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Les programmes télévisuels sont-ils utiles à l’émergence des évidences en médecine ?

 

C’est une question compliquée car la « télé » a des impératifs : l’audience, certes ; donc plaire au plus grand nombre ; mais aussi se faire comprendre du plus grand nombre ; le contraire de l’élitisme ; distraire et faire du spectacle pour des spectateurs passablement abrutis par des conditions d’existence [travail, famille, patrie, ...] qui ne contribuent pas à l’ouverture des esprits.

J’ai souvent été « aspiré » (depuis mes premiers exploits médico-scientifiques du milieu des années 1990s) par cette enivrante spirale spectaculaire. J’en ai toujours  (j’ai bien écrit « toujours » ; donc sans exception) gardé un goût amère en me disant à chaque fois qu’on ne m’y reprendrait pas…

Et pourtant, de façon répétitive, je suis retombé dans cette ornière désastreuse ; et à chaque fois pour toutes sortes de bonnes raisons.

Et aujourd’hui encore. Et donc encore une fois, je me dis que je n’aurais pas dû, que je ne devrais pas ; et je le fais pourtant !

Je demande pardon !

Question : pourquoi malgré cette frustration répétitive (et attendue), je recommence ?

Réponse : ce n’est pas une question d’égo, je sais que je serai toujours un peu ridiculisé, associé à d’autres déclarants dont je ne partage pas les idées ; et surtout que jamais mes idées seront correctement présentées. Alors pourquoi ?

Parce que j’ai toujours un peu l’espoir que ça pourrait rendre service à quelques uns, éveiller quelques consciences, provoquer quelques réactions favorables aux idées et théories que je défends et surtout éviter à quelques uns les malheurs que la médecine moderne leur réserve…

Bilan : concernant la seule question du cholestérol et des médicaments anticholestérol, la bagarre dure depuis 12 ans. Ai-je gagné quelque chose ? Ai-je fait avancer les choses grâce à des participations à des télés ou des radios ?

Pas sûr ! Peut-être serait-il préférable de « cultiver son jardin » comme disait Voltaire…

Avis des visiteurs souhaités ; avec comme question principale : avons-nous quelques bonnes raisons de « participer » à ces tristes spectacles ?

Exemple à prendre : la dernière émission « Cash investigation » de la 2 visible désormais sur le web.

 

 

 

 

 

Petit cadeau pour « amateurs éclairés »

 

Au moment où il fait un peu chaud, un peu de chaleur de l’Italie méditerranéo-donizettienne :

https://www.youtube.com/watch?v=MCZ3EJUaMkA

Pas besoin de dire merci, je sais que tout le monde va aimer ; sauf ceux que ça fait rire, un peu comme la Castafiore faisait rire Tintin et faisait peur à Milou…

 

 

 

Notre « Tête au carré » reportée au 5 Mars ! Et aussi un peu de réflexion sur l’époque…

 

Message à l’équipage : Rien n’est perdu, mille sabords, nous serons là le 5 mars à Radio France et il faudra nous poser des questions !

On peut espérer des questions importantes et stimulantes ; pour essayer de faire barrage au délire ambiant, comme par exemple ce best-seller aux USA :

http://www.thebigfatsurprise.com/

Célébré par la cardiologie universitaire anglo-saxonne ; et ça viendra (la célébration par les mêmes analphabètes) bientôt chez nous quand le livre aura été traduit en français.

En deux mots, cette journaliste d’investigation [ne pas avoir de carrière universitaire est parfois un avantage aux USA vu le scepticisme vis à vis des scientifiques] nous dit que ce qu’on a raconté pendant des décennies à propos des graisses animales était faux et que, donc, nous pouvons (devons) manger de la viande, notamment du bœuf…

La première partie de l’offensive n’est pas fausse ; mais la déduction l’est…

A propos de la diète méditerranéenne, son puissant argument « contre » est que ses protagonistes aux USA ne sont que des vulgaires petits profiteurs qui veulent se faire inviter à des meetings au bord de « Mare Nostrum » comme disait Jules césar…

Personnellement, je préfère effectivement un deux étoiles à Venise ou Barcelone qu’un 5 étoiles à Detroit ou Cincinnati…

Ceci étant dit, nous mesurons ici la profondeur du débat scientifique aux USA et on ne s’étonnera pas que quelques jeunes désœuvrés (au vu de la mauvaise soupe qui leur est servie) aient peu de respect pour nos exploits scientifiques.

Nous ne nous faisons aucune illusion sur les sommets atteints (ou qui seront atteints) chez nous autres, les jeunes désœuvrés comme les académiciens…

Mais, contrairement aux académiciens américains, ceux de chez nous n’ont aucune excuse : ils peuvent lire « Le nouveau régime méditerranéen. Pour protéger sa santé et la Planète« …

Liront-ils, ces malheureux, nos œuvres complètes ?

 

 

 

 

 

CADEAU DE NOEL DE LA PART DE L’AMIRAUTE

Anecdote : lors d’un récent interview pour une chaîne de TV française où j’expliquais les turpitudes des sciences médicales contemporaines, nous avons été interrompus par un spectateur (présent par inadvertance) qui s’étonnât que je puisse dire de telles choses avec le sourire…

Ma seule (et mauvaise) réponse fut de lui dire que j’essayais de rester dans la « pensée positive » plutôt que d’aller me faire harakiri devant quelques palais républicains…

D’autres le firent, mais j’agis non par devoir mais car j’aime la vie…

Je veux m’excuser.

D’autre part, si certains, par mauvais hasard ou peut-être comme pensionné de la gendarmerie, n’avaient pas apprécié l’air des brigadiers du précédent billet, voici pour se rattraper de quoi satisfaire tout le monde pour les fêtes, ceux qui aiment les beaux airs comme ceux qui aiment les belles femmes chantant en duo…

A partir de là (pas de sexisme), l’Amirauté ouvre un concours : qui pourvoira ce blog avec un duo de « beaux hommes » chantant un bel air ?

Chacun a une idée de ce que sera la récompense de la gagnante !

Ce billet aura pour « mots-clés » : « prévention » et « vie sexuelle » ; écoutez-les chanter et vous comprendrez pourquoi…

MERCI A TOUTES ET A TOUS

Voilà c’est fait !

Notre éditeur a pris sa décision ; après avoir pris en compte tous les avis et commentaires obtenus via ce Blog et bien d’autres sources …

Le titre n’a pas été modifié de façon significative, contrairement à nos souhaits d’auteurs ; mais à dire vrai, nous ne sommes pas vraiment compétents en la matière et des considérations commerciales [l'annonce très anticipée du livre sur Internet] sont importantes.

De nos jours, un livre est un travail d’auteurs certes, mais aussi une entreprise très sociale ; on est loin des feuilletons de Balzac ; beaucoup d’intervenants dans la conception et la fabrication de l’objet ; puis dans sa distribution et commercialisation. Il n’est pas absurde de dire que même pour le titre, le libraire de Trifouillés-les-Oies a son mot à dire, via le circuit de distribution : « Pensez-vous qu’un livre traitant de … puisse intéresser vos clients? »

Bon, on aura fait de notre mieux (nous autres et vous tous – encore merci !) comme le colibri de Pierre Rabhi …

On aura au moins compris deux choses grâce aux visiteurs de ce Blog :

1) tout le monde comprend assez bien où on veut en venir, même sans connaître le contenu du livre ;

2) certains pourraient être surpris de son contenu réel ; et il peut sembler urgent que nous fassions comprendre explicitement notre message de scientifiques non-écologistes professionnels

Bref, nous nous réjouissons à l’avance des réactions de nos lecteurs, positives ou négatives, voire violentes [en principe, si nous avons bien travaillé, nous devrions avoir des deux, voire des trois ...] ; et nous sommes prêts à défendre nos positions ; mais aussi à en changer si des arguments solides nous sont présentés.

Il est évident que le problème soulevé suscite beaucoup d’agitation, et même des violences puisque nous comptons déjà quelques victimes innocentes …

Urgent d’en débattre avant de s’entretuer !

Ce ne serait pas la première tentative de suicide de nos sociétés, comme les récentes célébrations de 14-18 et 39-45 nous l’ont rappelé !

Mais, foi (pas foie, quoique …) de flibustier aviné, nous ne laisserons pas les « autres » y aller de leur discours sordide sans entonner notre petit refrain et donner la parole à tous ceux qui, ayant posé leurs verres et la bouteille, sauront exprimer quelque chose de compréhensible !

Tous aux chaloupes, la mer monte !

APPEL A MES AMIS VISITEURS !

Notre prochain livre est terminé ; publication prévue en janvier 2015 !

Nous avons du mal à nous décider concernant son titre ; nous avons besoin de vos opinions et avis ; voire critiques …

Merci de nous dire ce que vous comprenez [sachant que ça prend une pleine première page de couverture, avec le nom des auteurs en haut et celui de l’Éditeur en bas] quand le titre est :

Protéger sa Santé et la Planète

Un nouveau Régime Méditerranéen

ou bien :

Un nouveau Régime Méditerranéen

Pour

Protéger sa Santé et la Planète

Toute autre idée sera bienvenue du moment que les mots clés (que chacun aura reconnus) sont présents.

Merci d’avance à tous et à chacun

L’Amiral de la Flotte

CRISE AIGUE DANS LES SCIENCES MEDICALES

C’est pire qu’une crise, c’est une tragédie grecque.

Les visiteurs réguliers de ce blog en ont eu maints exemples, alors pourquoi parler encore des dérives des sciences médicales (pas bon pour le moral et la santé, les pensées négatives !) et par ce beau mois de Septembre 2014 ?

Parce que ce printemps maussade nous a réservé une drôle de surprise.

Ne cherchez pas dans vos médias habituels, ils ont zappé aussi vite que leurs ombres, comme disait le célèbre Lucky Luke, si je ne m’abuse …

C’est en fait en début d’année 2014 que le pot au rose a été découvert (ou révélé, comme on voudra) par les deux plus grandes revues rapportant les exploits des scientifiques, je veux parler de Nature et Science.

Ils ont dit la même chose, nos prestigieux Directeurs et Editeurs en chef : une très forte proportion des découvertes scientifiques [surtout dans les sciences médicales] n’est pas « reproductibles », ce qui veut dire dans leur jargon que les résultats publiés sont faux ou biaisés, ou inventés ou inutilisables et donc ne servent à rien. Gaspillage immonde des fonds publics puisqu’on ne parle là que de recherches académiques (et pas commerciales) financées par les impôts.

Ce n’est pas très étonnant quand on voit œuvrer les « commerciaux » et ceux œuvrant à leurs soldes. Ce qui a étonné nos Directeurs c’est le chiffre derrière l’aimable notion de proportion. Dans certains domaines, par exemple la recherche de médicaments anticancers ou la médecine expérimentale, on s’approche de 90% de non-reproductibilité

Effarant !

Je ne vais pas ici proposer des explications à ce phénomène totalement inédit dans nos sociétés, je vais simplement dire pourquoi ceux qui en sont responsables trouvent ça insupportable.

L’industrie (pour laquelle j’ai le plus grand respect quand elle est industrieuse et rien d’autre) a fait des choix stratégiques cruciaux dans les années 1980s (en simplifiant) : ils ont décidé de stopper toute recherche importante et de participer (mollement) au financement de la recherche académique (ou publique) en se promettant de dénicher les plus belles découvertes (financées essentiellement avec nos impôts) pour en faire un business attrayant pour leurs actionnaires ou propriétaires. Leurs directeurs financiers estimaient que, vu le coût de la recherche, il était plus rentable de racheter les startups et leurs brevets plutôt que d’investir soi-même dans la recherche.

Au coût annuel du chercheur (et des techniciens et ingénieurs qui lui sont alloués pour aider à ses succès) – et de son licenciement inéluctable quand il vieillit ou devient moins discipliné – on les comprend ; autant laisser à l’État le soin de gérer ces questions socio-professionnelles calamiteuses, les gens de l’industrie sont payés pour générer du business pas pour créer du savoir ou rendre service à l’Humanité.

Ils avaient sans doute raison de leur point de vue, c’est-à-dire générer des profits maximaux grâce à des coûts minimaux.

C’est là le problème et ils ont mis du temps à comprendre. Je ne suis pas en train de faire un cours d’économie politique, juste décrire du vécu !

Les chercheurs ont effectivement « inventé » des inventions, générer des brevets et créer des startups qu’ils s’empressaient de revendre au plus offrants ; pour ensuite, enrichis d’un capital significatif, devenir des … traders, par exemple … Ah le beau métier !

Mais les acheteurs (industriels) des startups mirobolantes ont assez vite aperçu – certes ils avaient anticipé des « déchets » mais pas à ce point – que nos inventeurs étaient plus malins qu’eux [l’arroseur arrosé]. Mais il a fallu le prouver ce manque de reproductibilité, cette fantasque inventivité des farceurs de la recherche publique ; ou au moins créer des labos susceptibles de tester la reproductibilité des découvertes publiées. C’est plus facile que de faire de vraies découvertes, mais ça a pris du temps …

Nous y voilà ! Ils ont compris le pourquoi de la non-reproductibilité ! Et vous aussi ! Que vont-ils faire ? C’est la prochaine étape, on va voir … Ils vont au moins devoir vérifier la reproductibilité-véracité de ce qu’ils achètent, avant d’acheter, donc créer des labos chargés d’auditer les académiques par exemple.

L’amusant, si on peut dire, c’est que ce sont les éditeurs des grandes revues médicales qui se sont plaints le plus fort.

Et pas les industriels qui sont pourtant les vraies victimes. Qu’ils aient un peu honte et se sentent responsables, un peu comme un Directeur de banque qui se fait « plumer » par son trader, on préfère être discret si possible …

Du point de vue des éditeurs, c’est sûr qu’apercevoir tout soudain que 90% de ce que l’on présente comme plus ou moins irréfutable [puisqu’on dirige une revue prestigieuse] est de la m…, peut rendre la digestion difficile.

L’étonnant, c’est le silence médiatique ; et encore plus (apparemment) celui des académiciens et autres arbitres (les élites de la nation notamment aux USA, mais pas seulement), les vrais dindons de la farce en apparence puisque les financements qu’ils attribuent chichement (et précautionneusement) sont gaspillés pour 90% …

Pas si dindons les académiciens, on en trouve beaucoup dans les startups …

Mais tout cela vous le saviez déjà plus ou moins à propos de la recherche dite commerciale : là-aussi il faut générer des profits, pas de faux-semblants, 95% de ce qui est publié sous le joug de l’impérieuse nécessité commerciale ne serait pas reproductible en principe.

Et pourtant, voyez pour les statines, il fut une époque où ils reproduisaient allègrement …

La suite vous la connaissez si vous avez lu notre livre « Cholestérol, mensonges et propagande », plus rien ne peut vous étonner sauf qu’il y ait encore des gens pour s’étonner !

Priez pour nous pauvres pêcheurs !

RECOMMANDATIONS OFFICIELLES (GENERALEMENT GOUVERNEMENTALES), CONFLITS D’INTERÊT ET ETHIQUE !

Un site Internet américain destiné aux médecins (de toutes nationalités) vient de publier le résultat d’un sondage intéressant.

La question – à laquelle il fallait répondre par OUI ou par NON ; il ne faut pas que ce soit trop compliqué pour nos praticiens, très occupés par ailleurs – était : « Les membres des Comités qui publient des Recommandations scientifiques ou médicales pratiques dites OFFICIELLES doivent-ils être libres de tout conflit d’intérêt ? »

Réponses des votants : 86% de OUI !

Impressionnant et sans ambiguïté.

Suivent un certain nombre de commentaires des votants allant plus ou moins tous dans le même sens : « c’est indispensable mais probablement impossible parce que … bla, bla … »

Ce dernier point (l’impossibilité de …) rappelle la fameuse prosopée servie jusqu’à plus soif par les mécréants qui se délectent cyniquement de leurs multiples liens d’intérêt : « si vous n’avez pas de conflit d’intérêt c’est que vous ne présentez aucun intérêt ».

C’est tout-à-fait répugnant comme raisonnement – témoignage de la façon dont on raisonne parmi nos élites – mais comme avec toutes les dérives éthiques, il y a là un peu de vrai. Dans un monde gouverné par la marchandisation, rares sont ceux qui, pour une raison ou une autre, ne sont pas achetables.

Mais on est ici à côté du problème, évidemment. Un peu trop naïf, à mon goût.

Il y a une différence entre « être acheté » et « être rémunéré ». Tout bon chercheur ou expert salarié (modestement) par l’Etat (avec nos impôts) ou une autre Institution doit aider aux progrès économiques, diffuser son savoir, collaborer avec l’industrie (et le commerce) et en retour recevoir quelque rémunération compensatoire.

Ce sont des liens d’intérêt normaux ; mais qui ne doivent pas devenir des conflits d’intérêt. Il suffit simplement de ne pas participer (en aucune manière) aux discussions et négociations qui donnent lieu, via des Comités d’experts, à des recommandations officielles.

Facile à comprendre !

Rien d’humiliant à cela.

Comment est-il possible que ce ne soit pas la REGLE ?

Réponse : ces comités étant précisément constitués pour aider le commerce et l’industrie, tout doit être fait pour que les experts émettent des recommandations qui leur soient favorables. D’où l’impérieuse nécessité de sélectionner des experts compatissants, voire complices.

On fera pourtant semblant de travailler pour l’intérêt général et la Santé Publique. Ici on voit rugir le réacteur de la Société du Spectacle. Si on vous montre le noir, il faut immédiatement en déduire que le vrai est blanc. C’est l’inversion de la réalité typique de notre époque et si bien montrée par Debord et autres situationnistes. Tant qu’on n’a pas compris ça, on dérive, sans boussole et sans cap, dans notre époque.

Tous les experts sont-ils de cette eau-là ? Non, bien sûr !

Il y a les vrais experts (facile à vérifier) ayant réellement produit des travaux de recherche et qu’il serait urgent de consulter ; et les pseudo-experts qui sont considérés comme tels non pas à cause de leurs fulminantes recherches mais parce qu’ils ont été désignés pour faire œuvre d’experts (membres de comités ad hoc et amis de l’industrie) malgré l’absence de tout travail publié ayant une quelconque valeur scientifique.

Mais, et c’est la conclusion, vrais ou pseudo, tout expert ayant des liens d’intérêt avec les industriels impliqués dans la problématique en discussion doit être exclu du Comité décisionnel, du Comité qui émettra les recommandations dites officielles.

Élémentaire, mon cher Watson !