Rendez-vous le 22 février à Eurexpo-Lyon

 
Nous serons au salon Primevère [Rencontres de l’alter-écologie) ce dimanche 22 février où nous avons été invités à donner une conférence [14:30, Salle jaune] ; ce peut être une occasion pour les rhônalpins de venir nous faire un petit coucou ; nous encourager, échanger et nous apprendre des trucs.
Je donnerai une conférence et je donnerai la parole au public ; on a du temps, c’est toujours bon à prendre ; même si ça n’est pas TF1…
A bientôt !
 
 

SORTIE DE NOTRE NOUVEAU LIVRE sur l'alimentation méditerranéenne

Janvier 2015 : nous publions un nouveau livre aux Éditions Terre Vivante (une maison d’édition pionnière dans la catégorie “livres écolos pratiques“) avec le titre :
LE NOUVEAU RÉGIME MÉDITERRANÉEN   Pour protéger sa santé et la planète

Livre : Le nouveau régime méditerranéen

Ce ne fut pas facile ; car nous avons essayé de concilier plusieurs approches : celle consistant à expliquer qu’il est essentiel pour protéger sa santé d’adopter un “modèle alimentaire” et celle expliquant que les aliments proposés aujourd’hui à la majorité des consommateurs sont de pauvre qualité nutritionnelle et trop souvent “contaminés”…
En d’autres termes, il ne suffit plus de manger “méditerranéen” et il ne suffit pas de manger “bio”… Il faut les deux !
Et on peut faire encore mieux. C’est-à-dire plus que “bio” plus “méditerranéen” ; car dans ce contexte, 1 + 1 fait plus que 2 !
Sur une bonne base scientifique !
Ainsi donc, en plus de décrire le modèle alimentaire méditerranéen traditionnel, nous avons essayé (par l’analyse des groupes alimentaires, chapitre après chapitre) de montrer comment on pouvait adapter le modèle aux consommateurs et conditions d’existence modernes.
Ce faisant, nous espérons répondre à deux exigences : satisfaire les petits budgets et satisfaire nos légitimes questions environnementales !
Dit plus simplement, en protégeant notre santé, nous contribuons à protéger la planète !
Inutile de dire que nous attendons des réactions ; elles sont toutes les bienvenues, y compris les plus hostiles.
Nous pensons en effet que la crise sociétale que nous traversons [et les derniers évènements “Charlie” n’en sont probablement que les prémisses ; ou de petites escarmouches avant la grande bataille qui se prépare] requiert quelques réponses préliminaires et anticipations. Nos lecteurs constaterons qu’avant même les “évènements Charlie”, nous parlions d’une nécessaire Révolution.
Ce dont je parle ici (escarmouches) n’a rien à voir avec les espèces de minables “guerre de religion” qui ne sont que des prétextes pour retarder les moments de verdict.
Et quand je parle de Révolution ce n’est pas de celle du type “Grand soir” évidemment ; mais “autre chose” que nous allons devoir inventer, pour sortir de l’ornière où nous sommes ; et tous ensemble ! Mais ça ne se fera pas tout seul, désolé, va falloir bouger ; et donc secouer (un peu) quelques gougeas et nantis qui se satisfont du statu quo.
Debout, jeunesses, sauvez-nous !

TOP SECRET – NAVY Message : l'huile d'olive en crise !

On ne le dit pas ; ou on ne l’entend pas, peu importe !
Ne pas répéter ! C’est un message secret réservé aux habitués de ce blog, urgent de s’approvisionner en huile d’olive avant que les prix n’explosent…
Les oliveraies méditerranéennes subissent une grave crise, notamment en Italie, en France et en Espagne : les arbres sont attaqués par une bactérie ici, par des champignons là ; et ailleurs encore les fruits succombent à cause de vilaines mouches qui pondent dans les fruits !
La Grèce et la Tunisie semblent épargnées pour le moment.
Ce n’est pas une plaisanterie ; c’est aisément vérifiable via Internet ; quoique personne n’en parle…
La question est la suivante : comment expliquer ce phénomène ? Cette concordance tragique dans 3 pays méditerranéens ?
L’huile d’olive française représente peu sur le marché, certes, par comparaison avec l’espagnole et l’italienne ; mais ce n’est pas ça qui importe.
Trois attaques, dans 3 pays différents, par 3 “parasites” apparemment différents !
Est-ce le hasard ?
On pourrait le croire tant que nous n’avons pas de mécanismes biologiques homogènes et cohérents pour expliquer le tout.
Un fait important : la production d’huile d’olive, du fait de la forte demande [mea culpa, nous n’y somme pas pour rien, tant nous avons vanté cette huile et le modèle nutritionnel qui va avec…] et le modèle agricole traditionnel a dû s’adapter.
Les mêmes oliveraies produisent plus qu’auparavant, et ce n’est pas du bio !
Inutile donc de se plaindre des écologistes qui auraient favorisé ces épidémies ou ces invasions. Au contraire, c’est probablement la surproduction (sur des terres peu adéquates) et donc l’abus d’intrants variés, y compris de pesticides, qui pourraient être en cause en sélectionnant des parasites dont l’arbre ne sait pas se défendre !
On peut aussi penser que le changement climatique joue un rôle, subrepticement mais sûrement !
Ainsi, comme nous l’expliquons dans notre livre, le mode de production de nos aliments et les questions environnementales sont étroitement liés.
Ici à propos de l’huile d’olive. Plus de 20 pages écrites serrées à propos des produits de la mer dans notre dernier livre récemment paru.
Il ne suffit pas de protéger notre santé, il faut aussi protéger notre environnement, les deux problématiques sont étroitement liées !
Faut-il l’envelopper ?

Les relations entre les médecins et l'industrie sont-elles une menace pour la qualité des soins ?

Voilà une question très intéressante posée aux médecins sur un site Internet destiné aux professions médicales (site financé par l’industrie) aux USA.
Je vais donner la réponse du sondage tout de suite et au moment où je vote moi-même ce 24 Juin 2014 à 16:30.
Je fais court car la question est elle-même brève.
Elle mériterait toutes sortes de nuances ; et de sous-questions pour “sensibiliser” les réponses ou juger de la pertinence de cette sorte de question.
Inversement, comme les visiteurs du site (généralement très occupés) passent vite (et ne s’arrêtent en principe que sur les informations concernant leur spécialité ou une de leurs préoccupations du moment), ils répondent par oui ou par non de façon quasi réflexe, façon “cerveau reptilien” diraient des mauvaise langues.
C’est donc une information qui nous dit le “fond” de la pensée (végétative) de nos collègues américains, la majorité des consultants du site étant américains.
Au moment où je vote (quelques heures après que la question ait été “déposée” sur le site), il y a eu presque 1600 votants et 88% d’entre eux ont répondu OUI.
Interprétation : près de 90% des médecins américains pensent que l’industrie joue un rôle globalement néfaste (il faudrait nuancer évidemment) sur la pratique de la médecine et la qualité des soins chez eux.
Terrifiant !

PEUT-ON (FAUT-IL) CONSOMMER LES EDULCORANTS TYPE ASPARTAME ?

Les édulcorants sont des substances chimiques (ou parfois naturelles) utilisées pour remplacer ou diminuer le sucre dans certains produits de consommation courante, par exemple dans les boissons dites light, mais aussi des aliments, des chewing-gums ; et même les tristes sucrettes à dissoudre dans le café pour remplacer le morceau de sucre, et ainsi priver les enfants du fameux “canard” !
Le plus utilisé est l’aspartame (ou E 951). Il y a aussi la saccharine, la Stévia, et encore quelques autres, mais on va se concentrer sur l’aspartame, le raisonnement s’appliquera aux autres.

Ces substances remplacent le sucre car elles ont un pouvoir sucrant [elles donnent l’impression qu’on mange du sucre] mais n’apportent pas de calorie.
Dans un monde où l’on chasse la calorie, de peur de grossir (premier point), mais où on veut quand même satisfaire son goût pour le sucré (deuxième point) et ne pas se priver de café (troisième point), les édulcorants semblent avoir beaucoup d’avantages, ce qui ouvre un marché (des consommateurs potentiels) et donc un business très attractif …
Un autre avantage des édulcorants c’est qu’ils n’entraînent pas de hausse du sucre dans le sang (puisqu’ils n’apportent pas de vrai sucre) et pas de réaction insulinique ; et on sait combien les pics insuliniques inappropriés sont néfastes. Pour ceux qui ne le savent pas encore, nous l’expliquerons en détails dans notre prochain livre, un peu de patience …
Enfin, la plupart des édulcorants n’ont pas d’effet significatif sur les caries dentaires, ce qui n’est pas négligeable encore.
Que des avantages et pourtant des doutes persistants quand à l’innocuité des édulcorants, notamment de l’aspartame. Pourquoi ?
Parce que de multiples études ont décrit des effets secondaires néfastes.
Ce serait long à expliquer en détails car c’est une longue histoire de mauvaise pseudo-science contaminée de conflits d’intérêt répétés.
D’autres courageux l’ont fait (cet historique), par exemple le Dr E Pélissier dans son livre : La vérité sur les sucres et les édulcorants. Si, à mon avis, il est un peu court sur les sucres, son chapitre sur l’aspartame est excellent et m’épargne la lourde tâche de résumer cette question en quelques lignes.
Qu’on ait lu le Dr Pélissier ou pas, on conclura inéluctablement qu’il est judicieux d’avoir des doutes, d’autant que parmi les défenseurs, outre les industriels du secteur [peu enclins à se tirer une balle dans le pied, comme on dit à la télé], on a une Institution dont les relations avec l’industrie ont été maintes fois condamnées, y compris par les députés européens.
Il s’agit de l’Agence Européenne de Sécurité Alimentaire, la succulente EFSA, qui a récemment décrété que l’aspartame ne posait pas de problème de santé. Voir l’avis là : http://www.efsa.europa.eu/fr/faqs/faqaspartame.htm?wtrl=01gclid=CKr75u671boCFVMbtAodNVgAGw
La lecture de son récent communiqué-résumé est délicieuse ; doit-on se moquer de l’auteur ou du traducteur ? Par exemple, on lit ça : L’EFSA réalise actuellement une réévaluation complète de la sécurité de l’aspartame et a conclu, dans un projet d’avis scientifique … publié le 8 janvier 2013, que l’aspartame ne posait pas de problème de sécurité aux niveaux actuels d’exposition.
Je traduis : on réalise actuellement (au présent de l’indicatif) … mais on a déjà conclu que (au passé) … l’aspartame ne posait pas de problème … aux niveaux actuels d’exposition.
Ce qui signifie, en langage clair, qu’on a des doutes, et qu’à certaines doses, c’est toxique, mais que ces doses ne sont sans doute pas atteintes de façon générale, ce qui ne dit rien des cas particuliers, notamment en termes de sensibilité individuelle aux toxines, une évidence bien connue des docteurs : telle dose chez l’un ne fait rien mais est toxique chez l’autre …
Et cette personne qui me pose maintenant la question est-elle l’un ou l’autre ?
Par comparaison, le sucre n’est jamais toxique, dans le sens toxicologique du terme, celui utilisé par l’EFSA.
On peut lire plus loin : Jusqu’à présent, l’Autorité a toujours conclu que les nouvelles données scientifiques disponibles ne justifiaient pas une révision des évaluations précédentes de la sécurité de l’aspartame …  À l’heure actuelle, l’EFSA réalise la première réévaluation complète de la sécurité de l’aspartame menée à ce jour.
Pourquoi une réévaluation complète (à l’heure actuelle, disent-ils) si “jusqu’à présent …” ?
Bizarre !
Et encore ceci : Dans le cadre de cette réévaluation, l’EFSA avait en effet lancé un appel public destiné à recueillir des données scientifiques et elle a ensuite procédé à l’examen complet de la littérature scientifique disponible. À la suite de cet appel, l’EFSA a obtenu l’accès à plus de 600 études et données scientifiques, déjà publiées ou inédites.
Voilà donc ce que l’EFSA appelle une réévaluation : 1) recueillir des données scientifiques ; puis 2) procéder à l’examen complet de … par une commission “ad hoc” comme on dit dans les bureaux.
Fort de ces lumineuses informations, je m’en vais modestement donner mon avis : il est URGENT de ne pas utiliser ces substances de façon chronique !
Plus généralement, je recommande non seulement de ne pas boire de soda light mais pas de soda du tout, sauf à titre vraiment exceptionnel. Pas de sucrette ! Pas d’aliments lights !
Et si vous avez un problème avec le sucre, sachez que vous n’êtes pas le seul, et que la meilleure façon de s’en libérer, c’est de ne jamais rajouter de sucre, ni dans le yaourt ni dans le café ! On appréciera d’autant plus le goût de ces aliments qu’on les consommera pour eux-mêmes et pas pour le sucre ajouté.
Bref, aspartame et autres édulcorants ? Poubelle ! Par simple prudence, ou précaution !

BIOTECHNOLOGIES APPLIQUEES A L'ALIMENTATION

En plein effort, souffle court, dans la rédaction de notre prochain livre [qui traitera presque exclusivement de nutrition, notre vrai métier], je m’interromps un instant pour livrer à la réflexion des visiteurs de ce blog le premier paragraphe du chapitre 1 [intitulé : La vie, une technologie au service du marché] du livre de Jean Foyer (que je ne connais pas mais qui dit ce que je pense, et ça m’économise …) : “Il était une fois la bio-révolution” aux Éditions Partage du savoir.
Je cite donc : “… comment les biotechnologies circulent entre connaissances scientifiques, applications technologiques, politique de recherche, sécurisation juridique, et stratégies industrielles. Dans ce cheminement, les mécanismes fondamentaux du vivant sont instrumentalisés pour devenir des objets technologiques, dont la fonction ultime semble être de générer des richesses sur le marché. Ce processus de transformation technologique et de marchandisation renvoie à une forme extrême de modernité, où l’espace de la nature et de la société est tout entier soumis à la puissance de la technologie et aux lois du marché.”
Bien sûr !
Mais ce n’est plus un  anarchiste attardé qui le dit, c’est un tout jeune (bien gentil sans doute) qui écrit ça ; et au moment de sa thèse …
Les temps changent peut-être !
Ça fait partie des bonnes nouvelles, y en a pas beaucoup !
Bonjour chez vous !