La chute inéluctable des théories du "cholestérol qui bouche les artères"…

 
J’y reviendrai plusieurs fois dans les semaines qui viennent car les données scientifiques publiées s’accumulent pour montrer que ces théories sont fragiles (et doivent être rejetées) ; et que les défenseurs rémunérées de ces théories sont au mieux d’inexcusables naïfs qui pourtant… ne baisseront pas pavillon aussi facilement que des Amiraux dont les navires ont été envahis par de fiers corsaires de sa Majesté “La science Libre”…
Il est temps néanmoins de se réjouir ; et pour cela rien ne vaut la divine Cécilia !!
C’est là : https://www.youtube.com/watch?v=Idk5semjcco
 
 
 
 

Congrès Annuel de l'AIMSIB le 13 janvier 2018

 
Retrouvons-nous à Lyon le 13 janvier 2018.
Une matinée consacrée à la controverse vaccinale avec Michel Georget comme invité d’honneur.
Une petite après-midi pour la prévention des maladies cardiovasculaires.
Toute une journée pour se tenir chaud ensemble face à l’adversité !
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Vaccin connection… et anticholestérol : le monde est petit !

 
Parfois, il ne faut pas chercher longtemps pour trouver de quoi s’instruire et comprendre comment fonctionnent certains petits mondes, expression subtile extraite d’un fameux roman décrivant le monde universitaire.
Ci-dessous un morceau d’anthologie adressée aux médecins qui auraient tendance à se poser des questions et à essayer de répondre aux questions de leurs patients.
C’est une capture sans trucage. Tout y est, si on peut dire, et si vous aviez des doutes.
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Le jeudis de la formation, donc, nous disent ce qu‘il faut faire à propos de la vaccination des enfants.
Ils nous disent aussi (en haut à droite) que nos formateurs diplômés sont connectés directement à l’industrie des médicaments et, en l’occurrence, à l’industrie de l’immunothérapie puisque les anti-PCSK9 sont des anticorps monoclonaux et que AMGEN est une compagnie qui commercialise un médicament anticholestérol à base d’anticorps monoclonaux. Vous savez ce que j’en pense !
Nous sommes donc dans le “petit monde” prolifique de l’immunothérapie : d’un côté l’immunothérapie curative (les anticorps monoclonaux), et de l’autre l’immunothérapie préventive : les vaccins !
Notre très honoré formateur nous annonce qu’il y a beaucoup de risques à se poser des questions. On mesure l’outrecuidance de la démarche, vue par un scientifique : Silence dans les rangs ! Garde à vous !
Si vous n’aviez pas encore compris, se poser de questions, c’est faire du prosélytisme !
C’est quoi ça, Bon Dieu ?
Définition : zèle déployé pour répandre une religion !
Voici un révérend formateur qui assimile les questionneurs à des adeptes forcenés d’une religion…
Voilà un formateur qui a beaucoup de respect pour les gens qu’il souhaite formater ! Oups !
Un formateur qui formate : le bel animal que voilà !
Au cas où vous auriez encore des questions, notre indispensable formateur [Seigneur, que ferais-je sans toi ? dit un très beau cantique…] nous annonce que la question de la vaccination est délicate et qu’elle “échappe à la simple raison” dit-il.
Effectivement !
Des comme ça, je ne pensais pas que ça puisse exister…
 
 
 
 
 
 
 

Statines et autres anticholestérol : clap de fin ! Ne pas huer les acteurs !

 
Voilà on s’approche de la fin du 3ème acte ; ça commence à bouger dans la salle mais les issues de secours ne sont pas encore envahies…
Les acteurs sauront-ils retenir les spectateurs encore un petit moment ?
L’Histoire nous l’a appris ; mais quand ça se passe sous nos yeux, on reste encore surpris, voire ébahis…
Le coup fatal n’est pas parti de là où l’on croyait ! Autrement dit, alors que je pensais (naïf que je suis) que les statines se prendraient les pieds dans leur tapis, ce sont les supposés successeurs des statines qui, en débandade, sont en train de les assassiner.
Toutes les statines ayant été génériquées, comment continuer à faire prospérer le business du cholestérol ?
Avec de nouveaux médicaments anticholestérol, bien sûr, et ça faisait longtemps que les acteurs de cette pièce s’y préparaient.
Il y avait, en simplifiant, deux grandes catégories de candidats à la succession :  les anti-CETP et les anti-PCSK9.
Comment ces imbéciles s’y sont pris pour perdre une partie imperdable ?
Je vais en dire deux mots ; mais, en toute humilité, je pense que certains d’entre nous (ceux que certains autres n’ont cessé de traiter de “criminels”) y ont contribué.
1- les anti-CETP
Inutile de chercher à comprendre en détails. CETP est un système enzymatique qui, en simplifiant et selon certains “spécialistes”, transfère le cholestérol des gentilles HDL vers les méchantes LDL. En bloquant ce système, on diminue les LDL (qui augmentent le risque cardiovasculaire) et on augmente les HDL qui diminuent ce risque.
C’était, en théorie, le jackpot !
Aucun lipidologue ne pouvait rêver mieux pour confirmer ses théories sur le cholestérol.
Et pour l’industrie, c’était pari gagnant à 100% ; d’autant qu’ils avaient dans leur boîte à musique des molécules fantastiques, les fameux anti-CETP (ou trapib) dont les effets sur les lipides étaient juste transcendantaux ; certains avec des augmentations des HDL de 100 à 130% ; et des diminutions des LDL de 30 à 40%, c’est-à-dire mieux que les statines les plus miraculeuses cliniquement. Imperdable ! Des centaines de millions de dollars et d’euros investis.
Que s’est-il passé ?
Après 4 essais cliniques (du moins de ce qui en a filtré), c’est un échec total !
Il se pourrait que ces anti-CETP soient même dangereux. Le saura-t-on jamais ?
Certains académiciens et experts des lipides essaient de “sauver les meubles”, c’est-à-dire leur réputation ; mais les industriels eux ont déjà “plié bagage”… et voguent désormais vers des eaux plus monotones, “jurant mais un peu tard qu’on ne les y reprendrait plus !
Tour à tour, Pfizer, Lilly et Merck ont démissionné. Quelques rapports ci-dessous des médias complices et autres lapins crétins qui ont l’air fin aujourd’hui ; mais ils ont déjà oublié leurs dithyrambiques articles d’avant-hier. Même pas honte !
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Et aussi ça (ci-dessous) qu’on peut traduire par la formule : Merck renonce à demander la mise sur le marché de ce médicament présenté comme miraculeux il y a peu. Pas honte !
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Les anti-CETP à la poubelle ; et avec les anti-CETP, vous pouvez aussi mettre à la poubelle toutes les foireuses théories du cholestérol qui allaient avec.
2- les anti-PCSK9
Ceux qui visitent ce blog le savent déjà : PCSK9 est un système enzymatique qui participe au recyclage des LDL-récepteurs. Bloquer ce système et vous avez, en théorie, plus de récepteurs et donc moins de cholestérol circulant ; ce qui, selon nos brillants théoriciens du cholestérol ne pouvait conduire qu’à sauver des vies et réduire le risque cardiovasculaire…
Il se trouve que les anti-PCSK9 sont des anticorps monoclonaux fort couteux à produire (il faut des usines pour ça). Pour d’évidentes raisons commerciales, les deux industriels qui se sont manifestés jusqu’à présent ne peuvent se permettre de les brader.
D’autre part, les premiers résultats cliniques sont fort décevants malgré de remarquables effets sur les lipides. C’est à nouveau en contradiction avec les théories prévalentes.
Les experts et les académiciens des lipides [plutôt que de mettre les anti-PCSK9 à la poubelle en compagnie des théories qui vont avec] essaient de sauver les meubles et leur réputation en discutant non pas l’essentiel (c’est-à-dire l’utilité clinique) mais le rapport coût/bénéfice.
Malgré de subtiles contorsions arithmétiques, cet argumentaire vient de s’effondrer sous les coups de quelques jeunes gens ambitieux qui savent eux faire de simples additions. Le résultat est désopilant (ci-dessous).
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Je donne ci-dessous un résumé de 3 lignes que je traduis par : pour 1000 patients traités, le surcoût rapporté aux avantages cliniques (par ailleurs non démontrés de façon robuste) approcherait les 340,000 dollars américains par an.
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L’interprétation est simple pour les experts en santé publique : ce surcoût est inacceptable pour les assureurs américains. Bien sûr ces assureurs pourraient payer et répercuter ce surcoût par une augmentation des primes annuelles ; ce qu’ils font d’habitude (comme font nos mutuelles en France sans l’avouer) pour sauver leurs profits et éviter une chute de leurs actions à Wallstreet.
Il semblerait, les cartes étant sur la table pour une fois [on n’a pas travaillé pour rien des deux côtés de l’Océan], que cette stratégie commerciale ne soit pas possible cette fois-ci pour une simple raison : trop c’est trop !
Ainsi va le système capitaliste, le gaspillage et l’excès de taxes tuent les profits. Quand c’est trop c’est vraiment trop !
Et ainsi, certains parmi les plus galants experts de la cardiologie américaine annoncent des funérailles grandioses aux théories lipidiques qui depuis 40 ans empoisonnent la médecine (ci-dessous).
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Dans cet interview, le très dévoué Pr Milton Packer concentre sa critique sur la débandade MERCK. Pourtant lui-aussi a compris qu’avait sonné la fin des exaltations lipidiques : “the Obits” signifie “obituaries”, c’est-à-dire “rubrique nécrologique”.
Mais notre professeur n’a en fait rien compris : ce qui se termine ce n’est pas la fin des recherches sur les lipides, c’est seulement la fin des théories stupides sur le cholestérol.
Place enfin aux  recherches potentiellement fructueuses sur les vrais lipides vraiment impliqués dans les pathologies cardiovasculaires. On peut espérer que quelqu’un de sympa va expliquer à ce cardiologue un peu niaiseux que les lipides ne se limitent pas au cholestérol, que le cholestérol est indispensable aux cellules et qu’il est innocent de tous les crimes que Milton et ses collègues francophones lui ont ridiculement attribués.
Quoique les croquemorts ne soient pas encore passés dans les palais de BigPharma pour mettre le patient en bière, on peut (sans anticipation impatiente) se prépare à entonner un joyeux…
De profundis !
 
 
 
 
 
 

Cholestérol et corruption : bas les masques !

 
Nous le savions mais, pour ne pas embarrasser des collègues naïfs, ne pas envenimer un débat difficile avec des questions non médicales ni scientifiques, et surtout laisser un peu de temps à chacun, nous nous étions abstenus d’accuser
Forts de cette apparente passivité de la part de la profession, et de plus en plus inquiets des déboires commerciaux de leurs nouveaux anticholestérol (les anti-PCSK9), les industriels impliqués et leurs complices ont perdu toute prudence.
Ainsi la tentative de corruption éclate au grand jour. Bas les masques !
Voici ce que reçoivent ces jours-ci (Octobre 2017) les collègues Canadiens :
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En d’autres termes, on propose à ces médecins praticiens, et sous couvert d’un ridicule programme “d’approche orientée des traitements anticholestérol” [ça vaut son pesant de cacahuètes…], de les rémunérer grassement en échange de recrutement [enrollment en anglais] de patients fragiles et à haut risque pour…
Pour quoi faire au fait ?
Ça n’est pas dit ! C’est bizarre !
Mais si on cherche un peu sur Internet, on trouve de quoi alimenter sa curiosité :
http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0828282X17306438
Je recopie un petit morceau d’anthologie, corruptrice :
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C’est délicieusement délicat comme suggestion et recommandation. Je traduis : “Les médecins suivront les patients recrutés selon leurs principes personnels mais en ayant connaissance des plus récentes recommandations du Canadian Heart research Centre, une émanation de l’industrie pharmaceutique, qui dit que le vilain cholestérol doit être inférieur à 2 mmol/L.
Pour y parvenir chez ces patients difficiles, il faut obligatoirement prescrire un médicament anti-PCSK9 !
Menace sous-jacente (mais non écrite) : si vous ne prescrivez pas, vous ne serez pas payés !
Le but de GOAL est donc d’encourager la prescription d’un nouveau médicament anticholestérol qui tarde à rentrer dans les mœurs cardiologiques : tu prescris, je te récompense !
Ils veulent ainsi convaincre 300 cardiologues canadiens de participer à cette farce.
Ils savent que c’est une farce et ils savent que les cardiologues le savent…
Pour les sécuriser à propos d’un éventuel scrupule éthique (on ne sait jamais, y en a encore d’assez couillons pour hésiter !), ils disent qu’ils  s’occupent de tout. Je recopie le petit paragraphe concernant l’éthique et que chacun peut vérifier dans le document complet ci-dessus.
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En d’autres termes : Chers confrères, tout est propre (“sécurisé” comme ils disent), ne vous inquiétez pas ! Et si vous aviez des ennuis, notre Institution vous assistera.
Pas sympa ça ?
Ils sont très sûrs d’eux apparemment. Ils ont sans doute raison : ce ne sont pas les Sociétés Savantes (et autres corporations) auxquelles ils appartiennent qui leur feront des ennuis puisque les dirigeants et sommités de ces Sociétés sont eux-mêmes rémunérés par le très dévoué Canadian Heart research Centre.
Et si les sociétés savantes approuvent, les assurances et les administrations ne diront rien. C’est pour le bien des patients ! Nous prenons en charge l’éducation des médecins !
Pas sympa ça ?
Quand tout le monde bafoue la Loi, il n’y a plus de Loi, dit un proverbe chinois…
Nous sommes donc en présence, sous couvert d’une “fausse bonne conscience” édictée par le très commercial Canadian Heart research Centre, d’une tentative de corruption de médecins qui en théorie sont au service de leurs patients, par delà toute considération commerciale.
C’est bien tentant pour un médecin surtout s’il est en début de carrière. Non seulement il est rémunéré par le Canadian Heart research Centre, mais en plus il force des patients (qui espèrent que tout cela est pour leur bien) à revenir le voir 3 fois en 6 mois, toutes consultations couvertes par les Assurances des patients. Et tout ça dans la poche du médecin qui, bien sûr, vérifiera par des examens adaptés (et dispendieux) à chaque visite que le traitement est efficace et bien toléré. Coûts des examens complémentaires à la charge du patient ou de son assurance qui, de toute façon, rentrera dan ses frais en augmentant les “cotisations” l’année suivante.
Pas sympa ça ?
Bien que je ne sois pas au courant de ce type d’éducation rémunérée des médecins en France pour le moment, je ne doute pas qu’on y vienne assez rapidement !
Tout dépendra sans doute de la façon dont le marché, et la profession, réagiront  !
Espérons que si on ne réagit pas correctement, une nouvelle Loi ne nous y obligera pas, comme on le voit à propos des vaccins, ces jours-ci.
Il faut s’y habituer, la corruption est partout, et pas seulement pour le cholestérol ! Mais les visiteurs de ce blog le savent déjà, hélas !
 
 
 
 

Dernières nouvelles des "fondus" anticholestérol et des médicaments qui vont avec…

 
Ça s’agite beaucoup ces temps-ci autour du cholestérol ; et pas seulement chez SANOFI à propos des anticorps monoclonaux anticholestérol [juste avant un prochain vaccin anticholestérol… à moins que la Direction (dans tous les sens du terme !) change assez rapidement…] .
Un exemple ci-dessous au mois d’Août 2017.
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Ce serait drôle si ça n’était tragique. Pour cet auteur de renom (pour lequel je n’ai pas beaucoup d’estime… je retiens mes mots !) le cholestérol doit être traité !
Un peu comme la diphtérie ou la polio.
En d’autres termes, le cholestérol est une maladie !
Heureusement que cet animal ne couve pas dans le nid des vaccinalistes maximalistes, il voudrait sans doute lui-aussi  “éradiquer”… le cholestérol…
Mais mon message d’aujourd’hui est ailleurs ; il s’agit de la confiance/défiance des médecins américains vis-à-vis de ce qu’on leur raconte à propos de l’utilité/toxicité des statines.
Voyez ci-dessous ce curieux sondage sur un des sites les plus fréquentés par les médecins US.
Traduction du titre : “Y a-t-il une troisième voie ?”
Dit autrement : y a-t-il un terrain d’entente possible entre les “statines à tout prix” et les “pas de statine du tout” ?
C’est intéressant dans le contexte d’un marketing effréné (médias professionnels impliqués à 100% sans nuance) des premiers alors que les seconds peinent à se faire entendre…
Heureusement, Madame la Ministre, que des réseaux sociaux obscurantistes (évidemment) font le boulot que les médias conventionnels n’osent faire ; un peu (beaucoup) comme avec la question vaccinale…
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Traduction de la question  du sondage : “Est-ce que le débat sur le ratio bénéfice/risque des statines a dégénéré ?”
Ce n’est pas comme ça qu’il fallait poser la question évidemment ; il eût fallu demander : “êtes-vous clair à propos de l’usage des statines ?” ou quelque chose comme ça.
La réponse (sous-jacente) des médecins US est assez évidente : ils ne comprennent plus rien !
Certes, maintenant que le nouveau marché des anticorps monoclonaux est ouvert, on peut abandonner le défense des statines à de plus lugubres idiots “utiles”…
Medpage (le propriétaire du site) c’est un peu ça : tout en prudence pour ne pas fâcher les sponsors…
Ils ont tort de négliger la question des statines, à mon avis, car ce faisant c’est toute la théorie du cholestérol-maladie qui s’effondre. Bon ! Laissons faire la Nature !
Je suis désolé pour ceux qui n’auront pas bien entendu le message que j’assène depuis plus de 12 ans : ils continuent à s’empoisonner en pure perte.
Que nous dit vraiment ce sondage ?
1) que les médecins américains sont perplexes et que, malgré la disproportion des moyens mis en œuvre pour les faire taire, le travail des petites souris résistantes aux statines fait son chemin…
2) qu’il semble difficile d’arriver à un consensus ;
3) que plus de la moitié des médecins américains estiment que la plus grande confusion règne à propos de statines sans espoir de clarification ; quand le doute s’installe, le business est mal…
Vous avez des doutes quant à ma 1ère interprétation ?
Voyez une autre étude (publiée dans le journal officielle de la Société Américaine de Cardiologie) évaluant les prescriptions de statines après un AVC aux USA : ci-dessous.
Je rappelle que les sociétés savantes (oups !) et les autorités (oups !) sanitaires préconisent les statines après un AVC sans restriction aux USA comme en France.
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Que dit cette étude ?
Que moins d’un patient américain sur deux se voient prescrire une statine après un AVC.
Interprétation : fiasco quasi total des recommandations officielles. Bien peu écoutent ce que les officiels racontent. On peut penser que beaucoup de ceux qui prescrivent quand même le font par crainte de n’être pas “conformes” [il y a “con” dans “conforme”] ou simplement par habitude…
Les réseaux sociaux obscurantistes sont en train d’avoir raison des conformismes [il y a “con” dans “conformisme”]… Aura fallu près de 15 ans, mais quand même !
Je suis désolé pour ceux qui n’auront pas bien entendu le message que j’assène depuis plus de 12 ans : ils continuent à s’empoisonner en pure perte.
Vraiment désolé ! Ce n’est pas faute d’avoir fait mon maximum ; mais je me sens moins seul : 50% des médecins américains [probablement les médecins-techniciens les mieux formés au monde] se morfondent dans le doute désormais ; et ça s’aggrave de jour en jour.
 
 
 
 
 

Nous serons à Saumur le 31 mai 2017

A l’invitation de l’Association “Santé Liberté Entraide”, je serai à Saint-Lambert des Levées (près de Saumur) le mercredi 31 Mai.
Ça se passera à 20:30 salle Martineau, rue de la Prévôté.
Le titre ?
“Cholestérol, ami ou ennemi ?”
Vu le délire actuel dans les milieux académiques et universitaires, il est urgent de revisiter un peu les basiques de la physiologie et de la médecine.
Invitez vos amis et vos médecins ; ça leur donnera l’occasion de s’exprimer…
Je serai à la disposition de chacun ; pourvu que le vin soit bon… et bio !
 
 
 
 
 

Anti-PCSK9 : splendeurs et misères des courtisan(e)s

 
A ma grande surprise, nos experts nationaux rémunérés n’ont pas encore réagit aux lugubres festivités qui ont accompagné la publication des derniers essais clinique testant les anti-PCSK9, ces nouveaux médicaments anticholestérol qui annoncent le monde post-statine.
L’explication, hélas, est sans doute très simple. Je résume. Sans procès d’intention…
Mais j’applique une grille de lecture dont j’ai pu maintes fois vérifier l’efficacité.
Pour les anti-PCSK9, ces anticorps humanisés qui font baisser le cholestérol encore mieux que les statines (mais au prix d’injections sous-cutanées hebdomadaires ou bimensuelles), il n’y a pour le moment que deux concurrents en lice : un américain (AMGEN) qui vient de splendidement publié les résultats cliniques de son étude, dite FOURIER (voir billet précédent) et un français (SANOFI) qui est misérablement encalminé dans des essais qui tardent à manifester les effets miraculeux de son anti-PCSK9 maison et surtout ligoté dans un conflit juridique (avec AMGEN) qui en principe lui interdit le marché US.
AMGEN et SANOFI doivent se partager un marché qui s’annonce étroit, même aux USA, du fait du caractère très dispendieux de ces anticorps anti-PCSK9. Le conflit juridique qui les oppose (motus et bouche cousu de mon côté sur cet aspect…) est donc crucial pour les deux qui ne sont pas prêts d’aboutir à un accord amiable ; mais je peux me tromper ; tout dépend des concessions que SANOFI est prêt à “concéder” ; ça sent pas bon tout ça… Oups !
AMGEN et SANOFI ont recruté des cohortes d’experts prêts à descendre sur le champ de bataille pour défendre leurs héros respectifs…
Côté US et AMGEN, ces courtisans (essentiellement américains) font splendidement parade depuis vendredi pour fêter FOURIER. Côté SANOFI, on fait plutôt grise mise et les courtisans (souvent mais pas toujours francophones) longent misérablement les caniveaux en attendant des jours meilleurs.
Ils devraient pourtant (en bons docteurs bienfaiteurs de l’Humanité) se réjouir des bienfaits miraculeux des anti-PCSK9 américains… Ben non ! Pas l’esprit aux réjouissances… C’est curieux.
Boire le champagne pourrait déplaire à leur bienfaiteur qui patine dans la mouise ?
Peut-être au prochain épisode…
Je mettrais un bémol toutefois à la “splendeur des courtisans US” dont l’enthousiasme pourrait être de brève durée.
Un bref coup d’œil sur le cours d’AMGEN à Wallstreet indique que les marchés ne sont pas dupes ; ils font apparemment de FOURIER la même analyse que l’auteur de ces lignes : ça montait avant la publication et puis… flop ! Ça ne s’invente pas !
https://www.google.fr/search?q=amgen+bourse&ie=utf-8&oe=utf-8&client=firefox-b&gfe_rd=cr&ei=j-fPWOm_HIbBbq7Mo4AI
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Ça n’est pas un effondrement du cours certes ; mais z’ont compris que…
C’est du Balzac tout ça : “splendeurs et misères des courtisan(e)s”
 
 
 
 

Exultate jubilate : FOURIER est un flop !

 
Le weekend du 18 mars 2017 s’annonce chaud pour les amoureux du cholestérol…
Des visiteurs du blog pourraient être dans l’attente d’un commentaire approprié car…
… les médias ne vont probablement parler que du nouvel essai miraculeux testant un nouveau médicament anticholestérol injectable (un anti-PCSK9 pour les connaisseurs) ; et donc je donne quelques mots rapides maintenant ; en attendant une critique plus approfondie plus tard.
L’essai est appelé FOURIER et le nom du médicament est “Evolocumab” [c’est un anticorps monoclonal humanisé, comme ils disent].
Je ne rentre pas dans les détails mais il faut savoir que près de 28000 patients (un énorme essai) ont été recrutés et tirés au sort (pour recevoir l’Evolocumab ou un placebo) et qu’ils ont observé une réduction de 60% du vilain cholestérol LDL.
Après 2 ans de suivi, ils proclament que le médicament (et donc la diminution du cholestérol) a eu de formidables effets bénéfiques.
C’est juste pas vrai ; pour plusieurs raisons ; mais je ne suis pas sûr que les commentateurs habituels (et habituellement rémunérés) sauront discerner les quelques astuces qui…
1) ceux qui ont lu la saison 5 des essais cliniques sur ce blog savent qu’un essai ne doit jamais être interrompu prématurément ; il faut respecter les termes de l’hypothèse primaire ! Dans leur hypothèse primaire, les investigateurs de FOURIER avaient calculé qu’il leur faudrait 4 ans de suivi pour tester leur hypothèse. Pourquoi ont-ils arrêté après seulement  2 ans ?
Très vilain ! Impardonnable !
2) tout individu sain d’esprit et victime d’une maladie cardiovasculaire demande à un médicament (toujours toxique) de lui prolonger son espérance de vie. C’est le minimum exigible.
Dans FOURIER, il y a 444 décès dans le groupe Evolocumab contre 426 dans le groupe Placebo. De plus, on compte 251 décès de cause cardiovasculaire dans le groupe Evolocumab contre 240 dans le groupe Placebo.
Bref, aucun effet sur l’espérance de vie.
Quel intérêt peut-on avoir à se faire injecter ces trucs ?
Conclusions : n’écoutez pas toutes les idioties qu’une cohorte d’imbéciles va déverser dans les médias ; pas de jubilation ni d’exaltation !
Pour ceux qui savent encore “exulter”, un petit coup de Kiri Te Kanawa dans Mozart :
https://www.youtube.com/watch?v=BV0opTtWS6g
 
 
 
 

ALERTE : confirmation de la neurotoxicité des médicaments anticholestérol !

 
Lentement mais sûrement, ils “lâchent le morceau” comme disent les policiers…
Bien sûr, ils “freinent des quatre pattes” ; mais finalement ça sort… Mais, soyons rassurés, il y aura d’autres épisodes !
Pour beaucoup de victimes, ça émerge trop tard ; le mal est fait, hélas ; mais les complices de cette malfaisance n’en ont cure, ils auront fait du business (du petit minable comme du gros) jusqu’au bout de la nuit !
Il faut dire que la stratégie des industriels et de leurs complices est formidablement bien organisée. Faut dire que pour certains (les vendeurs d’anti-PCSK9) c’est une question de vie ou de mort. Si nous devons sombrer, pensent-ils, autant avoir tout essayé, même le pire…
Ça passe ou ça casse, dit-on ; seulement voilà, même si ça passait, par ces temps, ça casserait… CQFD !
Ci-dessous le titre d’un article paru en 2016 dans le journal officiel du Collège Américain de Cardiologie (l’équivalent de notre Société Française de Cardiologie) où les auteurs présentent un “state-of-art” (l’état des connaissances) de la supposée toxicité des statines, incluant de façon anecdotique (selon eux) leur neurotoxicité.
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Ils nous disent simplement que les données publiées suggérant une neurotoxicité des médicaments anticholestérol (seules les statines sont d’intérêt pour eux dans cet article) sont soit de faible valeur scientifique soit négatives ; et, d’un revers de main ample et capricieux, ils rejettent cette idée absurde (selon eux) que les statines soient toxiques de façon significative.
Cela dit, seuls les naïfs peuvent être trompés. Il suffit de lire la liste des liens d’intérêt de nos auteurs (ci-dessous). Cette sorte d’experts factices ne devraient pas pouvoir s’exprimer dans des revues supposées rapporter les avis et recommandations officielles de Sociétés Savantes nationales ou internationales, au-dessus de tout soupçon en principe. Ça nous donne une bonne idée de la valeur (éthique et scientifique) des discours émis par lesdites Sociétés Savantes et autres académies ; là-bas et ici ; complotisme inclus ou pas…
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Reste que nous (experts indépendants) devons informer sans relâche ; et contre vents et marées, comme disent les navigateurs.

Il faut le répéter encore : ces médicaments sont très toxiques pour le système nerveux et ne servent à rien pour protéger le système cardiovasculaire !

Pourquoi j’insiste aujourd’hui ? Quelque chose de nouveau ?
Effectivement, il y a du nouveau. je résume !
Un article de Février 2017 (ci-dessous), publié par des scientifiques américains se prétendant libres de tout lien commercial, rapporte de très mauvaises nouvelles concernant la neurotoxicité de la nouvelle classe de médicament anticholestérol injectables, les anti-PCSK9.
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Ils n’ont pas eu accès aux données brutes des essais cliniques qu’ils décrivent et qui sont généralement inaccessibles du fait de “secret industriel”. Autrement dit, ils analysent sagement des données que les industriels ont bien voulu libérer. A prendre avec prudence ; c’est probablement la pointe de l’iceberg.
Malgré ces restrictions, la neurotoxicité des ces nouveaux médicaments anticholestérol saute aux yeux.
Pourtant les 11 études analysées sont de brève durée (entre 6 mois et 2 ans) et le groupe témoin (9 fois sur 11) reçoit déjà un traitement anticholestérol. Les anti-PCSK9 ne sont pas comparés à un placebo ; leur neurotoxicité est comparée à d’autres traitements neurotoxiques ; ce qui affaiblit la signification statistique et clinique. Enfin, la plupart des études ont un faible recrutement puisqu’il s’agissait plutôt d’études pilotes visant justement à vérifier la toxicité des ces médicaments ; et donc recrutant soigneusement des sujets ou des patients qui n’étaient pas “à risque” d’effets adverses. Ce point est important car, une fois ces médicaments sur le marché, les prescripteurs ne prendront pas les mêmes précautions que les recruteurs des études pilotes de l’industriel.
Malgré ces limites, et sans entrer dans les détails, les auteurs nous disent que le risque de neurotoxicité est multiplié par 3 environ !
Ce qui est considérable et justifie effectivement le titre assez alarmiste de l’article. D’autant que la durée d’exposition a été brève, que les témoins étaient eux-mêmes exposés à des traitements neurotoxiques et surtout que seules des complications neurologiques sévères ont été enregistrées dans cette base de données “commerciales” ; laissant penser que d’autres évènements moins sévères n’ont probablement pas été rapportés ou pas analysés dans cette étude …
En l’occurrence, les sévères complications rapportées (quoique mal décrites dans l’article) sont des delirium, des états confusionnels, des désordres (je traduis de l’anglais) cognitifs, des états démentiels, des amnésies, des troubles de la pensée et de la perception, et autres troubles mentaux sans autres précisions ; on mesure la gravité potentielle de ce qui est rapporté ; laissant présumer qu’il y avait probablement d’autres manifestations moins graves de neurotoxicité… et qu’avec une durée d’exposition prolongée…
Conclusions provisoires :
1) baisser le cholestérol (quel que soit le moyen utilisé) est neurotoxique, à plus ou moins long terme ;
2) ce qui confirme totalement les données antérieures avec les statines ;
3) et démontre qu’il ne faut pas croire les experts rémunérés qui prétendent le contraire ;
4) et laisse penser que des patients non sélectionnés (une fois les anti-PCSK9 commercialisés et utilisables par tous les médecins) pourraient être beaucoup plus sensibles et donc beaucoup plus souvent victimes de ces médicaments anticholestérol ;
5) comme on le voit déjà avec les statines (voir le livre “L’horrible vérité sur…“), malgré le déni des experts rémunérés ;
6) les anticorps anti-PCSK9 passent donc réellement dans le cerveau (franchissent la barrière hémato-méningée), c’est une confirmation, comme le font les statines ;
7) les anticorps anti-PCSK9 ne semblent pas (selon cette étude) amplifier les effets toxiques musculaires des statines ; ce qui suggère que les statines auraient un effet toxique spécifique (indépendant de la diminution du cholestérol) probablement dû à leurs effets sur les mitochondries.
Petite addition anecdotique, pour avoir une idée du degré de désinformation actuelle à propos des médicaments anticholestérol. En ce début d’année 2017, une autre équipe d’experts (mais rémunérés cette fois) publie l’exact contraire de l’article que je viens de commenter. Pour eux, il n’y a pas de neurotoxicité des anti-PCSK9 !
20170203_D
Je me contente de rajouter la conclusion de cet article (ci-dessous) et la liste des liens d’intérêt des auteurs, une brochette d’individus peu “recommandables” !
20170203_E
Comment faire la part des choses ? Qui croire ?
Ce n’est pas si difficile.
Avec plus de 40 années d’activité professionnelle dans ce milieu, je peux (en toute modestie et hors de tout complotisme paranoïde) donner la formule magique : en cas de discordance frontale dans des données scientifiques, plutôt que d’essayer une impossible synthèse, contentez vous de vérifier le degré de dépendance ou d’indépendance des investigateurs…
Ne pas croire les experts rémunérés ! C’est une précaution minimale.
L’absence de conflit d’intérêt ne garantit pas la qualité et la présence de conflit d’intérêts n’est pas automatiquement associée à de la corruption, certes, mais il s’agit souvent de “vie ou de mort” pour des équipes de recherche ou des petites sociétés commerciales. Ils sont prêts à tout et l’éthique médicale et scientifique est le dernier de leurs soucis.
De façon générale, il faut désormais exiger une totale indépendance des comités scientifiques en charge de faire des recommandations aux médecins.
Et évidemment, il faut exiger, quel que soit le médicament étudié, un accès libre aux données cliniques brutes de l’étude.
Pas de commercialisation sans une vérification des données brutes par de vrais experts vraiment indépendants !
C’est vrai pour les statines, et les anti-PCSK9 et même aussi pour les vaccins !
On ne devrait même pas avoir à le demander… Quelle époque !
Et pas un seul politicien pour le dire.
Des branquignoles, je vous dis !
Amen !