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Le « bon » cholestérol HDL : De profundis !

 

Il semblerait que les plus hautes Autorités commencent à se faire à l’idée que la notion de « bon » cholestérol doit être abandonnée.

Les visiteurs réguliers de ce Blog et mes fidèles lecteurs (articles scientifiques et livres) ne seront pas étonnés : je l’avais écrit dès mon premier livre en 2005 quand l’affaire du Vioxx m’avait enfin ouvert les yeux sur le cholestérol, le bon, le mauvais et le reste.

A l’époque, étant moi-même un très récent converti [quoique depuis les années 1980s j'ai fréquenté des milieux obscurs peuplés de personnes (à l'époque déjà assez âgées et très expérimentées par rapport à moi qui était encore selon eux un "jeune couillon"... à 55 ans...) que l'épopée du cholestérol faisait bien rire], je ne manifestais mon scepticisme qu’avec prudence.

Psychorigide j’étais déjà ; on ne se refait pas !

Tout ça pour dire que, ces jours-ci, a été publiée la confession du HDL. Évidemment, c’est discret et ce ne sont pas des prestigieux professeurs qui s’expriment, mais quelques porte-paroles auto-désignés qui traduisent les pensées profondes de nos éminences académiques. Celles-là se sont enterrées dans les funérariums les plus proches de leurs domiciles.

Ayons pitié, mes frères, de ces « autorités » car ceux qui ont beaucoup pêché seront beaucoup pardonnés.

Faut dire qu’ils ont, au cours de longues carrières, pêché du gros comme disait Hemingway juste avant de se suicider… BigPharma est généreux avec ses fidèles !

Dévoilons les grandes lignes de la « confession du HDL » mais sans entrer dans les détails puisque ça n’a plus aucun intérêt. C’est publié sur un des sites les plus fréquentés par la cardiologie internationale et très chouchouté (financé) par BigPharma.

C’est donc l’oraison funèbre de leur Dieu lui-même qui est prononcée là :

HDL 1

 

 

Le titre dit tout, inutile de traduire, je pense :

HDL 2

Prions pour eux, mes frères, en ce beau dimanche d’été…

« Ainsi meurent les vieux chevaux fourbus » disait un de mes ancêtres de retour de Croisade !

 

 

 

Le dernier opus de l’AIMSIB à propos de conflits d’intérêt dans l’Administration de la Santé

 

Certains textes, venant de brillants auteurs, marquent parfois l’histoire des idées.

Un exemple au hasard, le texte de Desproges à propos des « voyages en ascenseur » :

https://www.youtube.com/watch?v=s69nBxtqi8E

Desproges

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cela dit, et dans la même veine comique et tragique, puis-je me permettre de recommander la lecture du dernier opus de l’AIMSIB ?

C’est là : https://aimsib.org/2018/05/17/du-rififi-au-plus-haut-niveau-de-ladministration-de-la-sante/

Bonne lecture !

 

 

 

 

 

Que savent les médecins en nutrition ? Rien ou presque rien !

 

Le titre de cet article dit le message d’un autre (ci-dessous) ; et sans exagération, hélas…

J’ai écrit « presque rien » par charité chrétienne car l’article américain qui décrit ce « flagrant délire universitaire » dit : zéro connaissance en nutrition chez les médecins !

Certes, c’est à propos des médecins américains : internistes, cardiologues, diabétologues et pédiatres, parmi d’autres !

L’article dont je parle est publié dans la plus grande revue de médecine américaine : le numéro du 11 Avril 2018 du Journal of the American Medical Association (JAMA). On est au stade de la prise de conscience ; mais ce n’est pas la première fois : peu de chance que ça change !

nutrition training 1

 

 

 

La journaliste (Jennifer) interroge un Dr Devries, un (assez) prestigieux cardiologue américain.

Les réponses aux questions de la journaliste sont éprouvantes à lire, de mon point de vue, tant sa confession est à la fois réaliste et terrible : on ne lui a rien appris pendant ses études de médecine et il a pratiqué pendant des années la cardiologie en ne sachant rien en nutrition !

nutrition training2

 

 

 

 

 

Il dit qu’il a reçu 7 ans de formation spécialisée en cardiologie et zéro éducation en nutrition.

Et il ajoute (ci-dessus) que la situation est restée la même aujourd’hui dans les facultés de médecine américaines.

Certes nous sommes aux USA, pays d’exception !

Seulement voilà, les médecins américains sont probablement les mieux formés au monde et servent d’exemple au monde médical partout : on vient du monde entier pour être formé dans les facultés de médecine américaine.

Il nous dit qu’il lui a fallu 7 ans de formation spécialisée en hôpital universitaire (après avoir eu son diplôme de médecine) pour être cardiologue.  En France, la majorité des cardiologues qui pratiquent aujourd’hui ont reçu moins de deux ans de formation spécialisée…

Pour ma part, c’est une confidence (ne pas répéter), j’ai reçu en Suisse et au Canada (dans des unités de cardiologie exceptionnelles à Genève et Montréal) près de 10 ans de formation spécialisée en cardiologie… sans un mot de nutrition. Je me suis ensuite formée en nutrition pendant 12 ans dans une unité de recherche de l’INSERM à Lyon.

Est-ce grave, docteur ?

Ce bilan général est évidemment catastrophique en termes de santé publique. Pourquoi ?

Le Dr Devries est un brave garçon, il donne la réponse (ci-dessous) :

nutrition 4

 

 

 

 

 

C’est un fait avéré que, selon lui, personne ne conteste : un mauvais régime alimentaire (a poor-quality diet) est la première cause de décès prématuré et de handicaps multiples dans nos sociétés développées.

Faut-il vous l’envelopper ? Papier cadeau ? Joli ruban ?

Vous avez aussi ici l’explication des prescriptions abusives de toutes sortes de médicaments inutiles et toxiques en prévention des maladies cardiovasculaires… On fait ce qu’on a appris et on ne fait pas ce qu’on ignore. Je connais de très nombreux professeurs de cardiologie, ici et ailleurs ; et je confirme le diagnostic ténébreux du bon Dr Devries. C’est peut-être encore pire car dans la majorité des cas, ils ne savent même pas qu’ils ne savent rien !

C’est aussi une flagrante explication de l’hostilité de ces prescripteurs abusifs vis-à-vis de ceux qui proposent « autre chose » ; ce que certains (dont le Dr Devries) appellent la médecine intégrative.

Étant  incapables de répondre aux questions de leurs patients, certains de ces médecins déficients se sentent (selon le Dr Devries) coupables ; et la culpabilité se traduit souvent par de l’agressivité. Je peux en témoigner à titre personnel ; certains coupables sont très méchants !

On pourrait penser que ces questions de profonde inculture médicale sont propres à certaines spécialités (comme la cardiologie) mais il semble que d’autres spécialités s’éveillent aussi à la problématique nutritionnelle, par exemple les médecines périnatales (avant et après la naissance) comme le montre un récent article, encore américain (Pediatrics 2018;141:e20173716) avec un titre évocateur (ci-dessous) :

pediatrcis nutriton 1

 

 

 

 

 

 

C’est court 1000 jours.

Urgent d’opérer une correction. Il faut s’y mettre ; il serait temps ! N’attendez rien des Ministères (Santé ou éducation) ; c’est le vide sidéral !

Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes…

 

 

Je serai à Lancrans (près de Genève et de Bellegarde sur Valserine dans l’Ain) le 18 Mai 2018

 

Ce sera à l’invitation de l’association Grain de Sel à 20:30 à Lancrans dans l’Ain.

Titre de la conférence : Cholestérol ami ou ennemi ?

Je commenterai notamment les dernières études sur les médicaments anticholestérol

On aura deux heures.

On pourra parler d’autres choses, de nutrition, de vaccins, etcétéra

N’hésitez pas à venir me dire ce que vous pensez de tout ça.

Ça m’intéresse !

 

 

 

 

 

Cholestérol, statines et l’inéluctable déchéance de la revue médicale « Prescrire »

 

La revue Prescrire fut utile dans les temps archéologiques où les médecins (masculin et féminin) étaient subjugués par les minijupes des visiteuses médicales et les cravates de leurs supérieurs, royaux distributeurs de chèques cadeaux en tout genre.

Prescrire était utile parce que ses rédacteurs prenaient le temps de lire « à la source » les informations médicales « délivrées » par les grandes revues anglo-saxonnes : le Lancet, le New England Journal of Medicine et d’autres. Bons élèves, ils recopiaient.

Les médecins ne lisaient pas ou parfois (les académiques) ne comprenaient pas le peu qu’ils lisaient ; Prescrire lisait pour eux, expliquait et souvent corrigeait la propagande que l’industrie diffusait. Il suffit d’évoquer le Médiator ou le Lipanthyl pour comprendre ce que je veux dire. Bref, les rédacteurs de Prescrire tiraient leur gloire (éphémère) de lire les rapports des études et de les transcrire en langage compréhensible pour un médecin généraliste de base, très occupé par ailleurs. Prescrire vivait de ses abonnés malgré leur faible nombre (médecins en général) relativement à la totalité des possibles bénéficiaires d’une information proclamée indépendante des industriels. Sauf que

Sauf que les prestigieuses revues ont fait faillite, elles sont sous perfusion du sérum pharmaco-industriel. BigPharma réalise là un coup (au sens d’une partie d’échec) magistral : il fait désormais passer son marketing promotionnel à peu de frais par les grandes revues anglo-saxonnes (supposées indépendantes). Ainsi il a pu licencier un fort pourcentage de son « petit » personnel en minijupe ou cravaté. Disons-le sans sourciller, les rapports d’études sur les produits de santé publiés dans les grandes revues anglo-saxonnes sont devenus aussi crédibles que l’information autrefois diffusée par les minijupes et les cravatés.

Sauf que la revue Prescrire n’a pas vu venir le coup et son utilité s’est réduite à néant puisque traduire et résumer les articles (sur les produits de santé, je précise) publiés dans les revues anglo-saxonnes ne fait plus rire personne sauf les pingouins sur la banquise, comme chantait Tino Rossi…

Voyons, par exemple, le dernier rapport de Prescrire sur les statines. Ce rapport explique que les bénéfices des statines en prévention primaire sont limités. Ils avaient aussi dit que les statines en prévention secondaire, ça ne se discute pas tellement c’est bien, comme disent les ministres.

Prescrire Avril 2018

 

 

 

 

 

 

 

Chacun peut admirer le « sans publicité, ni sponsor, ni actionnaire ». C’est sympa, on aime bien en principe.

Que veut dire prévention « primaire » par rapport à « secondaire » ?

On parle de la même maladie sauf que dans le « primaire », le patient risque son premier épisode tandis qu’en « secondaire », il risque un second voire un troisième.

Dit autrement, si un médicament peut empêcher (ou diminuer la probabilité de souffrir) d’un second, il est aussi capable d’empêcher un premier. Évidemment.

La distinction entre premier (ou primaire) et second (ou secondaire) n’est intéressante que pour l’investigateur (et l’industriel qui le rémunère) : pour démontrer l’efficacité d’un médicament vraiment utile pour empêcher un second, il lui faut recruter entre 500 et 1000 patients tandis que pour empêcher un premier (dans une population jusque là indemne), il lui faut recruter entre 5000 et 10,000 patients. On imagine le coût de la manœuvre…

Pour un médecin de terrain et ses patients « à risque », la différence entre le primaire et le secondaire est qu’il doit être beaucoup plus actif (et persuasif) avec ceux qui attendent leur second qu’avec ceux qui, toujours « innocents », n’ont pas encore expérimenté leur premier. Arrêter de fumer est efficace dans les deux cas mais il est encore plus essentiel d’aider à arrêter de fumer celui qui attend son second. Parce que son risque est plus élevé ! Il risque la même maladie mais la probabilité est plus forte s’il a déjà eu une alerte.

C’est facile à comprendre quand on a étudié comment le tabac provoque l’infarctus : il procède de la même manière pour un premier ou un second infarctus !

Je reviens aux statines : si elles sont efficaces en secondaire (comme l’arrêt du tabac), elles le sont aussi en primaire. Si elles ne sont pas efficaces en primaire, elles ne le sont pas non plus en secondaire.

C’est facile à comprendre quand on a étudié comment le cholestérol supposément provoque l’infarctus et comment les statines sont supposées en protéger : ça procède de la même physiopathologie éventuelle pour un premier ou un second infarctus ! Évidemment si le cholestérol est innocent, cette discussion est inutile et les articles de Prescrire aussi.

Ici survient inopinément la méthode scientifique chère à Karl Popper et à moi-même :

1) si des études bien conduites, indépendamment ou pas de l’industriel, n’ont pas pu montrer que diminuer le cholestérol avec une statine diminuait le risque de premier ou second infarctus, et si aucune explication technique ne permet de rejeter ces études, la théorie du cholestérol et les statines doivent être mises à la poubelle ;

2) si de études ont montré que les statines pouvaient diminuer le risque de premier ou second infarctus, mais que nous pouvons identifier des défauts majeurs dans la conduite de ces études (et qu’en plus sous prétexte de secret industriel, il nous est interdit de vérifier les incongruités qui crèvent les yeux dans ces études), nous devons sans état d’âme mettre ces études à la poubelle.

Je ne vais pas commenter les commentaires alambiqués des commentateurs de Prescrire. Pourquoi ? Pour deux raisons principales :

1) soit ils se réfèrent aux études et synthèses publiées dans les grande revues anglo-saxonnes (Lancet et autres), sans en faire la critique. Ils ne les critiquent pas parce qu’ils ne comprennent pas vraiment le processus de production mais surtout, ces études étant leur seule source d’information, ils scieraient la branche sur laquelle ils sont assis puisque c’est de leur lecture qu’ils tirent leur utilité de rédacteur, et leurs abonnés ;

2) soit ils ne se réfèrent pas aux études et dogmes officiels, mais n’étant pas eux-mêmes des investigateurs et des scientifiques (épidémiologistes, physiologistes, pharmacologistes…) compétents, leurs commentaires sont d’une exécrable naïveté. Le meilleur exemple de cette incapacité à dominer leur sujet (à propos des statines) est dans leur façon de rapporter les effets adverses des statines : on touche là au ridicule ! Ils auraient pu, au minimum, lire mon splendide ouvrage L’horrible vérité sur les médicaments anticholestérol. Ils auraient eu les explications et la bibliographie ; c’était trop demander…

Quel est l’avenir de Prescrire ?

Il ne reste plus à ses rédacteurs qu’à faire semblant de ne pas avoir compris que les articles qu’ils lisent dans les revues anglo-saxonnes sont de la vulgaire propagande quand il s’agit de produits de santé (80% au moins du contenu des revues). Mais peut-être n’ont-ils vraiment pas compris ?

Peu importe ! Faire semblant c’est faire du spectacle ! C’est très vilain !

Ils peuvent aussi faire les perroquets ! Mais un perroquet ne chantera jamais mieux qu’une cantatrice, qu’elle chante faux ou qu’elle soit chauve !

Dernière et terrible question : Prescrire est vraiment libre de tout lien d’intérêt ?

Quoique je n’ai pas une confiance totale dans le site ministériel de « transparence » [je crains plus les manques que les "abus"...], on m’a fait passer le document ci-dessous.

Ce serait bien que Prescrire s’explique ; ou au moins nous explique où est l’erreur. Faute de quoi, nous comprendrions pourquoi Prescrire est si indulgent avec les statines et autres médicaments anticholestérol. Il s’agit sans doute d’une erreur.

Si tel n’était pas le cas, Prescrire aurait bénéficié de subventions de Sanofi-Pasteur ; renvoyant toutes les futures analyses de Prescrire sur les vaccins au rang de « suspectes »…

Vaudrait mieux que Prescrire ne dise rien sur les vaccins !

Prescrire

 

 

 

 

 

Le naufrage de la médecine scientifique

 

Le Code de Santé Publique exige dans son article 32 [le médecin s'engage à assurer personnellement au patient des soins consciencieux, dévoués et fondés sur les données acquises de la science...] que nous pratiquions la médecine selon les meilleurs critères scientifiques.

Ce n’est pas seulement une nécessité médicale pour rendre le service attendu par les patients et les familles, ce n’est pas seulement une cruciale question éthique, c’est donc une exigence juridique.

De quoi s’agit-il ? Est-ce possible ?

Deux questions fondamentales pour nous tous qui sommes, sinon « des malades qui s’ignorent » selon un fameux aphorisme, au moins inéluctablement des futurs patients : avec l’âge, hélas, tout arrive…

Pratiquer une médecine « fondée sur les données acquises de la science » requiert au minimum de connaître les données acquises de la science. C’est une première réponse à la 1ère question.

Mais qu’est-ce que la science médicale ? La Médecine basée sur les preuves (EBM ou Evidence Based Medicine, en anglais) diront certains.

Par exemple, certains pétitionnaires récemment se gargarisaient d’EBM pour condamner les médecines et thérapies complémentaires. Savent-ils de quoi ils parlent ? Ils pensent savoir mais, s’ils savaient vraiment, ces « idiots du village EBM » n’auraient jamais signé cette pétition stupide.

Selon des informations confidentielles, l’AIMSIB consacrera une session spéciale aux définitions de la médecine scientifique lors de son meeting annuel à Toulouse en Octobre 2018.

Deuxième question : est-il possible de pratiquer cette médecine dite scientifique ? Comme l’indique la réponse à la 1ère question, il faut déjà en avoir une connaissance minimale, quelle que soit la définition qu’on lui donne.

Les praticiens modernes ont-ils cette connaissance minimale ?

La réponse (que je connaissais intuitivement à cause de mes rocambolesques démêlés avec quelques sommités académiques et très récemment en admirant le pitoyable spectacle donné par les experts vaccinalistes) m’est confirmée par un récent éditorial publié sur le site MEDPAGE Today le 28 Mars 2018 (ci-dessous).

MiltonPacker1

 

 

 

 

 

 

Que nous dit le confrère américain ?

Que les jeunes médecins américains ne lisent plus les articles scientifiques publiés dans les grandes revues médicales. Le confrère (une sommité cardiologique) se demande si publier des rapports d’études ou d’expériences ou des analyses complexes n’est pas pour lui du temps perdu ou gaspillé (wasting time). Effectivement, si seule une infime minorité le lit, à quoi ça sert ?

Question suivante : pourquoi ne lisent-ils plus ? Ni sur papier ni sur écran, ils ne lisent pas. Ni les titres, ni les résumés, ni les commentaires : rien !

Selon le confrère, je résume, les raisons sont diverses et… poignantes :

1- c’est difficile à comprendre et interpréter : donc trop long ; pas le temps ;

2- une fois un message compris et interprété, un message contradictoire paraît la semaine suivante : qui croire ? A quoi sert d’en lire un ou deux, sachant que d’autres experts diront le contraire ou autre chose.

3- mieux vaut suivre les « recommandations officielles » (ou guidelines) car, si on ne comprend pas vraiment, on pourra toujours dire qu’on a été discipliné et ainsi plaider non coupable en cas d’accident.

Totalement désillusionnés nos jeunes confrères… Non seulement ils admettent avoir été mal formés, mais ils n’ont pas le temps de s’améliorer.

Le collègue américain a d’abord pensé que c’était une question de générations et que les plus jeunes rejoindraient bien vite la cohorte des plus âgés et plus rigoureux. S’il m’avait demandé à propos des Européens, je lui aurais répondu que c’est presque pire avec les plus âgés car ceux-là ont l’illusion de comprendre et d’interpréter objectivement.

Il suffit de discuter la question des liens d’intérêt pour apercevoir que les plus âgés (>45 ans) sont de leur côté totalement illusionnés

Conclusion : le système est mort ; et les éditeurs des revues médicales le savent : plus personne ne s’abonne et ces revues survivent (mollement) des subsides versés par l’industrie ; de gré ou de force, elles en deviennent totalement dépendantes : mord-on la main qui nous nourrit ?

Ainsi tous les grands journaux médicaux et scientifiques se font les bons communicants de l’industrie des produits de santé tout en cherchant à donner l’apparence de l’indépendance : La Société du Spectacle dans toute sa flamboyance contemporaine ! Personne n’est dupe, mais on fait semblant, poliment.

Ce faisant, ils donnent raison à tous nos jeunes confrères : à quoi sert de lire de la vulgaire propagande publicitaire déguisée en science médicale ?

Une fois de plus, c’est donc la jeunesse qui a raison : négliger la médecine scientifique telle qu’elle est servie actuellement est simplement, et à leurs yeux, logique. Le temps est précieux, autant l’occuper à des choses utiles.

Qu’on me comprenne bien : ce n’est pas le principe et les règles basiques de l’EBM qui sont contestés, c’est leur détournement systématique à des fins commerciales ou politico-administratives  ; comme le montrent parfaitement les controverses à propos des statines et des vaccins. Mieux vaut être bête et discipliné que ferrailler contre des adversaires sans tête !

Ce qui pose trois problèmes :

1- dans cet océan de nullités et de banalités, il y a quand même les trésors de la médecine de demain (si on croit encore un peu à l’avenir de l’humanité et de la civilisation) : comment les identifier ?

2- comment allons-nous sortir de cette impasse ?

3- comment pratiquer une bonne médecine aujourd’hui si les recommandations (les fameuses guidelines) supposées scientifiques ne sont pas crédibles ?

Comment font-ils, ces jeunes médecins pour respecter l’article 32 ou son équivalent US ?

Demandez-leur !

Ci-gît en partie la crise des systèmes de santé dont la traduction est simple : on leur fait confiance, ici et ailleurs, que quand on ne peut pas faire autrement… Jusqu’à passer des nuits dans les brancards des Urgences, en attendant…

 

Je serai à Saint-Malo le 14 Avril

Ce sera à la Médiathèque « La grande Passerelle » (près de la Gare) de 14:30 à 16:30.

Titre de la conférence :

Une autre approche de la médecine pour préserver sa santé et protéger la Planète

Je commenterai notamment le contenu d’un de mes derniers livres (ci-dessous).

N’hésitez pas à venir me dire ce que vous pensez de tout ça.

Ça m’intéresse !

Le nouveau régime méditerranéen

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Statines et cholestérol : un vent de panique parmi les meilleurs experts ?

 

Les temps sont durs pour nos experts rémunérés ; surtout depuis la déconvenue des anti-CETP, évènement fatal dont j’ai parlé dans un billet antérieur.

Certains experts se cachent, d’autres se taisent en attendant d’être pensionnés et pouvoir oublier leurs désastreuses et humiliantes fins de carrière…

Je suis triste !

Mais il reste quelques naïfs venus un peu tard sur le champ de bataille et qui tardent à comprendre que les temps de l’argent facile venant d’une industrie triomphante et généreuse sont révolus.

Si cette industrie en vient en effet à se vendre pour quelques seringues vaccinales…

Parmi ces naïfs, il y en a un qui aboie encore ;  il est drôle certes mais il peut mordre aussi.

C’est un danois mais je ne fais pas référence à la gente canine, bien sûr, je ne fais qu’emprunter à ma cousine Marie-Antoinette de la Fontaine qui aimât tant humaniser nos amies les bêtes.

Titre de l’article de notre collègue (ci-dessous). Je traduis : « Pourquoi les médias rapportent des informations négatives sur les statines ? »

C’est publié le 8 Février 2018 dans le journal officiel de la prestigieuse  Société Européenne de Cardiologie (à laquelle j’appartiens) et qui curieusement ne m’a pas encore signifié mon congé. Il y a sans doute dans cette société de cardiologie-là (très internationale) des gens qui ont des avis variés, apprécient l’humour et encouragent la controverse.

« Pourvu que ça dure » disait un cousin éloigné de Louis XVI…

Notre collègue danois s’étonne que des médias qui, si longtemps, approuvèrent et diffusèrent les idioties des académiciens sur le cholestérol et les statines aient soudain changé de ton.

Les médias sont comme d’autres mordeurs et aboyeurs, ils lèchent la main qui les nourrit. Et puis, après un moment à la niche pour digérer, ils cherchent un nouvel os à ronger si la main habituelle n’est plus là pour caresser.

Notre collègue danois n’a pas encore compris que la main habituelle qui tant le caressa n’est plus là pour le nourrir. C’est triste comme un frigidaire vide !

Il a ainsi copié quelques « unes » de journaux britanniques (ci-dessous) et désespère de tant de bêtises médiatiques.

C’est vrai que c’est à la fois ridicule et rigolo, comme un article du journal LE MONDE sur les vaccins. Pitié pour les caniches !

Ce que notre dogue danois aurait dû comprendre avant d’aboyer et sans que j’aie besoin de le lui expliquer, c’est qu’il ne faut pas donner le mauvais exemple si on ne veut pas être copié.

Notre collègue déclare curieusement à la fin de son dernier aboiement qu’il n’a aucun conflit d’intérêt à déclarer : ci-dessous.

C’est bien étrange car dans un article précédent de 2015 (c’est hier), il était plus prolixe (ci-dessous où B.G.N. c’est lui). Notre ami a donc beaucoup d’amis dont il a sans doute un peu honte au moment de faire la morale aux médias.

C’est là : https://doi.org/10.1093/eurheartj/ehv157

C’est toutefois une information médicale de grande importance, on peut parler de grande découverte.

Nous savions en effet que les statines provoquent des sévères troubles de la mémoire.

Mais nous pensions que ça ne concernait que les consommateurs, pas les prescripteurs.

Hypothèse alternative : la panique vide les neurones !

A méditer !