Les relations entre les médecins et l'industrie sont-elles une menace pour la qualité des soins ?

Voilà une question très intéressante posée aux médecins sur un site Internet destiné aux professions médicales (site financé par l’industrie) aux USA.
Je vais donner la réponse du sondage tout de suite et au moment où je vote moi-même ce 24 Juin 2014 à 16:30.
Je fais court car la question est elle-même brève.
Elle mériterait toutes sortes de nuances ; et de sous-questions pour “sensibiliser” les réponses ou juger de la pertinence de cette sorte de question.
Inversement, comme les visiteurs du site (généralement très occupés) passent vite (et ne s’arrêtent en principe que sur les informations concernant leur spécialité ou une de leurs préoccupations du moment), ils répondent par oui ou par non de façon quasi réflexe, façon “cerveau reptilien” diraient des mauvaise langues.
C’est donc une information qui nous dit le “fond” de la pensée (végétative) de nos collègues américains, la majorité des consultants du site étant américains.
Au moment où je vote (quelques heures après que la question ait été “déposée” sur le site), il y a eu presque 1600 votants et 88% d’entre eux ont répondu OUI.
Interprétation : près de 90% des médecins américains pensent que l’industrie joue un rôle globalement néfaste (il faudrait nuancer évidemment) sur la pratique de la médecine et la qualité des soins chez eux.
Terrifiant !

Indignés, résistants, donneurs d'alerte, unissez-vous !

Ici, un viticulteur réfractaire aux pesticides systématiques est condamné par une cour de justice … sous prétexte qu’il mettrait en danger ses voisins !
Là, un toxicologue (Séralini) financé par des fondations indépendantes de l’industrie est jeté en pâture à des médias irresponsables sous prétexte que ses excellents travaux démontrant la toxicité des pesticides seraient de mauvaise qualité !
Plus loin, deux  professeurs de médecine (notamment Philippe Even) condamné par leur Conseil de l’Ordre sous prétexte qu’ils violeraient le code de déontologie en disant la vérité à propos des certaines spécialités allergologiques ou à propos des médicaments anticholestérol !
Sans oublier quelques pneumologue Brestois et cardiologue grenoblois que la caste poursuit de sa vindicte sous prétexte qu’ils ne se conformeraient pas aux règles et usages de leur profession !
La Loi du silence règne sur nos pâturages !
Mais plus pour longtemps !
Tremblez, félons, bureaucrates, juges inféodés, corporatistes indignes, médias pourris, politiciens véreux, collabos de tous genres, les résistants sont de plus en plus nombreux ; et vous êtes donc incapables de faire taire leurs voix !
Le peuple, exaspéré de vos mensonges et combines, vous jettera ses tuiles ; vous êtes dans notre collimateur, la grande journée (des tuiles) approche ; et ce ne sera qu’un début !
C’est pas beau la littérature révolutionnaire ?
D’accord, Saint-Just était meilleur !
Moi, c’est pas mon truc ; mais je voulais dire à Séralini et à ce viticulteur bio et à Even que je les aime pour leur courage !
Ceci dit, la littérature révolutionnaire est un exercice amusant, ça défoule, face à ce qu’on peut appeler l’indicible idiotie des collabos …

Cholesterol and Statins: Sham Science and Bad Medicine

C’est le titre anglais de notre livre “Cholestérol, mensonges et propagande” traduit désormais en anglais …
C’est une version enrichie évidemment [par rapport à nos versions françaises] puisque chaque semaine nous apporte de nouveaux “points de vue” intéressants.
Nous l’avons aussi débarrassée de toutes les références à nos petites et étroites problématiques franchouillardes, sachant que nous sommes sur ces sujets “au ban” des sciences de la vie de niveau international …
Nous essayons donc, légionnaires, de sauver l’honneur du drapeau … quoique nous soyons plutôt “pirates des caraïbes” et certainement pas des croisés en route pour Jérusalem comme le furent nos sacripants d’ancêtres …
Bref, si vous avez des amis qui préfèrent lire en anglais, dites-leur qu’ils trouveront le livre sur Amazone pour moins de 20€, pas cher vraiment quand ça peut sauver sa vie !

Pourquoi tant d'enfants obèses ?

“Mira, o Norma, a’ tuoi ginocchi questi cari tuoi pargoletti …”
Traduction : “Vois, Norma, à tes genoux tes chers petits …”
Et pour la musique, c’est là [http://www.youtube.com/watch?v=jfCmjt5PkKw] un duo magique, pour ceux qui peuvent apprécier, avec Cécilia Bartoli et Sumi Jo ; c’est romantique à souhait, parfois (mais pas dans ce duo féminin) un peu pompier !
Bon, je laisse méditer sur ces paroles de l’opéra de Bellini. On trouve la traduction du livret sur Internet. Cornélien !
Message subliminal : comment des sociétés peuvent-elles aussi mal-traiter leurs petits enfants pour en faire des malades chroniques, avant même d’être adultes ?
En effet, contrairement au surpoids (et même certaines formes d’obésité) des adultes qui peuvent traduire un état de santé ou un “état physiologique” plutôt avantageux [certains plus éveillés que d’autres parlent d’un “paradoxe de l’obésité” ; ce qui n’inclut pas les obésités dites morbides qui sont rares], l’obésité infantile peut être un état pathologique voire un handicap.
Les Autorités, partout, s’en sont émues … On annonçait des catastrophes humanitaires pour les décennies à venir … Les braves gens, les parents, enseignants, éducateurs, et même les médias (utiles pour une fois) s’en sont mêlés.
Partout dans les pays développés, on s’est mis au boulot pour essayer de préserver notre avenir. Peu y croyait ; le catastrophisme régnait ; certains [les experts] cherchaient, bien vainement mais pas sans effets collatéraux [cf. le Médiator] les médicaments miracles qui … et surtout les régimes qui …
Mais rien se semblait pouvoir endiguer ce fléau épidémique !
Et puis, brusquement, on a cru voir que les choses cessaient de s’aggraver, des publications montraient des tassements des tendances, on n’osait pas y croire …
L’heure est maintenant venue d’un petit bilan.
Bonne nouvelle, pour une fois : effectivement les courbes semblent changer de pente, ce n’est pas encore un inversement des tendances mais nous voyons ce qu’on appelle en épidémiologie une “plateauisation” ; bref ça va mieux. Ci-dessous un rapport récent l’expliquant : http://www.biomedcentral.com/content/pdf/1741-7015-12-17.pdf
Pour les non-initiés, ne pas regarder les courbes reproduites, elles sont incompréhensibles, à mon avis !
Attention, ne crions pas victoire trop tôt !
Rien n’est définitif ; mais quand même, ceux qui font (par obligation parentale) la “sortie des écoles” l’avaient déjà vu chez nous depuis quelques temps ; ça allait nettement mieux !
Et ça va mieux aussi aux USA et chez les British, c’est donc que ça va vraiment mieux …
Bravo à tous, il ne faut donc pas désespérer de l’humanité, notons que l’épidémie avait commencé à la fin des années 1970s, ça fait donc plus de 40 ans ; mais qu’est-ce à l’échelle du paléo, néo et pétroléo-lithique ?
La recette ? Le mode de vie !

LE SYSTEME SEMBLE SE DISLOQUER : LES RATS FUIENT LE BATEAU …

Comme je l’avais annoncé, on pouvait s’attendre depuis un certain temps à ce que certains [sans doute effarés de leur propre ignominie] s’en viennent à trahir la cause ; c’est le même sens que la  cosa nostra siciliana, et ce n’est pas une pizza …
Un fidèle visiteur m’a fait passé l’article du MONDE, que je ne lis désormais que très rarement car ils ne sont plus “à niveau”, comme disent les helvètes ; mais peut-être avons-nous là un signal de changement, un peu tardif [un rat est un rat !] mais ne nous plaignons pas trop, dans les médias, ça tourne plus vite qu’ailleurs, et on a peut-être commencé à reléguer les anciens rats dans quelques soupentes pour donner la parole aux plus jeunes
C’est là : http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/02/04/un-ancien-de-merck-denonce-les-pratiques-du-laboratoire_4359560_3234.html
C’est assez naïf, certes, mais il faudrait lire tout le livre qui a été écrit par une journaliste.
L’autre a oublié ce que c’est qu’écrire, il faut lui tenir la main.
C’est un bon test, rarement très mauvais ceux qui écrivent, mais qui écrivent vraiment [car certains experts de renom, notamment parmi les cardiologues, qui vont au rythme insensé de plusieurs articles par mois n’écrivent évidemment pas, ça s’appelle le ghostwriting in English] ; bref un rat ça n’écrit pas … sauf les rats des médias qui ne cessent d’écrire, c’est leur gagne-pain, on ne peut pas les empêcher …
Le témoignage via le MONDE est donc intéressant ; mais loin de la réalité à mon avis car il ne montre qu’une petite partie de la face cachée : les experts de renom donc … les politiciens …
Mais bon, faudrait lire tout le livre ; et moi je n’ai pas le temps ; merci de me raconter !

Les experts américains du cholestérol sont devenus fous !

Ce n’est pas une plaisanterie ; certains diront que ce n’est pas nouveau ; mais nous sommes réellement en présence de ce qu’un psychiatre ordinaire nommerait un “raptus” en son langage de tous les jours.
Que se passe t-il ?
Bref historique : en novembre 2013, deux fortes Institutions US [l’American Heart Association et l’American College of Cardiology : AHA+ACC pour les intimes] ont publié de nouvelles recommandations pour la prévention des maladies cardiovasculaires.
Les précédentes dataient du début du siècle ; celles-ci étaient donc très attendues.
Bizarrement, les nouvelles sont différentes des anciennes, et pas qu’un peu puisque les rédacteurs des anciennes (très vexés d’être ainsi disqualifiés) n’approuvent pas les nouvelles.
Une mutinerie !
Pour avoir une idée du rejet par les anciens on peut consulter le lien ci-dessous:
http://ldl.cardiosource.org/Hot-Topics.aspx
C’est dit à mots choisis ; mais c’est très dur ! Pourquoi ne sont-ils pas contents ?
Parce qu’avec les nouvelles recommandations, les niveaux de cholestérol n’ont plus d’importance ; ce qui importe c’est de prescrire une statine. En fonction de quoi ? Pas du cholestérol, les nouveaux s’en foutent !
En fonction d’un score de risque global, dans lequel le cholestérol n’est qu’un aspect mineur.
En bref, vous êtes un homme, vous avez plus de 60 ans, vous êtes en surpoids (ou bien vous fumez), vous devez prendre une statine ! Quel que soit votre niveau de cholestérol !
Quels que soient les autres aspects de votre mode de vie, sédentarité, habitudes alimentaires, toxicité environnementale et tout le reste [retournez lire le livre “Prévenir l’infarctus” si la mémoire vous manque], vous devez prendre une statine ! .
Certains experts US estiment que le nouveau score de risque augmenterait d’au moins 100% le niveau de risque par rapport aux anciens scores et que cette façon de faire pourrait pousser plus de 30 millions d’américains de plus à prendre une statine ; un peu comme si en France, on passait de 7 millions de victimes des statines à 14 millions ! Jackpot !
Pour justifier les nouvelles recommandations, les nouveaux experts disent (sans trembler) que les anciennes recommandations basées sur le niveau de cholestérol ne reposaient pas sur des bases scientifiques sérieuses … ce en quoi nous ne saurions les contredire !
Les anciens experts s’insurgent et demandent si les nouvelles recommandations sont cette fois-ci (on rêve) basées sur des données scientifiques solides.
Réponse des nouveaux : pas plus de science dans les nouvelles que dans les anciennes mais nous en avons discuté entre nous et … nous nous sommes mis d’accord pour publier ces nouvelles recommandations !
Et de notre côté (rédacteur de ce blog), et en toute modestie, nous nous permettons humblement de dire qu’il n’y a effectivement pas de science dans tout ça, ni avec les nouvelles recommandations ni avec les anciennes …
On vous l’avait dit ! Les meilleurs experts américains nous rejoignent donc ; nous sommes très flattés !
Et depuis novembre 2013, nos prestigieux experts (les anciens et les nouveaux) se disputent comme des chiffonniers. Ils sont devenus fous ! Raptus !
Très mauvaise ambiance ! Pas bon pour le business !
C’est comme si sur le navire amiral de la plus grande flotte, l’équipage s’entretuait à coup de canon, jusqu’à mettre en danger la survie même du bateau … Un sabordage !
Le code de santé publique (retour en France) stipule que les médecins doivent exercer leur métier et baser leur prescription sur les meilleures évidences scientifiques … qui sont donc à propos du sujet qui nous intéresse (cholestérol et statines) … absentes selon les experts américains …
Que pensent les experts français ? Que pensent les Agences du médicament, en Europe et en France ?
Très franchement, ça vous intéresse ?
Ceci dit, l’industrie du cholestérol voit tout cela d’un très mauvais œil car – une fois qu’on s’est un peu distrait avec nos succulents experts – il ne faudrait pas trop perturber le marché ; juste au moment où de nouveaux anticholestérol (les injectables) vont arriver justement sur le marché.
C’est ainsi que sous l’égide de l’ACC un nouveau site Internet a été créé, c’est tout neuf, qui prétend informer [en fait, mettre un peu d’ordre chez] les médecins à propos des hyperlipidémies, comme s’ils n’avaient pas été abreuvés (comme des bestiaux, donc) jusqu’à aujourd’hui.
L’adresse du site pour les curieux : http://ldl.cardiosource.org/
C’est évidemment financé par un industriel de l’anticholestérol injectable, je n’ai pas besoin de le dire ; j’invite chacun à visiter le site de l’ACC puis celui du sponsor : http://www.amgen.com/
J’invite aussi les visiteurs de ce blog, au moins ceux qui lisent l’anglais, à lire un des articles publié sur le site du sponsor Amgen : Amgen Announces Positive Top-Line Results From 52-Week Phase 3 DESCARTES Study Of Evolocumab (AMG 145) In Patients With High Cholesterol.
Nous sommes donc totalement dans le marketing préparatoire des nouveaux anticholestérol injectables ; et le moins qu’on puisse dire c’est que l’administration US [la connivence entre l’Administration étatique et l’industrie est évidente] s’apprête à leur ouvrir tous grands les bras puisqu’on nous annonce que les tractations sont bien avancées pour que ces médicaments n’aient nul besoin de prouver leur utilité clinique [réduction du risque cardiovasculaire] pour être commercialisés, il suffit qu’ils diminuent le cholestérol et ils seront disponibles pour les médecins. Voyez ci-dessous le communiqué de l’Agence américaine Bloomberg, généralement bien informée puisque son but est de conseiller les investisseurs.
http://www.bloomberg.com/news/2013-11-14/amgen-and-sanofi-pcsk9-drugs-can-reach-u-s-without-long-studies.html
Bon, j’arrête ici, ça nous laisse un peu réfléchir ; juste un conseil : ne pas prendre ces nouveaux médicaments antichlestérol injectables, ils sont inutiles et leur degré de toxicité est inconnu !

La guerre de l'obé$ité aura t-elle lieu ?

L’industrie du médicament traverse une crise gravi$$ime ; et licencie partout !
La perte des brevets, c’est-à-dire le passage des  “bijoux de famille” en génériques, et l’absence de nouveautés tangibles donnent à leurs bilans financiers (surtout à venir) une profitabilité accablée …
Mauvaise gestion ! Depuis longtemps ! Vision térébrante du futur ! Désastreux !
Ils ont ce qu’ils méritent ! Mais nous on a encore  besoin d’eux, hélas …
Il faut donc exploiter ce qui reste, notamment ce qui parle encore un peu aux consommateurs, patients et médecins ; les médicaments anti-cholestérol évidemment ; mais aussi – et là c’est plus curieux pour des français qui sont encore sous le coup du “Médiator” – les médicaments anti-obésité ou visant à faire maigrir.
On laisse de côté les $tatine$ pour le moment, la polémique suit son cours, on y reviendra …
Pourquoi une offensive brutale pour encourager la consommation des médicaments anti-obésité maintenant ; et comment font-ils ?
Maintenant parce que “faute de grive, on se contentera de merle” … En d’autres termes, le marché de l’obésité reste large et dynamique, notamment aux USA, leader en tout … et donc il y a encore du profit à faire de ce côté.
A condition, toutefois, d’avoir quelque chose à proposer, un minimum acceptable, et de faire taire toute critique susceptible de “ralentir” le marché … Ça c’est le “comment font-ils ?
Ainsi nous assistons depuis quelques semaines à des offensives tout azimut qui, la semaine dernière, ont atteint un niveau de cynisme à rendre jaloux le plus dynamique propagandiste des $tatine$.
Deux titres récents :
1- “New obesity drugs do work” [traduction : Les nouveaux médicaments anti-obésité, ça marche !]
C’est un commentaire dans Medpage today (par Kristina Fiore)  à propos d’une méta-analyse publiée dans le JAMA 2013; DOI:10.1001/jama.2013.281361.
Pour documenter cette grande nouvelle, on nous annonce qu’on peut obtenir sur une année une diminution de 3 à 9% de son poids. Comptez entre les deux par prudence (et encore, on peut douter … population sélectionnée, etc …) ; bref si vous pesiez 100 kilos, vous pouvez espérer en peser 95, au risque d’effets secondaires importants (orlistat, lorcaserin, phentermine [ça ne vous rappelle rien, par hasard ?]) sinon encore mal connus.
Pas si mal diront certains, sauf si ça ne vaut pas la peine et c’est l’objet de la seconde offensive résumée ci-dessous :
2- “Fat but fit!  Is it just a myth?” [traduction : “gras mais en forme” n’est-ce qu’un mythe ?]
C’est un commentaire dans Medpage today (par Salynn Boyles) à propos d’un article dans Ann Intern Med 2013;159:758.
Ici on veut dénigrer toute une école de pensée très “made in America” consistant à dire qu’être en surpoids n’est pas un problème à condition d’être en forme. C’est le fameux slogan : “It is better to be fat and fit rather than unfat and unfit” [traduction : il est préférable d’être gros et en forme plutôt que maigre et pas en forme] ; le concept de “en forme” traduit ici qu’on n’est pas gros parce qu’on est sédentaire, fumeur et apathique sur son canapé et qu’on est capable d’une réelle activité physique; bref “en forme” !
Bon, nous allons suivre les péripéties mais nous donnons notre avis tout de suite ; nous l’avons déjà écrit et expliqué dans notre livre “Prévenir l’infarctus” : ça ne sert à rien de perdre du poids avec un médicament si on ne modifie pas son mode de vie ; et si on change son mode de vie vraiment et qu’on ne perd pas de poids [ça serait étonnant !], ce n’est pas grave car le problème c’est le mode de vie pas le poids ! Au moins pour une échelle de poids qui n’atteint pas les obésités dites “malignes”.
Et maintenant pour distraire ceux qui sont allés jusqu’au bout de cet article, un petit intermède musical avec Waltraud Meier :
http://www.youtube.com/watch?v=qGbmjX7AYyU
Il faut aimer Tristan, certes, sinon …

NOUVEAUX MEDICAMENTS ANTICHOLESTEROL : DANGER !

ATTENTION !
Les congrès médicaux et les sites web spécialisés pour les médecins sont envahis depuis quelques semaines d’une propagande effrénée en faveur des nouveaux médicaments anticholestérol destinés à remplacer les statines qui rapportent de moins en moins puisque presque tous sont génériqués.
Ce qui ne veut pas dire qu’ils ne rapportent rien … mais pas assez !
La merveilleuse poule aux œufs d’or – le mythe du cholestérol le plus bas possible – n’a pas encore tout donné ! Ils ont investi là-dedans, ils veulent un retour sur leurs investissements, comme disent les banquiers, paix à leur âme, ils font leur boulot !
Toutes les énergies mobilisables vont être conviées – c’est déjà bien parti – à participer à cette grande fête du mensonge et de la propagande. Experts, universitaires, médias tous sont invités, il y aura du beau monde, aucun ne manquera à l’appel, tant la distribution promise sera généreuse.
Mais il y a encore une étape à franchir, celle des essais cliniques démontrant l’intérêt clinique de ces nouveaux médicaments. Ils vont les lancer, ils vont avoir besoin de patients et de leurs médecins !
Préparons-nous à entendre le pire, y compris cette subtilité statistique très en vogue chez les pseudo-experts, les test de non-infériorité, visant à faire croire qu’un nouveau médicament est utile même s’il n’est pas meilleur que ceux déjà sur le marché et en l’absence de toute évidence sérieuse qu’il n’est pas toxique. On voit ça actuellement à propos des nouveaux anticoagulants et des antiplaquettaires.
Avec les nouveaux médicaments anticholestérol, la question de leur non-infériorité ne se pose même pas puisque ceux qui sont déjà sur le marché (les statines) sont inutiles et toxiques.
Je supplie les médecins et les patients de ne pas participer à cette mascarade sordide !

Les traitements de l’hypertension provoquent des cancers

Régulièrement, des auteurs très sérieux (généralement des épidémiologistes, parfois des médecins) travaillant pour un département de Santé Publique d’un gouvernement d’un pays développé) annoncent qu’ils observent plus de cancers chez des patients traités pour hypertension artérielle (HTA pour les intimes) avec un médicament.
J’ai dit “régulièrement” et pas “fréquemment” car ce genre d’études indépendantes de toute pression commerciale est rare ; pour différentes raisons, notamment parce qu’elles sont difficiles, nécessitant le croisement de multiples fichiers et beaucoup de vérifications …
… car de telles alertes provoquent immanquablement de violentes réactions de la part de l’industrie pharmaceutique et de ses affidés, y compris du côté des universités et des académies de ci ou ça …
Bref, seuls des professionnels courageux (dont la carrière dans la fonction publique est bien assise) peuvent se permettre ce genre de petites incartades déplaisantes susceptibles de provoquer du courroux ; et de froides  vengeances !
Préférable d’être en fin de carrière et de n’avoir rien à demander à ses collègues, ou besoin de rien  … On vous coupera même la clim …
Bref, une fois ce sont les inhibiteurs de l’enzyme de conversion, une autre fois les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II (ARA- II ) ou sartans, une autre fois encore les bloqueurs calciques.
Ces rapports sont immédiatement suivis de commentaires “outrés” de la part de nos habituels défenseurs des intérêts de l’industrie pharmaceutique … et puis, et puis, faute de consensus (évidemment !), le débat s’épuise, et on oublie, et les patients continuent de prendre leurs médicaments et les médecins de les prescrire, imperturbables, répondant aux questions de leurs patients par le traditionnel “c’est pas clair, surtout ne changez rien !
La dernière livraison concerne les bloqueurs calciques et, ça n’est pas fréquent, une augmentation d’un cancer bien particulier, celui du sein.
L’étude est intéressante à plusieurs titres, je m’arrête sur deux : les investigateurs n’ont examiné que les cancers du sein, et que chez des femmes ménopausées traitées pour hypertension et pour rien d’autre.
Ces précautions permettent de se prémunir contre de nombreux biais qui ne sont pas rares dans les études épidémiologiques d’observation du type cas-contrôle.
Ce n’est pas la première fois que des études indépendantes de l’industrie trouvent une association entre le traitement médicamenteux de l’hypertension et le risque de cancers. L’avantage de ces études est qu’elles permettent d’examiner l’effet d’une longue exposition au facteur cancérigène et dans la vraie vie, et notamment chez des personnes plus âgées que celles recrutées dans les essais cliniques. L’inconvénient est qu’il n’y a pas de groupe témoin constitué par tirage au sort.
Les défenseurs de ces médicaments sont généralement (très) proches de l’industrie et quand ils sont médecins, ce sont de gros prescripteurs ! On comprend leur malaise ; peu de médecins ont envie de s’entendre dire que les médicaments qu’ils prescrivent donnent des cancers.
Leur principal argument est de dire que les essais cliniques (avec vrai groupe témoin)  testant ces médicaments n’ont pas confirmé l’effet pro-cancer. C’est généralement vrai ; mais …
Ils oublient de dire toutefois que ces essais sont généralement courts (une durée d’exposition deux à trois fois plus courte que les études épidémiologiques) et conduits chez des gens plus jeunes et sélectionnés justement pour avoir peu de risque d’effet secondaire nocif, notamment des cancers ! C’est pas la vraie vie quoi !
Mais la principale différence concerne évidemment les investigateurs : ceux des essais cliniques qui détiennent les données brutes qu’ils “laissent passer” ou non dans les rapports et publications sont des employés des industriels !
Ils ne sont pas payés pour autre chose que pour faire la promotion de leurs médicaments  dans le cadre d’un business bien organisé !
Crédibilité proche de zéro !
Pour avoir le courage de les croire, il faut une condition : avoir soi-même été payé pour les croire ! Ce n’est pas rare, hélas !
S’ils veulent être crus sur parole, qu’ils nous laissent avoir accès aux données brutes de chaque patient ! On de demande rien de plus. Mais ils ne veulent pas !
Quelque chose à cacher ?
Quand nos petits enfants sauront le calibre des “couleuvres” qu’on nous aura fait avaler, ils en riront très fort !
Bon, pas de doute : les médicaments qui vasodilatent les petits vaisseaux qui entourent les tumeurs favorisent le développement de ces dernières.
C’est le cas des bloqueurs calciques ! Bien montré dans cette étude !
Mais c’est aussi le cas des autres  !
Bonjour chez vous !

ATTENTION, Ça va bouger !

Plusieurs revues de langue anglaise viennent de publier des articles, plutôt présentés comme des “opinions” ou des “personal views” dénonçant les pratiques de l’industrie, celle du médicament et celle de l’agroalimentaire !
C’est violent [on parle dans le British Medical Journal de “crimes mafieux” ou “corporate crime“] et quand même assez inattendu juste maintenant.
Mais ça devait arriver !
C’était sûr, c’était juste une question de temps !
Seuls les niais peuvent jouer la surprise ! Et aussi les complices …
On peut s’attendre maintenant à deux types de réaction : 1) les “traitres” vont parler [par prudence, on ne sait jamais …] et les “passagers clandestins” vont se dévoiler … cherchant à tirer partie au mieux de la nouvelle situation ; 2) les criminels supposés vont organiser leur défense, et on voit comment leurs hommes de loi procèdent dans les affaires en cours …
Bref, on ne va pas s’ennuyer !