Conférence (et plus si affinités…) à Grenoble le jeudi 1er décembre

 
Ce sera à 18:30 au Muséum d’Histoire Naturelle mais le seul fossile (ou squelette d’invertébré) qui sera sur la sellette pour la circonstance, ce sera moi !
J’espère que cet humour-là ne va pas déclencher des passions…
L’entrée du public vers l’Auditorium se fera rue des Dauphins (côté Rectorat).
Le sujet c’est la prévention des maladies chroniques ; je parlerai de “régime méditerranéen” et d’autres choses en fonction de la demande…
Si vous êtes dans le doute, professionnels de santé ou simple citoyen, c’est le moment de venir me jeter des œufs ou des tomates pourries [symboliquement, s’entend, car il faut nettoyer après…] ; à moins que n’ayez conservé quelque pudeur ou quelque aptitude au sens critique…
Moment de se défouler avant les fêtes !
A vous voir… pour échanger !
 
 
 
 
 

Sur-diagnostic et sur-traitement

 
Que signifient “sur-diagnostic” et “sur-traitement” ?
C’est la traduction littérale de l’anglais “overdiagnosis” et “overtreatment” quoique notre “sur” ne dise pas vraiment ce que le “over” anglais dit, c’est-à-dire que ce n’est pas “un peu trop” mais “vraiment trop” ; j’espère être compréhensible…
Trop de diagnostic et trop de traitement ?
Qu’est-ce à dire ?
C’est une très mauvaise habitude et très contemporaine de la médecine dite moderne ; de plus en plus souvent dénoncée dans les médias professionnels américains ; et pas vraiment encore en francophonie…
Toujours un train de retard nos amis francophones. Essayons de corriger un peu.
D’autant que, vu le niveau pitoyable des médias professionnels français, il y a peu de chance que nous soyons accompagnés ou approuvés encore moins, dans cette démarche.
Pas de panique, je ne vais pas parler de vaccins, même si ce pourrait être un exemple très intéressant.
Que signifie “sur-diagnostic” ?
Pour éviter toute critique du style [le Dr de Lorgeril discrédite la médecine et les médecins ; ce qui est contraire au code de déontologie…], j’utilise ici une définition que chacun peut trouver en voyageant deux minutes sur Internet :
“Tout diagnostic de maladie qui s’avèrerait par la suite n’être jamais la source de symptôme redouté ou ne jamais causer le raccourcissement de vie attendu par ce type de diagnostic”.
Ça prend des proportions assez considérables ces jours-ci, comme on l’a vu à propos de certains cancers : thyroïde, sein, prostate…
Probablement, l’arbre qui cache une forêt “tropicale” très dense…
Vu des USA, c’est assez épouvantable. Les diagnostics de cancers sont posés de façon exagérée [je ne rentre pas dans le détail de “l’exagéré” à propos des cancers] et, inévitablement, les traitements entrepris sont excessifs : trop de chirurgie, de radiothérapie et de chimiothérapie considérées comme inutiles par beaucoup.
Se voir privé de sa thyroïde (et aussi de ses parathyroïdes au passage) alors qu’elles n’étaient pas vraiment malades et qu’on en a vraiment besoin pour rester en bonne santé, ce n’est pas drôle du tout !
Malheureusement, c’est à peu près la même chose en pathologie cardiovasculaire. Hélas !
Par exemple, pour la majorité des médecins d’aujourd’hui (gravement désinformés), le diagnostic de dyslipidémie équivaut désormais à celui de pathologie cardiovasculaire…
En d’autres termes, cholestérol élevé équivaut à athérosclérose qui équivaut à pompes funèbres et qui indique la prescription urgente de statines…
Bon !
On a compris le “sur-traitement” est l’inévitable escorte-boy du “sur-diagnostic” !
D’où cela vient-il ?
De l’idée (bienveillante a priori) qu’il faille faire le diagnostic des maladies le plus tôt possible dans leur évolution car plus on traite vite (ou tôt) et meilleur est le pronostic.
Dans certains cas, c’est certainement vrai. Évidemment !
Mais la venue d’une médecine hautement technologique a entraîné un phénomène inattendu : on voit, on mesure, on détecte des choses invisibles ou infinitésimales qui sont, on le découvre progressivement, sans rapport avec une éventuelle future maladie.
Dit autrement, on peut détecter (à certains moments de la vie des gens)  des choses qui peuvent paraître anormales mais qui vont en fait se corriger toutes seules. Rien faire dans ces cas-là est la meilleure façon d’agir…
Quoique, parfois, il faille peut-être agir… Comment savoir ?
C’est là que la médecine redevient un art ; ce qu’elle aurait toujours dû être ; et le médecin un artiste…
Ce qui n’est pas si difficile si on applique des règles simples qui sont aussi anciennes que la philosophie hippocratique.  Règle principale : d’abord ne pas nuire !
Autres petits trucs de médecin expérimenté : écouter et soulager les symptômes ; considérer et traiter la personne dans sa globalité
On ne soigne pas des chiffres (cholestérol, acide urique, glucose…) ; on ne soulage pas des images… J’espère être clair !
Sauf qu’on se heurte très vite à des difficultés inattendues, sans rapport avec la partie très humanitaire de la médecine.
En restant dans le domaine de la cardiologie, il faut reconnaître que la médecine moderne et très technologique nous a apporté des moyens diagnostics et thérapeutiques exceptionnels qui, dans certains cas pathologiques avérés, apportent beaucoup en termes d’efficacité et de sûreté. Il serait fou de s’en priver.
Autre exemple en dehors des cas très sévères, les techniques d’imagerie du coeur et des artères permettent de voir des choses (mais est-ce vraiment anormal ?) du vivant du patient qu’habituellement seule l’autopsie (quelques décennies plus tard) permettait de voir. Ce que nous découvrons actuellement (mais certains l’avaient compris depuis longtemps), c’est que certaines caractéristiques histologiques (apparemment anormales) des artères sont en fait transitoires et guérissent toutes seules.
Le mieux est de ne pas y toucher !
Reproduction d’un principe aussi vieux qu’Hippocrate : “dans le doute, abstiens-toi !”
Less is better [moins c’est mieux] est le nouveau slogan basique d’une nouvelle médecine américaine qu’on peut considérer comme “hyper-moderne” et déjà présente (promue) dans les plus grandes revues de médecine…
Mais ces technologies (dans l’industrie de la santé) ont un coût, et leur développement a nécessité de investissements en recherche et développement. Les investisseurs demandent (exigent) un retour sur leurs investissements. Normal !
Autrement dit, une utilisation importante de ces technologies est nécessaire (il faut multiplier les clients potentiels) pour assurer la couverture des coûts de recherche-développement et d’installation de ces nouvelles technologies.
Bon, vous avez compris : voilà la raison principale de beaucoup des sur-diagnostic et sur-traitement ; il faut rembourser ; et donc utiliser le plus possible ces technologies ; même chez ceux qui n’en n’ont pas besoin…
Qui paie ?
Laissons de côté la problématique aux USA !
Chez nous, c’est le plus souvent l’Assurance-maladie qui paie ; ce qui explique en partie ses déficits !
Dit autrement, l’Assurance-maladie finance (en grande partie et de façon indirecte) les nouvelles technologies et le business dans le domaine de la santé.
Et le déficit est épongé par l’impôt !
Mais il y a une limite du supportable à l’impôt : on demande donc à l’Assurance-maladie de diminuer son déficit. Normal, dira-t-on ! Faut faire des économies. Des choix cruciaux sont à faire, c’est du ressort du politique.
Va-t-on réduire les dépenses liées aux nouvelles technologies ?
Va-t-on aller à l’encontre des intérêts du business des nouvelles technologies ?
Dans ces nouvelles (et moins nouvelles) technologies, il y a bien sûr les nouveaux (et moins nouveaux) médicaments : statines, anti-PCSK9, etc…
Je laisse à chacun le soin de réfléchir à ces questions.
Cela dit, pour tout professionnel de santé qui vit les yeux ouverts, il est clair que les choix actuels pour réduire les déficits du système de santé vise à réduire les coûts de personnel [c’est couteux un salaire d’infirmière ou de médecin, à titre d’exemple…] et donc inéluctablement à :
1) mettre sous pression les personnels qui essaient d’assurer le même travail avec moins d’intervenants ; et qui sont à la fois exténués et privés de compensation salariale décente ;
2) diminuer la qualité des soins ; donc la partie humanitaire et compassionnelle des soins : toujours plus de technologie (trop souvent inutile et parfois dangereuse), toujours moins de compassion !
Telle est l’époque trouble que nous vivons ; qu’en dirait Schopenhauer ?
 
 
 
 

Vive agitation dans le monde des statines … qu'ils doivent désormais défendre…

 
C’est le monde à l’envers en ce mois de Septembre 2016 !
Les défenseurs (parfois fanatisés) des statines doivent maintenant défendre ces médicaments plutôt que de simplement et sereinement décrire leurs effets : avons-nous besoin de grands discours pour justifier la pénicilline ?
Pas moins de 30 pages dans la dernière livraison de la revue médicale anglaise le Lancet pour affirmer encore que les statines sauvent des vies et que leur toxicité est très faible.
Serait-ce que certains douteraient ; et qu’il faille un tel armada pour convaincre les sceptiques ?
Certes le Lancet est une sorte d’organe “officieux” de l’industrie pharmaceutique, comme on disait du temps de la “guerre froide” ; et il faut prendre ce qu’on y lit avec beaucoup de prudence…
Et ne pas avoir l’illusion que le le Lancet pourrait proposer 30 pages à quiconque présenterait un argumentaire plus équilibré ou contradictoire ; dans le petit monde des statines, on ne parle que d’une voix… L’exact opposé de la démarche scientifique !
Et cette voix est celle de notre ami Sir Rory Collins dont nous avions un peu parlé en Mars 2015 [relisez le billet publié sur ce blog à cette époque, s’il-vous-plait ; c’est facile à retrouver] lorsqu’il confessa ses odieux mensonges à propos des statines. Le revoilà, notre Rory, frais et dispos comme si de rien n’était ; nous savons que c’est la spécialité des faux “spécialistes” de notre triste époque et dans toutes les disciplines : avoir généralement tort mais toujours renaître nouveau “expert et spécialiste”…
Pour plus d’information sur notre ami Sir Rory Collins, je renvoie les visiteurs de ce blog au 1er chapitre de mon livre L’horrible vérité sur les médicaments anticholestérol.
Impossible d’enterrer Sir Rory qui nous revient donc en Septembre 2016 pour ressasser ce qu’il a déjà écrit tant de fois ; seuls les naïfs et les incultes pourront découvrir quelque chose d’original dans ces 30 pages péremptoires ; sauf un rapide détour vers la dernière étude publiée sur les statines et appelée HOPE 3.
Je la cite car en Avril 2016, j’avais écrit un billet pour expliquer pourquoi l’étude HOPE 3 (testant la rosuvastatine contre un placebo) est  risible. Le titre du billet : Rosuvastatine (Crestor*) dans HOPE 3. Je vous laisse le relire tranquillement.
Que Sir Rory puisse s’inspirer de cette étude pour vanter les statines laisse penser que : soit il n’a pas vu les biais majeurs dont elle est coupable ; soit (plus probable) il est commissionné pour en dire du bien… Pas de commentaire supplémentaire !
Les auteurs (pas seulement Sir Rory, leur leader) de ce dithyrambique article de 30 pages [visant à nous expliquer – c’est un comble quand même – comment nous devrions (ou aurions dû) interpréter les données dites scientifiques qu’ils ont eux-mêmes produites au cours des 20 dernières années] ont TOUS un autre problème de crédibilité : ils sont liés de façon étroite, voire intime, avec l’industrie des statines.
Dit autrement, pour nous scientifiques, médecins et patients, ces auteurs sont les dernières personnes que nous devons écouter pour essayer d’éclairer la question des statines.
Seuls des vrais experts vraiment indépendants sont habilités à aider d’autres à “interpréter”, c’est-à-dire à comprendre au-delà de ce que les faits disent par eux-mêmes, ce qui en principe devrait suffire.
Dit encore autrement, “interpréter”, nous savons faire, merci, et peut-être mieux que ces experts rémunérés.
Comme les billets d’un blog doivent être brefs, je vais m’interrompre ici ; en finissant par une dernière petite remarque : Sir Rory et ses amis se moquent de ceux qui soupçonnent (très fortement) les statines de provoquer ou favoriser les cancers. Son argumentaire est simple : dans les essais cliniques qu’ils ont conduit, et dont la durée variait en moyenne de 3 à 5 ans, ils n’ont pas mis en évidence de franches augmentations des cancers dans les groupes sous statine…
J’encourage les visiteurs de ce blog à lire en urgence le chapitre que j’ai consacré aux cancers dans mon livre sur les médicaments anticholestérol [L’horrible vérité sur...] ; ils pourront mesurer l’inénarrable naïveté (ou bêtise) de Sir Rory et ses collègues.
Vite, les cancers sont des maladies pénibles ; et les éviter pourrait vous sauver la vie !
 
 
 
 
 

16:45 le 4 Novembre : les 300,000 signatures sont dépassées ; cap sur les 500,000 !

 
En 3 semaines, nous avons donc atteints les 300,000 ! 100,000 par semaine !
Bravo à tous ; et merci au nom de tous ceux qui, peut-être, seront ainsi libérés !
Que des résistants libèrent des prisonniers, ce n’est pas nouveau, et c’est sans cesse une “ordonnance à renouveler” ; et pas de “substituable” s’il vous plait…
300,000 : est-ce bien, est-ce mal ?
Toujours pas l’ombre d’un mouvement sur le front ennemi ; donc c’est insuffisant.
Jamais content celui-là, diront certains. Effectivement ! On ne fait pas une pétition pour atteindre un nombre ; mais on a un objectif ; et tant que cet objectif n’est pas atteint, il faut insister.
Pour le moment, c’est un coup d’épée dans l’eau.
Si 500,000 ne font rien bouger, il faudra le million !
J’ai une autre raison d’être mécontent : beaucoup de visiteurs ou d’interlocuteurs me disent ne pas lire mon dernier livre prétextant en connaitre déjà le contenu.
Grave erreur : “L’Horrible vérité” actualise l’état des lieux ; il explique (au chapitre 1) la délirante confession du Pr Rory Collins (qui fut la référence scientifique de la Haute Autorité de Santé dans sa déclaration de 2010 sur les statines) rendant caduques toutes les recommandations officielles publiées à ce jour dans tous les pays.
C’est un argument majeur pour convaincre les Autorités Sanitaires de revoir leur dossier sur les statines car ça leur donne un magnifique prétexte : “ce n’est pas eux qui se sont trompés, c’est le vilain Collins qui les a trompés…“. Donc on revoit l’affaire sans se discréditer !
Le chapitre 2 explique la physiologie du cholestérol. C’est un point fondamental pour comprendre comment la problématique du cholestérol s’est développée. A ce jour, aucun ouvrage en français n’a décrit cette question de façon aussi simple, et compréhensible par tout un chacun, tout en étant à peu près complète. De nombreux médecins et amis m’ont avoué leur soudaine découverte d’un sujet qu’ils pensaient pourtant avoir assimilé. Ils ne doutent plus dès lors que “le cholestérol est vraiment innocent” comme un olibrius le prétendait il y a déjà 12 ans déclenchant un concert de protestations…
Le chapitre 3 est crucial car il explique la méthodologie. On n’évalue pas la toxicité d’un médicament comme on évalue son efficacité supposée ou réelle. Tant qu’on n’a pas compris ça, on ne peut pas prendre la mesure réelle de l’Horrible Vérité ! Et si on n’a pas mesuré l’ampleur de la tragédie, on est moins crédible et moins convainquant pour FAIRE SIGNER.
Du chapitre 4 au chapitre 14, je décris les principaux effets toxiques des statines : 11 chapitres, rien que ça ; et pour une seule classe de médicaments ; horrible, donc !
Devinez ce qui m’arrive ? Certains me reprochent d’en avoir oubliés, de ne pas avoir tout dit, d’être insuffisant ; et ils ont raison. Je me rattraperai dans la prochaine édition. Promis.
En plus, des publications récentes font état de formes de toxicité nouvelles et assez originales ; par exemple à propos d’une interaction coupable avec les vaccins anti-grippaux. J’y reviendrai dans un prochain message… Mais d’autres me disent que j’aurais dû anticiper ; ils ont raison eux-aussi ; on le savait un peu certes, mais on a craint de donner l’impression de “charger la barque”…
Bon, je laisse tous les lecteurs paresseux et “suffisants” la joie de découvrir le reste du bouquin ; ils ne seront pas déçus et sortiront de cette lecture la “rage au ventre” ; la situation idéale pour aller convaincre son voisin, son ami, son collègue de SIGNER cette pétition !
 
 
 
 

Encore un effort pour faire signer ; sinon, échec lamentable ; triomphe des faussaires…

 
Certains le prédisaient, d’autres comme moi étaient en “attente de voir” ; mais le fait est là : nous sommes en train d’échouer collectivement à nous faire entendre.
Pas encore 300,000 signatures en ce 1er Novembre… C’est de l’atonie, voire de l’apathie !
Pour que ça bouge, il en faudrait 500,000 voire un million, un raz-de-marée ; à mon avis, il n’y aura pas ; quoique les courageux instigateurs de cette pétition pensaient que 300,000 suffiraient.
Suis-je surpris ?
Pas vraiment. Deux mots pour expliquer.
Dans mon dernier livre [“l’Horrible vérité”], je dis des choses épouvantables dont je n’avais moi-même jamais mesurées à quel point elles étaient horribles..
Exemple ?
Je laisse entendre que les statines sont 3 à 4 fois plus cancérigènes que le tabac.
“Entendre” dans le sens latin de l’intendere, c’est-à-dire “comprendre”…
Autrement dit, je le dis avec prudence car, du fait de la falsification de la réalité, je ne me permets pas d’être plus précis ni plus affirmatif…
Je m’attendais à de violentes réactions ; ou à des cris d’horreur. Rien ! Rien du tout !
J’annonce que près de 7 millions de français consomment consciencieusement des médicaments cancérigènes (avec un délai d’apparition des cancers de 10 ans environ) ; je donne des chiffres et des références et je n’observe aucune réaction.
J’explique pourquoi et comment nous avons pu être abusés [c’est le génial (oups !) concept de l’Opéra en 3 actes au chapitre 14] et aucune célébrité ne vient m’expliquer à quel point je suis ignare ou délirant…
Pas même une plainte en justice d’une quelconque victime (un prescripteur ou un patient victime d’un cancer) de mes propos audacieux.
Je pourrais penser que je suis simplement inaudible ou incompréhensible mais le livre se vend plutôt bien et la fréquentation de ce Blog a triplé en 3 semaines… chose que je n’avais jamais observée au cours des 10 dernières années.
Il se passe donc un phénomène étrange : mes lecteurs glissent sur mes phrases sans vraiment les lire, les médias ne me lisent carrément pas [certains susurrent qu’ils ne sont pas convaincus ; mais en fait ils ne m’ont pas lu…] ; et sans espoir qu’un quelconque expert de l’industrie vienne demander des explications.
En bref, si nous ne réagissons pas collectivement, si nous n’éveillons pas les dormeurs et les anesthésiés dès aujourd’hui, si nous nous avérons incapables d’alarmer le peuple, d’autres viendront demain nous poursuivre pour non assistance à personne en péril ; et nous le mériterons car nous n’aurons pas fait notre travail de diffusion de l’information !
Malheur à nous qui savions et n’avons pas su transmettre !
Peut-être (autocritique), cette pétition est trop longue à lire et décourage certains.
Alors simplifions ! Que chacun d’entre nous alerte ses voisins, ses amis, sa famille, une signature par ordinateur, en utilisant cette approche simplifiée (ci-dessous) :

http://petition.ipsn.eu/petition-danger-statines-cholesterol/index.php

Il n’est peut-être pas trop tard, mais il est déjà bien tard…
 
 
 

PETITION URGENT : SIGNER ET FAIRE SIGNER

 
Les médicaments anticholestérol sont inutiles et toxiques.
C’est clair sur le plan scientifique mais, pour toutes sortes de raisons (bonnes ou mauvaises), notre société et ses élites ont du mal à accepter cette évidence. Et résistent à admettre leurs erreurs !
Pendant ce temps (phase d’hésitation compréhensible, hélas), des millions de gens continuent de s’empoisonner inutilement.
Si une tactique quelconque, plaisante ou non, peut aider un seul patient ou une seule personne à se libérer d’une contrainte ou à échapper à un poison, je m’y soumettrai.
Un seul regard de remerciement me suffira.
Dans ce contexte, il semblerait que “pétitionner” [signer et faire signer une pétition alertant les autorités ; mais aussi les médecins et leurs patients] puisse être utile.
Alors, faisons-le ! SIGNONS !
http://petition.ipsn.eu/petition-danger-statines-cholesterol/message.php
Laissons de côté notre inaltérable envie de critiquer toutes les initiatives que nous ne saurions approuver à 100% et SIGNONS !
Pour faire bouger le choses, ouvrir quelques esprits, SIGNONS !
Bref, signez et faites signer ; ça pourrait sauver des vies !
Merci d’avance.
 
 

JE M'EXCUSE TRES OFFICIELLEMENT

 
Mon épouse qui fait partie des “plus belles femmes du monde” (et que j’adore) ; et qui, comme telle, ne rate pas une occasion de rabaisser mon EGO me reproche de (sans cesse selon elle dans mes réponses aux visiteurs du Blog et ailleurs) renvoyer à mes livres ; à l’un ou un autre en fonction des questions.
Comme si je faisais du “merchandising” comme y disent dans les supermarchés…
Je m’en excuse !
Mais lire nos livres (ou nos articles scientifiques en anglais) est la meilleure façon d’obtenir l’information que l’on recherche. Car il est impossible de donner brièvement (sur un blog) une réponse intelligente à une question compliquée.
Et les questions qui me sont posées sont rarement simples, malgré leur apparence simple.
Pour des réponses simples ou niaiseuses, il faut plutôt s’adresser aux “experts” lipidologues et cardiologues dont nous avons eu des échantillons récemment à la télé (sur la 2 et aussi la 5) ; en provenance de la Pitié-Salpêtrière à Paris ou d’ailleurs [aux USA et au Québec aussi, il y en a quelques uns qu’il faudra enregistrer au Musée des Plus Grands Comiques, avec Coluche et les autres] ; alternativement il y a quelques perroquet savants au Zoo de Vincennes…
Donc, je m’excuse ; mais malgré cette contrition, je vais continuer à vous encourager à vous les procurer ces livres ; et si vous ne voulez pas les acheter, volez-les…
S’ils vous paraissent compliqués, acharnez-vous et concentrez-vous car ils ne le sont pas vraiment. Et puis, vous pouvez sauter des paragraphes ou des chapitres du moment que vous obtenez les informations que vous recherchez pour votre cas personnel à un moment précis ; vous y reviendrez plus tard pour comprendre encore mieux.
Sachez-le, si ce Blog existe c’est pour répondre aux questions que soulève la lecture des livres ! Les livres et le Blog sont inséparables.
Sachez-le aussi, aucune erreur importante (sur le fond) ne m’a jamais été indiquée !
Des imprécisions certes, des petites erreurs certes ; mais sur le fond je n’ai rien eu à changer au cours des 12 dernières années. Ce n’est pas de la vanité.
Si je dis cela c’est pour susciter votre confiance et vous inciter à insister dans votre lecture (même si vous n’êtes pas un grand liseur – ou liseuse) car ça pourrait vous sauver la vie.
Bref, je ne peux faire autrement que de vous encourager à consulter nos livres.
Je le répète, ils peuvent vous sauver la vie ; beaucoup plus que de consulter ce Blog ou d’échanger via Tweeter.
 
 
 
 

"L'horrible vérité sur les médicaments anticholestérol"

C’est le titre de mon prochain livre à paraître deuxième quinzaine de septembre. 2015 !
C’est un copain de raid en Ubaye qui a trouvé ce titre ! Merci Philippe !
Il y a un sous-titre : “Comment les statines empoisonnent en silence
Écrit en moins de trois mois ; mais peut-être le meilleur et le plus accessible de mes livres.
Vous y trouverez l’essentiel des effets toxiques de ces médicaments ; selon les critères scientifiques les meilleurs… Bien sûr !
Finalement, il y a beaucoup de données ; beaucoup plus qu’on aurait pu le croire sur la base de ce qui est admis par les industriels, leurs complices rémunérés (avec ou sans blouse blanche) et les Agences Sanitaires !
Certains vont penser que ces titres sont des exagérations d’une réalité plus maussade ; hélas, non, nous sommes réellement dans l’horreur !
Plus que ce que je croyais !
Pour bien comprendre, il faut une grille de lecture ; dès qu’on l’a, chacun peut faire le travail soi-même et, sans doute, découvrir encore plus ; car je ne prétends pas avoir été exhaustif.
Je vous demande donc, à tous et à chacun, d’apporter votre pierre à l’édifice !
Une fois la démarche comprise, je vous demande d’apporter vos témoignages.
Vous œuvrez ainsi pour l’humanité car, malheureusement, je doute que les Autorités le fassent ne serait-ce qu’un peu ; et encore moins les industriels ; sans parler de leurs inénarrables complices rémunérés qui ne manqueront pas d’accuser ce livre d’être criminel sous prétexte que des patients pourraient décéder à la suite de l’arrêt de leur statine.
On a déjà entendu ça, mais les données scientifiques disent autre chose !
Je réponds donc à l’avance (et en scientifique) à ces “maîtres-chanteurs” de la peur ; chaque lecteur de mon livre pourra en faire autant ; et aussi aider son médecin à prendre les bonnes décisions.
Bon vent à tous les corsaires !
 
MERCI d’avance

Comment échapper aux cancers, et aussi aux nouveaux traitements anticancer ?

 
Pour la première question (du titre), tous les visiteurs de ce blog connaissent la réponse : il faut adopter un mode de vie protecteur ; qui protège autant des maladies cardiovasculaires que des cancers ; et donc s’imprégner de nos conseils tels que présentés dans nos deux livres :
Prévenir l’infarctus et l’AVC
– puis Le Nouveau régime Méditerranéen.
Le plus vite possible dans l’existence c’est le mieux ; mais plus tard, c’est bien aussi car il n’est jamais trop tard !
Pour la deuxième question,  la réponse est aussi évidente : si on échappe aux cancers, on peut ignorer les traitements anticancers.
Pas si simple, hélas, on pourrait peut-être en avoir besoin. Mais lesquels ? Les nouveaux ont-ils quelque avantage sur les anciens ?
Faisons un point rapide comme disent les navigateurs.
Les meilleurs experts – les indépendants évidemment ; pas les autres – du monde du médicament le disent sans aucune précaution : c’est un système  de “corruption presque totale et totalement hors contrôle”…
Ce qui  s’est passé avec les traitements anticholestérol en est un bon exemple, mais ce n’est pas le seul.
Ce qui se passe actuellement avec les traitements anticancers – notamment les nouvelles chimiothérapies – suscite partout une polémique grandissante qui, par la même occasion, mets à jour l’invraisemblable perversité d’un système qui est effectivement et totalement hors contrôle.
Mais ce qui provoque (le mot n’est pas anodin) la présente réaction, c’est que certains en veulent encore plus ; c’est-à-dire plus de laxisme ; moins de science clinique et d’éthique élémentaire ; plus de profits plus facilement acquis. Prétexte ? La révolution thérapeutique en cours selon eux, les dites nouvelles chimiothérapies.
Je n’oserais point dire – prudence et humilité scientifiques minimales – qu’il n’y a pas (potentiellement) quelques nouveautés quelque part, et peut-être un progrès.
J’ai bien écrit peut-être car c’est loin d’être évident pour deux raisons principales :
1- La base méthodologique pour concevoir ces nouvelles chimiothérapies est la même que celle qui a servi à fabriquer les nouveaux médicaments anticholestérol injectables (les anti-PCSK9) ; et donc fort discutable scientifiquement et médicalement ; et c’est dit courtoisement.
2- Les essais cliniques publiés à ce jour – nous ne savons évidemment rien de ce qui n’est pas publié ; secret industriel – et testant ces nouvelles chimiothérapies anticancéreuses souffrent d’évidentes lacunes méthodologiques ; sans parler d’éthique mais cet aspect semble être la dernière de leur préoccupation ; un patient cancéreux en fin de vie (et sans espoir) semble être un parfait sujet d’expérience. De quoi se plaindrait-il puisqu’il a déjà un pied dans la tombe ?
Qu’on me comprenne bien : je ne peux rien dire de définitif là-dessus car, pour pouvoir dire, il me faut des documents scientifiques de qualité. Je n’en ai pas ! Et, semble-t-il, ils ne souhaitent pas les produire, soit qu’ils ne savent pas les produire, soit qu’ils ne veuillent pas les produire ; temps perdu ; “time is money”…
Des bons documents scientifiques, permettant de reproduire les essais, c’est donc justement ce que nous n’arrivons pas à avoir actuellement ; et c’est exactement ce dont les industriels de la chimiothérapie anticancéreuse veulent se libérer : “laissez-nous faire, nous irons plus vite, ce sera formidable, la méthodologie scientifique et l’éthique sont des freins au progrès…”. Tiens donc !
Pour ceux qui connaissent aussi bien l’histoire de la médecine que celle des sciences, il est évident qu’il ne faut surtout pas tomber dans ce piège. Pas de progrès médical solide sans sérénité et donc lenteur. Et la lugubre histoire des statines et d’autres récents scandales sanitaires sont là pour enfoncer le clou, comme on dit dans les médias !
Mais la compétition industrielle est tyrannique : “si je ne vais pas plus vite que mon concurrent, il me doublera et je perdrais mes investissements…” ; tel est le chantage ; et chacun sait désormais qu’on ne recule devant rien pour faire croire qu’on détient une molécule miracle, science fondamentale bâclée – mais on s’en fout, ce qui compte, c’est la suite et le plus vite possible : brevet, start-up, et être racheté par un riche groupe industriel qui fera l’exploitation commerciale de ma molécule miracle – essais cliniques biaisés ou falsifiés, et marketing omniprésent…
Le résultat – et je l’ai écrit dans un article précédent – c’est une très faible reproductibilité des expériences concernant les nouvelles chimiothérapies ; autour de 90% de non-reproductibilité (90% vous avez bien lu !) rapportée dans des rapports récents commandités par… l’industrie pharmaceutique elle-même ; “ras le bol d’acheter des startups bidons…”
En d’autres termes, on essaie sur des patients parfois moribonds des médicaments nouveaux, tellement nouveaux qu’on ne sait pas grand-chose sur eux au moment où on les administre. Taux d’échec important ; totalement contraire à l’éthique de la recherche clinique. Il semblerait que ça ne soit pas un problème ; génuflexions face à ces progrès retentissants.
Et grand gaspillage car les factures administrées aux payeurs (l’Assurance-Maladie toujours aussi prodigue quand il faut participer au progrès médicaux…) sont souvent astronomiques et sans rapport avec le service rendu – comme on dit dans les bureaux ministériels – qui est lui-même fort imprécis (très faible en toute hypothèse) puisque nous sommes privés de bonne science pour l’évaluer.
Quant aux jérémiades de l’industrie, j’ai envie de dire qu’on a ce qu’on mérite ; et qu’il ne fallait pas donner l’exemple… Un exemple ? La façon dont sont évalués les nouveaux médicaments anticholestérol injectables.
De là à vouloir aller encore plus vite, toujours plus vite, et s’abstraire de toute contrainte scientifique et éthique, oups !
Cela dit, le système étant ce qu’il est, la première administration sanitaire en Europe ou aux USA qui imposera (rétablira plutôt) les règles scientifiques et éthiques de la recherche clinique – simplement les bases de la Convention d’Helsinki sur la recherche médicale – dans l’évaluation scientifique des nouvelles chimiothérapies aura la responsabilité d’avoir freiné la recherche scientifique de son camp ; dur de passer pour des saboteurs de son industrie nationale…
Cela dit, les visiteurs de ce blog – sceptiques ou curieux ; ou encore qui ne m’auraient pas bien compris ; ou enfin qui me prendraient pour un fada – et qui voudraient aller plus loin dans le raisonnement ou simplement vérifier la réalité de mes dires, peuvent se reporter dans un premier effort (surhumain en plein mois de Juillet) à un article récent du British Medical Journal [Why do cancer drugs get such an easy ride ? BMJ 2015;350:h2068] ou encore un article publié dans le journal français Le MONDE le 11 Juillet 2015 sous le titre évocateur : Innovation médicale : jusqu’où laisser aller les apprentis sorciers ? Ce n’est pas écrit par un des rédacteurs du journal, évidemment, mais c’est une sorte de Tribune.
Cela dit, les titres de ces articles en disent assez long sur le niveau de la controverse à propos des nouvelles chimiothérapies. Ce sont des alertes ; il n’est plus temps d’asphyxier la discussion ; nous rejoignons ainsi la controverse sans fin sur les statines et autres médicaments inutiles et toxiques ; grosse tempête devant nous, temps de prendre des ris, d’enfiler les harnais et de s’accrocher aux lignes de vie ; et de donner des fermes instructions au barreur.
 
 
 
 

STATINES ET DECES PAR CANCER(S) : nouvelle poussée délirante !

 
Malgré de nombreuses tentatives de faire croire que les statines étaient des agents anticancéreux, l’échec est patent ; même les experts travaillant pour l’industrie admettent qu’au mieux, les statines ont un effet neutre sur le risque de cancers.
C’est faux, évidemment, avoir un cholestérol bas ou l’avoir abaissé avec un médicament ou un régime augmente le risque d’avoir un cancer ; j’y reviendrai prochainement dans le livre que nous préparons.
Mais, bon, certains s’acharnent à vouloir faire de ces médicaments des traitements utiles dans les cancers. Je ne ferai pas de commentaires déplaisants sur ces personnes mais je confesse qu’ils me font beaucoup rire, quoiqu’un peu jaune quand je constate que leurs arguments sont repris par quelques médias analphabètes.
Faute de pouvoir montrer un effet sur l’incidence, nos “experts” (généralement non médecins) en épidémiologie et cancérologie essaient de se rattraper avec le concept de “décès par cancers”.
L’idée est que les patients cancéreux traités par statine verraient leur risque d’en décéder réduit par rapport aux cancéreux sans statine. Sous-jacent l’espoir qu’un industriel de la statine financerait un essai clinique dans ce contexte et dont nos experts seraient les vedettes : 10 ans de gloriole et de financement assuré pour un labo d’épidémiologie, ce n’est pas rien…
Comment font-ils ?
Il y a plusieurs circonstances possibles ; je donne un exemple simple.
Ils consultent d’énormes banques de données [c’est le concept de “Bigdata”…] où ils repèrent des patients décédés de cancer (1ère base de données) ; puis ils consultent d’énormes banques de données où ils repèrent les patients traités par statines (2ème base de données) ; et enfin ils croisent ces bases de données en constituant un groupe traité par statine jusqu’au décès et un autre sans statine et ils comparent le temps passé entre la date du diagnostic de cancer et la date du décès par cancer. Voilà le travail !
S’il y a une différence dans les délais entre les deux groupes, ils concluent qu’avoir été traités par statine avait protégé et que les statines sont de agents anticancers.
Évidemment, ils proposent une multitude d’ajustements statistiques pour contrôler tous les facteurs qui peuvent avoir biaisé les analyses.
Tous les lecteurs de ce bref message ont compris qu’il était impossible avec cette technique à la fois frustre [c’est très compliqué un patient traité pour cancer ; et il est impossible de prévoir a posteriori (ou d’imaginer sans le dossier clinique journalier) toutes les circonstances individuelles qui font qu’un patient va continuer son traitement par statine ou pas] mais formidable [Bigdata]…
Il tombe sous le sens toutefois que ce sont les patients avec le plus mauvais pronostic (je ne rentre pas dans les détails) et qui subiront le plus de traitements toxiques (et pas forcément salvateurs), qui vont arrêter le traitement par statine. Leurs médecins ne vont pas s’acharner à prévenir un très hypothétique infarctus avec une statine au moment où ils essaient désespérément de repousser l’issue fatale due au cancer…
Inversement, ceux pour lesquels le cancer diagnostiqué ne va être qu’une péripétie [petit nodule, petite chirurgie, un peu de radiothérapie… je simplifie…] vite oubliée, la prévention de l’infarctus avec une statine va rapidement redevenir la priorité : bon pronostic du cancer, bon état général et peu de thérapie anticancéreuse et nous voilà à nouveau avec la statine…
Le biais d’analyse est évident dans cet exemple : attribuer le meilleur pronostic à la statine est ridicule. C’est un classique en épidémiologie ; on appelle ça “un biais de causalité inverse” ; c’est parce qu’on a un bon pronostic qu’on a la statine et pas l’inverse…
Il va être très difficile, et dans la majorité des cas, pour un épidémiologiste travaillant (d’arrache-pied) sur des bases de données abstraites, de contrôler tous les facteurs spécifiquement cliniques susceptibles d’introduire ce type de biais.
C’est pourquoi, seul l’essai clinique avec tirage au sort et placebo permet de démontrer un effet protecteur d’un médicament ! L’épidémiologie ne le peut et dans la majorité des articles rapportant une relation inverse entre statine et mortalité par cancer, les auteurs concluent de cette manière : il nous faut un essai clinique pour confirmer notre hypothèse…
Le média analphabète qui rapporte l’étude et qui veut faire du spectaculaire-marchand [son éditeur-en-chef ne prendra pas son article si sa conclusion est qu’on ne peut rien conclure…] oublie de conclure honnêtement qu’on ne peut rien conclure et que cette étude épidémiologique est littéralement… sans intérêt !
Rappel : seul l’essai clinique permet de montrer un bénéfice !
Inversement si cette étude avait montré que les statines augmentent le risque de décéder rapidement du cancer diagnostiqué auparavant, aurait-il fallu prendre les choses au sérieux ?
Bien sûr !
Pourquoi ?
Parce que si [je reste dans le cas très simple décrit ci-dessus] l’illusoire facteur protecteur induit par le bais de causalité inverse a été effacé et même “retourné”, c’est que la probabilité d’une forte toxicité est très élevée…
Bon entendeur…