Vraiment pas meilleur moral ? Un peu d’Elixir d’amore du cousin Donizetti ?

Que ceux qui dépriment ne pensent pas que cet élixir existe vraiment, c’est juste (dans l’opéra de mon cousin) un mauvais Bordeaux…
Mais ça réveille l’amour et ça rend riche comme le chante mon neveu, le magnifique ténor Vittorio Grigolo.
Il était toutefois meilleur quand je l’ai entendu en direct à la Bastille le 13 Novembre 2018…
Faut bien s’occuper un peu entre deux auditions aux Chambres Disciplinaires du Conseil de l’Ordre…

Pour Vittorio, c’est là :

Mais si vous préférez ma petite nièce, la succulente Lisette Oropesa [pas toucher, interdit !], c’est là :

Mais si vous les voulez tous les deux ensemble en duo d’amour, on l’a aussi :

Mais là aussi, c’était mieux en direct le 13 Novembre…

Tout ça à cause d’un verre de mauvais rouge.
Ne pas répéter au Ministère de la santé, s’il-vous-plaît, ça pourrait me valoir une nouvelle convocation…

Le "bon" cholestérol HDL : De profundis !

Il semblerait que les plus hautes Autorités commencent à se faire à l’idée que la notion de “bon” cholestérol doit être abandonnée.
Les visiteurs réguliers de ce Blog et mes fidèles lecteurs (articles scientifiques et livres) ne seront pas étonnés : je l’avais écrit dès mon premier livre en 2005 quand l’affaire du Vioxx m’avait enfin ouvert les yeux sur le cholestérol, le bon, le mauvais et le reste.
A l’époque, étant moi-même un très récent converti [quoique depuis les années 1980s j’ai fréquenté des milieux obscurs peuplés de personnes (à l’époque déjà assez âgées et très expérimentées par rapport à moi qui était encore selon eux un “jeune couillon”… à 55 ans…) que l’épopée du cholestérol faisait bien rire], je ne manifestais mon scepticisme qu’avec prudence.
Psychorigide j’étais déjà ; on ne se refait pas !
Tout ça pour dire que, ces jours-ci, a été publiée la confession du HDL. Évidemment, c’est discret et ce ne sont pas des prestigieux professeurs qui s’expriment, mais quelques porte-paroles auto-désignés qui traduisent les pensées profondes de nos éminences académiques. Celles-là se sont enterrées dans les funérariums les plus proches de leurs domiciles.
Ayons pitié, mes frères, de ces “autorités” car ceux qui ont beaucoup pêché seront beaucoup pardonnés.
Faut dire qu’ils ont, au cours de longues carrières, pêché du gros comme disait Hemingway juste avant de se suicider… BigPharma est généreux avec ses fidèles !
Dévoilons les grandes lignes de la “confession du HDL” mais sans entrer dans les détails puisque ça n’a plus aucun intérêt. C’est publié sur un des sites les plus fréquentés par la cardiologie internationale et très chouchouté (financé) par BigPharma.
C’est donc l’oraison funèbre de leur Dieu lui-même qui est prononcée là :

HDL 1

Le titre dit tout, inutile de traduire, je pense :

HDL 2

Prions pour eux, mes frères, en ce beau dimanche d’été…
Ainsi meurent les vieux chevaux fourbus” disait un de mes ancêtres de retour de Croisade !

Y a-t-il une "fausse" et une "vraie" science ?

 
Toujours à l’affut de quelque sujet qui pourrait augmenter leurs ventes, les médias conventionnels “en papier” se sont jetés sur ce “business florissant” que serait la “fausse” science ; évidemment pour la condamner fermement ! Oups ! Qui ne le ferait ? C’est très vilain de propager des “fake news” comme disent les perroquets commandités.
Et notre média conventionnel “en papier” préféré n’a pas voulu être en reste (ci-dessous) et bien sûr comme toujours en finesse : “gangrène”, “business”… fausse science1
Nos judicieux, et très justiciers, rédacteurs pleurnichent à propos de cette supposée “fausse” science qui fleurirait sur les réseaux sociaux ou réseaux parallèles tandis qu’une “vraie” science serait malmenée et plus ou moins abandonnée sur les réseaux conventionnels, ceux gérés par les sociétés savantes, les académies, les corporations, les Ministères (parfois) et surtout l’industrie, notamment celle des médicaments et… des vaccins !
Car, parmi les cibles de nos Zorros de la “vraie” science, il y aurait les célèbres anti-vaccinalistes des réseaux parallèles, prototypes selon eux de la “fausse” science
Si nos Zorros pratiquaient eux-mêmes un peu la science et la recherche, la vraie ou la fausse peu importe au lieu de pondre leurs idioties, ils sauraient qu’il y a autant de science bidonnée (plutôt que “fausse”, ce qui ne veut rien dire) sur les réseaux conventionnels que sur les réseaux parallèles.
Y a-t-il plus vulgaire désinformation que celle diffusée dans les congrès médicaux conventionnels sponsorisés par l’industrie pharmaceutique ?
Y a-t-il plus grossière déformation des réalités que celle propagée par les administrations sanitaires et les académies à propos de la médecine des vaccins ?
Mais il y autre chose sur les réseaux conventionnels qui n’existe pas sur les réseaux parallèles, quel que soit leur mode de financement, ce que certains qualifieront de “business” florissant comme si l’activité économique et financière des médias conventionnels n’était pas aussi du “business florissant”.
C’est quoi cette “autre chose” ?
C’est, pour reprendre le vocabulaire de nos Zorros, la gangrène de la censure.
Si nos Zorros avaient essayé une seule fois de publier des news peu favorables à un “business florissant” (académique ou industriel), ils sauraient qu’on se heurte immédiatement à un barrage organisé par les sponsors des médias conventionnels.
Via les médias conventionnels, les seules vies scientifiques admissibles sont celles qui ne peuvent porter préjudice au “business florissant” : soit vous apportez des informations, voire des découvertes, qui ne portent ombrage à personne ou qui peuvent générer un “business florissant” nouveau, soit vos “découvertes” sont des fake news
Et ainsi prospèrent inéluctablement des réseaux parallèles avec le meilleur et le pire : beaucoup de fake news mais aussi des perles et des trésors !
Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y ait pas quelques trésors sur les médias conventionnels : la différence avec ceux des réseaux parallèles, c’est qu’ils ne gênent personne. Bref, il y a encore quelques trésors ; et le problème des vrais chercheurs en sciences, c’est de les identifier dans un raz de marée de fake news sur les réseaux sociaux (dits parallèles) et sur les réseaux conventionnels.
Je résume : contrairement à ce que pensent nos justiciers Zorros, il n’y a pas de “vraie” ou “fausse” science, il y a des théories scientifiques. Certaines sont intéressantes et résistantes à la critique, au moins temporairement. Les supports de diffusion de ces théories, réseaux officiels (type PubMed) ou réseaux parallèles (type Google) ont peu (ou pas) d’importance.
Parce que les professionnels (les vrais chercheurs et scientifiques, pas les Zorros) savent reconnaître les théories intéressantes et résistantes (c’est leur métier) indépendamment des réseaux de diffusion.
Dans ce contexte, il n’est pas inutile de bénéficier de son propre réseau d’information où chacun (par exemple chaque visiteur de ce Blog) peut venir s’informer et aussi informer les autres : “avez-vous vu ça ?” “Savez-vous que ?”
Personnellement, j’ai ainsi plusieurs réseaux d’amis et confrères qui m’informent bénévolement. Certes, je dois trier mais les petits trésors et les perles ne sont pas rares. Merci à tous.
Tous ces réseaux parallèles (qui rendent fous de jalousie les Zorros des médias conventionnels) constituent un progrès majeur de l’époque. Il devient difficile de “faire croire” n’importe quoi à des citoyens alphabétisés. Certes, certains comprennent vite ; alors que d’autres sont plus lents. Nous avons tous nos soucis ; mais “avec le temps va tout s’en va…” disait le grand Jacques [pardon, c’était le petit Léo… encore une fake news…].
Ainsi explosera la vulgaire bulle vaccinaliste, suffit d’attendre un peu et de laisser derrière soi, à chaque passage, quelques tiques amicales (merci Grande Dame Nature) qui propageront le scepticisme !
Ainsi va la Société Spectaculaire et Marchande décrite par Debord et ses petits amis il y a 70 ans. Comme le temps passe !
D’ailleurs, comme bien décrit par nos Zorros commandités, ces dérives spectaculaires qu’ils découvrent aujourd’hui (choupette !) ne concernent pas que la publication.
Les réseaux conventionnels et parallèles sont bord à bord dans cette débauche hilarante et “juteuse” (ci-dessous).
Fausse science 2
Heureusement, de même qu’il y a des réseaux parallèles où la parole est libre et non censurée, il y a aussi des réunions et congrès qui permettent à ceux qui savent nager  dans les eaux troubles de trouver des informations utiles et intéressantes.
Adhérez à l’AIMSIB ; on vous guidera vers quelques oasis de liberté !
 
 
 
 
 
 
 
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Réunion de travail de l'AIMSIB le 23 Juin 2018 à Paris

On m’a demandé de faire cette annonce.
Le nombre de places étant limité, il est préférable de s’inscrire rapidement.
AIMSIB meeting 2018
L’après-midi, c’est une réunion de travail visant à préparer le Congrès annuel d’Octobre à Toulouse.
Donc, pas de conférence plénière mais un atelier “ordonné” où chacun pourra s’exprimer à condition de s’inscrire au préalable.
 
 
 
 

Je serai à Saint-Malo le 14 Avril

Ce sera à la Médiathèque “La grande Passerelle” (près de la Gare) de 14:30 à 16:30.
Titre de la conférence :
Une autre approche de la médecine pour préserver sa santé et protéger la Planète
Je commenterai notamment le contenu d’un de mes derniers livres (ci-dessous).
N’hésitez pas à venir me dire ce que vous pensez de tout ça.
Ça m’intéresse !
Le nouveau régime méditerranéen
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Rougeole et encéphalite : les illusions de la vaccinologie (saison 7)

 
Les promoteurs de la vaccination de masse, éventuellement obligatoire, défendent de façon générale l’idée que les vaccins apportent plus de bénéfice que d’inconvénients.
La façon générale est intéressante, certes, mais les médecins ont affaire à des individus ou à des familles, pas à des généralités.
Autrement dit, la conversation devient vite difficile quand les uns parlent en termes généraux (couverture vaccinale, éradication, etc…) alors que les autres sont fixés sur des cas particuliers (des victimes de certains vaccins, par exemple).
Si nous nous élevons un peu au-dessus des nuages des controverses fébriles et que nous examinons un cas bien spécifique et particulièrement tragique, celui des encéphalites survenant après une rougeole, qu’apercevons-nous ?
Apparemment, la fréquence de cette complication serait de un cas (diagnostic avéré et sévérité variable) pour 1000 cas de rougeole de diagnostic avéré et de sévérité variable.
La notion de “diagnostic avéré”, qu’il s’agisse de rougeole ou d’encéphalite, doit être prise avec précaution car, par exemple, certains cas de rougeole semblent reposer sur des signes cliniques peu spécifiques (fièvre + éruption cutanée) et surtout l’argument indépassable de l’absence de vaccination contre la rougeole. En effet, il y a apparemment peu de confirmation biologique systématique, par exemple au Royaume-Uni ; mais je n’ai pas été capable de vérifier la réalité des faits en France.
C’est un peu “court” de mon point de vue pour en tirer des conséquences scientifiques robustes et des décisions de Santé Publique. Mais n’en faisons pas un point de blocage sinon aucun échange n’est possible.
Ne faisons pas non plus de blocage sur le fait que si nous observons réellement un cas d’encéphalite sur 1000 cas de rougeole, et sachant que lors de la dernière poussée (supposée) épidémique de rougeole en France quelques milliers de cas ont été comptés, nous observons en conséquence seulement quelques cas d’encéphalite (10 au maximum ?). Difficile dans ces conditions de comprendre objectivement une épidémiologie des encéphalites.
La fréquence augmente vraiment ou diminue vraiment ? Passer de 10 à 5 ou 3 est-il statistiquement significatif ? Simple coïncidence ? J’appelle à la prudence avant des grands discours volontaristes !
Si 1/1000 semble beaucoup, les cas avec séquelles sont mal documentés (pour ne pas dire : pas du tout) rendant difficile l’évaluation de la menace réelle. Si une encéphalite sur 10 laisse des séquelles (et ça dépend quoi), on peut dire qu’une rougeole sur 10 000 est réellement menaçante en termes d’encéphalite sévère de l’enfant… Pas de statistiques possibles !
Peut-être, en plus, que toutes les encéphalites sévères surviennent chez des sujets immunodéficients… Ce qui rend la menace difficile à évaluer pour la population générale.
Peu importe ! On peut éventuellement comprendre que certains veuillent vacciner massivement pour empêcher cette encéphalite rare mais sévère. Mais comprendre n’est pas approuver car on peut être d’un avis différent : faut-il vacciner 800 000 bébés chaque année pour empêcher une encéphalite ? Pour empêcher 0,1 encéphalite sévère ?
On doit aussi admettre du côté des vaccinalistes, étant donné les interrogations diagnostiques sus-citées, que la menace est sans doute exagérée et qu’il s’agit d’examiner avec pondération les effets réels de la vaccination anti-rougeole. On se heurte malheureusement à une difficulté immédiate : il n’y a pas d’étude (scientifiquement robuste) qui ait analysé les effets de la vaccination anti-rougeole sur le risque d’encéphalite rougeoleuse. On a examiné seulement les effets du triple vaccin ROR (Rougeole-Oreillons-Rubéole).
Cela introduit un facteur de confusion majeur. C’est très ennuyeux pour qui veut comprendre les effets positifs (et négatifs) d’une immunisation anti-rougeole. Pas de science robuste donc pour justifier des changements législatifs urgents à propos de la rougeole.
Il faut enfin insister sur le fait que la grande majorité des encéphalites de l’enfant sont d’origine virale [pas seulement du virus de la rougeole ou celui des oreillons] ou auto-immune. Il est clair qu’une politique de vaccination massive telle celle avec le ROR (des virus vivants) peut avoir  des conséquences non négligeables sur le système immunitaire de millions d’enfant : stimulation chez les uns (avec risque de maladies auto-immunes) ou inhibition chez d’autres avec augmentation du risque de pathologies virales jusque là bénignes.
Sans parler des virus mutants susceptibles d’être créés avec cette dissémination massive de virus vivants un peu bricolés.
Bon, faisons semblant de croire que ROR est un équivalent de R.
Cette efficacité vaccinale anti-encéphalite a été analysée au Royaume-Uni (RU). Rien en France apparemment. C’est dommage car les circonstances au RU et en France sont très différentes. Nouvelle approximation qui pourrait m’être reprochée… Je reconnais que ça commence à faire beaucoup.
Je reproduis des captures de cet article récent (2017) ci-dessous.
20170714_1a
20170714_1b
20170714_1c
Pour ceux qui ne lisent pas l’anglais ou qui n’ont pas le courage de se procurer (et lire) l’article, je résume : étude rétrospective sur plus de 30 ans (de 1979 à 2011) et 16 571 cas d’encéphalite (quel que soit la cause) chez l’enfant. La vaccination ROR a été introduite (et vite adoptée par les médecins et les familles) en 1988.
Ils observent une augmentation des cas d’encéphalite de l’enfant pendant la période ; mais surtout à partir de 1994 ; tout en observant une diminution des encéphalites dues (selon les déclarations des médecins) à la rougeole et aux oreillons.
Triste bilan global : plus d’encéphalites depuis que le ROR a été introduit !
Plus inquiétant : ils ne connaissent pas l’origine (les causes exactes) de ces nouvelles encéphalites… J’ai reproduis les graphiques concernant les fréquences d’encéphalites dues aux virus herpétiques (B) et celles d’étiologie inconnue. Notez la nette augmentation APRÈS l’introduction de la vaccination massive par le ROR en 1988.
Est-ce une coïncidence ? Vous comprenez encore mieux le titre de cet article.
20170714_2
Parmi les encéphalites d’origine inconnue (unknown aetiology), il y a sans doute des encéphalites auto-immunes dont l’émergence a probablement été favorisée par les programmes de vaccination massive ; pas seulement le ROR sans doute.
Pendant la même période, on a massivement vacciné avec des vaccins contenant des virus vivants (certes atténués) qui ont provoqué des effets secondaires non négligeables notamment des crises d’épilepsie et des maux de tête qui évoquent des complications neurologiques, et donc un impact immédiat des vaccins sur le système nerveux de ces bébés.
Que ces nouvelles encéphalites – les herpétiques, les virales non identifiées et les auto-immunes – ne soient pas attribuées au ROR et autres vaccins ne doit pas nous étonner.
En effet, si une encéphalite survient au décours d’une maladie susceptible d’être prévenue par la vaccination, cette maladie (même si elle ne concerne que quelques milliers de cas) en est toujours la cause pour les vaccinalistes maximaux. Ce n’est jamais une coïncidence ! Jamais !
Mais si une encéphalite survient dans le contexte d’une vaccination massive (des centaines de milliers de cas ; voire des millions si on compte les revaccinations), il s’agit toujours de coïncidences… Toujours !
Ce n’est pas étonnant : la différence est sociologique : dans la 1ère circonstance, il s’agit de “booster” le business vaccinal ; avec la 2ème circonstance, admettre (ou simplement examiner les choses) on pourrait “freiner” le business vaccinal.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Assemblée générale de l'AIMSIB le 24 Juin 2017

 
Oyez, oyez, braves gens,
L’AIMSIB réunit son Assemblée Générale (AG) annuelle le 24 Juin 2017 à 13:45 à :
85 rue de Chézy, 92220 NEUILLY-sur-Seine
L’AG sera suivie d’une session scientifique et médicale où seront discutées les questions suivantes :
1- la catastrophe sanitaire de la Dépakine avec comme orateur principale le Pr Philippe Even
2- l’obligation vaccinale sous forme d’une Table Ronde
3- l’état de l’art concernant le cholestérol et les médicaments anticholestérol avec une présentation du Dr de Lorgeril.
Vous êtes tous invités et l’entrée sera gratuite pour tous les adhérents ayant acquitté leur cotisation annuelle…
On est prié d’apporter sa boisson préférée et invité à partager avec ses voisins.
Ne pas oublier les verres !
Oyez, oyez, braves gens, le 24 Juin à Neuilly…
 
 
 
 

Les grandes illusions de la vaccinologie (saison 1)

 
Certains prônent la vaccination obligatoire pour tous et avec tous les vaccins existants. D’autres sont plus modérés mais veulent étendre la vaccination obligatoire au-delà des actuelles obligations sur le DTPolio (diphtérie, tétanos et polio). D’autres enfin préconisent le statu quo.
Tous se font des illusions sur le principe vaccinal. Beaucoup d’illusions ; et même trop.
Quelles illusions ?
Restons scientifique et médical, les deux en même temps, pas facile !
Je ne vais pas rentrer dans les détails évidemment mais donner quelques pistes de réflexion.
Première illusion (c’est la saison 1) : à propos de la médecine dite pasteurienne ; du nom de notre icône nationale ; attention, pas toucher sinon « panpan cucul » comme on disait autrefois…
Je ne vais pas entrer dans une polémique séculaire mais rappeler que cette vision de la maladie et de la médecine repose sur l’idée qu’une maladie a une cause (un agent infectieux pour Pasteur ; d’autres pathogènes pour d’autres plus modernes, certains non infectieux) qui nécessite un traitement salvateur. Dans le même ordre d’idée, en se protégeant de la cause, on se protège de la maladie.
Dans le cas des maladies infectieuses, c’est facile : la cause est l’agent infectieux, le traitement est un antibiotique ou un antiviral et la prévention passe avant tout par le vaccin.
C’est une rengaine officielle, à chaque fois qu’un nouvel agent infectieux apparait avec ou sans cortège contagieux épidémique, on promet un vaccin.
L’exemple typique (maintes fois érigé en pavillon) de ce modèle est la variole. Pas de virus, pas de maladie ! Et on est guérit quand il n’y a plus de virus.
La variole est un cas quasi unique dans les pathologies infectieuses pour la raison fondamentale à comprendre qu’il n’y a pas de “porteur sain”. Si vous avez le virus, vous êtes malade ; si vous n’êtes pas malade, c’est que vous n’avez pas le virus. S’il n’y a pas de “porteur sain”, il n’y a pas (c’est la théorie actuelle), de réservoir invisible. Le jour où il n’y a plus eu de patient atteint de la variole, la maladie a été proclamée “éradiquée” par l’OMS. Plus besoin de vaccin aussi et on a arrêté de vacciner. Jusqu’à présent, rien n’indique que cette théorie soit fausse ; et la seule crainte des experts c’est que des apprentis sorciers travaillant en laboratoire hyper protégé (ou des terroristes) bricolent volontairement (ou par erreur) un virus proche qui devienne pathogène et soit disséminé… Jusqu’à présent, tout va bien…
Le vaccin contre la variole, ou diverses techniques (c’est une longue histoire) visant à immuniser (organiser l’autodéfense) des sujets avant qu’ils soient exposés au virus, est présenté comme un modèle du genre. Malgré l’absence de donnée scientifiques solides (selon nos normes contemporaines) permettant d’en être sûr, il serait absurde de prétendre que ces techniques d’immunisation préalable étaient inefficaces ou inutiles. Et il serait tout aussi présomptueux de prétendre que le vaccin a éradiqué la variole .
En effet, d’autres maladies infectieuses et contagieuses épouvantables ont aussi été débarrassées de nos territoires ; et je ne connais pas beaucoup de mes contemporains et voisins qui ont été vaccinés contre la peste ou le choléra. La vaccination n’est pas, jusqu’à preuve du contraire, la seule et unique technique connue pour protéger les populations et il est loin d’être évident que la vaccination de masse préalable (c’est-à-dire avant que la population à risque soit exposée à l’agent infectieux) soit la stratégie optimale. Tout dépend évidemment des critères utilisés pour calculer le rapport bénéfice/risque ; et tout dépend encore de nos capacités, voire de notre volonté, à évaluer les supposés risques d’une façon aussi objective et efficace que l’évaluation du supposé bénéfice. Tout le monde a compris qu’en posant le problème de cette façon, nous alimentons de quoi organiser plusieurs meetings (et disputes) de Santé Publique chaque semaine dans nos capitales.
Il serait préférable (et même impératif) que les discutants et “disputants” soient totalement indépendants de tout lien ou intérêt commercial.
Il serait pourtant peu cohérent, sous prétexte d’une “ignorance relative”, de rejeter le principe vaccinal sans autre forme de procès comme certains font. L’exemple de l’épidémie de choléra en Haïti est utile à analyser; rapidement certes et je m’excuse à l’avance de ne pas écrire une thèse à ce sujet.
L’épidémie de choléra en Haïti survient au décours d’une catastrophe naturelle (tremblement de terre) le 12 janv. 2015 qui a fait plus de 200 000 morts. Il est généralement admis que ce sont des soldats népalais porteurs sains venus prêté main forte (à une population hyper-stressée et soumise à des conditions d’hygiène catastrophique) qui seraient à l’origine de l’importation du choléra qui avait disparu de Haïti depuis plus d’un siècle. Selon l’OMS, près d’un million de haïtiens ont été exposés à la bactérie Vibrio cholerae et près de 9000 en seraient décédés. La cause du décès est une diarrhée épouvantable qui provoque une déshydratation massive et un collapsus cardiovasculaire terminal en l’absence de mesures de réanimation (réhydratation) appropriées.
L’antibiothérapie préventive est, selon certains experts, peu efficaces du fait de l’émergence de souches bactériennes multirésistantes aux antibiotiques.
Concernant la vaccination préventive, je recopie ci-dessous un paragraphe publié par l’Institut Pasteur ; on ne pourra pas me dire que je sélectionne mes sources.
C’est là : https://www.pasteur.fr/fr/centre-medical/fiches-maladies/cholera
L’OMS considère l’utilisation des vaccins anticholériques oraux comme outils de santé publique potentiellement utiles en complément des mesures de prévention classiques. Il est cependant important de souligner qu’il n’existe pas aujourd’hui de vaccin induisant une protection à long terme contre le choléra. Or la menace que représente aujourd’hui le choléra et les difficultés de mise en œuvre des mesures d’hygiène et d’assainissement rencontrées dans de nombreux pays, montrent qu’il est plus que jamais nécessaire de disposer de moyens de lutte efficaces contre le choléra et qu’il reste donc indispensable de poursuivre les recherches sur la vaccination anticholérique.
Je ne vais pas me lancer dans une polémique stérile quant à l’efficacité (l’utilité) des vaccins anticholériques oraux actuels, le paragraphe ci-dessus dit tout ce qu’il faut comprendre : le vaccin n’est visiblement pas très efficace et n’est pas la bonne façon d’éradiquer le choléra ou de s’en protéger socialement. Dit autrement et sans rentrer dans les détails : le choléra est toute autre chose que la variole ! C’est le niveau de développement économique des populations (directement corrélé aux niveaux d’hygiène publique : accès à l’eau potable et gestion des eaux usées pour dire les choses simplement) qui est la vraie cause des épidémies de choléra.
Cela dit, face à la catastrophe sanitaire provoquée par le tremblement de terre et une fois identifié le début d’épidémie, il eût été absurde (et inhumain) de ne pas mettre en œuvre tous les moyens possibles pour essayer de protéger ces populations terrorisées.
Tout en ayant à l’esprit les “limites” de cette vaccination ; qu’on peut résumer par le constat de l’existence de porteurs sains (et de réservoirs invisibles) ; dit autrement, la vaccination ne peut pas empêcher la transmission d’une part et son efficacité est très relative au niveau de chaque individu (surtout chez l’enfant de moins de 5 ans, hélas) et dans la durée ; selon les experts !
Chacun a compris qu’en choisissant les exemples caricaturaux de la variole et du choléra, j’ai un peu “supplicié” la réalité.
L’idée principale est que même en prenant ces maladies terriblement contagieuses comme exemples, il est difficile de rester figé sur une vision pasteurienne de la médecine. L’agent pathogène fait la maladie, certes, mais d’autres facteurs beaucoup plus importants en font la sévérité et la contagiosité.
Qu’il n’y ait pas aujourd’hui de traitement antibiotique efficace du choléra est stupéfiant. Les explications fournies à cet égard sont de peu d’intérêt scientifique et humanitaire.
Que les vaccins soient également peu efficaces apparemment (et selon les experts) laisse entendre que, malgré des efforts semble-t-il importants, la vaccinologie anticholérique est en échec.
Tous les commentaires bienveillants et intelligents sont bienvenus !
Extrémistes et fatalistes s’abstenir ; nous sommes de bonne compagnie…
 
 
 

Santé, politique et élections

 
Sur l’Agora des grecs, on se rencontrait pour parler de tout, y compris de commerce.
La santé est désormais le plus gros commerce des sociétés capitalistes dites nanties : 18% du PIB des USA ; autour de 14% en France, un pourcentage parmi les plus importants d’Europe.
Les chiffres varient d’un article à l’autre (excusez la variabilité au % près) mais le fait est là : dans les deux pays cités, l’espérance de vie [un marqueur assez solide de l’état de santé de la population] régresse.
C’est le résultat d’un gaspillage astronomique des ressources et des moyens ; et ça n’est qu’un début…
C’est donc une question hautement politique !
Peut-elle être résolue grâce à des élections ?
Probablement pas ; mais les élections [parce que la population électoralement active est “sensibilisée”] sont une occasion d’en parler ; et donc tous les 5 ans il n’est pas absurde [même si on pense que dans le fond : élections = piège à cons]  de saisir cette opportunité pour “mettre la table” et tester les opinions des uns et des autres ; ça aide à préparer l’avenir !
C’est un jeu dangereux, certes, car en matière de politique, les gens les plus bienveillants peuvent devenir méchants et les plus intelligents, assez débiles…
C’est donc jouer avec le feu ; et en principe j’évite au maximum de mettre une question politique sur la table.
Je l’ai fait. Aurais-je dû ne point le faire ?
Je l’ai abordé sous un angle particulier [pour éviter les dérives régressives et sentimentales du genre “mon candidat est meilleur que le tien”], celui de la moralisation de la santé publique
Même comme ça, nous n’avons pas pu nous empêcher de défendre une option plutôt qu’un (ou une) autre… Je suis sûr d’être compris.
Les semaines et jours passant, il s’est avéré que le climat politique, juridique et médiatique s’est mis à puer : puer la corruption et la misère intellectuelle.
Et ça sera comme ça jusqu’au dernier jour parce que, les faits étant ce qu’ils sont, nous sommes au bord d’un précipice ; et peu de solutions [une seule en fait] se présentent pour y échapper…
J’aurais peut-être pas dû ; en fait je le regrette un peu… Car en croyant bien faire je me suis vu insulté de façon…
Mais aussitôt mon autre cerveau me dit qu’il n’était pas absurde de le faire ; que c’était sans doute un devoir à accomplir ! Et que peut-être quelques informations sont passées et seront utiles !
Chacun jugera ! En son temps et à son heure…
Mais au moment où j’écris ces lignes, j’annonce que je ferme les écoutilles et les hublots. Tant pis !