LES STATINES FONT GROSSIR … BEAUCOUP ET VITE !


Nous savions que les statines augmentent le risque d’avoir un diabète, nous le disions dans notre 1er livre sur ce sujet en 2006.

Ce ne fut pourtant admis (après de lourdes hésitations) par les experts qu’en 2012 alors que ces médicaments sont commercialisés depuis les années 1990s.

Il aura fallu plus de 20 ans pour que l’évidence soit démasquée … presque par hasard.

Nous disons aussi depuis longtemps que les statines ne peuvent que faire grossir !

Pourquoi a-t-il été impossible de l’affirmer sans détour ou, inversement, le nier catégoriquement ?

Parce qu’aucun des essais (testant une statine) publiés à ce jour n’a rapporté les données concernant le poids des patients pendant et à la fin de l’essai.

Si vous détectez cette information quelque part, merci de me la communiquer.

Comment est-ce possible ?

Comment des éditeurs de journaux prestigieux et des experts (arbitres) relisant les rapports de ces essais ont-ils pu laisser passer un tel manque ?

Les investigateurs nous ont abreuvés de données inutiles mais n’ont rien dit sur l’évolution du poids !

S’ils n’ont rien dit, c’est qu’ils ne voulaient pas le dire, et s’ils ne voulaient pas, c’est que ça n’était pas bon pour le produit testé. Bien sûr, mon Cher Watson !

Et voilà qu’une grande étude américaine sur près de 28,000 adultes de plus de 20 ans d’âge suivis en moyenne sur 10 ans et comparant des personnes sous statines et d’autres sans statines nous annonce que les statines entrainent une prise de poids de 3 à 5 kilos en 5 ans environ. C’est dans JAMA Intern Med et publié le 24 Avril 2014 (online)

Ce sont des moyennes évidemment, ça ne dit rien sur le poids de départ, les doses de statine, la durée réelle du traitement ; bref, c’est à la fois fragile (quoique incontestable) mais peu précis ; laissant toutefois penser que chez certains (fortes doses, longue durée de traitement, prédisposition à l’embonpoint), l’effet des statines sur le poids peut être catastrophique.

Comme pour le diabète, tout avait été fait pour nous le cacher !

Et comme le diabète et le surpoids augmentent considérablement le risque de cancers, inéluctablement …

Et ils le cachent !

Mais les visiteurs de ce Blog le savent depuis longtemps !

Les investigateurs américains qui rapportent cet effet des statines sur le poids ont aussi analysé (grossièrement) les habitudes alimentaires de cette population (sous statine ou non) et constatent que lorsqu’un sujet américain se voit prescrire une statine, il mange plus et plus gras ; ils disent que les statines rendent “goinfres“ ou gloutons …

Peut-être !

Mais les statines sont toxiques pour les muscles, ce qui inéluctablement diminue l’activité physique des victimes, et rendent insulino-résistants ; et tout ça fait grossir !

Pour résumer, quel que soit le mécanisme toxique à l’œuvre, LES STATINES FONT GROSSIR … BEAUCOUP ET VITE !

Allons-nous enfin savoir ce qui s’est vraiment passé dans les 40 essais cliniques testant les effets des statines ?

S’il y avait autre chose que des complices dans les Institutions (ici et ailleurs) chargées de protéger les patients (et les médecins) des méfaits du marketing industriel et de leurs affidés rémunérés dans les plus prestigieux hôpitaux (ici et ailleurs), nous le saurions déjà !

Ça ne risque pas d’arriver !

Hélas !

Hyperlipoprotéinémies familiales et risque cardiovasculaire

J’ai expliqué dans des articles précédents l’importance d’appeler les choses par leur nom : une hypercholestérolémie familiale est avant tout une hyperlipoprotéinémie familiale (HF).
On ne parle ici (et ailleurs) que des HF hétérozygotes car les homozygotes sont trop rares pour pouvoir être étudiées scientifiquement.
J’explique aussi dans ces articles précédents que s’il y a plus d’infarctus dans certaines familles avec HF (pas dans toutes), ce n’est probablement pas dû au cholestérol mais à d’autres constituants des lipoprotéines. D’où l’importance d’insister sur la lipoprotéine plus que sur un petit (par rapport aux protéines) constituant (le cholestérol) de la lipoprotéine [ou lipo + protéine] ; j’espère que tout le monde a compris.
Plusieurs équipes ont montré qu’en recevant le petit cadeau de nos ascendants [une protéine réceptrice de lipoprotéine ou une protéine B de la lipoprotéine mutée, donc des protéines anormales, ce qui provoque l’élévation dans le sang de la lipoprotéine et donc du cholestérol : c’est la définition de l’HF], ils nous faisaient d’autres cadeaux, notamment des anomalies de la coagulation ; dues encore une fois à des anomalies de certaines protéines, mais cette fois-ci celles de la coagulation.
Ces anomalies de la coagulation expliquent aisément le risque d’infarctus dans certaines familles avec HF (et infarctus), beaucoup mieux que l’élévation de leur cholestérol.
Et la diminution du cholestérol avec un médicament ne change évidemment rien au risque d’infarctus dû à une anomalie de la coagulation ; facile à comprendre.
En ce début de 2014, une équipe espagnole impliquée dans le suivi de milliers de familles avec HF publie une analyse de la relation entre le risque d’infarctus (et autres complications) et une protéine de la coagulation appelée lipoprotéine a [ou Lp(a) pour les connaisseurs] qui est transportée dans le sang par le même wagon qui transporte le cholestérol et bien d’autres substances liposolubles. Trop de Lp(a) signifie plus d’infarctus, évidemment !
C’est une belle étude publiée dans le Journal of the American College of Cardiology (premier auteur : Alonso R).
Tous ces patients avec HF sont traités avec des médicaments anticholestérol depuis des années, mais on n’a pas plus de précision. Ils sont comparés à des personnes sans HF de leur entourage (famille apparemment) ; peu importe.
Parmi les 1960 HF, 247 sont cardiaques (façon simplifiée de les présenter) avec un âge avoisinant la cinquantaine et 1713 sont indemnes approximativement au même âge ; je simplifie à nouveau.
Les HF cardiaques ont un cholestérol plus bas (2,2g/L) que les HF non cardiaques (2,6g/L) ; tout ça sous traitement !
Ah ! Troublant !
Mais les HF cardiaques ont une Lp(a) beaucoup plus élevé (43,4mg/dL) que les HF non cardiaques (21,3mg/dL) ; c’est 100% plus élevé, ça fait beaucoup ! C’est très possiblement une des explications des infarctus dans les HF, et visiblement pas le cholestérol …

Faut-il vous l’envelopper ?
J’arrête ici la démonstration ; le rôle des scientifiques est d’intégrer TOUTES les données disponibles pour défendre une théorie sans aucune exclusive ; je n’ai pour ma part aucun souci pour intégrer cette donnée fondamentale produite par des experts du cholestérol tout acquis à la cause des statines … et dont les raisonnements à propos de leur propres données sont un peu courts … à mon goût … Ils ne peuvent pas, les malheureux, intégrer ça dans leur théorie du cholestérol à moins de … Caramba !
Étant minoritaire (encore quelque temps), je dois avoir quelque chose d’anormal …
Faut dire que j’aime beaucoup Véronique Gens dans Berlioz, par exemple le “Spectre de la rose”, ici : http://www.youtube.com/watch?v=lMsUsdixvJM
Mais si vous préférez Régine Crespin, voilà : http://www.youtube.com/watch?v=XxlchhfkC1I
Une autre époque !
Bon vent, les matelotes !

Cholesterol and Statins: Sham Science and Bad Medicine

C’est le titre anglais de notre livre “Cholestérol, mensonges et propagande” traduit désormais en anglais …
C’est une version enrichie évidemment [par rapport à nos versions françaises] puisque chaque semaine nous apporte de nouveaux “points de vue” intéressants.
Nous l’avons aussi débarrassée de toutes les références à nos petites et étroites problématiques franchouillardes, sachant que nous sommes sur ces sujets “au ban” des sciences de la vie de niveau international …
Nous essayons donc, légionnaires, de sauver l’honneur du drapeau … quoique nous soyons plutôt “pirates des caraïbes” et certainement pas des croisés en route pour Jérusalem comme le furent nos sacripants d’ancêtres …
Bref, si vous avez des amis qui préfèrent lire en anglais, dites-leur qu’ils trouveront le livre sur Amazone pour moins de 20€, pas cher vraiment quand ça peut sauver sa vie !

A propos des statines, le ton monte de l'autre côté de l'océan … et de la Manche !

 
Première remarque : chez nous, on dort à propos des statines, pendant que sans doute [Halte à la médiocrité de la théorie du complot !] certains “enregistrent” subrepticement, dès fois que ça puisse servir …
Deuxième remarque : oui ça bouge vraiment chez nos amis US, mais pour bien s’en rendre compte, il faut lire l’anglais et je n’ai pas le temps de traduire.
Chacun peut se faire une première idée en voyant ça : http://statin-diabetes-lawsuit.com/
Où l’on conseille de se réunir pour “poursuivre” devant les Tribunaux les vendeurs de statines qui n’auraient pas averti les consommateurs du risque de diabète provoqué par les statines …
Effectivement, ils l’ont caché ce risque … Et ce n’est que par inadvertance qu’ils ont laissé “fuiter” en 2012 l’existence de cette terrible complication que nous décrivions dès notre premier livre en 2006 ; bon je ne répète pas ici ce que j’ai déjà décrit dans mes livres …
Nos amis US sont encore très naïfs [ce texte est probablement écrit par un avocat], ils persistent à penser que le cholestérol se laisse coincer dans la paroi des artères, et que les statines peuvent l’empêcher … Ils ont encore des progrès à faire mais ils ont reniflé le lézard, laissons leur un peu de temps …
Ils vont bientôt comprendre que les statines augmentent aussi le risque de cancers !
Chez nos amis british, ça bouge aussi. Ceux qui lisent l’anglais trouveront une bonne information sur l’évolution des esprits ici :  http://healthinsightuk.org/2014/03/04/sos-sanity-over-statins-sssssh-side-effects-pharmas-fingers-and-a-cunning-plan/
La partie la plus intéressante concerne sans doute le paragraphe disant que finalement, au point où on en est, l’industrie a intérêt à dénoncer les effets nocifs des statines !
Pourquoi ?
Parce que de nouveaux médicaments (injectables) arrivent sur le marché et comme ils n’ont aucune chance d’être mieux que les statines puisque les uns comme les autres ne servent à rien sinon à abaisser le cholestérol, ils vont baser leur marketing [ils ont déjà commencé] non pas sur l’efficacité préventive [qu’ils ne pourront jamais démontrer contre une statine] mais sur l’absence d’effets nocifs … ce qui est impossible !
Ça va être dur, mais c’est leur seule chance ; quitte ou double !
Si ça ne marche pas avec les consommateurs et les médecins sur le moyen terme, ils peuvent essayer d’illusionner leurs actionnaires : tant que les actionnaires y croient, le cours de l’action à Wallstreet se maintient ; ce n’est évidemment pas aussi profitable que des ventes astronomiques, mais c’est mieux que rien … en attendant Godot … car la crise de BigPharma et telle aujourd’hui que seul un Godot …
Et tout ça est vrai pour les compagnies US comme pour ceux de chez nous, vite un miracle !
 
 
 

FAUT-IL SE SUPPLEMENTER AVEC DE LA TESTOSTERONE ?

Drôle de question, apparemment, mais d’actualité au moins aux USA
Ceux qui sont familiers de nos ouvrages et de ce blog connaissent déjà la réponse.
Pour les autres, nouveaux arrivants, je fais un bref résumé : la question ressemble un peu à celle des hormones substitutives (THS) de la ménopause. Sauf que  …
Sauf que la période de la ménopause est, pour certaines femmes (pas toutes), une presque-castration radicale avec de nombreux symptômes sur plusieurs années ; et on peut comprendre que certaines femmes (et leurs médecins traitants) prennent le risque des complications des THS pour améliorer leur qualité de vie. Quelles complications ?
Essentiellement, complications thrombo-emboliques et cancers, ça n’est pas rien !
Les hommes n’ont rien à dire sur ce sujet, sinon fournir de l’information éventuellement à leurs charmantes compagnes, et aider à raisonner ou, quand il s’agit de leurs conjointes, aider à supporter.
Pour l’andropause, la question est très différente : la castration (la diminution des hormones mâles) est beaucoup plus lente et progressive et aucun symptôme majeur [autre que ceux du vieillissement, inéluctable, il faut s’y faire !] n’apparait ;  qui puisse justifier une prise de risque inconsidérée.
Mais voilà, les traitements par testostérone c’est du business avec des commerçants, des imbéciles, et des clients évidemment ; et ce ne sont pas les mêmes.
Du fait de la diminution progressive de la production de testostérone par les testicules (principalement) et des manques tissulaires associés, le cerveau ordonne au foie d’envoyer du cholestérol [le substrat pour la synthèse de testostérone) aux testicules pour qu’ils fassent leur boulot, bien qu’ils soient épuisés …
Tout le monde a compris que je simplifiais le raisonnement …
Et donc, avec l’andropause, le cholestérol sanguin augmente
Et comme les complications cardiovasculaires surviennent surtout quand on prend de l’âge, c’est-à-dire au moment de l’andropause, de la diminution de la testostérone et de l’augmentation du cholestérol, nos fins experts en cholestérol ont expliqué tout ça à leur manière évidemment … c’est la faute du cholestérol ; et donc ils prescrivent des statines à ces pauvres victimes, faisant croire qu’ils allaient ainsi diminuer leur risque cardiovasculaire … et dans le même temps évidemment, et à cause des statines, ils augmentent tous les signes dû au manque de testostérone, notamment les problèmes musculaires et sexuels qui sont les plus évidents au moment de l’andropause.
Sauf que …
Sauf que beaucoup de victimes ont vite compris que ça ne marchait pas (explications ci-dessus) et se sont tournés vers une supplémentation en testostérone : pommade ou patch essentiellement.
Magnifique : les fonctions sexuelles repartent (Suzanne et Figaro doivent faire très attention …), les muscles reviennent, l’agressivité aussi et le père de Donna Anna court de gros risques  …
Pour se détendre, un petit cadeau : http://www.youtube.com/watch?v=6H-gjwa_dPk
Mais encore mieux, avec la testostérone, le cholestérol diminue. Évidemment ! Sauf que …
Sauf que, malgré la diminution du cholestérol, le risque cardiovasculaire augmente ; et on le sait depuis longtemps grâce à des essais cliniques au cours desquels on observe plus de complications cardiovasculaires (et quelques autres méchancetés) chez les patients recevant la testostérone …
Je l’ai écrit dans mes livres : c’est une contradiction majeure insoluble et irrémédiable de la théorie du cholestérol … faut s’y faire !
Et voilà qu’avec plusieurs années de retard, et de façon maladroite (je suis gentil) les autorités américaines viennent de s’en apercevoir et s’en inquiètent …
C’est là : http://www.fda.gov/Drugs/DrugSafety/ucm383904.htm
Pour rien au monde, je ne voudrais donner l’air d’en savoir plus que les autres ou d’être un précurseur : je n’ai rien inventé !
Tout est parfaitement décrit depuis plusieurs années !

Les experts américains du cholestérol sont devenus fous !

Ce n’est pas une plaisanterie ; certains diront que ce n’est pas nouveau ; mais nous sommes réellement en présence de ce qu’un psychiatre ordinaire nommerait un “raptus” en son langage de tous les jours.
Que se passe t-il ?
Bref historique : en novembre 2013, deux fortes Institutions US [l’American Heart Association et l’American College of Cardiology : AHA+ACC pour les intimes] ont publié de nouvelles recommandations pour la prévention des maladies cardiovasculaires.
Les précédentes dataient du début du siècle ; celles-ci étaient donc très attendues.
Bizarrement, les nouvelles sont différentes des anciennes, et pas qu’un peu puisque les rédacteurs des anciennes (très vexés d’être ainsi disqualifiés) n’approuvent pas les nouvelles.
Une mutinerie !
Pour avoir une idée du rejet par les anciens on peut consulter le lien ci-dessous:
http://ldl.cardiosource.org/Hot-Topics.aspx
C’est dit à mots choisis ; mais c’est très dur ! Pourquoi ne sont-ils pas contents ?
Parce qu’avec les nouvelles recommandations, les niveaux de cholestérol n’ont plus d’importance ; ce qui importe c’est de prescrire une statine. En fonction de quoi ? Pas du cholestérol, les nouveaux s’en foutent !
En fonction d’un score de risque global, dans lequel le cholestérol n’est qu’un aspect mineur.
En bref, vous êtes un homme, vous avez plus de 60 ans, vous êtes en surpoids (ou bien vous fumez), vous devez prendre une statine ! Quel que soit votre niveau de cholestérol !
Quels que soient les autres aspects de votre mode de vie, sédentarité, habitudes alimentaires, toxicité environnementale et tout le reste [retournez lire le livre “Prévenir l’infarctus” si la mémoire vous manque], vous devez prendre une statine ! .
Certains experts US estiment que le nouveau score de risque augmenterait d’au moins 100% le niveau de risque par rapport aux anciens scores et que cette façon de faire pourrait pousser plus de 30 millions d’américains de plus à prendre une statine ; un peu comme si en France, on passait de 7 millions de victimes des statines à 14 millions ! Jackpot !
Pour justifier les nouvelles recommandations, les nouveaux experts disent (sans trembler) que les anciennes recommandations basées sur le niveau de cholestérol ne reposaient pas sur des bases scientifiques sérieuses … ce en quoi nous ne saurions les contredire !
Les anciens experts s’insurgent et demandent si les nouvelles recommandations sont cette fois-ci (on rêve) basées sur des données scientifiques solides.
Réponse des nouveaux : pas plus de science dans les nouvelles que dans les anciennes mais nous en avons discuté entre nous et … nous nous sommes mis d’accord pour publier ces nouvelles recommandations !
Et de notre côté (rédacteur de ce blog), et en toute modestie, nous nous permettons humblement de dire qu’il n’y a effectivement pas de science dans tout ça, ni avec les nouvelles recommandations ni avec les anciennes …
On vous l’avait dit ! Les meilleurs experts américains nous rejoignent donc ; nous sommes très flattés !
Et depuis novembre 2013, nos prestigieux experts (les anciens et les nouveaux) se disputent comme des chiffonniers. Ils sont devenus fous ! Raptus !
Très mauvaise ambiance ! Pas bon pour le business !
C’est comme si sur le navire amiral de la plus grande flotte, l’équipage s’entretuait à coup de canon, jusqu’à mettre en danger la survie même du bateau … Un sabordage !
Le code de santé publique (retour en France) stipule que les médecins doivent exercer leur métier et baser leur prescription sur les meilleures évidences scientifiques … qui sont donc à propos du sujet qui nous intéresse (cholestérol et statines) … absentes selon les experts américains …
Que pensent les experts français ? Que pensent les Agences du médicament, en Europe et en France ?
Très franchement, ça vous intéresse ?
Ceci dit, l’industrie du cholestérol voit tout cela d’un très mauvais œil car – une fois qu’on s’est un peu distrait avec nos succulents experts – il ne faudrait pas trop perturber le marché ; juste au moment où de nouveaux anticholestérol (les injectables) vont arriver justement sur le marché.
C’est ainsi que sous l’égide de l’ACC un nouveau site Internet a été créé, c’est tout neuf, qui prétend informer [en fait, mettre un peu d’ordre chez] les médecins à propos des hyperlipidémies, comme s’ils n’avaient pas été abreuvés (comme des bestiaux, donc) jusqu’à aujourd’hui.
L’adresse du site pour les curieux : http://ldl.cardiosource.org/
C’est évidemment financé par un industriel de l’anticholestérol injectable, je n’ai pas besoin de le dire ; j’invite chacun à visiter le site de l’ACC puis celui du sponsor : http://www.amgen.com/
J’invite aussi les visiteurs de ce blog, au moins ceux qui lisent l’anglais, à lire un des articles publié sur le site du sponsor Amgen : Amgen Announces Positive Top-Line Results From 52-Week Phase 3 DESCARTES Study Of Evolocumab (AMG 145) In Patients With High Cholesterol.
Nous sommes donc totalement dans le marketing préparatoire des nouveaux anticholestérol injectables ; et le moins qu’on puisse dire c’est que l’administration US [la connivence entre l’Administration étatique et l’industrie est évidente] s’apprête à leur ouvrir tous grands les bras puisqu’on nous annonce que les tractations sont bien avancées pour que ces médicaments n’aient nul besoin de prouver leur utilité clinique [réduction du risque cardiovasculaire] pour être commercialisés, il suffit qu’ils diminuent le cholestérol et ils seront disponibles pour les médecins. Voyez ci-dessous le communiqué de l’Agence américaine Bloomberg, généralement bien informée puisque son but est de conseiller les investisseurs.
http://www.bloomberg.com/news/2013-11-14/amgen-and-sanofi-pcsk9-drugs-can-reach-u-s-without-long-studies.html
Bon, j’arrête ici, ça nous laisse un peu réfléchir ; juste un conseil : ne pas prendre ces nouveaux médicaments antichlestérol injectables, ils sont inutiles et leur degré de toxicité est inconnu !

Nouvelles recommandations pour la prévention des maladies cardiovasculaires aux USA : Attention, rigolo !

Comme on pouvait s’y attendre, nous voyons ces jours-ci les derniers-feux (espérons-le) de la propagande en faveur des statines.
Juste avant la prochaine grande bataille, celle qui voudra imposer les anticholestérol injectables … (Voir mon précédent billet).
Quelle que soit la façon dont on le prenne [j’adore les réactions des internautes, y compris médecins, américains], ces nouvelles recommandations font rire plutôt qu’autre chose, et c’est déjà un progrès considérable par rapport à la publication des précédentes recommandations en 2002 qui étaient reçues quasi religieusement  par la corporation.
Bon, les médias français, fidèles à leur indicible médiocrité, continuent à jouer aux grands savants, sur la 5 et ailleurs, mais on aurait tort de se moquer des américains, on a les mêmes chez nous, peut-être en pire ; il faudra que je raconte les dernières mésaventures d’un autre avatar des médicaments visant les lipides [ceux qui veulent bricoler la phospholipase A2] où certains cardiologues parisiens (au Nord) sont très impliqués … et doivent broyer du noir ces jours-ci vu les arrêts prématurés de deux essais testant ces médicaments inutiles ;  et probablement toxiques, comme l’indiquent les arrêts prématurés des essais. Mais, ne nous faisons pas de souci, ils ont d’autres arcs pour leurs flèches  …
Bonne nouvelle quand même : les dernières recommandations ont érigé la diète méditerranéenne comme mesures diététiques de référence pour protéger le système cardiovasculaire.
Je n’y crois pas !

Encore dernièrement, je bataillais durement avec deux experts-arbitres [on dit referees in English] américains pour la publication d’un article paru (à paraître) dans Curr Atheroscler Rep (2013 Dec;15(12):370) sur la diète méditerranéenne qu’ils refusaient de voir supérieure à une diète pauvre en gras (Low fat diet).

C’est la première fois que l’American Heart Association (AHA) admet la supériorité de la diète méditerranéenne ; et nous sommes presque en 2014 ; nous avons publié notre premier rapport sur la Lyon Diet Heart Study (analyse intermédiaire) en 1994.

Comptons ensemble : il aura donc fallu 20 ans pour leur ouvrir les yeux … en l’absence de conflit d’intérêt ou autre effet de compétition.

Il leur faudra sans doute le double pour admettre que le cholestérol est innocent …

mon dernier livre "PREVENIR L'INFARCTUS ET L'ACCIDENT VASCULAIRE CEREBRAL"

CE NOUVEAU LIVRE SERA DANS LES LIBRAIRIES EN DÉCEMBRE 2011.
Pour ceux, nombreux, qui nous ont demandé des informations sérieuses (c’est-à-dire scientifiquement fondées) et pratiques sur la meilleure stratégie pour se protéger des maladies cardiovasculaires sans pour autant s’empoisonner avec des médicaments inutiles et toxiques, nous avons travaillé 12 mois et produit le livre suivant :
“PRÉVENIR L’INFARCTUS ET L’ACCIDENT VASCULAIRE CÉRÉBRAL” (aux Éditions Thierry Souccar)
Plus de 400 pages de sueurs et souffrances [et des centaines de références, et des plus récentes, mais toujours soigneusement sélectionnées et donc crédibles] pour essayer de rendre simples et compréhensibles des maladies tragiques, et des façons “naturelles” de s’en protéger !

  • la nutrition et le mode de vie qui protègent votre cœur et vos artères
  • 30 ans de recherche traduits en recommandations pratiques
  • les médicaments utiles et ceux à éviter

Théories et pratiques main dans la main, comme je pense ne l’avoir jamais lu auparavant, y compris en anglais !
Faudra quand même faire des petits efforts, relire certains paragraphes ou même certains chapitres, bref passer un peu de temps, et pour les plus acharnés, aller consulter les références citées …
Et comme le disait un certain cultivateur à ses enfants, “il y a un trésor au fond du champ …
Bonne lecture.
NDE : lire l’interview du 21 Nov.