Conférence à Saint-Etienne le samedi 8 Septembre

 
A l’invitation de l’Association ALIS, je serai à Saint-Etienne dans la Loire le 8 Septembre 2018 pour une conférence dont le titre est :

Cholestérol : ami ou ennemi ? Abaisser le cholestérol : utile ou inutile ?

Ce sera de 9 h 30 à 11 h 30.

Ce sera au Centre international de séjour « CIS WOGENSCKY » au 14 bis, rue de Roubaix à Saint -Étienne

Vous trouverez le programme complet à : www.alis-france.com

Je vous y attends et je répondrai à vos questions !

Que savent les médecins en nutrition ? Rien ou presque rien !

 
Le titre de cet article dit le message d’un autre (ci-dessous) ; et sans exagération, hélas…
J’ai écrit “presque rien” par charité chrétienne car l’article américain qui décrit ce “flagrant délire universitaire” dit : zéro connaissance en nutrition chez les médecins !
Certes, c’est à propos des médecins américains : internistes, cardiologues, diabétologues et pédiatres, parmi d’autres !
L’article dont je parle est publié dans la plus grande revue de médecine américaine : le numéro du 11 Avril 2018 du Journal of the American Medical Association (JAMA). On est au stade de la prise de conscience ; mais ce n’est pas la première fois : peu de chance que ça change !
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La journaliste (Jennifer) interroge un Dr Devries, un (assez) prestigieux cardiologue américain.
Les réponses aux questions de la journaliste sont éprouvantes à lire, de mon point de vue, tant sa confession est à la fois réaliste et terrible : on ne lui a rien appris pendant ses études de médecine et il a pratiqué pendant des années la cardiologie en ne sachant rien en nutrition !
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Il dit qu’il a reçu 7 ans de formation spécialisée en cardiologie et zéro éducation en nutrition.
Et il ajoute (ci-dessus) que la situation est restée la même aujourd’hui dans les facultés de médecine américaines.
Certes nous sommes aux USA, pays d’exception !
Seulement voilà, les médecins américains sont probablement les mieux formés au monde et servent d’exemple au monde médical partout : on vient du monde entier pour être formé dans les facultés de médecine américaine.
Il nous dit qu’il lui a fallu 7 ans de formation spécialisée en hôpital universitaire (après avoir eu son diplôme de médecine) pour être cardiologue.  En France, la majorité des cardiologues qui pratiquent aujourd’hui ont reçu moins de deux ans de formation spécialisée…
Pour ma part, c’est une confidence (ne pas répéter), j’ai reçu en Suisse et au Canada (dans des unités de cardiologie exceptionnelles à Genève et Montréal) près de 10 ans de formation spécialisée en cardiologie… sans un mot de nutrition. Je me suis ensuite formée en nutrition pendant 12 ans dans une unité de recherche de l’INSERM à Lyon.
Est-ce grave, docteur ?
Ce bilan général est évidemment catastrophique en termes de santé publique. Pourquoi ?
Le Dr Devries est un brave garçon, il donne la réponse (ci-dessous) :
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C’est un fait avéré que, selon lui, personne ne conteste : un mauvais régime alimentaire (a poor-quality diet) est la première cause de décès prématuré et de handicaps multiples dans nos sociétés développées.
Faut-il vous l’envelopper ? Papier cadeau ? Joli ruban ?
Vous avez aussi ici l’explication des prescriptions abusives de toutes sortes de médicaments inutiles et toxiques en prévention des maladies cardiovasculaires… On fait ce qu’on a appris et on ne fait pas ce qu’on ignore. Je connais de très nombreux professeurs de cardiologie, ici et ailleurs ; et je confirme le diagnostic ténébreux du bon Dr Devries. C’est peut-être encore pire car dans la majorité des cas, ils ne savent même pas qu’ils ne savent rien !
C’est aussi une flagrante explication de l’hostilité de ces prescripteurs abusifs vis-à-vis de ceux qui proposent “autre chose” ; ce que certains (dont le Dr Devries) appellent la médecine intégrative.
Étant  incapables de répondre aux questions de leurs patients, certains de ces médecins déficients se sentent (selon le Dr Devries) coupables ; et la culpabilité se traduit souvent par de l’agressivité. Je peux en témoigner à titre personnel ; certains coupables sont très méchants !
On pourrait penser que ces questions de profonde inculture médicale sont propres à certaines spécialités (comme la cardiologie) mais il semble que d’autres spécialités s’éveillent aussi à la problématique nutritionnelle, par exemple les médecines périnatales (avant et après la naissance) comme le montre un récent article, encore américain (Pediatrics 2018;141:e20173716) avec un titre évocateur (ci-dessous) :
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C’est court 1000 jours.
Urgent d’opérer une correction. Il faut s’y mettre ; il serait temps ! N’attendez rien des Ministères (Santé ou éducation) ; c’est le vide sidéral !
Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes…
 
 

Cholestérol, statines et Président trump : naufrage de la cardiologie américaine…

 
Suite au dernier numéro concernant l’espérance de vie aux USA qui décline sans explication claire, nous apprenons aujourd’hui des choses qui pourraient nous aider à comprendre ce phénomène inattendu… par certains.
Nous apprenons en effet par le New York Times que le Président Trump est sous statine (rosuvastatine 10mg) et que les prestigieux cardiologues américains [probablement ce que l’on fait de mieux dans les hôpitaux Universitaires américains et hors des USA] qui s’occupent de lui sont encore très inquiets.
Pourquoi ? C’est écrit (en anglais) ci-dessous : l’examen clinique du Président a révélé en effet de graves soucis, il aurait un “méchant” cholestérol encore très élevé malgré sa statine. Il est donc malade !
Je passe sur l’examen clinique qui aurait “révélé” un cholestérol élevé, c’est probablement un lapsus du journaliste…
Le prestigieux cardiologue américain, le Pr Eric Topol, un admirable monsieur que j’admire au moins autant que les plus admirables des nôtres dans nos hôpitaux Européens le dit très doctement : c’est très grave ! Donc, c’est grave.
Je le pense aussi !
Mais peut-être pas pour la même raison : c’est grave pour la cardiologie américaine !
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Et donc, avec une finesse que nous avons tant admirée dans nos débats télévisuels, notre professeur de cardiologie lève très haut le drapeau rouge (the red flag) pour alerter : notre homme serait sous la menace d’une grosse vague cardiaque. Vite, il faut augmenter les doses de rosuvastatine !
Cela dit, en toute confidence et bienveillance, j’avais observé moi-aussi (c’est-à-dire comme d’autres médecins américains mais œuvrant dans des unités de psychiatrie, si mon souvenir est exact…) que le Président Trump est en effet quelque peu malade.
Nous savons que les statines peuvent induire des troubles cognitifs.
Certes, 10mg de rosuvastatine pour un homme d’environ 100 Kilos ce n’est pas encore un surdosage. Mais vu l’état du patient, augmenter la posologie ne me parait pas une bonne idée. J’espère que mon conseil désintéressé sera suivi car notre homme a tout de même quelques lourdes responsabilités.
Nous savions, après les malheureuses expériences  du président Clinton, que la cardiologie américaine était gravement malade ; probablement plus que son Président…
La leçon d’aujourd’hui est que ça ne s’est pas amélioré.
Si l’espérance de vie décline, la cardiologie américaine sombre…
Et cela explique peut-être un peu ceci !
Sombre aussi l’avenir de la marine marchande !
Mais nous on s’en fout ; on a la meilleure médecine du monde !