Qu’est-ce que la diète méditerranéenne ?

Beaucoup de visiteurs de ce blog, et de lecteurs de mes livres, me posent des questions sur ce modèle alimentaire. Avant de pouvoir les satisfaire avec un document imprimé (un vrai livre) voilà quelques éléments de réflexion qui permettront de s’orienter dans la jungle d’Internet, en particulier, où on peut trouver beaucoup d’informations mais où il faut aussi savoir faire le tri.

Notre état de santé dépend de nombreux facteurs qui peuvent de façon simplifiée se diviser en deux grandes familles : des facteurs familiaux (ou héréditaires ou encore génétiques) qui ne sont pas modifiables ; et des facteurs d’environnement (air que l’on respire, exercice physique, alimentation) qui sont modifiables et parmi lesquels nos habitudes alimentaires sont les plus importants.

La façon de se nourrir détermine l’état de santé de chacun d’entre nous au moment présent mais aussi dans l’avenir, c’est-à-dire que notre alimentation conditionne le risque que nous développions des maladies dans un futur proche ou éloigné.
Et comme nous transmettons beaucoup de nos habitudes, et de notre mode de vie, à nos enfants et aux générations qui nous suivent, nos habitudes alimentaires d’aujourd’hui déterminent aussi en partie l’état de santé de nos descendants, c’est-à-dire la santé des générations à venir.
Telle est la définition de la médecine préventive au sens le plus large et aussi le plus efficace pour nous-mêmes et nos familles. On peut parler ainsi de prévention trans-générationnelle.

Très grande est donc la responsabilité de chacun d’entre nous car en préservant notre santé future, nous faisons en sorte de ne pas être une charge (en étant malade) pour les plus jeunes quand nous aurons pris de l’âge. Mais ce faisant, nous servons de modèle aux plus jeunes en leur fournissant une référence nutritionnelle pour rester en bonne santé, précisément à une période où les cultures et modes de vie tendent à se confondre et à se ressembler dans toutes les zones urbaines (mondialisation) et où les nouvelles générations perdent tout repère.

LES HABITUDES ALIMENTAIRES MEDITERRANEENNES

Toutes les populations (ou les sociétés) à chaque époque développent des modes de vie (et donc des habitudes alimentaires) particuliers qui dépendent de nombreux facteurs notamment le climat et l’agriculture de la zone géographique considérée, le niveau économique bien sûr, et enfin des facteurs comme le passé historique, la culture et la religion caractéristiques de chaque population.
On a ainsi défini des habitudes alimentaires méditerranéennes qui se distinguent clairement des habitudes alimentaires d’autres régions du monde comme celles du nord de l’Europe, de l’Asie ou de l’Amérique du nord qui sont toutes très caractéristiques.
En fait, chaque région du monde présente des habitudes alimentaires assez typiques, mais celles des populations méditerranéennes sont très particulières pour deux raisons principales :
– d’une part la zone méditerranéenne est à la fois le berceau de la civilisation occidentale avec en particulier le développement des religions monothéistes au croisement des influences asiatiques et européennes,
– et d’autre part parce que l’espérance de vie dans la zone méditerranéenne est une des meilleures du monde.
Cette longue espérance de vie associée à la conservation d’une excellente qualité de vie (car il ne suffit pas de vivre vieux, il faut aussi une vie agréable et riche socialement) s’explique en grande partie par une faible fréquence de maladies qui ailleurs peuvent décimer les populations ou les handicaper sévèrement : ce sont les maladies cardiovasculaires, les cancers, le diabète et l’obésité, les maladies inflammatoires chroniques (des os, des articulations, des systèmes digestif et neurologique) et des maladies neurologiques dégénératives du vieillissement comme la maladie d’Alzheimer.
Les populations méditerranéennes, pourvu qu’elles conservent leurs habitudes alimentaires traditionnelles, sont relativement protégées contre ces maladies.
A contrario, et malheureusement c’est ce à quoi nous assistons aujourd’hui dans certaines parties du bassin méditerranéen, quand ces populations méditerranéennes se mettent à oublier ou négliger leurs habitudes alimentaires traditionnelles, elles développent très rapidement ces maladies, avec parfois une sévérité qui dépasse celle observée dans d’autres zones.
Un bon exemple très contemporain est celui de l’obésité et du diabète de l’enfant et de l’adolescent qui se développent de façon très inquiétante dans certaines régions méditerranéennes, notamment la Grèce et le sud de l’Italie.
Un autre exemple est celui des maladies cardiovasculaires (infarctus du myocarde et accident vasculaire cérébral) dont la fréquence augmente rapidement dans les pays d’Afrique du nord.

Pour toutes ces raisons, les scientifiques et notamment les médecins se sont particulièrement intéressés aux habitudes alimentaires des populations méditerranéennes qui sont aujourd’hui parmi les mieux étudiées et donc les mieux connues, en particulier pour ce qui concerne leurs effets sur la santé.
Les scientifiques sont ainsi arrivés à la conclusion que si les méditerranéens ont une des meilleures espérances de vie au monde, ce n’était pas à cause du climat de la région (un des plus agréables de la planète) ou d’autres aspects culturels ou religieux du mode de vie, mais c’était grâce à leurs habitudes alimentaires traditionnelles.
Cela ne signifie pas évidemment qu’il ne faille pas profiter des progrès technologiques (transports, réfrigération et autres modes de conservation, mais il est impératif de respecter les grandes lignes de ce que la tradition nous a transmis car des siècles de pratique sont irremplaçables.
Si comme le proverbe le dit nous sommes ce que nous mangeons, alors nous devons aussi manger en respectant ce que nous sommes.
Cela signifie que nous devons respecter ce qu’ont été nos pères et prédécesseurs puisqu’ils nous ont transmis leurs gènes, c’est-à-dire intrinsèquement ce que nous sommes, nos aptitudes physiologiques et nos capacités de métaboliser préférentiellement certains aliments et pas d’autres.
Ce ne sont pas de vains mots comme les lignes suivantes vont le montrer.

A titre d’exemple, nous sommes prédisposés à très bien métaboliser certains acides gras très présents dans la nature sauvage (les acides gras oméga-3) et beaucoup moins les acides gras oméga-6 qui se trouvent particulièrement dans les plantes oléagineuses (maïs, tournesol) développées à l’ère de l’agriculture industrielle.
Nous serons donc en meilleure santé si nous sommes en harmonie avec nos capacités métaboliques, c’est-à-dire en ayant dans notre alimentation un bon équilibre entre les oméga-3 et les oméga-6. Ce qui signifie qu’il faut éviter les huiles très riches en oméga-6 (notamment les huiles de maïs et tournesol entre autres) dont la consommation quotidienne entraîne un déséquilibre en faveur des oméga-6, une des caractéristiques de la diète des américains et canadiens.
Les méditerranéens ont par contre un bon équilibre entre les oméga-3 et les oméga-6.

Nous y reviendrons à propos des huiles à consommer pour respecter les traditions culinaires méditerranéennes.

Quelles sont les grandes caractéristiques des habitudes alimentaires traditionnelles des méditerranéens ?

1- Leurs principaux aliments, le noyau central des repas, sont des végétaux
2- Pour autant, ils ne sont pas végétariens, les produits animaux sont consommés mais de façon modérée (principe de frugalité)
3- De ce fait, ces habitudes méditerranéennes sont d’une extraordinaire diversité
4- Avec un grand respect des cycles saisonniers : chaque saison a ses aliments caractéristiques
5- Les principales plantes consommées par les méditerranéens sont les céréales, les légumes, les légumes secs et les fruits.

QUE FAUT-IL SAVOIR EN PRATIQUE POUR DEVENIR OU RESTER UN MANGEUR MEDITERRANEEN TRADITIONNEL ?

  • 1- Les légumes et légumes secs.
  • 2- Les fruits
  • 3- Les céréales
  • 4- Les matières grasses méditerranéennes
  • 5- Les produits de la mer et de la pêche
  • 6- Les produits d’origine animale autres que les produits de la pêche
  • 7- Produits et boissons sucrés
  • 8- Les boissons

Pour comprendre, et donc mettre en pratique les traditions alimentaires méditerranéennes, et aussi les adapter à notre époque (c’est-à-dire aux nouveaux aliments proposés par l’agriculture moderne et l’industrie agroalimentaire) et à notre mode de vie actuel (plus sédentaire qu’autrefois), nous allons énumérer et décrire brièvement les principaux aliments consommés par les méditerranéens.
Dans un texte court, nous ne donnerons pas des recettes ou des techniques culinaires que l’on peut retrouver dans des livres de cuisine ou sur Internet. Nous allons donner des indications générales qui aideront à concevoir en théorie et en pratique ce que sont les habitudes alimentaires qui protègent notre santé.

1- Les légumes et légumes secs.
Le mangeur méditerranéen consomme une grande quantité et une grande variété de légumes toute l’année et au rythme des saisons : carottes, navets, artichauts, aubergines, courgettes, tomates, concombres, radis, endives, pommes de terre, fenouils, choux de toutes les sortes y compris le choux fleur et le choux de Bruxelles (ainsi appelé en francophonie), épinards, asperges, pissenlits, pourpier, potiron, melon, et toutes sortes de salades, d’herbes sauvages, et de jeunes pousses.

Ces légumes (exception faite pour les pommes de terre) peuvent être consommés sans restriction, crus ou cuisinés en soupe ou accommodés de différentes façons avec des céréales ou des légumes secs par exemple.

Il faudrait retrouver les connaissances des anciens qui savaient faire pousser toute l’année (donc même pendant l’hiver) des légumes adaptés au climat local (humidité et température) et aux saisons. Si cela est (ou serait) relativement aisé pour ceux qui vivent à la campagne et qui ont un potager, c’est difficile pour les citadins car les légumes sont devenus assez chers et finalement très peu variés pour des raisons de coût de production. Et comme les consommateurs ont perdu l’habitude de consommer des légumes dont la production n’est pas standardisée, la demande n’existe plus ou beaucoup moins ; et évidemment l’offre non plus. A titre d’exemple, autrefois on consommait des salades d’été (ou d’hiver) à presque tous les repas. C’était, et ça reste, très important car tous les légumes à feuilles vertes apportent certaines vitamines qui nous aident à résister aux maladies d’hiver (vitamine C et vitamines B en particulier). Aujourd’hui, la majorité de salades consommées par les citadins sont de deux ou trois sortes seulement, poussent artificiellement (avec des pesticides et fertilisants pour améliorer les rendements) dans des serres et en plus sont hors de prix surtout en hiver.
Pour compenser ces manques de légumes frais et de saison, il faudrait (en fonction de son budget et de la saison) essayer de consommer des légumes en conserve (mais qui n’ont pas tous les avantages des produits frais) ou des légumes surgelés qui sont souvent de bonne qualité (à condition de ne pas les choisir déjà cuisinés) et pas forcément très chers.
Surtout on fera en famille des conserves et des surgelés maisons aux périodes favorables, c’est-à -dire quand les légumes ne sont pas trop chers au marché, pour les consommer pendant l’inter-saison quand ils deviennent trop dispendieux pour les petites bourses.

Les méditerranéens consomment leurs légumes crus (souvent avec une vinaigrette ou un jus de citron et de l’huile d’olive) mais aussi cuits et cuisinés.

Ils préfèrent une cuisson brève (y compris pour des légumes durs comme les carottes et les choux) qui préserve les contenus en vitamines et autres substances (oligoéléments comme le sélénium, le zinc, le cuivre et le magnésium, par exemple) importantes pour la santé.
La cuisson peut se faire dans l’eau, à la vapeur ou encore à la poêle dans de l’huile d’olive.
Qu’ils les consomment crus ou cuits, les méditerranéens accompagnent leur légumes de nombreux ingrédients qui non seulement donnent du goût mais aussi apportent des substances qui protègent notre santé.
Ces ingrédients varient d’une région à l’autre et leur liste est interminable.
On peut citer l’oignon et l’ail en priorité, tout en sachant qu’il y a de nombreuses catégories d’ail et d’oignons qui peuvent être adaptés aux habitudes de chaque famille, aux légumes préparés, et en fonction des saisons.
Toutes les cuisinières et tous les gastronomes savent que n’importe quel plat ou préparation insipide peut être considérablement améliorés par la simple addition de quelques oignons rapidement saisis ou fondus dans une bonne huile d’olive.
Et d’autant plus si on a rajouté quelques gousses d’ail et quelques herbes aromatiques ! L’ail est consommé parfois cru frotté sur du pain, haché dans les vinaigrettes et les farces, pressé en jus d’ail, pour parfumer des feuilles tendres d’épinards ou d’un autre légume, en chemise dans différents plats cuisinés.

Les herbes aromatiques, fraîches ou séchées, et les épices font aussi partie des ingrédients d’accompagnement des légumes consommés à la méditerranéenne et la liste est interminable, chaque région ayant ses préférences : le thym, l’origan, le romarin, la coriandre, le persil, le basilic et une multitude d’autres !
Ces herbes et épices améliorent la qualité gustative des plats mais aussi la qualité nutritionnelle des menus puisqu’elles contiennent des composés bioactifs qui ont des effets bénéfiques sur notre santé.

Finalement, on ne saurait terminer un chapitre sur les légumes sans parler de ce que l’on a l’habitude d’appeler les légumes secs, haricots blancs, rouges et autres, lentilles, fèves, lupins, flageolets, pois de toutes sortes (notamment pois chiches), etcetera.
Les légumes secs sont en fait des graines récoltées à maturité pour la consommation humaine.
Leur avantage majeur par rapport aux légumes frais est de se conserver très bien, à condition d’être tenus au sec précisément. Ce sont des aliments riches en fibres et en glucides complexes, ce qui signifie qu’ils se digèrent lentement sans provoquer de pics d’insuline, un phénomène qui favorise la prise de poids et le diabète à plus long terme. Ils sont aussi relativement riches en protéines qui sont en faibles quantités dans les légumes frais et apportent une quantité appréciable de vitamines du groupe B et des minéraux comme le fer, le magnésium et le potassium.
Ils constituent la principale source de protéines pour les végétariens.

Il faut se souvenir que rien n’égale la qualité des protéines d’origine animale et que les végétariens doivent savoir mélanger des protéines végétales d’origines variées pour être certains de ne pas être déficitaires en certains acides aminés, les constituants des protéines.
Les méditerranéens sont des gros consommateurs de légumes secs sous des formes variées qu’ils associent avec des légumes et des céréales ce qui augmente la qualité nutritionnelle des protéines. C’est ce que l’on retrouve dans certains plats traditionnels méditerranéens : le couscous et certains tagines (pois chiches, légumes, semoule), paella (riz, haricots, pois, fèves), et le fameux minestrone (de pasta e fagioli) italien avec ses haricots blancs et son basilic par exemple.

2- Les fruits
La zone géographique dite méditerranéenne est productrice de nombreux fruits. Ils sont généralement succulents surtout si ils sont consommés exactement à la saison de leur maturité (melons de divers types, pêche, raisins, abricots, prunes, agrumes, figues, grenade et dattes).
Certains sont originaires de la région, d’autres ont été importés, notamment d’Asie, au cours des millénaires de civilisation et de communication inter-régionales.
Les fruits sont saisonniers par définition dans les climats tempérés comme la zone méditerranéenne : chaque saison apporte ses fruits et cela fait littéralement partie de la joie de vivre dans ces régions tempérées.
Certains fruits sont absolument typiques de la région méditerranéenne, tel le raisin qui est emblématique aussi des zones où prévalent les religions monothéistes. Non seulement il y a de nombreuses variétés de raisin (la distinction entre les raisins noirs et les raisins blancs étant la plus sommaire des descriptions), mais on a pris l’habitude de les consommer de façon variée.
On peut consommer le raisin frais au moment de la cueillette (fin d’été et début d’automne) ou sec après l’avoir laissé sécher au soleil (les célèbres raisins de Corinthe par exemple) et enfin sous forme de jus (faible conservation) ou de vin après fermentation, qui permet une longue conservation.
Enfin, dans certaines régions, on prépare des confitures de raisin pour consommer pendant l’hiver.
Un autre fruit emblématique de la région méditerranéenne, surtout sur ses rivages sud, est la datte quoique sa zone de culture spécifique soit les oasis sahariennes, c’est-à-dire à distance de la mer.
Ce n’est pas seulement un fruit riche en sucres, donc énergétique (et dont il ne faudra pas abuser au risque de surpoids), il contient également des vitamines (surtout du groupe B) des sels minéraux notamment du potassium. La datte est également riche en chrome (de plus en plus utilisé dans la prévention du diabète), et en fibres.
La majorité des fruits méditerranéens donnent ainsi lieu à plusieurs sortes de consommation, soit frais en saison au moment de la cueillette soit sec, soit en confiture ou fruits confis un peu plus tard à l’automne ou pendant l’hiver tels les abricots et les figues.
Les agrumes (citrons, oranges et mandarines) sont des fruits typiquement méditerranéens car le climat de la zone est très favorable à leur culture, comme à celle de la vigne d’ailleurs. Comme la cueillette peut s’étendre sur plusieurs mois en fonction des types d’agrumes, les populations méditerranéennes peuvent consommer des agrumes frais pendant plusieurs mois à la fin de l’été, l’automne, l’hiver et une partie du printemps.
Ces fruits se conservent très bien à l’état frais grâce à des procédés traditionnels (et certes encore mieux avec les procédés modernes de maturation contrôlée) ce qui rallongent encore la période de consommation à l’état frais.
On peut aussi mettre dans la catégorie des fruits que les méditerranéens consomment beaucoup et avec beaucoup de plaisir, les fruits dits à coque.
Ce sont par exemple les amandes, les noisettes et surtout les noix. Ces fruits sont riches non seulement en acides gras de bonne qualité pour la santé (un peu comme l’huile d’olive), en protéines et en fibres mais contribuent aussi aux apports en de nombreuses substances (notamment certaines vitamines, minéraux et polyphénols) qui protègent notre santé.
La noix classique porte de nombreux noms (différents en fonction des pays : noix de Californie, British nut, noix de Grenoble, et d’autres) et présente un profil nutritionnel particulièrement intéressant qui en fait presque un médicament.
Elle est en effet particulièrement riche en acides gras oméga-3, en acide folique et en polyphénols particuliers.
On devrait manger, comme les méditerranéens traditionnellement, au minimum une ou deux noix tous les jours.
Les études scientifiques montrent un effet bénéfique de la consommation régulière de noix sur la santé (notamment cardiovasculaire) et permettrait dans un régime amaigrissant une meilleure adhérence au régime.
Parce qu’ils sont une source d’énergie non négligeable on recommande toutefois de ne pas dépasser une portion moyenne de 30g par jour de fruits à coque et de toujours les choisir non salés. Ils peuvent-être consommés de différentes façons, par exemple dans les salades et les crudités (endives aux noix, amandes grillées sur carottes râpées), dans les poêlés de légumes (courgettes, brocolis, haricots verts), dans les plats complets (tagines), à la grecque avec un laitage fermenté et un peu de miel, dans les salades de fruits frais.

3- Les céréales
La région méditerranéenne est presque synonyme de consommation de pain.
Nulle part ailleurs, le pain est autant au centre des repas principaux. Le pain des peuples méditerranéens c’est avant tout le blé mais pas seulement, et ce sont souvent des céréales moins nobles comme le sarrasin, le seigle, ou enfin des mélanges de farines de diverses céréales et graines.
Le pain grec a longtemps été un pain de blé enrichi avec de la farine ou des graines de lin. C’était, on s’en doute, une très bonne idée puisque la farine de lin apporte des acides gras oméga-3 que le blé ne contient qu’en très faibles quantités.
Le pain traditionnellement consommé par les populations méditerranéennes est un pain fait avec une farine de blé rustique (pauvre en protéines type gluten) peu ou pas raffinée issue d’un blé produit sans pesticide, et fermentée (c’est-à-dire prédigéré) avec du levain naturel.
Le consommateur moderne, quelque soit son lieu d’habitation, est donc confronté à une triple difficulté si il veut réellement consommer un pain traditionnel méditerranéen qui a toutes les chances d’être très favorable à sa santé (à moins de circonstances comme l’intolérance ou l’allergie au gluten) : il lui faut un pain complet, bio (sans pesticide) et au levain naturel !
Autrement dit, il aura beaucoup de mal à trouver ce type de pain dans les boulangeries ordinaires et quand il en trouvera il lui sera vendu à un prix prohibitif. Une solution serait de faire son pain soi-même, éventuellement avec une des machines à pain commercialisées dans les supermarchés à un prix qui devient intéressant. On peut ainsi choisir sa farine, son levain et même faire des mélanges de farines astucieux.
Il faut rappeler toutefois que le levain (ou une levure chimique quelconque) n’est utile qu’en présence de gluten pour faire gonfler la pâte. Dans le sarrasin, le quinoa et le petit épeautre (engrain) il n’y a pas ou peu de gluten. On obtient certes un pain dense et compacte. Mais c’est très bon selon certains gourmets.
De toute façon, c’est une bonne solution pour ceux qui ont un problème (sans parler des allergies sévères comme la maladie cœliaque) avec le gluten qui peut leur provoquer des troubles digestifs et des douleurs articulaires et des tendinites.
Si le sarrasin et le quinoa ne sont pas des plantes méditerranéennes, ce n’est pas le cas du petit épeautre qui au contraire préfère les terres sèches et chaudes. Ces qualités gustatives et nutritionnelles (richesse en protéines, vitamines et oligoéléments) font du petit épeautre une céréale remarquable pour ceux qui aiment le pain, souhaite protéger leur santé et n’ont pas de problème grave avec le gluten.
Outre le pain qui se consomment aussi sous forme de pizzas, les méditerranéens sont des grands amateurs de pâtes et pas seulement de spaghettis à l’italienne. Les pizzas comme les pâtes sont une autre façon de manger du blé (des sucres lents sources d’énergie pour le labeur quotidien) et permettent, gastronomie oblige, de varier à l’infini les aliments végétaux ou animaux qui accompagnent le blé qui est lui-même le centre de gravité du repas car il est rassasiant.
Cette idée d’accompagnement du blé ou d’autres céréales, par exemple le riz dans certaines régions (la paella), par des légumes et de la viande (ou du poisson) par opposition à la gastronomie française où les légumes accompagnent la viande ou le poisson qui sont au centre du repas est très importante pour comprendre la spécificité de la diète méditerranéenne.
Il est probable que cette structuration des repas et des plats qui les composent fut un avantage pour protéger sa santé, et pour les coûts des repas, tant que les mangeurs avaient une activité physique (notamment au travail ou pour se déplacer) importante.
A l’ère du tout-voiture, des écrans d’ordinateur et des longues heures de sédentaires au bureau, il est impératif de diminuer le total énergétique quotidien de façon drastique afin d’équilibrer les apports et les dépenses énergétiques, et ne pas prendre du poids.
Ce faisant, et du fait aussi de l’appauvrissement de nos aliments industriels en nutriments indispensables (surtout en polyphénols), il faudra augmenter la consommation de fruits et légumes frais en proportions car il y a grand risque d’être rassasié sans avoir absorbé une quantité suffisante de nutriments indispensables à la santé.
Et c’est exactement ce qui est toxique dans le fast-food.

En résumé à propos des céréales, il faut :
1) faire attention de manger moins de pain qu’autrefois (pour compenser la diminution de l’activité physique) ;
2) savoir que les céréales d’aujourd’hui (et les recettes) sont différentes de celles d’autrefois ;
3) comprendre que certains aliments dits méditerranéens ne sont plus un gage de qualité nutritionnelle, les pâtes se sont appauvries en protéines et minéraux et comportent une forte proportion de graisses (fromage sur les pizzas, pâtes dans les bars à pâte) ;
4) comprendre que les légumes qui accompagnaient ces plats ont disparus (typiquement, le plat de pâte et la pizza se consomment de plus en plus sans légumes) ;
5) consommer des fruits, des légumes et d’autres aliments et boissons riches en nutriments-santé (vitamines, oligo-éléments, polyphénols, etcetera) en quantités suffisantes malgré la diminution des céréales riches en calories. La seule limite supérieure pour les fruits et légumes frais sera finalement le coût qu’ils représentent pour le budget des familles.

Un des mets préférés des méditerranéens, y compris au centre et au nord de la France qui est pourtant une zone non méditerranéenne, est le couscous.
C’est l’archétype de la gastronomie et des habitudes alimentaires méditerranéennes favorables à la santé. Le couscous est en effet l’association de deux plats : un plat de graine de couscous, obtenue par agglomération de semoule de blé dur, et un plat de légumes. Le couscous est cuit à la vapeur puis agrémenté avec un corps gras, généralement l’huile d’olive mais parfois du beurre (ce que nous déconseillons), et simplement salé. Suivant les recettes on y adjoint des pois chiches, des petits pois, ou des raisins secs. Le plat de légumes (courgettes, oignons, carottes, navets, tomates, artichauts, courge) est accompagné de viandes (agneau, poulet) ou de poissons mais en faibles quantités car c’est le couscous avec ses légumes qui doit être rassasiant et pas la viande. Légumes et viandes (ou poissons) sont cuits ensembles, rissolés avant de mijoter dans un bouillon épicé avec du cumin, du poivre rouge, de la coriandre, et de l’ail et d’autres épices. Il est facile de voir qu’avec le couscous, on retrouve un équilibre adéquat en sucres complexes (céréales et légumes), lipides et protéines végétales et animales, le tout associé à une multitude de substances végétales bioactives indispensables à la santé.
Parmi les céréales consommées autour de la Méditerranée, on retiendra aussi le boulgour, un sous-produit du blé débarrassé du son qui l’enveloppe, germé 2 à 3 semaines, précuit à la vapeur, séché et concassé. Le boulgour a les mêmes valeurs alimentaires que les pâtes ou la semoule de couscous (ci-dessus) et son intérêt principal réside dans sa richesse en glucides complexes, donc dans son pouvoir à la fois nutritif et rassasiant.
En règle générale, il faudra plutôt préférer des aliments complets, ou non raffinés.

4- Les matières grasses méditerranéennes
C’est aussi par le type de matières grasses qu’ils utilisent que les méditerranéens se différencient des peuples et civilisations voisines. La méditerranée c’est l’huile d’olive ; et cette huile est à la base des habitudes alimentaires, des plats et de la cuisine de la région.
Cette huile est très particulière pour deux raisons principales :
1) sa composition en acides gras qui est unique parmi toutes les huiles ;
2) la présence de composés polyphénoliques spécifiques.
L’huile d’olive traditionnelle (c’est-à-dire produite à partir de fruits d’oliviers sélectionnés par des générations d’agriculteurs méditerranéens en fonction des caractéristiques de leurs terroirs particuliers dans chaque zone méditerranéenne) est donc un cadeau de la nature.
Nous avons l’habitude de dire à nos patients qu’ils ne doivent consommer comme huiles de base (celle de tous les jours) que deux types d’huile : l’huile d’olive et l’huile de colza.
En effet, ces deux huiles sont parmi les huiles les plus riches en acide gras mono-insaturés, notamment l’acide oléique.
Elles sont aussi parmi les plus pauvres en acides gras saturés (en quantités importantes dans les graisses animales et les huiles tropicales) et en acides gras polyinsaturés qui sont en quantités importantes dans les huiles végétales (tournesol, maïs) qui répondent bien (en termes de quintaux produits par hectare de terre) aux techniques de l’agriculture industrielle forte consommatrice de pesticides et de fertilisants, et donc l’objet d’un marketing intense.
Il faudra préférer, lorsque c’est possible, les huiles d’olive produites sur des terroirs adaptés et avec le moins de pesticides possible car la présence de ces derniers entraîne une diminution de la synthèse des polyphénols produits par l’arbre pour se défendre (contre les prédateurs de toutes sortes) et qui se retrouvent dans l’huile.
En effet, l’huile d’olive ce n’est pas seulement des acides gras c’est aussi des polyphénols.
Les polyphénols présents dans l’huile d’olive sont multiples et, bien qu’en faibles quantités par rapport aux quantités d’acides gras, ce sont eux qui confèrent leurs propriétés gastronomiques aux huiles d’olive et certainement l’essentiel de leurs propriétés bénéfiques pour la santé : tout ceci de façon comparable aux vins !
Les polyphénols de l’huile d’olive ne sont pas seulement des antioxydants, comme on le croit souvent, mais ils ont d’autres propriétés, notamment anti-inflammatoires et protectrices des cellules en cas de stress d’origine variée, qui sont en cours d’investigation dans de nombreux laboratoires de recherche.
La forte concentration de l’huile d’olive en acide oléique (lui-même très résistant à l’oxydation) et en polyphénols font de cette huile un aliment vraiment très intéressant pour la santé.
Finalement, au moment de l’achat au magasin, il faudra faire attention (ce doit être indiqué sur l’étiquette) à la provenance et au mode de production de l’huile d’olive.
Concernant de dernier point, il faudra acheter uniquement des huiles produites par première pression mécanique à froid.
Quand à la provenance d’un terroir spécifique, cela garantit qu’il ne s’agit pas d’un mélange d’huiles de plusieurs origines qui seront, par définition, indéterminées.

Pourquoi recommandons-nous à nos patients l’huile d’olive et aussi l’huile de colza ?

En effet, l’huile de colza n’est pas spécifiquement méditerranéenne.
Si nous la recommandons, c’est parce que parmi toutes les autres huiles végétales, l’huile de colza est la seule qui est une composition en acides gras proche de celle de l’huile d’olive : beaucoup de mono-insaturés (acide oléique), très peu de saturés et relativement peu de polyinsaturés.
Toutefois, l’huile de colza diffère de l’huile d’olive par la présence en quantités non négligeables d’un acide gras oméga-3, l’acide alpha-linolénique.
Il y a dans la diète méditerranéenne traditionnelle de nombreuses autres sources d’oméga-3 mais dans certaines zones géographiques (par exemple en France) il est devenu difficile et/ou dispendieux de se procurer ces aliments riches en oméga-3 (abats, lapins, poulets, œufs bio, produits laitiers, etcetera) parce que les conditions modernes d’élevage ont entraîné un appauvrissement considérable de ces aliments en oméga-3.
Les français, par exemple (mais aussi d’autres populations comme les italiens et probablement aussi les populations d’Afrique du nord), sont ainsi devenus globalement déficitaires en oméga-3 d’origine végétale.
Aussi, par précaution chez des patients porteurs de maladies dangereuses ou invalidantes qu’il nous faut à tout prix protéger, nous estimons que la consommation d’huile de colza constitue une source quasi assurée et bon marché d’oméga-3 d’origine végétale.
C’est en tous cas moins onéreux pour les patients et leurs familles que de leur prescrire des capsules d’huiles riches en oméga-3 marins.
Pour des individus ou des familles où on n’apprécie pas le goût assez particulier de l’huile d’olive, l’huile de colza est aussi une alternative à ne pas négliger.
Par contre l’huile de colza ne renferme pas tous les polyphénols de l’huile d’olive.
Le colza a certes ses propres polyphénols mais l’huile de colza commercialisée est le plus souvent raffinée et donc débarrassée de ses polyphénols car ces derniers donnent à l’huile un goût (une sorte d’odeur de choux) qui peut rebuter certains consommateurs.
En conclusion, si l’huile d’olive est l’huile des gastronomes méditerranéens, on peut de façon habituelle consommer aussi de l’huile de colza.
Une bonne solution si on vit dans un pays où l’huile d’olive est très couteuse, c’est d’utiliser ces deux huiles de façon alternée car l’huile de colza est généralement abordable pour les petits budgets.
De façon ponctuelle, d’autres huiles ayant des propriétés gustatives spécifiques comme l’huile de noix, de noisette, d’amande ou de pistache par exemple peuvent être consommées, mais de façon vraiment ponctuelle pour diversifier les menus.

5- Les produits de la mer et de la pêche
Le bassin méditerranéen étant par définition une zone maritime, les populations habitant dans sa proximité sont évidemment des consommateurs de produits de la mer. Cela concerne assez peu les produits marins végétaux (les algues) contrairement aux pays asiatiques mais surtout les crustacés et les poissons.
La mer méditerranée communique par le détroit de Gibraltar avec l’océan atlantique nord qui est un océan froid par rapport aux mers tropicales.
Ainsi, bien que la mer méditerranée soit une zone touristique chaude avec des plages surpeuplées en été, c’est une mer profonde peuplée d’espèces marines plutôt caractéristiques des mers froides car ses eaux profondes sont froides.
En conséquence, les poissons méditerranéens les plus courants sont des poissons gras typiques des mers froides : thons, sardines, maquereaux, bars, dorades.
Mais au bord des côtes où les eaux sont moins froides, on trouve des poissons moins gras et plus fins (poissons de roche) d’un point de vue gastronomique. Les poissons méditerranéens sont donc d’une grande variété permettant une gastronomie aquatique quasiment unique au monde.
Ces poissons méditerranéens gras (anchois, sardines, maquereaux, dorades, thons, par ordre de taille et de chaîne de prédation, le plus gros se nourrissant de celui de la taille inférieure) sont des sources de nutriments indispensables.
Rappelons en particulier l’importance des protéines de haute qualité que seuls les produits animaux peuvent apporter aussi facilement, des vitamines tout à fait cruciales pour la prévention des maladies des os, des cancers et des maladies cardiovasculaires (vitamine D), du sélénium et de l’iode, et enfin les très fameux acides gras oméga-3.
Ces acides gras oméga-3 sont absolument cruciaux pour le fonctionnement des membranes cellulaires en général, mais surtout au niveau de deux organes caractéristiques par le fait qu’ils développent une activité électrique : le cœur et le cerveau.
En conséquence, ces deux organes sont particulièrement sensibles à la moindre insuffisance d’apports, et encore plus déficience, en acides gras oméga-3.
La prévention des décès cardiaques passe notamment par la prévention des déficiences en acides gras oméga-3.

Il y a de nombreuses façons de procéder pour se prémunir contre ce type de déficience, mais la plus simple est de manger régulièrement (au minimum une fois par semaine, si possible deux ou trois fois) une bonne portion de poisson gras.
D’un point de vue gastronomique, les méditerranéens ont inventé une multitude de recettes délicieuses pour accommoder les poissons mais à nouveau la façon la plus simple et la moins onéreuse est certainement d’ouvrir une boîte de conserve de sardines (toujours à l’huile d’olive évidemment) ou de maquereaux.
Et les poissons surgelés (non cuisinés) peuvent nous permettre de varier les menus même si leur teneur en oméga-3 est légèrement plus faible que celle des poissons frais.
Finalement, certains poissons d’élevage venant des pays du nord comme le saumon sont très intéressants (riches en nutriments, faible risque de contamination par des polluants) mais sont des aliments très dispendieux le plus souvent.
Hélas, la culture gastronomique maritime méditerranéenne est aujourd’hui en grand danger du fait de la pollution des eaux et de la surpêche.
Notre mer méditerranée, mare nostrum disait les romains, agonise et certaines espèces de poisson, comme le thon rouge de méditerranée pour prendre l’exemple le plus récent, qui faisait partie des habitudes alimentaires des populations, est presque devenu introuvable sur les marchés ou en tous cas hors de portée des petites bourses.
Il en va presque de même pour d’autres produits de la mer autrefois aliments des familles à petits budgets comme le calamar, l’octopus, la seiche et autres céphalopodes (comme disent les scientifiques) qui sont souvent devenus rares ou dispendieux sur nos marchés de poissons.
Pourtant, ces aliments sont non seulement délicieux (avec une multitude de préparations culinaires voire gastronomiques possibles) mais aussi des sources importantes de nombreux nutriments (protéines animales de haute qualité) et micronutriments indispensables à une bonne santé.
Parmi ces derniers, il faut rappeler l’importance du sélénium qui, avec l’iode, est nécessaire à un bon fonctionnement de la glande thyroïde et du cœur.
Ces aliments marins son aussi riches en vitamines du groupe B (notamment la B12), en magnésium, en zinc et en cuivre.
Rappelons que l’octopus est l’aliment-animal symbole de la Grèce.
Les fruits de mer sont consommés par les méditerranéens. Les crustacés (crevettes), les coquillages (huitres) et les mollusques marins (moules notamment) sont des aliments appréciés traditionnellement par les populations méditerranéennes, quoique pas de façon identique dans les différentes zones du bassin méditerranéen.
Crustacés et coquillages sont plutôt consommés à l’ouest du bassin (Espagne, France et Portugal) et nul n’ignore le rôle des gambas (pour résumer) dans les habitudes alimentaires espagnoles : grillées au feu de bois ou revenues dans de l’huile d’olive évidemment.
Quoique ces aliments soient chers à l’achat, il n’y a pas de risque de pénurie puisque ce sont généralement des produits d’élevage de fermes marines (ou d’équivalents) avec l’avantage additionnel d’un strict contrôle vis-à-vis de contaminants et polluants, en principe.
Les fruits de mers sont gorgés de minéraux et oligoéléments et devraient (dans la mesure du possible) être plus souvent présents au menu.

6- Les produits d’origine animale autres que les produits de la pêche
Ce sont surtout les viandes, les volailles, les œufs et les produits laitiers.
Les méditerranéens, contrairement à d’autres sociétés et cultures notamment asiatiques, ne sont pas végétariens.
Par contre, le type de viandes consommées dépend beaucoup des zones du bassin méditerranéen et de la religion.
Sur les rives nord de la méditerranée, on consomme toutes les viandes sans restriction, y compris le porc et le lapin, tandis que sur les rives sud généralement de religion musulmane, le porc n’est pas consommé.
Les viandes sont une source importante de protéines, c’est-à-dire d’acides aminés (constituants des protéines qui sont des chaînes d’acides aminés).
Certains de ces acides aminés sont dits indispensables (ou essentiels), c’est-à-dire qu’ils doivent être apportés par notre alimentation car nous sommes incapables de les fabriquer, un peu comme les vitamines.
Les viandes sont la meilleure source possible d’acides aminés indispensables.
Elles sont aussi une bonne source de vitamine B12 et de fer (pour les viandes rouges).
Il faut donc en manger mais pas trop pour ne pas surcharger notre organisme en graisses saturées animales et bien d’autres substances utilisées dans l’élevage industriel, notamment des antibiotiques et des hormones.
Les habitudes alimentaires méditerranéennes traditionnelles ont l’avantage de garantir un apport suffisant et non excessif en viandes : poulet, canard, lapin, tous les gibiers dans les régions de chasse, le mouton et l’agneau, et finalement le bœuf, le veau (et le porc) sont consommés en quantités réduites, comme accompagnement des céréales et légumes (voir ci-dessus) plutôt que comme aliment central du repas.
C’est le principe de la viande-condiment qui en petites quantités donnent du goût mais ne constituent pas un apport énergétique important.
Dans certaines zones (surtout quand les montagnes sont très proches de la mer (un des meilleurs exemples est la Corse), les viandes peuvent être consommées sous forme de charcuterie, mais la difficulté des préparations nécessitant des conditions de température et d’humidité particulières (qui certes peuvent être reconstituées dans des usines) et la préférence donnée aux viandes de porc pour ces préparations (l’exemple le plus typique est le jambon) font que les charcuteries étaient consommées exclusivement par les chrétiens et généralement en petites quantités par les populations méditerranéennes du fait de leur coût.
Inversement, le mouton est la viande des fêtes notamment religieuses dans le monde musulman. C’est donc traditionnellement un met rare mais très symbolique.
Le poulet est une viande universelle qu’il soit le produit d’un élevage intensif (industriel) ou une ressource quasi familiale à condition d’avoir un jardin pour laisser courir l’animal.
La qualité de la viande de poulet (comme de toutes les autres viandes) va dépendre de plusieurs facteurs qui vont aussi conditionner son coût.
Le principal de ces facteurs est le type d’aliment, c’est-à-dire le type de graines, qui lui est donné.
Si l’aliment est à base de maïs, ce qui est généralement le cas des élevages industriels, la viande et son gras sont trop riches en acides gras oméga-6, ce qui n’est pas favorable à la santé avec plus de prise de poids et de diabète, plus de risque de cancers, maladies inflammatoires, et plus d’infarctus et décès cardiaques.
Si l’animal est laissé en liberté et si il est nourri de façon plus traditionnelle (mélange de grains comportant du lin), sa chair aura une teneur lipidique moindre (donc plus de protéines) et plus équilibrée, avec plus d’acides gras oméga-3 et moins d’oméga-6.
Dans ce cas, l’animal est plus résistant aux infections et nécessite moins ou pas d’antibiotiques lors de son élevage.
De façon générale, il faut préférer les viandes les moins grasses et parmi les morceaux, choisir aussi les moins gras.
La question de la façon d’alimenter l’animal qui conditionne la qualité du produit final consommé est aussi cruciale pour les œufs qui constituent également un aliment très consommé par les méditerranéens.
Mieux l’animal est nourri et meilleur est l’œuf notamment en termes de composition lipidique (équilibre oméga-6 et oméga-3), de qualité protéique et de contaminants potentiels (antibiotiques et pesticides).
Il faut se souvenir que les œufs doivent être consommés à la place de la viande et du poisson et pas en plus.
Dans ce cas, et contrairement aux affirmations des experts du cholestérol, on peut consommer 4 ou 5 œufs par semaine en tenant compte de ceux qui entrent dans les préparations culinaires.
La qualité des produits laitiers, notamment la qualité des acides gras et le degré de contamination par toutes sortes de pesticides, hormones et antibiotiques (pour faire simple), dépend également du type d’élevage de l’animal producteur.
Les laits de brebis, simplement parce que cet animal est moins soumis à un élevage industriel que la vache, est généralement de meilleure qualité que le lait de vache.
On trouve certes de plus en plus de lait bio (qu’il faudra préférer) à des prix raisonnables mais cela ne résout pas la question de la qualité des matières grasses (équilibre oméga-6/oméga-3) contenues dans le lait.
Contrairement aux croyances un peu naïves, les méditerranéens sont des gros consommateurs de produits laitiers, mais ils consomment des produits laitiers fermentés, fromages et yaourts pour dire les choses simplement, et très peu de lait, crème et beurre.
Le gras des fromages est beaucoup moins bien absorbé que celui du beurre et du lait, ce qui fait des fromages de bonnes sources de protéines animales associées à relativement peu de gras, contrairement aux apparences et croyances.
Les produits laitiers sont souvent présentés comme des sources importantes de calcium et favorables à la santé des os mais c’est un argument très discuté dans le monde médical et scientifique.
Ce sont par contre, outre les apports en protéines, des aliments hautement gastronomiques, surtout les fromages, dont il serait dommage de se priver.
Mais il est déconseillé d’en abuser. En pratique, un adulte de 70 Kg peut très bien consommer une part de fromage (environ 30 grammes) et un ou deux laitages fermentés par jour.
Le lait est réservé aux enfants en période de croissance rapide.

7- Produits et boissons sucrés
Les méditerranéens, aussi bien sur les rives nord que sud du bassin, sont des grands amateurs de pâtisseries.
Outre les pâtisseries classiques de type occidental (de l’éclair au chocolat au très américain “Donkin Donut”) dont on connaît les fortes concentrations en sucres et graisses d’origine diverses (souvent hydrogénées et particulièrement toxiques) et que la mondialisation culinaire a éparpillé partout sur la planète, les méditerranéens ont des pâtisseries spécifiques.
De la corne de gazelle au makroud, ce sont des incontournables de la gastronomie nord africaine, avec la pâte d’amande, la pâte de date, les graines de sésame, la fleur d’oranger et le miel.
Mais de toutes les pâtisseries rencontrées autour du bassin méditerranéen, celle qui semble la plus représentée et la plus appréciée est probablement le baklava.
Ceci dit, les pâtisseries méditerranéennes sont elles-aussi très sucrées et grasses (souvent avec du beurre) et doivent être consommées avec modération, c’est-à-dire pour faire simple : uniquement les jours de fête !
Et à condition que ce ne soit pas la fête tous les jours !
Après ce bref paragraphe sur les produits sucrés du type des desserts et avant de parler des boissons, un petit mot à propos des boissons sucrées type sodas.
Ces boissons ont un extraordinaire succès auprès des jeunes générations qui y sont conditionnées dès le plus jeune âge via notamment la fréquentation des fastfoods Macdonald et autres.
Souvent salées, et donc vraiment très sucrés et hautement énergétiques, on peut presque dire que ce sont des boissons qui donnent soif !
Elles jouent un rôle majeur dans l’épidémie d’obésité et de diabète qui aujourd’hui frappe la planète.
Pour parler simplement, elles sont le symbole absolu de la “malbouffe” qui ravage nos sociétés.
Puisqu’on ne peut les éliminer totalement du commerce, libéralisme oblige, il est du devoir de chaque parent d’éduquer les enfants et de ne pas favoriser leur consommation.
Elles sont hélas souvent à la portée des petites bourses, notamment dans les pays en voie de développement où la canette est souvent moins couteuse que son équivalent en eau.
De toute façon, chacun doit se souvenir que, quelque soit son inclinaison pour les aliments et boissons sucrés, les fruits sont les meilleurs des desserts.

8- Les boissons
Il ne suffit pas de manger, il faut boire aussi.
La seule boisson indispensable est l’eau.
Mais manger (et boire) est aussi un acte culturel, de communication et de socialisation.
Rien mieux que le fait de “boire ensemble” illustre cette évidence, et notamment dans la zone méditerranéenne.
Les uns partagent le café en bavardant, les autres partagent le thé, d’autres encore le pastis ou l’ouzo !
Le mieux sera de manger en buvant s’il s’agit d’alcool, les antipasti des uns et les tapas des autres !
Toutes les boissons (sauf les sodas et autres boissons sucrées) y compris les eaux minérales ont des vertus curatives ou préventives.
Aller a en cure aux Eaux n’est pas un vain mot, et cela dans tous les pays et toutes les cultures !
Il faut privilégier, quand on a le choix, les eaux riches en calcium, magnésium et bicarbonates.
Le thé et le café sont des sources quasiment magiques de polyphénols dont l’importance pour la santé est encore aujourd’hui considérablement sous-estimée.
Il en est de même pour le vin qui se différencie du thé finalement seulement par l’élément dans lequel les polyphénols sont dissous : de l’éthanol pour le vin, de l’eau avec le thé !
Sur les rives sud de la méditerranée et dans les pays musulmans, on se méfie à juste raison des boissons alcoolisées (et pas seulement du vin) tandis qu’au nord, les vins et les alcools en général sont des piliers incontournables des habitudes alimentaires et de la vie sociale.
Les interdits religieux au sud, et policiers ou médicaux au nord, doivent être scrupuleusement respectés évidemment car ils ont une rationalité évidente.
Ceci dit, de tout temps et dans toutes les zones du bassin méditerranéen, quelque soit la prépondérance religieuse, les médecins ont su utiliser les boissons alcoolisées à bon escient, et évidemment de façon modérée, pour traiter leurs patients en particulier pour les maladies inflammatoires et les maladies caractérisées par une tendance à faire des thromboses ou des tumeurs.
Les bienfaits venaient autant des substances dissoutes dans l’éthanol (notamment les polyphénols) que de l’éthanol lui-même comme la science contemporaine la plus sophistiquée l’a bien montrée.

CONCLUSIONS

Une alimentation diversifiée et variée est la garantie d’une bonne santé. Les aliments de base doivent être simples, de qualité et non dénaturés, et le moins possible transformés par des procédés industriels.
Il faut cuisiner soi-même avec des modes de cuisson qui préservent les aliments, en évitant les fritures avec de mauvaises huiles même si elles sont présentées comme de bonnes huiles par la publicité notamment télévisuelle.
Les plats traiteurs du commerce, les conserves et surgelés cuisinés (y compris la pizza) doivent être évités le plus possible.
Il faut éviter les aliments trop gras, trop sucrés et trop salés, aussi bien les viennoiseries, barres de céréales, chocolatées, sodas, biscuits salés, chips et crackers, feuilletés de viande ou de fromage, etcetera.

Ces aliments industriels sont riches en calories mais vides des composés bioactifs qui protègent notre santé.

Ce sont des calories vides !
Tel est le fastfood qui est la porte d’entrée de nombreuses maladies chez les jeunes comme les moins jeunes !
Un grand principe, qu’on ne cesse de répéter, mais qui résume tout : un ou deux légumes par repas et deux ou trois fruits par jour, voilà une bonne façon de commencer un régime santé !


publiée le 15 Avril 2009 15:41:04, copiée-collée 22 Oct 2018 10:22

97 Replies to “Qu’est-ce que la diète méditerranéenne ?”

  1. Bonjour

    de mémoire c’était évoqué dans le livre le “nouveau régime méditerranéen” : la production locale protéines végétales, pour le bétail est encore largement insuffisante, et dépassée par les importations par exemple de tourteaux de Soja.

    Je tombe sur un article ce jour ; au moins il y a des tentatives pour faire bouger le schmilblick, même si c’est avec un retard ahurissant : https://www.actu-environnement.com/ae/news/Proteines-vegetales-3-mois-concertation-strategie-nationale-32860.php4

    Pour les non connaisseurs, ça n’a l’air de rien comme ça, mais ça peut faire bouger (à quel point?) le monde de l’élevage industriel et les sempiternels grains de maïs concassés (qui augmentent bcp les omégas 6 dans la viande) / tourteaux de Soja surtout / antibiotiques variés / divers, et de l’élevage en général.
    Même si la motivation profonde est peut être autant liée à la peur (que les chinois achètent toute la production sud américaine) qu’économique et écologique (produire sur place, hors système OGM, avec un rééquilibrage des cultures très intensives en céréales ou des prairies trop simplifiées, en introduisant par ex + de légumineuses, …).

  2. Médecin généraliste retraité, je conseille à ma famille et mes amis la lecture de votre livre Le Nouveau Régime Méditerranéen. Je suis embarrassé par la lecture d’un résumé d’un article récent du Lancet paru sur le site Univadis . Certes Univadis vis grâce aux laboratoires pharmaceutiques et y puise ses données… mais que penser du travail relaté par The Lancet: “Une nouvelle méta-analyse publiée dans la revue The Lancet a découvert que le traitement par statine réduit de manière efficace les événements coronariens et vasculaires majeurs chez les patients de plus de 75 ans”. (? )J’ai mis en mémoire dans un dossier l’article de Univadis et je peux vous le communiquer. Merci de vous pencher sur cette publication et de me (nous)donner vos conclusions Jean

    1. Michel a déjà expliqué dans les commentaires que cette méta analyse d’oxford devait être jetée aux orties 🙂

    2. Vous ne devriez pas lire les articles de UNIVADIS.
      Ce site ne vit pas des subsides de l’industrie, c’est BigPharma même.
      Cela dit, seuls des naïfs à haute concentration (comme le journaliste d’UNIVADIS ; mais lui il est payé pour ça…) peuvent tomber dans ce piège.
      Les données utilisées dans la méta-analyse du Lancet sont toutes extraites d’études biaisées et manipulées ; auxquelles on fait dire n’importe quoi.
      Il faudrait plusieurs pages d’analyses pour montrer tous les biais manifestes dans cette méta-analyse.
      Plus sérieusement, d’autres méta-analyses conduites et publiées par des investigateurs indépendants ont montré que les statines n’apportaient aucun bénéfice :
      1) chez les plus de 60 ans
      2) chez tout le monde ; voyez le rapport de notre article récent sur ce sujet sur ce blog

  3. Bonjour Docteur,
    Je viens de faire un AVC de type ischémique. Je m’en sors heureusement sans séquelles mais avec une belle ordonnance. J’étais déjà suivi pour une hypertension (visiblement mal régulée) et je prenais du Perindopril 4mg. Mes analyses de cholestérol sont bonnes sauf pour le LDL (3,66 mol/l). Les examens faits au moment de l’hospitalisation sont bons (rien au Doppler, rien à l’ETO, rien à l’écho du coeur). Donc pas d’origine identifiée pour le caillot. Je sors avec un traitement renforcé pour l’HTA et de la Rosuvastatine. Je viens de commencer votre livre “Prévenir l’infarctus…” et je me demandais si je pouvais proposer un marché a mon médecin : remplacer mon alimentation actuelle par un régime de type méditerranéen (c’est tout ce que j’aime en fait) avec suivi régulier du cholestérol contre la prise de statine. Mais est-ce raisonnable compte tenu de ma situation ? Merci d’avance si vous pouvez alimenter ma réflexion, voire même si vous avez des contacts (neuro ou cardiologue) qui pourraient m’aider et me suivre.

    1. Je pense que vous avez besoin d’aller plus loin dans la lecture de ce livre. L’essentiel vous a échappé.

  4. Bonsoir Docteur. Je vous remercie un peu tardivement pour votre réponse mais si ce “n’est pas via internet et que le seul moyen de procéder simplement est de considérer chaque cas individuellement”, comment peut on faire si l’on ne peut vous rencontrer?…car trouver un médecin capable de considérer chaque cas individuellement relève du parcours du combattant!…Merci encore!

    1. Merci de me rappeler votre problème ; j’ai perdu le fil.
      De quand date le message auquel vous faites référence ?

      1. Votre dernière réponse date du 10/01…Désolée! j’étais en vacances loin sur une île avec des cocotiers!…Merci Docteur pour votre retour.

  5. Bonjour Dr. de LORGERIL
    Je me permets de vous contacter car j’ai lu vos livres « Prévenir l’Infarctus et l’accident vasculaire cérébral » ainsi que « Dites à votre médecin que le cholestérol est innocent, il vous soignera sans médicament » car je suis coronarien avec 2 stents actifs depuis juin 2018, et je voudrais éviter à tout prix la prise de statines qu’en prévention secondaire apparemment est « obligatoire » selon l’avis du cardiologue.
    J’ai essayé de dialoguer avec lui, je lui ai parlé du régime méditerranéen et de mettre en place un mode de vie protecteur afin d’éviter la récidive, mais il m’a dit que ce n’est pas assez percutant, il pense que le seul traitement efficace pour éviter une resténose dans les stents sont les statines, le Tahor pour être précis. Donc face a cette impossibilité de dialogue je voudrais changer de cardiologue afin de pouvoir rencontrer un autre praticien que soit plus ouvert est prêt à m’écouter.
    Je sais que ce blog n’est pas un lieu de consultation médicale, mais si vous pouviez me transmettre les coordonnés d’un ou plusieurs confrères à Paris ou en Normandie, qui partagent votre approche, c’est-à-dire traiter un patient en prévention secondaire sans statines, je vous serez éternellement reconnaissant.
    Merci d’avance pour votre aide.
    Cordialement,
    Fabrice

    1. Le Tahor pour la prévention des sténoses intra-stent ?
      Bien éduqué ce cardiologue ! Presque amusant… Mais on a vu pire.
      De plus, le Tahor n’a pas l’AMM en prévention secondaire…
      Je suis désolé pour vous.
      Ici s’expose le spectacle d’un système de santé en chute libre et sans parachute…
      Je ne peux évidemment pas faire de la pub pour un confrère. Je peux vous conseiller à titre privatif via votre mail personnel.
      Où habitez-vous ?

      1. Merci pour votre réponse Docteur.
        J’habite dans l’Eure mais je suis prêt à me déplacer à Paris ou par tout en Normandie.

  6. Bonjour docteur
    Je vous suis depuis maintenant de nombreuses années et grâce à vos publications et votre blog j’ai réussi à ne pas prendre de statine il y a quelques années. Depuis quelques jours on me prescrit du loxen 20 pour des pics de tension ponctuelle à 18 19.9 mais j’avais lu dans votre livre que vous n’aimiez pas du tout les bloqueurs calcique pouvez-vous m’en donner les raisons et peut-être ainsi changer de médicament pour un diurétique par exemple
    Cordialement
    Patrick

    1. Il faudrait savoir surtout pourquoi cette pression monte ainsi.
      Il y a une cause. Soit des erreurs de mode de vie soit autre chose…
      Investiguer ! Vite ! Et avant de prendre des médicaments toxiques…

  7. Bonjour docteur,
    68 ans et souffrant d’insuffisance cardiaque je suis traité avec eplerenone, furosémide, bisopropol, entresto, procoralan et previscan. Après avoir lu votre livre “Prévenir l’infarctus” je cuisine moi-même des produits frais en diète méditerranéenne depuis 1 an. La question est : puis-je supprimer l’un ou plusieurs de ces médicaments ?

  8. Bonjour.
    J’ai été sous statines pendant un dizaine d’année.
    les examens sanguins des dernières années de traitement faisaient régulièrement état de taux de transaminases et gamma gt supérieurs aux normes. Mon médecin traitant et le gastro-entérologue qui me suit, suite à un cancer ancien du colon, ont incriminé mon régime alimentaire (bonne chair, vins). s’il est vrai que j’apprécie les plaisirs de la table, les quelques excès que je m’accorde ne sont que passagers.
    J’ai stoppé la prise de statines, contre leurs avis, il y a 2 ans ( 2 comprimés /jour d’Enegy) et depuis lors, mes résultats sont tout à fait conformes aux “standards”.
    Miracle?!
    Je ne sais pas si d’autres constats d’une possible influence des statines sur les gamma gt et les transaminases ont été constatés.
    Je continue donc à savourer avec modération, vins et mets.
    Mes taux de cholestérol sont de :
    LDL = 4,79
    HDL= 1,09
    Total = 6,92.

    Meilleurs vœux et Bravo!

  9. Bonjour Docteur. Je suis médecin radiologue et des soucis de santé à la pelle (trois maladies auto-immunes) qui m’ont amené petit à petit à me poser des questions sur l’efficacité de nos traitements conventionnels et à revoir mon alimentation.
    Malheureusement, les prescriptions restent à peu près pareils (corticoïdes, chloroquine, immunosuppresseurs, béta-bloquants et j’en passe) et je voudrais, si possible, le contact d’un thérapeute naturel puisque vous même ne consultez pas. En espérant que vous donnerez suite à ma requête, je vous prie de recevoir mes cordiales salutations.

      1. Rebonjour. J’ai oublié de préciser, que je n’avais pas de problème pour me déplacer car je viens souvent en France.
        Bien à vous.

  10. J’ai une amie de 72 ans (50kg pour 1M70) en pleine forme qui fait deux heures de gym intensive et trois parcours de 18 trous de golf par semaine, qui ne fume pas, ne bois pas à une alimentation on ne peut plus diététique mais qui fait de l’hypercholestérolémie (HDL 0.96, LDL 2.49 (De famille)) mais qui souffrait néanmoins de petits troubles de mémoire. Et je me suis posé la question, on lui fait diminuer le LDL, mais son organisme en a peut-être besoin à ce niveau, tout simplement ?
    Je lui ai conseillé d’arrêter les statines, ce qu’elle a fait et j’ai trouvé que les troubles semblaient diminuer et en même temps je lui ai demandé de consulter un cardiologue pour faire un bilan.
    Tout était parfait…. Mais comme il y avait trop de cholestérol (50 ans de lavage de cerveaux) il fallait impérativement prendre un médicament pour faire baisser ce taux. Alors pas de statine mais la dernière molécule forcément parfaite (Evidemment elle date de moins d’un an, donc on a encore aucun retour !) l’EZETIMIDE et depuis j’ai l’impression que les problèmes de mémoire instantanée reviennent comme ne plus se souvenir de ce qu’elle a fait l’après-midi du 25 décembre, deux jours après…
    Alors c’est peut-être une vieillesse prématurée ou un début d’Alzheimer, mais je souhaitais connaître votre avis sur un tel cas, car il me semble qu’à notre âge tous ces médicaments… !
    J’ai changé le médecin de ma mère à ses 80 printemps en voyant les ordonnances qu’elle avait, et on a tout supprimé. Elle est devenue centenaire en pleine possession de sa tête, elle faisait encore de la bourse sur Boursorama à 99 ans et jouait à la belote online la nuit avec des américains !
    Ces cocktails de médicaments remplis de molécules jamais vraiment testées ensemble c’est quand même le problème de l’époque !
    Merci pour tout ce que vous faites et continuerez à faire. J’ai acheté votre dernier livre sur les vaccins, je sors terrifié de sa lecture. Mais que voulez-vous quand on a un mari PDG de l’INSERM (Jusqu’au 13/10/2018) financée à plus de 60% par les labos, comment voulez vous qu’une faible femme comme notre ministre BUZYN refuse un projet de loi porté par les lobbys sur l’obligation de 11 vaccins à injecter (Même pas par voie orale, cela pourrait être rejeté !) à des nouveaux nés.( Loi, décret et calendrier relatifs aux 11 vaccins obligatoires : 4 avril 2018, il était temps !)
    D’ailleurs sur les onze, cf. le site http://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/: indique : Le REPEVAX (4 vaccins sur les 11) ne doit pas être administré chez des enfants de moins de 3 ans.
    Je ne comprends plus !
    Alors vous avez tous mes encouragements mais quand je vois sur le site de l’AIMSIB que vous êtes trainé en justice, je pense que vous devriez demander des dommages et intérêts pour déficit d’image à la hauteur de 300K€ minimum, somme qui si vous la gagnez vous permettra de vous battre encore mieux et passer sur les médias pour expliquer vos combats.
    BRAVO et surtout ne perdez pas la foi, des milliers de gens raisonnables sont derrière vous.

    1. Merci de vos encouragements !
      L’ézétimibe est sans intérêt : inutile et toxique !

      C’est un médicament ancien déjà qui a été suspecté de favoriser les cancers plus vite que les statines…
      No additional comment…

      1. Merci pour votre réponse mais il me reste une question, que faire à 3.5g de cholestérol ?
        Je ne vous demande pas une réponse de médecin car il est impossible de faire des diagnostics à distance sans connaître le patient, mais plus, qui voir ? quels types d’analyses réaliser ? quel spécialiste contacter ?
        Tout est clair que ce soit dans vos livres, conférences ou posts, quand on est à moins de 3g mais il n’est visiblement pas facile de décider de la conduite à tenir si l’on est au-dessus.
        Si l’on arrête les pilules anti cholestérol et que votre bilan cardiologique est bon, la réponse immédiate de votre médecin ou de votre spécialiste : « forcément cela fait 20 ans que vous prenez des statines qui ont baissé significativement votre taux de LDL et limité les dépôts de cholestérol ! »
        Si l’on veut pas continuer à s’empoisonner, faut-il par exemple faire un examen annuel des artères pour vérifier qu’il n’y a pas de plaques d’athérome en phase de constitution ?
        Autre chose ?

        1. A 3g50 de cholestérol , c’était le taux de ma mère!
          Elle a fait le régime méditerranéen et bio et a vécu jusqu’à 94 ans sans médicament…

      2. Je viens de demander à un patient de 82 ans de l’arrêter…il souffre de crampes mais son généraliste lui dit:
        “vous DEVEZ absolument le continuer…”
        J’espère avoir convaincu le patient.
        Question à MdL: un scientifique peut-il convaincre un croyant? Si oui, comment?

  11. bravo pour votre excellent livre sur les vaccins.. je suis médecin et malade depuis 2009 (dysautonomie grave après vaccin contre la grippe H1N1, séquelles de fatigue chronique très invalidante) et ma vision de la médecine a changé.. c’est le moins qu’on puisse dire..
    ( procès contre l’oniam en cours..il faut quand même que les effets toxiques des vaccins soient enfin reconnus.. )
    je viens de recommander 10 exemplaires de votre livre afin de le distribuer tout autour de moi.. il est clair , concis et remarquable..merci merci

  12. un jeune contrôleur vient voir Louis et lui dit :

    – J’ai l’impression que vous vivez au-dessus de vos moyens, ou alors vous fraudez le fisc… Ce somptueux appartement et votre grosse auto ne correspondent pas à votre déclaration de revenus!

    – Peut-être, mais je mange très peu, vous savez ? À chaque repas, je me contente d’une barre de chocolat avec une tranche de pain ! Ainsi, je fais beaucoup d’économies sur la nourriture !

    > – Ah ? Mais dites-moi, avec tout ce chocolat, vous devez être constipé, non ?

    – Un peu, mais par bonheur, chaque année, il y a un contrôleur fiscal qui vient me faire chier !

    1. C’est un peu vulgaire et je ne suis pas sûr que nos gilets jaunes apprécieraient ce genre d’humour glacial…

      1. Je pense la même chose que vous, mais le dico apportant une analyse dans tous les sens du terme … j’ai pensé que … je me suis un peu égarée … c’est ce qui arrive en vieillissant …
        Pardon, je ne recommencerai plus …

  13. Bonjour Docteur,
    Effectivement, cela m’intéresserait de consulter votre confrère grenoblois. Vous pouvez me communiquer ses coordonnées par e-mail . Bien évidemment, je ne divulguerais pas ces informations. Merci d’avoir répondu rapidement. Bonne soirée,
    Bien cordialement.

  14. > NOUS AVONS TOUS LE MÊME ÂGE CETTE ANNÉE.

    >
    > > > Cette année, le monde entier a le même âge !
    > > > 👉 Cette année est une année spéciale ….

    >
    > > > Il n’y a qu’une chance tous les 1 000 ans.

    >
    > > > Votre âge cette année + votre année de naissance,

    > 70 + 1948 = 2018

    > chaque personne est égal à 2018.

    >
    > > > C’est si étrange que même les experts chinois et étrangers ne peuvent pas
    > > > l’expliquer !

    >
    > > > Essayez et voir que le calcul de votre âge + votre date de naissance donne
    > > > 2018.
    > > > Il faut attendre encore mille ans pour que cela arrive !

    >
    > > > Transférez le message à des amis, laissez tout le monde faire calcul !

    1. Mais c’est vrai ça !
      Trop drôle !
      Merci, Charlotte !
      Vous avez trouvé ça sur un rond-point ?
      De nuit ou de jour ?

    2. “”””””””””””
      > > > Il n’y a qu’une chance tous les 1 000 ans.
      >
      > > > Votre âge cette année + votre année de naissance,
      > 70 + 1948 = 2018
      “”””””””””””
      … et en 2019 :
      71+1948=2019 !!
      … et en 2020 :
      72+1948 = 2020 !!!!

      ??????? quelle chance ( tous les ans =D )

      Plus sérieusement , émission sur France Inter “la tête au carré, avec Alain Tedgui à l’occasion de son prix INSERM 2018. (Ses activités de recherche portent sur la biologie de la paroi vasculaire. Il a consacré sa carrière à l’athérosclérose, une maladie caractérisée par la formation de plaques au niveau des artères, et l’une des principales causes de troubles cardiovasculaires)
      C’est son discours pas vraiment en phase avec le votre qui m’a amené sur votre site. Avez vous (si vous l’avez écouté ) un commentaire à faire ? . merci.

      1. Alain Tedgui est un de mes “meilleurs amis”, le prototype du brillant chercheur fonctionnaire hautement respectable qui a “dominé” sa spécialité à l’INSERM. Dit autrement, il a réussi à cumuler sur 30 ans des fonds de recherche publique qui n’ont pas été utilisé par d’autres, supposés “concurrents” mais moins bien lotis en relations politico-syndicales, les idiots…
        Accessoirement, il a défendu fortement, bien que non médecin, les prescriptions abusives de statines… C’est un “détail” (comme dit l’autre) qui aurait pu lui valoir quelques ennuis, du genre “exercice illégal de la médecine” mais c’est un “détail” car je doute que beaucoup de médecins aient suivi les conseils de ce scientifique “hors pair” comme dit un autre.
        Comme dans toutes les professions, il faut, au moment de devenir “pensionné” de l’état, faire une sorte de bilan.
        Si je devais retenir un article intéressant, une idée novatrice, un concept innovant dans le palmarès de mon ami, que prendrais-je ? RIEN ! Désolé ! Sauf le grand respect que nous devons à la science biologique nationale.
        Mais si vous me trouvez sévère et avez une autre façon de voir les choses, merci de m’ouvrir les yeux !

        Merci de ne pas diffuser ce message au-delà d’un public sélectionné pour sa bienveillance et un minium d’esprit critique !

        1. le problème des profanes – dont je fais partie, est de faire le tri des informations -contradictoires, fournies par la multitude d'”experts” ( quelque soit le domaine d’ailleurs) . Alain Tedgui parlait du professeur Even, disant grosso modo qu’il n’y connaissait rien ; à peu près le discours “politique” que vous avez ci-dessus. Ce n’est évidemment pas là dessus que l’on peut se faire une opinion. Je vous rassure , vos arguments techniques ( et l’absence de réponse convaincante à ceux-ci) concernant “l’hypercholesterolémie” , m’ont largement convaincu ce cesser d’avaler des statines…. et je ne vais pas bouder le foie gras que j’ai préparé pour noël.
          bien cordialement

          1. Celui dont vous parlez n’étant pas médecin, on préfèrera quand même un médecin ayant pratiqué la recherche dite “scientifique” ; on peut au moins vérifier ce qui a été publié et se faire une idée…
            C’est vous qui voyez…

  15. Bonjour Docteur,
    Je connais une dame qui avait 14 de cholestérol, elle a prit des statines Crestor, elle a eu des problèmes de peau et des douleurs articulaires importantes. Elle a arrêté le Crestor, elle a 86 ans et elle se porte très bien, pas de problème d’artères.

    Moi-même, j’ai pris des statines de 2007 à 2013 j’avais aussi des douleurs articulaire à ne plus pouvoir travailler, perte de mémoire, rupture du tendon d’ achille, et autre. Pendant ce temps, on m’a poser 8 stents. J’ai arrêté les statines et cela fait 5 ans et je vais bien, pas de stents.
    Meilleures salutations.

    Paul

  16. Bonjour docteur
    J’ai une artère en sténose à 40% et des extrasystoles (je ne fume pas, je bois du vin de temps à autre, je pratique la cohérence cardiaque, un peu de yoga,du QI gong, du vélo d’appartement et le cholestérol est bon.)
    Le cardiologue me propose « à vie » et sans explications le cocktail suivant : RESITUNE 75mg, ATORVASTATINE 5mg et CARDENSIEL 5mg.
    Je prends uniquement RESITUNE 75mg depuis 1mois et demi. J’ai commencé votre livre et je souhaiterais appliquer vos conseils avec un cardiologue qui partage votre approche globale des risques cardio-vasculaire. J’habite dans l’Oise.
    Merci d’avance
    Bien cordialement

    1. Désolé je ne connais personne dans l’Oise mais je connais un grenoblois ; je ne suis pas autorisé à faire de la publicité pour des confrères via un blog ; donc dites moi si vous êtes intéressé et si je dois vous donner l’info via votre e-mail.

    2. Bonjour,

      je vois un proche aussi dans ce cas et pourtant il suivait mes conseils de diete mediterraneenne, jus de grenade etc…bien que sédentaire…
      Avec un faible pour le chocolat au lait quand meme…
      Et là il cherche le moyen de diminuer son nodule atheromateux bien lisse et homogene qu’il découvre a l’echographie carotidienne… bon ça interroge!…Et voilà qu’il me parle d’un traitement de diminution de la plaque d’atherome grace a une enzyme appellee seropeptase je crois: elle la ferait fondre! et de m’interroger sur ce traitement, mais je n’ai pas trouvé de vraies etudes sur le bien fondé de faire ciculer de grandes quantités de cette ezyme dans le sang…Du reste si ça demontait la paroi de la plaque ne serait ce pas contraire au but recherché…Voire dangereux du point de vue des substances libérées dans le sang? Ce questionnement m’a paru pertibent et je vous le repercute! Avez vous connaissance de cette pratique enzymatique?
      Bien cordialement

      1. Merci d’oublier ce genre d’idioties. Désolé !
        Si vous dites ne pas avoir trouvé “de vraies études” c’est qu’il n’y en a pas !

        1. Ah oui mais alors avec 45% je crois d’obstruction, que peut on faire de raisonnable apres avoir lu votre livre.
          Les statine ça ne va pas, le kardegic, pas évident…Et le danger de ce genre de bosse bien lisse et homogene est une enigme!

          1. Une “bosse bien lisse, homogène et énigmatique” vous dites ?
            Y a de quoi skier chez vous ?
            Vous habitez où ?

          2. Voilà qui laisse perplexe!
            partir au ski ou bien chez le cardiologue, et ou?… et d’ailleurs y a t il quelquechose a faire ou a s’inquieter si c’est bien lisse?
            il parait que l’endoscopiste s’est montré rassurant…ce qui m’etonne un peu!

  17. Bonjour Dr,
    Ce n’est pas un commentaire, ni une consultation, mais une simple question. Existe-t-il un moyen d’obtenir les coordonnées de cardiologues dans ma région, en phase avec votre approche . (Je vis en nouvelle aquitaine la moitié du temps à bordeaux et l’autre dans le périgord noir) . ?
    Merci pour votre réponse

    1. Adhérez à l’AIMSIB et on vous trouvera peut-être quelqu’un là-bas…
      Cela dit, nous sommes ces jours-ci sur la crête de la vague : si vous ne voulez pas de statine (par exemple ; mais la cardiologie préventive ne se limite pas à arrêter un médicament inutile et toxique, vous l’avez compris), vous avez de plus en plus de cardiologues qui se limiteront à “ne pas insister” [mais vous ne saurez pas ce qu’ils pensent vraiment] ; la majorité d’entre eux évidemment ne vont pas oser se mettre “porte-à-faux” vis-à-vis de sociétés savantes dépendantes des cadeaux de l’industrie.
      Mais la cardiologie préventive, telle que je la vois, c’est bien autre chose que stopper une statine !

  18. Bonjour docteur, bonjour à tous .
    Je suis étonnée du nombre de personnes qui cherchent un cardiologue traitant sans statines . Ma généraliste insistait, je lui ai offert le livre “Dites à votre médecin …” , elle l’ a lu et m’ a dit : -“Oui, mais il est le seul à dire ça ” . Je n’ ai pas insisté car je ne suis pas de taille à soutenir un débat animé .
    Donc, pour avoir la paix, je ne prenais pas la statine prescrite chez le pharmacien, c’ est tout , et elle continuait à me la prescrire sans le savoir , c’ est tout !
    Que voulez-vous qu’ il vous arrive ? Je n’ ai pas été arrêtée par les gendarmes ……….
    Par ailleurs,un changement radical d’ alimentation a fait baisser mes triglycérides d’ une façon drastique ! Elle est contente et crois que … alors qu’ elle ne sait pas que …

    1. qui ne comprend pas la réaction de votre cardio ne comprendra rien à tout ce qui va se passer à l’avenir à propos du chol.

      On cherche à résoudre des questions avec la logique, alors qu’il s’agit de situations psychiatriques

      C’est tout comme les gilets jaunes, triplez le SMIC et donnez-leur l’essence gratuite et ils seront tjrs mécontents, parce que ce qu’ils veulent, c’est être mécontents

      1. Leur seul problème selon vous serait “qu’ils veulent être mécontents” ?
        Si provocation, c’est pas drôle ! Si c’est pas provocation, vous êtes insultant vis-à-vis des gens qui portent des gilets jaunes ; et vous m’insultez moi-aussi !
        Précisez car c’est ma dernière indulgence à votre égard…

        1. @ Phil. Si la loi est inégalement appliquée ainsi que la répartition de la richesse et si le pouvoir politique, quel qu’en soit la forme, favorise certains aux dépens des autres, la protestation de ces derniers est justifiée … mais encore faut-il qu’ils en aient la possibilité de la faire connaître.
          C’est la base de l’égalité devant la loi et c’est le seul moyen que les “Gilets jaunes” ont trouvé pour la faire connaître quitte à déplaire en se gelant les “c….lles” sur barrages routiers presque symboliques ou se faire gazer ( bonjour la pollution par ailleurs…) C’est beau d’être heureux en étant mécontent…
          La contestation ou le mépris du politique ne date pas d’hier ou de ces jours ci.

          1. C’est gentiment dit, tout en bienveillance, merci ; bravo !
            Question bienveillance, patience et prudence, je le confesse, l’Amiral est “à marée basse”…
            Vivement les huitres et le Père Noël !

  19. Bonjour Docteur,
    Je recherche désespérément des cardiologues qui partagent votre vision des choses sur le rôle ou plutôt le “non-rôle” du cholestérol dans le risque cardio-vasculaire. J’habite à proximité de Marseille. J’ai besoin de sortir du flou dans lequel je me débats. Merci d’avance.

      1. Ce que je ne comprends pas, c’est alors pourquoi la plasmaphérèse pour les hétérozygotes qui ont un taux très élevé de ch (7gr) et pas pour les autres ? ..si les LDL ne sont pas dangereux?…A quoi sert ce nettoyage des LDL par la plasmaphérèse?.. Désolée si je vous fâche un peu! mais il y a là pour moi quelque chose d’illogique ..merci pour vos lumières!..
        Je vous remercie pour votre proposition, je vous ai déjà contacté par mail mais mon cas se complique au niveau de l’athérosclérose et j’ai vraiment l’impression de “ramer”pour réunir tous les éléments d’un puzzle compliqué!.. suis aussi hypo. haschimoto…sans doute mieux de continuer par mail…Merci

        1. Il serait temps que vous lisiez les bons livres [par exemple “L’Horrible vérité sur les médicaments anticholestérol“] ; vous comprendrez les LDL, le cholestérol et le reste ; peut-être !

          Concernant les FH, visiblement vous n’avez pas encore lu l’article dont je vous ai donné référence.
          Comme mon temps est réduit, je vous donne une piste supplémentaire (mais qui ne résout pas tout !) : la plasmaphérèse vous débarrasse aussi des facteurs de coagulation anormaux qui ont accompagné les traits génétiques qui participent à l’élévation des LDL… Les idiots pensent pensent faire du bien en diminuant les LDL, mais c’est la diminution du fibrinogène qui est positive…

          1. Bonsoir Docteur, J’ai lu tous vos livres!…et vous remercie pour tout votre travail mis ainsi à disposition . Il me manque toutefois qq infos!..Vous dites : “c’est la diminution du fibrinogène qui est positive”. Peut on le diminuer en dehors de la plasmaphérèse? le mien est de 3.37g/L…?- (pour le reste Lpa inf. à 21nmol/L – Apo B. 2.08g/L – Lipoprotéine. C3 32.9mg/L et Homocystèine. 11.76nmol/L – LDL 2.7g/L.)
            Carotide gauche bouchée à plus de 50%.
            Je vous remercie beaucoup pour votre réponse.

          2. Je ne fais pas de consultation via un Blog [vous ne voyez pas le Gros nez de la corporation qui flaire la moindre de mes disjonctions ?] et, en plus, je ne soigne pas des chiffres ! Que des personnes !

          3. ce n’est pas une demande de consultation!! juste savoir pour la diminution du fibrimogène ? .. Merci!

          4. Désolée d’insister un peu!.. comment fait on pour baisser le fibrinogène?… mis à part le sport, la diète méditerranéenne… et tout simplement comment faire avec ces plaques d’athérosclérose car malgré toutes ces préconisations, elles augmentent ( + de 50% de la carotide bouchée) . Faut il simplement surveiller en priant de ne pas faire un AVC ou autre!…avant l’opération? … N’y a t il donc Rien de plus…

          5. Je comprends votre inquiétude, j’en suis désolé moi-même et si je pouvais vous aider par ondes électromagnétiques, je le ferais…
            Votre question recouvre toute la problématique de l’athérosclérose des carotides et le risque d’AVC. Sauf à faire un cours ou un article de 100 pages, le seul moyen de procéder simplement est de considérer chaque cas individuellement ; et pas via Internet…

  20. Bonjour Docteur, vous serait il possible de m’éclairer un peu svp. Vous dites qu’un HF hétérozygote ou plutôt une H.lipoprotéine avec un taux de CH de 7gr/l peut bénéficier d’une plasmaphérèse – trop de lipoprotèines circulant dans les sang pouvant être dangereux. Pour des personnes identiques avec un taux inférieur (4 à 5gr de CH) cela n’est pas préconisé. Comment ces lipoprotéines, quand les récepteurs des LDL sont non fonctionnels s’éliminent elles ? et d’abord, s’éliminent elles?. ou continuent elles à circuler ? Peuvent elles s’agglutiner sur des plaques d’athérosclérose?..
    Merci pour votre réponse.

    1. Vous vous êtes laissée influencée par des théories stupides.
      Où avez-vous vu des LDL s’agglutiner ?

      Nous venons de publier un article qui explique un peu vos questions. Je n’ai pas eu le temps de le commenter sur le Blog, désolé. Lisez-le ça vous avancera un peu…
      “Inborn coagulation factors are more important cardiovascular risk factors
      than high LDL-cholesterol in familial hypercholesterolemia”

      Je mets les auteurs ci-dessous pour vous aider à trouver l’article :
      Uffe Ravnskov, Michel de Lorgeril, Malcolm Kendrick, David M. Diamond

  21. Bonjour, suite à un AVC à 40 ans sans éthologie je cherche à remplacer mon Kardegic 75mg qui me fait très mal au ventre par un substitut naturel (omeg 3, Ail etc…?) en plus de la pratique assidue du régime méditerranéen (qui m’a fait passer en un an de 1,29 de taux LDL à 0,88 – j’ai échappé “naturellement” à la pression des médecins au passage pour prendre des statines malgré un taux normal).
    Avez vous une piste et savez vous quel bilan demander pour en vérifier l’effet anti aggrégant me concernant ?
    Merci d’avance pour votre réponse !

    1. C’est un problème assez courant. Mais ps facile à résoudre… Ça nécessite une entrevue avec un médecin qui saurait “refaire votre histoire” et vous écouter…
      Malheureusement, via un blog, ça ne peut se faire : il faut trouver un autre moyen.

      1. bonjour
        J’ ai fait un AVC sans éthologie aussi mais le neurologue fait des statines (j’ai du mal à écrire…) mais cholestérol ou pas
        et qu’il m’oblige…. qu’à le suivre ! Est ce que vous pourriez me lire les articles scientifiques ?
        Merci

        1. Désolé pour cet accident de parcours.
          Ce médecin suit aveuglément le protocole… Sans rien comprendre à la problématique du cholestérol et de l’AVC ; un peu comme les députés à l’Assemblée nationale votant à une quasi unanimité une Loi d’obligation Vaccinale alors qu’ils ignorent l’abécédaire du problème…
          Ces abus et bêtises sont quotidiens dans notre république. Et voilà pourquoi il y a des gilets jaunes dans les rues de Paris !
          C’est la réaction au mépris que nous subissons, eux et nous (scientifiques indépendants) de la part d’un pouvoir devenu fou !
          Quant à ce médecin, il est urgent de lui expliquer !
          Le meilleur moyen est de lire mon livre “Prévention de l’infarctus et de l’AVC” !

          1. merci beaucoup

            Le neurologue atteste des articles scientifiques mais les livres n’étaient des balivernes et la publicité aussi ! J’ai envie de les “eduquer” des articles scientifiques !

            Merci de votre soutien

          2. Je ne peux malheureusement pas vous transmettre ma bibliothèque ; désolé ; d’autant plus que vous aurez du mal à éduquer un neurologue…

      2. Merci de votre retour rapide.
        Ce qui n’est pas simple c’est de trouver un médecin qui prenne le soin de faire ce que vous dites : m’écouter pour ensuite m’aider à faire le bon choix. Je tente au cas ou, feriez vous cela, peut être en commençant par un mail de ma part avec plus de précision ?
        Merci !

  22. Bonjour Docteur,
    J’ai eu un double pontage en fin oct. 2017 et évidemment je suis sous Atorvastatine. J’habite Bordeaux et recherche un cardiologue plus proche du régime Méditer. ou de la micronutition que des Statines. Ma nutritioniste m’a donné une adresse à Cannes (780kms de Bordeaux !). Auriez vous une adresse plus proche de Bordeaux (Toulouse, Tours, à défaut Paris), ou un moyen de trouver un cardiologue hors des normes.
    Merci d’avance, merci pour vos écrits, les émissions auxquelles vous avez participé.
    Très Cordialement
    Daniel

    1. Je ne suis pas sûr que ce que vous cherchez existe à proximité de chez vous.
      Cannes ? Ah bon, connais pas !
      Il vous faudrait d’abord une bonne expertise de votre dossier.
      Désolé, pour le moment et faute de claire expression des médecins à propos de la prévention des maladies cardiovasculaires, je ne peux pas vous aider plus…

  23. Bonjour Docteur,
    Pouvez-vous me donner votre adresse de consultation? Mon mari a un souci cardiaque: ouverture de la crosse de l’aorte à 5cms plus un souffle au cœur.
    Nous aimerions avoir votre avis?
    Merci et belle journée

    1. Je ne donne pas de consultation privative ; mais je peux peut-être vous aider, au moins vous écouter.
      Je vous joins sur votre adresse e-mail

  24. Bonjour,
    après lecture de l’article sur la diète méditerranéene, que j’applique depuis mon infarctus de myocarde en octobre 2018. Je pensais me tromper mais non je le suis pratiquement à la lettre , mais mon surpoids reste toujours . j’aimerai supprimer certains médicaments( liptruzet mais exemple) mais mon cardiologue ne veut pas en entendre parler. je sais que ce n’est pas un lieu pour consulter , mais j’ai une question: qu’est ce que je risque à arrêter cette statine .
    cordialement

    1. Je ne donne pas de consultation via Internet.
      de façon générale toutefois, je l’ai beaucoup écrit, les statines sont inutiles et toxiques. Elles rendent diabétiques et font grossir, entre autres choses…
      Lisez mes livres, ça pourrait vous sauver la vie !

  25. Partisan de la diète méditérranèenne et
    grâce à vous j’ai “osé” conseiller l’arrêt des statines chez les patients ayant des effets secondaires, ayant plus de 80 ans, n’ayant pas de pathologie cardiovasculaire.
    Médecin généraliste, en fin de carrière je cumule 46 ans d’études et pratique médicales.
    Autant dire que j’ai connu “l’age biochimique de pierre” de la pharmacopée débutante des molécules de synthèse.
    J’ai connu les louanges du MEDIATOR vanté pour la prévention de l’obésité, du diabète, de la pléthore métabolique et aussi les progrès de quelques médicaments révolutionnaires.
    Sans être tatillon, je décèle une certaine variabilité et légèreté de l’être, des concepts et une certaine solidité de la nature ( des processus biologiques).
    Je partage le doute exprimé par G.Brassens ” le sage en hésitant tourne autour du tombeau ” et mes maitres m’ont enseigné la remise en question et la vigilance thérapeutique, encore plus pour les traitements continus au long cours.
    La connaissance scientifique fait évoluer l’humanité, en validant les questionnements, les faits, les observations empiriques par l’expérimentation reproductible, ou les études épidémiologiques.
    Tout le monde ne peut procéder à des études en double aveugle contre placebo; ce que je vis avec mes confrères au quotidien est empirique, au raz des paquerettes.
    Le diabète est une maladie avec une pathogénie, des symptomes, des complications. On a à disposition un marqueur avec l’HbA1c très fiable, proportionnel à ses variations et un effet prédictif reconnu.
    L’hypercholestérolemie ( une fois détectées et éliminées les maladies génetiques et thyroidiennes) ne semble pas avoir les mêmes similitudes et les marqueurs de pathogénicité proposés, rectifiés au gré de l’absence d’efficience ne brillent pas par leur fiabilité:
    Une fouletitude ségolenesque ( statistiquement quelques uns ) de patients traités ou pas se promène allègrement en pleine forme avec des LDL catastrophiques et on voit des LDL innofensifs chez des patients qui bouchent leurs artères. D’accord c’est empirique, et les pathologies cardiovasculaires sont multifactorielles, mais si ce facteur dyslipidemique existe de tels cas devraient être rares ou les marqueurs sont bidons.
    Que dire de la bonne santé des marathoniens, triathlètes (sportifs d’endurance par excellence) chez qui la baisse du cholesterol est le simple témoin de l’accélération du turn-over de la masse graisseuse obtenue par l’exercice physique?
    Encore une épine dans le pied des boutefeux, des bons apôtres de G.Brassens avec le FRENCH
    PARADOXE ( et les esquimaux, japonais, africains paradoxaux non ? ). Sans explication satisfaisante, l’hypercholestérolémie délétère est sinon une vaste blague du moins une théorie.
    Théorie bien loin de la pratique de nos patients passant aux urgences, sortant des services de cardiologie, abreuvés de statines.
    Une devinette circulait dans les soirées assidues d’EPU :
    Quelle différence y a-t-il entre Dieu et un cardiologue? Dieu lui ne se prend pas pour un cardiologue.
    Est ce toujours d’actualité?
    Bon allez il faut que je m’en aille. ADESIAS

  26. Bonjour Docteur. Je viens de voir en replay sur le canal “Planète +” dans la série documentaire “A pleines dents” avec Gérard Depardieu, son voyage dégustation au Portugal. C’est pantagruélique mais Ô combien méditerranéen, un régal pour les yeux et l’appétit, et quel plaisir de le voir avec son compère cuisinier. A voir jusqu’au 11 novembre, c’est réjouissant,- on aime ou pas mais ça ne laisse pas indifférent.

    1. Difficile d’être indifférent à Depardieu… Il est l’image de l’époque : pas un mot de plus !

    1. Je vous invite à faire preuve d’un peu d’esprit critique.
      Ils écrivent en effet : “Entre 2000-2002 et 2014-2016, l’espérance de vie à la naissance au Québec a augmenté de 4,1 ans chez les hommes et de 2,4 ans chez les femmes.

      Ce qu’il faut regarder ce sont les variations tendancielles entre 2000 et 2016 ou 2017 : modification de la pente, observation d’un plateau, début d’un déclin ?
      Les modifications les plus visibles sont apparues en France par exemple après 2010.
      Comme on l’observe aux USA, au RU et sans doute (imminemment pour le 3ème point) en France…
      Merci de nous fournir ces documents si vous les trouvez ; moi je suis un peu fainéant…

  27. Bonjour Docteur. Je vais diffuser encore largement votre article autour de moi quitte à lasser. Il est essentiel pour la bonne santé, pour la conserver ou la recouvrer … et à chacun d’adapter cette alimentation à sa ou ses pathologies lorsqu’il en a.
    Bonne santé méditerranéenne.

Merci d'avance, pour le 97 +1 eme commentaire.

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