle controverse entre les victimes de la vaccination (et leurs défenseurs) et les technocrates pro-vaccinaux dont les points de vue sont trop souvent la simple négation injurieuse d’évidences qu’ils refusent d’admettre.

Dans mon précédent bulletin, j’ai expliqué le caractère inéluctable des maladies infectieuses et nos limites pour s’en protéger. Il y en aura toujours ! Et les victimes (c’était mon deuxième message) seront toujours les mêmes (les pauvres, les mal-nourris, les immunodéprimés, etc…). S’il est difficile (mais pas impossible) d’éradiquer la pauvreté, il est très réaliste d’essayer d’apprendre à vivre et se nourrir à nos contemporains de façon telle qu’ils acquièrent un système immunitaire qui les protègera ; sans pour autant compromettre leur santé.

Pourquoi je dis ça ?

Parce que si notre capacité immunitaire nous protège – ou, dit autrement, nous permet de nous adapter à notre environnement – il peut aussi nous rendre malade. Ce sont, par exemple, les maladies auto-immunes, des circonstances bizarres où notre immunité se retourne contre nous. Il se trouve que nous vivons une époque où les maladies auto-immunes sont devenues quasi épidémiques. Et ces maladies – qui attaquent nos organes de façon spécifique : la thyroïde, le pancréas, le système nerveux – peuvent être sévères. Pas vraiment amusant d’être diabétique insulino-dépendant (type 1) ou de devoir vivre avec une sclérose en plaque.

Certains scientifiques (des vrais, des sérieux, cette fois) ont avancé une théorie explicative de cette épidémie contemporaine de maladies auto-immunes. Leur fréquence ascendante serait, selon eux, inversement proportionnelle à la fréquence descendante des maladies infectieuses depuis environ 60 ans. Je laisse chacun apprécier les courbes ci-dessous extraites d’un article publié dans un journal de référence (le New England Journal of Medicine) en Septembre 2002.

Certes, concordance ne veut pas dire causalité. Juste le hasard ?

De plus, rien ne dit que les vaccins aient effectivement joué un rôle majeur dans cette régression des maladies infectieuses. Certains le disent ; mais les données scientifiques appellent à la plus grande réserve, comme je l’ai discuté dans mes bulletins précédents.

Il se trouve toutefois qu’au moment où la vaccination de masse se mettait en place dans nos pays on avait aussi les phénomènes décrits ci-dessus. Que la vaccination de masse ait vaincu (ou pas) certaines maladies infectieuses n’altère en rien l’intangible réalité qu’au même moment les maladies auto-immunes explosaient.

Cette théorie donne lieu à des discussions et controverses évidemment [ce qui est légitime...] mais rien ne peut nous empêcher de penser que les progrès accomplis dans la lutte contre les maladies infectieuses peuvent avoir un versant négatif. Dit autrement, il est préférable d’avoir à gérer 2 semaines d’oreillons ou de rubéole d’un enfant à la maison que toute une vie de diabète à l’insuline.

Se pose donc la terrible question de la responsabilité de la vaccination de masse  dans cette épidémie de maladies auto-immunes.

Ce qui clouerait définitivement le bec à ceux qui prétendent [Ah ! Les vandales !] que la vaccination n’est pas efficace…

Certes, d’autres facteurs ont joué des rôles cruciaux (outre la découverte et la large prescription des antibiotiques) dans la régression des maladies infectieuses, en particulier l’hygiène urbaine (la qualité des eaux dites potables, le tout-à-l’égout), l’éducation (nettoyage de plaies), l’asepsie, l’extraordinaire augmentation des niveaux de vie avec la régression de la sous-alimentation, etcétéra.

Ce qui caractérise toutefois la vaccination (contrairement par exemple aux antibiotiques et à l’eau potable), c’est que cette technique prétend stimuler le système immunitaire ; ce qui peut conduire chez certains (pas tous) vaccinés à des réactions aberrantes comme le développement inapproprié [les auto-anticorps] d’une attaque contre l’organisme que le système immunitaire est supposé protéger. Impossible de rejeter cette théorie !

Impossible aussi de la prouver définitivement. Tel est le sort des scientifiques sérieux : toujours dans le doute et le questionnement !

On peut toutefois avancer quelques arguments susceptibles de faire pencher la balance vers une théorie. Dans ce cas précis, on peut par exemple se demander si les vaccinés sont en meilleure santé que les non-vaccinés, ou l’inverse.

Difficile de répondre à cette question sans avoir accès aux données récoltées par les assurances-maladies. ll suffirait de vouloir savoir ; mais il n’est pas sûr qu’on le veuille…

Bravant tous les interdits et conformismes, des investigateurs américains ont essayé… Et malgré des obstacles multiples, ils ont réussi à publier quelques résultats. Ci-dessous :

Bien que cette étude ait quelques évidentes limites (ce n’est pas prospectif, pas de tirage au sort, etc…) mais aussi quelques forces (multiples ajustements pour des facteurs qui ont pu biaiser les données recueillies), les résultats sont impressionnants ; et très inquiétants pour les vaccinologues.

En effet, si (sans surprise) on observe moins d’antécédents de coqueluche et autre rubéole chez les vaccinés par rapport aux non-vaccinés (données qui crédibilisent les autres résultats de l’étude), il est assez évident que les non-vaccinés sont en meilleure santé.

Ils ont eu beaucoup moins d’allergies (rhinites et autres eczémas), moins d’otites et moins de pneumonies ; et évidemment, ils fréquentent moins les docteurs et les hôpitaux ; et ils consomment moins de médicaments, notamment moins d’antibiotiques ! Ce dernier point est crucial puisque les vaccinologues avancent souvent l’argument (apparemment fallacieux) que les vaccins  permettraient de moins prescrire les antibiotiques.

Ils utilisent aussi moins de médicaments contre la fièvre, et moins de traitements de l’allergie. Nous avons ainsi une indirecte confirmation que les vaccinations effectivement perturbent le système immunitaire ! Ce qui n’a rien d’étonnant…

Mais le plus inquiétant concerne la plus grande fréquence chez les vaccinés de pathologies dites du développement neurocognitif ; ce qui inclut, selon les termes des auteurs « learning disability, Attention Deficient Hyperactivity Disorder, and Autism Spectrum Disorder« , c’est-à-dire plus de troubles de l’apprentissage (intellectuel), plus de troubles de l’attention (avec la classique hyperactivité) et enfin plus d’autisme !

Oserais-je avouer que je suis effaré ?

N’est-il pas temps d’arrêter et réfléchir ?

Devant des données aussi inquiétantes, il est désormais impératif d’abolir toutes les formes d’obligation vaccinale ! Car rien ne peut obliger des parents à injecter des produits suspects à leurs enfants ; et rien ne doit obliger un médecin réfractaire à le faire !

Merci d’avance, Monsieur le Président, de penser à l’avenir de nos enfants et petits-enfants, puisque pour certains d’entre nous le mal est déjà fait !

 

 

 

 

 

Nous serons à Saumur le 31 mai 2017

A l’invitation de l’Association « Santé Liberté Entraide », je serai à Saint-Lambert des Levées (près de Saumur) le mercredi 31 Mai.

Ça se passera à 20:30 salle Martineau, rue de la Prévôté.

Le titre ?

« Cholestérol, ami ou ennemi ? »

Vu le délire actuel dans les milieux académiques et universitaires, il est urgent de revisiter un peu les basiques de la physiologie et de la médecine.

Invitez vos amis et vos médecins ; ça leur donnera l’occasion de s’exprimer…

Je serai à la disposition de chacun ; pourvu que le vin soit bon… et bio !

 

 

 

 

 

Les grandes illusions de la vaccinologie (saison 2)

 

J’ai évoqué dans un précédent message l’illusion pasteurienne de la médecine et des maladies, et pas seulement les infectieuses.

Dans ce nouveau document, je vais essayer d’analyser une autre sympathique illusion des vaccinologues : c’est l’idée qu’on puisse éliminer ou « éradiquer » (c’est le vocabulaire en cours) les maladies infectieuses. Le sujet est compliqué ; je vais essayer d’être simple.

Certains « experts » ["experts" entre guillemets car l'expertise scientifique ici est très limitée : on a affaire à des ingénieurs ou des techniciens du vaccin plus qu'à des vrais scientifiques...] pensent en effet que des vaccinations de masse peuvent nous débarrasser de certains fléaux infectieux. J’ai pris l’exemple de la variole dans mon message précédent ; sans m’interdire de penser que la vaccination ne fut pas la principale cause de la disparition de la variole.

Ce fut aussi l’avis de l’OMS ; donc rien d’original de ma part. Peut-être, ou peut-être pas, ou peut-être un peu ! Pas la peine de se disputer : on ne peut pas le savoir avec nos moyens scientifiques et historiques actuels. Humilité, chers confrères !

En effet, d’autres maladies infectieuses ont disparu sans qu’un vaccin n’ait été utilisé pour les combattre ou les neutraliser. « Vie et mort des maladies infectieuses » ; ça pourrait faire le titre d’un roman anxiogène : je vais donner des exemples plus loin.

Comme je ne suis pas un cerveau ubiquitaire, je me garderais bien d’essayer de paraître exhaustif. Chaque médecin, du fait de son parcours professionnel, dispose d’une expérience clinique spécifique : le mien tourne autour des maladies cardiovasculaires depuis plus de 40 ans ; je me bornerais donc à discuter brièvement de maladies cardiovasculaires de causes infectieuses qui ont disparu (ou presque) et aussi de maladies cardiovasculaires (supposément) infectieuses qui sont apparues. Je ferai bref à nouveau.

Ici toutefois pointe une idée d’importance que nos experts vaccinologues n’ont pas encore apparemment (dans leur majorité) appréhendée : les maladies infectieuses disparaissent et apparaissent donc à un rythme soutenu dans nos sociétés.

Il est illusoire d’espérer un monde sans maladie infectieuse. Pourquoi ?

Parce que ces maladies sont le résultat d’une interaction conflictuelle entre notre environnement et notre système immunitaire.

Et comme notre environnement change sans cesse (en partie à cause des activités humaines, par exemple le changement climatique), ces interactions sont très variables ; d’autant plus que cet environnement est aussi une partie de nous-mêmes. Qu’est-ce que cela veut dire ?

Nous transportons avec nous [et pas seulement au niveau de notre tube digestif : un à 2 kilos de microbiote], dans nos yeux, nos oreilles et chaque pore de notre peau (je limite là ma description) une partie de notre environnement, c’est-à-dire le monde des micro-organismes dans lequel nous baignons.

C’est important à comprendre : nous sommes nous-mêmes une partie de notre propre environnement ! Ce qui signifie que quand je me fais vacciner, c’est aussi contre moi-même que je me vaccine !

Le facteur environnemental ici c’est le monde bactérien, viral et parasite dans lequel nous nageons. Quand nous disons que cet environnement change, nous ne parlons pas que du climat mais aussi de tous ces agents potentiellement pathogènes qui s’adaptent aux changements de leur propre environnement (qui est aussi le notre) beaucoup plus vite et beaucoup mieux que nous. Une espèce bactérienne en danger, quel que soit l’origine du péril, aura tôt fait d’inventer une nouvelle méthode de survie en milieu hostile. Ainsi de nouvelles espèces apparaissent sans cesse, ce qui est la principale explication des résurgences de maladies infectieuses qu’on croyait éteintes sous l’effet supposé (selon certains) des vaccinations de masse. Ça reste à documenter !

Évidemment, cet environnement interagit avec notre système immunitaire qui est, selon la théorie prévalente, le gardien de notre intégrité et donc de notre survie dans notre environnement.

Et notre système immunitaire [au-delà de ses spécificités génétiques] est lui-aussi constamment changeant : non seulement il s’adapte à notre environnement mais il se modifie en fonction de nos conditions existentielles : vieillissement, nutrition, activité physique, stress, pollution, médicaments, etc…

Tout le monde a compris la complexité  du sujet que je discute : une multitude de facteurs interagissent et ce sont ces interactions qui vont donner naissance soit à des maladies individuelles soit à des épidémies. Il y en a toujours eu et il y en aura toujours car l’irruption d’un déséquilibre dans cette complexité peut entraîner des perturbations sanitaires.

On peut appeler ces perturbations des maladies ou des épidémies ; ce qu’il faut comprendre c’est qu’il faut du temps pour un retour à un certain équilibre (équivalent de la fin de l’épidémie ou de la guérison du patient, ou de son décès ; ce qui est aussi la fin d’une maladie) avant la survenue inéluctable d’une nouvelle perturbation ; ou d’une nouvelle « catastrophe » selon le vocabulaire des disciples du mathématicien René Thom.

Telle est la condition humaine !

Comme pour toute autre question liée à notre condition humaine, plusieurs attitudes sont possibles. Fatalisme, réaction hyperactive, pro-activité anticipatrice… L’objet de ce message n’est pas de discuter ces attitudes ; ce sera pour une prochaine fois.

De ce qui précède, chacun peut comprendre que notre environnement (tout rempli qu’il soit d’agents pathogènes et d’agents protecteurs s’opposant aux précédents par un identique réflexe de survie) n’est pas notre ennemi. Il est ! Rien de plus.

Il est potentiellement notre allié pour préserver notre santé ; à condition de le respecter !

Cette idée rejoint une approche philosophique ancestrale ; et plus récemment Rousseauiste (dudit célèbre Jean-Jacques) qu’on peut résumer par la formule : la Nature ne nous est pas hostile !

Ce qui fait question dès lors, c’est la complexité de la Nature (c’est-à-dire, de notre environnement) et la façon dont nous insérons, comme des sioux (l’image n’est pas prise au hasard), dans cette complexité. Ce n’est pas affaire de « bons » et de « méchants » qui effectivement pullulent dans la Nature, c’est adaptation et respect des équilibres ! Car dans cet environnement, les agents (potentiellement) infectieux cohabitent eux-mêmes dans des équilibres instables : notre microbiote intestinal lui-même est un extraordinaire mélange de bactéries, virus, parasites en constante discussion entre eux et avec avec notre système immunitaire.

Il n’aura pas échappé aux lecteurs que j’essaie de délivrer ici une vision très écologique de la question vaccinale. A mon avis, c’est la seule possible. Ça risque d’avoir échappé à nos ingénieurs vaccinateurs…

Évidemment, j’appelle chacun de mes lecteurs à réagir à mes propos ; si possible avec courtoisie. Si c’est pour se moquer, je prends aussi tant j’ai envie de rire de tout ça ; le ça ici étant quelque chose comme notre destin !

J’entends déjà la critique : « il se prend pour Emmanuel… Kant ! »

Mais cette vision a une implication immédiate : il y aura toujours des maladies infectieuses et les vaccinations de masse ne sont rien de plus que des éléments potentiellement perturbateurs qui induisent (potentiellement encore) des déséquilibres. Sans discuter la possible efficacité protectrice de la vaccination, la vision des maladies infectieuses décrite ci-dessus implique que la disparition (apparente ou réelle) d’une maladie sera suivie inéluctablement de l’apparition d’une autre maladie ou de la résurgence d’une ancienne, en un peu différente ; de multiples exemples ont été décrits.

J’avais promis de donner quelques exemples et illustrations  de « disparitions » et « apparitions » récentes de maladies cardiovasculaires de causes infectieuses, indépendamment de toute vaccination. C’est maintenant.

Dans mes premières années de pratique médicale, une de nos obsessions était le diagnostic des pathologies valvulaires cardiaques dites rhumatismales : sténose mitrale, insuffisance aortique, etc… Elles étaient le résultat (secondaire ou retardé) d’infections streptococciques, le prototype étant l’angine à streptocoque. Selon la théorie prévalente, le conflit entre l’agent infectieux et le système immunitaire provoque des maladies rhumatismales, rénales (glomérulonéphrites) et cardiaques. Ces pathologies des valves cardiaques des sujets jeunes (incluant des enfants) étaient un des principaux chapitres de la cardiologie clinique. Elles ont pratiquement disparu aujourd’hui sous nos climats. Sans vaccin contre le streptocoque !

De même que la scarlatine [la fameuse "angine qui vomit"] : presque disparue, apparemment. Sans vaccin contre le streptocoque encore !

D’autres types d’angine ont aussi pratiquement disparu, alors qu’elles nous faisaient peur : par exemple, l’angine  « fuso-spirillaire », dite angine de Vincent, qui souvent nécessitait l’hospitalisation  ; c’est l’ancien temps, le temps où l’amygdalectomie et l’adénoïdectomie (ablation des végétations) se pratiquaient avec une promptitude inversement proportionnelle à toute rationalité médicale et scientifique supposée les justifier…  Le temps passe, la médecine change !

Une fois ces pathologies valvulaires cardiaques (minimes ou sévères) installées, les patients étaient menacés par d’autres infections beaucoup plus sournoises et non moins dangereuses : l’endocardite infectieuse, aussi appelée « endocardite bactérienne subaiguë » ou encore Maladie d’Osler. C’est encore souvent un streptocoque [un de ceux qui vivent dans notre bouche...] qui est responsable. Si la fréquence de la maladie n’a pas, selon les statistiques US récentes, réellement diminuée, elle se présente de façon très différente de nos jours ; comme si la forme classique avait disparu et qu’une nouvelle maladie était apparue. Comme les pathologies valvulaires « ordinaires » (post-rhumatismales) sont beaucoup plus rares, les streptocoques vont plutôt investir toutes les formes de prothèses installées dans le coeur et que notre système immunitaire a du mal à protéger.

De façon parallèle, nous avons vu apparaitre de vraies nouvelles maladies cardiovasculaires dont la cause infectieuse n’est pas formellement démontrée. Par exemple, la Maladie de Kawasaki qui est devenue la principale cause de maladie cardiaque acquise chez les enfants des pays développés.

Elle a été décrite pour la première fois au Japon seulement dans les années 1960s et a donné lieu récemment (Mars 2017) à une mise au point un peu « affolée » de l’American Heart Association. J’ignore les connaissances qu’en ont les médecins français actuellement.