Archives pour la catégorie Prévention des maladies cardiovasculaires

L’espérance de vie régresse dans toute l’Europe, comme aux USA

 

Ci-dessous les avant-dernières données statistiques pour toute l’Europe.

Pour la France et les USA, j’ai déjà expliqué que les derniers chiffres de 2016 ont confirmé la tendance que montre ce tableau pour 2015. Désolé c’est en petit…

Mais ces données catastrophiques méritent d’être examinées à la loupe. Quoiqu’on pense de la signification de chiffres eux-mêmes, les tendances traduisent l’état de santé des populations.

Une régression est un très mauvais signe !

Et de la régression, il y en a !

Les Caisses de retraite peuvent se réjouir. Avant que les populations comprennent, elles auront fait de confortables profits

20180317_A

Il est urgent de comprendre ce phénomène très inquiétant.

Aucune nation développée n’y échappe, sauf peut-être la Finlande.
Les autorités britanniques semblent vouloir réagir et scrutent désormais les données de mortalité semaine après semaine et constatent, sans un affolement hystérique, que le phénomène semble s’amplifier en 2018.

Ci-dessous un tableau montrant le nombre de décès surnuméraires dans les premières semaines de 2018 par rapport à 2017.

20180317_B

Tout le monde, je l’espère, a compris : ce sont les nombres de décès excédentaires par rapport à ceux qui étaient attendus et pas la totalité des décès pour chaque semaine.

2016 était déjà une très mauvaise année par rapport à 2015 : perte de presque une année d’espérance de vie selon les collègues britanniques… C’est considérable !

Si vous avez quelques économies, vous pouvez les investir dans les Pompes Funèbres ; vous ne risquez rien ; c’est un business fructueux et nos aventureux bureaucrates du Ministère de la santé pourraient trouver là un astucieux recyclage…

Trêve de plaisanterie ! On peut (doit) espérer que les choses se calment rapidement.

Il et probable que les mêmes causes donnent les mêmes effets dans d’autres pays comparables, par exemple en Allemagne, France, Italie…

J’espère que quelques idiots convenus ne vont pas venir nous dire que c’est la faute à l’épidémie de rougeole ! Pour les épidémiologistes britanniques, une chose est sûre pour le moment : ce n’est pas la faute de la grippe !

Si vous avez quelques relations dans un Ministère ou à la Présidence, il serait important de tirer la sonnette d’alarme !

Pour le bien de tous, merci de le faire ; n’attendez pas qu’un débile du Ministère de la santé…

 

 

 

VIN, santé et « paradoxe français »

 

Grâce à notre Ministre de la Santé, la notion de paradoxe français est revenue sur le devant de la scène ; et il s’agit bien de spectacle sur une scène puisque notre ministre anti-alcoolique a été vertement tancée par beaucoup de ceux qui ne disaient rien à propos de sa nouvelle politique vaccinale.

Il y a des oncles Picsou dans le monde des vins comme dans celui des vaccins. Touche pas à mon trésor où je me fâche. Comme les oncles Picsou sont rarement bien affutés en médecine scientifique, il est temps de faire un petit point sur cette question.

Un point rapide : une longitude mais pas de latitude !

L’idée qu’il y ait un paradoxe français concernant les maladies cardiovasculaires date des années 1960′s-1970′s et nous vient du Royaume-Uni où l’on constatait avec jalousie que les français faisaient beaucoup moins de crises cardiaques et d’AVC que les anglais pour les mêmes niveaux de facteurs de risque : tabac, diabète, cholestérol, HTA, beurre à tous les repas, viande de bœuf ou de porc deux fois par jour…

Encore aujourd’hui, si on alignait nos chiffres de décès cardiovasculaire sur ceux des anglais ou des américains, nous aurions 130,000 ou 140,000 victimes au lieu des 100,000 réellement enregistrées. Chiffres approximatifs, je n’ai pas le temps de vérifier ou recalculer.

C’est ça le « French paradox » !

En 1992, nous avons proposé la première explication à cet étrange phénomène : c’était probablement la façon très méditerranéenne des français de boire l’alcool [du vin et surtout pendant les repas] qui les protégeait (ci-dessous).

Près de 25 ans plus tard, notre théorie n’a pas encore été réfutée : droite comme un panneau de sens interdit à l’entrée d’une autoroute, elle résiste aux assauts répétés de quelques vulgaires pisse-froids. Restons scientifiques.

Le vin c’est de l‘eau plus de l’éthanol plus des polyphénols.

L’eau c’est bon pour la santé.

L’éthanol, en quantités modérées, aussi ! Depuis l’Antiquité, les docteurs le savent et ils surent sans servir, comme dans les monastères (nos premiers hôpitaux), et pas que comme vin de messe..

Plus récemment, nous avons compris qu’à faibles doses, l’éthanol réunit 3 propriétés fondamentales que l’on trouve séparément dans deux des principaux médicaments de la cardiologie conventionnelle :

1) L’éthanol est antiplaquettaire comme l’aspirine ;

2) L’éthanol est vasodilatateur comme la nitroglycérine.

En plus, nous avons montré (en 2004 et encore nous) que l’éthanol induit une sorte de vaccination du coeur. Dit autrement, le myocarde du buveur modéré résiste mieux au manque d’oxygène provoqué par l’obstruction de l’artère coronaire. On dit qu’il y a preconditionning (ci-dessous). Et ça peut sauver des vies !

Il est curieux que ceux qui admirent tant la technologie vaccinale soient si opposés à la vaccination du coeur, sachant que les maladies du coeur tuent 100,000 compatriotes chaque année et que la consommation modérée d’éthanol en sauvent sans doute quelques dizaines de milliers.

 

Je ne dirai rien sur les polyphénols car c’est une évidence pour tous qu’ils sont bons pour notre santé sans aucune exception…

Loin de moi l’idée d’encourager la consommation d’alcool. Ce serait une erreur impardonnable et inutile car les français n’ont pas besoin d’être encouragés…

Quelques notions d’épidémiologie quand même pour aider quelques experts et ministères acculturés.

Environ 5 à 7% des français adultes ne consomment aucun alcool, pour des raisons variées. Qu’ils s’abstiennent est très bien ; il ne faut pas se forcer.

Environ 5 à 7% des français adultes ont un problème avec l’alcool : ils en boivent trop ou ils boivent mal ; ils font parfois le malheur de leur couple, de leur famille, de leur immeuble, voire de leur quartier. Ils peuvent être méchants (les parents boivent, les enfants trinquent) ou dangereux… Ce sont des malades, il faut les aider ; c’est le rôle des médecins avec l’aide de leurs familles.

Au total, entre 85 et 90% des adultes tirent un bénéfice évident de leur consommation intelligente d’alcool, bénéfice en termes de santé, mais aussi de socialité, de gastronomie et de plaisir de vivre. Peut-on imaginer une fête de famille, un amour naissant ou renaissant, un contrat social ou industriel sans une pincée d’ouverture neuronale favorisée par une consommation (évidemment) modérée de vin ?

Certaines statistiques concernant l’augmentation du risque de cancer dès la première goutte ou le premier verre de vin témoignent d’une méconnaissance irréversible du b, a, ba de l’épidémiologie !

Cette rubrique exclusivement scientifique et médicale n’a pas pour but d’encourager la consommation d’alcool, on l’a compris.

Je n’ai aucun lien d’intérêt à propos du commerce des boissons alcoolisées ! Merci de ne pas confondre avec des homonymes !

 

 

 

 

Le cholestérol fait la « une » chez les cardiologues aux USA, et pas comme prévu…

 

Voilà, ça devait arriver et, comme d’habitude, c’est nos cousins américains qui donnent le signal du départ. Du côté Européen ou National, il faudra attendre encore un peu ; quelques départs à la retraite sans doute…

Ça se passera à Orlando en Floride au mois de Mars 2018.

Ce grand meeting s’appelle ACC pour American College of Cardiology.

C’est plus ou moins réservé aux cardiologues et c’est massivement sponsorisé par tous les industriels des produits de santé, y compris les fabricants de médicaments anticholestérol.

Pourquoi j’en parle aujourd’hui ?

Parce que, pour la 1ère fois depuis 30 ans, il y aura une session sur le cholestérol qui ne sera pas destinée à « bourrer le crâne » de nos amis américains.

Le nom (ou le titre) de la session est banal : The Great Cholesterol Debate.

Pas besoin de traduction ; et si vous avez un peu de temps et que vous aimez la Floride, ce sera le 12 mars à 10:45.

Je reconnais que le titre est vraiment banal et je crains que certains dans l’assistance soient un peu déçus.

Ce qui l’est beaucoup moins c’est que certains des amis américains qui partagent ma vision du problème cholestérol-statines sont « du voyage ». C’est étonnant et ils n’en reviennent pas eux-mêmes. Ils sont invités à venir dire tout le bien qu’ils pensent du cholestérol et tout le mal qu’ils pensent quant à l’idée de prendre des médicaments anticholestérol.

C’est pourtant un message fort : personne, et notamment pas les industriels qui sponsorisent l’ACC, n’ont trouvé utiles d’empêcher (d’interdire) cette banale discussion…

Je l’avais dit dans un message précédent : la controverse autour du cholestérol balbutient ses derniers mots !

Seuls les niais n’ont pas encore compris ; ou font semblant de ne pas comprendre : on ne peut pas demander à un académicien de « manger sa cravate » comme disent les fakirs quand ils veulent bien dire un mot depuis leur tapis cloutés…

La Terre tourne donc !

 

 

 

Le lobby anti-statine a encore frappé !

20180124_A
Ce n’est pas moi qui le dit évidemment ! J’ai même un peu l’impression que, sans que je sois nommément cité, cette diatribe infantile me soit adressée.

Que je sois, moi-même et mes innombrables confrères Européens et américains (certains présents dans le film d’ARTE), membres d’un « lobby » en dit long sur l’inversion des rôles que traduit ce texte. Il y a donc du lobbying, chers confrères ?

Ici s’étale sans pudeur la Société du Spectacle !

C’est signé par deux héroïques « défenseurs des causes perdues » (ci-dessous) et, à ce titre, ils ont droit à notre profond respect.

Et comme ils nous laissent leur adresse e-mail, sans doute pour que nous les félicitions, chacun de leurs admirateurs invisibles et inaudibles peut leur faire part de son admiration.

20180124_B

Je ne vais pas reprendre leurs raisonnements et arguments, c’est temps perdu tant ils sont connus, répétés, évidents et admis par toute la communauté cardiologique Européenne.

J’en ai moi-même, plus souvent qu’eux d’ailleurs (je me permets une petite pointe d’Ego), discuté ici et là. Et c’est donc avec une certaine fierté que je vois mes argumentaires enfin débattus par ces subtiles experts ; après qu’ils m’aient un peu négligé, les vilains !

Mettons-nous une seconde à leur place : voilà que tout soudain (ils étaient un peu « durs d’oreille » jusqu’à récemment), un grand média non commercial vient leur expliquer que depuis des décennies, ils racontent des bêtises

Dur à vivre ! Vraie souffrance !

Surtout pour leurs patients d’ailleurs qui découvrent que peut-être ils n’étaient pas aussi bien soignés qu’ils le pensaient…

Ils pourraient peut-être, nos deux astronautes Européens, se questionner ; se demander s’il ne serait pas temps pour eux de se faire expliquer quelques astuces et nuances qui auraient pu leur échapper au cours de leur longue carrière ?

Sauf que…

Sauf que, à avoir trop attendu, ils sont aujourd’hui prisonniers de leur attentisme, pris à leur propre piège. Changer maintenant, ce serait se renier !

il suffit de consulter leurs liens d’intérêt pour comprendre qu’ils ne peuvent plus faire marche arrière... Dur !

Comme disait Victor Hugo : « l’oeil sera dans la tombe… »

 

 

 

Cholestérol, statines et Président trump : naufrage de la cardiologie américaine…

 

Suite au dernier numéro concernant l’espérance de vie aux USA qui décline sans explication claire, nous apprenons aujourd’hui des choses qui pourraient nous aider à comprendre ce phénomène inattendu… par certains.

Nous apprenons en effet par le New York Times que le Président Trump est sous statine (rosuvastatine 10mg) et que les prestigieux cardiologues américains [probablement ce que l'on fait de mieux dans les hôpitaux Universitaires américains et hors des USA] qui s’occupent de lui sont encore très inquiets.

Pourquoi ? C’est écrit (en anglais) ci-dessous : l’examen clinique du Président a révélé en effet de graves soucis, il aurait un « méchant » cholestérol encore très élevé malgré sa statine. Il est donc malade !

Je passe sur l’examen clinique qui aurait « révélé » un cholestérol élevé, c’est probablement un lapsus du journaliste…

Le prestigieux cardiologue américain, le Pr Eric Topol, un admirable monsieur que j’admire au moins autant que les plus admirables des nôtres dans nos hôpitaux Européens le dit très doctement : c’est très grave ! Donc, c’est grave.

Je le pense aussi !

Mais peut-être pas pour la même raison : c’est grave pour la cardiologie américaine !

20180118

Et donc, avec une finesse que nous avons tant admirée dans nos débats télévisuels, notre professeur de cardiologie lève très haut le drapeau rouge (the red flag) pour alerter : notre homme serait sous la menace d’une grosse vague cardiaque. Vite, il faut augmenter les doses de rosuvastatine !

Cela dit, en toute confidence et bienveillance, j’avais observé moi-aussi (c’est-à-dire comme d’autres médecins américains mais œuvrant dans des unités de psychiatrie, si mon souvenir est exact…) que le Président Trump est en effet quelque peu malade.

Nous savons que les statines peuvent induire des troubles cognitifs.

Certes, 10mg de rosuvastatine pour un homme d’environ 100 Kilos ce n’est pas encore un surdosage. Mais vu l’état du patient, augmenter la posologie ne me parait pas une bonne idée. J’espère que mon conseil désintéressé sera suivi car notre homme a tout de même quelques lourdes responsabilités.

Nous savions, après les malheureuses expériences  du président Clinton, que la cardiologie américaine était gravement malade ; probablement plus que son Président…

La leçon d’aujourd’hui est que ça ne s’est pas amélioré.

Si l’espérance de vie décline, la cardiologie américaine sombre…

Et cela explique peut-être un peu ceci !

Sombre aussi l’avenir de la marine marchande !

Mais nous on s’en fout ; on a la meilleure médecine du monde !

 

 

 

 

 

 

 

L’espérance de vie de nos cousins américains diminue en 2016

 

Mauvaises nouvelles des USA. Ce que nous annoncions déjà il y a une année se confirme aujourd’hui : l’espérance de vie aux USA diminue !

C’est officiel et publié par le U.S. DEPARTMENT OF HEALTH AND HUMAN SERVICES.

20180106_A

Qu’est-ce que cela signifie ? Je recopie un fragment du rapport qui de façon désinvolte note une diminution de 0,1 année (les deux sexes confondus) et de 0,2 pour les hommes.

Que ces dames ne se réjouissent pas trop vite : le déclin est toujours précédé d’un plateau et nos chères compagnes des bons et mauvais jours ne vont pas tarder à décliner aussi.

20180106_B

Quelle interprétation ?

Alors que depuis des siècles, l’espérance de vie dans les populations occidentales augmentait régulièrement, depuis environ 15 ans nous avons vu d’abord une inflexion des courbes, puis l’atteinte d’un plateau et finalement un déclin.

Les mouvements sont lents dans ce type de statistiques humaines ; mais les tendances sont lourdes ; elles ne s’inversent pas du jour au lendemain. Dit autrement, ce que nous observons maintenant c’est probablement l’amorce d’un déclin qui va s’accélérer dans les années à venir.

Oserais-je dire qu’au vu des 15 dernières années, il est inéluctable que l’espérance de vie de américains diminuent pour de longues années. Les fonds de pension peuvent se réjouir mais pas  les gérants des assurances sur la vie.

Les calculs sur lesquels est basée l’évolution des cotisations de retraite peuvent être revus.

Tout cela est loin d’être drôle. D’abord parce que les statistiques françaises sont comparables avec un léger décalage. Nous avons eu l’inflexion et le plateau, il nous reste à constater le déclin. Inéluctable car les tendances sont lourdes.

Une autre mauvaise nouvelle, si je puis me permettre, c’est que la cause de ce déclin n’est pas clairement identifiée. Les décès de cause cardiovasculaire ou par cancers (qui représentent la grande partie des causes de décès dans nos pays) continuent de diminuer certes plus lentement mais quand même. Cela signifie que les nouvelles causes de décès sont d’origines multiples sans qu’une particulière soit identifiable, comme (par contraste) on l’avait vu avec l’épidémie de SIDA quoique sans impact majeur sur l’espérance de vie générale.

Cela signifie que c’est l’état de santé générale de la population qui est altérée. Je ne me permettrais pas d’autres hypothèses pour le moment.

Une évolution semblable est intervenue dans les années 70s du siècle passée en Union Soviétique. Quand l’inflexion des courbes a été confirmée, les autorités soviétiques ont cessé de publier leurs chiffres avant même que le plateau soit atteint. Les moins myopes des épidémiologistes de l’époque soupçonnaient que l’état de santé de la population soviétique était en voie de dégradation rapide ; mais nous n’avions pas prévu que les choses iraient aussi vite : moins de 20 ans plus tard l’Union Soviétique s’effondrait…

Il est probable que les choses iront de même dans les pays occidentaux (USA puis Europe) dans un proche future.

Nous pouvons nous attendre à des graves perturbations sociales dans la (ou les) décennie(s) qui viennent car l’espérance de vie est aussi un marqueur de satisfaction des populations. Quand plus rien ne va au point de voir décliner l’espérance de vie, la fin des réjouissances approche.

Je ne suis pas de ces « collapsologues » qui chaque année annoncent fin du monde ; mais certaines données doivent donner à réfléchir : à force de jouer avec le climat, la santé des mers et océans, la radioactivité, le cholestérol et la vaccinologie exubérante, nous allons en payer le prix !

Désolé de ces très mauvaises nouvelles !

 

 

 

 

 

 

Avoir un cholestérol très bas est de mauvais pronostic…

 

Jusqu’à récemment, avoir un « cholestérol haut » était présenté comme dangereux par quelques subtils propagandistes.

Tout dépend évidemment de ce que nous appelons un « cholestérol haut ».

Par rapport à quoi ?

Par rapport à une moyenne mesurée chez des bien-portants et supposée normale ?

Certes non. En effet, par rapport à cette moyenne, la majorité des victimes d’infarctus du myocarde ou d’accident vasculaire cérébral (AVC) ont un cholestérol normal ou bas.

En conséquence, et avec les années, on a diminué la « moyenne » supposée normale afin de faire rentrer de force la réalité dans les théories fumeuses du « cholestérol qui bouche les artères »…

C’est-à-dire faire en sorte que, de force, tous les infarctus et les AVC aient quand même un « cholestérol haut »…

TOUTE la cardiologie internationale et nationale a participé à cette honteuse mascarade !

Mais ça n’était jamais trop bas ; jusqu’au point de décider, hors de toute rationalité, que le cholestérol normal était celui qui était le plus bas possible.

En anglais, on dit : the lower the better.

Traduction française : plus con tu meurs !

Et finalement ce qui devait arriver est arrivé, puisque le cholestérol est innocent.

Quoi ? Réponse : même ceux qui ont un cholestérol très très bas [indiqué ci-dessous par l'expression "ultra-low LDL-C"] sont à risque de faire un infarctus ou un AVC !

C’est officiel ; la Cardiologie Internationale et Nationale découvre, subjuguée, cette évidence que le risque d’infarctus ou d’AVC ne dépend pas du cholestérol.

20171229_A
20171229_B

Bon, on ne va pas faire d’autres commentaires. La nouvelle est « tombée » un 18 décembre !

C’est un peu dur à digérer avant les fêtes ; d’autant qu’à la même époque sur une radio nationale (France Q pour ne pas la nommer), un olibrius alpin à 2 pattes expliquaient en bonne compagnie aux auditeurs et à un brillant professeur de la Pitié Salpêtrière (Hôpital parisien), pourquoi le cholestérol était innocent et pourquoi les médicaments anticholestérol, notamment les statines (mais aussi les autres), étaient inutiles et toxiques.

Pour ré-écouter l’émission de France Culture : https://www.franceculture.fr/recherche/articles-et-diffusions?q=Lorgeril

Depuis, silence radio ! Même l’INSERM n’a encore rien dit ; c’est pas peu dire…

Patience !

Nous allons nous régaler avec les contre-attaques qui ne sauraient tarder…

Par quelles voies passeront-ils pour sauver leur réputation, voire leur autorité fortement compromise ?

A tous les délicieux visiteurs de ce blog : Bonne année 2018 !

 

 

 

 

 

 

 

 

France Culture le lundi 18 décembre 2017

 

Vous me croirez si vous le voulez mais France Culture m’a invité à parler du cholestérol le lundi 18 décembre… Entre 16:00 et 17:00.

Soyez avec moi et posez vos questions car [tel est l'objet principal de ce message], les auditeurs peuvent avoir la parole.

Si vous le faîtes, soyez assez malin pour poser une question qui n’aille pas dans mon sens mais au contraire me permette de répondre à des pauvres victimes des statines qui n’en croiraient pas leurs oreilles. Je vous fais confiance !

Il leur aura donc fallu 12 ans – depuis la parution de mon premier livre en français sur le sujet (et donc accessible aux gens très cultivés des chaînes publiques culturelles) – pour s’apercevoir qu’il y avait autre chose que Pâté Macaroni et la « Voix de son Maître » sur le cholestérol et les statines.

Bon, la messe n’est pas dite puisqu’il y a peu ARTE m’avait envoyé le billet d’avion pour voler à Strasbourg et dialoguer avec un professeur de cardiologie pour finalement annuler au dernier moment… Probablement qu’une Société Savante ou une Académie s’était interposée…

Tout est encore possible d’ici lundi…

Mais comme les étranges nouvelles ne viennent jamais seules, j’ai eu la grande surprise d’être contacté par un délicieux journaliste du Quotidien du Médecin qui s’interrogeait sur cette incongruité qu’on puisse avoir de l’athérosclérose avec un vilain mauvais cholestérol bas ou normal ; et qui s’étonnait encore plus (vraiment délicieux cet athlète) que les auteurs de cette étude publiée dans un grand journal de cardiologie américain concluent en préconisant des traitements anticholestérol encore plus forts puisque même bas le cholestérol était encore toxique.

Ça ne s’invente pas…