Une barcarolle, vision slave, pour préparer les fêtes ? Trop belles…

Au moment où la marchandisation accélérée du monde pousse certains désespérés à aller vendre la théorie du cholestérol via des affichages monstrueux dans les transports en commun parisiens (aveu d’impuissance)…

Au moment où la marchandisation accélérée du monde pousse certains désespérés à se ridiculiser en annonçant que les anti-PCSK9 (des médicaments anticholestérol injectables) sauvent des vies ; c’est le succulent essai ODYSSEY OUTCOMES, cosigné par un “prestigieux” cardiologue de chez nous et qui nous admire plus que nécessaire (démonstration indubitable qu’on a rien compris à la médecine scientifique)…

Au moment où la marchandisation accélérée du monde pousse certains désespérés à essayer d’imposer un vaccin contre les papillomavirus (sous prétexte de risque de cancer anal) chez les petits garçons (témoignage d’une insondable bêtise)…

Nous ne saurions triompher bruyamment car, faute de dignes combattants…

Mais le moment approche d’une nouvelle “journée des tuiles”…

En attendant, chantons, les amis : une petite barcarolle peut-être ?

C’est là : https://www.youtube.com/watch?v=0u0M4CMq7uI

Ça s’écoute et ça se regarde !

Cholestérol, Statines, anti-PCSK9 : “Waterloo, Waterloo, morne plaine…”

Après le Congrès annuel de la Société Européenne de Cardiologie (début Septembre 2018) où le “sujet lipidique” fut totalement oublié par les experts rémunérés [certains de ceux travaillant en France avec la Haute Autorité de Santé (HAS) semblent avoir quelques ennuis juridiques à propos de leurs rémunérations justement], nous observons (avec notre délicatesse coutumière) que les préparatifs du Congrès annuel de l’American Heart Association (l’équivalent de l’Européen sus-cité mais où plus personne ne va…) ne se concentrent pas beaucoup sur le cholestérol ; sauf un vendeur de produits injectables anti-PCSK9 qui désespérément cherchent des médecins prescripteurs.
A ce propos (les anti-PCSK9), le fiasco commercial est tel que l’industriel de la version US vient de réduire son tarif de 60%. Une telle remise laisse rêveur. Veut-on vider les stocks d’inutilisés avant de les jeter à la poubelle ?

On se rallie désormais (à nouveau) aux nouvelles “anciennes” théories qui refont surface (régulièrement) avec de nouveaux produits supposés anti-inflammatoires et aux commandes du porte-avion le célèbre expert Paul Ridker qui fit beaucoup rire autrefois avec la fameuse étude JUPITER.

Les industriels semblent ainsi vouloir, surtout en Europe, se désintéresser d’un sujet qui pourrait leur apporter plus d’ennuis que de bénéfices. A cet égard, une étude récente cosignée par une palanquée de scientifiques et médecins indépendants leur donne raison.
Quelle étude ? Ci-dessous ; c’est en anglais mais je vais traduire et simplifier.

Ça dit (le titre de l’article dit) que le Cholestérol, notamment celui que quelques simplets continuent de dire “mauvais”, n’est pas en cause dans les complications cardiovasculaires et l’athérosclérose.

En fait, cette étude démontre un haut degré de tromperie et falsification dans les articles de synthèse publiés par les sommités académiques. Je copie un résumé en anglais (ci-dessous) et je traduis en simplifiant.

Ce qui est dit : “Pendant un demi-siècle, on a fait croire que le cholestérol était coupable et qu’il fallait le diminuer le plus possible avec des médicaments type statines (et d’autres, type anti-PCSK9). Les auteurs de l’article (dont je suis coauteur) analysent trois des dernières synthèses académiques et identifient ce que nous appelons des “erreurs sérieuses” [sympathique euphémisme]. La correction de ces “erreurs”, notamment l’inclusion dans l’analyse d’études que les académiciens avaient “oubliées”, et des “idioties” statistiques amène à l’inéluctable conclusion que le cholestérol ne peut être qu’innocent et que les traitements par statines et autres sont inutiles.”

A titre d’illustration, je copie ci-dessous un des graphiques représentant ces “erreurs” statistiques. J’explique ensuite.

En ordonnées (axe vertical) l’effet des traitements anticholestérol sur le risque de décès. On utilise le paramètre ARR (pour “Absolute Risk Reduction” car c’est la seule façon honnête et intelligente de présenter des données cliniques. Si quelqu’un veut une explication, qu’il demande…
En abscisses (axe horizontal) l’effet du traitement sur le cholestérol, la différence entre le groupe traité par statine et le groupe contrôle. Chaque point représente un essai clinique : les carrés noirs sont les essais retenus par les académiciens et les triangles blancs sont les essais malencontreusement “oubliés” par les mêmes académiciens. La ligne horizontale au niveau du zéro indique l’absence d’effet clinique (en termes de mortalité). On voit immédiatement une légère tendance des carrés noirs à se trouver en-dessous de la ligne du zéro, et un peu plus pour les différences de LDL-C plus importantes (vers la gauche). Avec les triangles blancs, cette tendance disparait et l’analyse statistique montre même une tendance inverse : moins on diminue le cholestérol (vers la droite) et mieux c’est en termes de mortalité. On comprend pourquoi les triangles blancs ont été “oubliés”. Si on cumule les carrés noirs et les triangles blancs, il n’y a aucun effet de la diminution du cholestérol LDL-C sur la mortalité.

Il s’agit sur ce graphique de la mortalité totale ; les données sont comparables (et présentées dans l’article) pour la mortalité cardiovasculaire.

La théorie du cholestérol coupable doit donc être rejetée !

D’autant plus que tous les essais inclus dans cette analyse multiple ont été conduits par des industriels qui avaient tendance à voir (et faire voir) les choses de façon très favorable à leur business. Dit autrement, les choses sont peut-être beaucoup plus négatives que ce qui nous est présenté. Nous ne le saurons jamais car nous n’aurons jamais accès aux données brute de ces essais “industriels”.

Ainsi donc, nous vivons la fin d’une histoire, ou d’un paradigme comme disent les philosophes.

Ne nous méprenons pas toutefois : les prescriptions ne vont pas cesser du jour au lendemain.
Pour beaucoup de médecins et leurs patients, il est impossible d’admettre ces évidences : “j’ai pris des médicaments inutiles si longtemps et c’est probablement eux qui m’ont provoqué un certain nombre de troubles d’origine inconnue ou improbable”. Trop dur à admettre !
Et les administrations, comme les industriels, ne diront rien : “c’est pas nous, nous n’y sommes pour rien”. Comme d’habitude : ni coupables, ni responsables !

Ainsi va la vie de nos sociétés.
Il ne faut pas s’étonner qu’à ces violences faites aux corps et aux esprits, certains répondent violemment, comme on peut le voir dans les actualités quotidiennes.

La chute inéluctable des théories du "cholestérol qui bouche les artères"…

J’y reviendrai plusieurs fois dans les semaines qui viennent car les données scientifiques publiées s’accumulent pour montrer que ces théories sont fragiles (et doivent être rejetées) ; et que les défenseurs rémunérées de ces théories sont au mieux d’inexcusables naïfs qui pourtant… ne baisseront pas pavillon aussi facilement que des Amiraux dont les navires ont été envahis par de fiers corsaires de sa Majesté “La science Libre”…
Il est temps néanmoins de se réjouir ; et pour cela rien ne vaut la divine Cécilia !!
C’est là : https://www.youtube.com/watch?v=Idk5semjcco

Vaccin connection… et anticholestérol : le monde est petit !

 
Parfois, il ne faut pas chercher longtemps pour trouver de quoi s’instruire et comprendre comment fonctionnent certains petits mondes, expression subtile extraite d’un fameux roman décrivant le monde universitaire.
Ci-dessous un morceau d’anthologie adressée aux médecins qui auraient tendance à se poser des questions et à essayer de répondre aux questions de leurs patients.
C’est une capture sans trucage. Tout y est, si on peut dire, et si vous aviez des doutes.
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Le jeudis de la formation, donc, nous disent ce qu‘il faut faire à propos de la vaccination des enfants.
Ils nous disent aussi (en haut à droite) que nos formateurs diplômés sont connectés directement à l’industrie des médicaments et, en l’occurrence, à l’industrie de l’immunothérapie puisque les anti-PCSK9 sont des anticorps monoclonaux et que AMGEN est une compagnie qui commercialise un médicament anticholestérol à base d’anticorps monoclonaux. Vous savez ce que j’en pense !
Nous sommes donc dans le “petit monde” prolifique de l’immunothérapie : d’un côté l’immunothérapie curative (les anticorps monoclonaux), et de l’autre l’immunothérapie préventive : les vaccins !
Notre très honoré formateur nous annonce qu’il y a beaucoup de risques à se poser des questions. On mesure l’outrecuidance de la démarche, vue par un scientifique : Silence dans les rangs ! Garde à vous !
Si vous n’aviez pas encore compris, se poser de questions, c’est faire du prosélytisme !
C’est quoi ça, Bon Dieu ?
Définition : zèle déployé pour répandre une religion !
Voici un révérend formateur qui assimile les questionneurs à des adeptes forcenés d’une religion…
Voilà un formateur qui a beaucoup de respect pour les gens qu’il souhaite formater ! Oups !
Un formateur qui formate : le bel animal que voilà !
Au cas où vous auriez encore des questions, notre indispensable formateur [Seigneur, que ferais-je sans toi ? dit un très beau cantique…] nous annonce que la question de la vaccination est délicate et qu’elle “échappe à la simple raison” dit-il.
Effectivement !
Des comme ça, je ne pensais pas que ça puisse exister…
 
 
 
 
 
 
 

Statines et autres anticholestérol : clap de fin ! Ne pas huer les acteurs !

 
Voilà on s’approche de la fin du 3ème acte ; ça commence à bouger dans la salle mais les issues de secours ne sont pas encore envahies…
Les acteurs sauront-ils retenir les spectateurs encore un petit moment ?
L’Histoire nous l’a appris ; mais quand ça se passe sous nos yeux, on reste encore surpris, voire ébahis…
Le coup fatal n’est pas parti de là où l’on croyait ! Autrement dit, alors que je pensais (naïf que je suis) que les statines se prendraient les pieds dans leur tapis, ce sont les supposés successeurs des statines qui, en débandade, sont en train de les assassiner.
Toutes les statines ayant été génériquées, comment continuer à faire prospérer le business du cholestérol ?
Avec de nouveaux médicaments anticholestérol, bien sûr, et ça faisait longtemps que les acteurs de cette pièce s’y préparaient.
Il y avait, en simplifiant, deux grandes catégories de candidats à la succession :  les anti-CETP et les anti-PCSK9.
Comment ces imbéciles s’y sont pris pour perdre une partie imperdable ?
Je vais en dire deux mots ; mais, en toute humilité, je pense que certains d’entre nous (ceux que certains autres n’ont cessé de traiter de “criminels”) y ont contribué.
1- les anti-CETP
Inutile de chercher à comprendre en détails. CETP est un système enzymatique qui, en simplifiant et selon certains “spécialistes”, transfère le cholestérol des gentilles HDL vers les méchantes LDL. En bloquant ce système, on diminue les LDL (qui augmentent le risque cardiovasculaire) et on augmente les HDL qui diminuent ce risque.
C’était, en théorie, le jackpot !
Aucun lipidologue ne pouvait rêver mieux pour confirmer ses théories sur le cholestérol.
Et pour l’industrie, c’était pari gagnant à 100% ; d’autant qu’ils avaient dans leur boîte à musique des molécules fantastiques, les fameux anti-CETP (ou trapib) dont les effets sur les lipides étaient juste transcendantaux ; certains avec des augmentations des HDL de 100 à 130% ; et des diminutions des LDL de 30 à 40%, c’est-à-dire mieux que les statines les plus miraculeuses cliniquement. Imperdable ! Des centaines de millions de dollars et d’euros investis.
Que s’est-il passé ?
Après 4 essais cliniques (du moins de ce qui en a filtré), c’est un échec total !
Il se pourrait que ces anti-CETP soient même dangereux. Le saura-t-on jamais ?
Certains académiciens et experts des lipides essaient de “sauver les meubles”, c’est-à-dire leur réputation ; mais les industriels eux ont déjà “plié bagage”… et voguent désormais vers des eaux plus monotones, “jurant mais un peu tard qu’on ne les y reprendrait plus !
Tour à tour, Pfizer, Lilly et Merck ont démissionné. Quelques rapports ci-dessous des médias complices et autres lapins crétins qui ont l’air fin aujourd’hui ; mais ils ont déjà oublié leurs dithyrambiques articles d’avant-hier. Même pas honte !
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Et aussi ça (ci-dessous) qu’on peut traduire par la formule : Merck renonce à demander la mise sur le marché de ce médicament présenté comme miraculeux il y a peu. Pas honte !
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Les anti-CETP à la poubelle ; et avec les anti-CETP, vous pouvez aussi mettre à la poubelle toutes les foireuses théories du cholestérol qui allaient avec.
2- les anti-PCSK9
Ceux qui visitent ce blog le savent déjà : PCSK9 est un système enzymatique qui participe au recyclage des LDL-récepteurs. Bloquer ce système et vous avez, en théorie, plus de récepteurs et donc moins de cholestérol circulant ; ce qui, selon nos brillants théoriciens du cholestérol ne pouvait conduire qu’à sauver des vies et réduire le risque cardiovasculaire…
Il se trouve que les anti-PCSK9 sont des anticorps monoclonaux fort couteux à produire (il faut des usines pour ça). Pour d’évidentes raisons commerciales, les deux industriels qui se sont manifestés jusqu’à présent ne peuvent se permettre de les brader.
D’autre part, les premiers résultats cliniques sont fort décevants malgré de remarquables effets sur les lipides. C’est à nouveau en contradiction avec les théories prévalentes.
Les experts et les académiciens des lipides [plutôt que de mettre les anti-PCSK9 à la poubelle en compagnie des théories qui vont avec] essaient de sauver les meubles et leur réputation en discutant non pas l’essentiel (c’est-à-dire l’utilité clinique) mais le rapport coût/bénéfice.
Malgré de subtiles contorsions arithmétiques, cet argumentaire vient de s’effondrer sous les coups de quelques jeunes gens ambitieux qui savent eux faire de simples additions. Le résultat est désopilant (ci-dessous).
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Je donne ci-dessous un résumé de 3 lignes que je traduis par : pour 1000 patients traités, le surcoût rapporté aux avantages cliniques (par ailleurs non démontrés de façon robuste) approcherait les 340,000 dollars américains par an.
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L’interprétation est simple pour les experts en santé publique : ce surcoût est inacceptable pour les assureurs américains. Bien sûr ces assureurs pourraient payer et répercuter ce surcoût par une augmentation des primes annuelles ; ce qu’ils font d’habitude (comme font nos mutuelles en France sans l’avouer) pour sauver leurs profits et éviter une chute de leurs actions à Wallstreet.
Il semblerait, les cartes étant sur la table pour une fois [on n’a pas travaillé pour rien des deux côtés de l’Océan], que cette stratégie commerciale ne soit pas possible cette fois-ci pour une simple raison : trop c’est trop !
Ainsi va le système capitaliste, le gaspillage et l’excès de taxes tuent les profits. Quand c’est trop c’est vraiment trop !
Et ainsi, certains parmi les plus galants experts de la cardiologie américaine annoncent des funérailles grandioses aux théories lipidiques qui depuis 40 ans empoisonnent la médecine (ci-dessous).
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Dans cet interview, le très dévoué Pr Milton Packer concentre sa critique sur la débandade MERCK. Pourtant lui-aussi a compris qu’avait sonné la fin des exaltations lipidiques : “the Obits” signifie “obituaries”, c’est-à-dire “rubrique nécrologique”.
Mais notre professeur n’a en fait rien compris : ce qui se termine ce n’est pas la fin des recherches sur les lipides, c’est seulement la fin des théories stupides sur le cholestérol.
Place enfin aux  recherches potentiellement fructueuses sur les vrais lipides vraiment impliqués dans les pathologies cardiovasculaires. On peut espérer que quelqu’un de sympa va expliquer à ce cardiologue un peu niaiseux que les lipides ne se limitent pas au cholestérol, que le cholestérol est indispensable aux cellules et qu’il est innocent de tous les crimes que Milton et ses collègues francophones lui ont ridiculement attribués.
Quoique les croquemorts ne soient pas encore passés dans les palais de BigPharma pour mettre le patient en bière, on peut (sans anticipation impatiente) se prépare à entonner un joyeux…
De profundis !
 
 
 
 
 
 

Cholestérol et corruption : bas les masques !

 
Nous le savions mais, pour ne pas embarrasser des collègues naïfs, ne pas envenimer un débat difficile avec des questions non médicales ni scientifiques, et surtout laisser un peu de temps à chacun, nous nous étions abstenus d’accuser
Forts de cette apparente passivité de la part de la profession, et de plus en plus inquiets des déboires commerciaux de leurs nouveaux anticholestérol (les anti-PCSK9), les industriels impliqués et leurs complices ont perdu toute prudence.
Ainsi la tentative de corruption éclate au grand jour. Bas les masques !
Voici ce que reçoivent ces jours-ci (Octobre 2017) les collègues Canadiens :
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En d’autres termes, on propose à ces médecins praticiens, et sous couvert d’un ridicule programme “d’approche orientée des traitements anticholestérol” [ça vaut son pesant de cacahuètes…], de les rémunérer grassement en échange de recrutement [enrollment en anglais] de patients fragiles et à haut risque pour…
Pour quoi faire au fait ?
Ça n’est pas dit ! C’est bizarre !
Mais si on cherche un peu sur Internet, on trouve de quoi alimenter sa curiosité :
http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0828282X17306438
Je recopie un petit morceau d’anthologie, corruptrice :
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C’est délicieusement délicat comme suggestion et recommandation. Je traduis : “Les médecins suivront les patients recrutés selon leurs principes personnels mais en ayant connaissance des plus récentes recommandations du Canadian Heart research Centre, une émanation de l’industrie pharmaceutique, qui dit que le vilain cholestérol doit être inférieur à 2 mmol/L.
Pour y parvenir chez ces patients difficiles, il faut obligatoirement prescrire un médicament anti-PCSK9 !
Menace sous-jacente (mais non écrite) : si vous ne prescrivez pas, vous ne serez pas payés !
Le but de GOAL est donc d’encourager la prescription d’un nouveau médicament anticholestérol qui tarde à rentrer dans les mœurs cardiologiques : tu prescris, je te récompense !
Ils veulent ainsi convaincre 300 cardiologues canadiens de participer à cette farce.
Ils savent que c’est une farce et ils savent que les cardiologues le savent…
Pour les sécuriser à propos d’un éventuel scrupule éthique (on ne sait jamais, y en a encore d’assez couillons pour hésiter !), ils disent qu’ils  s’occupent de tout. Je recopie le petit paragraphe concernant l’éthique et que chacun peut vérifier dans le document complet ci-dessus.
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En d’autres termes : Chers confrères, tout est propre (“sécurisé” comme ils disent), ne vous inquiétez pas ! Et si vous aviez des ennuis, notre Institution vous assistera.
Pas sympa ça ?
Ils sont très sûrs d’eux apparemment. Ils ont sans doute raison : ce ne sont pas les Sociétés Savantes (et autres corporations) auxquelles ils appartiennent qui leur feront des ennuis puisque les dirigeants et sommités de ces Sociétés sont eux-mêmes rémunérés par le très dévoué Canadian Heart research Centre.
Et si les sociétés savantes approuvent, les assurances et les administrations ne diront rien. C’est pour le bien des patients ! Nous prenons en charge l’éducation des médecins !
Pas sympa ça ?
Quand tout le monde bafoue la Loi, il n’y a plus de Loi, dit un proverbe chinois…
Nous sommes donc en présence, sous couvert d’une “fausse bonne conscience” édictée par le très commercial Canadian Heart research Centre, d’une tentative de corruption de médecins qui en théorie sont au service de leurs patients, par delà toute considération commerciale.
C’est bien tentant pour un médecin surtout s’il est en début de carrière. Non seulement il est rémunéré par le Canadian Heart research Centre, mais en plus il force des patients (qui espèrent que tout cela est pour leur bien) à revenir le voir 3 fois en 6 mois, toutes consultations couvertes par les Assurances des patients. Et tout ça dans la poche du médecin qui, bien sûr, vérifiera par des examens adaptés (et dispendieux) à chaque visite que le traitement est efficace et bien toléré. Coûts des examens complémentaires à la charge du patient ou de son assurance qui, de toute façon, rentrera dan ses frais en augmentant les “cotisations” l’année suivante.
Pas sympa ça ?
Bien que je ne sois pas au courant de ce type d’éducation rémunérée des médecins en France pour le moment, je ne doute pas qu’on y vienne assez rapidement !
Tout dépendra sans doute de la façon dont le marché, et la profession, réagiront  !
Espérons que si on ne réagit pas correctement, une nouvelle Loi ne nous y obligera pas, comme on le voit à propos des vaccins, ces jours-ci.
Il faut s’y habituer, la corruption est partout, et pas seulement pour le cholestérol ! Mais les visiteurs de ce blog le savent déjà, hélas !
 
 
 
 

Dernières nouvelles des "fondus" anticholestérol et des médicaments qui vont avec…

 
Ça s’agite beaucoup ces temps-ci autour du cholestérol ; et pas seulement chez SANOFI à propos des anticorps monoclonaux anticholestérol [juste avant un prochain vaccin anticholestérol… à moins que la Direction (dans tous les sens du terme !) change assez rapidement…] .
Un exemple ci-dessous au mois d’Août 2017.
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Ce serait drôle si ça n’était tragique. Pour cet auteur de renom (pour lequel je n’ai pas beaucoup d’estime… je retiens mes mots !) le cholestérol doit être traité !
Un peu comme la diphtérie ou la polio.
En d’autres termes, le cholestérol est une maladie !
Heureusement que cet animal ne couve pas dans le nid des vaccinalistes maximalistes, il voudrait sans doute lui-aussi  “éradiquer”… le cholestérol…
Mais mon message d’aujourd’hui est ailleurs ; il s’agit de la confiance/défiance des médecins américains vis-à-vis de ce qu’on leur raconte à propos de l’utilité/toxicité des statines.
Voyez ci-dessous ce curieux sondage sur un des sites les plus fréquentés par les médecins US.
Traduction du titre : “Y a-t-il une troisième voie ?”
Dit autrement : y a-t-il un terrain d’entente possible entre les “statines à tout prix” et les “pas de statine du tout” ?
C’est intéressant dans le contexte d’un marketing effréné (médias professionnels impliqués à 100% sans nuance) des premiers alors que les seconds peinent à se faire entendre…
Heureusement, Madame la Ministre, que des réseaux sociaux obscurantistes (évidemment) font le boulot que les médias conventionnels n’osent faire ; un peu (beaucoup) comme avec la question vaccinale…
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Traduction de la question  du sondage : “Est-ce que le débat sur le ratio bénéfice/risque des statines a dégénéré ?”
Ce n’est pas comme ça qu’il fallait poser la question évidemment ; il eût fallu demander : “êtes-vous clair à propos de l’usage des statines ?” ou quelque chose comme ça.
La réponse (sous-jacente) des médecins US est assez évidente : ils ne comprennent plus rien !
Certes, maintenant que le nouveau marché des anticorps monoclonaux est ouvert, on peut abandonner le défense des statines à de plus lugubres idiots “utiles”…
Medpage (le propriétaire du site) c’est un peu ça : tout en prudence pour ne pas fâcher les sponsors…
Ils ont tort de négliger la question des statines, à mon avis, car ce faisant c’est toute la théorie du cholestérol-maladie qui s’effondre. Bon ! Laissons faire la Nature !
Je suis désolé pour ceux qui n’auront pas bien entendu le message que j’assène depuis plus de 12 ans : ils continuent à s’empoisonner en pure perte.
Que nous dit vraiment ce sondage ?
1) que les médecins américains sont perplexes et que, malgré la disproportion des moyens mis en œuvre pour les faire taire, le travail des petites souris résistantes aux statines fait son chemin…
2) qu’il semble difficile d’arriver à un consensus ;
3) que plus de la moitié des médecins américains estiment que la plus grande confusion règne à propos de statines sans espoir de clarification ; quand le doute s’installe, le business est mal…
Vous avez des doutes quant à ma 1ère interprétation ?
Voyez une autre étude (publiée dans le journal officielle de la Société Américaine de Cardiologie) évaluant les prescriptions de statines après un AVC aux USA : ci-dessous.
Je rappelle que les sociétés savantes (oups !) et les autorités (oups !) sanitaires préconisent les statines après un AVC sans restriction aux USA comme en France.
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Que dit cette étude ?
Que moins d’un patient américain sur deux se voient prescrire une statine après un AVC.
Interprétation : fiasco quasi total des recommandations officielles. Bien peu écoutent ce que les officiels racontent. On peut penser que beaucoup de ceux qui prescrivent quand même le font par crainte de n’être pas “conformes” [il y a “con” dans “conforme”] ou simplement par habitude…
Les réseaux sociaux obscurantistes sont en train d’avoir raison des conformismes [il y a “con” dans “conformisme”]… Aura fallu près de 15 ans, mais quand même !
Je suis désolé pour ceux qui n’auront pas bien entendu le message que j’assène depuis plus de 12 ans : ils continuent à s’empoisonner en pure perte.
Vraiment désolé ! Ce n’est pas faute d’avoir fait mon maximum ; mais je me sens moins seul : 50% des médecins américains [probablement les médecins-techniciens les mieux formés au monde] se morfondent dans le doute désormais ; et ça s’aggrave de jour en jour.
 
 
 
 
 

Anti-PCSK9 : splendeurs et misères des courtisan(e)s

 
A ma grande surprise, nos experts nationaux rémunérés n’ont pas encore réagit aux lugubres festivités qui ont accompagné la publication des derniers essais clinique testant les anti-PCSK9, ces nouveaux médicaments anticholestérol qui annoncent le monde post-statine.
L’explication, hélas, est sans doute très simple. Je résume. Sans procès d’intention…
Mais j’applique une grille de lecture dont j’ai pu maintes fois vérifier l’efficacité.
Pour les anti-PCSK9, ces anticorps humanisés qui font baisser le cholestérol encore mieux que les statines (mais au prix d’injections sous-cutanées hebdomadaires ou bimensuelles), il n’y a pour le moment que deux concurrents en lice : un américain (AMGEN) qui vient de splendidement publié les résultats cliniques de son étude, dite FOURIER (voir billet précédent) et un français (SANOFI) qui est misérablement encalminé dans des essais qui tardent à manifester les effets miraculeux de son anti-PCSK9 maison et surtout ligoté dans un conflit juridique (avec AMGEN) qui en principe lui interdit le marché US.
AMGEN et SANOFI doivent se partager un marché qui s’annonce étroit, même aux USA, du fait du caractère très dispendieux de ces anticorps anti-PCSK9. Le conflit juridique qui les oppose (motus et bouche cousu de mon côté sur cet aspect…) est donc crucial pour les deux qui ne sont pas prêts d’aboutir à un accord amiable ; mais je peux me tromper ; tout dépend des concessions que SANOFI est prêt à “concéder” ; ça sent pas bon tout ça… Oups !
AMGEN et SANOFI ont recruté des cohortes d’experts prêts à descendre sur le champ de bataille pour défendre leurs héros respectifs…
Côté US et AMGEN, ces courtisans (essentiellement américains) font splendidement parade depuis vendredi pour fêter FOURIER. Côté SANOFI, on fait plutôt grise mise et les courtisans (souvent mais pas toujours francophones) longent misérablement les caniveaux en attendant des jours meilleurs.
Ils devraient pourtant (en bons docteurs bienfaiteurs de l’Humanité) se réjouir des bienfaits miraculeux des anti-PCSK9 américains… Ben non ! Pas l’esprit aux réjouissances… C’est curieux.
Boire le champagne pourrait déplaire à leur bienfaiteur qui patine dans la mouise ?
Peut-être au prochain épisode…
Je mettrais un bémol toutefois à la “splendeur des courtisans US” dont l’enthousiasme pourrait être de brève durée.
Un bref coup d’œil sur le cours d’AMGEN à Wallstreet indique que les marchés ne sont pas dupes ; ils font apparemment de FOURIER la même analyse que l’auteur de ces lignes : ça montait avant la publication et puis… flop ! Ça ne s’invente pas !
https://www.google.fr/search?q=amgen+bourse&ie=utf-8&oe=utf-8&client=firefox-b&gfe_rd=cr&ei=j-fPWOm_HIbBbq7Mo4AI
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Ça n’est pas un effondrement du cours certes ; mais z’ont compris que…
C’est du Balzac tout ça : “splendeurs et misères des courtisan(e)s”
 
 
 
 

ALERTE : confirmation de la neurotoxicité des médicaments anticholestérol !

 
Lentement mais sûrement, ils “lâchent le morceau” comme disent les policiers…
Bien sûr, ils “freinent des quatre pattes” ; mais finalement ça sort… Mais, soyons rassurés, il y aura d’autres épisodes !
Pour beaucoup de victimes, ça émerge trop tard ; le mal est fait, hélas ; mais les complices de cette malfaisance n’en ont cure, ils auront fait du business (du petit minable comme du gros) jusqu’au bout de la nuit !
Il faut dire que la stratégie des industriels et de leurs complices est formidablement bien organisée. Faut dire que pour certains (les vendeurs d’anti-PCSK9) c’est une question de vie ou de mort. Si nous devons sombrer, pensent-ils, autant avoir tout essayé, même le pire…
Ça passe ou ça casse, dit-on ; seulement voilà, même si ça passait, par ces temps, ça casserait… CQFD !
Ci-dessous le titre d’un article paru en 2016 dans le journal officiel du Collège Américain de Cardiologie (l’équivalent de notre Société Française de Cardiologie) où les auteurs présentent un “state-of-art” (l’état des connaissances) de la supposée toxicité des statines, incluant de façon anecdotique (selon eux) leur neurotoxicité.
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Ils nous disent simplement que les données publiées suggérant une neurotoxicité des médicaments anticholestérol (seules les statines sont d’intérêt pour eux dans cet article) sont soit de faible valeur scientifique soit négatives ; et, d’un revers de main ample et capricieux, ils rejettent cette idée absurde (selon eux) que les statines soient toxiques de façon significative.
Cela dit, seuls les naïfs peuvent être trompés. Il suffit de lire la liste des liens d’intérêt de nos auteurs (ci-dessous). Cette sorte d’experts factices ne devraient pas pouvoir s’exprimer dans des revues supposées rapporter les avis et recommandations officielles de Sociétés Savantes nationales ou internationales, au-dessus de tout soupçon en principe. Ça nous donne une bonne idée de la valeur (éthique et scientifique) des discours émis par lesdites Sociétés Savantes et autres académies ; là-bas et ici ; complotisme inclus ou pas…
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Reste que nous (experts indépendants) devons informer sans relâche ; et contre vents et marées, comme disent les navigateurs.

Il faut le répéter encore : ces médicaments sont très toxiques pour le système nerveux et ne servent à rien pour protéger le système cardiovasculaire !

Pourquoi j’insiste aujourd’hui ? Quelque chose de nouveau ?
Effectivement, il y a du nouveau. je résume !
Un article de Février 2017 (ci-dessous), publié par des scientifiques américains se prétendant libres de tout lien commercial, rapporte de très mauvaises nouvelles concernant la neurotoxicité de la nouvelle classe de médicament anticholestérol injectables, les anti-PCSK9.
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Ils n’ont pas eu accès aux données brutes des essais cliniques qu’ils décrivent et qui sont généralement inaccessibles du fait de “secret industriel”. Autrement dit, ils analysent sagement des données que les industriels ont bien voulu libérer. A prendre avec prudence ; c’est probablement la pointe de l’iceberg.
Malgré ces restrictions, la neurotoxicité des ces nouveaux médicaments anticholestérol saute aux yeux.
Pourtant les 11 études analysées sont de brève durée (entre 6 mois et 2 ans) et le groupe témoin (9 fois sur 11) reçoit déjà un traitement anticholestérol. Les anti-PCSK9 ne sont pas comparés à un placebo ; leur neurotoxicité est comparée à d’autres traitements neurotoxiques ; ce qui affaiblit la signification statistique et clinique. Enfin, la plupart des études ont un faible recrutement puisqu’il s’agissait plutôt d’études pilotes visant justement à vérifier la toxicité des ces médicaments ; et donc recrutant soigneusement des sujets ou des patients qui n’étaient pas “à risque” d’effets adverses. Ce point est important car, une fois ces médicaments sur le marché, les prescripteurs ne prendront pas les mêmes précautions que les recruteurs des études pilotes de l’industriel.
Malgré ces limites, et sans entrer dans les détails, les auteurs nous disent que le risque de neurotoxicité est multiplié par 3 environ !
Ce qui est considérable et justifie effectivement le titre assez alarmiste de l’article. D’autant que la durée d’exposition a été brève, que les témoins étaient eux-mêmes exposés à des traitements neurotoxiques et surtout que seules des complications neurologiques sévères ont été enregistrées dans cette base de données “commerciales” ; laissant penser que d’autres évènements moins sévères n’ont probablement pas été rapportés ou pas analysés dans cette étude …
En l’occurrence, les sévères complications rapportées (quoique mal décrites dans l’article) sont des delirium, des états confusionnels, des désordres (je traduis de l’anglais) cognitifs, des états démentiels, des amnésies, des troubles de la pensée et de la perception, et autres troubles mentaux sans autres précisions ; on mesure la gravité potentielle de ce qui est rapporté ; laissant présumer qu’il y avait probablement d’autres manifestations moins graves de neurotoxicité… et qu’avec une durée d’exposition prolongée…
Conclusions provisoires :
1) baisser le cholestérol (quel que soit le moyen utilisé) est neurotoxique, à plus ou moins long terme ;
2) ce qui confirme totalement les données antérieures avec les statines ;
3) et démontre qu’il ne faut pas croire les experts rémunérés qui prétendent le contraire ;
4) et laisse penser que des patients non sélectionnés (une fois les anti-PCSK9 commercialisés et utilisables par tous les médecins) pourraient être beaucoup plus sensibles et donc beaucoup plus souvent victimes de ces médicaments anticholestérol ;
5) comme on le voit déjà avec les statines (voir le livre “L’horrible vérité sur…“), malgré le déni des experts rémunérés ;
6) les anticorps anti-PCSK9 passent donc réellement dans le cerveau (franchissent la barrière hémato-méningée), c’est une confirmation, comme le font les statines ;
7) les anticorps anti-PCSK9 ne semblent pas (selon cette étude) amplifier les effets toxiques musculaires des statines ; ce qui suggère que les statines auraient un effet toxique spécifique (indépendant de la diminution du cholestérol) probablement dû à leurs effets sur les mitochondries.
Petite addition anecdotique, pour avoir une idée du degré de désinformation actuelle à propos des médicaments anticholestérol. En ce début d’année 2017, une autre équipe d’experts (mais rémunérés cette fois) publie l’exact contraire de l’article que je viens de commenter. Pour eux, il n’y a pas de neurotoxicité des anti-PCSK9 !
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Je me contente de rajouter la conclusion de cet article (ci-dessous) et la liste des liens d’intérêt des auteurs, une brochette d’individus peu “recommandables” !
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Comment faire la part des choses ? Qui croire ?
Ce n’est pas si difficile.
Avec plus de 40 années d’activité professionnelle dans ce milieu, je peux (en toute modestie et hors de tout complotisme paranoïde) donner la formule magique : en cas de discordance frontale dans des données scientifiques, plutôt que d’essayer une impossible synthèse, contentez vous de vérifier le degré de dépendance ou d’indépendance des investigateurs…
Ne pas croire les experts rémunérés ! C’est une précaution minimale.
L’absence de conflit d’intérêt ne garantit pas la qualité et la présence de conflit d’intérêts n’est pas automatiquement associée à de la corruption, certes, mais il s’agit souvent de “vie ou de mort” pour des équipes de recherche ou des petites sociétés commerciales. Ils sont prêts à tout et l’éthique médicale et scientifique est le dernier de leurs soucis.
De façon générale, il faut désormais exiger une totale indépendance des comités scientifiques en charge de faire des recommandations aux médecins.
Et évidemment, il faut exiger, quel que soit le médicament étudié, un accès libre aux données cliniques brutes de l’étude.
Pas de commercialisation sans une vérification des données brutes par de vrais experts vraiment indépendants !
C’est vrai pour les statines, et les anti-PCSK9 et même aussi pour les vaccins !
On ne devrait même pas avoir à le demander… Quelle époque !
Et pas un seul politicien pour le dire.
Des branquignoles, je vous dis !
Amen !
 
 
 
 
 
 
 
 

Aparté d'entre deux saisons

 
Je ne peux résister au moment des vœux et entre deux “saisons” sur les essais cliniques (ou les expérimentations humaines) à faire part du Score médical et scientifique de l’année 2016 selon quelques Autorités très “commerciales” et américaines.
Quelles sont, selon les médias professionnels et scientifiques versés dans la recherche médicale, les grandes avancées de l’année 2016 en cardiologie ?
Ils en ont trouvé 5 formidables ; peu importe l’ordre des 5, car ce qui est révélateur et tragique ce sont les “thèmes” qui ont enthousiasmé les scoristes :
1- l’étude HOPE-3 comparant la rosuvastatine à un placebo en prévention primaire ; j’en ai parlé ici et sur le site de l’AIMSIB (avec même une version anglaise) ; c’est très mauvais sur le plan méthodologique, pour ne pas dire plus… Encore une fois, comment peut-on publier dans des grandes revues médicales des essais aussi biaisés ? Le plus extraordinaire, c’est que tout le monde le sait puisque, malgré l’apparente originalité de l’essai (si on croit ces gens-là), aucune des agences sanitaires, même parmi les plus laxistes, n’a fait comme si cette étude existait et n’a modifié le classement de la rosuvastatine en termes de “Service Médical Rendu” au moins à ma connaissance. “Coup d’épée dans l’eau” dirait D’Artagnan… Ça n’a servi à rien sauf peut-être à entretenir l’idée qu’il faille avoir un cholestérol bas et ainsi préparer la suite prochaine avec les anti-PCSK9 (section suivante).
2- l’arrivée des Anti-PCSK9 sur le marché, ces nouveaux médicaments anticholestérol injectables dont on nous promet monts et merveilles, évidemment, malgré l’absence totale de résultats fiables à ce jour pour avoir une idée du “miracle à venir”. Il est probable qu’on nous prépare, dans la discrétion des cabinets [je ne parle pas des WC bien sûr, ni des ministères…] et avec la complicité des grands experts que tout le monde connait et que personne ne respecte plus (un proverbe Africain dit justement que “quand quelqu’un a de la merde sur soi, tout le monde renifle cette merde” ; c’est beau l’Afrique ; j’y suis né !) des essais cliniques miraculeux testant les anti-PCSK9 ; c’est pour 2017 ; il faut se saisir des “parts de marché” vite ! J’en ai assez parlé dans différents billets, je n’y reviens pas : ça m’étonnerait qu’il y ait là de quoi enrichir nos connaissances médicales sauf à propos de l’art de l’illusionnisme en recherche médicale.
3- les nouveaux médicaments antidiabétiques qui, parait-il, font des miracles de prévention cardiovasculaire. J’en ai aussi parlé dans des billets récents mais sans me prononcer car des experts “prestigieux” se disputent à leur propos ; pas besoin d’en rajouter ; la qualité des études dit tout et explique ces honteuses controverses entre les “pour” et les “contre”…
4- le nouveau médicament de l’insuffisance cardiaque dit Entresto* [une association de sacubitril et de valsartan, c’est-à-dire un inhibiteur de l’endopeptidase neutre plus un antagoniste de l’angiotensine II] ; autrement dit, un médicament de la classe des sartans pour lesquels j’ai les plus grandes réserves (une des molécules de cette classe n’est plus remboursée depuis Juillet 2016) comme je l’ai expliqué dans notre livre “Prévenir l’infarctus et l’AVC”, et d’une molécule non encore commercialisée (faute de données solides le justifiant), le sacubitril. Il se trouve en effet que dans un unique essai clinique (l’étude PARADIGM-HF), les investigateurs (très liés au sponsor) rapportent des effets très bénéfiques. C’est étonnant, ça m’étonne mais ça “ne mord pas” (les médecins prescrivent peu) au grand dam de l’industriel (Novartis) qui n’a pas encore compris que plus personne ne croit plus personne… Quelle époque ! Un essai unique et commercial, pas de retour d’expérience des médecins praticiens pour le moment (ils ne sont pas pressés de prescrire et moi non plus) ; mieux vaut ne rien dire de plus que rien…
5- l’élargissement (ou la popularité croissante) des implantations de prothèse de valve aortique sans chirurgie thoracique. C’est la TAVR ou transcatheter aortic valve replacement… Petite industrie en développement ; pas de scandale manifeste pour le moment. N’étant pas un expert de cette procédure, je n’en dirais rien d’autre que si elle est utilisée de façon appropriée par des opérateurs habiles et expérimentés, ça ne peut que rendre service. Juteux business en perspective.
Quel est le message du jour ?
C’est tout vu à simplement regarder les 5 merveilles de l’année : que des nouveautés produites par l’industrie ; pas une seule découverte indépendante digne d’être citée. Les chercheurs libres ne travaillent-ils plus ? Y en a-t-il encore ? Végètent-ils au fond de quelques obscures bâtiments universitaires en attendant des jours meilleurs ?
De mon point de vue, l’époque a réussi ce tour de force de stériliser toute recherche libre et indépendante en cardiologie. Certes quelques uns travaillent, ou essaient, ou font semblant ; mais à ma connaissance, au moins en France, il n’y a plus rien ! Aucun espoir d’innovation ou de découverte médicale avec le “petit” personnel qui aujourd’hui règne sur ces ruines.
La situation est simple : la recherche médicale d’aujourd’hui est conduite presque exclusivement par des industriels ayant des moyens financiers importants et qui parient sur des retours d’investissement significatifs.
La recherche médicale indépendante et libre de toute ingérence commerciale n’existe plus aujourd’hui que sous forme de sinistres balbutiements dans des laboratoires désertés par nos meilleurs cerveaux.
Les états (y compris les USA et la Chine) n’ont pas les moyens d’entretenir et financer des labos de recherche libres et performants. Seul compte le business ! Le goût pour la connaissance et l’art de penser ont disparu de ces sombres territoires.
On forme pourtant des cohortes de techniciens et ingénieurs (pas des chercheurs hélas!) qui iront soit “se livrer” à l’esclavage industriel (souvent contre de bons salaires ; aussi longtemps qu’ils rendront le service attendu) soit s’inscrire à Pôle Emploi.
Désolé ! C’est l’époque de maintenant. Nous avons probablement ce que nous méritons ; mais on peut encore dire non et aider les nouvelles générations à inventer autre chose. Le nez sur leurs écrans, nous écoutent-ils ? Pas sûr !
Essayons encore !