PEUT-ON (FAUT-IL) CONSOMMER LES EDULCORANTS TYPE ASPARTAME ?

Les édulcorants sont des substances chimiques (ou parfois naturelles) utilisées pour remplacer ou diminuer le sucre dans certains produits de consommation courante, par exemple dans les boissons dites light, mais aussi des aliments, des chewing-gums ; et même les tristes sucrettes à dissoudre dans le café pour remplacer le morceau de sucre, et ainsi priver les enfants du fameux “canard” !
Le plus utilisé est l’aspartame (ou E 951). Il y a aussi la saccharine, la Stévia, et encore quelques autres, mais on va se concentrer sur l’aspartame, le raisonnement s’appliquera aux autres.

Ces substances remplacent le sucre car elles ont un pouvoir sucrant [elles donnent l’impression qu’on mange du sucre] mais n’apportent pas de calorie.
Dans un monde où l’on chasse la calorie, de peur de grossir (premier point), mais où on veut quand même satisfaire son goût pour le sucré (deuxième point) et ne pas se priver de café (troisième point), les édulcorants semblent avoir beaucoup d’avantages, ce qui ouvre un marché (des consommateurs potentiels) et donc un business très attractif …
Un autre avantage des édulcorants c’est qu’ils n’entraînent pas de hausse du sucre dans le sang (puisqu’ils n’apportent pas de vrai sucre) et pas de réaction insulinique ; et on sait combien les pics insuliniques inappropriés sont néfastes. Pour ceux qui ne le savent pas encore, nous l’expliquerons en détails dans notre prochain livre, un peu de patience …
Enfin, la plupart des édulcorants n’ont pas d’effet significatif sur les caries dentaires, ce qui n’est pas négligeable encore.
Que des avantages et pourtant des doutes persistants quand à l’innocuité des édulcorants, notamment de l’aspartame. Pourquoi ?
Parce que de multiples études ont décrit des effets secondaires néfastes.
Ce serait long à expliquer en détails car c’est une longue histoire de mauvaise pseudo-science contaminée de conflits d’intérêt répétés.
D’autres courageux l’ont fait (cet historique), par exemple le Dr E Pélissier dans son livre : La vérité sur les sucres et les édulcorants. Si, à mon avis, il est un peu court sur les sucres, son chapitre sur l’aspartame est excellent et m’épargne la lourde tâche de résumer cette question en quelques lignes.
Qu’on ait lu le Dr Pélissier ou pas, on conclura inéluctablement qu’il est judicieux d’avoir des doutes, d’autant que parmi les défenseurs, outre les industriels du secteur [peu enclins à se tirer une balle dans le pied, comme on dit à la télé], on a une Institution dont les relations avec l’industrie ont été maintes fois condamnées, y compris par les députés européens.
Il s’agit de l’Agence Européenne de Sécurité Alimentaire, la succulente EFSA, qui a récemment décrété que l’aspartame ne posait pas de problème de santé. Voir l’avis là : http://www.efsa.europa.eu/fr/faqs/faqaspartame.htm?wtrl=01gclid=CKr75u671boCFVMbtAodNVgAGw
La lecture de son récent communiqué-résumé est délicieuse ; doit-on se moquer de l’auteur ou du traducteur ? Par exemple, on lit ça : L’EFSA réalise actuellement une réévaluation complète de la sécurité de l’aspartame et a conclu, dans un projet d’avis scientifique … publié le 8 janvier 2013, que l’aspartame ne posait pas de problème de sécurité aux niveaux actuels d’exposition.
Je traduis : on réalise actuellement (au présent de l’indicatif) … mais on a déjà conclu que (au passé) … l’aspartame ne posait pas de problème … aux niveaux actuels d’exposition.
Ce qui signifie, en langage clair, qu’on a des doutes, et qu’à certaines doses, c’est toxique, mais que ces doses ne sont sans doute pas atteintes de façon générale, ce qui ne dit rien des cas particuliers, notamment en termes de sensibilité individuelle aux toxines, une évidence bien connue des docteurs : telle dose chez l’un ne fait rien mais est toxique chez l’autre …
Et cette personne qui me pose maintenant la question est-elle l’un ou l’autre ?
Par comparaison, le sucre n’est jamais toxique, dans le sens toxicologique du terme, celui utilisé par l’EFSA.
On peut lire plus loin : Jusqu’à présent, l’Autorité a toujours conclu que les nouvelles données scientifiques disponibles ne justifiaient pas une révision des évaluations précédentes de la sécurité de l’aspartame …  À l’heure actuelle, l’EFSA réalise la première réévaluation complète de la sécurité de l’aspartame menée à ce jour.
Pourquoi une réévaluation complète (à l’heure actuelle, disent-ils) si “jusqu’à présent …” ?
Bizarre !
Et encore ceci : Dans le cadre de cette réévaluation, l’EFSA avait en effet lancé un appel public destiné à recueillir des données scientifiques et elle a ensuite procédé à l’examen complet de la littérature scientifique disponible. À la suite de cet appel, l’EFSA a obtenu l’accès à plus de 600 études et données scientifiques, déjà publiées ou inédites.
Voilà donc ce que l’EFSA appelle une réévaluation : 1) recueillir des données scientifiques ; puis 2) procéder à l’examen complet de … par une commission “ad hoc” comme on dit dans les bureaux.
Fort de ces lumineuses informations, je m’en vais modestement donner mon avis : il est URGENT de ne pas utiliser ces substances de façon chronique !
Plus généralement, je recommande non seulement de ne pas boire de soda light mais pas de soda du tout, sauf à titre vraiment exceptionnel. Pas de sucrette ! Pas d’aliments lights !
Et si vous avez un problème avec le sucre, sachez que vous n’êtes pas le seul, et que la meilleure façon de s’en libérer, c’est de ne jamais rajouter de sucre, ni dans le yaourt ni dans le café ! On appréciera d’autant plus le goût de ces aliments qu’on les consommera pour eux-mêmes et pas pour le sucre ajouté.
Bref, aspartame et autres édulcorants ? Poubelle ! Par simple prudence, ou précaution !

STATINES ET DIABETE : des centaines de milliers de nouveaux cas par an en France !

Alors que les experts stipendiés et les médias dits “spécialisés”, c’est-à-dire bien souvent spécialisés en propagande mensongère, continuent sans désemparer de défendre les miracles des statines dans la prévention cardiovasculaire, une nouvelle étude conduite par des épidémiologistes canadiens tout-à-fait “innocents” nous annoncent une fois de plus que les statines augmentent le risque de diabète …
Pour ceux qui ont les yeux ouverts, ça n’a rien d’étonnant, on le sait déjà !
Ce qui est intéressant là, c’est l’ampleur de la population étudiée, et leur façon de faire …
Disons-le tout net, ils voient effectivement, et comptent, les nouveaux diabètes ; mais leur évaluation ne peut être qu’une sous-évaluation grossière, je n’entre pas dans les détails …
Mais si on reste sur leurs chiffres [30 à 35 nouveaux diabètes par an pour 1000 personnes traitées] et que l’on transpose à la population française et au nombre de personnes traitées, on se retrouve avec plus de 200,000 nouveaux diabètes par an … à cause des statines !
Énorme !
Mais la vraie réalité, c’est que c’est probablement au moins le double : autour de 450,000 ! Peut-être 500,000 ! Par an !
Nous avons une épidémie de nouveaux diabètes en France actuellement, on se demande pourquoi, les autorités sanitaires se lamentent ; et les experts et autres autorités accusent alternativement l’abus d’écran et d’Internet ou la consommation de sodas …
Peut-être ! Mais ça n’est pas prouvé !
Pour les statines, c’est parfaitement prouvé !
Et on continue, ici et là, experts et médias, journaux et TV, de répéter ce mensonge torpide que les statines protègent les diabétiques ; et qu’en conséquence, tous ces nouveaux diabètes, c’est pas bien grave. Mensonges ! Ou incompétence tragique !
Non seulement les statines ne diminuent pas le risque cardiovasculaire des diabétiques, mais les diabétiques voient leur risque de cancers, de déclin cognitif et démence, de pathologies oculaires et rénales, et d’autres petits malheurs augmenter de façon très significative ; certains cancers multipliés par 3 !
Honteux et criminel !
A ma connaissance, et contrairement aux USA, aucune agence du médicament ou Haute Autorité n’ encore alerté les médecins français de cette grave complication des statines !
Dites moi si je me trompe ou si ça m’a échappé ! Merci !

Fibrillation auriculaire et AVC : le paradoxe du cholestérol !

Beaucoup de mauvaises nouvelles !
Primo, la fréquence des AVC (ou accident vasculaire cérébral) ne diminue pas dans nos sociétés, malgré les efforts considérables (plus ou moins validés sur le plan scientifique) consentis pour les prévenir.
Deuxièmement, la fréquence d’une des principales causes des AVC, la fibrillation auriculaire (on dit FA dans les milieux dits “autorisés”, selon Coluche), ne cesse d’augmenter, ce qui en partie explique notre primo ci-dessus.
Ceux qui ne sont pas familiers de ces concepts médicaux doivent se reporter au chapitre concernant les AVC et les causes des AVC dans notre livre “Prévenir l’infarctus et l’AVC” car ce billet est un complément à ce chapitre ; et ne peut s’y substituer.
J’avais évité dans le livre de m’appesantir sur la FA (une sorte d’arythmie cardiaque) et ses causes car je considérais que les arguments scientifiques disponibles étaient un peu “faibles” ; et tous les visiteurs habitués de ce Blog le savent, j’évite de parler de quelque chose quand je ne suis pas sûr de mon fait !
Mais depuis la rédaction du livre, et certainement parce que la FA et sa principale complication l’AVC, inquiètent réellement les médecins et les chercheurs, nous avons des données nouvelles que je souhaite faire savoir en complément du livre.
Ce furent d’abord des données japonaises indiquant que le risque de FA est inversement proportionnel au cholestérol ! Autrement dit, si votre cholestérol est bas votre risque de FA, et donc d’AVC, augmente !
En effet, la FA est une arythmie qui favorise les embolies cérébrales !
Ce fut évidemment présenté comme une donnée paradoxale – et ainsi minimisée – puisque nous vivons une époque où le cholestérol ne peut qu’être un ennemi de l’humanité ; et néfaste à notre santé !
Jusqu’à récemment, et faute d’autres études bien conçues, cette association statistique semblait “réservée” à nos amis japonais.
Il y avait certes quelques données anciennes en provenance des USA, mais nous restions nous-aussi “réservés” quand à la solidité de ces données ; tout en restant sur le qui-vive !
Nous ne fûmes pas les seuls à voir notre curiosité se réveiller ; et patatras, voilà que ce qui était paradoxal chez les japonais se voit confirmé aux USA dans une grande étude épidémiologique (près de 14000 sujets suivis pendant environ 19 ans). Ce qui était surprenant, voire paradoxal, ne l’est plus : avoir un cholestérol bas est associé à une augmentation du risque de FA et donc d’AVC, et pas qu’au Japon. c’est donc une donnée probablement universelle.
Question immédiate : s’agit-il d’une association fortuite ou le cholestérol bas serait une cause directe de la FA ?
C’est évidemment beaucoup plus complexe ! Si c’était simple, les médicaments anti-cholestérol provoqueraient une épidémie de FA ! Or, ce n’est pas le cas dans les essais cliniques publiés !
Mais ces derniers – notamment ceux testant les statines – ont deux graves défauts : 1) ils sont trop courts, et en plus, les industriels les arrêtent de façon prématurément, trop peur de voir apparaître des effets secondaires … 2) ce sont des essais commerciaux dont la validité scientifique est proche de zéro. Par exemple, dans l’essai JUPITER notoirement biaisé (du fait de l’interruption de l’essai après moins de deux ans), la diminution du cholestérol entraîne une diminution du risque de FA … Essai unique en son genre !!
Inversement, dans SPARCL (suivi de 5 ans), la diminution du cholestérol entraîne une augmentation du risque de FA d’environ 25% ; pas forcément plus crédible !!
Comment avancer un peu dans notre raisonnement ?
Par des arguments indirects : 1) personne ne conteste que les statines augmentent le risque de diabète et de syndromes métaboliques ; 2) personne ne conteste que le diabète et les syndromes métaboliques augmentent le risque de FA.
Donc, de façon inéluctable, les statines – ou la diminution du cholestérol – sont presque obligatoirement la cause d’un certain nombre de FA !
Autre cause possible de FA en association avec un cholestérol bas : les maladies de la thyroïde.
En effet, certaines pathologies thyroïdiennes sont à la fois associées à un risque élevé de FA et à une diminution du cholestérol.
Question : qu’est-ce qui provoque la FA ? L’hyperthyroïdie ou le cholestérol bas ?
Je n’ai pas de réponse.
Conclusion provisoire : avoir un cholestérol élevé est associé à une diminution du risque de FA (et donc d’AVC). L’abaisser avec des médicaments inutiles et toxiques comme les statines exposent en plus au risque de FA. Ce n’est pas une certitude, mais la probabilité est forte et, principe de précaution oblige, d’abord ne pas se nuire, surtout pas de statine !