DIABETE ET HEREDITE, DIABETE ET CONJOINTS

Certains sont résistants à l’idée que notre “mode de vie” soit (en termes de santé à long terme) un paramètre prépondérant.
Pour le diabète, par exemple [le dit Type 2, dit aussi de la maturité ; et qui est le plus fréquent], on tend à penser qu’il nous tombe dessus un peu (beaucoup) par hasard ou, alternativement, qu’il nous viendra inéluctablement du fait de sa fréquence dans notre lignée, comme si c’était “inscrit”.
J’ai beaucoup écrit qu’il n’y avait aucun argument scientifique solide (au moins jusqu’à maintenant) pour défendre ces deux thèses ; probabilité qu’elles soient erronées (indéfendables) très élevée mais l’antithèse est difficile à documenter, surtout à propos de l’hérédité puisqu’on a l’impression que des familles sont atteintes et donc “prédisposées”.
Concernant l’effet du hasard, laissons de côté, cela peut jouer certes (on ne peut exclure) mais l’ampleur de l’épidémie mondiale et l’importance des facteurs multiples et des interactions (en dehors du facteur héréditaire) est telle qu’on ne peut que conclure qu’il (le facteur hasard) ne peut qu’être négligeable.
Concernant le facteur génétique [ou facteur familial], outre l’absence de gène ou de trait génétique clairement identifié et l’importance bien démontrée des facteurs du mode de vie (nutrition et exercice physique, pour faire simple), une étude amusante vient d’apporter une information importante : les conjoints des diabétiques [dans nos sociétés, les conjoints sont rarement consanguins…] ont un risque significatif de devenir eux-mêmes diabétiques.
C’est là : http://www.biomedcentral.com/content/pdf/1741-7015-12-12.pdf
Désolé, c’est en anglais… Faut s’habituer ; ou pas, car dans 10 ans, ce sera en chinois ! Mieux vaut apprendre le chinois que de se mettre à l’anglais…
La méthodologie utilisée par nos collègues canadiens (+25% d’augmentation du risque chez les conjoints) sous-estime probablement l’ampleur de l’association et ne démontre pas de causalité, certes…
Mais ça nous indique que quand on veut adopter une stratégie préventive, ça doit se faire en couple (hétéro ou homo peu importe, les docteurs s’en foutent) si on a la chance (ou la malchance) de vivre en couple.
Le proverbe le disait : “qui s’assemble, se ressemble” !
C’est comme pour le tabac, si un des deux continue de fumer, celui qui s’abstient ne gagne pas grand chose…
Ça ne veut pas dire que la génétique ne joue aucun rôle, nous expliquons ces choses dans nos livres, mais c’est presque négligeable.
A propos du diabète, les généticiens eux-mêmes reconnaissent que l’hérédité explique moins de 10% du risque de devenir diabétique. C’est là pour les curieux et aussi pour les sceptiques : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3057517/pdf/nihms-248743.pdf
Bref, pour rester en santé, adoptez en urgence le mode de vie (et de se nourrir) du gentil Dr de Lorgeril ; ça pourrait vous sauver la vie !
Sur ce, nous vous disons “à bientôt” et il faudra avoir notre nouveau livre en main pour pouvoir alimenter la discussion à propos de la façon de se nourrir.

PREFEREZ LE SEIGLE, COMPLET ET BIO

Nous voici de retour avec des bonnes nouvelles … de nos recherches ! Pour l’actualité, on verra plus tard.
Nous travaillons depuis longtemps sur les effets biologiques des polyphénols de certaines céréales.
Les polyphénols du seigle [une céréale peu consommée en France mais beaucoup par les scandinaves] sont particulièrement intéressants et nous avons soupçonné qu’ils puissent avoir des effets sur la synthèse endogène des oméga-3, ce que nous avons appelé le fish-like effect à propos de anthocyanines (du raisin et du vin) dans des recherches précédentes. La théorie est importante, à l’heure où nous devons trouver des moyens de trouver (ou fabriquer) des oméga-3 sans manger du poisson. Qu’avons-nous trouver ?
Quand vous mangez (beaucoup) du seigle complet, vous absorbez des polyphénols qui sont connus pour protéger des maladies du cœur et des cancers, notamment le cancer du sein.
Vous modifiez votre flore intestinale (votre microbiote) dans un sens antidiabétique, ce qui pourrait contribuer aux effets sus-mentionnés à propos des cancers et des maladies cardiovasculaires, et vous induisez une flore qui “active” les polyphénols.
Et enfin, vous induisez des modifications particulièrement avantageuses du métabolisme des acides gras oméga-3 (qui sont augmentés) et des oméga-6 (diminués) dans le sang et le foie.
Et ces changements des acides gras [probablement dus aux polyphénols (du seigle) qui doivent être au préalable métabolisés par les bactéries intestinales (certaines)] sont aussi anti-cancéreux et protecteurs du coeur.
Bref, avec le seigle, c’est bingo !
La prochaine fois que vous allez chez votre boulanger, exigez du seigle ! Complet évidemment !
Et bio encore plus évidemment ! Sinon, changez de boulanger ! Faut ce qu’il faut !
Une seule limite : si vous êtes gluten-intolérant, désolé, faudra penser à autre chose, le seigle contient du gluten !
Si vous êtes seulement “sensible”, vous pouvez essayer, peut-être que le gluten du seigle de votre boulanger est “supportable” pour votre système immunitaire …
Bon, trois tranches d’un bon pain de seigle, 20 grammes de beurre bien gouteux (et bio) avec 6 huitres et un verre (ou deux) de blanc, plutôt un Bourgogne aligoté (à mon goût) et bio, une salade (bio) avec ses noix bio et son huile d’olive, un fruit bio et vous avez un repas de roi (méditerranéen) ; vous pouvez remplacer le beurre par de l’huile d’olive que vous répandrez méticuleusement sur vos tartines après les avoir un peu aillées … le tour est joué.
Merci de donner votre opinion, et surtout vos expériences, afin que tout le monde en profite !
PS : ne cherchez pas ces données dans la littérature scientifique et médicale ; nous n’avons pas encore publié ; c’est notre petit cadeau de rentrée ! Surtout, attention, nos données concernent des expériences conduites sur des rats … Mais ne sommes-nous pas des vilains gros rats ?

Effet placebo et … Statines

Suite aux discussions générées sur ce Blog par l’article concernant les génériques et l’éventuelle diminution (avec les génériques) de l’éventuel effet placebo lié à la prescription d’un médicament conventionnel (supposé efficace ou non sur une base biologique indépendante de l’effet placebo), certains visiteurs du blog pourraient se demander ce qu’il en est d’un effet placebo lié à la prescription d’un médicament anticholestérol type statine.
Ça devient compliqué, je me sens “petit” mais j’espère clarifier cette question avec l’aide des visiteurs de ce blog … Allons-y courageusement, on rectifiera en cours de route si nécessaire.
Si l’effet placebo de la majorité des médicaments prescrits avec conviction – c’est un point crucial : pas de conviction, pas d’effet placebo – par le médecin est aussi puissant que certains le décrivent, alors la prescription d’une statine devrait obligatoirement entrainer des effets bénéfiques sur la simple base d’un effet placebo ; et indépendamment de tout effet lié à la diminution du cholestérol ou autre propriétés, réelles ou illusoires, des statines.
Il faut aussi admettre que la démonstration tangible de l’efficacité biologique (chute du cholestérol pouvant atteindre 50 à 70% chez certains patients) de la statine par une simple prise de sang (et l’inscription de cette baisse sur le papier à en-tête du biologiste) peut ajouter à l’effet placebo conventionnel de manière significative : “vous voyez comme je suis un bon docteur ! Je vous ai donné le bon médicament !”
Il ne faut pas négliger enfin l’importance des effets indésirables [douleurs musculo-tendineuses, fatigue, troubles gastro-intestinaux, troubles de la mémoire, du sommeil, des yeux, etcétéra …] dans l’amplification de l’effet placebo. Un bon docteur pourra les utiliser pour confirmer l’efficacité cardioprotectrice : “certes, vous avez mal partout et vous ne dormez pas mais réjouissez-vous, ça veut dire que le médicament est vraiment très actif chez vous et protège vos artères …”
Des collègues m’ont confirmé utiliser cet argumentaire à profusion pour justifier leur prescription de statines malgré leur scepticisme quant à la culpabilité du cholestérol ; c’est de bonne guerre ! A la fin, ce que souhaite un médecin c’est faire du bien à ses patients, quel que soit le mécanisme à l’œuvre.
Il y a deux circonstances possibles où cette magistrale efficacité des statines sous forme d’effet placebo peut être vérifiée : soit les études d’observation (l’épidémiologie classique) où l’efficacité de la statine est analysée a posteriori par comparaison de patients ayant reçu une statine avec ceux n’ayant rien reçu (pas de placebo) ; soit les essais cliniques randomisés (tirage au sort) où via un protocole de double aveugle (placebo contre statine) on évalue les effets de la statine indépendamment de tout effet placebo, au moins  en théorie.
En toute logique, dans les études d’observation, l’effet placebo joue à plein (tel que décrit ci-dessus, et avec ses amplifications) et il ne devrait y avoir aucune ambiguïté : la statine DOIT absolument être efficace dans ce contexte, indépendamment de tout effet dû à la diminution du cholestérol, sous peine d’être accusée d’augmenter le risque de complication en abolissant les effets bénéfiques de l’effet placebo. Terrible dilemme !
C’est pour cette raison très scientifique que les études d’observation ne sont pas retenues par les Autorités (pourtant généralement très compliantes) comme argument scientifique suffisant pour commercialiser des médicaments.
Il est donc plus que curieux que des universitaires et autres pseudo-experts (y compris français) viennent encore régulièrement vanter les effets bénéfiques de statines sur la base de telles études très fragiles (euphémisme) …
Par exemple, récemment : http://heart.bmj.com.gate2.inist.fr/content/100/11/867.full.pdf+html
Tandis que d’autres élaborent de subtiles théories sur ces fragiles données.
Par exemple : http://heart.bmj.com.gate2.inist.fr/content/100/11/825.full.pdf+html
Fichtre ! Inculture, propagande ? Qui sait ?
Quant aux médias qui, à grands bruits, reprennent ces idioties … Tristesse et désolation !
Il n’en est pas de même évidemment des effets indésirables qui eux ne sont pas, a priori (et sauf si le médecin prescripteur joue super-habilement et cyniquement de son effet placebo personnel) diminués par l’effet placebo lié à la prescription.
On peut donc éventuellement bénéficier d’un effet placebo [probablement éphémère car les mécanismes puissants qui conduisent à l’infarctus ou à l’AVC sont toujours à l’œuvre et finiront par gagner] dû à la prescription de statine par un médecin convaincu et, en même temps, récolter tous les effets indésirables attendus, notamment les plus pernicieux car silencieux (diabète, cancers, déclin cognitif, pathologies oculaires …) dans la plus grande inconscience, au mépris des règles basiques de la médecine scientifique (et du code de déontologie) et pour un coût exorbitant pour l’Assurance-Maladie.
Et on échappera à tous les bénéfices gratuits que peut apporter l’adoption d’un mode de vie protecteur, longuement décrit dans nos livres.
Ce qui, toutefois, peut apparaitre particulièrement étrange est que certaines études d’observation ne retrouvent pas (ou vraiment très peu) d’effet protecteur des statines à court terme : comment, et par quoi, l’effet placebo attendu est-il aboli ? Toxicité ? Effet placebo trop faible ou trop transitoire ?
Mais les experts (sérieux) des statines ne s’appuient que sur les essais cliniques pour vanter les bénéfices indiscutables (selon eux) de la diminution du cholestérol (par les statines). En effet, les critiques ne peuvent pas évoquer un quelconque effet placebo dans les essais cliniques pour expliquer les bénéfices de la réduction du cholestérol.
Voire !
La majorité des essais cliniques sont rapidement (généralement après moins de 6 mois) désaveuglés par les investigateurs eux-mêmes [sous prétexte de vérifications variées, notamment la survenue d’effets indésirables sévères …] ou par les patients eux-mêmes (avec ou sans la complicité de leur médecin traitant) puisqu’il suffit d’une prise de sang et d’une mesure du cholestérol pour savoir si on reçoit la statine (et pas le placebo) ; sans parler des multiples effets indésirables qui eux-aussi dénoncent le médicament et … éventuellement réconfortent le patient : “ouf ! Je reçois le médicament protecteur et pas le placebo !”
On peut s’attendre donc qu’une partie de l’efficacité proclamée des statines dans les premiers essais cliniques des années 1990s ait été due à un effet placebo non avoué. On pourrait alléguer sur cette base [si on est vraiment très naïf] que les industriels et les investigateurs de l’époque se sont trompés eux-mêmes et étaient, dans le fond, possiblement honnêtes … Ceux qui vivent les yeux ouverts [ou qui ont lu nos livres ou nos articles scientifique] savent que ce n’était pas le cas.
Question brûlante maintenant.
Comment expliquer, en présence d’un effet placebo probable et puissant chez un nombre probablement important de patients recevant la statine au cours des essais les plus récents (avec la conviction que les statines sont efficaces sur la base des essais précédents), que certains essais soient totalement (ou relativement) négatifs, par exemple tous les essais testant le Crestor* ?
Par quel phénomène inédit l’effet placebo est-il aboli dans presque tous les essais publiés depuis 2006-2007 ?

LES STATINES FONT GROSSIR … BEAUCOUP ET VITE !


Nous savions que les statines augmentent le risque d’avoir un diabète, nous le disions dans notre 1er livre sur ce sujet en 2006.

Ce ne fut pourtant admis (après de lourdes hésitations) par les experts qu’en 2012 alors que ces médicaments sont commercialisés depuis les années 1990s.

Il aura fallu plus de 20 ans pour que l’évidence soit démasquée … presque par hasard.

Nous disons aussi depuis longtemps que les statines ne peuvent que faire grossir !

Pourquoi a-t-il été impossible de l’affirmer sans détour ou, inversement, le nier catégoriquement ?

Parce qu’aucun des essais (testant une statine) publiés à ce jour n’a rapporté les données concernant le poids des patients pendant et à la fin de l’essai.

Si vous détectez cette information quelque part, merci de me la communiquer.

Comment est-ce possible ?

Comment des éditeurs de journaux prestigieux et des experts (arbitres) relisant les rapports de ces essais ont-ils pu laisser passer un tel manque ?

Les investigateurs nous ont abreuvés de données inutiles mais n’ont rien dit sur l’évolution du poids !

S’ils n’ont rien dit, c’est qu’ils ne voulaient pas le dire, et s’ils ne voulaient pas, c’est que ça n’était pas bon pour le produit testé. Bien sûr, mon Cher Watson !

Et voilà qu’une grande étude américaine sur près de 28,000 adultes de plus de 20 ans d’âge suivis en moyenne sur 10 ans et comparant des personnes sous statines et d’autres sans statines nous annonce que les statines entrainent une prise de poids de 3 à 5 kilos en 5 ans environ. C’est dans JAMA Intern Med et publié le 24 Avril 2014 (online)

Ce sont des moyennes évidemment, ça ne dit rien sur le poids de départ, les doses de statine, la durée réelle du traitement ; bref, c’est à la fois fragile (quoique incontestable) mais peu précis ; laissant toutefois penser que chez certains (fortes doses, longue durée de traitement, prédisposition à l’embonpoint), l’effet des statines sur le poids peut être catastrophique.

Comme pour le diabète, tout avait été fait pour nous le cacher !

Et comme le diabète et le surpoids augmentent considérablement le risque de cancers, inéluctablement …

Et ils le cachent !

Mais les visiteurs de ce Blog le savent depuis longtemps !

Les investigateurs américains qui rapportent cet effet des statines sur le poids ont aussi analysé (grossièrement) les habitudes alimentaires de cette population (sous statine ou non) et constatent que lorsqu’un sujet américain se voit prescrire une statine, il mange plus et plus gras ; ils disent que les statines rendent “goinfres“ ou gloutons …

Peut-être !

Mais les statines sont toxiques pour les muscles, ce qui inéluctablement diminue l’activité physique des victimes, et rendent insulino-résistants ; et tout ça fait grossir !

Pour résumer, quel que soit le mécanisme toxique à l’œuvre, LES STATINES FONT GROSSIR … BEAUCOUP ET VITE !

Allons-nous enfin savoir ce qui s’est vraiment passé dans les 40 essais cliniques testant les effets des statines ?

S’il y avait autre chose que des complices dans les Institutions (ici et ailleurs) chargées de protéger les patients (et les médecins) des méfaits du marketing industriel et de leurs affidés rémunérés dans les plus prestigieux hôpitaux (ici et ailleurs), nous le saurions déjà !

Ça ne risque pas d’arriver !

Hélas !

Indignés, résistants, donneurs d'alerte, unissez-vous !

Ici, un viticulteur réfractaire aux pesticides systématiques est condamné par une cour de justice … sous prétexte qu’il mettrait en danger ses voisins !
Là, un toxicologue (Séralini) financé par des fondations indépendantes de l’industrie est jeté en pâture à des médias irresponsables sous prétexte que ses excellents travaux démontrant la toxicité des pesticides seraient de mauvaise qualité !
Plus loin, deux  professeurs de médecine (notamment Philippe Even) condamné par leur Conseil de l’Ordre sous prétexte qu’ils violeraient le code de déontologie en disant la vérité à propos des certaines spécialités allergologiques ou à propos des médicaments anticholestérol !
Sans oublier quelques pneumologue Brestois et cardiologue grenoblois que la caste poursuit de sa vindicte sous prétexte qu’ils ne se conformeraient pas aux règles et usages de leur profession !
La Loi du silence règne sur nos pâturages !
Mais plus pour longtemps !
Tremblez, félons, bureaucrates, juges inféodés, corporatistes indignes, médias pourris, politiciens véreux, collabos de tous genres, les résistants sont de plus en plus nombreux ; et vous êtes donc incapables de faire taire leurs voix !
Le peuple, exaspéré de vos mensonges et combines, vous jettera ses tuiles ; vous êtes dans notre collimateur, la grande journée (des tuiles) approche ; et ce ne sera qu’un début !
C’est pas beau la littérature révolutionnaire ?
D’accord, Saint-Just était meilleur !
Moi, c’est pas mon truc ; mais je voulais dire à Séralini et à ce viticulteur bio et à Even que je les aime pour leur courage !
Ceci dit, la littérature révolutionnaire est un exercice amusant, ça défoule, face à ce qu’on peut appeler l’indicible idiotie des collabos …

Les scorpions attaquent les vipères … brèves de statines …

Trop c’est trop !
Trop de critiques contre les statines [marketing préparatif des anticholestérol injectables, j’ai déjà expliqué] ne pouvaient laisser indifférents ceux [vipères ou scorpions venimeux] qui pendant des années les ont défendues [certains en ont vécu] et qui, en plus d’avoir un peu vieillis, n’ont rien à attendre de ces nouveaux médicaments injectables : nouveaux produits, nouveaux chefs de produit, nouveaux clients, nouveaux amis, place aux jeunes …
Ils réagissent donc, les défenseurs de statines, au moins pour donner l’impression à leurs descendants qu’ils n’avaient pas été totalement abjects !
Mais enfin, 7 millions d’anglais, et autant de français au dernier “recensement”, se seraient vus prescrire ces médicaments par des médecins qui pendant près de 30 ans n’auraient rien vu de leurs effets toxiques ou les auraient niés ?
On ne peut négliger toutefois la possibilité que certains médecins aient prescrit a minima pour avoir “bonne conscience” [j’ai diminué les taux du cholestérol-tueur, j’ai fait mon boulot !] tout en évitant au maximum les effets les plus bruyants (les douleurs) sans savoir qu’ils provoquaient peut-être quand même (proportionnellement à la dose et à la durée du traitement) les effets délétères silencieux : diabète, cancers, pathologies oculaires, dépression, déclin cognitif accéléré …
Bref, après la récente confession du “patron” des médecins britanniques qui a déclaré avoir stoppé sa statine qui lui rendait la vie invivable et la dénonciation dans la grande presse britannique de 4 “experts” payés par l’industrie tout en étant membres du Comité (dit indépendant) en charge des nouvelles recommandations “officielles” concernant l’usage de statines, deux ou trois rigolos ont réitéré (parce que ce n’est pas le première fois) que les statines ne donnaient pas plus d’effets secondaires nocifs qu’un placebo, et même moins parfois …
C’est là (ci-dessous). Certes, ce n’est pas publié dans une revue importante, je ne la lis jamais, elle est probablement très dépendante de quelques généreux sponsors ; mais un des sites de cardiologie les plus visités en a fait un éditorial … mais on a l’habitude et on connait le rédacteur en chef …
http://www.medscape.com/viewarticle/821781?nlid=51384_1985&src=wnl_edit_medn_card&uac=78143HG&spon=2
Et une pléiade de médecins britanniques d’approuver bruyamment (voyez les commentaires si vous lisez l’anglais) !
Pour ceux-là, tout bouffis dans leur sadique auto-satisfaction, et devant le grand soulagement qu’ils expriment [ouf ! Je ne suis pas un docteur imbécile …] aucune excuse ne peut être trouvé, pas plus qu’aux prescripteurs de Médiator*.
Tout ça nous rappelle un peu l’hécatombe annoncée (par de prestigieux universitaires parisiens) au cas où des patients cesseraient de consommer leur statine.
Chers amis médecins ou patients, ne vous faites aucune illusion, vous n’êtes pas concernés par cette guerre entre vipères et scorpions, ils s’en foutent de nous ; ce qui se joue sous nos yeux c’est l’avenir des nouveaux anticholestérol injectables …
Il nous reste donc, comme au cirque ou un autre spectacle, à attendre et admirer (ou pas) la réaction de l’autre camp.
Voilà la Société du Spectacle dans toute son ignominieuse beauté

Cholesterol and Statins: Sham Science and Bad Medicine

C’est le titre anglais de notre livre “Cholestérol, mensonges et propagande” traduit désormais en anglais …
C’est une version enrichie évidemment [par rapport à nos versions françaises] puisque chaque semaine nous apporte de nouveaux “points de vue” intéressants.
Nous l’avons aussi débarrassée de toutes les références à nos petites et étroites problématiques franchouillardes, sachant que nous sommes sur ces sujets “au ban” des sciences de la vie de niveau international …
Nous essayons donc, légionnaires, de sauver l’honneur du drapeau … quoique nous soyons plutôt “pirates des caraïbes” et certainement pas des croisés en route pour Jérusalem comme le furent nos sacripants d’ancêtres …
Bref, si vous avez des amis qui préfèrent lire en anglais, dites-leur qu’ils trouveront le livre sur Amazone pour moins de 20€, pas cher vraiment quand ça peut sauver sa vie !

INSUFFISANCE CARDIAQUE ET CANCERS

La fréquence des cancers diagnostiqués a beaucoup augmenté dans nos pays développés.
Deux raisons évidentes à cela :
1) on a fait des progrès techniques [notamment en imagerie] et le diagnostic précoce de cancers est devenu un vrai business.
2) on fait vraiment plus de cancers, pour des raisons variées : je donnerai bientôt ici une explication générale pour les cancers du sein ; et je vais maintenant parler des cancers survenant chez les insuffisants cardiaques.
En parallèle à l’augmentation des cancers, le syndrome d‘insuffisance cardiaque a aussi beaucoup augmenté.
Plusieurs raisons à cela (je ne vais pas rentrer dans les détails), la principale étant que les extraordinaires progrès accomplis dans le traitement de la phase aiguë de l’infarctus du myocarde (je ne pense pas que du mal de la médecine moderne) laisse plus de survivants avec des cœurs abîmés (par la cicatrice d’infarctus) et potentiellement défaillants avec le temps et le vieillissement ; et enfin tous les traitements supposés préventifs de récidive d’infarctus qui sont plus ou moins toxiques … comme chacun sait.
Mais on a fait aussi quelques progrès dans le traitement de l’insuffisance cardiaque, ce qui fait qu’on survit plus longtemps malgré un cœur défaillant (parfois, certes, avec une qualité de vie qui n’est pas toujours excellente, mais c’est une autre question …) ; et donc il y a de plus en plus d’insuffisants cardiaques dans nos consultations ; et dans les registres des épidémiologistes …
Quel rapport avec les cancers ?
J’en parle ici dans le prolongement de mes alertes répétées concernant les médicaments de l’HTA (et leurs effets sur le risque de cancers) simplement parce qu’une étude récente a montré que les insuffisants cardiaques faisaient plus de cancers que des témoins sans insuffisance cardiaque.
Une augmentation de 70% sur une durée de suivi de presque 8 ans. Pas négligeable !
Pour ceux qui aiment aller au fond de choses c’est publié dans le JACC (Hasin T et al; 2013;62:881-6). C’est une analyse d’un registre apparemment bien tenu. Certes, ça ne peut pas répondre à toutes les questions, et notamment les auteurs ne disent pas grand chose des médicaments prescrits à ces patients.
C’est dommage car les autres explications possibles peuvent être rejetées, à mon avis.
Pourquoi est-ce important ?
Parce que les principaux médicaments de l’insuffisance cardiaque sont ceux aussi prescrits dans le traitement (souvent abusif) de l’HTA.
Et voilà ! Les scientifiques, les vrais, aiment bien voir leurs théories confirmées par des argumentaires indirects. C’est le cas ici. C’est comme un puzzle : il manquait une pièce au milieu du paysage et vous en trouvez une qui se loge bien là où ça manque …
Ce n’est jamais définitif mais ça aide à prendre des décisions !
Autrement dit, et en conclusion, ces données épidémiologiques sur l’insuffisance cardiaque corroborent ce que nous suspectons fortement à propos des médicaments de l’HTA et de leurs effets catastrophiques sur le risque de développer un cancer.
Tout faire pour ne pas avoir à prendre les médicaments de l’HTA et, si on doit vraiment, sélectionner ceux qui entrainent le plus faible risque de cancers.
Pour plus de détails, je vous renvoie à notre livre “Prévenir l’infarctus et l’AVC“.

FRAUDE SCIENTIFIQUE ou "Scientific misconduct"

C’est un sujet difficile !
Et les scientifiques n’aiment pas en parler, pour toutes sortes de raisons, la principale étant que quand on appartient à une communauté, on évite de la critiquer, de s’en désolidariser …
Bref, on est une bande de “braves copains“, on a fait des bombes atomiques et des bombes chimiques mais … “c’était pas not’ faute, faut pas confondre c’est pas nous que ...”
En médecine, c’est encore plus grave car, contrairement aux scientifiques qui travaillent sur une levure ou une plante, les conséquences peuvent être “dramatiques” pour tout un chacun à la minute même où on fait une découverte : si on trouve que les statines augmentent le risque de cancers, il n’y a pas une minute à perdre pour le faire savoir, vu le nombre de sujets menacés …
Bon, tout le monde a compris. Et, après quelques secondes de réflexion, la majorité a aussi compris que ce n’était pas aussi simple … que ce n’était pas sûr, que ça dépend si, qu’il faudrait vérifier que, qu’il ne faut pas que  …
Bon, c’est déjà bien d’en parler !
Beaucoup de visiteurs de ce blog me félicitent de mon courage (MERCI encore !] et surtout de prêcher seul dans le désert !
Sur ce dernier point, les apparences sont peut-être contre moi ; mais, en fait, notre société est animé d’un profond mouvement de scepticisme qui, de mon point de vue de médecin, est catastrophique ; mais vu par le prêcheur (que j’ai l’impression d’être) est très sain …
A preuve ce document : http://editorsupdate.elsevier.com/issue-40-september-2013/understanding-and-addressing-research-misconduct/
Ça vient du plus gros éditeur “privé” et “commercial” du monde et lui-même s’alarme des “scientific misconduct” … Tellement y en a que ça pourrait perturber le business de l’édition.
Et ensuite suivez le “guide” ou le fil, et vous allez à partir de ce fil tirer une interminable chaussette de laine !
Le phénomène est en effet considérable, pour ne pas dire “cataclysmique”.
Illustration : tous les jours je lis (parcours) très vite des articles des plus grandes revues scientifiques que dès la deuxième ligne je sais être “bidons” … Plus c’est (apparemment) important et plus la probabilité que ça soit “bidon” est grande …
Comment faire dès lors pour attraper les bons filons, les vrais bons travaux crédibles et bien présentés ?
Je n’ose pas le dire … mais je le dis quand même : comme dans tous les métiers, le travail et l’expérience !
Bonjour chez vous !

LE DEBAT SUR LA TRANSPARENCE DES ESSAIS CLINIQUES FAIT RAGE !

Je l’ai assez dit ici, nous ne pouvons pas croire “sur parole” les rapports de l’industrie pharmaceutique sur ses propres produits.
Je ne suis pas le seul à le dire ; à tel point que l’Agence Européenne du Médicament (EMA) négocie actuellement et durement (un pas en avant, un pas en arrière) une réforme radicale des procédures d’analyse des essais cliniques qu’on peut résumer, pour faire simple, sous le terme “transparence” !
Pour avoir une idée des discussions actuelles concernant la validité des essais cliniques – et donc la possibilité de vérifier le contenu des bases de données, ce que l’on appelle la “transparence des données scientifiques” – sans se perdre dans les labyrinthes de la bureaucratie européenne [qui fait d’ailleurs bien plus en termes de transparence que ses équivalents aux USA ou en Asie], je recommande la lecture (en anglais, désolé) de ça :
http://www.ema.europa.eu/ema/index.jsp?curl=pages/special_topics/general/general_content_000555.jsp&mid=WC0b01ac0580607bfa
Mais surtout ça :
http://www.plosmedicine.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pmed.1001202
Nous – c’est-à-dire quelques experts libres et indépendants – devons avoir accès à toutes les données brutes de chaque patient inclus dans un essai clinique de façon que nous puissions, par nous-mêmes, refaire tous les calculs statistiques qui soutiennent les conclusions de l’industriel et de l’Agence Officielle (FDA aux USA, EMA en Europe, par exemple) qui – je ne plaisante pas – valide ces conclusions sur la base des données fournies par l’industriel.
Rien n’oblige un industriel à montrer – laisser voir – l’intégralité du contenu de ses bases de données !
A ma connaissance, il n’y a pas en France  (ailleurs que sur ce Blog) de discussion avérée – c’est-à-dire plus ou moins officielle ou publique – sur ces sujets cruciaux. Silence, on dort ! Ne pas dérangez !
Sauf, évidemment, des tentatives d’enfumage venant des professionnels du secteur [ ” touche pas à mon business, petit ! ” ]. Par exemple, ça :
http://biopharmanalyses.fr/cro-les-entreprises-de-la-recherche-clinique-garants-de-la-transparence/
Si vous avez vent de quelque chose d’indépendant et concret, merci de me dire !
En bref, les industriels du secteur sont en général contre la transparence quoique certains fassent semblant de s’y soumettre [la Société du Spectacle dans toute sa splendeur …] pour mieux y échapper : les données brutes bien sûr, mais seulement celles qui ne portent pas [vraiment pas du tout] préjudice à nos sociétés industrielles … et aux profits qu’elles génèrent !
Il est évident qu’avoir “accès aux données brutes” ne suffit pas !
Il faut aussi que nous puissions vérifier la validité de ces données dites “brutes”, celles à partir desquelles nous faisons les analyses !
Qu’est-ce que cela veut dire ?
Beaucoup de choses, mais pour expliquer, je vais donner un exemple simple.
Soit un essai clinique testant un médicament supposé diminuer le risque d’infarctus du myocarde. Dix mille (10,000) patients sont recrutés et répartis à l’aveugle dans un groupe traité et un groupe recevant le placebo. Après x années de suivi, les investigateurs déclarent qu’il y a eu 100 infarctus dans le groupe placebo et 50 dans le groupe traité avec le nouveau médicament : une réduction de 50% du risque ! Magnifique ! Ces chiffres sont donnés à titre d’illustration, ne pas raisonner dessus, bien sûr !
Avoir accès aux données brutes (vu par une Agence du Médicament), c’est avoir accès aux 150 dossiers (anonymisés) des patients qui ont présenté un infarctus, puis aux calculs statistiques présentés par l’industriel.
Ça ne suffit pas évidemment !
Il faut aussi pouvoir vérifier qu’il n’est vraiment rien survenu chez les 9850 patients qui n’ont pas eu, selon l’industriel, un infarctus !
Ça tombe sous le sens !
Soit nous faisons confiance et les 150 dossiers d’infarctus sont de peu d’intérêt. Soit nous ne faisons pas confiance [“chat échaudé …“] et il faut pouvoir vérifier dans les deux groupes si le ratio infarctus/indemnes est correctement rapporté.
En effet, s’il est impossible d’inventer des infarctus dans le groupe recevant le placebo, il est vraiment trop facile “d’oublier” quelques infarctus dans le groupe traité …
Et il ne faut pas se plaindre qu’on ne soit pas en confiance ; ils ont été prévenus qu’on ne les croyait plus … sauf ceux qui sont payés pour les croire sur parole ! Triste époque !
Honte sur eux !
Tout ceci pour parler des éventuels effets bénéfiques d’un quelconque médicament.
On peut imaginer à quel degré de tartufferie peut donner lieu l’examen des effets toxiques d’un médicament.
Je donne ci-dessous un exemple de rapport de l’Agence Européenne concernant l’effet pro-cancer des certains médicaments antihypertenseurs que j’ai discutés dans des billets précédents :
http://www.ema.europa.eu/docs/en_GB/document_library/Medicine_QA/2011/10/WC500116862.pdf
J’étouffe ! A l’aide !
Bon, “on n’est pas sorti du sac” … mais (soyons positif !) ça progresse puisque ça discute …
Le chemin parcouru nous donne quand même une petite idée de “d’où l’on vient” !
Il y avait de quoi s’alarmer ! Il était temps ! Je n’ai pas perdu mon temps !
Que penser aujourd’hui de toutes les canailles (dans les médias et les académies, ici ou là) qui, au lieu de mêler leurs voix à la nôtre – pour le progrès de l’humanité, pas moins ! – nous traitaient de parano ou de mal-élevés ?
On discute donc  ces jours-ci des réformes à apporter à un système qui est mort et qu’il faut enterrer …
Admettons maintenant que nous fassions d’ici peu de réels progrès dans la transparence, que ferons-nous de tout ce qui a précédé ces réels progrès ? Quand nous vivions dans l’obscurité …
Que ferons-nous de toutes ces “merveilles” – devant lesquelles se prosternent encore les médias et les académiciens de tout poil aujourd’hui – et qui motivent pourtant (au niveau de l’Agence Européenne du Médicament !) l’impérieuse nécessité de changer les procédures et d’imposer la transparence ?
On repart à zéro avec les statines ?
Bien sûr !
Bonjour chez vous !