Les vaccins miraculeux du professeur Sansonetti

 
Dans toute contestation ou controverse scientifique, il y a (à mon avis) au moins trois prérequis que j’oserais qualifier de sacrés :
1- rester bienveillant avec ses opposants, car c’est peut-être eux qui ont raison,
2- écouter attentivement leurs arguments, car c’est peut-être eux qui ont raison,
3- et respecter religieusement les personnes elles-mêmes indépendamment de leurs supposées qualifications expertes et/ou professionnelles.
Ce n’est pas parce que j’ai été moi-même traîné dans la boue, jusqu’à être traité de criminel, que je vais adopter de telles attitudes contraires à l’éthique scientifique.
Ces jours-ci, un expert en microbiologie, le bon professeur Sansonetti fait campagne sur les écrans et les ondes avec comme message principal que “le vaccin reste le pilier de la santé publique”.
C’est un peu outrancier certes quand on examine vraiment et attentivement les causes de mortalité dans nos pays développés ; mais pourquoi pas ?
Je me suis évidemment abstenu d’enquêter sur les éventuels liens d’intérêt (en particulier avec l’industrie des vaccins) de notre expert ; partant du principe fondateur bienveillant que l’éloge enthousiaste de ce type de traitement était obligatoirement associé à une totale indépendance vis-à-vis du commerce des vaccins. Respect donc !
Maintenant que j’ai assumé (oups !) pour la bienveillance et le respect, je me dois d’être à l’écoute.
Et me voici lisant attentivement la belle prose du respectable professeur ; c’est-à-dire son livre “Vaccins” avec le sous-titre provocateur pour les quelques rares sceptiques dont je fais partie : “Pourquoi ils sont indispensables”.
Ce sont 12 chapitres intéressants que je ne peux pas résumer en quelques lignes ; ce serait offensant. Je vais donc procéder en plusieurs étapes, à moins que je ne sois assassiné avant d’avoir terminé.
Pour commencer, lisons attentivement les 5 premiers chapitres.
C’est une effroyable description des terribles maladies infectieuses du “monde d’hier” selon les termes du professeur. C’est bien écrit et émouvant ; c’est ponctué d’anecdotes historiques (Apollinaire, Mahler, etc…) avec des témoignages personnels qui démontrent la bonne foi de notre expert. Il croit à ce qu’il écrit !
Et il nous décrit en plus les non moins horribles maladies infectieuses du “monde d’aujourd’hui” : HIV, Ebola, etc… En nous rappelant qu’il y aura toujours des maladies infectieuses. Ah !
Et quand il écrit Arrêtons ces vaccins contre ces maladies infectieuses du monde d’hier et tout repartira, venant s’ajouter aux maladies du monde d’aujourd’hui, nous voilà terrorisés et coupables : comment peut-on oser mettre en jeu la vie et la santé de nos enfants et petits enfants en contestant les bienfaits de la vaccination ?
Toutefois si on examine attentivement les terribles maladies du monde d’hier décrites par le professeur et qui ont été en grande partie, sinon éradiquées, au moins neutralisées, qu’observe-t-on ?
En toute objectivité et bienveillance, bien sûr !
Certaines ont disparues (ou presque disparues) de nos régions.
Pour certaines de ces disparitions, on peut supposer (mais sans aucune donnée scientifique solide) que la vaccination a joué un rôle ; si on accepte évidemment que ces vaccins sont réellement efficaces cliniquement (et pas seulement sur la base de détection d’anticorps supposés protecteurs) et qu’avec beaucoup de bienveillance on s’abstient d’exiger des essais cliniques en double aveugle. Exemples ?
La variole, la diphtérie et la poliomyélite ! Peut-être ; pas sûr ! D’autres facteurs que la vaccination ont joué un rôle protecteur c’est certain. Que se serait-il passé en l’absence de vaccin ? Nul ne le sait ; faute de science !
Mais d’autres ont aussi disparues alors que nous ne disposons d’aucun vaccin. Exemples ?
La peste et le choléra !
D’autres sont endiguées (en le disant vite) également en l’absence de vaccin : syphilis, streptococcies malignes.
D’autres, certes, sont plus ou moins neutralisées (en le disant vite) et on pourrait accepter l’idée que les vaccins existants [quoique reconnus peu ou pas efficaces ; ça dépend des zones et des périodes…] puissent jouer un rôle : tuberculose, grippe maligne. Que se passerait-il en l’absence totale de vaccin ? Nul ne le sait ; faute de science !
Première conclusion évidente, émise sur la base des données et descriptions produites par notre aimable professeur, et sans entrer dans le détail des données biologiques : l’efficacité des vaccins pour lutter contre les maladies infectieuses est loin d’être évidente.
Surtout, à mon humble avis de médiocre scientifique de province peu expert en maladies infectieuses (mais bon connaisseur de l’épidémiologie), il n’est pas possible (au moins pour nos pays) de prédire quoique ce soit d’intelligent si la couverture vaccinale venait à diminuer comme conséquence de l’abolition de l’obligation vaccinale actuelle.
Écrire bravement que “Arrêtons ces vaccins contre ces maladies infectieuses du monde d’hier et tout repartira, venant s’ajouter aux maladies du monde d’aujourd’hui” est de l’ordre de la prophétie religieuse… et donc de peu d’intérêt scientifique. Désolé !
Les critiques et commentaires argumentés et bienveillants sont bienvenus !
 
 
 
 
 

Je serai à Narbonne le vendredi 27 janvier

Si vous avez envie de me rencontrer ou de bavarder un peu, je serai à l’Hôtel de Ville à partir de 14:00.
20170123
Certes le programme concerne la nutrition avant tout mais on pourra parler d’autre chose lors de la séance de questions ; et même après avec un verre à la main mais là il faudra faire attention à mes réponses…
Marins d’eau douce ou vrais marins d’eau salée, à  vendredi !
 
 
 
 
 
 

Influenza… "Lascia ch'io pianga… e che sospiri la libertà."

 
Je traduis ce mélange d’anglais [influenza en anglais signifie grippe] et d’italien [“Lascia ch’io pianga… e che sospiri la libertà” signifie : Laisse-moi pleurer… et regretter la liberté.]
C’est du langage codé que même les hackers de la NSA (agence américaine de renseignements] ne comprendront pas… Ne déchiffrez pas à haute voix, Grand Méchant Loup vous écoute…
Pour les noyer un peu plus, je vous propose la “fausse piste” suivante :
https://www.youtube.com/watch?v=Z5WUO7hsgCA
Dès fois qu’il y en ait un dernier qui insiste, une autre fausse piste :
https://www.youtube.com/watch?v=_WN2A–Sr58
Si vous êtes encore là, c’est bon signe ; c’est que vous avez le sens de l’humour.
Bon, je résume l’idée générale. Nous assistons ces jours-ci à un forcing forcené de la part des Autorités sanitaires et gouvernementales pour nous pousser à nous (faire) vacciner contre la grippe.
Plus les données scientifiques (et objectives) sont faibles, plus l’hystérie médiatique et politique se déploie sans limite et sans nuance.
Soyons clairs : les données existantes et consultables par un ou une non-analphabète nous disent clairement deux choses :
1- jusqu’à preuve du contraire, les vaccins anti-grippe ne sont pas efficaces ;
2- pour justifier les campagnes promotionnelles de cette vaccination, il faudrait plus de données scientifiques.
C’est vrai pour les adultes sains, les plus de 65 ans, les enfants et même certains patients, par exemple ceux atteints de mucoviscidose. Je pourrais rallonger la liste ; mais surtout répéter : donnez-nous plus de science s’il-vous-plaît !
On pourrait certes dire que la vaccination serait une précaution et que si ça ne fait pas vraiment du bien, au moins ça ne fait pas de mal…
Erreur ! Vacciner n’est pas un geste anodin, pas du tout !
Même si tout est fait pour essayer de le faire croire. Ce billet n’ayant pas l’ambition de “couvrir” le sujet en une fois, je me contente ici de recopier un graphe simpliste publié en 2011 et dont les données n’ont jamais été démenties, malheureusement.
On trouve ça dans : Hum Exp Toxicol. 2011 Sep;30(9):1420-8.
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Qu’est-ce que ça dit ?
La mortalité infantile par pays est directement corrélée aux nombres de doses vaccinales administrées. La corrélation est linéaire et très forte suggérant une relation de causalité !
D’autant que les facteurs de confusion possibles sont répartis aux deux extrêmes de la droite : en bas à gauche la Suède et en haut à droite les USA !
Ci-dessous deux extraits  des IMR (Infant Mortality Rate) en 2009 : d’abord les 5 meilleurs puis les 5 pires.
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Et maintenant, les doses vaccinales, d’abord les plus basses puis les plus hautes.
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Bon, je laisse chacun conclure, après avoir évidemment consulté l’article très simple et vérifié toutes les tables et raisonnements…