Avoir un cholestérol très bas est de mauvais pronostic…

 
Jusqu’à récemment, avoir un “cholestérol haut” était présenté comme dangereux par quelques subtils propagandistes.
Tout dépend évidemment de ce que nous appelons un “cholestérol haut”.
Par rapport à quoi ?
Par rapport à une moyenne mesurée chez des bien-portants et supposée normale ?
Certes non. En effet, par rapport à cette moyenne, la majorité des victimes d’infarctus du myocarde ou d’accident vasculaire cérébral (AVC) ont un cholestérol normal ou bas.
En conséquence, et avec les années, on a diminué la “moyenne” supposée normale afin de faire rentrer de force la réalité dans les théories fumeuses du “cholestérol qui bouche les artères”…
C’est-à-dire faire en sorte que, de force, tous les infarctus et les AVC aient quand même un “cholestérol haut”…
TOUTE la cardiologie internationale et nationale a participé à cette honteuse mascarade !
Mais ça n’était jamais trop bas ; jusqu’au point de décider, hors de toute rationalité, que le cholestérol normal était celui qui était le plus bas possible.
En anglais, on dit : the lower the better.
Traduction française : plus con tu meurs !
Et finalement ce qui devait arriver est arrivé, puisque le cholestérol est innocent.
Quoi ? Réponse : même ceux qui ont un cholestérol très très bas [indiqué ci-dessous par l’expression “ultra-low LDL-C”] sont à risque de faire un infarctus ou un AVC !
C’est officiel ; la Cardiologie Internationale et Nationale découvre, subjuguée, cette évidence que le risque d’infarctus ou d’AVC ne dépend pas du cholestérol.
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Bon, on ne va pas faire d’autres commentaires. La nouvelle est “tombée” un 18 décembre !
C’est un peu dur à digérer avant les fêtes ; d’autant qu’à la même époque sur une radio nationale (France Q pour ne pas la nommer), un olibrius alpin à 2 pattes expliquaient en bonne compagnie aux auditeurs et à un brillant professeur de la Pitié Salpêtrière (Hôpital parisien), pourquoi le cholestérol était innocent et pourquoi les médicaments anticholestérol, notamment les statines (mais aussi les autres), étaient inutiles et toxiques.
Pour ré-écouter l’émission de France Culture : https://www.franceculture.fr/recherche/articles-et-diffusions?q=Lorgeril
Depuis, silence radio ! Même l’INSERM n’a encore rien dit ; c’est pas peu dire…
Patience !
Nous allons nous régaler avec les contre-attaques qui ne sauraient tarder…
Par quelles voies passeront-ils pour sauver leur réputation, voire leur autorité fortement compromise ?
A tous les délicieux visiteurs de ce blog : Bonne année 2018 !
 
 
 
 
 
 
 
 

Debriefing après l'émission de France Culture sur le cholestérol

 
Pour ré-écouter l’émission de France Culture : https://www.franceculture.fr/recherche/articles-et-diffusions?q=Lorgeril
Certes le présentateur est un peu “horrifié” de ce qu’il entend et j’ai dû le freiner sous peine de me voir à nouveau accusé d’horrifier les populations.
Quelle est la limite entre “information objective et douloureuse” et “ne pas horrifier la population” ?
Le présentateur m’a reproché d’avoir décliné son invitation d’échanger avec un représentant de la Société Française de Cardiologie.
C’est inexact.
J’ai seulement demandé que mon interlocuteur soit un vrai expert du sujet “cholestérol” et que cet expert soit vraiment indépendant, c’est-à-dire libre de tout grossier conflit d’intérêt.
Ce n’était pas une exigence irrationnelle si on veut délivrer un message scientifique !
France Culture n’en a pas trouvé ! D’où l’absence de représentant de cette honorable corporation.
Ce n’est pas ma faute si…
Mais c’est une information majeure !
 
 
 
 
 

France Culture le lundi 18 décembre 2017

 
Vous me croirez si vous le voulez mais France Culture m’a invité à parler du cholestérol le lundi 18 décembre… Entre 16:00 et 17:00.
Soyez avec moi et posez vos questions car [tel est l’objet principal de ce message], les auditeurs peuvent avoir la parole.
Si vous le faîtes, soyez assez malin pour poser une question qui n’aille pas dans mon sens mais au contraire me permette de répondre à des pauvres victimes des statines qui n’en croiraient pas leurs oreilles. Je vous fais confiance !
Il leur aura donc fallu 12 ans – depuis la parution de mon premier livre en français sur le sujet (et donc accessible aux gens très cultivés des chaînes publiques culturelles) – pour s’apercevoir qu’il y avait autre chose que Pâté Macaroni et la “Voix de son Maître” sur le cholestérol et les statines.
Bon, la messe n’est pas dite puisqu’il y a peu ARTE m’avait envoyé le billet d’avion pour voler à Strasbourg et dialoguer avec un professeur de cardiologie pour finalement annuler au dernier moment… Probablement qu’une Société Savante ou une Académie s’était interposée…
Tout est encore possible d’ici lundi…
Mais comme les étranges nouvelles ne viennent jamais seules, j’ai eu la grande surprise d’être contacté par un délicieux journaliste du Quotidien du Médecin qui s’interrogeait sur cette incongruité qu’on puisse avoir de l’athérosclérose avec un vilain mauvais cholestérol bas ou normal ; et qui s’étonnait encore plus (vraiment délicieux cet athlète) que les auteurs de cette étude publiée dans un grand journal de cardiologie américain concluent en préconisant des traitements anticholestérol encore plus forts puisque même bas le cholestérol était encore toxique.
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Ça ne s’invente pas…
 
 
 
 
 
 
 
 

Venez me retrouver près de Bastia (Corse) les 13 et 14 Octobre 2017

 
A l’invitation, de l’Association  “Sapore e Odore”, je serai en Corse, près de Bastia pour deux conférences sur la prévention des maladies cardiovasculaires et sur le cholestérol, les 13 et 14 Octobre 2017.
Ce sera exactement à TRAVU (VENTISERI)

Ce sont les AUTOMNALES du BIEN ÊTRE
Pas beau ça ?
Ma 1ère conférence sera à 18:00 le vendredi 13
Espérons que la température de l’eau de mer soit encore acceptable et que le vin soit bon !
 
 
 
 
 
 
 
 

Rendez-vous les 1er et 2 Octobre au Congrès de l'IPSN à Paris

Ça se passe au Parc Floral à Vincennes.
Informations ici : http://www.ipsn.eu/actualites/cisn2016/
Nous nous y retrouverons, avec aussi nos amis de l’AIMSIB :
Aller lire la Presentation de l’AIMSIB
On parlera de beaucoup de choses, le programme est vaste, et j’en profiterai pour donner les dernières nouvelles du front des statines ; ça bouge ; ça s’agite ; c’est assez drôle et ça confirme ce que nous disons en général depuis plus de 10 ans ; il faut se préparer à de nouvelles batailles ; aux armes citoyens !
12/11/2016 mise à jour : Grande nouvelle, le Pr Uffe Ravnskov de Suède rejoint l’AIMSIB.
 
 
 

Le cholestérol des enfants, objet d'une nouvelle controverse…

Il ne leur suffisait pas de “harceler” nos vieux et très vieux.
Ils ne peuvent même pas laisser les “petits” tranquilles !
Cela dit, comme désormais plus rien de ce qu’ils disent n’est crédible, à chaque fois qu’ils disent quelque chose, il y a une voix (ou plusieurs) pour dire que ce qui est dit ne devrait pas être dit ; et être fait encore moins.
Quel est l’objet de ce nouveau grief interdisciplinaire ?
Je l’expose sous forme de question : faut-il mesurer le cholestérol des enfants, des adolescents et celui des moins de 35-40 ans ?
Pourquoi se poser la question ?
Parce que, en toute logique, si on le mesure, c’est pour ensuite agir !
Pour quoi faire ?
Pour faire baisser le cholestérol évidemment, sinon pourquoi le mesurer.
Comment le faire baisser ? Avec des médicaments bien sûr !
Pourquoi ? Parce que, selon ces grands théoriciens, le cholestérol élevé des enfants a une origine essentiellement génétique (transmission familiale) et que dans ces cas-là, seuls les médicaments sont efficaces. Et efficaces, il faut l’être ; au vu le l’ampleur du risque encouru, selon ces mêmes grands théoriciens…
Problème : qui peut dire quel est un cholestérol normal ou bas chez ces populations jeunes ?
On a définit, historiquement, un cholestérol trop haut chez les adultes d’âge moyen ou âgés en corrélant les niveaux de cholestérol avec le risque de maladies cardiovasculaires.
Outre que dans ces populations âgées “à risque”, on nous a effrontément menti sur le niveau de risque associé à chaque niveau de cholestérol, il est clair que nous n’avons aujourd’hui aucune étude sérieuse montrant une corrélation entre le cholestérol mesuré chez l’enfant et son risque ultérieur, 10 ans, 20 ans ou 50 ans plus tard…
Ce que nous avons encore moins ce sont des études montrant qu’en diminuant le cholestérol supposé trop élevé de certains enfants, on diminue leur risque ultérieur ; qui nous est d’ailleurs inconnu…
On voit tout de suite que la bataille risque de durer ; car la faiblesse des combattants et leur manque de munitions sont affligeants !
Conseil d’ami : laissez causer et passez votre chemin…
Je vois une exception : l’Hyperlipoprotéinémie Familiale (HF) de type homozygote dont la fréquence est estimée (grossière estimation certes) à une naissance pour 1,000,000.
J’en parle assez longuement dans mes livres mais le résumé le plus simple est dans “L’Horrible vérité sur les médicaments anticholestérol” ; vous y trouverez un exposé objectif de la problématique ; j’en reste là ici.
Question : faut-il mesurer le cholestérol d’un million d’enfants pour identifier (et traiter par plasmaphérèse) un cas d’HF homozygote ?
Quand aux HF hétérozygotes, faute de documents solides, on appliquera les règles hippocratiques habituelles : 1) surtout ne pas nuire ; 2) dans le doute, abstiens-toi !
Bons vents à tous les matelots estivaux !
 
 
 
 

Astucieux calculs à propos des effets de l’arrêt des statines : effet boomerang typique !

Que nous sert-on en ce mois de juillet 2016 sous le titre « Impact d’un évènement médiatique public sur l’utilisation des statines dans la population française » ?
C’est publié dans un médiocre journal (Archives of Cardiovascular Disease) que personne ne lit ; sauf quelques journalistes encore plus médiocres et sans doute alertés par les auteurs afin d’en faire la promotion ; citons un Vincent Richeux [pour une Agence de Presse Médicale]  et un Damien Mascret pour le Figaro, connus (le journaliste et le journal) pour leurs positions très « indépendantes et super-expertes » sur la question des statines. On ne rit pas, c’est du sérieux ; prenons 5 minutes ; plus, ce serait perdre son temps…

Ce titre ne dit pas le vrai message que veulent transmettre les auteurs de cette analyse et que les médias complices (suscités) vont, eux, diffuser avec force : l’arrêt des statines en France suite au livre de Philippe Even publié en Janvier 2013 aurait provoqué une dizaine de milliers de décès.
Ils veulent affoler la population ; et ainsi dissuader tout individu qui s’est vu prescrire une statine de stopper son traitement.
En fait, c’est curieux mais c’est ainsi, leur analyse montre exactement le contraire de ce qu’ils veulent prétendre.
Je ne vais pas reprendre leur calamiteuse analyse évidemment mais retenir simplement que si leurs calculs étaient exacts, il y aurait eu environ 10,000 décès supplémentaires (dus à l’arrêt des statines) entre février 2013 et octobre 2013 en France. C’est eux qui le disent, ou le laissent déduire sur la base leurs calculs et observations.
Les statines ayant avant tout (et en théorie) un effet sur le risque cardiovasculaire, cette surmortalité cardiovasculaire aurait dû être identifiée par les unités de cardiologie. En effet, les statines n’ayant pas d’effet sur les arythmies malignes fatales et pas non plus sur la mortalité due à l’insuffisance cardiaque, cette catastrophique surmortalité cardiovasculaire n’aurait pu être due (si elle était survenue) qu’à des infarctus et des AVC mortels
Sachant comment la moindre oscillation de la mortalité mensuelle sur les routes (pour un total annuel d’environ 2500) est rapidement identifiée et commentée par les Autorités sanitaires, il est clair qu’une augmentation de 10,000 décès en moins d’une année aurait été assez immédiatement identifiée sinon par les Autorités sanitaires – surtout après un délai de 3 ans, nous sommes quand même en Juillet 2016 ; ça donne du temps pour s’adapter – au moins par les Pompes Funèbres…
On peut suggérer (sans grand risque de se tromper) que ces 10,000 décès supplémentaires n’ont pas été détectés ; et ne sont probablement pas survenus… laissant penser que l’ensemble de cette analyse est probablement erronée.
D’où peut venir l’erreur ?
Quoique nous ayons une confiance limitée dans ces valeureux investigateurs (voir plus bas la liste des conflits d’intérêt), nous pouvons admettre que leurs chiffres concernant les arrêts des statines pendant ces 9 mois de suivi sont à peu près exacts. Ce sont donc probablement les chiffres de mortalité qui sont erronés.
Effectivement, nous avons hélas sous les yeux un festival d’idioties (je pèse mes mots) et d’inculture médicale et scientifique. Je vais prendre un ou deux exemples comme illustrations.
Comment nos amis définissent l’arrêt de la prise de statines ? Par un défaut d’exposition à une statine – qu’ils expriment par un manque de possession d’une statine par le patient selon leur base de données – d’au moins deux mois ; mais sans préciser si ce défaut d’exposition observé au cours des 9 mois de suivi est survenu lors du premier mois (en février 2013) ou lors de la dernière période du suivi (entre septembre et octobre 2013) ; et donc sans préciser si le défaut d’exposition a duré 9 mois ou 2 mois. Cet aspect est important quand on veut corréler ce défaut d’exposition – qui, selon ces brillants auteurs et leurs interprètes médiatiques, serait un défaut de protection – avec un évènement clinique aussi important qu’un décès.
Est-il raisonnable de penser qu’avec un défaut d’exposition (ou de protection) de 2 à 9 mois on puisse enregistrer un effet sur la mortalité ?
Examinons la courbe des effets d’une statine – extraite de l’étude LIPID publiée en 1998, présentée comme référence princeps par les auteurs eux-mêmes – sur la mortalité.

Même si la crédibilité des résultats de l’étude LIPID (testant la pravastatine contre un placebo) est très faible, du fait des énormes problèmes méthodologiques observé dans cet essai commercial, on voit immédiatement qu’il ne se passe presque rien en termes de mortalité pendant au moins deux ans (24 mois) dans cette étude ! Dans d’autres études du même type (et aussi peu crédibles), il ne se passe rien de visible pendant les 3 premières années…
Il n’y a donc aucun espoir de voir dans une calamiteuse étude d’observation un quelconque effet sur la mortalité lors d’un arrêt de prise de statine de 2 à 9 mois. Soyez raisonnables, chers collègues ! S’il a fallu de longues années à vos collègues sponsorisés de l’essai LIPID pour observer une supposée – je n’en crois pas un mot évidemment – réduction de 22% de la mortalité sur environ 5 ans en 1998 grâce à une statine, comment pouvez-vous clamer qu’en quelques mois une augmentation de 17% serait survenue en France en 2013 suite à l’arrêt des statines ?
D’autant plus que (comme souligné ci-dessus) si un effet des statines sur la mortalité peut être espéré, ce serait avant tout sur la mortalité cardiovasculaire. Pouvez-vous nous donner une idée de l’augmentation de la mortalité cardiovasculaire entre février 2013 et octobre 2013 dans votre cohorte ? Vous n’avez pas les chiffres ou vous ne voulez pas les fournir ?
Car c’est un point crucial : qu’est-ce qui a réellement motivé l’arrêt de la statine prescrite dans cette cohorte ? Le livre de Philippe Even et sa couverture médiatique ont peut-être joué un rôle. Mais la vraie cause ne serait-elle pas autre ? Par exemple que les patients se soient vus diagnostiqués une maladie grave (possiblement fatale) et que, l’argumentaire de Philippe Even aidant, le médecin traitant et le patient aient conjointement décidé d’alléger des traitements possiblement (certainement dans certains cas) générateurs d’effets délétères ou toxiques. Bref, la relation de causalité serait inversée : c’est parce qu’il est très malade que le patient stoppe le traitement et pas l’inverse !
Je conclue par deux remarques désagréables.
La première concerne les liens d’intérêt des auteurs de cette analyse. Nos joyeux lurons ne déclarent aucun conflit d’intérêt à titre individuel. Mais leur laboratoire INSERM a bénéficié de multiples cadeaux et contrats de l’Industrie (ci-dessous). C’est un peu comme si les célèbres Pieds Nickelés déclaraient face à leurs juges qu’à titre individuel ils étaient parfaitement innocents et qu’ils n’étaient en rien concernés par les méfaits commis par leur collectif… Naïfs ou cyniques ?

La deuxième remarque est un constat : le niveau scientifique (et éthique) des chercheurs français semble s’être dégradé de façon dramatique au cours des dernières années, quel que soit leur appartenance institutionnelle. Il n’y aurait donc personne dans leur environnement intellectuel pour les conseiller, ou au moins calmer leurs ardeurs ?
Conclusion finale : où serait l’effet boomerang évoqué dans le titre ? C’est simple. Ces auteurs (et les médias connivents) ont voulu montrer que les arrêts des statines (suite au livre de Philippe Even) auraient provoqué environ 10,000 décès cardiovasculaires en France en 2013.
Admettons que les chiffres d’arrêt des statines soient à peu près réalistes. Étant donné que la surmortalité cardiovasculaire prédite par nos collègues n’est pas survenue en 2013 (et sans doute pas en 2014), nous concluons que l’arrêt des statines n’a aucun effet délétère, au moins à court terme…
C’est une information (bien peu originale) que n’importe quel expert des pathologies cardiovasculaires aurait pu affirmer sans avoir besoin de la médiocre analyse que je viens de perdre mon temps à commenter.
En d’autres termes et sur la base des données connues (quoique douteuses) sur les effets (supposés) protecteurs des statines, il était illusoire de voir un quelconque effet délétère sur un suivi de quelques mois.
 
 
 

La tête au carré (France Inter) le 25 février

 
Si vous avez des questions sur le thème de la prévention des maladies du coeur par la nutrition, je serai sur France Inter autour de 14:00 le jeudi 25 Février.
Je serai en compagnie d’un cardiopsychologue ou d’un psychocardiologue (allez savoir…) qui sans doute s’intéresse au cerveau. Nous aussi !
Avec un titre pareil, nous risquons de bien nous entendre…
J’en profiterai pour aborder la question du cholestérol puisque c’est aussi un aliment et surtout parce que le cerveau en est particulièrement riche.
Sauf que le cholestérol du cerveau ne vient jamais de l’alimentation.
Le cerveau est l’unique organe qui fait lui-même TOUT son cholestérol !
Il ne faut pas l’en empêcher avec des médicaments anticholestérol car il est fragile.
Pourtant ils le font ; et sans aucune réticence…
C’est pourquoi il faut alerter les médecins et les Autorités : signez et faites signer la pétition :
#PireQueMediator #statines http://petition.ipsn.eu/petition-danger-statines-cholesterol
Le Bon Dieu leur pardonnera peut-être car celui qui a beaucoup pêché sera beaucoup pardonné...
Amen
 
 
 
 

Dernières nouvelles (un peu tristes) avant de sauter dans l'année 2016 !

 
Au moment des vœux de fin d’année, on préfèrerait se congratuler autour du sapin…
Désolé, mais pour 2015-2016, ce ne sera pas le cas, et comme disent mes voisins savoyards, ça sent plutôt le sapin…
Trois mauvaises nouvelles, prenons-les du bon côté, un peu comme des confirmations de l’ampleur du désastre plutôt que comme des catastrophes inattendues.
1- des mauvais bruits courent sur le net (surtout US apparemment) concernant un effet adverse très malheureux chez des patients recevant un anti-PCSK9 [vous savez, les nouveaux anticholestérol injectables qui sont supposés faire la révolution contre les maladies cardiovasculaires…] : des anonymes font savoir que certains de ces patients-cobayes présenteraient ce qui ressemble à des abcès cérébraux ; maladies infectieuses rares et gravissimes… On ne sait pas combien de patients vraiment ; pas plus que nous n’avons une description réaliste des faits.
La rumeur est assez insistante toutefois (quoique non signée) pour que les industriels concernés, les Autorités sanitaires (US, la FDA), et des agences d’informations médicales prennent la peine de dire qu’ils ne sont pas “au courant” et que cette rumeur est donc infondée… Hum…
Cette sorte (très spécifique) de complication en réponse à ces médicaments (très spécifiques), ça ne s’invente pas… Désolé, c’est fort possible ; et que les bruits qui courent soient anonymes n’est pas étonnant car il pourrait s’agir d’une divulgation (interdite) d’un secret industriel… Ceux qui sont au courant veulent le faire savoir sans pour autant risquer trop gros. Compréhensible !
Connaissant (un peu) le mécanisme d’action de ces médicaments et le contenu infectieux des lipoprotéines, on peut effectivement s’attendre à ce type de complications.
Il est aussi “attendu” que les industriels temporisent [ peut-être ne serait-ce qu’un simple effet du hasard ? Effectivement !] et que la FDA fasse semblant de ne rien savoir car (effectivement) les industriels n’ont encore rien communiqué, temporisons… On peut toutefois espérer que la FDA ait entrepris une enquête de transparence et que ce soit ça que les acteurs anonymes de la rumeur espéraient. Pour éviter que cette complication ne soit “enterrée”…
On peut imaginer l’ambiance chez les industriels actuellement ; qui sont les traitres ? Comment empêcher les prochaines fuites ?
Leçon à retenir : encore aujourd’hui (en 2015-2016), le processus de recherche médicale reste secret ; et tant que le secret persistera, nous n’en croirons pas les résultats…
2- d’autres bruits, mais officielles cette fois-ci (mais pas si inattendus, vu la rumeur sus-décrite), annoncent que l’un des importants essais cliniques testant les anti-PCSK9 pourrait être arrêté prématurément ; et pas à cause de complications. Ah bon !
A cause de quoi alors ? L’explication donnée (soyons prudents, les agences de presse racontent souvent n’importe quoi, propagande !) est que le nombre total d’évènements cardiovasculaires indispensable pour tester l’hypothèse primaire [donc la somme des évènements survenus dans le groupe expérimental (recevant l’anti-PCSK9) et dans le groupe témoin] serait atteint beaucoup plus tôt (plusieurs années) avant la date calculée selon les meilleures prévisions des statisticiens qui ont élaboré l’hypothèse primaire.
Ah bon ! Plus d’évènements que prévu ? Bizarre ! En général, on en a moins (dans les deux groupes) surtout dans le groupe expérimental puisqu’il s’agit obligatoirement d’un médicament miraculeux…
Pas bon ça, en apparence.
Pourtant, les airs entonnés par les agences de presse sont déjà triomphalistes. Très suspect !
Leçon à retenir : encore aujourd’hui (en 2015-2016), le processus de recherche médicale reste secret ; et tant que le secret persistera, nous n’en croirons pas les résultats…
3- Une grande étude épidémiologique (la méthode de référence pour identifier les effets adverses d’un médicament) vient d’annoncer quelle est la survenue de l’insuffisance rénale [aiguë ou chronique, je simplifie] en réponse (supposée) aux statines après une durée d’exposition réaliste pour notre époque ; c’est-à-dire plus de 8 ans (le double de la durée d’un essai clinique).
Entre 30 et 50% d’augmentation du risque relatif. Je n’entre pas dans les détails mais comme je l’écris dans mon dernier livre sur “L’Horrible vérité”, si vous prenez une statine depuis longtemps et que vous présentez une insuffisance rénale sans explication, maintenant vous saurez pourquoi…
Dernier point et non des moindres : l’insuffisance rénale est une maladie grave ; pourtant les experts (rémunérés) des statines ont répété (et certains perroquets savants répètent encore) que les statines n’entrainaient pas plus de complications qu’un placebo… Cherchez l’erreur !
Leçon à retenir : encore aujourd’hui (en 2015-2016), le processus de recherche médicale reste secret ; et tant que le secret persistera, nous n’en croirons pas les résultats…
 
 
 
 
 
 

Les programmes télévisuels sont-ils utiles à l'émergence des évidences en médecine ?

 
C’est une question compliquée car la “télé” a des impératifs : l’audience, certes ; donc plaire au plus grand nombre ; mais aussi se faire comprendre du plus grand nombre ; le contraire de l’élitisme ; distraire et faire du spectacle pour des spectateurs passablement abrutis par des conditions d’existence [travail, famille, patrie, …] qui ne contribuent pas à l’ouverture des esprits.
J’ai souvent été “aspiré” (depuis mes premiers exploits médico-scientifiques du milieu des années 1990s) par cette enivrante spirale spectaculaire. J’en ai toujours  (j’ai bien écrit “toujours” ; donc sans exception) gardé un goût amère en me disant à chaque fois qu’on ne m’y reprendrait pas…
Et pourtant, de façon répétitive, je suis retombé dans cette ornière désastreuse ; et à chaque fois pour toutes sortes de bonnes raisons.
Et aujourd’hui encore. Et donc encore une fois, je me dis que je n’aurais pas dû, que je ne devrais pas ; et je le fais pourtant !
Je demande pardon !
Question : pourquoi malgré cette frustration répétitive (et attendue), je recommence ?
Réponse : ce n’est pas une question d’égo, je sais que je serai toujours un peu ridiculisé, associé à d’autres déclarants dont je ne partage pas les idées ; et surtout que jamais mes idées seront correctement présentées. Alors pourquoi ?
Parce que j’ai toujours un peu l’espoir que ça pourrait rendre service à quelques uns, éveiller quelques consciences, provoquer quelques réactions favorables aux idées et théories que je défends et surtout éviter à quelques uns les malheurs que la médecine moderne leur réserve…
Bilan : concernant la seule question du cholestérol et des médicaments anticholestérol, la bagarre dure depuis 12 ans. Ai-je gagné quelque chose ? Ai-je fait avancer les choses grâce à des participations à des télés ou des radios ?
Pas sûr ! Peut-être serait-il préférable de “cultiver son jardin” comme disait Voltaire…
Avis des visiteurs souhaités ; avec comme question principale : avons-nous quelques bonnes raisons de “participer” à ces tristes spectacles ?
Exemple à prendre : la dernière émission “Cash investigation” de la 2 visible désormais sur le web.