Statines et autres anticholestérol : clap de fin ! Ne pas huer les acteurs !

 

Voilà on s’approche de la fin du 3ème acte ; ça commence à bouger dans la salle mais les issues de secours ne sont pas encore envahies…

Les acteurs sauront-ils retenir les spectateurs encore un petit moment ?

L’Histoire nous l’a appris ; mais quand ça se passe sous nos yeux, on reste encore surpris, voire ébahis…

Le coup fatal n’est pas parti de là où l’on croyait ! Autrement dit, alors que je pensais (naïf que je suis) que les statines se prendraient les pieds dans leur tapis, ce sont les supposés successeurs des statines qui, en débandade, sont en train de les assassiner.

Toutes les statines ayant été génériquées, comment continuer à faire prospérer le business du cholestérol ?

Avec de nouveaux médicaments anticholestérol, bien sûr, et ça faisait longtemps que les acteurs de cette pièce s’y préparaient.

Il y avait, en simplifiant, deux grandes catégories de candidats à la succession :  les anti-CETP et les anti-PCSK9.

Comment ces imbéciles s’y sont pris pour perdre une partie imperdable ?

Je vais en dire deux mots ; mais, en toute humilité, je pense que certains d’entre nous (ceux que certains autres n’ont cessé de traiter de « criminels ») y ont contribué.

1- les anti-CETP

Inutile de chercher à comprendre en détails. CETP est un système enzymatique qui, en simplifiant et selon certains « spécialistes », transfère le cholestérol des gentilles HDL vers les méchantes LDL. En bloquant ce système, on diminue les LDL (qui augmentent le risque cardiovasculaire) et on augmente les HDL qui diminuent ce risque.

C’était, en théorie, le jackpot !

Aucun lipidologue ne pouvait rêver mieux pour confirmer ses théories sur le cholestérol.

Et pour l’industrie, c’était pari gagnant à 100% ; d’autant qu’ils avaient dans leur boîte à musique des molécules fantastiques, les fameux anti-CETP (ou trapib) dont les effets sur les lipides étaient juste transcendantaux ; certains avec des augmentations des HDL de 100 à 130% ; et des diminutions des LDL de 30 à 40%, c’est-à-dire mieux que les statines les plus miraculeuses cliniquement. Imperdable ! Des centaines de millions de dollars et d’euros investis.

Que s’est-il passé ?

Après 4 essais cliniques (du moins de ce qui en a filtré), c’est un échec total !

Il se pourrait que ces anti-CETP soient même dangereux. Le saura-t-on jamais ?

Certains académiciens et experts des lipides essaient de « sauver les meubles », c’est-à-dire leur réputation ; mais les industriels eux ont déjà « plié bagage »… et voguent désormais vers des eaux plus monotones, « jurant mais un peu tard qu’on ne les y reprendrait plus ! »

Tour à tour, Pfizer, Lilly et Merck ont démissionné. Quelques rapports ci-dessous des médias complices et autres lapins crétins qui ont l’air fin aujourd’hui ; mais ils ont déjà oublié leurs dithyrambiques articles d’avant-hier. Même pas honte !

Et aussi ça (ci-dessous) qu’on peut traduire par la formule : Merck renonce à demander la mise sur le marché de ce médicament présenté comme miraculeux il y a peu. Pas honte !

Les anti-CETP à la poubelle ; et avec les anti-CETP, vous pouvez aussi mettre à la poubelle toutes les foireuses théories du cholestérol qui allaient avec.

2- les anti-PCSK9

Ceux qui visitent ce blog le savent déjà : PCSK9 est un système enzymatique qui participe au recyclage des LDL-récepteurs. Bloquer ce système et vous avez, en théorie, plus de récepteurs et donc moins de cholestérol circulant ; ce qui, selon nos brillants théoriciens du cholestérol ne pouvait conduire qu’à sauver des vies et réduire le risque cardiovasculaire…

Il se trouve que les anti-PCSK9 sont des anticorps monoclonaux fort couteux à produire (il faut des usines pour ça). Pour d’évidentes raisons commerciales, les deux industriels qui se sont manifestés jusqu’à présent ne peuvent se permettre de les brader.

D’autre part, les premiers résultats cliniques sont fort décevants malgré de remarquables effets sur les lipides. C’est à nouveau en contradiction avec les théories prévalentes.

Les experts et les académiciens des lipides [plutôt que de mettre les anti-PCSK9 à la poubelle en compagnie des théories qui vont avec] essaient de sauver les meubles et leur réputation en discutant non pas l’essentiel (c’est-à-dire l’utilité clinique) mais le rapport coût/bénéfice.

Malgré de subtiles contorsions arithmétiques, cet argumentaire vient de s’effondrer sous les coups de quelques jeunes gens ambitieux qui savent eux faire de simples additions. Le résultat est désopilant (ci-dessous).

Je donne ci-dessous un résumé de 3 lignes que je traduis par : pour 1000 patients traités, le surcoût rapporté aux avantages cliniques (par ailleurs non démontrés de façon robuste) approcherait les 340,000 dollars américains par an.

L’interprétation est simple pour les experts en santé publique : ce surcoût est inacceptable pour les assureurs américains. Bien sûr ces assureurs pourraient payer et répercuter ce surcoût par une augmentation des primes annuelles ; ce qu’ils font d’habitude (comme font nos mutuelles en France sans l’avouer) pour sauver leurs profits et éviter une chute de leurs actions à Wallstreet.

Il semblerait, les cartes étant sur la table pour une fois [on n'a pas travaillé pour rien des deux côtés de l'Océan], que cette stratégie commerciale ne soit pas possible cette fois-ci pour une simple raison : trop c’est trop !

Ainsi va le système capitaliste, le gaspillage et l’excès de taxes tuent les profits. Quand c’est trop c’est vraiment trop !

Et ainsi, certains parmi les plus galants experts de la cardiologie américaine annoncent des funérailles grandioses aux théories lipidiques qui depuis 40 ans empoisonnent la médecine (ci-dessous).

Dans cet interview, le très dévoué Pr Milton Packer concentre sa critique sur la débandade MERCK. Pourtant lui-aussi a compris qu’avait sonné la fin des exaltations lipidiques : « the Obits » signifie « obituaries », c’est-à-dire « rubrique nécrologique ».

Mais notre professeur n’a en fait rien compris : ce qui se termine ce n’est pas la fin des recherches sur les lipides, c’est seulement la fin des théories stupides sur le cholestérol.

Place enfin aux  recherches potentiellement fructueuses sur les vrais lipides vraiment impliqués dans les pathologies cardiovasculaires. On peut espérer que quelqu’un de sympa va expliquer à ce cardiologue un peu niaiseux que les lipides ne se limitent pas au cholestérol, que le cholestérol est indispensable aux cellules et qu’il est innocent de tous les crimes que Milton et ses collègues francophones lui ont ridiculement attribués.

Quoique les croquemorts ne soient pas encore passés dans les palais de BigPharma pour mettre le patient en bière, on peut (sans anticipation impatiente) se prépare à entonner un joyeux…

De profundis !

 

 

 

 

 

 

126 réflexions au sujet de « Statines et autres anticholestérol : clap de fin ! Ne pas huer les acteurs ! »

  1. Reliquet

    La vie c’est compliqué.

    Après m’ être fait somptueusement maltraiter par une consoeur déchaînée à qui je portais le plus grand respect (j’avais écrit qu’il existait un traitement pour la diphtérie, le tétanos et la polio suite aux conclusions de notre article septua-porté), dans ma boîte mail, qui je trouve? Le Pr André Fougerousse (*), Professeur de chimie et Doyen honoraire de la fac de Strasbourg, et qui lui me (nous) félicite.

    Alors, on a déconné ou on a eu raison? Lui et l’aimsib je vous préviens ça frise la sympathie associative, m’étonnerait pas qu’un jour il y ait du passage à l’acte… Il m’a écrit ceci, je l’ai prévenu que je trouvais son texte excellent et que j’allais le reproduire ici. Le terrain, la nature vibratoire du vivant, deux manières de parler de la même chose?

    « Cher ami,

    Je vous remercie pour l’envoi de l’article relatif à l’inutilité des vaccins DTP. Je fais allusion à cette illusion dans mes lettres à Mme Buzyn et à E. Philippe. Ce qui est important, c’est que même en restant dans la démarche pastorienne officielle, les arguments ne manquent pas pour démontrer leur inutilité et leurs dangers. Donc les médecins soumis devraient être interpelés, a fortiori les décideurs politiques.

    Personnellement, mon raisonnement va plus loin, en intégrant les travaux du Pr A. BECHAMP et du Dr J. TISSOT. Le document en annexe de la lettre à Mme Buzyn en rend compte. D’où ma demande expresse de reprendre les travaux de L. PASTEUR, A. BECHAMP et J. TISSOT, pour aboutir à la remise en cause de la vision pastorienne : ce ne sont pas les bactéries et virus qui sont responsables des maladies. Ils en sont des effets. TISSOT le montre parfaitement bien. J’ai bien lu sa publication de 1946.

    J’ai conseillé à Michel GEORGET, qui dispose de cet ouvrage, de l’étudier attentivement. Sa description de la diphtérie et du tétanos est étonnante, et les conséquences thérapeutiques sont lumineuses.

    A mon sens, peste, tuberculose, Ebola sont des maladies de la misère : malnutrition, habitat insalubre, hygiène déplorable, stress de la peur… Il est inhumain de leur proposer un vaccin, de leur demander de le payer et de les abandonner dans leur dénuement. Ce vaccin ne sera jamais efficace.

    Aucun fabriquant de vaccins n’a jamais eu le prix Nobel pour services rendus à l’humanité. L’industrie pharmaceutique serait bien inspirée de proposer des techniques pour rectifier les déséquilibres des terrains et pour regonfler les défenses immunitaires de chacun.

    Bien cordialement.

    (*) http://www.epvl.eu/lettre-ouverte-a-mr-president-macron-dr-andre-fougerousse/

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    1. akira
      En réponse à : Reliquet

      Cette personne a tout de meme une drole de definition de la causalite. Quand on prend 10 animaux de laboratoire et qu on injecte une bacterie a 5 d’entre eux et que ces 54 meurent de la maladie associee alors que les autres restent en vie, comment il interprete cela ?
      Que les conditions de sante generales jouent un role important dans le developpement ou non de la maladie, c’est tout a fait evident. Dire qu une bacterie est un effet de la maladie quand son inoculation rend malade, c’est incomprehensible. J imagine que le raccourci ne fait pas honneur a sa pensee mais en l’etat, ca n’a guere de sens de mon point de vue.

      De surcroit (et je vais peut etre pas me faire des amis), quand on parle de conflits d’interets et de la version large de cette definition par l Amiral (au dela de l’aspect financier recherche de notoriete,pouvoir etc …), on peut y inclure tous les biais possibles a une recherche qui tente de les minimiser. Quel biais plus massif peut on imaginer qu’avoir eu a subir un effet grave consecutif a une vaccination parmi ses proches ?? Je respecte son avis mais je pense que son avis est fortement influencee par son experience personnelle. Et ca en science …

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      1. Reliquet
        En réponse à : akira

        Aaah! Une nouvelle polémique, et ce coup-ci avec Akira-le-Pileux!

        Le bacille du charbon, ça tue fortement, tu es d’accord? Immanquablement et très vite s’agissant des humains? Température 37°, bon. Pour un lapin dont la température centrale se situe en base à 39° aussi d’ailleurs, recta, mais un poulet en présence du charbon? Rien. Haut fonctionnement cellulaire, température de croupion à 44°, insolente survie.

        - Expérience de Joylet, modification des constantes de températures chez les deux animaux en étuvant le lapin pour augmenter sa température, survie du lapin! Plongeage des pattes du poulet dans l’eau froide, hypothermie relative du poulet vers 41°, décès par le charbon. Le plus drôle c’est qu’il reste consommable si on le cuit, vous avez compris pourquoi. (Enfin c’est drôle, depuis CMT, je ne sais plus ce qui est vraiment drôle ou consternant. Mais pardon)

        - Encore? Hiver 1941, front russe, épidémie de typhus dans les rangs de l’armée Allemande. Karl Lampert, médecin couillu (mais si, ça existe) et au courant de l’expérience de Joylet s’était inoculé le typhus pour prouver qu’il le vaincrait dans une baignoire à 43°. Pari gagné, du coup les troupes malades ont été étuvées à 43° jusque guérison. Notez bien que c’était pas leur année aux trouffions Allemands, soit se battre en chaussettes par -40° face aux Russes ou se faire envoyer à poil au bain-marie à +43° face à Karl…

        - Encore-encore? Mais tu as envie de comprendre, ma parole… France, 1956. Un bébé présente une gastro-entérite très fébrile avec angine rouge et signes de méningite. C’est une Poliomyélite en phase aigüe. Puis apparition de troubles de la ventilation, signe de contamination des nerfs à destination du diaphragme ou atteinte centrale des centres respiratoires. La mort est prochaine. Cette observation a été vécue des milliers de fois tous les printemps en France. L’idée générale était qu’il fallait tuer le virus par production d’anti-corps, l’idée de terrain était qu’il fallait juste élever la teneur des tissus du malade en chlorure de magnésium par administration régulière du produit simplement par voie orale, la suite dans Nexus, hein Maître qu’on va pas tous lui apporter sur un plateau à Akira-Le-Géostationnaire?

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        1. Reliquet
          En réponse à : Reliquet

          La thermothérapie contrôlée n’intéresse personne alors?

          Même pas toi Akira?

          Le Pr André Fougerousse, lui, chimiste pur sucre, comprend le fondamental de la question. Il m’engueule gentiment (on ne se connaît pas encore assez pour qu’il me traite de couillon, mais on sent qu’il y pense déjà) parce que j’ai oublié d’évoquer la formidable carrière du Pr André Lwoff, prix Nobel de Médecine en 1965, ponte énorme en matière de virologie à l’époque.

          Les moyens de l’aimsib étant sans limite s’agissant de notre puissance wébienne, (merci prevention-sante.eu disons-le) voici un témoignage absolument remarquable de ce qu’un Nobel savait il y a 50 ans et que nous avons déjà oublié, aller à 10 min pour rentrer au coeur du sujet.

          Le milieu est-il toujours sans intérêt dans la lutte anti-infectieuse?

          http://www.ina.fr/video/CPF86644119

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  2. aubepine

    Tiré de « Notre Temps »

    Pour ou contre la nouvelle obligation vaccinale en 2018?
    À partir du 1er janvier 2018, ce ne sont plus trois mais onze vaccins pédiatriques qui deviennent obligatoires. Une décision qui déchire pro et anti-vaccins. Décryptage.
    La nouveauté – rendre obligatoires en plus du DTP (Diphtérie-Tétanos-Polio) huit vaccins* jusqu’ici recommandés – a donné lieu à des prises de positions engagées et parfois extrêmes. Pétition de soutien à la ministre de la santé Agnès Buzyn durant l’été 2017 signée par deux cents médecins et responsables hospitaliers, manifestation anti-vaccins à l’automne 2017… pourquoi tant de passion? Deux experts nous donnent les éléments du débat alors que l’Assemblée nationale vient de voter l’extension de la vaccination le 27 octobre dernier. L’obligation ne s’appliquera qu’aux enfants nés à partir du 1er janvier 2018 mais c’est un débat qui au-delà de la santé des plus jeunes et concerne chacun d’entre nous.

    * coqueluche, rougeole, oreillons, rubéole, pneumocoque, méningocoque C, haemophilus influenzae B et hépatite B

    • «C’est une mesure essentielle pour protégera la population de maladies graves qu’on croit à tort disparues» pour Philippe Sansonetti, professeur à l’Institut Pasteur (Paris).

    « L’obligation vaccinale est nécessaire en raison du niveau de désinformation qui circule en particulier sur les réseaux sociaux: la défiance est telle que la couverture vaccinale diminue et ne suffit plus à barrer la route à des maladies dont nous avons oublié, grâce à la vaccination, à quel point elles peuvent être graves. Compte tenu des échanges de population (voyages…), ne pas réagir serait irresponsable. Qui aurait cru que nous reverrions 25 000 cas de rougeole depuis 2008, maladie qui a envoyé 1000 enfants en soins intensifs et en a tué dix? On se vaccine aussi pour les autres, pour bloquer la circulation des virus et protéger les plus faibles (bébés, personnes âgées ou fragiles). Autre élément: empêcher ces maladies évite de recourir aux antibiotiques, qui sont de moins en moins efficaces compte tenu des résistances bactériennes. Il est temps d’informer la population y compris le personnel médical, sur les effets secondaires du vaccin qui existent même s’ils sont très rarement graves, de démontrer que les bénéfices sont clairement supérieurs aux risques. Alors nous pourrons revenir à des recommandations plutôt qu’à une obligation vaccinale. »
    À lire aussi:
    Philippe Sansonetti: « Il manque une politique de vaccination des seniors! »

    Philippe Sansonetti est l’auteur de « Vaccins, pourquoi ils sont indispensables », Odile Jacob, 2017.

    • « L’urgent est de mesurer scientifiquement le risque toxique des vaccins » pour le Pr Romain Gherardi, chef de service de l’hôpital Henri Mondor (Créteil).

    « Il existe une grande défiance de la population envers les vaccins, l’idée que leur innocuité n’est pas acquise, et que les pouvoirs publics ne sont pas sincères sur le sujet. Cette impression est fondée : nous restons en effet en attente de l’étude précise de l’ensemble des effets secondaires liés à la vaccination. Si des recherches ont bien analysé les risques du cumul de plusieurs injections rapprochées, avec des conclusions rassurantes, il reste des interrogations légitimes sur la toxicité de certains composants. L’aluminium, par exemple. Présent comme adjuvant dans de nombreux vaccins, il persiste longtemps dans l’organisme, et peut entraîner chez certaines personnes une myofasciite à macrophages (maladie neurologique) ou un syndrome de fatigue chronique, je vois des malades dans mon service. La sécurité des vaccins doit être démontrée scientifiquement et pas seulement affirmée. Elle doit être étudiée en continue, et la surveillance encore renforcée. »

    Romain Gherardi est l’auteur de « Toxic Story », Actes Sud, 2016.

    La vaccination en 5 chiffres

    80 à 95%, c’est le taux de vaccination nécessaire pour protéger les non-vaccinés.

    Ces 11 vaccins représentent 10 injections réparties sur deux ans.
    La majorité des enfants les reçoivent déjà actuellement.

    Les vaccins seront pris en charge à 100% par l’assurance Maladie et les mutuelles.

    Pour comprendre la complexité du sujet, lire le remarquable « Immunisés? Un nouveau regard sur les vaccins », de Lise Barnéoud, Ed Premier Parallèle 2017 (18 €).
    À lire aussi:
    Pneumocoque: l’autre vaccin indispensable de l’hiver

    Répondre
    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Julien

      Ce « type » est un ami !
      Nous partageons à 100% sur le cholestérol…
      Beaucoup moins sur les graisses saturées ; mais on s’en fout un peu des saturées, ces jours-ci, si on suit a diète méditerranéenne…

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      1. Julien
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        J’en étais sûr ahah. La classe d’être pote avec Uffe. Oui je sais que Le régime méditerranéen est le top.

        Mais plus particulierment, pourquoi pensez vous que ce bon vieil Uffe se gourre sur les saturated fats’? Uffe est dans mon panthéon des type les plus hype en nutrition avec vous même. Regardez comme il est tout beau lorsqu’il parle des pufa/safa

        https://m.youtube.com/watch?t=209s&v=iwGWIskKG3Y

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        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : Julien

          Justement !
          Uffe est formidable par certains côtés (que je ne saurais divulguer) mais il n’est pas nutritionniste ou plutôt sa seule spécialité en nutrition c’est la question sat/PUFA parce son obsession c’est le cholestérol !
          La nutrition, c’est une science nouvelle que nous défrichons tous les jours ; il y faut un peu de méthodes scientifiques…
          Notre dernier travail (sur le seigle ; et publié dans une revue de 1ère classe) apporte des concepts totalement nouveaux (c’est un travail collaboratif) mais n’a pas donné lieu à la moindre réaction…
          Pas bon d’être trop en avance sur son temps, en toute humilité !

          Répondre
          1. Julien
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            Docteur,

            Merci de votre réponse. Et je trouve super votre boulot sur seigle. Fish like effect anthocyanes et cie.

            Bravo! Ce soir d’ailleurs c’est fromage de brebis sur mon pain de seigle après ma salade composée aux oeufs bleu blanc coeur avec huile d’olive. Vin rouge -bio puis salade oranges et grenades. Désolé le colza, trop de PUFA pour moi. Je préfère mes MUfA de lolive oil et les SAFA du frometon et les Omega 3 des crustacés/oeufs BBC aux PUFA du colza.

            Bogoss, non?

            Ceci dit, vous m’avez pas répondu sur les graisses saturées. Franchement Uffe a l’air de toucher sa bille sur les SAFA. Y a aussi ce petit jeunot:

            https://www.westonaprice.org/health-topics/abcs-of-nutrition/saturated-fat-body-good/

            Pourquoi ces mecs là se trompent?

          2. akira
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            Salut Amiral,
            As tu la reference vers ce papier sur le seigle ?
            C’est celui la ?
            Rye polyphenols and the metabolism of n-3 fatty acids in rats: a dose dependent fatty fish-like effect

      2. aminevite
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Je n’ai pas eu accès aux données de l’Étude FOURIER mais dans un abstract il parait que l’on a mis en évidence une relation linéaire entre taux de LDLc et mortalité par IDM et AVC!..
        Comment ont-ils pu obtenir ce « miracle »?..Si vous avez la réponse…
        Je suis toujours « en guerre » contre les généralistes furieux (les plus furieux sont ceux qui ont le plus de liens d’intérêt sur transparence.gouv.fr…) de me voir arrêter les statines même chez les plus de 80 ans mais je me pose la question de savoir si finalement le plus couteux pour la Société dans l’affaire des statines ce n’est pas les analyses de cholestérolémie qui sont faites tous les ans jusqu’à la mort des patients y compris chez les patients qui ne prennent pas d’hypolipémiant, donc chez beaucoup plus que 6 millions de personnes!..

        Répondre
        1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
          En réponse à : aminevite

          Vous vous étonnez « d’une relation linéaire entre taux de LDLc et mortalité par IDM et AVC » ?
          Moi non. Ou plutôt il faudrait analyser séparément IDM et AVC.
          Mais cette relation entre LDL et « complications cardiovasculaires » a pu exister dans certaines (pas toutes) populations. Nous l’avons retrouvé dans certaines de nos études, par exemple dans l’étude de Lyon.
          Beaucoup d’aspects (pas tous) d’un mode de vie délétère peuvent contribuer au « réglage » des concentrations de LDL.
          Ce qui est toxique, ce n’est pas les LDL, ça on l’a compris, c’est le mode de vie délétère !

          Répondre
          1. aminevite
            En réponse à : Michel de Lorgeril

            La question que je pose aujourd’hui 4 novembre 2017 c’est:
            A quoi cela sert-il de doser le cholestérol?
            Ne faut-il pas demander son déremboursement?

    2. phil
      En réponse à : Julien

      Ce n’est pas 1 « type », c’est le grand Uffe, le meilleur (et pour moi le + brillant) de tous nos amis !

      Il est intraitable mais sans parano, chose que j’admire par dessus tout pour ne pas en être capable.

      Par contre ce n’est pas 1 fan de la Diet Med, ce qui est un cassus belli. Mais cela ne doit pas être un

      Répondre
  3. Inoxydable

    J »avais lu votre post en son temps sur votre étude sur le seigle : c’est mon pain de base surtout celui pur seigle de chez Satoriz. Un pavé au poids et au touché mais un regal au goût. Même ma moitié s’y est mise et l’apprécie. Bob appétit.

    Répondre
      1. Inoxydable
        En réponse à : Michel de Lorgeril

        Pourquoi pas un Pinot gris d’Alsace . Mais je mange ce pain tous les matins «beurré» d’une preparation aux omega 3 (bio) surmontée d’une tranche d’une tranche de jambon, une avec un fromage et une toute petite derniere de pain aux noix avec un tout petit peu de confiture ou gelée de ma préparation. Jambon pas très Medit. mais j’aime ça.

        Répondre
  4. Dupré Patrick

    Toc Toc Toc
    Bonjour .
    Excusez moi de m’inviter dans vos commentaires.
    Je connais personne ici. J’espère que je ne dérange pas.
    Voici une information que je viens de découvrir sur le net.
    Si vous la connaissez et bien , désolé de vous avoir dérangé.

    http://www.amessi.org/atherosclerose-et-vitamine-c

    Dans les années 50, George C. Willis découvrait que la cardiopathie est en réalité un scorbut chronique. Trente ans plus tard, partant de ses travaux, le docteur Linus Pauling, prix Nobel de chimie en 1954, et prix Nobel de la paix en 1962, mettait au point une méthode thérapeutique efficace contre la cardiopathie, basée sur l’association de fortes doses de Vitamine C et de Lysine.

    * Depuis, cette thérapie a été soigneusement étouffée par les instances gouvernementales et les médias. Résultat : très peu de cardiologues et de patients sont informés de cette alternative prometteuse mais peu onéreuse qui vient concurrencer l’industrie pharmaceutique sur un marché particulièrement juteux.

    Bonne lecture

    Répondre
    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Dupré Patrick

      Les théories de la vitamine C dans l’athérosclérose n’ont pas été étouffées ; elles ont été testées dans des essais cliniques respectables.
      Résultat ? La théorie a été rejetée.
      Je suis d’accord avec ça ; la théorie ne tenait pas la route ; même avec des sacs de ciment sous le capot ; comme on faisait avec les anciennes « dauphines » de Renault…
      Un truc que seuls les vieux crétins connaissent. Et donc se reconnaitront…
      Les jeunes, taisez-vous ! Laissez-nous rêver aux « dauphines-trompe-la-mort » d’autrefois…
      C’était juste pour dire aux vieux cons (comme moi) qui passeraient par là que …
      Quoi ?
      … on a fait des progrès ! Au moins dans l’automobile !

      Répondre
  5. Dr Pascalito

    Bonjour MDL,
    J’aimerais bien lire votre article sur le seigle. Est-il disponible quelque part ?
    J’ai lu qqs éléments en lien avec la flore intestinale et la transformation des AG insaturés en leurs dérivés actifs, mais plus de détails alimenteraient ma culture.
    Bien cordialement.

    Répondre
    1. Michel de LorgerilMichel de Lorgeril Auteur de l’article
      En réponse à : Dr Pascalito

      Nous avons publié plusieurs articles sur le seigle.
      Vous allez sur Pubmed, vous tapez « de lorgeril m » et vous trouvez ; servez-vous, c’est gratuit !
      Cela dit, je crains que nos travaux de recherche soient un peu compliqué pour vous… Essayez et dites-moi !

      Répondre
  6. Jean-Marc

    Petite anecdote :
    Ce matin retour du bouquin « l’horrible vérité… » que j’avais prêté.
    C’est madame qui l’a lu, monsieur est sous statines.
    Je tâte le terrain….
    Ah bah non, il a fait un AVC, il peut pas arrêter….
    Est ce qu’elle a VRAIMENT lu le bouquin ?!?!?!
    Incurables…

    Répondre
    1. aminevite
      En réponse à : Jean-Marc

      Les patients sont victimes du Syndrome de Stockholm…Il faut les déconditionner.C’est long, parfois ça prend 2 ou 3 ans !
      Ah , l’emprise médicale ça n’est pas rien!

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  7. londoner

    comme vous dites ca bouge un peu partout:voila que les anglais se decident a aller aux fin fonds de l’histoire, pas trop tot.
    Avez vous deja entendu parler de l’etude statinwise? ils recrutent localement actuellement.
    Organisee par la london school of hygiene and tropical diseases,apparemment objective…

    ils se limitent a l’etude des douleurs musculaires, mais ils ne semblent pas considerer l’eventualite que ces douleurs puissent persister au dela de l’arret des statines, de qques semaines a qques mois.
    Peut etre pourriez vous leur en toucher un mot?

    lshtm.ac.uk

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  8. Bea

    En cherchant pourquoi c’était l’hippocampe qui était atteint en premier lors d’une maladie neurodégénérative comme Alzheimer, j’ai compris que ce qui différencie cette partie du reste du cerveau, c’est qu’elle est une zone où se produit encore une neurogenèse chez l’adulte.
    Il y aurait donc une « panne » de la neurogenèse chez les personnes qui développent une maladie d’Alzheimer et donc pas de possibilité de renouveler le pool de neurones chargés de la mémorisation…
    Dans cet article qui date un peu (j’imagine qu’il y a eu des travaux plus récents sur le sujet) : https://academic.oup.com/toxsci/article/111/1/72/1670782, on montre l’impact négatif des AGEs sur la neurogenèse.
    Dans cet autre article : https://www.researchgate.net/publication/8370126_Developmental_expression_of_receptor_for_advanced_glycation_end_products_RAGE_amphoterin_and_sulfoglucuronyl_HNK-1_carbohydrate_in_mouse_cerebellum_and_their_role_in_neurite_outgrowth_and_cell_migrati , on montre l’effet d’autres ligands des RAGE sur la croissance et migration des cellules nerveuses.
    Et si c’était donc cela l’origine de la maladie d’Alzheimer. Une présence d’AGEs trop importante dans le sang (soit à cause d’une alimentation inadaptée ou d’un diabète), ceux-ci entreraient en compétition dans l’hippocampe avec d’autres ligands stimulant la neurogenèse et cela aboutirait donc à une réduction du nombre de neurones. De même, en cas de taux de cholestérol trop bas, la neurogenèse serait également perturbée puisque le cholestérol est ultra nécessaire pour la fabrication des membranes des cellules.

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