Grandeur et décadence du Système de Santé américain

 
Ceux qui voyagent un peu ou qui élaborent quelques collaborations internationales savent combien sont brillants nos collègues médecins américains, quand ils sont libres, et combien nous leur sommes redevables des progrès de la médecine depuis 50 ans.
Et pourtant, selon le principe “du cordonnier qui serait plus mal chaussé que ses clients bottés“, l’état de santé moyen du citoyen américain est préoccupant, comme l’indique l’un des meilleurs paramètres à notre disposition, ce que l’on appelle “l’espérance de vie” ou “life expectancy”.
Elle stagne ou baisse depuis plusieurs années alors que la part de l’industrie de la santé dans le PIB américain ne cesse de croitre.
On observe des phénomènes comparables dans les pays Européens, y compris en France.
Mais alors que nos experts franchouillards (à l’aube d’une réforme du système des retraites) ergotent encore sur la réalité en France de ce phénomène sociologique fondamental, nos amis américains affrontent ces questions.
Des esprits intelligents devraient-ils faire autre chose ?
Donc, à la mi-septembre de la belle année 2018, dans un important journal médical [le JAMA ou Journal of the American Medical Association], on commence à se poser des vraies questions.
Pas forcément les plus importantes, mais il faut bien commencer par quelque chose.
Je vais essayer de résumer.
Le premier article se demande si le système de santé américain est efficace.
USA health care system 0
 
 
 
 
 
C’est une très bonne question évidemment et la réponse de l’auteur est, sans surprise, négative. Vous pouvez avoir d’excellents docteurs dans toutes les spécialités, si l’organisation globale du système est défaillante…
Le deuxième article pose la question cruciale des rôles respectifs des technologies et du business sur l’état de santé au niveau de la population.
USA health system 1
C’est à nouveau une très bonne question. Vous pouvez avoir les robots chirurgicaux et les techniques d’imagerie les plus performants au monde, si ils sont utilisés à mauvais escient (au mauvais moment et pas sur le bon patient…), ça ne sert à rien d’un point de vue sociétal. Même si quelques riches privilégiés et le business en profitent…
La troisième question est plus scientifique mais non moins importante. Pour faire de vrais progrès, il faut de la recherche mais surtout de la bonne recherche, utile au peuple des souffrants et une recherche honnête, c’est-à-dire indépendante de tout business espéré.
US Health system reform ioannidis 2018
L’auteur évoque, à juste raison, les problématiques nutritionnelles ; c’est-à-dire la recherche en nutrition.
Que la situation soit catastrophique à ce propos est peu dire. C’est simplement ridicule à pleurer.
Il suffit d’ouvrir (consulter) un media quelconque pour être immédiatement assailli de rapports supposés scientifiques, avec pleins de chiffres et pourcentages, rapportant les miracles de tel régime ou tel aliment ou telle substance présente dans certains aliments.
Je dois si souvent, y compris sur ce Blog, commenter (corriger) les idioties publiées par tant d’experts ou experts auto-proclamés (y compris francophones, universitaires et académiciens)  que j’en suis saturé jusqu’à la nausée et décide de plus en plus souvent de ne rien dire…
Et donc je m’arrête ici ; en encourageant chacun des lecteurs-visiteurs de ce Blog à entamer sa réflexion personnelle (à l’image de nos amis américains) sur les grandeurs et décadence du système de santé français…
 
 
 
 
 

La chute inéluctable des théories du "cholestérol qui bouche les artères"…

 
J’y reviendrai plusieurs fois dans les semaines qui viennent car les données scientifiques publiées s’accumulent pour montrer que ces théories sont fragiles (et doivent être rejetées) ; et que les défenseurs rémunérées de ces théories sont au mieux d’inexcusables naïfs qui pourtant… ne baisseront pas pavillon aussi facilement que des Amiraux dont les navires ont été envahis par de fiers corsaires de sa Majesté “La science Libre”…
Il est temps néanmoins de se réjouir ; et pour cela rien ne vaut la divine Cécilia !!
C’est là : https://www.youtube.com/watch?v=Idk5semjcco
 
 
 
 

Conférence à Saint-Etienne le samedi 8 Septembre

 
A l’invitation de l’Association ALIS, je serai à Saint-Etienne dans la Loire le 8 Septembre 2018 pour une conférence dont le titre est :

Cholestérol : ami ou ennemi ? Abaisser le cholestérol : utile ou inutile ?

Ce sera de 9 h 30 à 11 h 30.

Ce sera au Centre international de séjour « CIS WOGENSCKY » au 14 bis, rue de Roubaix à Saint -Étienne

Vous trouverez le programme complet à : www.alis-france.com

Je vous y attends et je répondrai à vos questions !

Pour les diabétiques aussi, le pronostic dépend beaucoup du mode de vie

Dans un article publié le 26 Juin 2018 dans le JOURNAL OF THE AMERICAN COLLEGE OF CARDIOLOGY, des épidémiologistes américains (Université Harvard) rapportent les résultats d’une grande étude visant à évaluer les relations entre mode de vie et mortalité cardiovasculaire spécifiquement chez les diabétiques.
lifestyle & diabetes 1

C’est une très belle étude :  plus de 11500 diabétiques (type 2) suivis pendant plus de 13 ans. Il y a eu 2311 accidents cardiovasculaires (infarctus et AVC) et 858 décès de cause cardiaque.
Je passe les détails et j’insiste sur l’évaluation du mode de vie. Quatre facteurs de mode de vie (lifestyle en anglais) étaient soigneusement quantifiés :
1- les habitudes alimentaires : plus on est proche du modèle méditerranéen et mieux c’est, en simplifiant…
2- le tabac : moins on fume et mieux c’est, en simplifiant…
3- l’activité physique : plus on en a et mieux c’est, en simplifiant…
4- la consommation d’alcool : si elle est modérée, c’est OK…
Ils ont construit un score (de zéro à 4) avec les zéros ayant le plus mauvais score de mode de vie : régime alimentaire médiocre + tabac + sédentarité + trop d’alcool (ou pas du tout). Puis ils ont analysé les associations entre le score de mode de vie et les accidents ou la mortalité cardiovasculaires.
Je représente leurs résultats sous forme de graphique, c’est plus joli et plus parlant à mon avis.
lifestyle 2
Je pense que tout le monde comprend “incidence” et “mortality” ; “CVD” veut dire “cardiovascular disease” ou maladie cardiovasculaire.
Le groupe zéro facteur protecteur (low-risk lifestyle factors, en horizontal) sert de groupe de référence avec un HR (Hazard Ratio en anglais) de 1 en vertical.
Plus on a des facteurs protecteurs et plus le HR diminue que ce soit pour l’incidence ou pour la mortalité. La relation est presque linéaire : le 0.32 pour plus de 3 facteurs  protecteurs dans le cadran mortalité à droite signifie que le risque de décès de cause cardiaque est réduit de 70%.
Si vous êtes diabétique [et aussi si vous ne l’êtes pas] et que les choses ne sont pas assez claires, je vous recommande la lecture urgente de notre livre “Prévenir l’infarctus et l’AVC” ; ça pourrait vous sauver la vie… même pendant les vacances !
Faut-il préciser qu’aucun médicament ne peut produire le dixième de cet effet protecteur !
Toute affaire cessante, vous savez ce qu’il vous reste à faire !

L'académie de médecine, le cholestérol et les statines : une pitoyable aventure !

académie 1
 
 
 
 
académie 2
Pour d’obscures raisons, quelques académiciens ont cru nécessaire de célébrer les médicaments anticholestérol, notamment les statines.
Ça rappelle quelques autres pitoyables aventures !
Par exemple, celle-là : https://www.youtube.com/watch?v=4MPhCBiEUL0
Prenez le temps d’apprécier. Le début du texte est délicieux  : “Oh! la pitoyable aventure! L’un ne veut mettre ses efforts qu’à composer, pour mes beaux yeux, des vers baroques, et l’autre, plus grotesque encore, de l’horloge n’a pu sortir rien qu’à mi-corps, avec son ventre empêtré de breloques...”
Des breloques ? Jolie formule pour désigner des liens d’intérêt !
Que les académiciens publient ces sornettes ne fait que confirmer tout le bien que nous pensons des académies en général ; au moins jusqu’au jour où je serai moi-même intronisé… oups !
Le plus drôle évidemment n’est pas dans le contenu du texte de ces malheureux, mais dans leur déclaration de conflits d’intérêt (ci-dessous) :
Acad 3
La façon dont les choses sont présentées est amusante aussi quoique mal visible, désolé.
Par exemple, un Pr Plouin (avant-dernière ligne) : déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en relation avec le contenu de cet article.
Traduction libre : “il ne connait rien au sujet mais il cosigne pour faire plaisir à ses amis industriels qui l’ont rémunéré pour d’autres propagandes que celle des statines”.
Sont vraiment très drôles ces académiciens. Un dîner en ville (ou un autre pince-fesse rive gauche) en leur compagnie doit valoir la peine ; pas la peine d’apporter de quoi sniffer pour se tordre de rire… Oups !
Je laisse à chacun le plaisir d’apprécier. Avec de tels CV (sachant qu’ils ne disent que le quart des réalités et que, vu leurs âges canoniques, ils ont beaucoup oublié…), nous avons là une pépinière de futurs ministres ou, à défaut, de PDG de l’INSERM.
Il n’y a aucun commentaire à faire sur le contenu même du texte qui traduit à la fois une grande et pitoyable acculturation et surtout un déficit de méthodologie scientifique. Même aux USA, ils n’osent plus ; un stagiaire donne l’alerte avant publication…
Cela dit, vu l’âge moyen d’un académicien, il y a peu de chance que l’un d’entre eux ait conduit le moindre essai clinique comme investigateur principal et sans qu’un ingénieur de l’industrie ait tenu la main tremblante du signataire.
Bonne bise ce matin, pas de cumulus en vue. Bon vent, matelots !
 
 
 
 
 
 
 
 

Que savent les médecins en nutrition ? Rien ou presque rien !

 
Le titre de cet article dit le message d’un autre (ci-dessous) ; et sans exagération, hélas…
J’ai écrit “presque rien” par charité chrétienne car l’article américain qui décrit ce “flagrant délire universitaire” dit : zéro connaissance en nutrition chez les médecins !
Certes, c’est à propos des médecins américains : internistes, cardiologues, diabétologues et pédiatres, parmi d’autres !
L’article dont je parle est publié dans la plus grande revue de médecine américaine : le numéro du 11 Avril 2018 du Journal of the American Medical Association (JAMA). On est au stade de la prise de conscience ; mais ce n’est pas la première fois : peu de chance que ça change !
nutrition training 1
 
 
 
La journaliste (Jennifer) interroge un Dr Devries, un (assez) prestigieux cardiologue américain.
Les réponses aux questions de la journaliste sont éprouvantes à lire, de mon point de vue, tant sa confession est à la fois réaliste et terrible : on ne lui a rien appris pendant ses études de médecine et il a pratiqué pendant des années la cardiologie en ne sachant rien en nutrition !
nutrition training2
 
 
 
 
 
Il dit qu’il a reçu 7 ans de formation spécialisée en cardiologie et zéro éducation en nutrition.
Et il ajoute (ci-dessus) que la situation est restée la même aujourd’hui dans les facultés de médecine américaines.
Certes nous sommes aux USA, pays d’exception !
Seulement voilà, les médecins américains sont probablement les mieux formés au monde et servent d’exemple au monde médical partout : on vient du monde entier pour être formé dans les facultés de médecine américaine.
Il nous dit qu’il lui a fallu 7 ans de formation spécialisée en hôpital universitaire (après avoir eu son diplôme de médecine) pour être cardiologue.  En France, la majorité des cardiologues qui pratiquent aujourd’hui ont reçu moins de deux ans de formation spécialisée…
Pour ma part, c’est une confidence (ne pas répéter), j’ai reçu en Suisse et au Canada (dans des unités de cardiologie exceptionnelles à Genève et Montréal) près de 10 ans de formation spécialisée en cardiologie… sans un mot de nutrition. Je me suis ensuite formée en nutrition pendant 12 ans dans une unité de recherche de l’INSERM à Lyon.
Est-ce grave, docteur ?
Ce bilan général est évidemment catastrophique en termes de santé publique. Pourquoi ?
Le Dr Devries est un brave garçon, il donne la réponse (ci-dessous) :
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C’est un fait avéré que, selon lui, personne ne conteste : un mauvais régime alimentaire (a poor-quality diet) est la première cause de décès prématuré et de handicaps multiples dans nos sociétés développées.
Faut-il vous l’envelopper ? Papier cadeau ? Joli ruban ?
Vous avez aussi ici l’explication des prescriptions abusives de toutes sortes de médicaments inutiles et toxiques en prévention des maladies cardiovasculaires… On fait ce qu’on a appris et on ne fait pas ce qu’on ignore. Je connais de très nombreux professeurs de cardiologie, ici et ailleurs ; et je confirme le diagnostic ténébreux du bon Dr Devries. C’est peut-être encore pire car dans la majorité des cas, ils ne savent même pas qu’ils ne savent rien !
C’est aussi une flagrante explication de l’hostilité de ces prescripteurs abusifs vis-à-vis de ceux qui proposent “autre chose” ; ce que certains (dont le Dr Devries) appellent la médecine intégrative.
Étant  incapables de répondre aux questions de leurs patients, certains de ces médecins déficients se sentent (selon le Dr Devries) coupables ; et la culpabilité se traduit souvent par de l’agressivité. Je peux en témoigner à titre personnel ; certains coupables sont très méchants !
On pourrait penser que ces questions de profonde inculture médicale sont propres à certaines spécialités (comme la cardiologie) mais il semble que d’autres spécialités s’éveillent aussi à la problématique nutritionnelle, par exemple les médecines périnatales (avant et après la naissance) comme le montre un récent article, encore américain (Pediatrics 2018;141:e20173716) avec un titre évocateur (ci-dessous) :
pediatrcis nutriton 1
 
 
 
 
 
 
C’est court 1000 jours.
Urgent d’opérer une correction. Il faut s’y mettre ; il serait temps ! N’attendez rien des Ministères (Santé ou éducation) ; c’est le vide sidéral !
Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes…
 
 

Je serai à Lancrans (près de Genève et de Bellegarde sur Valserine dans l'Ain) le 18 Mai 2018

 
Ce sera à l’invitation de l’association Grain de Sel à 20:30 à Lancrans dans l’Ain.
Titre de la conférence : Cholestérol ami ou ennemi ?

Je commenterai notamment les dernières études sur les médicaments anticholestérol
On aura deux heures.
On pourra parler d’autres choses, de nutrition, de vaccins, etcétéra
N’hésitez pas à venir me dire ce que vous pensez de tout ça.
Ça m’intéresse !
 
 
 
 
 

Cholestérol, statines et l'inéluctable déchéance de la revue médicale "Prescrire"

 
La revue Prescrire fut utile dans les temps archéologiques où les médecins (masculin et féminin) étaient subjugués par les minijupes des visiteuses médicales et les cravates de leurs supérieurs, royaux distributeurs de chèques cadeaux en tout genre.
Prescrire était utile parce que ses rédacteurs prenaient le temps de lire “à la source” les informations médicales “délivrées” par les grandes revues anglo-saxonnes : le Lancet, le New England Journal of Medicine et d’autres. Bons élèves, ils recopiaient.
Les médecins ne lisaient pas ou parfois (les académiques) ne comprenaient pas le peu qu’ils lisaient ; Prescrire lisait pour eux, expliquait et souvent corrigeait la propagande que l’industrie diffusait. Il suffit d’évoquer le Médiator ou le Lipanthyl pour comprendre ce que je veux dire. Bref, les rédacteurs de Prescrire tiraient leur gloire (éphémère) de lire les rapports des études et de les transcrire en langage compréhensible pour un médecin généraliste de base, très occupé par ailleurs. Prescrire vivait de ses abonnés malgré leur faible nombre (médecins en général) relativement à la totalité des possibles bénéficiaires d’une information proclamée indépendante des industriels. Sauf que
Sauf que les prestigieuses revues ont fait faillite, elles sont sous perfusion du sérum pharmaco-industriel. BigPharma réalise là un coup (au sens d’une partie d’échec) magistral : il fait désormais passer son marketing promotionnel à peu de frais par les grandes revues anglo-saxonnes (supposées indépendantes). Ainsi il a pu licencier un fort pourcentage de son “petit” personnel en minijupe ou cravaté. Disons-le sans sourciller, les rapports d’études sur les produits de santé publiés dans les grandes revues anglo-saxonnes sont devenus aussi crédibles que l’information autrefois diffusée par les minijupes et les cravatés.
Sauf que la revue Prescrire n’a pas vu venir le coup et son utilité s’est réduite à néant puisque traduire et résumer les articles (sur les produits de santé, je précise) publiés dans les revues anglo-saxonnes ne fait plus rire personne sauf les pingouins sur la banquise, comme chantait Tino Rossi…
Voyons, par exemple, le dernier rapport de Prescrire sur les statines. Ce rapport explique que les bénéfices des statines en prévention primaire sont limités. Ils avaient aussi dit que les statines en prévention secondaire, ça ne se discute pas tellement c’est bien, comme disent les ministres.
Prescrire Avril 2018
 
 
 
 
 
 
 
Chacun peut admirer le “sans publicité, ni sponsor, ni actionnaire”. C’est sympa, on aime bien en principe.
Que veut dire prévention “primaire” par rapport à “secondaire” ?
On parle de la même maladie sauf que dans le “primaire”, le patient risque son premier épisode tandis qu’en “secondaire”, il risque un second voire un troisième.
Dit autrement, si un médicament peut empêcher (ou diminuer la probabilité de souffrir) d’un second, il est aussi capable d’empêcher un premier. Évidemment.
La distinction entre premier (ou primaire) et second (ou secondaire) n’est intéressante que pour l’investigateur (et l’industriel qui le rémunère) : pour démontrer l’efficacité d’un médicament vraiment utile pour empêcher un second, il lui faut recruter entre 500 et 1000 patients tandis que pour empêcher un premier (dans une population jusque là indemne), il lui faut recruter entre 5000 et 10,000 patients. On imagine le coût de la manœuvre…
Pour un médecin de terrain et ses patients “à risque”, la différence entre le primaire et le secondaire est qu’il doit être beaucoup plus actif (et persuasif) avec ceux qui attendent leur second qu’avec ceux qui, toujours “innocents”, n’ont pas encore expérimenté leur premier. Arrêter de fumer est efficace dans les deux cas mais il est encore plus essentiel d’aider à arrêter de fumer celui qui attend son second. Parce que son risque est plus élevé ! Il risque la même maladie mais la probabilité est plus forte s’il a déjà eu une alerte.
C’est facile à comprendre quand on a étudié comment le tabac provoque l’infarctus : il procède de la même manière pour un premier ou un second infarctus !
Je reviens aux statines : si elles sont efficaces en secondaire (comme l’arrêt du tabac), elles le sont aussi en primaire. Si elles ne sont pas efficaces en primaire, elles ne le sont pas non plus en secondaire.
C’est facile à comprendre quand on a étudié comment le cholestérol supposément provoque l’infarctus et comment les statines sont supposées en protéger : ça procède de la même physiopathologie éventuelle pour un premier ou un second infarctus ! Évidemment si le cholestérol est innocent, cette discussion est inutile et les articles de Prescrire aussi.
Ici survient inopinément la méthode scientifique chère à Karl Popper et à moi-même :
1) si des études bien conduites, indépendamment ou pas de l’industriel, n’ont pas pu montrer que diminuer le cholestérol avec une statine diminuait le risque de premier ou second infarctus, et si aucune explication technique ne permet de rejeter ces études, la théorie du cholestérol et les statines doivent être mises à la poubelle ;
2) si de études ont montré que les statines pouvaient diminuer le risque de premier ou second infarctus, mais que nous pouvons identifier des défauts majeurs dans la conduite de ces études (et qu’en plus sous prétexte de secret industriel, il nous est interdit de vérifier les incongruités qui crèvent les yeux dans ces études), nous devons sans état d’âme mettre ces études à la poubelle.
Je ne vais pas commenter les commentaires alambiqués des commentateurs de Prescrire. Pourquoi ? Pour deux raisons principales :
1) soit ils se réfèrent aux études et synthèses publiées dans les grande revues anglo-saxonnes (Lancet et autres), sans en faire la critique. Ils ne les critiquent pas parce qu’ils ne comprennent pas vraiment le processus de production mais surtout, ces études étant leur seule source d’information, ils scieraient la branche sur laquelle ils sont assis puisque c’est de leur lecture qu’ils tirent leur utilité de rédacteur, et leurs abonnés ;
2) soit ils ne se réfèrent pas aux études et dogmes officiels, mais n’étant pas eux-mêmes des investigateurs et des scientifiques (épidémiologistes, physiologistes, pharmacologistes…) compétents, leurs commentaires sont d’une exécrable naïveté. Le meilleur exemple de cette incapacité à dominer leur sujet (à propos des statines) est dans leur façon de rapporter les effets adverses des statines : on touche là au ridicule ! Ils auraient pu, au minimum, lire mon splendide ouvrage L’horrible vérité sur les médicaments anticholestérol. Ils auraient eu les explications et la bibliographie ; c’était trop demander…
Quel est l’avenir de Prescrire ?
Il ne reste plus à ses rédacteurs qu’à faire semblant de ne pas avoir compris que les articles qu’ils lisent dans les revues anglo-saxonnes sont de la vulgaire propagande quand il s’agit de produits de santé (80% au moins du contenu des revues). Mais peut-être n’ont-ils vraiment pas compris ?
Peu importe ! Faire semblant c’est faire du spectacle ! C’est très vilain !
Ils peuvent aussi faire les perroquets ! Mais un perroquet ne chantera jamais mieux qu’une cantatrice, qu’elle chante faux ou qu’elle soit chauve !
Dernière et terrible question : Prescrire est vraiment libre de tout lien d’intérêt ?
Quoique je n’ai pas une confiance totale dans le site ministériel de “transparence” [je crains plus les manques que les “abus”…], on m’a fait passer le document ci-dessous.
Ce serait bien que Prescrire s’explique ; ou au moins nous explique où est l’erreur. Faute de quoi, nous comprendrions pourquoi Prescrire est si indulgent avec les statines et autres médicaments anticholestérol. Il s’agit sans doute d’une erreur.
Si tel n’était pas le cas, Prescrire aurait bénéficié de subventions de Sanofi-Pasteur ; renvoyant toutes les futures analyses de Prescrire sur les vaccins au rang de “suspectes”…
Vaudrait mieux que Prescrire ne dise rien sur les vaccins !
Prescrire
 
 
 
 
 

Je serai à Saint-Malo le 14 Avril

Ce sera à la Médiathèque “La grande Passerelle” (près de la Gare) de 14:30 à 16:30.
Titre de la conférence :
Une autre approche de la médecine pour préserver sa santé et protéger la Planète
Je commenterai notamment le contenu d’un de mes derniers livres (ci-dessous).
N’hésitez pas à venir me dire ce que vous pensez de tout ça.
Ça m’intéresse !
Le nouveau régime méditerranéen
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

L'espérance de vie régresse dans toute l'Europe, comme aux USA

 
Ci-dessous les avant-dernières données statistiques pour toute l’Europe.
Pour la France et les USA, j’ai déjà expliqué que les derniers chiffres de 2016 ont confirmé la tendance que montre ce tableau pour 2015. Désolé c’est en petit…
Mais ces données catastrophiques méritent d’être examinées à la loupe. Quoiqu’on pense de la signification de chiffres eux-mêmes, les tendances traduisent l’état de santé des populations.
Une régression est un très mauvais signe !
Et de la régression, il y en a !
Les Caisses de retraite peuvent se réjouir. Avant que les populations comprennent, elles auront fait de confortables profits
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Il est urgent de comprendre ce phénomène très inquiétant.
Aucune nation développée n’y échappe, sauf peut-être la Finlande.
Les autorités britanniques semblent vouloir réagir et scrutent désormais les données de mortalité semaine après semaine et constatent, sans un affolement hystérique, que le phénomène semble s’amplifier en 2018.
Ci-dessous un tableau montrant le nombre de décès surnuméraires dans les premières semaines de 2018 par rapport à 2017.
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Tout le monde, je l’espère, a compris : ce sont les nombres de décès excédentaires par rapport à ceux qui étaient attendus et pas la totalité des décès pour chaque semaine.
2016 était déjà une très mauvaise année par rapport à 2015 : perte de presque une année d’espérance de vie selon les collègues britanniques… C’est considérable !
Si vous avez quelques économies, vous pouvez les investir dans les Pompes Funèbres ; vous ne risquez rien ; c’est un business fructueux et nos aventureux bureaucrates du Ministère de la santé pourraient trouver là un astucieux recyclage…
Trêve de plaisanterie ! On peut (doit) espérer que les choses se calment rapidement.
Il et probable que les mêmes causes donnent les mêmes effets dans d’autres pays comparables, par exemple en Allemagne, France, Italie…
J’espère que quelques idiots convenus ne vont pas venir nous dire que c’est la faute à l’épidémie de rougeole ! Pour les épidémiologistes britanniques, une chose est sûre pour le moment : ce n’est pas la faute de la grippe !
Si vous avez quelques relations dans un Ministère ou à la Présidence, il serait important de tirer la sonnette d’alarme !
Pour le bien de tous, merci de le faire ; n’attendez pas qu’un débile du Ministère de la santé…