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Cholestérol, statines et Président trump : naufrage de la cardiologie américaine…

 

Suite au dernier numéro concernant l’espérance de vie aux USA qui décline sans explication claire, nous apprenons aujourd’hui des choses qui pourraient nous aider à comprendre ce phénomène inattendu… par certains.

Nous apprenons en effet par le New York Times que le Président Trump est sous statine (rosuvastatine 10mg) et que les prestigieux cardiologues américains [probablement ce que l'on fait de mieux dans les hôpitaux Universitaires américains et hors des USA] qui s’occupent de lui sont encore très inquiets.

Pourquoi ? C’est écrit (en anglais) ci-dessous : l’examen clinique du Président a révélé en effet de graves soucis, il aurait un « méchant » cholestérol encore très élevé malgré sa statine. Il est donc malade !

Je passe sur l’examen clinique qui aurait « révélé » un cholestérol élevé, c’est probablement un lapsus du journaliste…

Le prestigieux cardiologue américain, le Pr Eric Topol, un admirable monsieur que j’admire au moins autant que les plus admirables des nôtres dans nos hôpitaux Européens le dit très doctement : c’est très grave ! Donc, c’est grave.

Je le pense aussi !

Mais peut-être pas pour la même raison : c’est grave pour la cardiologie américaine !

Et donc, avec une finesse que nous avons tant admirée dans nos débats télévisuels, notre professeur de cardiologie lève très haut le drapeau rouge (the red flag) pour alerter : notre homme serait sous la menace d’une grosse vague cardiaque. Vite, il faut augmenter les doses de rosuvastatine !

Cela dit, en toute confidence et bienveillance, j’avais observé moi-aussi (c’est-à-dire comme d’autres médecins américains mais œuvrant dans des unités de psychiatrie, si mon souvenir est exact…) que le Président Trump est en effet quelque peu malade.

Nous savons que les statines peuvent induire des troubles cognitifs.

Certes, 10mg de rosuvastatine pour un homme d’environ 100 Kilos ce n’est pas encore un surdosage. Mais vu l’état du patient, augmenter la posologie ne me parait pas une bonne idée. J’espère que mon conseil désintéressé sera suivi car notre homme a tout de même quelques lourdes responsabilités.

Nous savions, après les malheureuses expériences  du président Clinton, que la cardiologie américaine était gravement malade ; probablement plus que son Président…

La leçon d’aujourd’hui est que ça ne s’est pas amélioré.

Si l’espérance de vie décline, la cardiologie américaine sombre…

Et cela explique peut-être un peu ceci !

Sombre aussi l’avenir de la marine marchande !

Mais nous on s’en fout ; on a la meilleure médecine du monde !

 

 

 

 

 

 

 

Avoir un cholestérol très bas est de mauvais pronostic…

 

Jusqu’à récemment, avoir un « cholestérol haut » était présenté comme dangereux par quelques subtils propagandistes.

Tout dépend évidemment de ce que nous appelons un « cholestérol haut ».

Par rapport à quoi ?

Par rapport à une moyenne mesurée chez des bien-portants et supposée normale ?

Certes non. En effet, par rapport à cette moyenne, la majorité des victimes d’infarctus du myocarde ou d’accident vasculaire cérébral (AVC) ont un cholestérol normal ou bas.

En conséquence, et avec les années, on a diminué la « moyenne » supposée normale afin de faire rentrer de force la réalité dans les théories fumeuses du « cholestérol qui bouche les artères »…

C’est-à-dire faire en sorte que, de force, tous les infarctus et les AVC aient quand même un « cholestérol haut »…

TOUTE la cardiologie internationale et nationale a participé à cette honteuse mascarade !

Mais ça n’était jamais trop bas ; jusqu’au point de décider, hors de toute rationalité, que le cholestérol normal était celui qui était le plus bas possible.

En anglais, on dit : the lower the better.

Traduction française : plus con tu meurs !

Et finalement ce qui devait arriver est arrivé, puisque le cholestérol est innocent.

Quoi ? Réponse : même ceux qui ont un cholestérol très très bas [indiqué ci-dessous par l'expression "ultra-low LDL-C"] sont à risque de faire un infarctus ou un AVC !

C’est officiel ; la Cardiologie Internationale et Nationale découvre, subjuguée, cette évidence que le risque d’infarctus ou d’AVC ne dépend pas du cholestérol.

Bon, on ne va pas faire d’autres commentaires. La nouvelle est « tombée » un 18 décembre !

C’est un peu dur à digérer avant les fêtes ; d’autant qu’à la même époque sur une radio nationale (France Q pour ne pas la nommer), un olibrius alpin à 2 pattes expliquaient en bonne compagnie aux auditeurs et à un brillant professeur de la Pitié Salpêtrière (Hôpital parisien), pourquoi le cholestérol était innocent et pourquoi les médicaments anticholestérol, notamment les statines (mais aussi les autres), étaient inutiles et toxiques.

Pour ré-écouter l’émission de France Culture : https://www.franceculture.fr/recherche/articles-et-diffusions?q=Lorgeril

Depuis, silence radio ! Même l’INSERM n’a encore rien dit ; c’est pas peu dire…

Patience !

Nous allons nous régaler avec les contre-attaques qui ne sauraient tarder…

Par quelles voies passeront-ils pour sauver leur réputation, voire leur autorité fortement compromise ?

A tous les délicieux visiteurs de ce blog : Bonne année 2018 !

 

 

 

 

 

 

 

 

L'horrible vérité sur les médicaments anticholestérol

Debriefing après l’émission de France Culture sur le cholestérol

 

Pour ré-écouter l’émission de France Culture : https://www.franceculture.fr/recherche/articles-et-diffusions?q=Lorgeril

Certes le présentateur est un peu « horrifié » de ce qu’il entend et j’ai dû le freiner sous peine de me voir à nouveau accusé d’horrifier les populations.

Quelle est la limite entre « information objective et douloureuse » et « ne pas horrifier la population » ?

Le présentateur m’a reproché d’avoir décliné son invitation d’échanger avec un représentant de la Société Française de Cardiologie.

C’est inexact.

J’ai seulement demandé que mon interlocuteur soit un vrai expert du sujet « cholestérol » et que cet expert soit vraiment indépendant, c’est-à-dire libre de tout grossier conflit d’intérêt.

Ce n’était pas une exigence irrationnelle si on veut délivrer un message scientifique !

France Culture n’en a pas trouvé ! D’où l’absence de représentant de cette honorable corporation.

Ce n’est pas ma faute si…

Mais c’est une information majeure !