ALERTE : confirmation de la neurotoxicité des médicaments anticholestérol !

 

Lentement mais sûrement, ils « lâchent le morceau » comme disent les policiers…

Bien sûr, ils « freinent des quatre pattes » ; mais finalement ça sort… Mais, soyons rassurés, il y aura d’autres épisodes !

Pour beaucoup de victimes, ça émerge trop tard ; le mal est fait, hélas ; mais les complices de cette malfaisance n’en ont cure, ils auront fait du business (du petit minable comme du gros) jusqu’au bout de la nuit !

Il faut dire que la stratégie des industriels et de leurs complices est formidablement bien organisée. Faut dire que pour certains (les vendeurs d’anti-PCSK9) c’est une question de vie ou de mort. Si nous devons sombrer, pensent-ils, autant avoir tout essayé, même le pire…

Ça passe ou ça casse, dit-on ; seulement voilà, même si ça passait, par ces temps, ça casserait… CQFD !

Ci-dessous le titre d’un article paru en 2016 dans le journal officiel du Collège Américain de Cardiologie (l’équivalent de notre Société Française de Cardiologie) où les auteurs présentent un « state-of-art » (l’état des connaissances) de la supposée toxicité des statines, incluant de façon anecdotique (selon eux) leur neurotoxicité.

Ils nous disent simplement que les données publiées suggérant une neurotoxicité des médicaments anticholestérol (seules les statines sont d’intérêt pour eux dans cet article) sont soit de faible valeur scientifique soit négatives ; et, d’un revers de main ample et capricieux, ils rejettent cette idée absurde (selon eux) que les statines soient toxiques de façon significative.

Cela dit, seuls les naïfs peuvent être trompés. Il suffit de lire la liste des liens d’intérêt de nos auteurs (ci-dessous). Cette sorte d’experts factices ne devraient pas pouvoir s’exprimer dans des revues supposées rapporter les avis et recommandations officielles de Sociétés Savantes nationales ou internationales, au-dessus de tout soupçon en principe. Ça nous donne une bonne idée de la valeur (éthique et scientifique) des discours émis par lesdites Sociétés Savantes et autres académies ; là-bas et ici ; complotisme inclus ou pas…

Reste que nous (experts indépendants) devons informer sans relâche ; et contre vents et marées, comme disent les navigateurs.

Il faut le répéter encore : ces médicaments sont très toxiques pour le système nerveux et ne servent à rien pour protéger le système cardiovasculaire !

Pourquoi j’insiste aujourd’hui ? Quelque chose de nouveau ?

Effectivement, il y a du nouveau. je résume !

Un article de Février 2017 (ci-dessous), publié par des scientifiques américains se prétendant libres de tout lien commercial, rapporte de très mauvaises nouvelles concernant la neurotoxicité de la nouvelle classe de médicament anticholestérol injectables, les anti-PCSK9.

Ils n’ont pas eu accès aux données brutes des essais cliniques qu’ils décrivent et qui sont généralement inaccessibles du fait de « secret industriel ». Autrement dit, ils analysent sagement des données que les industriels ont bien voulu libérer. A prendre avec prudence ; c’est probablement la pointe de l’iceberg.

Malgré ces restrictions, la neurotoxicité des ces nouveaux médicaments anticholestérol saute aux yeux.

Pourtant les 11 études analysées sont de brève durée (entre 6 mois et 2 ans) et le groupe témoin (9 fois sur 11) reçoit déjà un traitement anticholestérol. Les anti-PCSK9 ne sont pas comparés à un placebo ; leur neurotoxicité est comparée à d’autres traitements neurotoxiques ; ce qui affaiblit la signification statistique et clinique. Enfin, la plupart des études ont un faible recrutement puisqu’il s’agissait plutôt d’études pilotes visant justement à vérifier la toxicité des ces médicaments ; et donc recrutant soigneusement des sujets ou des patients qui n’étaient pas « à risque » d’effets adverses. Ce point est important car, une fois ces médicaments sur le marché, les prescripteurs ne prendront pas les mêmes précautions que les recruteurs des études pilotes de l’industriel.

Malgré ces limites, et sans entrer dans les détails, les auteurs nous disent que le risque de neurotoxicité est multiplié par 3 environ !

Ce qui est considérable et justifie effectivement le titre assez alarmiste de l’article. D’autant que la durée d’exposition a été brève, que les témoins étaient eux-mêmes exposés à des traitements neurotoxiques et surtout que seules des complications neurologiques sévères ont été enregistrées dans cette base de données « commerciales » ; laissant penser que d’autres évènements moins sévères n’ont probablement pas été rapportés ou pas analysés dans cette étude …

En l’occurrence, les sévères complications rapportées (quoique mal décrites dans l’article) sont des delirium, des états confusionnels, des désordres (je traduis de l’anglais) cognitifs, des états démentiels, des amnésies, des troubles de la pensée et de la perception, et autres troubles mentaux sans autres précisions ; on mesure la gravité potentielle de ce qui est rapporté ; laissant présumer qu’il y avait probablement d’autres manifestations moins graves de neurotoxicité… et qu’avec une durée d’exposition prolongée…

Conclusions provisoires :

1) baisser le cholestérol (quel que soit le moyen utilisé) est neurotoxique, à plus ou moins long terme ;

2) ce qui confirme totalement les données antérieures avec les statines ;

3) et démontre qu’il ne faut pas croire les experts rémunérés qui prétendent le contraire ;

4) et laisse penser que des patients non sélectionnés (une fois les anti-PCSK9 commercialisés et utilisables par tous les médecins) pourraient être beaucoup plus sensibles et donc beaucoup plus souvent victimes de ces médicaments anticholestérol ;

5) comme on le voit déjà avec les statines (voir le livre « L’horrible vérité sur…« ), malgré le déni des experts rémunérés ;

6) les anticorps anti-PCSK9 passent donc réellement dans le cerveau (franchissent la barrière hémato-méningée), c’est une confirmation, comme le font les statines ;

7) les anticorps anti-PCSK9 ne semblent pas (selon cette étude) amplifier les effets toxiques musculaires des statines ; ce qui suggère que les statines auraient un effet toxique spécifique (indépendant de la diminution du cholestérol) probablement dû à leurs effets sur les mitochondries.

Petite addition anecdotique, pour avoir une idée du degré de désinformation actuelle à propos des médicaments anticholestérol. En ce début d’année 2017, une autre équipe d’experts (mais rémunérés cette fois) publie l’exact contraire de l’article que je viens de commenter. Pour eux, il n’y a pas de neurotoxicité des anti-PCSK9 !

Je me contente de rajouter la conclusion de cet article (ci-dessous) et la liste des liens d’intérêt des auteurs, une brochette d’individus peu « recommandables » !

Comment faire la part des choses ? Qui croire ?

Ce n’est pas si difficile.

Avec plus de 40 années d’activité professionnelle dans ce milieu, je peux (en toute modestie et hors de tout complotisme paranoïde) donner la formule magique : en cas de discordance frontale dans des données scientifiques, plutôt que d’essayer une impossible synthèse, contentez vous de vérifier le degré de dépendance ou d’indépendance des investigateurs…

Ne pas croire les experts rémunérés ! C’est une précaution minimale.

L’absence de conflit d’intérêt ne garantit pas la qualité et la présence de conflit d’intérêts n’est pas automatiquement associée à de la corruption, certes, mais il s’agit souvent de « vie ou de mort » pour des équipes de recherche ou des petites sociétés commerciales. Ils sont prêts à tout et l’éthique médicale et scientifique est le dernier de leurs soucis.

De façon générale, il faut désormais exiger une totale indépendance des comités scientifiques en charge de faire des recommandations aux médecins.

Et évidemment, il faut exiger, quel que soit le médicament étudié, un accès libre aux données cliniques brutes de l’étude.

Pas de commercialisation sans une vérification des données brutes par de vrais experts vraiment indépendants !

C’est vrai pour les statines, et les anti-PCSK9 et même aussi pour les vaccins !

On ne devrait même pas avoir à le demander… Quelle époque !

Et pas un seul politicien pour le dire.

Des branquignoles, je vous dis !

Amen !

 

 

 

 

 

 

 

 

33 réflexions au sujet de « ALERTE : confirmation de la neurotoxicité des médicaments anticholestérol ! »

  1. Francoise

    Merci pour ce nouvel article, bon Dr Michel de L. ! Toujours aussi édifiant….. On manque cruellement d’experts dignes de ce nom et crédibles, du coup ?
    En vous lisant, je me posais une question. Que risque (en théorie: que dit la loi ?) une société qui a « trafiqué » des données pour mettre en avant des qualités indues (et/ou minimiser des effets secondaires) d’un produit médicamenteux ?
    Autre question : est-ce que la loi est spécifique dans le domaine médical (compte tenu du caractère exceptionnel et direct d’impacts que la recherche a en ce domaine sur la vie et la qualité de vie des personnes) ?
    Et dernière question: est-ce que ces questions sont encadrées par des lois internationales ?
    Mince.. encore (un peu) hors sujet ? Ou pire… tout cela est-il traité dans vos livres et j’aurais oublié (voire pas complètement tout lu)… c’est là une perche pour m’y renvoyer si tel est le cas… ?

    Répondre
    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Francoise

      Pour poursuivre une société commerciale ou des « experts » devant la Justice, il faut avoir des preuves de leur culpabilité. Pour avoir des preuves, il faut disposer des documents bruts des études ou des expertises ; ceux-ci sont inaccessibles pour cause de « secret industriel »…
      Ils peuvent donc raconter n’importe quoi, ils ne risquent rien !
      Sauf si un Juge ordonne une perquisition et envoie la Police faire des « prélèvements »…
      Il lui faut de bonnes raisons à ce Juge… par exemple, des plaintes de victimes ; ou des évidences fortes (des témoignages) qu’il y a eu falsification.
      C’est arrivé parfois et, à chaque fois, les policiers ont constaté des falsifications qu’on a ensuite qualifié d’erreurs…

      Les activités des Industries de Santé sont encadrées par des Règlementations Européennes.
      Je vous laisse vérifier par vous-mêmes ; mais je résume en deux phrases :
      1er Alinéa : priorité à la santé des individus ; je simplifie et m’exprime en des termes non juridiques, vous avez compris ;
      2ème Alinéa : (toujours en simplifiant) rien ne doit « gêner » les activités des industriels…

      Vous avez compris ? Protection et impunité quasi garanties ! Ces industries sont des bijoux de la Couronne capitaliste ; profits énormes garantis à condition qu’il y ait quelques innovations de temps en temps… Par exemple, les anti-PCSK9 !

      Répondre
      1. Minoque
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Oui mais Il est encore si difficile pour les patients concernés d’obtenir réparations, dédommagements, quelques plates excuses pour le moins … avec les preuves avérées !
        Je pense au mediator, à l’amiante et bien d’autres !
        L’impunité pour les grandes castes de ce monde gardera-t-elle toujours le vent en poupe ? Sans doute ! A moins d’un tsunami engendré par le peuple… Qui sait ?

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        1. Francoise
          En réponse à : Minoque

          @Minoque35

          Moi, ça me fait un peu comme pour phil, quand il s’étonne que ‘tout le monde savait, mais personne ne sait’… ce qui m’étonne beaucoup, c’est que… quand une société, un industriel, un fabricant,… se fait ‘pincer’ voire condamner, après avoir fait nombre de victimes… là, je ne comprends pas que cela ne fasse pas électrochoc salutaire… et pour le peuple, et pour la société.
          Que le peuple ne le/les boycotte pas sur le champs et définitivement. Et aussi, que les personnes responsables, même si plus ou moins clairement identifiées, ne prennent pas la mesure de leurs actes, et ne se répandent pas en excuses, indemnités, regrets et réparations (au moins essais de réparations) de tout ordre. C’est naïf ? Ou c’est une attente juste ‘normale’ ?
          Mais NON, non, les puissants escrocs gardent la tête haute,… quand l’ambiance n’est pas à incriminer un peu les victimes, même…. Grrr!

          Aaah… c’est à cause du capitalisme effréné, couplé au dentifrice au fluor ??? Aaaaaaaah, vous dites, bon Dr MdL que du temps de Jésus déjà, les imbéciles de bonne foi peuplaient les rues ??? Mais… y z’utilisaient du dentifrice au fluor du temps de Jésus ?!!!!!!!!!!!!! Ahhhhh c’est Jésus lui-mêêêêême qui a introduit du fluor dans le siwak, pour que les foules le suivent et que chacun perde tout sens critique ???!!!!!! Décidément, on va de scoop en scoop sur ce blog :-)

          Doux Jésus… Viiiite, un tsunami ! (un de ceux qui ne détruisent pas de centrale nucléaire, sivouplai…).

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          1. MARCEL
            En réponse à : Francoise

            Juste une question. Sur quelle planète vivez vous ?. Il serait grand temps d’ atterrir sinon vous allez avoir de grandes désillusions.
            Mauvais pour le coeur tout ça.

          2. Francoise
            En réponse à : Francoise

            @MARCEL
            Je comprends que « Atterrir » veut dire : considérer que les gens qui font des choses pourries resteront pourris, que jamais le monde ne changera, que ça a toujours été ainsi et que c’est tout cela est bien ‘normal’ ou incontournable….?
            Je resterai toujours étonnée de toutes les horreurs que je vois et que je trouve ‘A-normales’. Cela ne m’empêche pas d’être lucide…. mais cela me permet de ne jamais oublier où est la ‘normale’ (même quand elle est ultra-minoritaire), où est la réaction simplement ‘humaine’ (même quand elle est rare).
            Et ça, ça me semble bon pour le coeur :-)

  2. Inoxydable

    Bonjour Docteur. Fameux l’article. C’est une fuite en avant de tous ces investigateurs « honnêtes », nier l’évidence absolument envers et contre tout. On en a l’exemple type dans l’actualité politique ( pardon d’y faire référence) actuelle pour continuer de berner les malades et en tirer toujours plus de profit. Pôvre de nous!

    Répondre
    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Inoxydable

      C’est vrai !
      Mais en pays de Liberté, personne n’est obligé de consommer n’importe quoi : tabac, cannabis ou médicaments inutiles…
      Une règle simple : ne jamais croire les experts rémunérés !

      Certes, ça ne suffit pas. L’époque (et les précédentes aussi en remontant à jésus et même avant) veut que nous soyons cernés par des imbéciles de « bonne foi » qui, en toute bonne conscience, vaccineraient des régiments d’étalons (mâles) contre le cancer de l’ovaire…

      Répondre
      1. Inoxydable
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Rassurez vous Docteur : Il y a maintenant 4 ans que je ne crois plus les experts rémunérés par les labos. Je vérifie soigneusement tous les articles que je lis de droite à gauche et je crois avoir assez de lucidité pour ne plus jamais tomber dans un piège tendu par ces experts … Et j’ai passé l’ âge d’être un étalon d’autant que les statines sont passées par là. Oups..

        Répondre
  3. phil

    Mais comment lutter contre 30 ans de bourrage de crâne du public ? Je le dis à qui veut l’entendre (suis pas candidat à une primaire, malgré les circonstances) : le grand responsable c’est le public !

    Et comme il est massif, qu’il ne lit pas les livres (pas même les articles alors les livres, faut pas rêver ! ), le travail majeur n’est pas la lutte contre les experts rémunérés mais la lutte contre l’inertie du public.

    Qui, ici, ne l’a pas constaté ? Si vous voulez vous fâcher avec votre meilleur ami, vous n’avez qu’à lui conseiller d’arrêter le statines.

    Pas vrai ?

    Répondre
    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Orbes

      La Madame Ducret qui signe cet article minable fait peine à voir ; rien sur les enjeux sanitaires ; que du business : combien ça va couter ? Combien Amgen va gagner ?
      Mais combien de démences, de raptus, d’amnésies, d’états confusionnels ? Madame Ducret s’en fous…

      En fait, elle ferait mieux de se taire Madame Ducret car pour le moment nous ne savons rien de cette étude (pas même les données de mortalité) sinon ce que l’industriel veut bien nous dire, c’est-à-dire à peu près rien.
      C’est de la com ! Tant que nous n’avons pas une publication décrivant les choses (méthodes et résultats), il est préférable de « se retenir »… Attendons la mi-mars !
      Ça ne veut pas dire qu’il faudra les croire « sur parole » ; mais au moins on aura quelques chiffres et nous pourrons vérifier leur crédibilité.

      Rappel : tous les essais récents sur les statines avaient été annoncés comme miraculeux ; puis, une fois les données en mains, aucune institution n’a changé quoique ce soit à ses recommandations. Ce qui signifiait qu’elles ne croyaient même pas au tout « petit miracle » qui était finalement présenté.

      Morale de l’histoire : tant que l’accouchement n’a pas eu lieu, la possibilité d’un avorton ne peut être exclue. Dites-le à la Madame Ducret ! Oups !

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      1. phil
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Avec en gros, si je puis dire, la photo d’une obèse morbide, afin que l’association d’esprit automatique se produise : cholestérol = obésité = monstruosité. C’est signé Les Echos, on les paie quoi ou combien pour ces torchons ?

        Répondre
      2. Francoise
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Oui, c’est abominable ! On parle de « ventes qui décollent » à présent ?! … pour des médicaments ?! Au moins, ça annonce la couleur, c’est sans masque !
        Même si elle avait raison sur la sûreté des médicaments pour réduire le cholestérol (mais… on en est encore là ???), cette dame est… dangereuse ! et/ou inconsciente :-(

        Répondre
  4. Fronzy

    Médecin généraliste, j’ai pris du temps pour recenser parmi ma patientèle les personnes souffrant de troubles cognitifs d’origine « microvasculaire ». Résultat, 80% de ces patients sont sous statine depuis de nombreuses années. Il ne s’agit que d’une observation imparfaite sans valeur scientifique mais effectivement je ne serais pas étonné de l’existence d’une neurotoxicité des statines. Depuis que je me suis intéressé à vos travaux et à d’autres, j’ai tenté de supprimer ces traitements à chaque fois que c’était possible mais cette démarche est très difficile et parfois je renonce. Il existe un tel discours dominant sur la nécessité de traiter le cholesterol (quand ce n’est pas le cardiologue dans son courrier c’est la médecine préventive qui me signale que j’ai arrêté le traitement par statine alors que le taux de LDL « athérogène » (écrit tel quel dans le compte rendu) dépasse les normes), que le doute voir la peur se réinstalle chez le patient et parfois chez moi. En général je reviens vers vos travaux et je vous remercie de réagir rapidement aux mauvais articles régulièrement publiés sur le sujet. Et comment prendre la responsabilité d’arrêter un traitement initié par d’autres plus « élevés » dans la hiérarchie médicale (spécialiste, praticien hospitalier…) ? La seule solution serait de revoir complètement les recommandations dans ce domaine mais je doute que cela arrive. Il est difficile de continuer à faire comme si de rien était lorsqu’on a ouvert les yeux dans ce domaine. J’essaie de me concentrer sur l’éducation thérapeutique (alimentation, lutte contre le tabagisme…), mais chaque prescription de statine me sape un peu le moral et j’appréhende un peu d’ouvrir les yeux sur d’autres sujets (vaccins par exemple, je n’ai pas encore ouvert ce chapitre). Bonne continuation et merci pour votre travail indispensable à de nombreux praticiens parfois un peu isolés dans leurs convictions.

    Répondre
    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Fronzy

      C’est le médecin référent (et pas le spécialiste ou le praticien hospitalier éventuellement consulté) qui dans le parcours de soin coordonné prend en charge (et est responsable) des traitements prescrits.
      Il n’a pas à se justifier (secret médical) sauf auprès du patient évidemment auquel il doit expliquer les traitements prescrits.
      Quand on explique sereinement (il suffit de 10 minutes ; et vous pouvez utiliser les graphiques de mes livres par exemple), il est bien rare qu’un patient résiste.
      J’ai été poursuivi devant le conseil de l’ordre par des professeurs de CHU avec l’accusation de diffuser des contre-vérités sur les statines.
      La Chambre Disciplinaire a rejeté leurs plaintes.

      Vous avez le droit d’être dans le doute évidemment et vous avez surtout l’obligation d’expliquer à vos patients qu’il y a une chaude controverse à propos de l’utilité et de l’innocuité des statines.
      Vous pouvez vous inspirer de mon livre « L’horrible vérité sur… » pour donner des arguments scientifiques solides.

      Si vous n’avez pas averti vos patients (faites-le au besoin par écrit, par précaution) de la toxicité de statines, ils pourront (le jour où ils auront les complications décrites dans des articles scientifiques) se retourner contre vous et le Juge (au pénal) leur donnera raison. L’heure des actions collectives va sonner ! Soyez prudent !
      Amen

      Répondre
      1. Fronzy
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Effectivement j’utilise souvent les graphiques de vos livres ou bien certains articles que vous avez cité sur le blog (j’aime bien celui qui compare les résultats des études sur le cholesterol avant et après 2004 ), et oui, en général en 10 minutes les patients semblent convaincus. C’est souvent ultérieurement que le doute se réinstalle. Je vais continuer dans ma démarche qui n’est pas toujours simple à assumer notamment chez les patients à haut risque, en prévention secondaire, ou ayant une hyperlipoproteinemie familiale hétérozygote. Enfin a signaler : je viens de recevoir un programme de FMC et parmi les thématiques cardiovasculaire il est proposé : « cholesterol : faut il changer notre démarche ? et en sous titre : Faut il oublier le LDL ? » A voir…

        Répondre
    2. MT
      En réponse à : Fronzy

      Bonjour,
      Je ne suis pas médecin généraliste mais anesthésiste au CHU.
      Je ressens néanmoins la même chose que vous, votre témoignage me touche! Ce sentiment d’impuissance parfois face à tous ces pauvres patients sous statines auxquels je voudrais tellement pouvoir éviter les effets secondaires…
      Effectivement, on a l’impression de se mettre en porte-à-faux quand on voudrait interférer avec la prescription qui vient d’un collègue spécialiste. Une amie généraliste m’a déjà expliqué que ça n’était même pas la peine d’arrêter une statine à un patient suivi par un cardiologue car ce dernier le lui remettra immédiatement derrière avec coup de fil cinglant pour la remettre dans le droit chemin. Et le patient souvent met son cardiologue sur un piédestal… Et le MG imagine que les paroles du cardiologue ont plus de valeur que les siennes…

      Par contre, sensibiliser le patient à la problématique et le rendre acteur de sa propre santé me semble une solution (idéale dans un monde loin d’être idéal mais néanmoins!). Perso, je leur dis après leur avoir expliqué la polémique: « je ne vous demande pas de me croire sur parole, vous devez vous faire votre propre idée, lisez les livres de MDL, allez sur son site, réfléchissez mais sachez que vous avez le droit d’arrêter votre traitement contre l’avis de votre cardiologue si vous estimez que c’est ce qu’il y a de mieux pour vous puisqu’il s’agit de votre santé ».
      Dans l’absolu, rares sont les patients qui osent le faire, ils ont trop peur et préfèrent mettre des œillères.
      Il faut admettre que ça n’est pas évident quand on n’est pas du milieu médical de se faire une idée sur la question. Tout le monde ne peut pas lire et comprendre les livres de MDL, même s’ils sont accessibles aux non-médicaux. Et tout le monde n’est pas capable de remettre en question le discours dominant.
      Alors on fait au mieux?
      A mon sens, la première chose à faire en tant que soignant c’est d’aider les gens à redevenir acteur de leur propre santé. C’est difficile car la solution de facilité est de s’en remettre entre les mains des médecins sans réfléchir. Mais il faut essayer.

      Quand vous entamerez le dossier « vaccins », ça risque d’être dur!
      J’en ai aussi parlé avec mon amie MG qui n’arrive pas à sortir de la voie dominante. Elle m’a dit: non mais t’imagine si je deviens « antivax », je fais comment pour continuer d’exercer?
      C’est pas facile…
      Perso, si j’étais MG, je ne pourrais plus vacciner les gens car je sais en mon fort intérieur qu’il ne faut pas le faire! Mais comment est-ce que je ferais pour continuer d’exercer? Je n’en sais foutrement rien…

      Répondre
      1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
        En réponse à : MT

        Réponse : il faut faire comme avec les statines, provoquer un mouvement de doute !
        S’il y a controverse, il y a doute ; et dès lors si on doute, on ne peut plus prescrire « en son âme et conscience » !
        Aucune Chambre Disciplinaire d’aucun Conseil de l’ordre ne peut obliger un médecin à prescrire contre ses convictions !
        Vite !
        Au travail !

        Répondre
      2. oursdesneiges
        En réponse à : MT

        J’ai largué les statines , il y a 9 ans et 4 mois ( après lecture de  » Dites à votre médecin que le cholestérol est innocent  » ) et en ai parlé à ma cardio 5 mois après l’arrêt .

        Suis-je le recordman du Monde et Olympique de ce blog ?

        Répondre
      3. Isabelle CHIVILO
        En réponse à : MT

        Etant MG , j’avoue que les prescriptions deviennent de plus en plus compliquées …. Bizarrement, pour les vaccins , souvent , ça devient un peu plus facile , les patients posent de plus en plus de questions. C’est un peu grâce aux labos d’ailleurs, qui ont voulu créer une pénurie de tetra et quintavalents pour vendre leur vaccin contre l’hépatite B.. ça a généré une méfiance .. et souvent maintenant , ce sont souvent les patients qui me demandent si l’on est obligé de vacciner leurs enfants contre tout.. ça ouvre la discussion et c’est beaucoup plus confortable pour moi… en prime je leur conseille le livre de Michel Georget… certains demandent même à avoir les seuls vaccins obligatoires ( DT et Polio , que l’on peut avoir en les commandant chez sanofi pasteur )… Mon record a été la fille d’une amie qui a reçu son 1er DTP à 8 mois !! ( la crèche n’a jamais regardé le carnet de santé ) … Pour les statines , ça commence juste à frémir… mais il est difficile , parfois d’enlever des molécules sur une ordonnance quand ça fait 15 ans qu’il en prenne… et le cardiologue qui fait des réflexions ( bon un des 2 cardio de ma ville est proche de la retraite y a peut être une chance ..) , et les médecins hospitaliers qui refont l’ordonnance de sortie à leur guise..nous laissant ramer après …Heureusement que je laisse certains livres sur mon bureau…..Je vais peut être commencer à leur faire signer un papier prouvant qu’ils sont informés des effets toxiques pour ceux qui sont attachés à leur statine…… Bon ça avance doucement , après le documentaire TV, un de mes associés a commencé déjà à supprimer les statines en prévention primaire… c’est déjà ça ……
        A propos des données brutes des études scientifiques, c’est exactement le même problème avec les études sur les pesticides……Au CRIIGEN on a pu récupérer des données des études de Monsanto via une plainte au niveau européen mais avec des parties des écrits barrés de noir afin d’être rendus illisibles ( en particulier certains noms d’auteurs)…………

        Répondre
  5. mmaz

    à Fronzy et MT
    Médecin généraliste également,après avoir expliqué le « mode de vie protecteur »,les recommandations officiels de 2005!! sur les statines, et surtout leurs toxicité en m’appuyant sur les livres de MdL,je laisse sur la prescription la statine,expliquant au patient que cela rassure les spécialistes « statinophiles »,qu’enfin le patient peut dire si besoin en pharmacie qu’un héritage suffisant de son entourage lui garanti de belle réserve,comme cela tout le monde est content…Aimsibien vôtre

    Répondre
  6. Seb

    Bonjour
    Pour ma part en tant que patient c est le contraire. Je veux arrêter les statines mais je n ai trouvé aucun docteur pour me soutenir. J étais sous tahor 80 mg et j avais de gros problèmes de mémoire et j avais l impression de mal respirer. (Respirer dans le vide). J ai vu un endocrinologue responsable de la recherche pour les pcsk9 il a rien dit quand je lui ai parlé de mes effets secondaires et il m a laissé sous tahors 80. Finalement j ai décider d arrêter pendant une semaine et ça allait beaucoup mieux. J ai revu l endocrinologue qui m a proposé alors de l ezetrol + tahors 10/10. J ai refusé en lui demandant si ça allait pas m empêcher d absorber des oméga-3. J ai réussi a convaincre mon cardiologue de me prescrire juste tahor 10mg. Il voulait a tout prix garder les.statines. A la pharmacie quand j ai demandé les médicaments a la pharmacienne je lui ai dit les statines je n en veux pas elle a très bien compris :). En complément alimentaire je prend de l huile de krill et de la vitamine D3 et vitamine k2 car j ai lu que c est bien pour décalcifier les artères. Que pensez vous des compléments alimentaires abana et arjuna? Ces compléments a bases de plantes semblent très prometteurs. Pouvez vous conseiller un docteur qui puisse me soutenir dans mon arrêt des statines et me conseiller sur des compléments alimentaires?Mon traitement est bisoprol 7.5 et kardegic 100.

    Répondre
    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Seb

      Je ne peux vous recommander aucun médecin via un blog et je ne peux pas non plus faire une consultation…
      Je crois comprendre votre problème mais « croire comprendre » ne suffit pas en médecine.

      Ce que je peux dire, et répéter, c’est que les statine sont des médicaments inutiles et toxiques et que, le rapport bénéfice/risque étant très très bas, il n’y a aucune circonstance clinique qui justifie leur prescription.

      Il faut en parler avec votre médecin référent.
      Bon vent, matelot

      Répondre
  7. Bernard Bel

    Bonjour,

    Je suis à plein temps dans la lecture d’articles scientifiques, plus celle détaillée de vos livres et de celui du Pr. Philippe Even. Victime fin novembre 2016 d’un syndrome coronarien aigu qui a entraîné la pose de deux stents actifs, je suis maintenant confronté au « suivi » qui comprend bien entendu la prescription de médicaments.

    Je me suis déjà écharpé avec des cardiologues qui cherchent à me prescrire de la pravastatine. Je n’entrerai pas dans les détails car ils sont bien connus des lecteurs de ce blog ! Mon activité principale d’ingénieur au CNRS étant la documentation, je ne suis pas prêt de lacher le morceau…

    Par contre, j’ai accepté Brilique et Kardegil pour quelques mois car il me semble acquis que la priorité avec des stents (surtout actifs) est de se protéger contre l’agrégation plaquettaire pendant un « certain temps ».

    Tout va bien, je récupère du souffle chaque jour, et un test de résistance à l’effort vient d’indiquer que mes paramètres (VO2max etc.) seraient à 107% de la normale d’un individu de mon âge qui n’aurait pas eu d’ACV. Il est vrai que depuis 3 ans je pratique de l’exercice d’endurance et de résistance, et mon coeur n’a subi aucune nécrose lors de la crise qui avait obstrué une artère bissectrice.

    Toutefois, j’ai l’ambition de devenir centenaire, et je n’ai que 67 ans ! J’ai donc cherché tous les moyens d’éviter ou limiter la prise de médicaments une fois que l’épithélium se serait reconstruit dans les zones des stents, ce qui paraît-il finira par arriver.

    Fin décembre je suis tombé sur de la doc au sujet d’une enzyme fibrinolytique, la serrapeptase (voir par exemple http://www.specialtyenzymes.com/education/enzyme/serrapeptase-literature-review). Elle est produite par la bactérie Serratia qui vit dans l’intestin du ver à soie.

    Le Dr. Hans Nieper, de Hannovre, a rapporté en 1997 dans Townsend Letter for Doctors and Patients son expérience de prescription de serrapeptase à de nombreux patients, qui avait eu pour effet une dissolution de plaque d’athérosclérose (http://www.vitacure.co.uk/serrapeptase—dr-hans-nieper.html). Il dit que le processus est lent, on commence à en observer les effets après 6 à 8 mois, parfois plus…

    L’usage d’enzymes fibrinolytiques pour la dissolution de plaque et d’agrégats plaquettaires est discuté dans l’article suivant. La serrapeptase y est mentionnée, ainsi que le natto des Japonais. Les Japonais seraient bien avancés dans ce domaine mais ils ont tendance à publier dans leur langue…
    The biotechnological potential of fibrinolytic enzymes in the dissolution of endogenous blood thrombi
    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24799449

    Concrètement : j’ai démarré une cure de serrapeptase à raison de 120 000 UI par jour, qui est la dose recommandée. (D’autres articles traitant d’autres problèmes que l’athérosclérose mentionnent des essais avec des doses plus fortes.) Quelques questions :

    1) Sachant que la serrapeptase a aussi un effet anti-agrégant, ne serait-il pas prudent de diminuer les doses d’anti-agrégants plaquettaires pour éviter de cumuler les effets (risque d’AVC hémorragique) ? Ou bien les mécanismes sont-ils assez distincts pour que les effets ne s’additionnent pas ?

    2) Y aurait-il un risque augmenté de rupture de plaque du fait de la dissolution ? C’est ce que suggérait une cardiologue mais elle a ensuite ajouté qu’en prenant une statine je « stabiliserais » la plaque… Défense de rire ! :-\

    3) Ne serait-il pas approprié de mesurer le score calcique à un an d’intervalle pour voir si cette serrapeptase produit l’effet annoncé ?

    4) Y a-t-il des équipes qui travaillent (ou ont travaillé) sur ce sujet et qui ont publié dans d’autres langues que le japonais ?

    Répondre
    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Bernard Bel

      4 questions donc :

      1) Ne serait-il pas prudent de diminuer les doses d’antiplaquettaires pour éviter de cumuler les effets (risque d’AVC hémorragique) ?
      Réponse : je ne sais pas ; je n’ai pas trouvé de données scientifiques solides sur le sujet

      2) Y aurait-il un risque augmenté de rupture de plaque du fait de la dissolution ?
      Réponse : vous confondez la fibrine qui se forme au moment de la consolidation d’un thrombus (pas de fibrocyte) avec la fibrose qui est une tumeur bénigne (ou une cicatrice) et qui est riche en fibrocytes… C’est ça la sclérose de la plaque ! C’est à mon avis indissoluble in vivo. Mais ce n’est pas dramatique car l’artère s’adapte…

      3) Ne serait-il pas approprié de remesurer le score calcique ?
      Réponse : je ne connais pas de traitement qui décalcifie les plaques

      4) Y a-t-il des équipes qui travaillent (ou ont travaillé) sur ce sujet et qui ont publié dans d’autres langues que le japonais ?
      Réponse : je ne sais pas ; je ne crois pas…

      Répondre

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