Archives pour la catégorie santé publique

Monsanto-Bayer et son Roundup face à des juges

Une des formules préférées des délinquants en col blanc est de dire face à des médias « soudainement » agressifs (pour des raisons que seul le spectacle médiatique explique et que je ne comprends toujours pas…) que je fais confiance à la Justice de mon pays

Choupinette ! C’est beau comme un cachalot ivre échoué sur une plage désertique

Mais parfois, toujours trop tard pour les victimes, c’est vrai et la Justice passe…

Toujours trop tard !

Depuis au moins 10 ans, dans des conférences et dans mes livres, je montre les données scientifiques concernant la question « Roundup/Glyphosate et cancers » car il me semblait que le doute était suffisamment fort pour qu’on applique enfin le Principe de Précaution !

Encore récemment en France et en Europe, des ministres remarquablement cravatés et  incompétents se disputaient pour savoir s’il fallait enfin (et immédiatement) stopper la diffusion dans la nature et dans les assiettes de nos bébés de ce produit toxique.

Je m’étonnais aussi qu’un industriel allemand (Bayer) dépense tant pour s’approprier Monsanto et son Roundup. Bon !

Et Zorro est arrivé ! La Justice américaine, je veux dire, et en plein délire trumpetisant

C’est beau comme un cachalot ivre…

Monsanto1

Trop tard pour cette victime-là… Et pour les millions d’autres…

Mais ici je veux rendre hommage à cet américain qui, dit-il, défend une cause qui le dépasse ; un peu comme le colibri de qui vous savez…

Monsanto2

 

 

 

 

 

 

Les juges parlent d’écocide ! Bon !

C’est beau comme un cachalot ivre…

Monsanto3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’ai rajouté le document ci-dessus pour montrer que la criminalité industrielle est un beau métier et que sur le temps long, quel que soit la peine infligée, les industriels ont beaucoup à gagner…

Depuis la guerre du Vietnam… Ça laisse du temps pour faire son petit marché

Ce qu’il faut garder à l’esprit c’est que dans l’anonymat des cols blancs et la criminalité industrielle, on se passe le mistigri aussi vite que la scarlatine : le manager de Monsanto sera demain chez BigPharma (par exemple chez Bayer) à moins qu’il ne préfère se recycler chez Air France (qui cherche désespérément un sauveur miraculeux) ou dans l’industrie des vaccins qui a le vent en poupe… mais peut-être pas pour longtemps !

Tout ça pour dire quoi ?

Message simple : Monsanto, le Vioxx, les diesels de Volkswagen, les statines, les vaccins : c’est tout du pareil au même ; mais ça vaut mieux que d’attraper la scarlatine, disait la chanson…

 

 

Statines, Zona et immunité

 

Plusieurs études, notamment en Asie (Corée) et Europe (Royaume-Uni)  rapportent une association positive et significative entre la prise de statines et la survenue de Zona (herpes zoster en anglais).

En voilà une publiée dans PlosOne en Juin 2018 :statins zona 1

 

Et une autre étude de 2015 concernant l’Asie :statins zona 2

 

Les curieux peuvent en trouver d’autres.

Bref, les statines augmentent le risque d’avoir le Zona et, vu le nombre de personnes qui consomment des statines, même une faible augmentation du risque peut avoir une influence sur la santé publique ; et enfin, vu l’inutilité des statines pour la prévention cardiovasculaire…

D’autant plus que les séniors sont la cible préférée des prescripteurs de statines et que ce sont aussi les séniors les principales victimes du Zona.

Le Zona est une maladie de la peau (avec une éruption) rarement sévère mais susceptible d’être douloureuse et surtout de laisser parfois persister des douleurs (type névritiques) chroniques invalidantes chez des personnes âgées notamment.

Le très rare Zona ophtalmique (ou herpes zoster ophthalmicus, en anglais médical) est une urgence médicale.

Je ne vais pas faire un cours de médecine mais mettre l’accent sur plusieurs choses qui peuvent intéresser (et faire réagir) les visiteurs de ce blog :

1) le Zona est dû à une réactivation du virus de la varicelle comme si, après avoir longtemps dormi, il se réveillait lorsque son hôte (chacun de nous, si on a été victime d’une varicelle sauvage dans l’enfance) voit ses défenses immunitaires décliner avec l’âge ;

2) les vaccinés dans l’enfance (très rares en France) peuvent avoir le Zona ;

3) ne pas confondre les herpès virus (une grande famille) et le virus varicello-zonateux qui est un herpès  parmi d’autres ;

4) plus longtemps on est sous statine et plus le risque de Zona augmente ;

5) quand on stoppe le traitement, le risque de Zona semble diminuer ;

6) les observations 4) et 5) suggèrent fortement une relation de causalité entre la prise de statines et la survenue d’un Zona ;

7) comme le Zona est une réactivation d’un virus dormant, ces données suggèrent que les statines peuvent être immunosuppressives ;

8) dans mon dernier livre sur les médicaments anticholestérol (quelle horreur !) j’avais déjà donné quelques exemples de maladies infectieuses favorisées par les statines, notamment l’hépatite virale C ;

9) une réaction logique face à ces observations assez solides (sur le Zona comme sur les statines) est qu’il serait urgent de reconsidérer les millions de prescriptions de statines ;

10) la réaction logique des experts du Zona liés à l’industrie ne doit étonner personne : dépêchez-vous de vacciner vos séniors sous statines contre le zona

11) … avec le tout nouveau vaccin recombinant de GSK qui est déjà commercialisé aux USA et au Canada ! Son nom ? Shingrix !

12) mais ne vous réjouissez pas trop vite, il ne sera disponible en France qu’en 2020 selon une source généralement bien informée, MesVaccins.net (ci-dessous) :

vaccins zona

 

13) ce retard à l’allumage est sans doute providentiel pour les citoyens français : les citoyens d’autres nationalités en font l’essai avant eux ; au cas où…

14) la composition de ce nouveau vaccin antiviral est intéressante : bien qu’il ne contienne pas de virus vivant (plus ou moins intact par rapport au sauvage), l’adjuvant n’est pas de l’aluminium ;

15) mais sa composition est suspecte à plusieurs points de vue ; outre des substances lipidiques étranges, ma principale préoccupation concerne la présence de Polysorbate 80 (en quantités inconnues)… dont j’analyse les effets dans un de mes prochains livres sur les vaccins (ci-dessous la composition officielle) :

vaccin zona2

15) restent quelques questiosn : avons-nous une évidence ferme (indépendante de l’industriel) que ce vaccin est efficace ? Quels sont les effets adverses ? Les immédiats ? Les retardés ?

16) vu la présence d’adjuvants, notamment du Polysorbate 80, les effets adverses sont-ils inéluctables ?

17) et si les essais cliniques ont été bien conduits (ce qu’il faut vérifier) et que ce vaccin est efficace cliniquement, combien de temps l’est-il ?

Conclusion : y a t-il des séniors volontaires pour essayer le Shingrix ?

 

 

 

 

 

Le « bon » cholestérol HDL : De profundis !

 

Il semblerait que les plus hautes Autorités commencent à se faire à l’idée que la notion de « bon » cholestérol doit être abandonnée.

Les visiteurs réguliers de ce Blog et mes fidèles lecteurs (articles scientifiques et livres) ne seront pas étonnés : je l’avais écrit dès mon premier livre en 2005 quand l’affaire du Vioxx m’avait enfin ouvert les yeux sur le cholestérol, le bon, le mauvais et le reste.

A l’époque, étant moi-même un très récent converti [quoique depuis les années 1980s j'ai fréquenté des milieux obscurs peuplés de personnes (à l'époque déjà assez âgées et très expérimentées par rapport à moi qui était encore selon eux un "jeune couillon"... à 55 ans...) que l'épopée du cholestérol faisait bien rire], je ne manifestais mon scepticisme qu’avec prudence.

Psychorigide j’étais déjà ; on ne se refait pas !

Tout ça pour dire que, ces jours-ci, a été publiée la confession du HDL. Évidemment, c’est discret et ce ne sont pas des prestigieux professeurs qui s’expriment, mais quelques porte-paroles auto-désignés qui traduisent les pensées profondes de nos éminences académiques. Celles-là se sont enterrées dans les funérariums les plus proches de leurs domiciles.

Ayons pitié, mes frères, de ces « autorités » car ceux qui ont beaucoup pêché seront beaucoup pardonnés.

Faut dire qu’ils ont, au cours de longues carrières, pêché du gros comme disait Hemingway juste avant de se suicider… BigPharma est généreux avec ses fidèles !

Dévoilons les grandes lignes de la « confession du HDL » mais sans entrer dans les détails puisque ça n’a plus aucun intérêt. C’est publié sur un des sites les plus fréquentés par la cardiologie internationale et très chouchouté (financé) par BigPharma.

C’est donc l’oraison funèbre de leur Dieu lui-même qui est prononcée là :

HDL 1

 

 

Le titre dit tout, inutile de traduire, je pense :

HDL 2

Prions pour eux, mes frères, en ce beau dimanche d’été…

« Ainsi meurent les vieux chevaux fourbus » disait un de mes ancêtres de retour de Croisade !

 

 

 

Y a-t-il une « fausse » et une « vraie » science ?

 

Toujours à l’affut de quelque sujet qui pourrait augmenter leurs ventes, les médias conventionnels « en papier » se sont jetés sur ce « business florissant » que serait la « fausse » science ; évidemment pour la condamner fermement ! Oups ! Qui ne le ferait ? C’est très vilain de propager des « fake news » comme disent les perroquets commandités.

Et notre média conventionnel « en papier » préféré n’a pas voulu être en reste (ci-dessous) et bien sûr comme toujours en finesse : « gangrène », « business »… fausse science1

Nos judicieux, et très justiciers, rédacteurs pleurnichent à propos de cette supposée « fausse » science qui fleurirait sur les réseaux sociaux ou réseaux parallèles tandis qu’une « vraie » science serait malmenée et plus ou moins abandonnée sur les réseaux conventionnels, ceux gérés par les sociétés savantes, les académies, les corporations, les Ministères (parfois) et surtout l’industrie, notamment celle des médicaments et… des vaccins !

Car, parmi les cibles de nos Zorros de la « vraie » science, il y aurait les célèbres anti-vaccinalistes des réseaux parallèles, prototypes selon eux de la « fausse » science

Si nos Zorros pratiquaient eux-mêmes un peu la science et la recherche, la vraie ou la fausse peu importe au lieu de pondre leurs idioties, ils sauraient qu’il y a autant de science bidonnée (plutôt que « fausse », ce qui ne veut rien dire) sur les réseaux conventionnels que sur les réseaux parallèles.

Y a-t-il plus vulgaire désinformation que celle diffusée dans les congrès médicaux conventionnels sponsorisés par l’industrie pharmaceutique ?

Y a-t-il plus grossière déformation des réalités que celle propagée par les administrations sanitaires et les académies à propos de la médecine des vaccins ?

Mais il y autre chose sur les réseaux conventionnels qui n’existe pas sur les réseaux parallèles, quel que soit leur mode de financement, ce que certains qualifieront de « business » florissant comme si l’activité économique et financière des médias conventionnels n’était pas aussi du « business florissant ».

C’est quoi cette « autre chose » ?

C’est, pour reprendre le vocabulaire de nos Zorros, la gangrène de la censure.

Si nos Zorros avaient essayé une seule fois de publier des news peu favorables à un « business florissant » (académique ou industriel), ils sauraient qu’on se heurte immédiatement à un barrage organisé par les sponsors des médias conventionnels.

Via les médias conventionnels, les seules vies scientifiques admissibles sont celles qui ne peuvent porter préjudice au « business florissant » : soit vous apportez des informations, voire des découvertes, qui ne portent ombrage à personne ou qui peuvent générer un « business florissant » nouveau, soit vos « découvertes » sont des fake news

Et ainsi prospèrent inéluctablement des réseaux parallèles avec le meilleur et le pire : beaucoup de fake news mais aussi des perles et des trésors !

Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y ait pas quelques trésors sur les médias conventionnels : la différence avec ceux des réseaux parallèles, c’est qu’ils ne gênent personne. Bref, il y a encore quelques trésors ; et le problème des vrais chercheurs en sciences, c’est de les identifier dans un raz de marée de fake news sur les réseaux sociaux (dits parallèles) et sur les réseaux conventionnels.

Je résume : contrairement à ce que pensent nos justiciers Zorros, il n’y a pas de « vraie » ou « fausse » science, il y a des théories scientifiques. Certaines sont intéressantes et résistantes à la critique, au moins temporairement. Les supports de diffusion de ces théories, réseaux officiels (type PubMed) ou réseaux parallèles (type Google) ont peu (ou pas) d’importance.

Parce que les professionnels (les vrais chercheurs et scientifiques, pas les Zorros) savent reconnaître les théories intéressantes et résistantes (c’est leur métier) indépendamment des réseaux de diffusion.

Dans ce contexte, il n’est pas inutile de bénéficier de son propre réseau d’information où chacun (par exemple chaque visiteur de ce Blog) peut venir s’informer et aussi informer les autres : « avez-vous vu ça ? » « Savez-vous que ? »

Personnellement, j’ai ainsi plusieurs réseaux d’amis et confrères qui m’informent bénévolement. Certes, je dois trier mais les petits trésors et les perles ne sont pas rares. Merci à tous.

Tous ces réseaux parallèles (qui rendent fous de jalousie les Zorros des médias conventionnels) constituent un progrès majeur de l’époque. Il devient difficile de « faire croire » n’importe quoi à des citoyens alphabétisés. Certes, certains comprennent vite ; alors que d’autres sont plus lents. Nous avons tous nos soucis ; mais « avec le temps va tout s’en va… » disait le grand Jacques [pardon, c'était le petit Léo... encore une fake news...].

Ainsi explosera la vulgaire bulle vaccinaliste, suffit d’attendre un peu et de laisser derrière soi, à chaque passage, quelques tiques amicales (merci Grande Dame Nature) qui propageront le scepticisme !

Ainsi va la Société Spectaculaire et Marchande décrite par Debord et ses petits amis il y a 70 ans. Comme le temps passe !

D’ailleurs, comme bien décrit par nos Zorros commandités, ces dérives spectaculaires qu’ils découvrent aujourd’hui (choupette !) ne concernent pas que la publication.

Les réseaux conventionnels et parallèles sont bord à bord dans cette débauche hilarante et « juteuse » (ci-dessous).

Fausse science 2

Heureusement, de même qu’il y a des réseaux parallèles où la parole est libre et non censurée, il y a aussi des réunions et congrès qui permettent à ceux qui savent nager  dans les eaux troubles de trouver des informations utiles et intéressantes.

Adhérez à l’AIMSIB ; on vous guidera vers quelques oasis de liberté !

 

 

 

 

 

 

 

n

L’académie de médecine, le cholestérol et les statines : une pitoyable aventure !

académie 1

 

 

 

 

académie 2

Pour d’obscures raisons, quelques académiciens ont cru nécessaire de célébrer les médicaments anticholestérol, notamment les statines.

Ça rappelle quelques autres pitoyables aventures !

Par exemple, celle-là : https://www.youtube.com/watch?v=4MPhCBiEUL0

Prenez le temps d’apprécier. Le début du texte est délicieux  : « Oh! la pitoyable aventure! L’un ne veut mettre ses efforts qu’à composer, pour mes beaux yeux, des vers baroques, et l’autre, plus grotesque encore, de l’horloge n’a pu sortir rien qu’à mi-corps, avec son ventre empêtré de breloques... »

Des breloques ? Jolie formule pour désigner des liens d’intérêt !

Que les académiciens publient ces sornettes ne fait que confirmer tout le bien que nous pensons des académies en général ; au moins jusqu’au jour où je serai moi-même intronisé… oups !

Le plus drôle évidemment n’est pas dans le contenu du texte de ces malheureux, mais dans leur déclaration de conflits d’intérêt (ci-dessous) :

Acad 3

La façon dont les choses sont présentées est amusante aussi quoique mal visible, désolé.

Par exemple, un Pr Plouin (avant-dernière ligne) : déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.

Traduction libre : « il ne connait rien au sujet mais il cosigne pour faire plaisir à ses amis industriels qui l’ont rémunéré pour d’autres propagandes que celle des statines ».

Sont vraiment très drôles ces académiciens. Un dîner en ville (ou un autre pince-fesse rive gauche) en leur compagnie doit valoir la peine ; pas la peine d’apporter de quoi sniffer pour se tordre de rire… Oups !

Je laisse à chacun le plaisir d’apprécier. Avec de tels CV (sachant qu’ils ne disent que le quart des réalités et que, vu leurs âges canoniques, ils ont beaucoup oublié…), nous avons là une pépinière de futurs ministres ou, à défaut, de PDG de l’INSERM.

Il n’y a aucun commentaire à faire sur le contenu même du texte qui traduit à la fois une grande et pitoyable acculturation et surtout un déficit de méthodologie scientifique. Même aux USA, ils n’osent plus ; un stagiaire donne l’alerte avant publication…

Cela dit, vu l’âge moyen d’un académicien, il y a peu de chance que l’un d’entre eux ait conduit le moindre essai clinique comme investigateur principal et sans qu’un ingénieur de l’industrie ait tenu la main tremblante du signataire.

Bonne bise ce matin, pas de cumulus en vue. Bon vent, matelots !

 

 

 

 

 

 

 

 

Réunion de travail de l’AIMSIB le 23 Juin 2018 à Paris

On m’a demandé de faire cette annonce.

Le nombre de places étant limité, il est préférable de s’inscrire rapidement.

AIMSIB meeting 2018

L’après-midi, c’est une réunion de travail visant à préparer le Congrès annuel d’Octobre à Toulouse.

Donc, pas de conférence plénière mais un atelier « ordonné » où chacun pourra s’exprimer à condition de s’inscrire au préalable.

 

 

 

 

VACCINS et Figaro : contamination, expertise, indépendance, autorités sanitaires et réseaux sociaux !

 

La question des vaccins [utilité, efficacité, innocuité en soi ; mais aussi obligation, règlementation, recommandation, information...] agite notre société de façon chronique ; notamment au niveau des médias qui ne cessent de jacasser comme des pies qui craindraient pour leurs nids.

Les arguments développés sont rarement pertinents. Prenons un exemple récent ci-dessous : selon le quotidien du matin Le Figaro, une prestigieuse revue médicale, les antivaccins seraient des méchants « contaminateurs » et les réseaux sociaux une arme de désinformation massive !

figaro vaccins

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pourquoi cette brillante rédactrice du Figaro, hautement « compétente » sur le sujet des vaccins (si on la juge sur ses terrifiantes écritures), se fait accusatrice plutôt qu’informatrice ?

Se contenter d’informer la ferait respectueuse de la déontologie de sa profession… Trop demander sans doute !

C’est étonnant car ce problème essentiellement médical et scientifique devrait faire l’objet d’un consensus ou au moins donner lieu à un débat  entre experts indépendants.

En effet, la chose la plus étonnante de ce débat qui n’a pas lieu, c’est l’absence.

Qui est absent ?

L’expertise indépendante tout d’abord.

En effet pour chaque vaccin et chaque maladie que chaque vaccin veut empêcher, nous avons des experts dans nos laboratoires de recherche et services hospitaliers. Pourquoi sont-ils absents ?

Nous avons des experts de la coqueluche au CNRS et à l’INSERM, des experts des méningocoques à l’Institut Pasteur, etcétéra. On ne les entend pas. Pourquoi ?

Pour une raison principale : un expert, par définition, n’est expert que d’un domaine particulier. Celui qui connait bien la rougeole et son virus n’est généralement pas aussi compétent en tuberculose et son bacille ou en diphtérie et sa bactérie.

Or ce qui domine actuellement c’est la confusion. Chacun (sauf les experts) parle de tout ; tout en ne connaissant rien ou pas grand chose sur chaque vaccin. Un vrai expert de la coqueluche s’exprimera sur la coqueluche et sa bactérie mais humblement s’abstiendra sur la tuberculose. Car l’expertise c’est justement de savoir les limites de sa propre expertise et donc de ses propres limites vis-à-vis de l’expertise des autres.

Il est assez amusant d’entendre des ministres successifs, des députés et des médias variés (y compris les docteurs rikiki de la télévision) donner leur avis sur chaque vaccin et chaque maladie comme s’ils étaient eux-mêmes les experts de tout à la fois.

Dans un tel brouhaha, un vrai expert est inéluctablement condamné au silence.

Autre chose peut l’inciter au silence : s’il est vraiment expert, il est hautement probable que des industriels aient fait appel à son expertise pour aider à développer de nouveaux produits commerciaux. Ce n’est pas anormal mais suscite quelques obligations éthiques et juridiques.

Dit autrement, nos vrais experts ont souvent des liens d’intérêt, possiblement conflictuels, et leur silence devient une contrainte car s’ils faisaient une recommandation ou un commentaire en faveur d’un produit commercialisé (éventuellement grâce à eux), ils seraient accusés d’une forme ou l’autre de corruption. Ce ne serait pas anormal.

Quelques vrais experts généralistes toutefois sont indemnes de ces douloureux dilemmes.

Par exemple, des vrais physiologistes expérimentés (ayant un certain vécu et du bon sens), des vrais infectiologues confrontés régulièrement à des cas cliniques divers et variés (et auteurs de quelques publications scientifiques) ou encore des épidémiologistes experts dans les méthodologies modernes de l’investigation scientifique et médicale.

La majorité de ces experts généralistes ne dit rien ou, quand certains osent s’exprimer courageusement (Pr Raoult, Pr Montagnier, par exemple), c’est pour dire leur opposition à la politique vaccinaliste actuelle.

Évidemment, les archéo-bureaucrates vaccinalistes travaillant pour les Ministères ou l’OMS depuis de décennies ont rarement l’indépendance et les compétences requises pour être qualifiés d‘expert indépendant. Ce sont pourtant les interlocuteurs préférés des médias.

On ne peut pas avoir milité toute sa carrière en faveur des vaccinations obligatoires et tout soudain se prévaloir d’une vision objective de ces questions. De même (autre exemple), les avis et opinions de ceux travaillant avec et pour la Fondation Bill et Melinda Gates – fondation qui a fait de la question des vaccins et de l’extinction de quelques maladies infectieuses la pierre angulaire de son marketing supposé désintéressé – ne sont pas les mieux placés pour délivrer des expertises indépendantes.

Il y a, et ce n’est pas surprenant, une autre remarquable absence.

Cette absence de la HAS est remarquable car elle n’est pas totale.

Dit autrement, sa présence est minimale ; le minimum syndical diraient certains mauvais esprits (dont je m’exclus) pour ne pas déplaire aux Ministres successifs mais sans pour autant sombrer dans un béat assentiment. Il faut ménager l’avenir.

HAS 1

Les missions de la HAS et surtout de sa Commission de la Transparence (ci-dessus) sont clairement indiquées par le Législateur et peu compatibles (on parle de méthodologie et d’épidémiologie) avec les obligations vaccinales actuelles.

On peut penser, en conséquence (car notre monde n’est pas fait que de méchants), que certains membres de la HAS et de sa Commission de la Transparence ont quelques difficultés scientifiques et éthiques avec la politique vaccinaliste actuelle ; sans pouvoir le dire explicitement. Probablement difficile de faire l’unanimité dans cette Commission…

D’où leur extraordinaire discrétion !

La suite de l’histoire – avec surtout l’organisation d’un débat équilibré entre experts indépendants – nous en dira plus… Suffit d’attendre que le fruit soit mûr…

 

 

 

 

 

 

 

Le dernier opus de l’AIMSIB à propos de conflits d’intérêt dans l’Administration de la Santé

 

Certains textes, venant de brillants auteurs, marquent parfois l’histoire des idées.

Un exemple au hasard, le texte de Desproges à propos des « voyages en ascenseur » :

https://www.youtube.com/watch?v=s69nBxtqi8E

Desproges

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cela dit, et dans la même veine comique et tragique, puis-je me permettre de recommander la lecture du dernier opus de l’AIMSIB ?

C’est là : https://aimsib.org/2018/05/17/du-rififi-au-plus-haut-niveau-de-ladministration-de-la-sante/

Bonne lecture !