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Statines et cholestérol : un vent de panique parmi les meilleurs experts ?

 

Les temps sont durs pour nos experts rémunérés ; surtout depuis la déconvenue des anti-CETP, évènement fatal dont j’ai parlé dans un billet antérieur.

Certains experts se cachent, d’autres se taisent en attendant d’être pensionnés et pouvoir oublier leurs désastreuses et humiliantes fins de carrière…

Je suis triste !

Mais il reste quelques naïfs venus un peu tard sur le champ de bataille et qui tardent à comprendre que les temps de l’argent facile venant d’une industrie triomphante et généreuse sont révolus.

Si cette industrie en vient en effet à se vendre pour quelques seringues vaccinales…

Parmi ces naïfs, il y en a un qui aboie encore ;  il est drôle certes mais il peut mordre aussi.

C’est un danois mais je ne fais pas référence à la gente canine, bien sûr, je ne fais qu’emprunter à ma cousine Marie-Antoinette de la Fontaine qui aimât tant humaniser nos amies les bêtes.

Titre de l’article de notre collègue (ci-dessous). Je traduis : « Pourquoi les médias rapportent des informations négatives sur les statines ? »

C’est publié le 8 Février 2018 dans le journal officiel de la prestigieuse  Société Européenne de Cardiologie (à laquelle j’appartiens) et qui curieusement ne m’a pas encore signifié mon congé. Il y a sans doute dans cette société de cardiologie-là (très internationale) des gens qui ont des avis variés, apprécient l’humour et encouragent la controverse.

« Pourvu que ça dure » disait un cousin éloigné de Louis XVI…

Notre collègue danois s’étonne que des médias qui, si longtemps, approuvèrent et diffusèrent les idioties des académiciens sur le cholestérol et les statines aient soudain changé de ton.

Les médias sont comme d’autres mordeurs et aboyeurs, ils lèchent la main qui les nourrit. Et puis, après un moment à la niche pour digérer, ils cherchent un nouvel os à ronger si la main habituelle n’est plus là pour caresser.

Notre collègue danois n’a pas encore compris que la main habituelle qui tant le caressa n’est plus là pour le nourrir. C’est triste comme un frigidaire vide !

Il a ainsi copié quelques « unes » de journaux britanniques (ci-dessous) et désespère de tant de bêtises médiatiques.

C’est vrai que c’est à la fois ridicule et rigolo, comme un article du journal LE MONDE sur les vaccins. Pitié pour les caniches !

Ce que notre dogue danois aurait dû comprendre avant d’aboyer et sans que j’aie besoin de le lui expliquer, c’est qu’il ne faut pas donner le mauvais exemple si on ne veut pas être copié.

Notre collègue déclare curieusement à la fin de son dernier aboiement qu’il n’a aucun conflit d’intérêt à déclarer : ci-dessous.

C’est bien étrange car dans un article précédent de 2015 (c’est hier), il était plus prolixe (ci-dessous où B.G.N. c’est lui). Notre ami a donc beaucoup d’amis dont il a sans doute un peu honte au moment de faire la morale aux médias.

C’est là : https://doi.org/10.1093/eurheartj/ehv157

C’est toutefois une information médicale de grande importance, on peut parler de grande découverte.

Nous savions en effet que les statines provoquent des sévères troubles de la mémoire.

Mais nous pensions que ça ne concernait que les consommateurs, pas les prescripteurs.

Hypothèse alternative : la panique vide les neurones !

A méditer !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le lobby anti-statine a encore frappé !

Ce n’est pas moi qui le dit évidemment ! J’ai même un peu l’impression que, sans que je sois nommément cité, cette diatribe infantile me soit adressée.

Que je sois, moi-même et mes innombrables confrères Européens et américains (certains présents dans le film d’ARTE), membres d’un « lobby » en dit long sur l’inversion des rôles que traduit ce texte. Il y a donc du lobbying, chers confrères ?

Ici s’étale sans pudeur la Société du Spectacle !

C’est signé par deux héroïques « défenseurs des causes perdues » (ci-dessous) et, à ce titre, ils ont droit à notre profond respect.

Et comme ils nous laissent leur adresse e-mail, sans doute pour que nous les félicitions, chacun de leurs admirateurs invisibles et inaudibles peut leur faire part de son admiration.