Crise à l’Agence du Médicament en Juin 2016

 

Selon des Médias très opportunistes [nos amis très pro-statines du Figaro...], il y aurait crise à l’Agence du Médicament, ladite ANSM… Tiens donc !

J’écris « opportunistes » parce que je n’ai aucune illusion sur ce média et sa section santé et médecine. S’ils se plaignent aujourd’hui de l’Agence en question, c’est probablement que quelques requins du même bord politique vise un ou plusieurs postes enviables pour lui-même et ses meilleurs amis.

Ça sent la fin de règne ; la droite tabasse la gauche via Le Figaro comme si ce fut mieux du temps de la droite, et vous connaissez la suite ; les successeurs ne seront pas meilleurs [c'est le système qui est gravement malade] et ensuite la gauche tabassera joyeusement la droite.

Sans entrer dans une discussion politique « oiseuse », il fait peu de doute que la désespérance actuelle de la population française (en moyenne car certains y trouvent leur compte) trouve sa source principale dans l’absence d’alternative crédible dans un contexte politique et économique normé : on a vu la droite et on a su qu’en penser ; on voit la gauche et désormais on sait qu’en penser…

Retour aux symptômes, l’Agence du Médicament et sa crise.

Le plus amusant c’est que les « tabasseurs » d’aujourd’hui et ceux de demain ont (et auront) fortement raison de tabasser… Car ce système est effectivement gravement malade, du moins en apparence. Que veux-je dire ? Simplement que la maladie n’est qu’apparente ; ce n’est pas une vraie maladie. Ce système fait ce qu’on lui demande de faire : protéger les intérêts de l’industrie [ou selon le discours ambiant : aider la recherche thérapeutique qui coûte très cher] et les profits du business du médicament ; tout en disant (proclamant) qu’il protège les patients et les familles.

La société spectaculaire et marchande dirait Tonton Guy.

Et, en parallèle, une médecine spectaculaire et marchande, dirait Tonton moi-même : on fait semblant de soigner à grand frais des maladies qui n’existent même pas… oups !

En attendant, nous pauvres bougres, nous regardons ce ring avec étonnement.

Pour quelques infos récentes (se boucher le nez), voir là par exemple :

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2016/06/14/25097-crise-majeure-lagence-medicament

Nous apprenons donc que les rats quittent le bateau, l’organigramme est décimé selon la journaliste. Certains rejoindraient directement (pas même une petite halte « sabbatique ») l’industrie du médicament laissant penser (mais c’est trop compliqué pour la journaliste) que des relations intimes existaient depuis longtemps entre ces fonctionnaires au-dessus de tout soupçon et le secteur privé. Oups !

Caricature !

On apprend aussi que de brillants scientifiques se plaindraient d’un certain manque de respect à leur égard au sein de cette chaude institution et que ces brillantissimes sujets auraient songé à démissionner… Ah ! Bon sang ! Quelle perte ! L’institution ne s’en remettra pas, sans eux le navire va sombrer ! Retenez-les, ils ont déjà empoigné la bouée-canard et vont sauter…

On apprend enfin [attaque typiquement politicienne] que la ministre de la Santé ne contrôle plus rien en matière de politique du médicament en France. Ah Bon !

Parce que un ministre un jour (ou quelqu’un d’autre peut-être) aurait contrôlé quelque chose à propos des médicaments ?

C’est grave, docteur ? J’abrège.

Pour ceux qui n’auraient pas compris, je précise que tout ça c’est de la littérature, QUE de la littérature et qu’il se trouve que Tonton moi-même aime bien la littérature… Donc, j’en fais !

C’est grave, Monsieur le Président ?

 

 

 

 

 

Cholestérol et statines : le bon, le moins bon et le pire…

 

Le bon est rare et ce qui est rare est cher ; d’où le prix prohibitif de certains médicaments…

Sauf que beaucoup de ces médicaments trop chers ne sont pas bons (ou utiles)… On fait croire qu’ils sont utiles et pour cela, on fait croire que les essais démontrant qu’ils sont utiles sont bons

Si vous n’avez pas encore compris ce qu’est la Société Spectaculaire et Marchande décrite par Tonton Guy, vous avez là un bon exemple. Si on vous dit « blanc », concluez qu’on est dans le « noir »… Presque automatique ces temps-ci.

Le moins bon est moins rare ; ce qui peut s’illustrer par le florilège d’études boiteuses ne permettant pas à un médecin respectueux du code de santé publique (qui exige la meilleure médecine scientifique…) de s’inspirer de ces études pour soigner ses patients. Les docteurs, souvent critiqués, sont donc très démunis (c’est la moins pire des descriptions…) ce qu’ils ne peuvent confesser car dès lors leur potentiel de guérison fantasmée (effet placebo) serait fortement compromis…

Parfois, le moins bon peut aider à décrypter des situations difficiles que le supposé bon aurait dû déchiffrer sans difficulté si les experts du bon étaient indépendants du business ; ce qui est rarissime !

Par exemple, c’était l’objet de mon billet précédent concernant l’étude de Ravnskov et ses copains dans BMJ Open ; quelques lacunes évidentes, c’est une revue systématique d’études publiées de plus ou moins bonne qualité ; ils ne peuvent faire des miracles mais une fois un peu distanciés des auteurs de chaque étude médiocre, l’information qui nous est apportée par Ravnskov est importante mais… limitée. On prend ce qu’on a …

Le pire, hélas, c’est tous les jours.

Dernier avatar dans le dernier numéro (on disait comme ça autrefois) du JAMA Intern Med : http://archinte.jamanetwork.com/article.aspx?articleID=2528289

Ne perdez pas de temps à lire ça en détails.

C’est un journal américain qui « rue un peu dans les brancards » mais en restant très poli, très conforme et donc très « complice » de la Société Spectaculaire et Marchande.

Il nous publie donc un article visant à démontrer que trop abaisser le cholestérol ne servirait à rien, laissant donc entendre que l’abaisser un peu pouvait être utile, notamment chez des patients qui avaient eu un premier infarctus.

Depuis trois ou 4 décennies au minimum, les autorités sanitaires exigent des essais cliniques randomisés en double aveugle pour faire la preuve de l’utilité d’un médicament !

Les éditeurs du JAMA Intern Med, habituellement chantres de la médecine scientifique sérieuse, publient ici le pire : la description des effets cliniques de médicaments sans randomisation (tirage au sort) et sans double aveugle…

Le pire donc ! Et dans ces cas-là, c’est tous les jours, seul le SILENCE s’impose !

Mettez-moi ça à la poubelle sans scrupule ni hésitation…

NB : on peut toutefois se demander pourquoi des éditeurs « sérieux »  (parfois) se compromettent avec de telles âneries. La réponse est simple à mon avis : face à des insolubles contradictions et des pressions de toute sorte, ils se compromettent dans le compromis !

Et comme disait Jésus : « en vérité je vous le dis, la fin du temps des compromissions et compromis approchent… Amen ! »

 

 

 

 

Les British vont-ils s’entretuer ailleurs qu’autour des stades de foot ? A cause du cholestérol ?

Violente polémique au Royaume-Uni (mais rien en France) : selon certains scientifiques relayés par des médias complaisants, le cholestérol serait plutôt bon pour les plus de 60 ans !

Ah !

Pourquoi ?

Parce que une bande de médecins et scientifique ont réussi à briser le plafond de verre qui habituellement empêche les gens sérieux et indépendants de publier (ou simplement donner leur avis) à propos de questions qui pourraient porter le moindre préjudice à toutes les formes de business pharmaceutique ; et autres …

C’est là : http://bmjopen.bmj.com/content/6/6/e010401.full.pdf+html

Et c’est simplissime : ils ont analysé dans la littérature médicale aisément accessible via Internet si la relation « attendue », ou supposée « attendue », entre le méchant cholestérol [le très fameux LDL-cholestérol] et l’espérance de vie (ou le risque de mourir) était retrouvée aussi chez les gens âgés de plus de 60 ans.

Je ne vous fais pas attendre : la réponse est négative. Si vous avez plus de 60 ans, il vaut mieux avoir un cholestérol élevé ; ou, inversement, il vaut mieux ne pas avoir un cholestérol bas !

Je l’ai dit et écrit tellement souvent (et expliqué pourquoi) que ça ne risque pas d’étonner mes lecteurs habituels. L’intérêt est ailleurs.

En effet, les auteurs sont sympas, ils partent du principe que (ou en tous cas, ils ne discutent pas si) la relation « normale » entre LDL-cholestérol et mortalité est systématiquement positive. Autrement dit, selon l’expert rémunéré de service : plus le LDL est haut et plus on risque de mourir prématurément d’une crise cardiaque.

C’est la doxa depuis 50 ans au moins bien que de nombreux récents articles aient montré que c’est probablement faux et que les études qui montraient ça avaient été intentionnellement biaisées. C’est très vilain ; mais nos « autorités » ne sont pas prêtes à regarder les choses en face !

Les auteurs donc ne s’interrogent pas sur la question de façon générale mais font remarquer que spécifiquement chez les plus de 60 ans le dogme semble plus que discutable : à première vue, les étude publiées ne confirment pas cette relation positive entre vilain cholestérol et mortalité ; mais il manquait une revue systématique, comme disent les scientifiques…

Ne nous faisons pas d’illusion : si ce type de revue systématique manquait jusque là dans la littérature médicale, ce n’était pas parce que personne n’y avait pensé (les candidats à la prostitution auprès de l’industrie ne manquent pas), c’est très probablement parce que les analyses conduisaient à des résultats déplaisants pour le business. Donc, les médias et les « professionnels » n’en parlent pas ; et on ne publie pas des données dites « négatives ».

Tout cela nous le savions, certes, mais il était impossible de le publier dans de grandes revues médicales. Par exemple, cet argumentaire est déjà largement développé dans mes livres en français.

Voilà que Ravnskov et ses copains ont réussi à passer à travers les mailles du filet de la censure médiatique et professionnelle ; ce qui en soi est déjà une information majeure ! Ça craque !

Bref, l’information c’est qu’avoir un cholestérol élevé diminue votre risque de décéder prématurément, en particulier d’une attaque cardiaque, si vous avez plus de 60 ans.

Et comme la très grande majorité des crises cardiaques surviennent chez des gens de plus de 60 ans ; et qu’en plus les plus de 60 ans constituent le plus gros de la cohorte des victimes de prescriptions de statines et autres médicaments anticholestérol, l’information est catastrophique pour le business. Et aussi pour tous ceux qui depuis de décennies prescrivent des médicaments anticholestérol à tort et à travers, et souvent (pas toujours) de bonne foi.

Pour nombre d’universitaires et experts rémunérés, ce genre d’information est détestable, voire déshonorante ; j’en suis désolé pour eux…

Évidemment, certains (pas beaucoup !) ont réagit prestement et les argumentaires développés par ces imbéciles rémunérés font peine à voir.

J’en donne un exemple rigolo maintenant pour conclure. Comme ils savent que leurs arguments ne sont pas audibles du fait de leur relations étroites avec les industriels, ils prétendent que les auteurs de cet article « astucieux » démontrant l’innocence probable du cholestérol sont eux-mêmes soupçonnés de terribles conflits d’intérêt.

Devinez lesquels ?

Ils auraient déjà publié des articles et des livres suggérant que le cholestérol est innocent et que les statines seraient inutiles et toxiques…

Selon ces brillants sujets, si vous l’avez déjà dit, il vous est interdit de le répéter ; sous peine d’être soupçonné de terribles conflits d’intérêt et d’être un dangereux récidiviste.

Passons. Laissons ces chiens de garde (plus ou moins enragés) aboyer leur colère.

De toute façon, ils seront de moins en moins dangereux, leurs maîtres gardent courte la chaîne qui les tient à leurs niches !

 

 

 

 

Conférence à Lyon le 3 Juin 2016

La Chambre Nationale des Professions de Santé Durable organise avec le Conseil Régional Auvergne Rhône-Alpes une demi-journée de conférences sur le thème de la santé durable.

J’y donnerai une conférence sur le la prévention des maladies cardiovasculaires.

Ça se passe entre 14:00 et 20:00 dans l’amphithéâtre du Conseil Régional à :

Confluence, Esplanade François Mitterrand dans le deuxième à Lyon

Venez nous rencontrer, au moins pour boire un verre, c’est gratuit !

Réunion de l’AIMSIB à Lyon le 30 mai : attention !

 

Attention, aujourd’hui dernier jour d’ouverture des inscriptions !

Nous sommes le 13 Mai et la salle est quasiment pleine !

Merci à tous les inscrits !

Pour les autres, pas de tentative de suicide, mais manifestez-vous !

Et nous organiserons un autre réunion inaugurale si il y a assez de candidats ; et si quelques grands témoins acceptaient de se déplacer bénévolement !

Réunion inaugurale de l’AIMSIB le 30 mai à Lyon

Il ne suffit pas de créer une Association pour se donner les moyens d’agir ; il faut aussi agir.

Et pour agir, il faut s’en donner les moyens…

Les aimesibiens se réuniront donc le 30 mai à Lyon.

Suivez le lien suivant pour savoir où et comment ça se passe : http://aimsib.org/wordpress/

Cette réunion a pour but de réunir ! De fraterniser, voire de  confraterniser.

Réunir qui ? Toutes celles et ceux qui pensent pouvoir contribuer aux actions de l’aimsib.

ATTENTION, notre salle de réunion ne comporte que 150 places.

Priorité sera donnée aux premiers adhérents et premiers inscrits pour la journée du 30 mai.

Ne venez pas si vous n’êtes pas inscrits pour la journée. Vous ne pourrez pas rentrer, désolé !

Cette journée commencera à 10:00 et se terminera par l’épuisement des participants, probablement au Bar du coin…

Auparavant, et après avoir présenté l’AIMSIB (charte et objectifs), une vingtaine de « grands témoins » viendront nous dire comment ils voient les choses à propos de divers sujets [de Santé mais pas forcément de médecine] qui nous préoccupent tous plus ou moins : Nutrition protectrice, Aliments sains, Agriculture et élevage modernes mais non chimiques, Industrie agroalimentaire et compléments nutritionnels, Phytothérapie et herboristerie, Maladie de Lyme, Cœur et statines, Cancers et métabolisme, Vaccinations, Santé du système de santé, Médecine intégrative, Concepts de « prise en charge » et de « santé durable », Approche juridique et conflits d’intérêt, Science médicale versus médecine bienveillante, Académisme et alternatif, et d’autres choses en fonction d’autres témoins présents.

Parmi nos grands témoins, nous aurons les Professeurs Even, Joyeux et Schwartz, des agrobiologistes (dont Claude Aubert), des cardiologues belges et suisses, des médecins de chez nous (Les docteurs Arer, Cario, Nicot, Mercan, Coudron,…), des industriels de chez nous (Pierre Weill et L. Predal), des écologistes (conventionnels ou pas), des nutritionnistes (T. Souccar, M. Kaplan) et même des psychosociologues (K. Reggad) et des lobbystes (A. de Livois, D. Chardon), et d’autres témoins plus anonymes. Les débats et témoignages seront contrôlés par des fondateurs de l’AIMSIB (Présidente et vice-président, secrétaire, trésorier, …) et enregistrés (images et sons) par des bénévoles de l’AIMSIB.

Je répète : si vous souhaitez participer (et être présent), il faut s’inscrire le plus vite possible car le nombre de places est limité.

Mais sachez que si vous ratez cet épisode, il y en aura d’autres ; mais ce sera moins « historique » car pas « inaugural ».

A bientôt sur le navire amiral de la flotte !

 

 

 

Une Association Internationale pour une Médecine Scientifique, indépendante et Bienveillante (AIMSIB)

L’AIMSIB existe !

Si vous en êtes, vous êtes un aimesibien ; pas beau ça ?

En allant sur le site Internet, vous trouverez tous les renseignements nécessaires, tout ce que vous vous vouliez savoir sur des gens (anonymes, professionnels de santé ou pas) motivés à changer les choses dans le domaine de la santé : comment la conserver et comment la retrouver ! Ce n’est donc pas seulement une question de médecine ; ça concerne la vie de tous les jours, l’air que l’on respire et les aliments que l’on consomme, pour faire simple.

C’est là : http://aimsib.org/wordpress/

De mon côté, sans être un des fondateurs, je ferai mon maximum pour soutenir toutes les actions (et pas seulement de l’information) qu’ils mettront en place pour rétablir (et retrouver confiance dans) un système de santé qui, selon le Conseil national de l’ordre des Médecins, vit aujourd’hui une crise gravissime.

Rosuvastatine (Crestor*) dans HOPE 3

 

Chaque année, le printemps nous ramène avec les hirondelles quelques saveurs et odeurs qu’on avait peut-être oubliées durant ce long hiver. Toutes ne sont pas délicieuses !

Celles que nous percevons avec l’essai HOPE 3 sont d’un mauvais goût hallucinant et témoignent d’un nouveau chapitre dans la lancinante et calamiteuse affaire des statines et de son double, la théorie dite du cholestérol stipulant que le cholestérol bouche les artères.

HOPE 3 est un essai clinique testant la rosuvastatine (la plus puissante des statines à ce jour pour faire baisser le cholestérol dans le sang) contre un placebo ; avec l’espoir insensé ["hope" signifie "espoir" en anglais] qu’on va enfin prouver que ce médicament est bénéfique pour se protéger de maladies cardiovasculaires.

J’écris « espoir insensé » car 4 essais cliniques antérieurs se sont avérés inefficaces ; sauf à accepter de prendre des vessies pour des lanternes. Comme dans l’essai JUPITER, par exemple, où les biais de l’essai (intentionnels ou pas) crèvent les yeux.

Cette terrible inefficacité concernait aussi bien les personnes qui avaient déjà fait un accident cardiovasculaire (prévention secondaire) que celles qui étaient indemnes jusqu’au jour de la prescription (prévention primaire).

Je résume pour ceux qui sont encore un peu naïfs sur le sujet : le plus puissant des médicaments anticholestérol n’a aucun effet sur le risque cardiovasculaire.

Qu’y a t-il de franchement répugnant dans HOPE 3 et qui fait qu’on peut parler d’un nouveau chapitre dans l’histoire des statines ?

« ô rage ! ô désespoir ! N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ? »

Prenons les choses avec humour : les investigateurs de HOPE 3 [et, par la même occasion, tous les commentateurs analphabètes qui en ont vanté les résultats] ont utilisé tous les astuces possibles pour essayer de faire croire que la rosuvastatine a été bénéfique dans HOPE 3.

Quand j’écris « tous les astuces possibles », je veux dire : tout ce qui est encore permis sous couvert des nouvelles règlementations des essais cliniques (problématique longuement expliquée dans mes livres).

Ces nouvelles règlementations s’avèrent donc inefficaces pour protéger les médecins et leurs patients des tromperies organisées par des pseudo-scientifiques rémunérés.

Si je parle d’astuces pour faire croire à l’efficacité de la statine dans HOPE 3, c’est parce qu’une lecture rapide pourrait laisser penser qu’il y a effectivement efficacité.

J’ai rarement vu une telle duplicité dans la façon de conduire un essai clinique et dans la façon de présenter les résultats dans le but évident de tromper les médecins.

Si je dis « tous les astuces possibles », c’est parce qu’en fait il est possible de déterrer les tromperies et mettre à jour ces infamies.

Pourquoi ?

Parce que les nouvelles règlementations ont au moins un avantage : elles obligent les investigateurs (le sponsor et les auteurs de l’article) à dévoiler quelques unes de leurs mauvaises pratiques.

Certes, il faut prendre le temps d’aller consulter les données supplémentaires qui ne sont pas publiées dans l’article princeps, ici dans le New England Journal of Medicine ; dont les éditeurs sont à la fois complices des petites cachoteries mais aussi obligés (pour garder quelque crédibilité) de dévoiler des données qui autrefois étaient cachées.

En quoi y a t-il duplicité ?

Simplement parce que 99.99 % des lecteurs et professionnels de bonne foi n’ont pas le temps (et généralement pas la compétence) pour aller consulter les données supplémentaires qui démasquent la supercherie. Ils se contentent, les pauvres, de lire ce que les investigateurs et les éditeurs du journal veulent bien leur concéder dans l’article publié. Dans HOPE 3, même les conflits d’intérêt des auteurs ne figurent pas dans l’article princeps.

Vous ne me croyez pas ? Vérifiez vous-mêmes !

C’est là ; et c’est gratuit car quelqu’un a payé (devinez qui) pour que vous puissiez vous convertir à cette religion des statines : http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1600176

Cela dit, s’il vous reste un peu d’esprit critique mais que vous manquez de temps et de compétence pour vérifier par vous-mêmes si il y a duplicité ou pas dans HOPE 3, j’ai fait le travail pour vous et je l’ai mis en ligne sur le site web de cette magnifique nouvelle association appelée AIMSIB.

Je l’ai mis en ligne à la fois en français et en anglais.

C’est là : http://aimsib.org/wordpress/blog-du-renard/

C’est du boulot, comme diraient les nains de Blanche-neige, et ça me ferait plaisir que parfois on me dise simplement « merci » !

Au milieu des cris hystériques des analphabètes rémunérés et des attaques incessantes et vicieuses dont je suis l’objet, quelques remerciements ça peut aider !

CONCLUSIONS 

1- contrairement à ce qu’on essaie de faire croire, la statine est inefficace dans HOPE 3

2- il est plus que jamais impératif de pouvoir consulter les données brutes des essais cliniques

3- les experts rémunérés et leurs sponsors n’ont pas perdu tout espoir de s’enrichir avec les traitements anticholestérol. Ils vont s’acharner !

4- le proche avenir risque d’être pire que le passé ; ce qui donne une idée très éclairante de ce que fut le passé ! Pour ceux qui avaient encore des illusions sur l’histoire des statines notamment entre1994 et 2005 !

Amen

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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